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Rappel : La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?
Arnaud Montebourg, intervenant devant la rédaction du "Nouvel Observateur" mardi 6 septembre, et exposant son programme de "démondialisation", a cité les travaux de Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique.Ce chercheur très peu connu en France a écrit en 2005 un document de 130 pages titré "Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale", dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, "de façon paradoxale" en faveur de la dérégulation "libérale" des marchés financiers.Des Français..."A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal, les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait 70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski, président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux."Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de "paradoxe français d’autant plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les français n’y ont pas été forcés par les États-Unis, au contraire". Il poursuit : "c’est le 'consensus de Paris' et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c'est-à-dire centrée sur des économies donc les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux".(…)"plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles""Entre 1983 et 1988 les français ont laissé faire l’internationalisation et lui ont même réservé bon accueil. En 1988 (réélection de F. Mitterrand, NDLR) , ils se sont lancés dans une nouvelle mission internationale. Des personnalités françaises (il cite Lamy en plus de Delors et Camdessus) ont alors joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour rendre la mondialisation possible"L’explication d’Abdelal est que les français se sont impliqués de la sorte dans le but non pas de déréguler, mais de maîtriser. Il cite Pascal Lamy qui dit, en 1999 :"l’approche française du problème de la libéralisation, c’est que si on libéralise, il faut organiser". Cette façon de voir les choses est confirmée par un discours de Lionel Jospin, en 1999, devant l’assemblée générale de l’Onu : "plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles". C’est pour contrer la vision américaine d’une "mondialisation incontrôlée" et "la domination écrasante des USA sur les marchés financiers" que les français, "surtout de gauche" selon Abdelal, ont cherché à promouvoir une mondialisation encadrée. Il montre que cette ambition s’est heurtée à un mur au FMI, où les français ont échoué à modifier les règles."ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité"Interviewé par l’agence Telos en octobre 2007, lors de la nomination de DSK à la tête du FMI juste après la chute de Lehman Brothers, Abdelal observe que : "les fonctionnaires français ont emmené dans leurs bagages l’idée que la mondialisation pouvait être maîtrisée, ainsi que les instruments de cette maîtrise. Et pourtant, paradoxalement, en permettant aux organisations internationales de maîtriser la mondialisation, ils ont contribué à forger un monde plus libéral et plus mondialisé".Dans le cadre d’une analyse plus politique, il consacre plusieurs pages au tournant de 1983, au cours duquel Delors, alors ministre des Finances, Laurent Fabius, ministre du budget et Pierre Bérégovoy, ministre des Affaires sociales, ont convaincu François Mitterrand d’accepter les contraintes du Système Monétaire Européen, qui a amorcé une politique de rigueur : "ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité". Pour lui, c’est Camdessus qui a convaincu Fabius du danger qu’il y aurait à laisser flotter le Franc, et qui a ensuite "introduit de la pensée unique au FMI"."Une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition"Selon lui, "Fabius, Bérégovoy et quelques autres avaient de bonnes raisons de se donner un programme libéral : se rallier à l’économie de marché permettait de se doter d’une identité politique attrayante, d’un profil "moderne", "compétent", qui tranchait avec l’image "archaïque" et excessivement idéologique d’un Chevènement ou d’un Marchais".Il poursuit : "L’ardeur de la gauche française à surpasser la droite ne se borna pas à la finance et s’étendit à tous les domaines de la politique économique. Le programme appliqué par Delors, Fabius, Beregovoy allait bien au-delà d’une suppression du dirigisme". Il cite Serge Halimi, patron du "Monde Diplomatique", qui voit dans cette politique "une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition, ce qui se traduit par une politique encore plus brutale que celle de la droite quand il s’agit d’appliquer des politiques économiques orthodoxes". -
Mythes, mensonges et conspirations du magazine français L’Express
La multitude des sites et la nécessité d’être ultra rapide pour informer les grands publics dans une concurrence effrénée incitent souvent les médias à aller au delà de l’événement lui-même, quand ils ne l’inventent pas carrément. Ils se répandent alors dans le mythe ou le mensonge, allant jusqu’à s’y livrer sur commande pour satisfaire ou aider une politique.
Mondialisation.ca, sous la signature de Julie Lévesque, livre à ses lecteurs une étude pointilleuse en réponse à un article de L’Express qui dénonce une liste noire de sites, en invitant cet hebdomadaire à mesurer sa « chasse aux sorcières ».« Depuis qu’internet a démocratisé l’information, les médiasmainstream n’ont plus le contrôle absolu du message. »
Polémia
« Si j’avais accès aux médias mainstream, je commencerais peut-être à me demander si je fais quelque chose de mal. Est-ce que j’appuie le pouvoir en place au point où ses représentants sont prêts à me laisser avoir accès aux médias? Je commencerais à douter de ce que je fais. » Noam Chomsky, 1995
Une liste noire
Récemment, le magazine français L’Express a publié un « article » intitulé Conspirations, rumeurs, parodies: l’annuaire des sites « d’infaux ». Il s’agit d’une sorte de liste noire sur laquelle on a pris soin de mélanger des médias indépendants faisant un travail sérieux sur l’actualité mondiale avec des sites strictement parodiques et d’autres portant, entre autres, sur les ovnis et les extra-terrestres. Tactique usée, l’amalgame entre l’ufologie et le journalisme indépendant constitue le dernier refuge d’une élite médiatique désespérée et sans arguments pour contrer ses critiques.
Le site Mondialisation.ca, se trouve sur cette liste dans la catégorie des « sites présentés comme sérieux » en compagnie d’autres sites axés sur la géopolitique, comme celui du journaliste belge Michel Collon Investig’action, Ilfattoquotidiano et… extraterrestre-ovni.blogspot.ca. Constatez par vous même l’absence totale de liens entre ce site d’ufologie et les trois autres traitant de l’actualité mondiale et très critiques des guerres de l’OTAN. Il est évident que le but de cet exercice de L’Express est de discréditer les sites qui critiquent la politique étrangère occidentale, les interventions militaires menées par les États-Unis et l’OTAN, ainsi que la désinformation et la propagande de guerre des médias dominants occidentaux qui les appuient, incluant celle de L’Express.
Abandon des grands médias et attaque contre la liberté de presse.
L’obsession médiatique pour les sites soi-disant conspirationnistes est en voie de devenir légendaire. Depuis qu’internet a démocratisé l’information, les médias mainstream n’ont plus le contrôle absolu du message et leur désinformation, particulièrement leur propagande de guerre, est régulièrement exposée au grand jour par ce qui est devenu une véritable communauté de médias indépendants. En conséquence, les citoyens du monde délaissent les grands médias qui, d’une guerre à l’autre, inspirent de moins en moins confiance.
Afin de lutter contre son déclin, l’establishment médiatique a recours à cette tactique de bas étage : le dénigrement des sites indépendants qui ont fait leurs preuves et contré la propagande des élites en effectuant un véritable travail journalistique.
Si la liste de L’Express peut paraître inoffensive, elle relève d’une vaste attaque de l’élite contre la liberté de presse et la liberté d’expression. La soi-disant dangereuse radicalisation des jeunes occidentaux par internet n’est qu’un prétexte servant la dérive des dirigeants vers une véritable police de la pensée. Celle-ci est déjà en place et l’on a constaté ses effets pervers sur la liberté d’expression avec les risibles accusations d’apologie du terrorisme contre Dieudonné et la censure de certains sites web par le ministère français de l’Intérieur.
Il y a une forme d’inquisition insidieuse s’attaquant à quiconque ose s’opposer au discours dominant. Il n’y plus de place pour les débats. Si votre opinion va à l’encontre de la pensée unique et même si vous vous appuyez sur des faits établis, vous êtes un conspirationniste. Point.
L’Express, maître dans l’art de la conspiration?
Ironiquement, les apôtres de la pensée unique accusent leurs critiques de propager des théories de conspiration, alors qu’en réalité les grands médias comme L’Express sont des champions de la conspiration, particulièrement celles qui servent à justifier des guerres.
Examinons quelques exemples récents de mythes et théories de conspiration propagés par les grands médias, dont L’Express. Nous prendrons uniquement comme exemple l’offensive médiatico-politique contre la Libye ayant servi à « fabriquer le consentement » du public en faveur de l’intervention militaire de l’OTAN. Rappelons que cette opération « humanitaire » a transformé le pays le plus riche de l’Afrique en un champ de ruines où règne le chaos.
Les mythes propagés par L’Express
Les dix plus grands mythes sur la guerre contre la Libye, un article publié en anglais sur le site Counterpunch, sera le point de référence pour démontrer la tendance conspirationniste de L’Express. L’auteur, Maximilian C. Forte, est professeur d’anthropologie à l’Université Concordia et l’auteur de plusieurs livres dont Slouching Towards Sirte: NATO’s War on Libya and Africa (Baraka Books, 2012).
Nous explorerons cinq des mythes évoqués par le professeur Forte. Pour chacun d’eux, vous trouverez une liste d’articles publiés sur le site web de L’Express. Nous nous limitons à quelques articles par mythe.
Mythe 1 : Le génocide
Le professeur Forte explique que ce mythe est issu entre autres de déclarations de l’adjoint du représentant libyen à l’ONU Ibrahim Dabbashi et du président de la Ligue libyenne des droits humains Soliman Bouchuiguir. Tous deux ont déclaré qu’il fallait s’attendre « à un véritable génocide à Tripoli » et que si les forces de Kadhafi atteignaient Benghazi, « il y [aurait] un réel bain de sang, un massacre comme nous l’avons vu au Rwanda ». M. Forte souligne que « le génocide implique la persécution d’un « groupe national, ethnique, racial ou religieux », ce qui n’était pas le cas en Libye. « Au contraire, l’intervention militaire a rendu possible une réelle violence génocidaire » contre les migrants africains et les Libyens noirs, ajoute-t-il.
Articles de L’Express propageant ce mythe :
Libye: avancée des pro-Kadhafi, le Conseil de sécurité vote sur la zone d’exclusion
17 mars 2011 – Le colonel Kadhafi prépare un « vrai génocide » en Libye, avait averti auparavant l’ambassadeur adjoint libyen à l’ONU, Ibrahim Dabbachi, qui a fait défection au régime, appelant à une intervention rapide de la communauté internationale, qui tergiversait depuis plusieurs jours.Libye: 5 indices d’un affaiblissement du régime – L’Express
21 février 2011 – L’ambassadeur libyen auprès des Nations unies, Ibrahim Omar Al Dabashi « pense que c’est la fin du colonel Kadhafi ». C’est ce qu’il a déclaré à la BBC, avant d’ajouter: « C’est une question de jours. Soit il part, soit les Libyens le chasseront ». Il a également affirmé que Kadhafi devrait être jugé « pour génocide », pour “le massacre de la prison d’Abou Salim”, les “disparitions de personnalités publiques” et “pour tous les crimes commis depuis 42 ans”.Le jour où la Libye a commencé à échapper à Kadhafi
23 février 2011 – L’ancien chef du protocole du colonel, Nouri El-Mismari, après sa démission, aqualifié de « génocide » la violente répression exercée contre les opposants.Mythe 2 : Manifestants pacifiques pro-démocratie ou terroristes?
Benghazi, foyer de la rébellion libyenne en 2011, était citée dans un rapport de l’Académie militaire de West Point aux États-Unis en 2007 comme un important repaire de djihadistes au Moyen-Orient. Pourtant ni L’Express, ni aucun autre média occidental n’a mentionné ce fait crucial en 2011, car cela aurait complètement ruiné l’image fabriquée de « manifestants pacifiques » donnée aux violents djihadistes et donné raison à Kadhafi qui disait, avec raison, qu’il était aux prises avec des islamistes, incluant Al-Qaïda.
Le Belfer Center for Science and International Affairs, du Harvard Kennedy School le dit clairement et d’entrée de jeu dans un texte intitulé Les leçons de la Libye : Comment ne pas intervenir : « Le soulèvement de 2011 en Libye n’a jamais été pacifique. Il s’agissait plutôt d’un soulèvement armé et violent dès le départ. Mouammar Kadhafi n’a pas ciblé de civils ou eu recours à une force excessive […] Le but de l’intervention de l’OTAN ne visait pas principalement à protéger les civils mais à renverser le régime de Kadhafi […] » (Alan Kuperman, Lessons from Libya: How Not to Intervene, Belfer Center for Science and International Affairs, septembre 2013)
Les médias occidentaux ont présenté les rebelles comme des manifestants pacifiques et ridiculisé Kadhafi lorsqu’il affirmait, avec raison, qu’il s’agissait de djihadistes.
Articles de L’Express propageant ce mythe :
La France réclame le départ de Mouammar Kadhafi 25 février 2011 – Interrogé sur l’éventualité d’une intervention militaire visant à arrêter la répression contre les manifestants pro-démocratiedans le pays…
Libye: 84 personnes tuées en trois jours
19 février 2011 – Un décompte de l’AFP fait à partir de différentes sources locales évaluait vendredi soir le nombre de morts à 41 depuis le début des protestations. « Les autorités libyennes doivent arrêter immédiatement les attaques contre les manifestants pacifiques et les protéger des groupes armés pro-gouvernementaux »Mouammar Kadhafi dénonce Al Qaïda et met en garde l’Occident
2 mars 2011 Évoquant les possibilités d’interventions extérieures, le dirigeant libyen s’est exclamé: “Nous ne l’accepterons jamais. Nous entrerons dans une guerre sanglante et des milliers et des milliers de Libyens périront si les Etats-Unis ou l’Alliance atlantique intervenaient. Selon Kadhafi, l’insurrection en cours depuis une quinzaine de jours est imputable à des “terroristes” et elle n’aurait fait tout au plus que 150 morts, alors que diverses estimations internationales font état de milliers de tués.Mythe 3 : Les mercenaires africains
Les médias ont propagé la rumeur voulant que les Noirs qui se battaient contre la rébellion étaient des « mercenaires africains » alors que bon nombre d’entre eux étaient des travailleurs migrants ou des Libyens noirs, explique Max Forte.
Articles de L’Express propageant ce mythe :
En Libye, les immigrés africains pris pour des mercenaires
13 avril 2011 – Les insurgés accusent en effet Mouammar Kadhafi de recourir aux services de mercenaires venus d’Afrique sub-saharienne pour tenter de mater la rébellion […] Lors d’une conférence de presse diffusée cette semaine en direct, le chef du Conseil national de transition, de la rébellion, a fait part de ses inquiétudes auprès d’une délégation de l’Union africaine au sujet durecours par le régime Kadhafi à des mercenaires sub-sahariens.Mouammar Kadhafi contre-attaque, appel à l’aide des insurgés
2 mai 2011 – Les forces loyales à Mouammar Kadhafi ont contre-attaqué mercredi dans l’est de la Libye, où les insurgés ont réclamé un appui aérien de l’Onu contre les “mercenaires africains” présentés comme le fer de lance des partisans du dirigeant libyen […] A Benghazi,capitale de la Cyrénaïque et fief du mouvement insurrectionnel, le Conseil national libyen (CNL) de trente membres mis en place dimanche a placé à sa tête l’ancien ministre de la Justice Moustafa Abdeldjeïl et a demandé aux Nations unies d’envoyer des avions “attaquer les bastions des mercenaires africains” que Kadhafi utiliserait contre son propre peuple.Libye: les pro-Kadhafi résistent dans leurs bastions assiégés
28 septembre 2011 – Mais “plus de dix de nos combattants ont été tués mardi dans des combats rapprochés” dans l’est de la ville, a déclaré un commandant […] “Les pro-Kadhafi se battent en civil et il y a des mercenaires africains partout à Syrte” […] Les images satellitaires du site “nous ont aidés à localiser des fermes où nous savions que des mercenaires de Kadhafi se cachaient et à positionner nos combattants hors de portée de leurs missiles” […]Libye: la CPI en contact avec Seif al-Islam Kadhafi
28 octobre 2011 – Seif al-Islam serait actuellement toujours en fuite. Et sous bonne garde: le quotidien sud-africain Beelda assuré jeudi qu’un groupe de mercenaires sud-africains se trouvait toujours en Libye et tentait de l’exfiltrer […] Mais le nouveau communiqué de la CPI, ce jeudi, signale cependant une autre piste. « Nous avons en outre appris par des voies informelles qu’un groupe de mercenaires a offert de transférer Seif » […] Parmi ces pays, le Zimbabwe (dont le président était proche de Kadhafi) ou l’Afrique du Sud (d’où viendraient les mercenaires qui protègent le fils Kadhafi)Libye : Les vérités de l’ancien chef du protocole de Kadhafi
2 mars 2011 –« Si Kadhafi a recruté tant de mercenaires africains, c’est qu’il n’a aucune confiance en son armée. »Mythe 4 : Les viols et le viagra
Kadhafi aurait ordonné des viols et distribué du viagra à ses soldats. La rumeur a été lancée par Al Jazeera et et reprise entre autres par Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, l’ambassadrice des États-Unis à l’OTAN, Susan Rice et la secrétaire d’État étasunienne Hillary Clinton. Cherif Bassiouni, chef de l’enquête de l’ONU sur les droits humains en Libye affirmait le 10 juin 2011 que ces histoires de Viagra et de viols de masse n’étaient que « de l’hystérie ». À la question « Du côté Kadhafi, on parle beaucoup de viols de masse commis par son armée ? », posée par Libération le 22 juin, Donatella Rovera d’Amnesty International répondait: « Nous n’avons pas trouvé de cas de viol, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu mais cela pose néanmoins des problèmes. Non seulement nous n’avons pas rencontré de victimes, mais pas davantage de personnes qui ont rencontré des victimes. »
Articles de L’Express propageant ce mythe :
Kadhafi accusé d’ordonner des viols en Libye
9 juin 2011 – Kadhafi, qui accusait les insurgés d’être des “jeunes drogués auxquels les hommes de Ben Laden auraient distribué des médicaments” au début de la crise libyenne, aurait fait distribuer des stimulants sexuels de type Viagra à ses soldats, a aussi indiqué mercredi le procureur de la CPI.Kadhafi aurait encouragé les viols d’opposants
29 juin, 2011 – Les accusations de viols d’opposants en Libye ne sont pas nouvelles. En avril, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, a affirmé que les hommes de Kadhafi étaient alimentés en Viagra, traitement indiqué contre l’impuissance sexuelle…Il y a, a-t-il dit, des preuves que la Libye achetait des « containers entiers » de ces drogues « pour augmenter la possibilité de violer des femmes ».Libye: Tripoli menace d’attaquer tout navire entrant dans le port de Misrata
29 avril 2011 – MISRATA (Libye) -Washington a souligné jeudi soir que la coalition internationale, accusée par certains pays de dépasser le mandat de l’ONU, était confrontée à un adversaire atypique, affirmant par exemple que le régime libyen distribuait du viagra à ses soldats pour qu’ils violent des femmes.Mythe 5 : Une victoire pour la Libye
L’intervention militaire de l’OTAN et la chute de Kadhafi ont été présentés comme une victoire pour les Libyens. Pour Alan Kuperman, il n’y a rien de plus faux.
Le plus grand malentendu à propos de l’intervention de l’OTAN, c’est qu’elle a sauvé des vies et a bénéficié à la Libye et ses voisins. En réalité, lorsque l’OTAN est intervenue à la mi-mars 2011, Kadhafi avait déjà repris le contrôle de presque toute la Libye, alors que les rebelles se retiraient rapidement vers l’Égypte. Ainsi, le conflit était sur le point de se terminer à peine six semaines après avoir éclaté, avec un bilan d’environ 1 000 morts, incluant les soldats, les rebelles et les civils pris entre deux feux. En intervenant, l’OTAN a permis aux rebelles de résumer leur attaque, prolongeant ainsi la guerre pendant encore sept mois et causant la mort d’au moins 7000 personnes de plus. (Alan Kuperman, Lessons from Libya: How Not to Intervene, Belfer Center for Science and International Affairs, septembre 2013)
Il convient de mentionner que le « consulat » des États-Unis établi à Benghazi après le renversement de Kadhafi servait de couverture à une opération de trafic d’armes livrées aux mercenaires se battant en Libye.
En réalité, l’intervention en Libye était une victoire pour le terrorisme. Pour L’Express, à vingt mille lieues du réel, c’était une victoire pour la démocratie. On parle de l’intervention de l’OTAN comme d’un « prodige » en citant des bilans de « zéro morts » dans les rangs de l’ « Alliance », en prenant soin de ne pas indiquer les milliers de morts en dehors de ces rangs.
Articles de L’Express propageant ce mythe :
Otan, les ailes de la victoire en Libye
31 août 2011 – Pour les Occidentaux engagés auprès des insurgés libyens, la réussite de l’opération militaire sans troupes au sol est totale…
Le conflit libyen aura été l’un des plus «propres» de l’Histoire. Le bilan affiché par les forces de l’Otan est éloquent: zéro mort dans les rangs de l’Alliance et seulement deux erreurs de tirs “probables”, selon un officier de haut rang, sur plus de 7500 missions de frappes aériennes. A l’origine de ce prodige, trois raisons principales: la technologie des aéronefs, la précision des armements, l’absence de troupes au sol.« En Libye, Sarkozy prend un petit bain de popularité »
16 septembre 2011 – Nicolas Sarkozy était en voyage en Libye, accompagné d’Alain Juppé et de Bernard-Henri Lévy.
« C’est la victoire de la démocratie, félicitations aux acteurs connus, mais aussi à ceux qui sont dans l’ombre: l’OTAN, les forces spéciales françaiseset anglaises, sans oublier le peuple Libyen qui a payé un lourd tribut pour se séparer d’un dictateur […] »Libye: une victoire occidentale
22 août, 2011 – C’est parce les occidentaux ont empêché Benghazi d’être rayée de la carte qu’aujourd’hui Kadhafi tombe. Sinon, il serait plus puissant que jamais dans un pays saigné à blanc.Conclusion
Si l’on arrive à trouver sur le site de L’Express autant de mythes et de mensonges uniquement au sujet du soulèvement armé en Libye et de l’intervention militaire de l’OTAN qui a laissé ce pays en ruine, imaginez la quantité d’« infaux » qui y circulent.
Avant de procéder à une chasse aux sorcières aux quatre coins du web, L’Express devrait commencer par nettoyer sa propre cour.Julie Lévesque, 3/04/2015
Les deux premiers intertitres sont de la rédaction
Source : Mondialisation.ca
http://www.polemia.com/mythes-mensonges-et-conspirations-du-magazine-francais-lexpress/
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Une radioscopie du pouvoir LGBT
La journaliste du Monde, Raphaëlle Bacqué, consacre un livre glaçant à Richard Descoings, ancien directeur de Sciences-Po, retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à New York en 2012. Extrait de l'article du JDD :
"Raphaëlle Bacqué brise les tabous en exposant au grand jour les réseaux homosexuels, racontant connexions, lieux de pouvoir, rencontres. Richard Descoings et Guillaume Pepy louent ensemble un appartement près de la place de la Madeleine, où se retrouve toute une génération de hauts fonctionnaires homosexuels venant de la Cour des comptes, du Quai d'Orsay, du Conseil d'État.
Un extrait :
"La vie avec Guillaume Pepy a pris une autre tournure. Les jeunes chargés de mission, les secrétaires entendent parfois à travers la cloison des bureaux leurs violentes disputes. Jouant avec les cœurs, Richie est sans cesse happé par d’autres conquêtes, par des orgies d’alcool.A la SNCF, Guillaume s’assomme de travail, enchaîne des longueurs de piscine le matin avant de plonger dans les réunions de travail et les négociations avec les cheminots. Personne ne se doute de l’enfer qu’il vit. 'Quand je m’endors, j’entends les trains', dit-il en souriant à ses collaborateurs. [...]
Richard a une manière de marcher au bord de l’abîme, comme s’il voulait toujours en frôler les limites, qui épuise son entourage. C’est un homme qui aime entraîner les autres dans les incendies qu’il provoque.Il fume trop, boit plus que de raison et replonge parfois dans ses anciens démons, cocaïne et ecstasy, qui lui donnent l’illusion de pouvoir vaincre le sommeil et l’adversité.
[...] Même le directeur-adjoint Guillaume Piketty s’inquiète lorsqu’il le trouve fébrile, le matin, le front moite et les mains tremblantes au-dessus de sa dixième tasse de café. Piketty convoque parfois un délégué syndical trop revendicatif pour le prier de ménager celui qu’il appelle 'le Grand'. 'Fais attention, il est fragile, tu sais. Et c’est la seule chance que nous ayons de faire changer cette maison…' Mais 'le Grand' se moque de ces précautions. C’est un séducteur qui jouit de faire souffrir ceux qui l’aiment. Il provoque, cherche à subvertir, à 'déniaiser' les garçons qui l’entourent. Les jeunes chargés de mission du directeur ont hérité d’un surnom glaçant : 'les gitons'. [...]"
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Les sympathisants de la "Manif pour tous" sur écoute ?
C'est ce qui pourrait se passer selon Hervé Morin si le projet de loi sur le renseignement était adopté. En effet, si ce texte est voté, le Premier ministrepourra autoriser les écoutes et interceptions sans passer par un juge et après simple avis d’une autorité administrative :
"Désormais les services de renseignements peuvent procéder à des interceptions sur des risques de violences collectives. Est-ce que ça veut dire que tous ceux qui préparent une manifestation peuvent faire l’objet d’une interception ? Est-ce que tous ceux qui ont par exemple manifesté contre le mariage pour tous peuvent faire désormais l’objet d’une interception ? Moi ça me touche.
Je veux être certain que les services de police et de renseignement ne procèdent pas du contrôle qui relève du contrôle politique. Par la construction de fichiers qui dépasseraient largement la lutte contre le terrorisme.
On est dans une période d’instabilité politique, il ne faudrait pas que le cadre législatif permette des dérives pour qu’un jour tel ou tel prenne le pouvoir en considérant qu’il y a des libertés sur lesquelles on peut s’asseoir. Je vous rappelle que François Mitterrand, lui, ne s’était pas gêné pour le faire. "
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Loi sur le renseignement : les opposants organisent une manifestation le 13 avril
Alors que le projet de loi sur le Renseignement sera examiné à partir du 13 avril 2015 à l’Assemblée nationale, un certain nombre de structures lancent un appel à manifester ce jour-là, à 12h30 place Edouard Herriot à Paris.
Parmi les principaux opposants au texte, on trouve notamment l’Observatoire des libertés et du numérique qui regroupe des acteurs comme la Quadrature du Net, Attac ou encore Amnesty International France. Cette manifestation doit permettre aux citoyens de montrer qu’ils refusent de céder à la logique de surveillance généralisée et sans garantie présentée comme indispensable par le gouvernement.
Dans un communiqué de presse, la Quadrature du Net pointe du doigt ce projet de loi liberticide :
Les méthodes de surveillance sont massives, le contrôle inconsistant. Le texte issu de la Commission des lois porte un déséquilibre liberticide : l’usage des techniques de surveillance est entre les mains de l’exécutif, sans contrôle solide. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, soi-disant garante des libertés, ne disposera ni des pouvoirs ni des moyens nécessaires pour accomplir sa mission. Le Premier ministre pourra toujours passer outre son avis, et elle ne pourra rien interrompre par elle-même. Le gouvernement se refuse à assurer un contrôle systématique et indépendant a priori des demandes des services et organise un contrôle a posteriori illusoire. La saisine du juge administratif restera aléatoire et la procédure asymétrique, les principes processuels fondamentaux cédant devant le secret défense.
Tous les citoyens sont concernés : non seulement parce que les méthodes relèvent de la surveillance de masse, mais aussi parce que le texte étend dangereusement le champ d’action des services spécialisés. La surveillance pourra s’abattre sur les mouvements sociaux et politiques, au titre de la « prévention des violences collectives » et sur tout citoyen ou mobilisation qui, dénonçant des pratiques industrielles néfastes, porterait atteinte aux « intérêts économiques ou industriels essentiels de la France ». Ce projet est une menace pour les libertés politiques et les mobilisations à venir.
Pour rappel, le 3 avril dernier, les opposants au texte avaient adressé aux parlementaires une « lettre ouverte aux traîtres à la République ». Dans ce texte, Laurent Chemla s’adressait aux élus de la République qui vont tentés d’autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen :
Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c’est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir. En mettant (quel que soit l’enrobage sur le pseudo-anonymat des données recueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c’est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.
Un site dédié permet encore aux internautes contacter directement leur député pour l’inciter à ne pas voter cette loi.
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Une Femen s’acharne sur Nouvelles de France, nous avons besoin de votre mobilisation !
L’ex Femen Eloïse Bouton, peu satisfaite de l’article qu’Eric Martin a publié ici, m’a demandé la publication d’un droit de réponse.
Tenant de façon sourcilleuse à ma liberté d’expression, il me semble que la moindre des choses est de publier les droits de réponse de ceux qui sont en désaccord avec nous. Je ne crois pas que Mademoiselle Bouton ait besoin de Nouvelles de France pour diffuser son point de vue, mais nous avons donc publié bien volontiers ledit droit de réponse ici.
Cela n’a, semble-t-il, pas eu l’heur de suffire à la demoiselle qui me fait citer à comparaître devant les tribunaux. Elle pense sans doute qu’avec l’immense soutien médiatique dont son groupuscule anti-chrétien fait l’objet, elle ne fera qu’une bouchée de notre petit blogue.
Il est bien certain que les forces ne sont pas vraiment équilibrées, mais je puis tout de même lui annoncer que nous ne laisserons pas censurer sans résistance.
Je n’oublie certes pas que, lors de la profanation de Notre-Dame, les compagnes de Mademoiselle Bouton ont été relaxées, tandis que les gardiens de la cathédrale, qui n’avaient fait que leur devoir, ont été condamnés. Mais elle peut compter sur moi pour me battre pour notre liberté de parole et pour notre droit d’être chrétiens, dans notre propre pays, sans être insultés par des harpies. [....]
La suite sur Nouvelles de France
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Jamel Debbouze accusé de meurtre depuis 25 ans…
Ou comment le comédien aurait perdu sa main…
Le 17 Janvier 1990, Jean Paul Admette (16 ans), fils de Michel et Marlène Admette, est poussé sur la voie ferrée en gare de Trappes.
Un train qui arrivait à 150 km à l’heure le faucha et laissera aussi des séquelles à Jamel Debbouze, cette main qu’il cache obstinément dans ses poches.« J’affirme que Jamel Debbouze est l’assassin de mon fils, c’est lui qui a poussé mon fils sous le train » ne cessera de dire Marlène Admette. « Immédiatement après l’accident, plusieurs témoins du drame ont affirmé sans hésitation que c’est Jamel Debbouze qui avait poussé mon fils sur la voie ferrée.
C’est à ce moment là que Jamel a lui-même été blessé à la main.Le seul problème est que les témoins ont tous retourné leurs vestes, quand ils sont arrivés au commissariat de St Cyr l’Ecole, tous sauf une jeune fille, Edwige Anzouana, qui persistera dans ses déclarations. »
Jamel fut poursuivi pour homicide involontaire suite à la plainte déposée par la famille, cependant, il obtiendra un non-lieu.
La mère ajoute que Jamel n’aurait jamais daigné présenter ses excuses à la famille Admette.« Jamel est venu chercher mon fils ce jour de 17 Janvier 1990 chez nous à Guyancourt. Il était 17 h. Jamel était accompagné de deux autres personnes ». « Ils ont obligé mon fils à monter dans le bus, puis dans le train. Et ensuite le drame est arrivé.
Tout ça parce que Jamel, qui n’a jamais été le copain de mon fils contrairement à ce que certains ont prétendu, à piégé mon fils en lui cachant qu’ils était accompagné de voyous qui en voulaient , tout comme lui, à son blouson ; blouson que l’on a d’ailleurs jamais retrouvé. »« On ne nous a rendu que le corps. Oui, c’est bien Jamel qui a tué mon fils en organisant cette embuscade et en poussant mon fils sur la voie ferrée » dénonce Marlène.
En 2004, Jamel Debbouze avait programmé une tournée à la Réunion. Il a dû l’annuler au dernier moment, évoquant un problème de santé. Pour les Admette, qui avaient manifesté en apprenant sa venue, il avait seulement eu peur de se retrouver face à eux.
http://www.contre-info.com/jamel-debbouze-accuse-de-meurtre-depuis-20-ans#more-28981
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Elus parisiens logés en HLM : après le PS, l'UMP
Après la révélation du Point sur 9 membres, anciens et actuels, du cabinet du maire PS du 13ème arrondissement de Paris logés dans le parc social, c'est au tour du Parisien de révéler des cas similaires concernant des élus UMP dans le 15ème :
"Selon nos informations, neuf élus du XVe — des conseillers d’arrondissement, des conseillers de Paris mais aussi des adjoints du maire d’arrondissement — sont logés dans le parc social (...) Selon un militant UMP, « dans le XVe arrondissement, il y a un système de copinage qui perdure depuis Galy-Dejean (NDLR : ancien maire RPR de 1983 à 2008, dont Philippe Goujon a été le premier adjoint avant de lui succéder) (...)
Le top au top ! Gérard Gayet, l’adjoint (UMP) au commerce du maire du XVe arrondissement, bénéficie d’un penthouse (appartement en toit-terrasse) de 110 m2, rue de la Fédération (XVe), avec terrasse de 70 m2. C’est dans ce même immeuble (...) que vivait Frigide Barjot avant de s’en faire expulser. L’ex-égérie de la Manif pour tous, non sans humour, le qualifiait d’« immeuble plutôt UMP » (...)
On pourrait ranger dans la catégorie croquignolesque le cas Jean-Raymond Delmas. L’adjoint (UMP) du XVe chargé du tourisme, membre de la commission locale d’attribution des HLM, est locataire… de Paris Habitat, un des bailleurs sociaux de la Ville. Mais, à sa décharge, il était déjà dans les murs quand l’office a racheté son immeuble. Il paye un loyer 6 500 € pour 250 m2. Le bail comprend un appartement, mais aussi un local commercial abritant un restaurant, le Toucan et une salle en sous-sol. Pour l’anecdote, le restaurant, très prisé par l’UMP, dont le siège est presque en face, a été surnommé « la cantine du parti »."
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Radio France : les scandales relevés par la Cour des comptes
Cela fait 21 jours que près de 200 techniciens et journalistes sur environ 4300 collaborateurs du groupe Radio France (France Bleu, France Info, France Inter etc…) ont commencé un mouvement de grève « pour défendre l’emploi à Radio France ». La Cour des comptes révèle pourtant les abus scandaleux et lourds de conséquences sur le budget de cette « institution » financée avec notre argent.
Des journalistes à 14 semaines de vacances
Les enquêteurs de la Cour des Comptes ont pris leur calculette : en plus des 25 jours de congés payés légaux, les journalistes de Radio France bénéficient de 5 jours de repos dus au passage de 40h à 39h, 4 jours dits « de modernisation », 15 jours pour récupération de jours fériés, 16 jours de RTT (si leur travail est planifié en 5/2) et encore 5 jours au-delà de 8 années d’ancienneté. Total selon la Cour : jusqu’à 68 jours ouvrés de congés et de RTT, soit près de 14 semaines de repos. Certains journalistes sont encore plus gâtés : 56 d’entre eux travaillent sur le rythme 4/3 (quatre jours de travail – trois jours de repos), 5/4/5 et même 5/3/3/5.
> Des programmes à 20.000 euros l’heure
La Cour a évalué le coût horaire de production des différentes antennes du groupe. Celui de France Culture atteint 6.215 euros, soit près du double de celui de France Info, et près de 10 fois celui de France Bleu. Les fictions diffusées par la station culturelle expliquent cet écart : elles coûtent 20.000 euros par heure à produire. Un chiffre élevé pour des audiences assez minimaliste souligne le rapport : diffusé le samedi soir, “Drôle de drames” n’a été écouté que par 39.000 auditeurs en moyenne.
> Des auditeurs de plus en plus vieux
La Cour souligne le vieillissement rapide des auditeurs de Radio France. Leur âge moyen est passé de 54 à 57 ans entre 2009 et 2013. Ceux de France Musique culminent à 68 ans, devant ceux de France Bleu, France Inter et France Culture – 59 ans -, France Info – 53 ans-, FIP -49 ans – et Mouv’ 34 ans.
> Des orchestres qui ne rapportent rien
Les recettes de billetterie des formations musicales de Radio France couvrent à peine 10% de leurs dépenses (39,1 millions d’euros), un taux deux fois inférieur à celui de la radio danoise ou à celui de l’Orchestre de Paris. Et encore : ce ratio serait encore pire si l’on tenait compte des rémunérations de la direction de la musique de la Maison ronde et les dépenses des fonctions support. Malgré de nombreuses captations de concerts, les produits dérivés (CD et DVD) n’ont rapporté que 24.000 euros en 2013.
> Des musiciens à moins de 500 heures par an
Grâce à leur convention collective, les musiciens bénéficient déjà d’un régime avantageux : ils n’ont que 1.110 heures de travail à effectuer par an, bien moins que la durée légale annuelle de 1607 heures. Mais grâce aux combats successifs de leurs représentants syndicaux, ceux de Radio France ont obtenu encore mieux : 739 heures pour les musiciens de l’orchestre philarmonique et 703 heures pour ceux de l’orchestre national de France. Quatorze musiciens ont même travaillé moins de 500 heures !
> 134 emplois pour les syndicats
Radio France compte pas moins de 388 élus ou délégués syndicaux, soit 8% de ses effectifs. Le crédit d’heures syndicales dont ils disposent représente l’équivalent annuel de 134 ETP. Des chiffres « supérieurs à ceux qui découlent du code du travail », note le rapport. De plus, la direction met à disposition des syndicats 8,5 permanents syndicats et six secrétaires.
> Un orgue à 5 millions d’euros
En avril 2006, le ministère de la Culture, a jugé que la Maison de la Radio n’avait plus besoin des deux orgues qui équipaient les studios 103 et 104. Ils ont donc été cédés pour 1 euro symbolique. Changement de pied en mars 2008 : la tutelle exige un orgue pour le nouvel auditorium en construction. Son achat et les travaux à entreprendre pour l’installer ont coûté près de 5 millions d’euros, selon la Cour. Au total, le chantier de rénovation de la Maison de la Radio pourrait coûter 575,5 millions d’euros, contre 261,9 millions prévus initialement.
> 103 salariés chargés de la communication
Radio France ne lésine pas pour faire parler d’elle. Selon le rapport, l’entreprise emploie plus de 100 personnes dans ses différents départements communication : 70 équivalent temps plein (ETP) au sein des différentes antennes et 33,5 ETP directement rattachés à la direction du groupe.
http://www.contre-info.com/radio-france-les-scandales-relevees-par-la-cour-des-comptes#more-37469
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Tout fout le camp!
La mort d’un homme est toujours triste et la classe politique a été unanime à faire part de son émotion après le suicide de Jean Germain, sénateur PS et ancien maire de Tours (battu aux dernières municipales), qui n’a pas supporté la rumeur mettant en doute sa probité. Ce proche de François Hollande devait être traduit devant la justice sous le chef, bien exagéré au regard de son implication réelle disent ses amis, de «complicité de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics». Il devait comparaître devant le tribunal correctionnel pour avoir organisé de faux mariages de couples chinois. Ex membre du cabinet du maire de Tours, Lise Han, a été mise en examen pour escroquerie dans cette affaire, soupçonnée d’avoir été la gérante de fait de la société organisant ces unions.
Manuel Valls a dit qu’il perdait avec M. Germain «un ami», «un élu extraordinaire.», « un républicain, un laïque engagé (M. Germain était franc-maçon, NDLR), un enseignant». «Elu extraordinaire »? Le dithyrambe est de mise pour saluer le camarade qui s’en va mais c’est surtout la médiocrité et la bêtise des attaques du PS contre le FN qui apparaissent ces dernières heures.
La priorité ne serait-elle pas d’endiguer les effets ravageurs de l’idéologie bruxelloise ultra libre échangiste? D’oeuvrer pour éviter multiplication des plans de licenciement, les liquidations d’entreprises laissant de nouveau sur le carreau ces derniers jours des milliers d’employés Français?
Non, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale vient d’annoncer la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le « financement du Front National ». Socialistes qui contestent l’emprunt de 9 millions d’euros obtenu par le FN auprès de la First Cezch Russian Bank (FCRB), faute pour l’opposition patriotique d’avoir trouvée une banque française désireuse de lui prêter de l’argent.
Ce sont les députés Razzy Hammadi et Sébastien Denaja qui présenteront ce mercredi midi, lors d’une conférence de presse, la proposition de résolution du groupe socialiste. Députés PS qui veulent que « cette commission analyse les pratiques de financement du Front National par le biais de prêts d’origine russe et en tire, le cas échéance, des adaptations législatives sur le financement de la vie politique ».
Il est aussi amusant que symptomatique que le PS ait choisi pour mener cette charge, ce petit coup médiatique, les deux députés en question, peu réputés pour leur «savoir-faire ». Sébastien Denaja, dans le rôle du petit Fouquier-Tinville de troisième zone, n’a guère brillé par la qualité, la pertinence de son travail parlementaire (et c’est un euphémisme). Il a comme rare titre de « gloire » (c’est tout dire) le fait d’avoir apposé son nom en novembre 2012 sur un courrier adressé au ministre de l’Intérieur pour demander «la dissolution immédiate » de l’Institut Civitas. Une association coupable à ses yeux d’avoir évacué lors d’une manifestation en faveur de la défense de la famille traditionnelle, quelques femens hystériques, éructant des slogans haineux.
Quant à M. Hammadi, ci-devant donneur des leçons de morale et de bon goût républicain, c’est ce même homme qui a été filmé dans les rues de Montreuil hurlant à l’adresse de ses contradicteurs: « L’affaire elle est terminée, enculé de ta race ! », ou encore «Je vais faire descendre toutes les cités de Montreuil ! ».
En novembre dernier, ce délicat personnage, nous le notions sur ce blogue, jugeait l’emprunt contracté par le FN «choquant, inacceptable ». «L’article L52-8 du code électoral stipule qu’aucun candidat ne peut recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un Etat étranger ou d’une personne morale de droit étranger. L’enjeu ici est celui de la souveraineté nationale car, comment un parti représenté à l’Assemblée Nationale peut-il aborder, à titre d’exemple, des enjeux d’ordre stratégique et de politique internationale lorsque son financement tient de banques étrangères dont la dépendance politique vis-à-vis du pouvoir de son Etat est avérée ? ».
Bruno Gollnisch le soulignait, au-delà des mauvais fantasmes et approximations juridiques de cet élu socialiste, sa tentative de convaincre implicitement les Français que le PS, serait le plus apte à défendre notre souveraineté nationale prêterait à rire si la situation n’était pas aussi grave.
Un PS qui a tout lâché, trahi le peuple français, et notamment les catégories populaires, le parti des scandales et des magouilles financières à répétition, le parti qui a mis ses pas dans ceux de la droite sarkozyste pour inféoder toujours plus avant la France aux lobbies mondialistes, au Nouvel ordre mondial, à la technocratie Bruxelloise, à l’Otan. Un PS parti de l’étranger qui ose mettre en doute l’honnêteté et le patriotisme du FN, on croit rêver !
Mais il est vrai que contre les nationaux, tous les coups sont permis et que le Mouvement national reste l’objet d’une haine vigilante, proportionnelle à la frousse obsessionnelle qu’il génère chez ses adversaires.
Ainsi, le couple bobo-bolcho Alexis Corbière et Raquel Garrido, du Parti de Gauche, une petite structure mélenchoniste rattachée au Front de Gauche, a hurlé de nouveau au complot pro bête immonde. Une fureur relayée par certains médias et notamment slate.fr, le site deMM. Attali et Colombani, laquelle a pour objet journal pour adolescents L’Actu. Celui-ci a en effet osé évoquer le FN dans un récent numéro (1er avril) , de manière trop factuelle et objective.
Mme Garrido a annoncé qu’elle allait «désabonner ses enfants de L’Actu» (mais était-elle vraiment abonnée ?). « Alexis Corbière, son conjoint et secrétaire national du Parti de gauche chargé notamment de la lutte contre l’extrême droite lui a emboité le pas en dénonçant, toujours sur Twitter, la une du quotidien sur laquelle on voit Marine Le Pen souriante au milieu d’enfants».
Prenez ici la mesure citoyens, du machiavélisme fascisant de ce journal insiste encore slate.fr : « A priori, illustrer un numéro qui traite du vote FN chez les jeunes par une photo de Marine Le Pen et de jeunes n’a rien de choquant. A priori seulement (sic). Parce que cette photo reflète parfaitement l’angle premier degré choisi pour traiter cette question certes essentielle de l’attrait croissant des jeunes pour ce parti. Ce que cette photo renvoie aux jeunes lecteurs de L’Actu, c’est l’image d’une femme qui est capable de faire exulter des gamins de leur âge. Et rien d’autre ».
Il est certain qu’en ajoutant à la photo de Marine une moustache et une mèche, comme le font depuis quarante ans les militants d’extrême gauche sur les affiches des candidats frontistes, on est dans le connu, la routine rassurante et confortable…oui mais voilà ça ne fonctionne plus.
Mais ce n’est pas tout, nos épurateurs ex lecteurs de Pif gadget contestent aussi « le dessin de Bridoulot que l’on trouve en tête de la double page Un dessin (…) franchement raciste. Qu’y voit-on? Raquel Garrido, elle, y voit un petit Blanc affirmant qu’il adhère au FN pour lutter contre l’insécurité dans son collège et qui du coup se fait agresser par trois petits basanés qui le traitent de facho et de nazi».
Ou Bridoulot va-t-il chercher tout ça ? Qu’attend-on pour le priver de ses droits civiques ? Interdire L’Actu? Fusiller sa rédaction? Déporter ses lecteurs dans un centre de rééducation ? Liquider les dirigeants du FN, l’opposition nationale? Décidemment tout fout le camp !