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France et politique française - Page 2914

  • L'écologie : à droite toute !

    Frédéric Rouvillois est actuellement l'un des grands spécialistes de la Constitution de la Ve République. Il vient de commettre un ouvrage sur les leçons politiques du pape François intitulé La clameur de la terre. Il montre comment l'écologie, foncièrement antiprogressiste, est une valeur de droite.

    L'écologie intéresse-t-elle l'homme de droite ?

    C'est un champ que la droite doit se réapproprier, qui a été abandonné à la gauche, suite à la démission intellectuelle de la droite engoncée dans le fric et dans le matérialisme bourgeois des années 70. Le premier candidat écologiste à la Présidentielle est René Dumont en 1974. Malgré des origines politiques sulfureuses, il est ancré à gauche... À l'époque la droite ne lui dispute pas cet ancrage. Est-ce par une peur viscérale de tout ce qui pouvait ressembler à de l'agrarisme et à du pétainisme ? Il faut reconnaître pourtant qu'une droite fidèle à elle-même et à ses positions du XIXe et du XXe siècle, avait toutes les raisons d'être écologiste.

    En quoi consiste cette écologie de droite ?

    Elle consiste en la négation de l'idée de progrès indéfini, cette idée qui effectue la summa divisio entre la droite et la gauche. C'est toute l'ambiguïté d'un écologisme de gauche qui, de facto, remet en question l'idée de progrès, qui représente pourtant le fondement irrécusable de toute pensée de gauche. Il faut bien admettre qu'à travers l'économisme débridé des 30 Glorieuses, entre 1950 et 1980, la droite de l'époque des autoroutes et du Centre Pompidou, a fait de l'idée de progrès son viatique. Ce renversement complet des logiques commence à être remis en cause aujourd'hui. Certains réalisent enfin que la place de la droite est à Notre-Dame des Landes. La défense de la paysannerie et de l'intégrité du Paysage est une valeur de droite ! Au XIXe siècle, dans la mouvance légitimiste ou royaliste, se sont multipliés les mouvements décentralisateurs et antiquisants. Je pense à Sixte de Caumont en Normandie, à Hersart de La Villemarqué en Bretagne, à Frédéric Mistral et au Félibrige en Provence. On a déjà affaire, sans le nom, à une sorte d'écologie intégrale, où ce que l'on défend, c'est non seulement le langage de la nature et l'environnement rural, mais les identités linguistiques et culturelles et toute la dimension humaine de notre environnement.

    Vous êtes en train de nous dire que l'écologie est foncièrement conservatrice ?

    Exactement. Les écologistes se méfient de cette idée de progrès à la Victor Hugo, un progrès qui emporte tout sur son passage et auquel il faudrait sacrifier jusqu'à la qualité de notre vie. Aujourd'hui on découvre que l'écologie de gauche est beaucoup plus de gauche qu'écologique et qu'ils avaient construit leur projet-camelote sur une aporie. Leur échec électoral vient de ce qu'ils sont empêtrés dans leurs contradictions. En réalité, on est bien obligé de sacrifier l'un ou l'autre, l'écologie ou le progrès indéfini. Il y a une réappropriation nécessaire de l'écologie par la droite. La revue Limite en a pris acte. Marion Maréchal Le Pen l'a compris. Le pape François est clairement antimoderne, lorqu'il écrit son encyclique Laudato si. Je pense aussi, en Europe, à ceux que j'appellerais volontiers les princes verts, le Prince de Galles, le Prince Jean et le Prince Albert, chacun à sa manière.

    Vous avez consacré un livre à l'encyclique du pape. Pourquoi dites-vous que ce pontife, qui, du point de vue de la morale, est en train de révolutionner la Curie romaine, est par ailleurs un antimoderne ? Le pape dit très clairement dans son encyclique que la charité, vertu théologale, doit tous nous mobiliser pour préserver l'identité de chacun. Préserver l'existence d'une culture humaine particulière, c'est aussi important (plus peut-être !) que de défendre une espèce animale. On ne peut pas être écologiste et, du point de vue du langage, être un partisan acharné du volapûk anglo-saxon. L'encyclique est sortie en juin 2015, j'y avais vu quelque chose comme la déclaration d'une contre-révolution écologique, notamment à travers l'utilisation de certaines expressions extrêmement claires.

    Pourriez-vous nous montrer en quoi le pape François est contre-révolutionnaire ?

    Je donnerais une seule expression, au n°78 de l'encyclique Laudato si, il faudrait commenter ce passage mot par mot « En finir aujourd'hui avec le mythe moderne du progrès sans limite », voilà comment parle le pape. Chaque élément de cette phrase peut faire l'objet d'un vrai commentaire. On peut tirer énormément de choses de ce texte papal. Il s'agit d'abord, très clairement, pour François, de rompre avec un courant de l'histoire qui est mauvais et dangereux, le courant du Progrès indéfini et du progressisme, celui qui fleurit « aujourd'hui », le progrès purement matériel. On a aussi l'idée que ce progrès matériel soit sans limites, idée qui renvoie à un diagnostic de démesure c'est l’hybris qui est ici sous-jacente. L'hybris est portée par ce que le Saint Père appelle lui-même un mythe. À ce mythe, François oppose, dans le prolongement des papes qui l'ont précédé, « une écologie intégrale », non seulement un rapport de l'homme à son environnement, mais un rapport à l'autre, un rapport au temps, un rapport à la vie qui concerne l'ensemble des activités humaines. Il faut se méfier autant de la GPA que des OGM.

    Propos recueillis par l'abbé Guillaume de Tanoûarn monde&vie 26 juillet 2017

    Frédéric Rouvillois, La clameur de la terre, éd. Jean-Cyrille Godefroy, 15 €.

  • Les cent jours d'Emmanuel Macron

    Trois mois auront donc suffi - c'est ce que nous apprennent médias et sondages - pour que la popularité d'Emmanuel Macron - supposée plus que réelle, orchestrée plus que sincère ou spontanée - prenne le chemin de celle de ses prédécesseurs. Le chemin des profondeurs.

    Nous doutons qu'il y ait jamais eu pour lui, de la part des Français, ni véritable adhésion, ni empathie, respect ou affection.

    Mais plutôt une sorte de sidération mêlée de quelque respect pour la soudaineté et la fulgurance de son ascension, une certaine admiration pour la prise de pouvoir à marche forcée de ce trentenaire inconnu hier, enfin, disons-le une forme de délectation pour l'audacieuse façon dont ont été éliminés en trois petits mois la plupart des vieux briscards de l'ancien régime chiraquien, sakozyste ou hollandais. Ministres, députés, partis dits de gouvernement ont été brisés, éclatés, et, selon le mot en vogue,« dégagés ». Ainsi, Lucien Bonaparte avait-il évacué en moins de deux, pour le compte de son frère, le conseil des cinq-cents, au 18 Brumaire, et mis en fuite désordonnée les conseillers en panique. Toutes proportions gardées, il y a de cela dans la prise de pouvoir de Macron. Et il n'y a pas eu grand monde pour plaindre les exclus.

    Est venu ensuite ce qui a plu, presque à tout le monde. En vrac : un style plus digne dans l'exercice de la fonction présidentielle : après Sarkozy et Hollande, il est vrai que ce n'était pas très difficile ; mais il est vrai aussi que, tout à trac, avec Macron, les Français n'ont plus eu honte de leur président. Les journalistes tenus en respect, remis à leur place, cela a plu aussi, tant les Français ont de mépris pour cette caste orgueilleuse et monochrome, trop uniformément orientée pour être crédible. Il y a eu ensuite la rencontre virile avec Trump à Taormine; la réception royale de Poutine à Versailles, où fut lavée la stupide gaffe de Hollande, refusant de recevoir le président russe pour l'inauguration de la nouvelle cathédrale orthodoxe de Paris... Positif encore de la part d'Emmanuel Macron, du moins pour nombre d'observateurs, le refus des « Etats faillis » tels la Libye et, le cas échéant, la Syrie, raison pour laquelle, Macron, à juste titre, ne fait plus du départ de Bachar El Assad un préalable à une solution politique en Syrie. Sans entrer dans le détail, de nombreux Français comprennent que ce sont là des positions de bon sens.

    Hé bien, cela ne suffit pas à assoir une popularité, ne garantit pas sa durée ; n'empêche pas son effondrement.

    La loi travail est impopulaire, si l'on peut dire d'origine, car elle ne fait que prolonger la loi El Khomri ; les 5 Euros / mois rabotés sur les APL ont fait monter la colère ; surtout, le traitement autoritaire, injuste et brutal réservé au général de Villiers, et, à travers lui, à nos armées, a soulevé l'indignation. Les Français aiment l'autorité mais détestent l'autoritarisme ; ils ont de l'affection et du respect pour l'armée qui les protège et qui défend le pays. Enfin, il détestent l'injustice et ont désapprouvé celle, manifeste, qui a frappé nos soldats.

    En quelques jours, peu de chose, la chute de la popularité d'Emmanuel Macron a reposé la lancinant problème de la gouvernabilité du pays. Comment faire, si l'élection présidentielle ne garantit jamais à l'élu qu'un minimum de popularité de quelques très courts mois ?

    La vérité est que - du moins en France - l'élection présidentielle ne confère au vainqueur désigné par le suffrage plus aucune légitimité. Seulement une maigrichonne légalité. Et que, tout simplement, dans de telles conditions, même si l'on s'emploie à sauver les apparences, la France n'est plus ni gouvernée ni gouvernable. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • 2&3 septembre : Journées Chouannes à Chiré en Montreuil (86)

    Les Journées Chouannes 2017 se tiendront cette année les 2 et 3 septembre à Chiré en Montreuil (86). De nombreux anniversaires cette année, permettront de brosser différentes thématiques : le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, 300 ans de la Franc Maçonnerie, 500 ans du protestantisme, centenaire de la Première guerre Mondiale, les 60 ans de Lectures Françaises, ...

    Samedi 2 septembre :
    La révolution dans ses œuvres

    9h : Ouverture des stands et début des dédicaces
    10h : Introduction
    10h15 : Table ronde sur les 500 ans du protestantisme, avec le Père Louis-Marie, o.p., Vincent Lhermite
    11h30 : Table ronde sur les guerres de Vendée, avec Jacques Villemain, Henri Servien et André Boscher
    12h30 : Déjeuner
    14h : Table ronde sur la démocratie, avec Maxence Hecquard et Christophe Buffin de Chosal
    14h30 : Table ronde sur la bioéthique, avec Stéphane Mercier et Marie-Dauphine Caron
    16h : Table ronde : Survivre à la guerre numérique, avec François Levieux et Éric Meillan
    18h : Table ronde sur 300 ans de Franc-maçonnerie, dirigée par Jérôme Seguin, avec Christian Lagrave, Jean-Claude Lozac’hmeur et Alain Pascal
    18h30 : Hommage à Henry Coston, par François-Xavier d’Hautefeuille
    19h15 : Renouvellement de la consécration de la D.P.F. au Sacré-Cœur, par le Père Jean-Marie, de la Fraternité de la Transfiguration
    19h40 : Apéritif suivi du Banquet de Chiré - Débat

    Dimanche 3 septembre :
    Lectures Françaises, 60 ans au service de la politique

    7h : Messe basse par le Père Jean-Marie
    9h : Messe basse par le R.P. Argouarc’h
    10h : Messe traditionnelle chantée par M. l’abbé Jean-Yves Cottard
    12h : Déjeuner (sur réservation)
    14h : Table ronde sur Fatima : les 100 ans et le 3e secret, avec l’abbé Bertrand Labouche et Yves de Lassus
    14h30 : Table ronde sur l’œcuménisme islamique avec Laurent Dandrieu et Lina Murr-Nehmé
    16h : Table ronde sur les 60 ans de Lectures Françaises, avec Jean Auguy, Jérôme Seguin, Pierre Romain, Claude Beauléon, François-Xavier d’Hautefeuille et Jean-Pierre Cousteau
    18h45 : Mot spirituel par le R.P. Lecareux suivi de la conclusion par F.-X. d’Hautefeuille
    19h30 : Banquet des amis de Chiré

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Quelques photos de la collusion entre ONG et trafiquants d’êtres humains

    Le poids des mots, le choc des photos !

    Grâce aux photographies prises par le policiers infiltré sur le bateau de l’ONG Save the Children, la collusion entre certaines ONG humanitaristes et les trafiquants d’êtres humains est patente.

    Le bateau pneumatique de la Iuventa récupère une petite embarcation vide ;

    le remorque vers la Libye ;

    les trafiquants récupèrent le moteur d’un bateau pneumatique rempli de migrants ;

    l’agent infiltré note le drapeau libyen sur la Iuventa ;

    les passeurs saluent les volontaires de la Iuventa et s’en vont ;

    les trois annoncent aux volontaires de la Iuventa l’arrivée d’une embarcation de migrants.

    Quand on partage l’avis émis par Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro, lors de l’émission 28′ sur Arte consacrée le 24 juillet 2017 à l’hécatombe en Méditerranée que« la Libye est devenu le poumon économique de Daesh » et que « l’argent des passeurs va directement pour acheter des armes pour Daesh, c’est devenu un véritable business » (aller à la 20e minute), on se dit que cette collaboration entre ONG humanitaristes, repères d’activistes idéologues d’une société mondiale multi-ethnique et plurielle, et trafiquants d’êtres humains est vraiment criminelle…

    Francesca de Villasmundo  

     

  • Zoom d’été : A la rencontre de Beatrice Bourges

  • Charivari autour de Neymar pour faire oublier le gouffre financier des JO d’Hidalgo

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    Caroline Alamachère Riposte laïque cliquez ici

    Cette journée bruisse, que dis-je, s’époumone sur le fait d’actualité du moment : un très coûteux transfert dans le monde du football réputé pour sa pureté, sa transparence, son honnêteté, son absence de matchs truqués, son sens de la mesure. Pensez donc, Neymar, footballeur qui gagnait déjà à l’âge de 16 ans 6.800 euros mensuels, est pressenti pour devenir un migrant pour la bagatelle de 222 millions d’euros.

    222 millions, c’est indéniablement une somme énorme, disproportionnée, obscène, d’autant plus que le Qatar qui possède le PSG investit sur l’étoile montante du foot pour engranger de juteux bénéfices qui fortifieront encore cette terre de djihadisme, de maltraitance des femmes, d’absence de liberté, etc. Tout cela est archi connu, régulièrement dénoncé à juste titre, rien de nouveau sous le soleil. Cet abject pays où la civilisation n’est pas encore arrivée ne débarque pas chez nous, cela fait un bout de temps qu’il achète notre pays par petits morceaux, nos terres, nos bâtiments, nos fleurons français, notamment le PSG, objet actuellement de toutes les attentions. On ne remerciera jamais assez Nicolas Sarkozy pour avoir aidé à tout cela. Quand on peut rendre service aux amis argentés…

    En comparaison de ce gros chèque qatari pour se payer un fervent catholique qui se signe et proclame que  » la vie n’a de sens que lorsque notre idéal le plus élevé est de servir le Christ ! », l’achat de Zidane en son temps n’avait coûté, lui, « que » 75.000.000 d’euros. Eh oui, l’inflation, mesdames, messieurs…

    Faut-il rappeler par ailleurs que si le PSG rapporte gros au Qatar, c’est avant tout parce qu’un public friand de ce sport le permet. Chaque place payée, chaque t-shirt acheté, chaque match regardé avec son lot de publicités, tant dans le stade même que durant la mi-temps, participe activement à l’enrichissement du Qatar qui nous achète et finance ceux qui nous égorgent, même si ce n’est pas l’unique source de revenus de ce pays hostile. Un fleuve ne sort pas de nulle part quand il se jette dans la mer, il a une source… Regarder un match du PSG-Qatar en mangeant sa pizza, c’est aussi une façon de cautionner malgré soi le djihadisme et son lot d’horreurs, que cette évidence plaise ou non.

    Alors, la somme est choquante, certes. Mais on pourrait tout aussi bien gloser sur les cachets exorbitants de certains acteurs ou encore fustiger les salaires tout aussi injustifiés des gros cadres du CAC 40 et de leurs parachutes dorés, de leur stock options, et autres petits avantages divers. Mme Pénicaud s’est récemment illustrée pour avoir gagné plein de pépettes sur le dos de 900 licenciés de chez Danone, un scandale autrement plus révoltant en termes de conséquences sociales et financières sur les malheureux sacrifiés.

    Au-delà du montant vertigineux de ce transfert, du point de vue de quelqu’un « qui n’est rien » et qui ne peut revendiquer qu’un salaire ordinaire, il faut tout de même comprendre que ce changement de club tarifé ne coûtera pas un seul centime aux contribuables. Cet argent ne sort pas de votre poche, pas de panique !

    Ce qui sortira de votre poche, en revanche, ce sont les milliards que vont coûter ces monstrueux JO parisiens de 2024, lesquels ne rapporteront de bénéfices qu’aux entreprises dûment agréées par le CIO et en aucun cas à l’économie de notre pays. Mieux vaut d’ailleurs ne pas trop se poser de questions sur les marchés négociés ni sur les contreparties. Le sans-dents n’a pas à savoir ces choses-là, ce n’est pas de son niveau intellectuel. Qu’on resserve plutôt à ce gueux une louche d’Hanouna pour lui rectifier les neurones ! Les 222 millions pour Neymar passent, à côté des JO, pour un pourboire mesquin.

    L’affaire Neymar couve depuis plusieurs jours, après que son ami Gérard Piqué a vendu une mèche mouillée, mais il ne vous aura pas échappé qu’elle éclate en bouquet bien garni pile poil le lendemain de la confirmation de Paris pour l’organisation de ces prochains JO d’un coût de 6,6 milliards d’euros. Et encore, cette somme prévisionnelle risque non seulement d’être sous évaluée mais, de surcroît, les équipements construits pour l’occasion continueront dans les décennies suivantes de générer des coûts d’entretien très lourds pour les collectivités. A moins qu’à l’instar d’autres villes olympiques, les prohibitives infrastructures ne soient, aussitôt les 15 jours de festivités terminés, abandonnées à la décrépitude, aux petites bêtes et aux orties, comme en attestent les images de France Info.

    Ces jeux à visée distractive générant ces temps-ci des étranglements indignés et quelques dérangements aux entournures, hop-là, les gros sabots financiers du transfert de Neymar arrivent à point nommé pour détourner le regard et la grogne du quidam sur ce montant, pour le coup ridiculement dérisoire – et je le répète : privé – au regard de l’abyssale dépense, cette fois bien publique, des Jeux Olympiques vendus avec force publicité par Anne Hidalgo. L’argent public ne sortant pas de la poche de l’amère de Paris, elle peut le dépenser comme elle veut. Comme dirait l’autre « ça ne nous coûte rien, c’est l’Etat qui paie« .

    Et je ne vous parle même pas de la construction du métro d’Abidjan dont le coût astronomique de 1,4 milliard sera, lui aussi, intégralement prélevé dans les poches des Français, avec la satisfaction générale du pigeon ravi de se faire plumer par les Droits de l’Homme et la République enchantée.

    Sur Boulevard Voltaire, le journaliste Floris de Bonneville expliquait cette opulente générosité par ces mots : « la France sait être généreuse pour les autres. Sans doute pour se faire pardonner de son colonialisme d’antan dont on tait l’évidence même qu’il a sorti de la misère et de bien d’autres fléaux les pays où il a sévi et où il a bâti toutes les infrastructures actuelles« .

    Toujours est-il que l’histoire ne dit pas qui portera les mallettes, ni en-dessous de quelles tables elles s’échangeront.

    L’affaire Neymar n’est somme toute qu’un appât à gogos qui n’a d’autre visée que de vous faire râler sur un non évènement, aussi indécent soit-il, plutôt que sur deux autres faits autrement plus scandaleusement pharaoniques en termes de dépenses publiques.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Deux mots sur Marion en Corse (pour répondre à Philippe Bilger)

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    Le dernier article de Philippe Bilger m’a un peu étonné. Il y regrette la relation que Marion Maréchal-Le Pen entretiendrait (entretient, disons-le, car les clichés sont explicites) avec un jeune militant frontiste. Il dit également avoir éprouvé « une légère déception » devant cette « banalisation estivale ».

    Outre que Marion n’a sans doute pas convoqué elle-même les photographes, et ne mérite donc pas qu’on lui reproche cette exposition, je vois surtout dans cet aveu de regret le danger manifeste d’aborder la politique en esthète. Maladie bien typique de l’esprit de l’homme réactionnaire, maladie douce et fatale comme le poison des Lotophages. La déception de Philippe Bilger est celle de ne pas vivre en Utopie, dans un monde où la vie serait belle.

    On peut croire, avec Dostoïevski, que la Beauté sauvera le monde ; on peut espérer qu’un jour la première dame de France ressemblera à Natalie Portman, Calais à un village du Jura suisse et le Conseil des ministres à l’assemblée des chefs de l’Iliade. Dans un tel monde, le facteur serait alors venu de bon matin, en décapotable anglaise, sur un air de Miles Davis, tendre à monsieur Bilger, son exemplaire de Closer, sur la couverture duquel on aurait vu Marion, habillée par Givenchy période 65-66, sur le point de se fiancer avec un prince européen. (« La pasionaria de la droite traditionnelle nous reçoit en toute simplicité dans son boudoir. “J’avais envie de grandeur et de dévouement à des causes nobles, nous confie-t-elle dans un sourire. Je suis lasse de toutes ces querelles électoralistes.” » Etc.) Mais la vie moderne n’a pas été scénarisée par Roger Nimier.

    Qu’une jeune femme surexposée aux médias depuis sa naissance, et dont la beauté, l’intelligence, le charme et la puissance de conviction ne sont pas à prouver, ait choisi, même temporairement, un homme ordinaire peut rendre jaloux un autre homme. Que cette jeune femme soit photographiée par un tabloïd vulgaire dans une situation somme toute peu choquante peut ternir l’œil de l’esthète.

    Mais nous sommes dans un monde laid et médiocre : la première dame de France parraine des pandas, les rues de Nice ressemblent à celles de Bamako, la photo du gouvernement à celle d’un rectorat de province, et Marion n’est pas un fantasme athénéen à la blondeur insolente, elle n’est pas Antigone ou Brunehilde, mais une créature de chair, âgée de 27 ans.

    Beaucoup de ceux qui ont tant misé sur elle, et qui ont projeté sur son destin la réalisation de leurs propres espoirs réactionnaires, sont ceux-là mêmes qui lui reprochent amèrement son départ, avec la rage des soupirants éconduits. Monsieur Bilger est, semble-t-il, de ceux-là.

    http://www.bvoltaire.fr/deux-mots-marion-corse-repondre-a-philippe-bilger/

  • 16 et 17 septembre 2017 - Camp d'été France Jeunesse Civitas

    Participation aux frais : 35 euros

    Inscrivez-vous dès maintenant !

  • Immigration : il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée… [rediffusion]

    Par André Posokhow, consultant ♦ En matière d’immigration le choix des gouvernants est clair. Il faut qu’elle soit de plus en plus ouverte. Alors que la France, comme l’ensemble de l’Europe, connaît une crise migratoire dont les conséquences sont vitales et peuvent être tragiques pour notre pays, le pouvoir socialiste, indifférent à l’intérêt général des Français et mû par ses tropismes idéologiques, abaisse plusieurs protections juridiques contre l’invasion et, au contraire, renforce l’attractivité de la France au profit de celle-ci. Dans une discrétion assourdissante que certains commentateurs assimilent à de l’indifférence et face à un hémicycle vide, le gouvernement socialiste a fait adopter par l’Assemblée nationale en dernière lecture la loi n°2016-274 publiée le 8 mars 2016 au Journal officiel relative aux droits de l’étranger en France. Cette loi (*) ouvre encore plus la porte à l’immigration même irrégulière. Qu’on en juge.

    L’accès à la nationalité française par déclaration est élargi et facilité

    L’article 59 de la loi élargit l’accès à la nationalité française par déclaration en introduisant une innovation majeure dans le droit français de la nationalité :

    « Peuvent réclamer la nationalité française à leur majorité, par déclaration souscrite auprès de l’autorité administrative, en application des articles 26 à 26-5, les personnes qui résident habituellement sur le territoire français depuis l’âge de 6 ans, si elles ont suivi leur scolarité obligatoire en France dans des établissements d’enseignement soumis au contrôle de l’État, lorsqu’elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française en application des articles 21-7 ou 21-11 » (nouvel article 21-13-2 du Code civil).

    Cette loi crée ainsi une nouvelle forme d’acquisition de la nationalité française par déclaration. Il semble possible de l’assimiler à une forme indirecte du droit du sol transmis par un lien de fratrie, qui ne nécessite pas d’être né sur le territoire français, mais d’avoir un frère ou sœur devenu lui-même français soit de plein droit soit par déclaration. A ce titre elle constitue un recul important du droit du sang.

    Elle peut représenter une innovation particulièrement dangereuse et de nature à encourager l’invasion actuelle quand on sait que l’idée de famille en Afrique Noire est profondément différente du concept européen. Une « fratrie » subsaharienne peut être en réalité une mini tribu et regrouper une centaine de frères et sœurs voire plus.

    Enfin, il est symptomatique que les textes de loi utilisent le terme « réclamer » et non « demander poliment » pour obtenir la nationalité française par déclaration.

    L’institution d’une carte de séjour pluriannuelle vise à abaisser un obstacle administratif à l’immigration-invasion

    Jusqu’à aujourd’hui, le système français reposait sur la délivrance d’une carte de séjour d’un an renouvelable pendant cinq ans, avant d’accéder au titre de résident de dix ans. Les cinq ans de séjour temporaire constituaient une période probatoire, destinée à s’assurer d’une bonne intégration.

    L’article 17 de la loi (article 313-17 du CESEDA) crée une carte de séjour pluriannuelle de quatre (ou deux) ans qui sera délivrée « au terme d’une première année de séjour régulier ». Désormais, dès l’expiration du visa de long séjour d’un an, l’étranger obtient le droit à un titre de séjour, ne nécessitant pas un renouvellement annuel, d’une durée de quatre années, avant l’obtention du titre de dix ans.

    Ce document est à mi-chemin entre la carte de séjour valable un an et la carte de résident de dix ans. L’objectif est, selon l’exécutif, d’éviter aux étrangers en règle des passages répétés et anxiogènes en préfecture. Pour le rapporteur du texte, Erwan Binet (PS), ces interminables files d’attente montrent que « la France est un pays d’immigration » mais « qui ne l’assume pas » car cet « accueil indigne »était jusqu’il y a peu « politiquement voulu ».

    En réalité est ainsi écartée une disposition qui avait pour objectif que les étrangers fassent la preuve de leur volonté d’intégration. La carte pluriannuelle de quatre ans tend à pérenniser et figer la présence de l’immigré pendant cette durée. Une protection administrative est ainsi abaissée.

    La création d’un « passeport talent » : la pire ou la meilleure des choses ?

    L’article 17 de la loi du 7 mars 2016 crée le titre « passeport talents », valable quatre ans, qui remplacera la multitude de titres existants pour les étrangers qualifiés ou ayant une compétence particulière (nouvel article 313-20 du CESEDA).

    Une telle disposition peut être la pire ou la meilleure des choses. Elle peut réellement encourager l’arrivée de talents intellectuels, scientifiques ou artistiques pour le plus grand bien de la France. Connaissant les socialistes, elle peut constituer une porte grande ouverte à une immigration de travail rendue inutile par les 6 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi.

    La communication d’informations à l’autorité administrative compétente est favorisée et organisée mais étroitement contrôlée

    L’article 48 du texte de loi (nouvel article 611-12 du CESEDA) renforce la lutte contre la fraude aux titres de séjour en donnant la possibilité aux préfets d’obtenir des données d’autres administrations et de certaines personnes privées (banques, etc.), ce qui est plutôt positif. En commission un amendement socialiste a introduit la Cnil et le Conseil d’État pour contrôler les informations susceptibles d’être transmises, ce qui peut constituer un frein.

    Malgré cette évolution du texte, cette possibilité d’accéder aux données privées et administratives des étrangers reste contestée par les écologistes et le Front de gauche.

    Des étrangers en situation irrégulière et malades, régularisés parce que malades

    L’article 13 de la loi prévoit en faveur de tout étranger malade et en situation irrégulière un droit à la régularisation s’il ne peut pas bénéficier effectivement d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire.

    « La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “Vie privée et familiale” est délivrée de plein droit (…) à l’étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d’un traitement approprié. La condition prévue à l’article L. 313-2, n’est pas exigée » (nouvel article 313-11-11 du CESEDA).

    Ainsi un étranger en situation irrégulière en France, qui n’est pas en mesure de recevoir des soins appropriés dans son pays d’origine, obtient le droit à une régularisation en plus de celui d’être soigné en France.

    Quatre observations peuvent être formulées :

    1. le fait d’être malade peut ainsi conduire un clandestin à être régularisé. Bonjour les simulateurs ;
    2. une telle mesure risque d’entraîner un appel d’air d’une ampleur potentiellement gigantesque ;
    3. elle comporte un effet de cliquet redoutable ; à partir d’un certain âge on a toujours mal quelque part et pour des pathologies sérieuses on n’est jamais réellement guéri ;
    4. enfin, l’impact sur les comptes de la santé déjà déficitaires ne peut être que considérable.

    Le dispositif de lutte contre l’immigration irrégulière est affaibli

    L’article 35 de la loi porte une atteinte grave au dispositif de lutte contre l’immigration irrégulière. Il supprime la rétention administrative de cinq jours, délai pendant lequel le préfet pouvait décider de garder un étranger, notamment susceptible d’un arrêté d’expulsion, en rétention, le temps d’organiser son départ. Ce délai passe à 48 heures, durée nettement insuffisante pour organiser le retour d’une personne dans son pays (article 551-1 du CESEDA). C’est le juge des libertés, généralement très laxiste en matière de droit des étrangers, qui pourra autoriser une prolongation de cette durée (article 552-1).

    Ainsi le dispositif de lutte contre l’immigration illégale risque fort de perdre une grande partie de son efficacité.

    En outre, la nouvelle loi interdit, sauf exception, le placement en rétention des familles avec enfant (article 551-1 du Code), ce qui rend l’éloignement des familles en situation irrégulière très difficile, voire impossible, surtout avec des magistrats immigrationnistes.

    Le parcours personnalisé vise l’intégration républicaine et non l’assimilation à la France

    L’article 1 de la loi reformule la rédaction de l’article 311-9 du CESEDA sur le parcours d’intégration républicaine destiné à l’étranger qui souhaite s’installer durablement sur le territoire français.

    Il s’agit d’intégration républicaine et civique et non d’intégration à l’histoire et à la culture de la France qui sont totalement ignorées.

    L’information qui est dispensée est dans « une langue que l’étranger comprend », ce qui laisse augurer du niveau supposé d’intégration.

    Une formation à l’histoire et à la géographie est prévue mais seulement pour celles du département ou de la région de résidence de l’étranger. Rien n’est évidemment prévu concernant l’Histoire de France.

    Bien entendu, ces formations sont prises en charge par l’État, c’est-à-dire par les contribuables français, les envahis.

    Présence de journalistes dans les zones d’attente et les lieux de rétention administrative : une aubaine pour les immigrationnistes

    Selon l’article 44 de la loi :

    « Sous réserve de ne pas porter atteinte à la dignité des personnes et aux exigences de sécurité et de bon fonctionnement de la zone d’attente, les journalistes titulaires de la carte d’identité professionnelle mentionnée à l’article L. 7111-6 du Code du travail peuvent être autorisés à y accéder dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État » (art. L. 221-6).

    Il en va de même pour les lieux de rétention administrative.

    Gageons que les médias et les associations immigrationnistes sauront tirer les plus grands avantages de cet article de loi.

    Conclusion

    En définitive, la loi, bien nommée, sur les droits des étrangers en France se place dans la lignée des textes en faveur de l’immigration depuis 40 ans. Elle favorise l’ouverture et l’accueil. Elle va dans le sens d’une augmentation des droits des étrangers et affaiblit le dispositif de la lutte contre l’immigration illégale.

    Il semblerait que les socialistes, vexés de la préférence que marquent les migrants et réfugiés pour l’Allemagne et l’Angleterre, veuillent renforcer, comme l’a souligné le député LR Guy Geffroy dont la voix a semblé bien solitaire, l’attractivité de la France alors que la crise des migrants bat son plein, et donner un souffle supplémentaire aux pompes aspirantes afin de redevenir les bons élèves de l’Europe mondialiste.

    En réalité, le gouvernement socialiste associé aux immigrationnistes de tout poil et stimulé par eux accélère le processus de remplacement et de dissolution du peuple français avant les élections de 2017. Partisan déterminé de l’immigration de masse et de l’invasion-submersion, il poursuit son œuvre de trahison de notre nation.

    André Posokhow
    16/03/2016

    (*) Note de la rédaction
    voir aussi : Immigration : cette loi votée en catimini qui élargit le droit du sol

    https://www.polemia.com/selon-musset-il-faut-quune-porte-soit-ouverte-ou-fermee/