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France et politique française - Page 2408

  • Un succès qui dépasse nos prévisions... et c'est tant mieux

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    Notre n° hors-série de Synthèse nationale remporte un succès qui dépasse nos prévisions les plus optimistes. Il est actuellement expédié aux milliers de Gilets jaunes qui l'ont commandé. Nos "services" (c'est à dire une poignée de militants inaccessibles au découragement) sont submergés et ils ont du mal à fournir... mais, ne vous inquiétez pas, vous allez très bientôt le recevoir.

    Que cela n'empêche pas ceux qui ne l'ont pas encore fait de le commander (un nouveau tirage est en route) cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Acte XIV, le gouvernement veut étouffer le mouvement – Le journal du vendredi 15 février 2019

     

    Acte XIV, le gouvernement veut étouffer le mouvement

    Quatorzième samedi de mobilisation pour les Gilets Jaunes ! Alors que le grand débat apparaît toujours plus comme une impasse, les manifestants se sont une nouvelle fois donnés rendez-vous dans toute la France. Le gouvernement, lui, entend jouer sur la lassitude des participants et met tout en oeuvre pour étouffer la grogne.

    Wauquiez – Macron : la guerre au centre

    Alors qu’Alain Juppé vient d’être nommé au Conseil Constitutionnel par le marcheur Richard Ferrand, Emmanuel Macron semble vouloir récupérer le centre et l’aile centriste des Républicains. Une frange que Laurent Wauquiez ne compte pas abandonner.

    Trump, son mur coûte que coûte !

    A peine sorti du “shutdown”, Donald Trump repart à l’assaut de son mur. Le président américain entend déclarer l’état d’urgence nationale pour réaliser ce véritable symbole de son mandat.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/acte-xiv-le-gouvernement-veut-etouffer-le-mouvement-le-journal-du-vendredi-15-fevrier-2019

  • Dimanche 17 mars à Rungis : Assises de la France des Gilets jaunes

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    Venez nous retrouver sur

    le stand de Synthèse nationale

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • I-Média n°237 – Matraquage, occultation : les manip’ médiatiques décryptées

     

    Incendie chez Richard Ferrand et antisémitisme : le matraquage de la semaine

    Le matraquage médiatique est une manipulation classique. En choisissant de promouvoir certaines informations plutôt que d’autres, les médias orientent l’opinion.
    Cette semaine, 2 exemples clairs : le prétendu incendie criminel chez Richard Ferrand et la montée de l’antisémitisme.

    Zapping

    Pour Anne-Claire Coudray et les équipes du JT de TF1, c’est la fameuse « ultra droite » qui serait à la manœuvre dans les manifestations des Gilets Jaunes. Dans la réalité, c’est bien l’extrême gauche qui casse et agresse.

    Profanations d’églises et attaque de la Nouvelle Librairie : les infos fantômes de la semaine

    Occulter des événements qui contreviendraient au discours politiquement correct est une spécialité des médias. Au menu cette semaine : refus de parler des profanations d’églises et attaque de la Nouvelle Librairie par l’extrême gauche.

    Tweets

    En France, les mots « père » et « mère » remplacés par « parent 1 » et « parent 2 » dans les formulaires scolaires.
    En Hongrie, les femmes avec quatre enfants ou plus seront exemptées de tout impôt sur le revenu à vie.

    Docteur bien-pensant et Mister Ligue du LOL

    Des journalistes des rédactions les plus bien pensantes de France étaient en fait des adeptes de l’humour vulgaire et du harcèlement de femmes sur les réseaux sociaux.
    Une affaire qui agite la presse !

    https://www.tvlibertes.com/i-media-n237-matraquage-occultation-les-manip-mediatiques-decryptees

  • La vieille gauche gauche

    Tartuffe.jpgLe vieux monde fait de la résistance: c’est François Fillon, alors Premier ministre de Nicolas Sarkozy,  qui avait accepté que  la mention mademoiselle, par trop discriminante  en l’absence de damoiseau,  soit interdite sur les formulaires administratifs. La vieille garde progressiste fémino-freudo-gauchiste a arraché une nouvelle victoire à l’Assemblée avec l’adoption le 12 février d’un amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires. Ces derniers  devront porter les mentions «parent 1 et parent 2», en lieu et place des fascisants  «père et mère», dans le cadre du projet de loi sur «l’école de la confiance». Sur un mode  extatique, Valérie Petit, député LREM à l’origine du texte, a déclaré que  « cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école» Quelle régression!,  pardon quel progrès!

    Vieux monde qui bégaie encore quand on apprend que   sur proposition de l’irréprochable mutuelliste breton et  président de l’Assemblée nationale nationale Richard Ferrand, l’ex Premier ministre du calamiteux Jacques Chirac, Alain Juppé, va prendre la tête du Conseil constitutionnel.  Le très macrono-compatible maire de Bordeaux abandonne donc  ce mandat et  a fait part hier, lors d’une courte allocution, essayant de refouler ses   sanglots, de son soulagement de quitter la politique en cette période de  «haine» et de remise en cause des «élites»… La faute à qui M. Juppé? 

    Ingrid Levavasseur elle, n’a pas pleuré pour  annoncer ces dernières heures qu’elle renonçait  à  prendre la tête de la liste Gilets Jaunes baptisée Ralliement d’initiative citoyenne (RIC). Son  porte-parole, Christophe Chalençon,  a claqué la porte pour  créer  un regroupement concurrent, le «Mouvement alternatif citoyen» (MAC) afin de contrer  d’autres initiatives, celles de Françis Lalanne, de Thierry-Paul Valette ou encore de Patrick Cribouw

    Cette floraison  intervient au moment ou le soutien à la mobilisation des GJ s’effrite, du moins  si l’on en croit le sondage Elabe pour BFMTV diffusé  mercredi.  Il y aurait à  cela  plusieurs raisons objectives  qui peuvent s’exclure ou se cumuler dans l’esprit des Français selon leur segmentation idéologique:  absence de perspective d’un débouché politique tangible de ce mouvement autre que celui proposé par les partis d’opposition à la macronie; remobilisation de l’électorat européiste derrière Emmanuel Macron et l’exécutif  à l’occasion du Grand débat; effet de la propagande gouvernementale, largement martelée,  assimilant  par capillarité les GJ à la violence, à l’homophobie, l’antisémitisme, le  racisme… ;  visibilité  croissante dans  les cortèges  d’une gauche  et d’une extrême gauche largement rejetées par les classes populaires …

    Ce sondage Elabe précise ainsi de manière qui peu apparaître contradictoire que si 58% de nos compatriotes approuvent encore les GJ,  64% des personnes interrogées  affirment ne plus se reconnaître dans les revendications des manifestations du samedi (lesquelles?); 56% estiment que la mobilisation devrait s’arrêter. Une opinion   qui a contrario n’est pas partagée par la majorité des   sympathisants de LFI et du RN (respectivement 64% et 57%)  qui souhaitent que le mouvement s’installe dans la durée.

    La bêtise maligne elle, ne prend pas non plus de  vacances. Le Figaro relevait hier que Marine Le Pen et Marion Maréchal devaient être auditionnées par la  commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France présidée par une élue socialo-trostkyste  de l’HéraultMuriel Ressiguier. Ancienne d’EELV, ralliée aujourd’hui à LFI, celle-ci s’était déja signalée par sa fureur éradicatrice en entendant faire interdire la Ligue du Midi (trop identitaire) et,  à Montpellier,  les subventions pour la fête en l’honenur de Saint Roch (trop catho, trop enracinée…).

    Mais,  rapporte le quotidien, «suite à la publication de cet article, (…) Muriel Ressiguier, a fait savoir au Figaro que les convocations de Marine Le Pen ou Marion Maréchal n’étaient plus d’actualité. Compte tenu du caractère politique que prendraient ces convocations  (sic) et ne disposant plus d’un effet de surprise  (sic) pour ce faire. Le rapporteur de la commission, le député LREM Adrien Morenas – dans laquelle siège M’Jid El Guerrab ex collègue du socialiste Boris Faure, qu’il avait envoyé aux urgences en le frappant à la tête à coups de casque! -, a quant à lui émis des doutes sur la neutralité de sa propre commission qu’il ne veut pas voir se transformer en vaudeville.»

    C’est un peu tard pour s’en rendre compte. Preuve du «sérieux»  de cette commission de pieds nickelés , qui devrait rendre son rapport le 11 juin,   les propos d’un de ses membres,  Régis Juanico,  socialiste rallié au groupuscule de Benoit Hamon, Génération.s, vaut son pesant de cacahuètes. Non content de jouer au procureur Vychinsky en  annonçant son intention de «(se concentrer)   sur les passerelles qui peuvent exister entre le RN et l’ultradroite »,  il a fait l’étalage de son inculture crasse du sujet qu’il entend traiter.  Ainsi déclarait-il au Figaro: «nous allons préparer un rapport et des propositions d’améliorations de notre arsenal juridique pour mettre fin aux activités de ces groupuscules et faire en sorte qu’ils soient mieux surveillés. Beaucoup de ces groupes , même lorsqu’ils font l’objet de dissolution, se reforment. Lors de nos auditions, on nous a donné l’exemple du groupe Troisième Voie qui est présent sur le territoire sous diverses formes depuis 1936.»

    Le problème c’est que  Troisième Voie  a été créé non pas en 1936 mais  en 1985, quand bien même est-il lui même l’émanation du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire  (MNR) dJean-Gilles Malliarakis qui a vu le jour en 1979. Un amateurisme qui a fait hurler le spécialiste es extrême droite Jean-Yves Camus. A défaut de lire M. Camus, le brave Juan aurait pu au moins se fendre d’une  petite visite sur  wikipedia

    Mais il est aussi certain que la perspective d’affronter Marine Le Pen sur ce terrain-là en a fait hésiter  certains, plus vraiment persuadés qu’il s’agissait d’une bonne idée d’offrir ce type de tribune à la présidente du RN. Marine l’avait dit, toujours au Figaro:  «La France Insoumise ne pourra plus accuser Emmanuel Macron de dévoyer les institutions puisqu’elle fait exactement la même chose. Elle mène un combat politique à ses adversaires à travers des institutions qui ne sont pas faites pour ça!» «Je vais y aller et ils ne vont pas être déçus. Je vais leur parler d’une vie entière passée à subir les violences de l’extrême gauche. Cela fera comme le procès en diffamation engagé par M. Baupin, qui s’est transformé en son propre procès».

     Délinquance et  violences dites  ordinaires, dont  la famille Le Pen, comme beaucoup d’autres familles  françaises qui y sont  encore plus exposées, a fait (aussi)  la mauvaise expérience ces derniers mois. Le 26 janvier dernier, Jany, l’épouse de Jean-Marie Le Pen,  avait été violemment jetée au sol et insultée, victime d’un vol à l’arraché sur  un marché de La Celle-Saint-Cloud.  En octobre dernier, c’était une fille de Marine qui était violemment frappée, en compagnie de son cousin,  à la sortie d’une soirée étudiante à Nanterre.  Hier, indiquait 20 minutes, les deux agresseurs  arrêtés  dans cette affaire,  le multirécidiviste  Redhouane Joullane, 47 ans,   et Sohaib Tamma, 32 ans, fonctionnaire de mairie (à Nanterre la communiste?), ont été condamnés par le tribunal de Nanterre à 15 mois de prison dont 7 mois avec sursis pour agression aggravée. Peines dissuasives?  Quitte à réfléchir sur les moyens d’enrayer la spirale de la violence extrêmiste note Bruno Gollnisch,  les belles âmes de gauche et du centre  seraient  plus inspirées de faire leur mea culpa sur cette délinquance sauvage qu’ils ont tant contribué  à enkyster dans notre pays.

    https://gollnisch.com/2019/02/15/la-vieille-gauche-gauche/

  • La police tire sur les Gilets jaunes, mais protège les casseurs gauchos…

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    Sophie Durand, Riposte laïque, cliquez ici

    Lors de l’acte XIII des Gilets jaunes, un casseur a été suivi depuis le début de la manifestation et pendant des heures par la police. Il a pu faire ainsi des dégâts astronomiques. Sans être arrêté, ce qui laisse totalement pantois.

    « Nous avons différé son interpellation au vu de la présence hostile de très nombreux manifestants » écrit la police dans son rapport. De très nombreux casseurs alors ? Pourtant la police n’a pas eu de ces précautions lors des nombreuses interpellations de Gilets jaunes…

    Le casseur porte un masque et des lunettes de protection qui lui cachent le visage et à intervalles réguliers il enfile un gilet jaune par-dessus sa tenue toute noire de casseur. Il l’enlève pour casser, c’est moins voyant. On l’a laissé passer avec ce masque, alors qu’on a enlevé aux Gilets des écharpes qui auraient pu les dissimuler…

    Le casseur sort d’abord un marteau de son sac. Ah bon ? On ne le lui a pas confisqué, alors qu’on a confisqué aux Gilets jaunes des masques en papier très dangereux ?… Son pied de biche non plus n’a pas été confisqué.

    Tout au long de la journée, il se sert de l’un et de l’autre alternativement, donne des coups de pieds partout où il peut, jette des pavés. Il attaque tout ce qui peut être attaqué, casse tout ce qui peut être cassé, fait des moulinets avec des trottinettes électriques. Mais on ne l’arrête pas.

    Le casseur s’attaque à la vitrine d’une banque Bred. Puis il casse la vitrine en marbre d’une compagnie d’assurances et se sert des morceaux comme de projectiles, qu’il lance sur la police. Il abîme des caméras de surveillance, puis une voiture de police golf, qu’il attaque à coups de barrières de chantier. Ensuite il vole un ordinateur dans une agence Allianz. Il s’attaque  à une agence BNP, une concession Renault, puis casse les vitres d’une Porsche, et y met le feu. Le propriétaire, le chef cuisinier Etchebest, ne doit pas être ravi de l’incurie manifeste de la police…

    Le casseur vole une sacoche dans une BMW et répand son contenu dans le ruisseau. Puis arrivé près de la Tour Eiffel, il s’acharne à coups de marteau sur les vitres de protection du monument. Enfin il s’approche d’un véhicule de Vigipirate et y met le feu. Le véhicule brûle intégralement.

    Enfin la police disperse les manifestants et le casseur prend la fuite. Il est finalement rattrapé vers 18h par des policiers en civil, et décline une fausse identité. Pas de chance : il est connu de la police pour avoir déjà cassé. Thomas P.  est enfin placé en garde à vue. Thomas P. ? Les journaleux passent leur temps à donner très vite le nom de patriotes, mais pour ce casseur on n’a que le prénom ? Comme c’est étonnant…

    De qui la police se moque-t-elle ? Son rôle n’est-il pas de mettre fin aux agissements des casseurs, plutôt que de les filmer de loin ? Son rôle n’est-il pas de les arrêter ? Mais non, voyons, elle préfère interpeller les Gilets jaunes.

    La police fait des arrestations préventives d’Identitaires qui n’ont rien fait, mais n’arrête pas un casseur et préfère le suivre toute la journée en le laissant casser.

    Laurent Nunez a le front d’expliquer que la police ne peut pas interpeller sur le champ tous les casseurs. Évidement : sa mission première est de faire la guerre aux Gilets, pas d’arrêter les casseurs. Ou le monde à l’envers.

    Les grenades de désencerclement ou les LBD ne sont pas utilisés pour arrêter les actions des casseurs, mais celles des Gilets jaunes. Un LBD judicieusement lancé aurait pu et dû arrêter ce casseur, mais la police garde ses LBD pour les Gilets.

    Quand la police en arrive à de tels comportements, de tels atermoiements, de tels aveux d’impuissance alors qu’elle est puissamment armée, on ne peut que se demander si elle n’est pas complice des casseurs.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/15/la-police-tire-sur-les-gilets-jaunes-mais-protege-les-casseu-6128871.html

  • Permanences ou domiciles de parlementaires visés: les députés LREM paient leur trahison

    images.jpgJ’ai établi une petite liste chronologique des députés LREM menacés depuis le  17 novembre, jour où le mouvement Gilet jaune commença.
    Il y a un mois, j’évoquais la fin de la légitimité des institutions. Car des institutions qui ne sont plus reconnues par le peuple ne sont plus légitimes, on ne le répétera jamais assez.
    D’autant que les députés ne servent pas le  peuple qui les a élus  mais leurs seuls partis qui ne sont pas des représentants du peuple, cela conduisant aujourd’hui une bonne partie de nos élus à adopter des mesures opposées aux légitimes intérêts des Français.
    Je donnais alors quelques noms  de députés contestés et plus ou moins menacés. Aujourd’hui, leur nombre a sensiblement augmenté. J’en ai certainement oublié un certain nombre, mais la liste suivante montre que partout sur le territoire national, dans toutes les régions, du nord au sud et de l’est à l’ouest,  la contestation bat son plein. Le message est clair : « démissionnez, partez, foutez le camp, on ne veut plus de vous ». J’ai établi une petite liste chronologique des députés LREM menacés depuis le  17 novembre, jour où le mouvement Gilet jaune commença.
    Le 20 novembre  2017, il semble que ce soit  Carole Bureau-Bonnard, députée de l’Oise, qui ait été la première à se trouver contestée, lorsqu’une trentaine de Gilets jaunes vinrent scander devant son domicile  « Bonnard au placard ». On appréciera la rime.
    Deux jours après, le 22 novembre, Christophe Lejeune, député de Haute-Saône, crut sa dernière heure venue lorsqu’une vingtaine de Gilets jaunes tentèrent de forcer la porte de son domicile, finissant par la cadenasser.
    – Le même jour, Olivier Gaillard, député du Gard, eut le bonheur de voir devant sa permanence un cercueil avec la pancarte: « Macron, Gaillard, dehors ».
    – Le 23 novembre  Mireille Robert, députée de l’Aude, fut effrayée quand une quarantaine d’hommes casqués et cagoulés menaçants parvinrent à s’introduire chez elle.
    Pendant la nuit du 26 au 27 novembre à Carpentras, la permanence du député de la 3e circonscription du Vaucluse, Adrien Morenas, fut murée par des parpaings colmatés avec de la mousse expansive.
    Le lendemain 28 novembre, ce fut le  député de la Moselle, Ludovic Mendes, qui reçut un courrier d’insultes commençant par « Ludovic Mendes la petite pute de Macron ».
    Le 29 novembre, la députée LaREM de l’Eure,  Claire O’Petit,  raconta  que sa permanence de Vernon avait  été vandalisée à coups de masse après son passage sur LCI où elle critiqua les Gilets jaunes. « Mon discours n’a pas plu à certains et ils ont voulu se venger. Ce sont des actes inadmissibles ».  
    Le 2 décembre,  ce fut la députée vendéenne Patricia Gallerneau qui eut la mauvaise surprise de trouver une dizaine de poubelles déversées devant sa permanence de La Roche-sur-Yon.
    De son côté le 3 décembre  Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine  et premier questeur de l’Assemblée nationale, se plaignit  d’intimidations physiques : « vers 7 h 30 du matin,  je sortais de mon domicile à Rennes pour me rendre à ma permanence pour recevoir une nouvelle délégation de Gilets jaunes, quand un homme cagoulé posté devant chez moi me lance une mise en garde sans ambiguïté. Il me prévient que si je continue à défendre la politique d’Emmanuel Macron,  je prends des risques énormes. »
    Le même jour Élise Fajgeles, députée de la 5e circonscription de Paris, dit avoir reçu des menaces de mort  après avoir reconnu sur le plateau de CNews ignorer le montant du Smic.
    Le 5 décembre la députée de Paris Olivia Grégoire, compagne d’Emmanuel Valls, affirme avoir reçu par mail des messages d’une « violence incommensurable […] Ceux qui m’ont le plus touchée disaient que le fait que je n’aie pas d’enfant me disqualifiait en tant que parlementaire ».
    Ce même 5 décembre Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, aurait vu les numéros de téléphone de ses proches diffusés sur les réseaux sociaux.
    Le 6 décembre Émilie Chalas, députée de la 3e circonscription de l’Isère, aurait  annulé à la dernière minute une réunion publique après avoir été victime de menaces dites « sérieuses ».
    Le 7 décembre à Saint-Omer (Pas-de-Calais) le député Benoît Potterie a reçu dans son courrier une cartouche de fusil accompagnée d’un mot menaçant.
    Le 8 décembre la députée Jacqueline Dubois a vu sa voiture et celle de son époux s’enflammer devant leur domicile de Vézac (Dordogne).
    Le même jour c’est la permanence du député Marc Delatte, à Chauny (Aisne) qui a été vandalisée, et taguée avec les mots  « Démission FDP, Gilet jaujaune ».
    Dans la nuit de samedi 8 et dimanche 9 décembre, la permanence d’Anne-Laure Cattelot députée du Nord, fut également  vandalisée et taguée avec les mots « En marche racketteur », la députée se plaignant en outre que ce n’était pas la première fois. « J’ai déjà été victime d’intimidations et de menaces, lors des 80 km/h ».
    Le 15 décembre, le député de l’Eure Bruno Questel s’est plaint d’une tentative d’intimidation de 40 Gilets jaunes, de coups de feu tirés devant son domicile, et d’un cortège de  20 voitures défilant en klaxonnant.
    Dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 décembre, des inconnus s’en prirent  à la permanence du député de Gironde, Florent Boudié, dans le centre de Libourne, inscrivant à la peinture jaune fluo  « Bonne année islamo-collabo » .  
    Le 4 janvier le député de la Vienne Sacha Houlié annonça sur Twitter avoir porté plainte pour  dégradations commises sur sa permanence à Poitiers, avec  des inscriptions et de la paille déposée.
    Le même jour 4 janvier la députée de Paris Olivia Grégoire constata également des dégradations sur  sa permanence.
    Le 12 janvier, Élisabeth Toutut-Picard, députée de Haute-Garonne, Mickaël Nogal, député LREM de Haute-Garonne et Jean Terlié, député LREM du Tarn, se plaignirent de se sentir sans cesse menacés.
    Si l’on ajoute à cette liste non exhaustive les menaces pesant sur des ministres et un président honni de presque tous, on voit que le système est arrivé à sa fin, le dernier épisode concernant la maison de Ferrand qui aurait failli brûler.
    Certes nous ne pouvons personnellement cautionner des voies de fait, mais peut-être tous ces gens devraient-ils enfin écouter le peuple au lieu de le mépriser, de le maltraiter, et de vouloir ignorer que lorsqu’on ne fait plus qu’un repas tous les deux jours comme aux pires années du XIXe siècle pour pouvoir nourrir ses enfants (lisez ou relisez Jean Christophe, de Romain Rolland), lorsqu’on doit vivre en manteau ou en blouson dans des appartements glacials car on ne peut plus se chauffer, le coût de l’énergie étant déraisonnable, lorsqu’on laisse ses dents se gâter parce que les frais dentaires sont trop élevés, on ne s’étonnera pas de la haine que peuvent susciter les privilégiés d’un système qui a largement fait son temps.
    Louise Guersan pour ripostelaique.com

  • Paul-Marie Couteaux : « Il faut trancher le nœud gordien de la dette publique »

    Comment faire baisser une dette qui obère lourdement le budget national ? Lapalisse le dirait d'un mot en diminuant la dépense pour pouvoir rembourser plus vite. Quelles sont les économies immédiatement réalisables ? C'est la question que nous avons posée à Paul-Marie Couteaux, ancien député européen, fondateur du mouvement appelé par lui souverainiste.

    ENTRETIEN avec   abbé G. de Tanouarn

    Paul-Marie Couteaux, vous m'avez pris au mot dès que j'ai évoqué avec vous la dépense publique, en me disant : c'est le grand problème aujourd'hui !

    Entre 2007 et 2017 les prélèvements obligatoires ont bondi de 820 à 1 038 milliards d'euros - soit 220 milliards en dix ans. Quand un patron donne 100 euros bruts à un salarié, il lui en coûte, avec les charges patronales, environ 150 euros. Mais le salarié, soumis lui aussi à des charges, n'en perçoit que 72 nets. Comme il est imposé sur le revenu à environ 30 %, il ne lui en reste que 49 euros en pouvoir d'achat, ensuite soumis à une TVA de 20 % - sans parler des frais annexes, type TIPP. Donc, sur les 150 euros déboursés pour le salarié, l'État prélève plus de 110, il reste au salarié 40 en pouvoir d'achat réel, moins d'un tiers. C'est ainsi que la dépense publique, donc les prélèvements obligatoires, tue l'initiative, la valeur travail, nos industries, nos emplois, bref le pays entier.

    Je n'ai jamais cru que l'essentiel des épouvantables problèmes qu'affronte la France se pose en termes économiques, financiers et sociaux l'essentiel est à mes yeux d'ordre diplomatique, mais c'est un autre sujet il reste bel et bien que ce qui passe pour « le Grand débat » organisé en réponse aux Gilets jaunes n'aborde pas sans raison le problème de la dépense publique en priorité, ce qui me fait dire que le mouvement est plutôt d'inspiration libérale   nous voulons vivre de notre travail dignement, sans être taxé en nos moindres gestes. Il faut donc travailler intellectuellement sur l'énorme question de la dépense publique. Le déficit du budget de l'État (de l'État : seul je ne parle pas ici du déficit public, cumulant ceux de toutes les personnes publiques, beaucoup plus lourd), dépassa 80 milliards en 2018, et pourrait atteindre 100 milliards en 2019 - j'arrondis, ces chiffres n'étant pas définitifs. Je pense que l'on peut économiser en 5 ans 150 à 180 milliards d'euros, à raison de 30 à 35 milliards par an, commençant la première année par 15 milliards, augmentant graduellement le volume annuel - c'était un peu le programme de François Fillon.

    Pour y parvenir, il faut une certaine relance, d'abord par un euro moins fort, envisageable grâce à la politique dépensière de l'Italie, laquelle, déjà très endettée, va faire plonger l'euro, et une vraie réforme fiscale supprimer les taxes qui pullulent sans raison, diminuer l'impôt sur les successions qui pèse sur le patrimoine et la transmission d'entreprise. Aussi modifier les tranches de l'impôt sur le revenu de sorte que les plus élevées soient allégées. Instituer une TVA sociale qui dopera les exportations, élever le taux supérieur de la TVA pour décourager les produits importés (taxer les transporteurs maritimes et aériens, quasiment exonérés, alors qu'ils polluent bien plus que nos voitures à la campagne et nourrissent un commerce international fou). Pour finir, revoir bien des niches fiscales - les faveurs fiscales accordées aux journalistes sont injustifiables, pur « effet de féodalité ».

    Alors, où sont ces fameuses économies que vous dites possibles ?

    Des économies, on peut en faire partout. Pour cela, il y a un préalable absolu il faut partout substituer une contre-culture de l'économie (une mentalité du « faire beaucoup avec peu », qui est une véritable joie du vrai service) alors qu'on dépense souvent beaucoup pour peu de résultat. J'en ai vu à différents stades de ma carrière pour citer deux de ceux où j'ai servi, on est plus économe au ministère des Armées que dans certains services du Premier ministre, où par exemple la manie des réunions gaspille un temps fou. Où sont les Tardieu et les De Gaulle, grands commis de l'État, dont le service était le sens de leur vie, et qui restèrent économes de ses deniers ? Sans parler des crédits que l'on se doit de dépenser coûte que coûte en fin d'année, pour ne pas voir son budget réduit l'année suivante. Bref, il faut casser, et sanctionner, l'omniprésente « culture de la dépense », névrose qui a peu à peu envahi les cerveaux des décideurs à tous les échelons ces dernières décennies, surtout depuis 1981 - mais la France n'a connu aucun budget à l'équilibre depuis 1974, date charnière de la mort de Pompidou.

    On a l'impression que dans certaines administrations, la dépense devient un but en soi...

    Oui, c'est exactement ce que j'ai appris à Sciences Po et à l'ENA. On a formé des élites avec l'idée que dépenser n'est pas un problème, qu'il y aura toujours moyen d'emprunter et réemprunter pour refinancer la dette. La doxa politique et administrative est que, non seulement la dépense n est pas grave, mais qu'elle est bonne en elle-même, au point qu on juge un ministre sur son volume de dépense. Regardez par exemple le ministère de la culture, il vérifie parfaitement cette règle est bon ministre celui qui a un « meilleur » budget, donc dépense plus que son prédécesseur. On s'habitue ainsi à ne plus compter. Tout cela repose bien sûr sur le présupposé keynésien selon lequel, pour simplifier à l'excès, un pays se porte d'autant mieux que son Etat dépense beaucoup. Certes, dépenser, cela peut être profitable à certaines périodes, comme ce le fut dans l'après-guerre, ou lors de la crise de 2008-2009, mais le choix du déficit doit être l'exception, et l'équilibre, ou l'excèdent, la règle. Le côté absolutiste de la culture de dépense n'est hélas pas seulement keynesienne (en gros « de gauche ») elle est aussi d'inspiration libérale, spécialement bancaire. L'excès de la dépense publique se fait dans une connivence assumée avec les banques, qui, par elle, ont littéralement pris l'ascendant sur l'État - c'est vrai pour de nombreuses vies privées, des entreprises publiques ou des collectivités territoriales, mais c'est encore plus grave pour l'État. La gauche n'a pas du tout fait son travail de résistance aux féodalités financières, comme elle l'a proclamé toute honte bue.

    Il y a une vache sacrée (c'est ainsi que nous parlons à Monde&Vie), un autre tabou : le problème de l'Union européenne.

    Il faut en effet faire des exemples. Pour arriver à plus de 30 milliards d'économies annuelles, il faut simplement avoir le courage politique (oui le courage, ce peut être simple) de trancher le « nœud gordien » dans plusieurs secteurs bien précis. J'en ai un à proposer, qui est de saison : la contribution aux institutions européennes, qui dépasse désormais 20 milliards - et pourrait, d'après le président Macron, augmenter encore sous peu. Il y a là trois sources d'économies, une directe, deux indirectes.

    La directe, je l'ai vue à l'oeil nu, et l'ai dénoncée dans plusieurs articles L'Union Européenne, Commission et Parlement en tête, vit dans une gabegie permanente batteries de fonctionnaires mal contrôlés et très payés car expatriés frais de traductions et de traducteurs multiples insouciance générale de la dépense (comme cette obsession fédéraliste de vouloir déménager le Parlement européen à Bruxelles, ne laissant substituer qu'une semaine de travail à Strasbourg, où tout un parlement est maintenu en vie pour 4 à 5 jours par mois - et ce n'est qu'un exemple, auquel je pourrais ajouter d'autres, telles les économies que nous ferions si, au lieu d'envoyer au Parlement européen des députés européens, nous envoyions des députés et sénateurs français qui siégeraient à Strasbourg quelques jours par mois - ce que font les Danois d'ailleurs. Disons que, au risque de sabrer dans les retours, dont la PAC (dont les bons effets sont loin), il faut cantonner la contribution française à 8 ou 9 milliards, ce qui fait plus de 10 milliards d'économies.

    Sortir de l'obsession européenne permet des économies plus indirectes : les unes parmi les administrations françaises qui, de plus en plus nombreuses, « travaillent avec Bruxelles » et qui sont disséminées dans les ministères à Paris et dans lesThalys. D'autres plus psychologiques car la dépense augmente à mesure que diminue la souveraineté de l'État, ce qui n'est pas un paradoxe. L'État dépense parce qu'il n'a plus d'autorité sur le reste, la dépense devenant seule source d'autorité. Regardez : l’État ne peut plus intervenir sur la politique agricole, la politique industrielle lui échappe tout autant puisqu'elle porte atteinte au dogme très surveillé de la « libre concurrence », la politique monétaire est à Francfort. Du coup, la seule chose que gèrent encore les États, c'est la fiscalité et la dépense, où, nonobstant la règle des 3 %, d'ailleurs souvent bousculée, on s'en donne à cœur joie.

    Et la haute-fonction publique, n'est-elle pas trop payée ?

    Ne confondons pas les rémunérations des fonctionnaires, même les plus hauts placés (plutôt mal payés en France, beaucoup étant encore animés par l'idéal de service de l'État) et les agents hors cadres, principalement les contractuels, ceux des innombrables comités Théodule - il y en aurait plus de 400 mais je suis pas sûr que quiconque puisse les dénombrer. La séquence Chantai Jouanno, dont on a découvert qu'elle bénéficiait d'un salaire mensuel de 15 000 euros (bien supérieur à celui des ministres) est très significative de la gabegie au profit d'agents publics qui sont en réalité des amis politiques ou des recasés divers. Mitterrand a multiplié les Comités Théodule pour d'innombrables copains devenus contractuels « hors-cadres ». Il faut là, dès la première année « une commission de la hache ».

    Il y a aussi, surtout, les doublons. Christian Sautter, ministre des Finances dans le gouvernement Jospin s'était avisé que la direction du trésor et la direction des impôts doublonnaient fâcheusement, avec des deux côtés, dans les préfectures, un parc immobilier de premier plan, etc. Eh bien, après une grève mémorable des impôts (vous pensez !) c'est Sautter qui sauta. Les doublons, ce sont aussi les agents « au placard » à qui sont données des fonctions-bidons ambassadeurs indésirables et priés de rester chez eux (avec traitement), professeurs en arrêt longue maladie (quand ils déclarent avoir peur des élèves, et on les comprend quelquefois) mais qui, titulaires, ont la garantie de l'emploi. Et il faut regarder de près les administrations déconcentrées, qui doublonnent avec les agents des régions et des départements, eux-mêmes trop nombreux, et qui doublonnent aussi, d'ailleurs, dans le fameux « mille-feuilles » - un autre sujet, mais qui pèse également sur les impôts dits « locaux ». En bref, il ne s'agit pas de trouver de gros blocs de fonctionnaires à supprimer, le problème est partout. N'oublions pas aussi les économies transversales - par exemple le coût énorme des délégués syndicaux, nombreux et littéralement payés à ne rien faire.

    À Monde&Vie, nous insistons sur le coût de l'immigration, que l'on n'ose rappeler...

    L'immigration est un énorme tabou - mais ne prétendons pas le traiter ici, d'abord parce qu'il concerne encore plus le déficit public que celui de l'État seul, sur lequel je préfère me concentrer. Combien d'administrations, Justice, Police, Éducation Nationale, les affaires sociales, dont les services redoublent de tâches en raison d'une « intégration » d'autant plus chère qu elle rate largement, et « consomme du fonctionnaire » à tour de bras. Sans parler de bidules invraisemblables comme l'AME, l'Aide Médicale d'État, qui dans l'intention de son concepteur Lionel Jospin devait rester un dispositif de secours. Aujourd'hui, il coûte plus d'un milliard par an, et croît à mesure qu'on le connaît dans le monde malencontreusement on attrape, ou plutôt on déclare avoir attrapé une maladie de longue durée au cours d'un séjour en France, et l'on est soigné gratuitement - et en longue durée.

    Il faut tout faire pour arrêter le chaos migratoire et, pour cela, n'accepter, y compris pour le regroupement familial (principale porte d'accès, et de loin) que des gens qui parlent parfaitement le français avec un triple examen organisé sur place par les consulats un examen de langue (pas simplement parlée mais écrite, et bien écrite), un autre de culture littéraire, un troisième d'histoire et de civilisation françaises. Cela réduirait les coûts, favoriserait l'intégration, encouragerait au passage la francophonie. Et réduire la dépense c'est aussi, bien sûr, décourager les flux cercle vertueux !

    Quel rapport entre la baisse des dépenses et le souverainisme ?

    Le refus de l'endettement (qui inquiétait tant François Fillon) est au centre du logiciel souverainiste dépenser, créer du déficit donc de la dette, c'est créer une dépendance mortifère vis-à-vis des banques. Emprunter sans fin, c'est se mettre dans la main des banquiers qui, non seulement inspirent des politiques économiques sans lien nécessaire avec le Bien Commun mais aussi, un beau jour, peuvent très bien nous demander de vendre des bijoux de famille, et des plus stratégiques, pour se rembourser. Être souverainiste, c'est vouloir l'État libre - comme on voulait jadis rendre « le roi libre ». Foin des oppositions plates et bavardes entre le dirigisme et le libéralisme (je suis pour les deux, comme De Gaulle) la politique consiste à chercher des équilibres naturels, avec pragmatisme, sans esprit de système, selon les circonstances, dans le but premier de rentre l'État libre - aussi bien vis-à-vis des puissances étrangères que des féodalités intérieures. C'est d'ailleurs l'une des bonnes définitions que l'on pourrait donner du souverainisme !

    monde&vie 8 février 2019