France et politique française - Page 3306
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La priorité de la collabosphère : défendre l'islam assassin
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Bernard Antony : "C'est l’islamisation totalitaire de nos sociétés qui est le danger"
Extrait de la réaction de Bernard Antony à propos du burkini :
"(...) L’affaire du burkini islamique, ignominieusement donc réservé aux seules femmes, aura en fait déplacé la question fondamentale qui est celle de l’expansion de l’islam en France et dans toute l’Europe occidentale et hélas encore dans bien d’autres pays. Avec Mohamed-Christophe et autres convertis au Christ venus de l’islam, nous n’avons cessé de le rappeler, c’est l’islamisation totalitaire de nos sociétés qui est le danger.
Elle ne cesse de progresser avec la mortelle dialectique de « l’islam mains rouges » et de « l’islam patte blanche », ce dernier se présentant comme la pacifique alternative à l’abomination de l’islam jihâdiste. Et elle avance avec le piège pour les gogos ignorants du « pas d’amalgame » massivement matraqué par les médias, les politiciens et tant de religieux, diversement à la fois trompeurs et trompés, tous aux cerveaux plus ou moins lessivés par la constante instillation de l’idéologie de l’antiracisme.
Le burkini est au moins un révélateur. Les analphabètes politico-médiatiques de la réalité de l’islam, le présentent comme un signe religieux. Combien de fois faudra-t-il redire et répéter que l’islam n’est pas principalement une religion mais un totalitarisme politico-religieux culturel et moral ? Sa visibilité n’est pas pour l’heure le pire danger mais au contraire un avertisseur de sa rapide avancée qu’il faudrait coûte que coûte conjurer.
Car dès que l’islam, sans attendre d’être majoritaire, devient une forte minorité alors l’histoire enseigne que très vite, il impose sa domination, l‘avancée de la charia et la soumission à la dhimmitude pour « les gens du livre ».Or justement, tout le problème de l’islam réside dans ses livres, le Coran et les hadîths, qui ne sont ni des livres de paix ni de tolérance mais la source de l’exemplarité cruelle du prophète. Nous aurons hélas l’occasion d’en reparler."
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Montebourg, Sarkozy : des baisses d’impôt sans se préoccuper du déficit ?
Évidemment opposés, Arnaud Montebourg et Nicolas Sarkozy se rejoignent pourtant sur un point dans leurs programmes: la volonté d’une baisse massive des impôts, pas vraiment financée
Il peut paraître curieux de rapprocher ainsi deux responsables politiques dont le seul point commun est apparemment de prétendre à la magistrature suprême. Quel lien entre le chantre du made in France qui veut s’affranchir des règles européennes pour mieux redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes et populaires, et l’ex président de plus en plus libéral ? Nicolas Sarkozy est partisan de l’abrogation totale des 35 heures -le code du travail ne contiendrait plus aucune référence à une durée hebdomadaire du temps de travail- , de licenciements économiques grandement facilités, d’une indemnisation des chômeurs réduite, devenant dégressive, et de la suppression de 300.000 fonctionnaires. Autant d’orientations qu’Arnaud Montebourg ne reprendra jamais à son compte.
Place aux baisses d’impôts
Pourtant, ils partagent sans le dire une même vision de la gestion des finances publiques : tous deux veulent baisser franchement les impôts. Ils prennent acte d’une situation de « ras le bol fiscal » qui perdurerait en dépit de la stabilisation des prélèvements obligatoires, depuis 2014. Pas de redressement économique sans allègement massif des impôts, affirment-ils en chœur. Nicolas Sarkozy va plus loin, de ce point de vue, que son concurrent Alain Juppé ou que François Fillon. Certes, Montebourg et Sarkozy n’entendent pas baisser les mêmes impôts. Le premier veut en faire profiter les couches populaires et moyennes.
« Je propose que nous décidions par une mesure de solidarité nationale l’annulation progressive des hausses d’impôts de ces cinq dernières années sur les revenus du travail des classes moyennes et populaires » a-t-il affirmé depuis Frangy, où il a présenté son pré-programme. « Ce sera justice de restituer ces prélèvements indus et ce sera excellent pour l’économie. »
Nicolas Sarkozy, lui, vise plutôt les hauts revenus. Il supprimerait l’ISF, allègerait voire annulerait les droits de succession sur les transmissions d’entreprise, ferait disparaître l’imposition des successions à hauteur de 400.000 euros par bénéficiaire et diminuerait de 10% l’impôt sur le revenu de tous. Par définition, cet impôt ne peut être allégé qu’au profit des 45% de ménages les plus aisés qui le paient. En outre, les revenus de l’épargne du patrimoine seraient fortement détaxés, leur imposition revenant à 26% (y compris les prélèvements sociaux), contre une taxation au barème de l’impôt sur le revenu aujourd’hui. Seule mesure bénéficiant aux salariés du bas de l’échelle : le retour de la détaxation des heures supplémentaires. Des allègements d’impôts massifs, que le candidat à la candidature n’a pas manifestement cherché à chiffrer. Tout comme Arnaud Montebourg. L’heure n’est manifestement pas aux comptables, fussent-ils experts…
Quel financement ?
Une question essentielle sera néanmoins posée, c’est celle du financement de ces allègements fiscaux. Comment baisser ainsi les impôts sans creuser le déficit ? Interrogé sur le sujet, Nicolas Sarkozy répondra sans aucun doute « coupes dans les dépenses publiques ». Il a présenté le 30 mars un « document d’orientation » concernant les sujets de dépense publique et de fiscalité, qui contenait déjà une grande partie des propositions qu’il vient de formuler dans son nouveau livre. Il évaluait alors à 25 milliards d’euros les baisses d’impôts, évoquant « dès l’été 2017, un contre-choc fiscal de plus de 25 milliards d’euros pour (…) redonner de l’oxygène à notre économie ». Ce serait sans doute plus, compte tenu de ses nouvelles propositions.
Comment ce programme serait-il financé ? Au nom de Républicains, Nicolas Sarkozy évoquait fin mars 100 milliards d’euros d’économies sur le dépenses publiques. Mais seront-elles vraiment au rendez-vous ? La logique reste du celle du coup de rabot appliqué aux différentes politiques publiques, sans véritable remise en cause de celles-ci. L’économiste Jean-Marc Daniel, peu suspect de sympathie pour la gauche, a eu l’occasion d’analyser précisément les limites de cette stratégie :
« Tous les candidats déclarent vouloir baisser les dépenses publiques, de 100 à 130 milliards d’euros au cours du quinquennat » a-t-il déclaré aux Echos. « C’est même leur obsession. Mais, à part Hervé Mariton, aucun ne dit clairement où ces économies seront trouvées. Ils se contentent d’objectifs de baisse de dépenses publiques sans remettre en cause les missions de l’Etat. Ils restent dans une logique de rabot. Pour eux, il s’agit de faire passer la révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en place par Nicolas Sarkozy de 10 à 100 milliards. En somme, pour eux, c’est une simple question d’échelle. Or, l’expérience prouve que cela n’est pas réaliste. Pour baisser les dépenses publiques, il faudra faire des choix, pas seulement raboter ».
Pour le dire clairement, le programme fiscal de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas financé par des économies totalement crédibles. Par exemple, 8 milliards d’euros seraient économisés en « optimisant les achats publics », selon le document d’orientation débattu fin mars. Comment est-on parvenu à ce résultat? Les achats ne sont-ils pas déjà largement « optimisés »?
Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il décidé de faire passer au second plan la question du déficit, rejoignant en cela Arnaud Montebourg. Ce dernier assume le conflit avec l’Europe, se disant prêt à payer des amendes qui seraient imposées par Bruxelles pour déficit excessif. Il estime que le « redécollage » de l’économie -c’est son expression- est à ce prix. Un redécollage au moyen d’une politique de la demande qui n’a du reste rien d’assuré. Mais ce mépris pour les traités budgétaires européens n’est pas à ce jour la position officielle de Nicolas Sarkozy.
Certes, les campagnes électorales tournent rarement au concours de rigueur, tant intellectuelle que budgétaire (celle de 2012 faisant exception sur ce second point, François Hollande tenant à annoncer dès la campagne de lourdes hausses d’impôts pour diminuer rapidement le déficit à 3% du PIB, avec le résultat que l’on sait). Mais s’ils sont habités par quelque souci d’honnêteté, les candidats à la candidature devraient faire la lumière sur ce sujet non négligeable.
Ivan Best La Tribune
http://www.voxnr.com/1005/montebourg-sarkozy-baisses-dimpot-se-preoccuper-deficit
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LR/PS : bal des primaires ou bal des vampires ?
La « trumpisation » des esprits bat son plein.
Le Parti socialiste en étant réduit à se ridiculiser avec ses fameuses primaires (gadget politique venu des USA, tel qu’il se doit), nos Républicains ne pouvaient décemment manquer telle usine à gaz façon bite à Dudule. Ou de l’art de s’écharper en interne en attendant d’affronter le véritable adversaire. Un peu comme si Usain Bolt avait participé, à Munich et avec ses copains jamaïcains, à un concours d’avaleurs de choucroute avant de concourir au cent mètres à Rio.Dans ce genre de compétitions fratricides, on garde généralement les coups qui tuent pour la dernière ligne droite. Là, c’est François Fillon qui nous sort la botte de Nevers, les pieds à peine calés dans les starting-blocks, avec cette phrase dominicale, prononcée de son fief sarthois : « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » C’est Paul Bismuth qui a dû apprécier. Puis, cette ultime banderille : « Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable… »
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Les Corses ne veulent pas de leçons de morale antiraciste
« Les Corses ne veulent pas de leçons de morale antiraciste » : C'est ce qu'expose Paul-François Paoli dans cet entretien donné à Figarovox[25.08] après la rixe de Sisco en Corse. Entretien où il revient sur le climat très dégradé qui règne sur l'Île de Beauté entre Corses et Maghrébins. Nous trouvons son analyse intéressante et juste, sans que pour autant nous entrions par là dans quelque autre aspect que ce soit de la question corse. LFAR
Cinq personnes ont été placées en garde à vue la semaine dernière à la suite de la rixe survenue à Sisco. Parmi les gardés à vue, « trois frères d'une même famille maghrébine et deux villageois de Sisco», a indiqué le procureur de Bastia. La garde à vue porte sur « des violences avec armes » pour les premiers, et « violences en réunion » pour les seconds. « A l'origine des incidents se trouvent les membres de la famille maghrébine qui ont souhaité privatiser la plage », a également déclaré le procureur de Bastia, selon France 3 Corse. Avant d'ajouter : «On a d'une part une logique d'appropriation de la plage qui relève du caïdat, et de l'autre une réaction inadaptée des villageois de Sisco ». Que cette décision vous inspire-t-elle ? Peut-renvoyer dos à dos des « voyous » apparemment munis d'armes et des villageois qui semblent en légitime défense ?
Connaissant cette petite plage de Sisco dans le cap corse et qui est très exiguë, je me doutais un peu que c'était une affaire de territoire plutôt qu'un incident dû à une manière de s'habiller. Les jeunes corses ont sans doute eu l'impression d'être de trop. Ce que nous acceptons depuis très longtemps sur le continent, l'incivilité, l'arrogance ou la violence de certains jeunes maghrébins qui ne sont pas forcément religieux, les Corses ne sont pas près de l'accepter et ils ont raison. On ne peut évidemment pas mettre sur le même plan les agresseurs et les agressés, puisque en l'occurrence ce sont les jeunes Corses qui l'ont été.
Les médias ont parlé d' « affrontement communautaire » entre Corses et Maghrébins. Où est passée la France ?
J'étais en Corse durant le mois de juillet, notamment dans la banlieue de Bastia et j'ai ressenti la tension monter après la catastrophe de Nice. J'ai entendu des propos incendiaires venant de jeunes corses au sujet des « Arabes ». Nul n'ignore qu'entre Corses et Maghrébins, ce n'est pas le grand amour. Les communautés ont plutôt tendance à vivre séparées et l'idée diffusée par certains nationalistes selon laquelle la Corse serait une nation en train de se construire avec tous les habitants de l'île relève du mythe. La société corse est tolérante mais elle n'est guère assimilationniste. Pour qu'assimilation il y ait, il faut des mariages mixtes entre Magrébins et femmes corses et je n'en ai pas rencontré beaucoup en cinquante ans de fréquentation. Par ailleurs, depuis quelques années, la pression musulmane s'accentue. Il y a désormais beaucoup de femmes voilées dans la banlieue de Bastia. On ne peut pas dire que ce soit le signe d'une assimilation en cours.
Dans votre livre, vous faites le parallèle entre certains jeunes corses et certains jeunes « franco-algériens » qui sont français juridiquement parlant, mais n'attribuent plus à la nationalité française de valeur affective. Pouvez-vous développer ?
Dans mon dernier livre, j'ai mis l'accent en effet sur un phénomène de dissociation entre la nationalité administrative et le sentiment d'identité. Que moult jeunes maghrébins, notamment pourvus de la double nationalité, ne se sentent pas français est une réalité patente ; les drapeaux algériens brandis durant les manifestations sportives en témoignent. Pour ce qui est des Corses, c'est différent. Le nationalisme a en effet accentué la dissociation entre la nationalité française officielle des Corses et leur sentiment d'être exclusivement corses. Pour autant lors de l'affaire de Sisco on a pu constater que l'Etat de droit avait bien fonctionné. Si les Corses, même nationalistes, acceptent que la justice soit rendue dans cette affaire, c'est qu'ils acceptent la légitimité de l'Etat et c'est une très bonne chose.
Peut-on les mettre sur le même plan ? Pour les jeunes corses, le sentiment d'appartenance est souvent réel. Pour les jeunes Franco-Algériens qui n'ont parfois jamais mis les pieds dans leur pays d'origine, cela ne traduit-il pas surtout un sentiment de défiance à l'égard de la France ?
Cette affaire de Sisco est en effet assez emblématique des fractures ethniques qui travaillent la société française depuis longtemps. En Corse, ces fractures sont à vif parce que les Corses ont un lien quasi-organique avec leur terre et ils sont réactifs quand ils ont l'impression que des étrangers se comportent comme sur un territoire conquis. Le slogan « On est chez nous » scandé par les manifestants qui sont allés dans le quartier de Lupino pour en découdre avec les agresseurs marocains n'est nullement raciste en lui-même. Il signifie qu'en Corse, ce sont les Corses qui décident de ce qui se fait ou ne se fait pas. Dans les années 70 et 80, il y avait souvent des bagarres entre jeunes corses et jeunes allemands qui, l'été, défrayaient la chronique. Personne ne parlait de racisme. Simplement les jeunes locaux avaient l'impression que les Allemands, nombreux sur les plages à l'époque, se comportaient de manière arrogante. En Corse, le meilleur moyen d'être accepté est d'être discret et de se conformer aux us et coutumes locales. L'arrogance et l'exhibitionnisme, d'où qu'ils viennent, sont mal perçus.
Beaucoup de jeunes musulmans se reconnaissent de plus en plus dans la Oumma … Bien au-delà du cas corse, l'affaire de Sisco est-elle le miroir des fractures françaises ? Peut-on aller jusqu'à parler de « balkanisation de la France » ? Que peut-on faire face à ces phénomènes de sécession culturelle et territoriale ?
Il pourrait y a avoir un risque de balkanisation si l'Etat républicain qui est sensé détenir le « monopole de la violence légitime » pour reprendre la formule de Max Weber n'assume plus ses fonctions répressives. A quoi bon être strict sur cette question du burkini si des femmes en burka peuvent faire leurs courses sur les Champs Elysées alors que la loi l'interdit ? Le port de la burka est beaucoup plus agressif symboliquement que celui du burkini. Il signifie ni plus ni moins ceci : je vis chez vous, parmi vous, mais vous n'avez pas le droit de me regarder alors que j'ai moi-même ce droit. La vraie raison de la non-intervention de l'Etat hollandais est la peur. L'Etat hollandais a peur des troubles qui pourraient s'ensuivre si les fonctionnaires de police faisaient respecter la loi à Marseille, à Roubaix ou en Seine-Saint-Denis. En Corse, cette faiblesse de l'Etat est très mal perçue. Les Corses n'ont pas envie de recevoir des leçons de morale antiraciste et des cours de valeurs républicaines venant de gens qui ferment les yeux depuis si longtemps sur ce qui se passe dans ces quartiers où les salafistes sont comme des poissons dans l'eau. Et l'on comprend, du coup, pourquoi le récent communiqué du FLNC contre les islamistes n'a guère soulevé de protestation en Corse. Si L'Etat est défaillant dans la lutte contre l'islamisme, d'autres s'en chargeront. •
Paul-François Paoli est chroniqueur littéraire au Figaro et essayiste. Il a publié dernièrement Quand la gauche agonise (éd. du Rocher, janvier 2016).
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Politique & éco n°101 : crise, le retour
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Emmanuel Albach, auteur du "Grand rembarquement", dédicacera ses livres dimanche 2 octobre à la Xe Journée de Synthèse nationale à Rungis (94)

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RENTRÉE PLEINE DE CONTRADICTIONS POUR JUPPÉ
Ce samedi 27 août dès 14 h30, à Chatoux (78), Alain Juppé a tenu un discours de plus d’une heure, officialisant sa rentrée politique et son engagement dans la course à la primaire de Droite et du Centre en Novembre. Les médias annoncent déjà le maire de Bordeaux comme étant le favori de cette primaire.
En bon tribun qu’il est, il a naturellement surfé sur la colère légitime des français, leurs inquiétudes, tout en ayant en fin de chaque phrase, un discours rassurant pour l’électorat issu de l’immigration, l’électorat acquis à 85% par les socialistes. Que de contradictions sur chaque sujet sensible ! Un coup d’estocade, un passage de pommade. Difficile d’y voir clair finalement dans toutes les mesures qu’il annonce vouloir prendre en cas de victoire à la présidentielle 2017.
Tentons de décortiquer quelques unes de ses promesses (sans en être) de début de campagne.
Terrorisme
En accord avec la majorité des français, Alain Juppé dénonce l’ingérence du gouvernement en matière de sécurité intérieure et de prévention des risques terroristes sur notre sol. Ainsi, il évoque le laxisme judiciaire français ayant permis des attentats de la part de récidivistes, de Fichés S, de détenteurs de bracelet électronique… (Bon, jusque là ok …)
Mais immédiatement, il précise qu’il est farouchement opposé à un Guantanamo à la française, signifiant que les Fichés S ne peuvent être mis à l’écart de la société tant qu’ils n’ont pas effectivement agi.
Alors nous attendons que les plus de 20.000 fichés S agissent ? Elles sont où les mesures différentes du gouvernement actuel ?Europe
La France est belle, la France mérite notre amour et nous devons protéger son patrimoine, sa culture… (pas ses frontières apparemment) et nous devons nous unir pour lui redonner sa force et sa grandeur. (Tout candidat pas trop bête ne peut que tenir ce discours)
Mais sans même avoir le temps de reprendre son souffle, Alain Juppé déclare que nous devons nous fondre dans le moule européen et obéir gentiment à l’Allemagne.
Nous devons donc être grands mais pas trop, de manière à continuer de lécher les bottes de Fraü Merkel et lui laisser dicter à la France sa conduite ?Immigration
Juppé est pro-migrants. Obéir aux quotas imposés par Bruxelles et Berlin lui semble si naturel, qu’en aucun moment il ne dénonce cette immigration forcée. De même qu’il n’a en aucun moment prononcé les mots « frontière », « clandestins », « migrants économiques » ni évoqué la possibilité de mettre un frein à l’invasion (mot évidemment banni de son vocabulaire).
Cependant, mener une campagne sans évoquer ce sujet sensible est suicidaire. Aussi s’est-il obligé d’en parler quelques secondes. Et c’est sur un ton très solennel qu’Alain Juppé annonce des mesures sur l’immigration, des mesures sans en être, des pseudo-mesures qui n’apportent aucun véritable changement. On traite la forme et non le fond. Ainsi prévoit-il de faciliter les demandes d’asile en écourtant la procédure (ça veut quand même dire faciliter l’immigration) mais de durcir le droit au sol en ne l’accordant qu’à des enfants nés en France ayant au moins l’un de ses deux parents résidant régulièrement en France. Pour sûr, ça va décourager du monde ! Désolée, je pars rire !
Islam
Burkini, attentats, halal, apprentissage de l’arabe en CP, … autant de sujets inquiétants qui gravitent autour de l’islam, problématique récurrente en France. Impossible de passer à côté pour un candidat. Encore une fois Alain Juppé emploie un ton grave et déterminé, annonce des mesures satisfaisantes, tout en ayant une attitude contraire. Des promesses non tenues durant un mandat, c’est une chose déjà moche, mais annoncer des mesures tout en faisant déjà le contraire, c’est carrément grotesque et dangereux.
Le candidat favori de la Droite et du Centre s’engage à faire adopter une charte républicaine aux imams, imposer les prêches en langue française dans les mosquées et surveiller le financement de ces lieux de culte. Bravoooooooo ! Quand Monsieur Ménard proposait ceci, il s’est grassement fait insulter.
Mais voilà le HIC ! En tant que maire de Bordeaux, il défend le projet de construction d’une des plus grandes mosquées d’Europe sur sa ville. Ce projet naissant est défendu depuis le 21 mars 2005. La mosquée de l’imam Tareq Oubrou (décoré de la légion d’honneur) peut voir le jour grâce à la mise à disposition d’un terrain de plus de 2.000 m2, gentiment proposé par la municipalité. Elle accueillera plus de 4.000 fidèles simultanément et comportera 25 salles de classes, des bibliothèques (pas de bible, ni d’Histoire d’Ô !), des centres de conférences, espaces culturels… Le tout financé un peu par les fidèles et majoritairement par l’Azerbaïdjan et le Qatar ! De plus, l’Etat français sera tenu de lui verser de fortes sommes au titre de subventions pour ses espaces culturels. Ainsi se financent les mosquées en France, ainsi sera financée celle d’Ali Juppé !
Les jeunesses Juppéennes
Alain Juppé s’est principalement adressé à un public militant jeune et son discours tout entier a gravité autour de cette idée d’une France jeune et combative, tournée vers un avenir meilleur, cherchant à « réinventer le bonheur » (si, si ! Il a dit ça). L’allusion humoristique aux Pokémons, la chemise semi-ouverte, l’absence de cravate, un petit échange avec une demoiselle nommée « Marine »… un véritable éducateur !
Les technologies nouvelles, les énergies renouvelables, les progressions scientifiques… Alain Juppé est en train de réinventer la pilule du bonheur menant vers une utopie insouciante où les cerveaux ne fuiront plus et où la concurrence n’existera plus. Exit ces jeunes qui cherchent un premier emploi, mais que l’on embauche pas… Exit tous les maux sociaux, d’un coup de baguette magique !
Eh bien Monsieur Juppé, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance dans l’arène, avec un discours aussi peu engagé, il vous sera difficile de rassembler la majorité des voix ! A moins que les français ne soient des veaux ?
Sam
http://france-en-colere.fr/rentree-pleine-de-contradictions-juppe#Uv0HKDBBzlEi9PEA.99 -
Journal du Lundi 29 août 2016 - Immigration / Calais : le point de non retour ?
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AUX OLYMPIADES DE LA FISCALITE, LA FRANCE EST MEDAILLE D’OR !
Tous les ans, les contribuables français et belges doivent travailler plus de 7 mois pour payer l’Etat. Est-ce normal ?
Selon le dernier rapport de la société PWC de 2016 (Total Tax Rate) la pression fiscale sur les entreprises est de 62,7% en France, 58,4% en Belgique, 50% en Espagne, 48,8% en Allemagne et 32% au Royaume-Uni.
Malgré ces taux prohibitifs, les déficits des budgets annuels en France et en Belgique continuent de creuser la dette publique qui, au 30/06/2016 s’élevait à 2.130 milliards d’euros en France (32.750 € par habitant) et à 449 milliards d’euros en Belgique (soit 35.900 € par habitant).
Que ce soit dans l’Hexagone et Outre Quiévrain, aucune mesure structurelle sérieuse n’a été mise en application afin de diminuer les dépenses de l’Etat et revenir à l’équilibre financier.
La classe politique française et belge semble ignorer certains principes élémentaires, tels ceux énoncés déjà par le président américain Abraham Lincoln devant le Congrès en 1860 :
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère en décourageant l’initiative et l’indépendance. » Entre’autres.
Le poids des maux, le choc des impôts.
Est-il normal, qu’en Belgique, pour une population de 11,25 millions d’habitants, moins de 5 millions soient actifs et que sur ces 5 millions, presque 40% sont des travailleurs payés par l’argent public ?

Pourquoi seulement 65% des Belges, âgés de 15 à 64 ans sont–ils au travail ?
Est-il acceptable que l’économie souterraine belge concerne 16,5% du PIB, soit 72 milliards d’euros, qui échappent aux taxes, aux impôts et à la TVA ?
Est-il logique que les grandes sociétés du CAC 40 et du BEL 20 éludent les impôts nationaux en délocalisant leur siège social à l’étranger ?
Et que penser des ces cohortes de ministres et de ces bataillons d’élus dans les différentes assemblées où, très souvent, ils brillent par leur absence ?
Dans le plat pays ce sont 67 excellences (sans compter les secrétaires d’Etat) qui ont reçu un maroquin. Si l’Inde devait nommer proportionnellement autant de ministres, elle en compterait alors 7.716, c’est grotesque !
Au lieu de nous distraire avec la polémique autour du « Burkini », les princes qui nous gouvernent seraient mieux inspirés de s’atteler au redressement des finances publiques, à l’amélioration de la balance commerciale et à la relance de l’économie, sans tabous idéologiques, sans utopies multiculturelles et loin des chimères « politiquement correctes ».
Car sinon, les sanctions électorales s’annoncent sévères.
Pieter KERSTENS.