En près de 66 ans et vingt-cinq lois de révision constitutionnelle, l’exécutif a rompu l’équilibre politique de la Constitution du 4 Octobre 1958 pour restreindre les pouvoirs du législateur et ceux du peuple au profit du seul Président de la République et de l’appareil étatique. Et pour que le citoyen ne puisse s’opposer à cet excès de dérives constitutionnelles, les dirigeants successifs ont privilégié les réunions du congrès au référendum populaire. Des « coups d’état » sans gloire, loin de celui du 18 Brumaire imaginé par l’Abbé Sieyès qui cherchait pour l’exécuter une épée qu’il trouva en la personne de Bonaparte. Mais ce coup d’état était la survie de la Révolution pour la paix et la stabilité du pays alors que les révisions constitutionnelles opérées « à l’insu » du peuple, cocontractant majoritaire, ont réveillé ses colères révolutionnaires.
France et politique française - Page 239
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Essai sur la Constitution de la 6ème République [L’Agora]
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JO : Macron offre un « after » à son peuple. Tout n’est que fête !
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Dissolution, trêve : Macron se moque du monde
L’enfant roi dans toute sa splendeur
Il n’a pas démérité les sifflets dirigés contre lui lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Les deux derniers mois constituent une nouvelle séquence politique où le résident de l’Elysée a étalé son arbitraire à un niveau peu commun, dans le seul souci de ses intérêts. Voilà en effet un homme qui a accéléré au délà du raisonnable l’agenda politique avant de décréter unilatéralement une trêve.Bien sûr, ce qu’a décidé Macron respecte à peu près la Constitution, encore qu’il y avait débat sur le trop court délai entre la date de dissolution et la date des élections. Mais la séquence des dernières semaines démontre à nouveau un profond irrespect pour l’esprit de nos institutions, et un comportement qui s’apparente davantage à celui d’un sale gosse capricieux qui se prend pour ce qu’il n’est pas. Il est tout de même sacrément culotté de commencer par accélérer à ce point l’agenda politique, et refuser de donner un temps de campagne suffisant pour une élection législative si importante, réduite à seulement trois petites semaines, tout en prenant bien son temps à la suite de la nouvelle défaite électorale de son camp, au nom des Jeux Olympiques. Les JO étaient prévus bien avant les élections législatives, et si la stabilité politique était si importante à ce moment, alors, il fallait simplement dissoudre après leur organisation. -
Charles Benoist et les Lois de la Politique française
Par Pierre Gourinard
Charles Benoist est d’autant plus actuel que les Lois de la Politique française insistent en premier lieu sur le procès et la condamnation du régime électif et, en second lieu, sur l’exigence de la souveraineté de la nation française.
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Propagande et désinformation française
L’Observatoire du Journalisme nous offre un florilège des plus grosses âneries proférées par les «experts» soigneusement sélectionnés par nos médias mainstream pour commenter la guerre en Ukraine. Son titre : «Guerre Russie-Ukraine, les charlatans de l’information». On y retrouve les noms bien connus des meilleurs propagandistes atlantistes de notre pays : Jean-François Colosimo, Xavier Tytelman, Bruno Tertrais, Pierre Servent, Nicolas Tenzer.
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Metz (57) : une femme qui regagnait son véhicule dans un parking, violée par un migrant clandestin nigérian déjà connu des services de police
Un Nigérian en situation irrégulière a été interpellé pour viol vers 5h50 du matin et placé en garde à vue, à Metz, en Moselle, ce vendredi 9 août, selon nos informations.
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[MIEUX VAUT EN RIRE] Les JO montreraient que « la diversité, ça marche ! »
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Mémoire du royalisme 3
1894-1914, le royalisme parlementaire
Nous avons vu comment, après la mort du comte de Chambord, le royalisme s’était peu à peu réduit à lui-même. Nous avons vu qu’il disposait encore d’une presse moins puissante mais combattive. Aujourd’hui nous nous penchons sur son déclin parlementaire.
Au Parlement, si le bloc des sénateurs royalistes de l’Ouest reste important jusqu’en 1914, la chambre des députés traduit davantage le retrait des forces traditionalistes. Dès 1893 il n’y a plus que 60 monarchistes face à 35 ralliés.
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Que va-t-il encore inventer ?
Les jeux olympiques ne sont pas terminés que les choses recommencent à se tendre. Toujours pas de premier ministre et une Lucie Castets qui s’y voit déjà, d’une manière de plus en plus indécente. Le drapeau français, brandit partout et un patriotisme autorisé qui fait enrager les gauchistes dont le drapeau palestinien n’a plus la moindre visibilité. Le pays retrouve une forme d’unité qui dérange et Macron, dans ce contexte, tente, depuis Brégançon, de dégager une forme de paix relative avec ce qui est censé être l’opposition, pour ne pas que ses premiers ministres à venir soient dégagés par des motions de censure à répétition. Il a, ce que nous avions anticipé au RPF, cette tentation de vouloir continuer à gouverner tout seul et avec sa méthode, malgré un désaveu du peuple à trois reprises en trois tours de scrutin. Et en échange de quoi ?
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Zoom d'été - Michel Maffesoli - Crise des institutions : le sang va couler
Je vous invite à (re)découvrir l'entretien que le professeur Michel Maffesoli a accordé à TVLibertés pour parler de son ouvrage "Essai sur la violence". Un entretien qui entre évidemment en résonnance avec les législatives 2024, sa violence médiatique et la division de l'Assemblée en trois ensembles. La violence risque bien de rejaillir dans l'hémicycle jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement qui devra composer pour éviter l'éclatement. Comment comprendre l'invariance de la violence dans l'histoire ?