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France et politique française - Page 2411

  • Pour Benjamin Griveaux, avoir des convictions ou être lucide, c’est diffuser des “fake news”

    Pour Benjamin Griveaux, avoir des convictions ou être lucide, c’est diffuser des “fake news”

    Charlotte d’Ornellas dénonce avec talent la mauvaise foi de Benjamin Griveaux :

    Benjamin Griveaux annonce un débat hyper respectueux et sans caricature, à l’approche de la révision des lois de bioéthique : « Déjà que les européennes vont être sympas mais là, ça va être de la fake news en ébène massif sur les cellules souches, la recherche sur les embryons ou encore les accusations sur l’eugénisme généralisé. Wauquiez était d’ailleurs assez en avance là-dessus. Quant à LR, ils vous mettent François-Xavier Bellamy en tête de liste, vous avez compris. »

    Cette déclaration est intéressante pour se faire une idée du sérieux de l’appellation « fake news »…

    + Sur les cellules souches, je le laisserai développer avant de commenter.

    + Sur la recherche sur les embryons : le rapport parlementaire préconise en effet d’étendre cette recherche, ou même d’autoriser la création d’embryons transgéniques :

    – Proposition 15 : allonger la durée de culture de l’embryon

    – Propositions 16 et 17 : assouplir le régime juridique de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines

    – Proposition 18 : autoriser la recherche portant sur les cellules germinales de l’embryon

    – Proposition 19 : lever les interdits de création de l’embryon transgénique.

    Les embryons sont devenus une matière première traitée sans aucune considération pour le vivant. S’en offusquer relève plus de l’opposition que de la « fake news ».

    + Sur l’eugénisme : le rapport préconise bel et bien d’étendre les tests afin de mieux trier les embryons sains des embryons malades.

    Les différents diagnostics pré-conceptionnels, pré-implantatoires et pré-nataux et l’éventuelle extension du recours à certains d’entre eux (Propositions 25 et 26) ne visent qu’une chose : repérer des maladies et trier les embryons pour ne garder que des enfants « sains » (ou avoir recours à une IMG en cas de découverte pendant la grossesse). On peut se débattre dans tous les sens, mais les mots ont un sens : c’est de l’eugénisme. Il n’est pas étatisé dans la mesure où il repose un fine sur des décisions individuelles, mais il est bien réel et pratiqué. Le dire relève bien plus de la lucidité – que la pratique soit assumée ou décriée – que de la « fake news ».

     
  • LA POLICE DE LA PENSÉE VEUT FAIRE FERMER LE COMPTE FACEBOOK D'ALBAN D'ARGUIN

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    Depuis des années, Alban d'Arguin mène un combat exemplaire contre l'implantation des éoliennes en France. La parution, en 2017, de son livre-choc, Éoliennes un scandale d'État cliquez ici, a eu un énorme retentissement grâce, en partie, au innombrables relais qu'il a obtenu sur les réseaux sociaux. 

    Le lobby affairiste pro-éolien l'a bien compris et, aujourd'hui, il demande la fermeture du compte d'Alban d'Arguin. Tel Youtube fermant arbitrairement la chaine des Brigandes dont la chanson Saletés d'éoliennes va dans le même sens, Facebook risque de donner satisfaction aux saccageurs de nos campagnes.

    Nous appelons tous nos lecteurs à réagir contre ces minables manoeuvres visant à priver les combattants non-conformistes de leurs moyens d'expressions en leur manifestant leur solidarité en leur écrivant sur leurs comptes FB cliquez là ou, mieux encore, en diffusant leurs livres (ou CD) autour d'eux. Demain, il sera trop tard...

    S.N.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Marine Le Pen : « Ma convocation est un dévoiement total des institutions de la part de La France insoumise ! »

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    Marine Le Pen, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, réagit à sa convocation par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite initiée par le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. Elle dénonce la complaisance pour les violences d’extrême gauche qui se multiplient en ce moment.

  • Gilets Jaunes : condamnations en cascade – Journal du 13 février 2019

     

    Gilets Jaunes : condamnations en cascade

    Alors que le mouvement des Gilets Jaunes se poursuit dans le temps, le gouvernement continue sa marche répressive. Après de nombreux débats sur la réponse policière, le temps est venu pour la réponse pénale. Visiblement, l’heure n’est plus au laxisme.

    Ma santé 2020 : Une nouvelle couche !

    Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, présentait ce mercredi son nouveau projet de loi censé lutter contre les déserts médicaux. Sans surprise, le texte se présente dans la continuité de l’exercice de Marisol Touraine avec toujours plus de bureaucratie et d’injonctions.

    Permis de conduire: en route vers le changement

    Trop long et trop coûteux, le permis de conduire pourrait connaître un profond changement. Le gouvernement réfléchit à l’inclure dans le service national universel alors que les auto-écoles crient à l’ubérisation du secteur.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-condamnations-en-cascade-journal-du-13-fevrier-2019

  • La méfiance des Gilets jaunes envers le gouvernement est de plus en plus profonde

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    La nouvelle grande enquête de la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch réalisée par l’Ifop ce mois-ci permet de mettre en lumière une fracture entre la France des Gilets jaunes et le reste de la société. En effet, sur de nombreux points cruciaux pour la société actuelle les chiffres marquent un écart important.

    Par exemple, 62% des Gilets jaunes (soit 19 points de plus que dans l’ensemble de la population) souscrivent à l’idée selon laquelle le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins. D’autres sujets qui sont plus polémiques dans notre société atteignent aussi des taux surprenants.

    Ainsi, près d’un Gilet jaune sur deux (46%) adhère à la théorie du grand remplacement, soit un niveau d’adhésion pratiquement deux fois plus élevé que dans l’ensemble de la population. Et de la même manière, 44% (contre 22% des Français) se disent d’accord avec l’idée selon laquelle il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale. Cette enquête corrobore la méfiance grandissante à l’égard des médias traditionnels que l’on a pu constater dernièrement.

    https://fr.novopress.info/213589/la-mefiance-des-gilets-jaunes-envers-le-gouvernement-est-de-plus-en-plus-profonde/

  • « Djihadistes français : de la trahison »

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     CHRONIQUE - La France doit-elle accepter le retour de combattants qui ont renié la nation et ses valeurs ? Les grilles d'analyse traditionnelles ne permettent pas d'apporter une réponse efficace et satisfaisante. Car les djihadistes français ne sont pas simplement des criminels, mais des traîtres. [Le Figaro, 8.02]. On verra que Mathieu Bock-Côté repousse très loin ou très profond les limites de son analyse. De sorte qu'elle sous-tend une seconde question : n'y a-t-il pas aussi trahison de la part de ceux - gouvernants, élites, médias - qui leur ouvrent les portes de leur retour ? C'est très clair pour nous : la réponse est oui.   LFAR 

    L'impuissance politique et intellectuelle des nations occidentales

    Il y a peu de questions aussi délicates que celle du retour des djihadistes occidentaux dans leurs pays respectifs, et elle fait débat en France en particulier. Faut-il accepter qu'ils reviennent, et si oui, à quelles conditions ? Que faire de ceux qui se sont engagés dans une « guerre sainte » contre leur civilisation et leur pays, et qui aujourd'hui, espèrent souvent y revenir en étant traités comme des citoyens de plein droit.

    Même la question des enfants, aussi déchirante soit-elle, ne se laisse pas traiter en des termes simplement humanitaires, comme l'a finement posé Sonia Mabrouk dans son roman Dans leur cœur sommeille la vengeance, consacré aux lionceaux de Daech. Mais ce qui frappe, surtout, au-delà des questions prosaïques posées par le retour des djihadistes, c'est la confusion intellectuelle qui l'entoure. Comment les considérer du point de vue de la communauté nationale ? C'est là que surgit un terme que la philosophie politique contemporaine semble proscrire : la trahison. Nous avons une étrange difficulté à dire : ce sont des traîtres. Comme si ce terme heurtait la conscience contemporaine, qu'il était trop dur. Raymond Aron était le premier à convenir du flou qui entoure la notion de trahison, mais il ne la congédiait pas pour autant. Une philosophie politique incapable de la prendre au sérieux est une philosophie politique de temps de paix. 

    On a tendance à dissoudre la question de la trahison dans une forme de relativisme reconnaissant à chacun de bonnes raisons à son engagement. Le djihadiste français ne trahirait que de notre point de vue. Du sien, il servirait une cause légitime justifiant le plus grand sacrifice, ce qui devrait presque nous pousser à le comprendre, voire à le respecter. C'est oublier que la nation n'est pas qu'une fiction historique mais qu'elle nous engage dans le monde et qu'on ne saurait se retourner contre elle en lui déclarant la guerre sans rompre radicalement avec elle, de manière irréversible.

    Certes, après une guerre civile, il peut être nécessaire de rassembler des fils divisés, qui se sont accusés mutuellement de trahison pendant un temps. C'est le rôle d'un grand réconciliateur, capable de réparer la pire des fractures, celle du corps politique. Mais ce n'est pas de cela dont il s'agit ici. Nous sommes devant de vrais renégats, qui se sont rendus coupables de félonie. Cette déloyauté absolue n'entre pas dans les catégories ordinaires du droit. Quel que soit le traitement qu'on leur réserve, on ne saurait les considérer comme des citoyens parmi d'autres. Il y a des limites à l'humanitarisme sénile. Un juridisme extrême condamne à l'impolitique. Leur geste implique un traitement d'exception qui ne relève pas de l'évidence. Quand elle est possible, la déchéance de nationalité devrait au moins aller de soi.

    On ne saurait se laisser bluffer non plus par cette mauvaise blague en forme de théorie de psychologie populaire qu'est la déradicalisation. La déradicalisation postule que l'homme parti faire le djihad est un dérangé, troublé psychiquement, et non pas, tout simplement, un ennemi qui a consciemment décidé de s'enrôler dans une « guerre sainte ». On s'imagine qu'il suffirait de trouver les bons arguments, et les bons mots, pour qu'au terme d'une thérapie modératrice, il réintègre la communauté nationale. Ici, le djihadiste est victimisé. Justin Trudeau, au Canada, a même laissé entendre que les ex-djihadistes repentis pouvaient servir d'exemple à leurs concitoyens, pour les dissuader de basculer dans le terrorisme. Au mieux, cela relève du comique involontaire. 

    Ce qui surgit en fin d'analyse, c'est la question de la nation, qu'on ne saurait plus enfermer dans une définition strictement juridique, seule censée correspondre aux « valeurs républicaines ». Quoi qu'on en dise, la nation n'est pas qu'une construction formelle. Elle a une part charnelle, affective, qui engage le cœur et l'âme. Mais rappeler cela fait désormais scandale.

    On est en droit de se demander si les djihadistes n'étaient pas que des Français entre guillemets, jouissant de droits qu'ils n'ont jamais équilibrés avec quelques devoirs, qu'ils n'ont jamais aimés non plus. Leur cas n'est-il pas symptomatique d'une décomposition identitaire grave  ? Ces hommes auraient-ils senti monter en eux la vocation au djihad s'ils avaient vécu dans un environnement culturel cultivant une représentation du monde qui lui est favorable ?

    Dès lors, la question des djihadistes français qui après leur aventure syrienne, espèrent revenir chez eux, et trouvent des alliés pour les soutenir, révèle surtout l'impuissance politique et intellectuelle des nations occidentales, et leur difficulté à comprendre leur basculement dans des temps tragiques.   

    Mathieu Bock-Côté 

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (éd. VLB, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (éd. Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille (éd. Boréal, 2007). Ses derniers livres : Le multiculturalisme comme religion politiqueaux éditions du Cerf [2016] et le Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/02/10/djihadistes-francais-de-la-trahison-6127902.html

  • Les économies ? Ça rapporte à tout le monde !

    Est-il possible de baisser la dépense publique sans menacer la sacro-sainte redistribution des biens sur laquelle est fondée la morale dénoter état socialiste  ? Les statistiques étrangères disent que oui. Trop d’argent redistribué, c’est moins d’argent pour tout le monde !

    Les politiques français ont tout de suite mis en avant le coût des politiques publiques, c'est-à-dire qu'ils ont tout de suite établi, pour ne rien réformer, un quintuple lien entre dignité et qualité de vie, qualité de vie et pouvoir d'achat, pouvoir d'achat et fiscalité, fiscalité et dépense publique, dépense publique et services publics. Pour faire court si tu veux être heureux, attends tout de l'État !

    Chaque lien pourrait et devrait être discuté. On peut imaginer, pour ne donner qu'un exemple, qu'étant mieux considérés dans leurs opinions les Français ne se sentiraient pas si indignes d'être pauvres leur indignité économique ne devient une indignité existentielle que parce que le politique a réduit l'existence à l'économique.

    Mais revenons aux équivalences réductrices sur les politiques publiques, Macron et ses fortes paroles en tête « Faut proposer des vraies reformes, mais la vraie réforme, elle va avec la contrainte, les enfants! Parce que si derrière on veut ceci, comment on le finance ? C'est pas open bar. Le bar, c'est le nôtre. » 24 janvier).

    Les dépenses publiques, toutes les dépenses publiques, sont assimilées, par Macron, à un service public, ce qui signifie que l'État, à travers les paroles de son chef, ne veut pas fondamentalement remettre en cause la manière dont il dépense, développant une solidarité prodigue, une administration dont on ne questionne pas la productivité et une dette financière qui augmente vertigineusement. La fiscalité, directe et indirecte (la TVA représente plus de 50 % des recettes de l'État), est supposée financer des services profitant à tous. On décrit ainsi une fatalité de la dépense mieux dépenser ne se traduirait qu'en moins dépenser, moins dépenser signifierait supprimer des services, qu'il s'agisse d'école ou de prestations sociales. Si on voulait conserver le service, il faudrait nécessairement augmenter l'impôt - par exemple en allant le chercher dans les successions, déjà plus taxées en France que partout ailleurs (les récents sondages faisant apparaître une forte volonté des Français pour la diminution de cet impôt spoliatoire).

    Il faut regarder ailleurs

    Laissons de côté l'examen de la réalité des services (les enfants savent-ils lire en sortant du primaire, par exemple ?). Regardons plutôt ce qui se passe quand on échappe à l'apparente logique administrative de ces équivalences en cascade, que Macron nous présente comme fatale.

    Il y a plusieurs alternatives. Depuis la crise financière de 2008, plusieurs pays ont adopté des politiques budgétaires très différentes certains ont à la fois baissé leurs recettes (entendez les impôts) et leurs dépenses, comme le Canada et le Luxembourg. D'autres ont augmenté et leurs recettes et leurs dépenses, comme la France, le Mexique, le Japon, etc. D'autres, comme l'Autriche, l'Allemagne, ou l'Espagne, ont baissé leurs dépenses et augmenté leurs recettes. Sur la période 2009-2013, la croissance annuelle des pays qui ont tout baissé a augmenté de 2,4 %. La croissance n'a augmenté que de 0,8 % pour ceux qui n'ont baissé que leurs dépenses, et de 0,4 % pour ceux qui ont tout augmenté, comme la France.

    La première leçon à tirer de cet examen international est que la redistribution à la française ne bénéficie pas du tout au pays le modèle du "toujours plus prélevé, toujours plus distribué"(1) immobilise l'économie. Pour le plus grand nombre, le niveau de vie stagne, la part des dépenses contraintes augmente, surtout pour les plus pauvres, et le pouvoir d'achat réel diminue et avec une croissance en berne, aucune chance qu'une quelconque mécanique vertueuse se mette en place, même avec des entreprises prêtes à considérer autrement le profit et le travail.

    La seconde leçon est que l'État doit arrêter de confondre son appareil et son action le but de l'impôt n'est pas d'entretenir un État obèse et inquisiteur au motif que l'État redistribuerait, quelles que soient les conditions et les résultats de cette redistribution.

    La troisième leçon est qu'il faut sortir d'une logique binaire selon laquelle on ne pourrait pas avoir à la fois un impôt raisonnable et un service public de qualité c'est-à-dire, somme toute, une redistribution solidaire. C'est comme si un entrepreneur expliquait qu'il ne peut pas à la fois fabriquer un produit de qualité, bien payer ses employés et le vendre à un prix honnête. Beaucoup d'entrepreneurs réussissent à résoudre cette équation à trois variables.

    Ce n'est pas en spoliant les Français de leur capital immobilier, de leur épargne, de leur salaire que l'État arrivera à améliorer le sort de chacun. Ce n'est pas en arbitrant sans cesse en faveur de l'investissement au détriment du travail que l'État arrivera à rendre leur dignité aux travailleurs. L'État doit apprendre à être efficace, et cette efficacité pose la question directe de son rôle la vocation de l'État est-elle de se substituer en permanence aux relations personnelles ?

    1) En France, les prestations sociales représentent plus de la moitié de la dépense publique, alors assimilée à de la redistribution.

    Hubert Champrun monde&vie 8 février 2019

  • François Bousquet : «le débat national a déjà eu lieu sur les ronds-points»

  • MACRON VERSUS GILETS JAUNES : DE QUOI LE MACRONISME EST-IL LE NOM ?

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    Franck Buleux Métainfos cliquez ici

    Emmanuel Macron, issu des grands corps de l’État et proche de l’ancien président de la République François Hollande, favorable à l’Union européenne, est le prototype des élites transnationales. Son score du premier tour à l’élection présidentielle d’avril 2017, 24% des suffrages exprimés, représente le regroupement d’électeurs libéraux et sociaux-démocrates dont le but est la continuité et la pérennisation du système politique actuel, par la multiplication des réformes économiques, politiques, sociales et sociétales. L’espace politique transnational souhaité va, en effet, des libéraux aux socialistes, en passant par certains démocrates-chrétiens et écologistes (l’opération Nicolas Hulot a fait long feu mais a bel et bien existé). Un quart des Français a voté pour le candidat européen, favorable au système. Ce score flatteur pour un novice en politique (Jacques Chirac n’a jamais dépassé 21% des suffrages exprimés, au premier tour d’une élection présidentielle) ne doit pas nous leurrer, elle est largement due à la déstabilisation annoncée par l’hebdomadaire Le Canard enchaîné du candidat libéral-conservateur, François Fillon, qui a plafonné à 20%, piètre score pour une personnalité censée représenter l’ensemble des voix « de la droite et du centre », appellation de la primaire qui permit à l’ancien élu de Sablé-sur-Sarthe de battre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Rappelons tout de même que les candidats gaullistes et libéraux représentaient plus de 40 % il n’y a pas si longtemps dans les urnes, y compris après l’apparition du FN de Jean-Marie Le Pen.

    Les 24% d’Emmanuel Macron sont donc issus à la fois de l’effondrement de la droite et du centre mais aussi du Parti socialiste (PS). Ce parti « attrape-tout » qui a culminé à près de 40 % en juin 1981 s’est effondré à un peu plus de 6% en avril 2017. L’échec fut tellement patent que le président sortant François Hollande ne s’est même pas représenté et le candidat Benoît Hamon a, après sa cuisante défaite, perdu son siège de député des Yvelines et quitté, aussitôt, le PS pour fonder un groupe Génération.s. Sans doute pour lier la tradition mitterrandienne (Génération Mitterrand en 1988 lancé, notamment, par le chanteur Renaud) et la modernité digitale avec le point s (.s).

    La fusion électorale entre ces deux groupes d’électeurs a créé le macronisme ou les Marcheurs.

    Marcheurs, mais eux ils marchent vraiment…

    Face au macronime conquérant, le 17 novembre 2018 a vu la naissance et le développement d’un groupe lui-aussi informel, les Gilets jaunes. Comme En marche !, on n’adhère pas à ce mouvement. On est En marche ! comme on est Gilet jaune. Il n’y a pas de cotisation à payer mais une affirmation devant les caméras des journalistes, société médiatique oblige !

    Les Gilets jaunes sont une réponse politique, et non seulement sociale, au macronisme. Les Gilets jaunes incarnent, à l’opposé des partisans d’Emmanuel Macron, une France discrète, oubliée, votant plutôt pour le Front national (FN), revenu Rassemblement national (RN) voici un an ou refusant de choisir en votant blanc ou nul (il est souvent plus ludique de voter « nul » que « blanc », s’agissant d’affirmer son mépris du système par un bulletin constitué par l’électeur lui-même ; le vote blanc n’était pas, contrairement au vote « nul » fondamentalement contre le système, nous reviendrons sur cet aspect lors d’un prochain bulletin).

    Contre le système, les Gilets jaunes établissent un réel rapport de force face à l’État-En marche ! Contrairement à son appellation, La République en marche (LRM) fait du sur-place tandis que les Marcheurs sont devenus, chaque samedi, des opposants fermes et réguliers au système.

    Le combat Macron/Gilets jaunes s’opère. Certains observateurs s’étonnent de la remontée d’Emmanuel Macron dans les enquêtes d’opinion mais cette « poussée » est logique.

    Une nouvelle offre politique ?

    Les Gilets jaunes s’opposent frontalement à la majorité politique, y compris physiquement, il semble ainsi naturel que le vote légitimiste composé de retraités, jadis majoritairement favorable à la droite classique, rejoigne les soutiens du gouvernement. Ainsi, le vote LR (Les Républicains) fond et Laurent Wauquiez aura des difficultés, via son candidat Bel-Ami (un clin d’œil à Maupassant), à maintenir le pourtant faible 20 % de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

    Il est ainsi clair que les Gilets jaunes représentent l’opposition, la seule, au président Macron, à son gouvernement et aux parlementaires majoritaires à l’Assemblée nationale.

    Un point important reste à définir, et il n’est pas le moindre : en effet, Emmanuel Macron, par son grand débat national, sait mobiliser ses troupes, et diviser, de surcroît, le mouvement des Gilets jaunes, notamment avec Ingrid Levavasseur, dont les soutiens proviennent, eux-mêmes, d’En marche !, du PS ou de l’ancien ministre et homme d’affaires condamné, Bernard Tapie.

    Il ne manque donc qu’un mouvement prompt à s’opposer, dans les rues mais aussi dans les urnes, à Emmanuel Macron.

    La France s’en prend à l’Italie. Pourquoi ? Parce que certains leaders du M5S (Mouvement 5 étoiles), parti populiste qui dirige, avec la Lega, la péninsule transalpine, sont venus, à Montargis, soutenir les Gilets jaunes ! Montargis, commune modeste du Loiret, centre de la trahison française au profit de l’Italie ! La Commedia del arte arrive dans l’Hexagone.

    Et alors ? Si les Gilets jaunes peuvent s’inspirer du M5S, à l’heure de l’Europe, quel serait le problème ? Au Parlement européen de Strasbourg, les partis politiques s’unissent et défendent des intérêts communs, ils créent même des partis politiques transnationaux. D’ailleurs, à ce sujet, on ne sait toujours pas avec qui vont siéger les futurs élus de LRM. Ils siégeront probablement « en même temps »…

    Face à cette France du système, il est temps qu’une force populiste émerge. De la même façon qu’En marche !, un mouvement populiste doit se structurer afin de représenter la France du géographe Christophe Guilly, la France non jacobine du philosophe Onfray, la France indépendante et libre de l’essayiste Houellebecq.

    Cette France ne mérite-t-elle pas, aussi, d’être représentée ? Les semaines qui viennent vont nous donner les réponses à ce besoin de nouvelle représentation nationale.

    Chaque samedi, le système nous le montre, au propre comme au figuré : tous les coups sont permis.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/12/macron-versus-gilets-jaunes-de-quoi-le-macronisme-est-il-le-6128171.html