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France et politique française - Page 3481

  • Sacrées Brigandes !

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    Thierry Bouzard*

    Apparues en 2014, le groupe de chanteuses s’est assez rapidement fait un nom dans la dissidence. Présentées par moi dans Rivarol et Synthèse nationale, je les avais fait venir pour leur premier concert en octobre dernier à Rungis lors de la journée annuelle de Synthèse nationale. Elles étaient annoncées le 8 mai prochain avant le défilé de Civitas, mais elles ont été décommandées suite à l’article (controversé) que leur consacre Rivarol de cette semaine. Elles appartiendraient, si l'on en croit cet article, à une secte démoniaque cornaquée par un gourou franc-maçon… Loin de moi l’idée de promouvoir les frères trois points, leurs pompes et leurs œuvres, mais il ne faut pas confondre les chansons et les chanteuses. D'une manière générale, l’homosexualité de l’un, les drogues de l’autre, l’affiliation à une secte ou une autre, les artistes — comme les hommes politiques — ne sont pas toujours des modèles même si on tente de nous les présenter comme tels. Leur vie privée les regarde, mais leurs chansons nous concernent.

    Les Brigandes ont su attirer l’attention des milieux anticonformistes par des chansons engagées mises en scène dans des vidéos qui sont incontestablement du travail de pro. En retour, une certaine audience avec des scores de 50 000 vues en moyenne sur Youtube et des pointes à 170 000, ce qui est honorable sans être extraordinaire. Elles font quasiment jeu égal avec le chœur Montjoie. In Memoriam les dépasse un peu et elles sont devant FTP, mais encore loin du rappeur Kro Blanc qui fait des pointes à près de 400 000 vues, et encore plus loin de Jean-Pax Mefret qui, lui, chatouille souvent les 500 000.

    L’affaire a été lancée par La Horde en octobre 2015 et relayée par un article du Point en février dernier. Le premier est un site antifa spécialisé dans la délationite aiguë de tout ce qui peut se faire dans la dissidence, le second héberge dans ses colonnes BHL, c’est dire comme il défend la culture française.

    Car il s’agit bien du lien culturel. La jeunesse a déserté depuis longtemps les meetings politiques. Suivant les directives de Jdanov, le ministre de la Culture de Staline, les communistes ont été des précurseurs dans la prise de contrôle des artistes, les "compagnons de route", le terme de l’époque pour ne pas dire "collabo". Le meilleur exemple est la Fête de l’Huma. La grande majorité des jeunes qui venait écouter les grandes vedettes nationales et internationales ne votait pas forcément communiste, mais elle supportait sans broncher les discours des politiques avant le concert. Et ces grands concerts ne servent à rien d’autre qu’à passer des menottes culturelles à la jeunesse. Le torrent d’émotions collectives partagé lors de ces événements crée de puissants liens affectifs qui verrouillent les esprits dans une ambiance idéologique insidieuse. Elle est entretenue par les artistes qui interviennent au signal de leurs commanditaires pour rappeler pour qui va leur sympathie ou pour qui il ne faut pas voter. Cette technique bien rodée permet l’encadrement de toute la production musicale. Les concerts, grands et petits, fonctionnent avec des autorisations et des subventions, c’est-à-dire le feu vert des politiques. Outil d’expression à la portée de chacun, le monde de la musique est entièrement sous contrôle, verrouillé, cadenassé. Il suffit de rappeler le torrent d’indignations médiatiques après le concert de Fréjus en juillet dernier pour la prestation du groupe identitaire In Memoriam en ouverture de La Souris Déglinguée, ou les groupes dissidents condamnés à organiser des concerts clandestins pour contourner les annulations.

    De par son origine, la dénonciation des Brigandes s’inscrit dans ce climat de persécutions systématiques déjà rencontré par tous les chanteurs de la dissidence, que ce soit ceux des déportés de l’Algérie française, les groupes du courant skinhead et puis ceux du rock identitaire. On entretient la population dans l’illusion que chacun peut écouter la musique qui lui plait, mais en réalité on écoute la musique que l’on nous fait entendre. Longtemps les maisons de disques, les radios et la télévision ont imposé leurs modes commerciales et l’arrivée d’internet n’a pas fondamentalement changé la donne. Si les maisons d’édition et les circuits de distribution se sont effondrés, l’organisation de concerts reste soigneusement sous contrôle. Or le CD ne se vend plus et aucun support alternatif n’est venu apporter un flux financier en rétribution de l’investissement des artistes : pourquoi payer ce que l’on trouve gratuitement en ligne ? Seule source de revenu subsistante, les concerts. L’aspect financier est essentiel car l’équation est simple, sans concert par de revenus, donc pas de répétitions, de moyens de déplacement ni d’organisation. La création est asséchée et l’exploitation du lien collectif créé par la musique est réservée à ceux qui détruisent l’identité de la communauté nationale française comme de l’identité européenne.

    Dans ce contexte, s’il n’est pas indifférent de savoir comment fonctionnent les Brigandes, en revanche il est essentiel de savoir tirer un profit culturel de cet outil de communication. Les chiens de garde du système ne s’y sont pas trompés en les jetant en pâture, elles sont un réel danger, non pas pour la dissidence qui en a vu d’autres, mais pour son monopole culturel.

    * Thierry Bouzard est chroniqueur musical au quotidien Présent. Il est l'organisateur des concerts lors des Journées nationalistes et identitaires de Synthèse nationale et il est l'auteur de Des Chansons contre la pensée unique, édition des cimes, 332 pages, 2014.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Actors studio: « Comment démolir le FN ? »

    Les inrocks  consacrait hier un article à l’affrontement de plus en plus ouvert entre François Hollande et Emmanuel Macron, les désirs d’émancipation du second (cherche-t-il à se faire débarquer du gouvernement?)  augmentant au rythme de la plongée dans les sondages du premier. Et le magazine de rappeler cette déclaration du ministre de l’Economie: « lorsqu’un président nomme quelqu’un ministre, il le fait parce qu’il pense que c’est bon pour le pays, pas pour en faire son obligé. Moins de trente mots du ministre de l’Economie Emmanuel Macron ont réussi à déclencher la colère de l’Elysée. »  « L’ancien banquier de chez Rothschild devait se douter de l’effet de sa citation »  avance Les Inrocks  « puisque, à en croire le Canard enchaîné, il s’est beaucoup agité pour la faire censurer avant parution (…). Tu devrais faire attention, je reçois des textos de ministres qui me demandent de restaurer mon autorité en te virant, a glissé François Hollande à Emmanuel Macron. » Le chef de l’Etat a ensuite « résumé la situation, en petit comité : Il y a toujours un personnage mythique qui sort comme ça (en parlant de Macron, ndlr) à un an de la présidentielle. Un personnage qui vient expliquer que la politique telle qu’elle est conduite n’est pas bonne. Avant 1981, c’était Coluche. Cela aurait pu être, aujourd’hui, Nicolas Hulot. Le lancement de la fusée Hulot a d’ailleurs été paralysé par le lancement de la fusée Macron. Mais ensuite, tout ça se dégonfle, parce que c’est hors-sol.”

    Hors-sol et pas seulement  dans sa définition politico-partisane (M. Macron n’est ni élu, ni encarté au PS) , le ministre de l’Economie  l’est aussi du fait de la philosophie  politique libérale, cosmopolite qui est la sienne et qu’il assume avec moins d’hypocrisie et de faux semblants que de nombreux ténors de LRPS. Dans un entretien accordé au  quotidien belge Le Soir, paru le  20 avril, Emmanuel Macron réitérait ses prises de position en faveur de l’accueil accélérée des populations non européennes : » (les) réfugiés, c’est vrai qu’ils vont moins en France, mais parce qu’il y a du chômage. Je le regrette pour mon pays car les réfugiés sont une force. […] Les réfugiés qui risquent leur vie pour des raisons politiques, sont des héros. » En visite en Allemagne, notamment à la foire de Hanovre ( inaugurée par Barack Obama il y a quelques jours ) il a,  comme le président américain félicité Mme Merkel pour sa politique d’accueil des migrants et fustigé le réveil des peuples contre l’Europe de Bruxelles.

    Dans un entretien  au journal allemand Die Zeit,  paru aujourd’hui,  le ministre français de l’Economie s’est inquiété d’une possible  « disparition » de  l’UE. »  « Je suis persuadé que ma génération a un devoir historique : la reconstruction de l’Europe ». Une Europe abstraite, désincarnée, réduite à se dimension de grand marché ouvert à tous les vents, à tous les flux, conforme au projet mondialiste. « Pour moi la chancelière a eu raison avec sa politique sur les réfugiés » a-t-il répété. « Elle a fait preuve de courage et d’endurance et, comme la France, s’est engagée en faveur d’une solution européenne. »

    Projet contre projet, celui du FN cristallise sans surprise toute  la hargne, toutes les peurs dans cette course contre la montre engagée entre les défenseurs de l’éternel modernité du  modèle national, et les idéologues  du monde d’après,  ou, pour paraphraser Nicolas Sarkozy,  l’expression « de souche » aura disparu.  Nous l’évoquions hier, L’Express consacre sa une à cette question cruciale pour un Système  qui apparaît à bout de souffle, mais dont il ne faut certainement pas sous-estimer la capacité à se défendre,  à muter: « Comment démolir le FN ? »

    Ce matin sur France Culture, le chroniqueur Jacques Munier faisait l’éloge du pensum caricatural  pondu par le juppéiste Maël de Calan censé décortiquer le programme d’un FN qui, à les entendre,  « promet tout et le contraire de tout »,  ou « revirements et contradictions prolifèrent. »  Propos, jugements mille fois ressassés, fruit d’une analyse sciemment tronquée, partielle, partiale, la présentation de ce petit opus sur cette antenne  servant de prétexte à une attaque en règle contre l’opposition nationale, notamment pour  son refus de passer sous les fourches caudines du Nouvel ordre mondial. Ce que M. Munier traduit par « l’allégeance »  qui serait celle du FN vis-à-vis du nouveau Satan, un « Vladimir Poutine acharné à soutenir tout ce qui menace la cohésion de l’Union européenne »!

    Le journaliste de la matinale de France culture ne manque pas d’apporter sa contribution aux propos du chroniqueur en citant, comme gage de moralité et d’objectivité,  le comédien socialiste Philippe Torreton.  Dans L’humanité, caution bourgeoise s’il en est sur les radios du service public, M. Torreton, relate-t-il  avec gourmandise,  écrivait  que « la propagande du FN progresse à cause  d’un appauvrissement de la biodiversité de la vie politique, comme les méduses qui dominent la faune océanique faute de prédateurs et finissent par  saturer les mers de leur présence urticante et flasque » (sic). Encore un qui  a bu la tasse!

    Flemmard (?) ou fatigué (?)  M. Munier recycle dans le reste de sa petite  chronique, une plus ancienne, débitée  le  17 février 2015, reprise ici quasiment mot pour mot, consacrée à l’étude de Cécile Alduy et  Stéphane Wahnich : « Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste. » Il est expliqué que  le  FN  « (utilise)  les mots de l’économie comme une nébuleuse enrobante », « adresse un signe à l’électorat qui lui résiste encore, celui des catégories socio-professionnelles supérieures, en leur montrant qu’il partage la même langue et qu’il  a relégué l’argumentaire monothématique sur l’immigration »… Monothématique? Cela  n’a  jamais été le cas!  En témoignent les différentes campagnes de notre Mouvement  depuis trente ans, axées sur les questions sociales, économiques, environnementales, européennes etc. Mais aussi  le dernier programme  en date du FN , paru  en juin  2001 -n’ont été publiés  depuis que des Projets présidentiels, celui de Jean-Marie Le Pen en 2007, celui de Marine en 2012, dans l’attente de la finalisation du nouveau pour 2017-  dans lequel  seules 35 pages sur 425  étaient consacrées à l’immigration. Une proportion peu ou prou identique aux programmes précédents des années 80 et 90.

    Last but not least , le FN utiliserait « un double discours »  « à disposition pour resserrer les rangs à l’intérieur et séduire à l’extérieur, notamment les journalistes et à travers eux l’opinion. » Bruno Gollnisch serait l’un des initiateurs de cette stratégie de « piratage lexical », puisque  « le choix des mots à la place des idées, sont d’ailleurs une vieille affaire au Front National. Dans les années 80 (90 surtout, NDLR)  cette stratégie portait un nom :  la bataille des mots (la bataille du vocabulaire était plus précisément  le terme employé, NDLR).  « Les batailles politiques sont des batailles sémantiques  affirmait alors Bruno Gollnisch – celui qui impose à l’autre son vocabulaire lui impose ses valeurs, sa dialectique, et l’amène sur son terrain à livrer un combat inégal.  Les signifiants  immigration,  insécurité ou identité nationale  étant acquis et comme investis d’un pouvoir magique de suggestion politique, Marine Le Pen braconne aujourd’hui dans le vocabulaire républicain ou même celui de la gauche pour lui faire dire autre chose. »

    Et le chroniqueur de conclure: « les mots sont par nature la propriété de tous et de chacun d’entre nous. Prenons garde aux tentatives sournoises de les dénaturer, et rappelons-nous les mises en garde de Georges Orwell ou de Victor Klemperer qui décryptèrent le langage totalitaire et lui firent rendre gorge de ses mensonges. »   Dans le maniement très pervers de l’inversion accusatoire,  les analystes politiques de France Culture, M. Munier le prouve, n’ont  généralement rien à envier à un Philippe Torreton cité plus haut ou a un clone  du même acabit.  Le talent d’acteur en moins ?

    http://gollnisch.com/2016/04/28/actors-studio-demolir-fn/

  • Baisse du chômage: la gauche se félicite, la droite dénonce une manipulation

    L'annonce par le gouvernement, ce mardi, de la baisse de 1,7% du nombre de demandeurs d'emplois en mars ravit les socialistes. Les Républicains contestent ces chiffres et évoquent une «méthode Coué».
    «Ça va mieux», clament les socialistes ; «c'est de la triche», ripostent Les Républicains. L'annonce de la baisse de 1,7 % du nombre de chômeurs de catégorie A au mois de mars donne lieu à un énième remake des disputes savantes entre majorité et opposition - les premiers attribuant cette amélioration aux effets de la politique gouvernementale, les seconds dénonçant une manipulation des chiffres.
    «C'est une baisse crédible, a commenté la ministre du Travail, Myriam El Khomri, toutes les catégories sont concernées. C'est la meilleure baisse depuis seize ans.» «C'est une baisse oui, il y a un changement dans la courbe aujourd'hui des demandeurs d'emplois et ça c'est important», entonne en chœur le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Sur RTL, le ministre de l'Agriculture s'est monté optimiste: «Le chômage s'était quasi stabilisé en 2015, là en ce début d'année on est sur une baisse.»
    La chorale socialiste n'a pas tardé à se mettre en branle sur Twitter autour du hashtag «ça va mieux», avec, entre autres, François Rebsamen («60 000 chômeurs en moins, une bonne nouvelle pour la France»), le député Razzy Hammadi («Chômage en mars 2016: la plus forte baisse depuis août 2000!») ou la porte-parole du PS Corinne Narassiguin («Baisse des déficits, augmentation de la croissance, des investissements, du pouvoir d'achat et nouvelle baisse du chômage, ça va mieux»). Dans un communiqué, le Parti socialiste avance enfin: «La reprise est en marche.»
    Réplique immédiate du secrétaire national au travail et à l'emploi pour les Républicains, Gérard Cherpion: «Au lieu de pratiquer la méthode Coué, François Hollande et son gouvernement devraient s'atteler réellement à la résolution des problèmes de notre pays (…).» «A défaut de résultats, le gouvernement s'emploie à faire baisser artificiellement les chiffres du chômage», enchaîne le député des Vosges. Sur Public Sénat, le président de la chambre haute Gérard Larcher a relativisé ces bons résultats: «Je souhaite évidemment pour mon pays que ça aille mieux. Mais je constate que sur quatre ans, le chômage a explosé.»
    Tout comme le député Les Républicains Olivier Marleix, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, dénonce, sur Twitter, une manipulation des chiffres: «La vérité sur la “forte baisse” du chômage: des radiations et des stages.» Même contestés, ces résultats sourient à François Hollande, qui a lié, tout au long de son quinquennat, sa candidature en 2017 à l'inversion de la courbe du chômage.

    Louis Nadau

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuyEZFAAluZMseWqxZ.shtml

  • Le coût de l’immigration irrégulière en France en 2015 supérieur au budget 2016 de la Santé

    Le coût de l’immigration irrégulière en France représenterait 1,38 milliards d’euros selon Jean-Paul Gourevitch, spécialiste des migrations à qui l’association Contribuables Associés a confié la rédaction d’un rapport. Cemontant est supérieur au budget alloué en 2016 par l’État au ministère de la Santé (1,251 milliard) . C’est le double du budget consacré au sport et à la vie associative ( 617 millions d’euros).

    Ce rapport cinglant (disponible ici en intégralité), qui épingle la gestion de l’immigration par la France, est la 34ème étude de l’association ; une étude qui dresse un panorama complet de l’évolution des flux migratoires en 2015 en Europe.

    Source Breizh-info

    http://www.contre-info.com/le-cout-de-limmigration-irreguliere-en-france-en-2015-superieur-au-budget-2016-de-la-sante

  • Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, réclame un ancrage à droite de son parti

    Dans un entretien au blog Le Rouge & Le Noir,Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, plaide pour un ancrage à droite du parti Les Républicains :

    « Je suis un homme politique de droite. Je connais mon Histoire politique et mes valeurs. Notre parti, dans sa folle course aux égos, recherche son identité. Trop souvent on entend des voix dissonantes qui lorgnent vers le centre. C’est une erreur. Nos compatriotes qui nous font confiance attendent de nous la clairvoyance et le courage. C’est ce que veulent nos militants et la très grande majorité de nos élus. Il suffit de donner la parole aux adhérents pour le constater. En 2012, la motion Droite Forte était arrivée largement en tête, bousculant tout l’establishment.

    « Les dernières élections régionales ont confirmé les attentes des électeurs de droite. Ce sont bien les candidats clairement de droite qui l’ont emporté, à l’image de Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.

    Je ne suis pas un ardent partisan des primaires, mais je reconnais qu’elles peuvent donner la parole aux électeurs pour rappeler aux candidats qui nous sommes et ce que nous voulons. Dans cette perspective, je soutiens la démarche du collectif Horizon, lancé par l’UNI, La Droite Forte et Sens Commun. »

    Dans ce même entretien, il s’en prend au « laïcisme forcené de certains », qui croient ainsi résoudre les problèmes posés par l’islam :

    Le laïcisme forcené de certains n’est évidemment pas une solution à la radicalisation islamiste. Les seules conséquences de cette idéologie sont des attaques encore plus vives contre notre patrimoine et notre culture. Ici une église qu’on détruit, là un calvaire qu’on retire, ou encore une crèche « ostentatoire »… Après avoir fait disparaître des manuels d’histoire les apports de la chrétienté pendant des siècles en France, il s’agit maintenant de faire disparaître le patrimoine chrétien, trop visible aux yeux de certains.

    http://fr.novopress.info/

  • Claude Lévi-Strauss et Nuit Debout

    Qu'aurait pensé Claude Lévi-Strauss de Nuit Debout ?

    Pour l'imaginer, voici un extrait du livre De Près et de loin, un long entretien du grand ethnologue avec Didier Éribon.
    Claude Lévi-Strauss évoquait dans ce passage mai 68 mais ses propos s'appliquent parfaitement à ce mouvement créé et encadré par l'extrême-gauche qu'est Nuit Debout.



    Didier Éribon : Comment avez-vous vécu mai 68 ?

    Claude Lévi-Strauss : Je me suis promené dans la Sorbonne occupée. Avec un regard ethnographique. J'ai également participé avec des amis à quelques séances de réflexion. Il y a eu chez moi une ou deux réunions.

    D.E. : Mais vous n'avez pas pris position dans le courant des événements ?

    C.L.-S. : Non. Une fois passé le premier moment de curiosité, une fois lassé de quelques drôleries, mai 68 m'a répugné.

    D.E. : Pourquoi ?

    C.L.-S. : Parce que je n'admets pas qu'on coupe des arbres pour faire des barricades (des arbres, c'est de la vie, ça se respecte), qu'on transforme en poubelles des lieux publics qui sont le bien et la responsabilité de tous, qu'on couvre des bâtiments universitaires ou autres de graffiti. Ni que le travail intellectuel et la gestion des établissements soient paralysés par la logomachie.

    D.E. : C'était quand même un moment de bouillonnement, d'innovation, d'imagination... Cet aspect-là aurait dû vous séduire.

    C.L.-S. : Je suis désolé de vous décevoir, mais pas du tout. Pour moi, mai 68 a représenté la descente d'une marche supplémentaire dans l'escalier d'une dégradation universitaire commencée depuis longtemps. Déjà au lycée, je me disais que ma génération, y compris moi-même, ne supportait pas la comparaison avec celle de Bergson, Proust, Durkheim au même âge. Je ne crois pas que mai 68 a détruit l'université mais, plutôt, que mai 68 a eu lieu parce que l'université se détruisait.

    D.E. : Cette hostilité à mai 68 n’était-elle pas une rupture totale avec vos engagements de jeunesse ? [Durant l'adolescence et au début de sa vie d'adulte, Claude Lévi-Strauss a été un fervent socialiste, passionné par Marx.] 

    C.L.-S. : Si je veux rechercher les traces de cette rupture, je les trouve beaucoup plus tôt, dans les dernières pages de Tristes Tropiques. Je me souviens m'être évertué à maintenir un lien avec mon passé idéologique et politique. Quand je relis ces pages, il me semble qu'elles sonnent faux. La rupture était consommée depuis longtemps.

    Didier Éribon, De Près et de loin, Odile Jacob, 1998 ; rééd. 2001, pages 115-117.

    Pour aller plus loin :
    Nuit Debout, mouvement créé et encadré par l'extrême-gauche
    Claude Lévi-Strauss défend la lutte identitaire

    http://www.ventscontraires.fr/

  • AGIR AU SERVICE DU BIEN COMMUN

    L’Action Française subit depuis ce début d’année 2016, un grand nombre de violences provenant de l’Etat, des partis et du système : procés, gardes à vue, agressions physiques, brutalités. Le Centre Royaliste d’Action Française, plus que jamais à besoin de vous et fait appel à votre générosité. 

    Dégradations subies

    Dans la nuit du 16 au 17 avril, notre local marseillais a été pris pour cible et saccagé en toute impunité, par des militants d’extrême-gauche. La lâcheté de ces actes nous amène désormais à faire face à de lourdes réparations. Afin de réhabiliter nos locaux, nous comptons sur vous, nous avons besoin dès à présent de 5000 euros !

    J’aide l’Action Française à maintenir son implantation locale.

    Procès A Bordeaux, quatre militants ont été condamnés pour de simples tags et ont écopé de travaux d’intérêts généraux ainsi que d’une lourde amende. A Marseille, la demande officielle de dissolution de notre mouvement par le député Ciot a engendré de multiples articles de La Provence au Huffington Post. Face aux articles diffamatoires, nous ripostons par voie judiciaire A Angers, pour avoir déraciné un arbre de la liberté, nos militants écopent d’une amende d’une centaine d’euros. Ce n’est pas moins de 15 000 euros de coût de suivis judiciaires, amendes auquel nous devons faire face.

    Je soutiens les actions en justice de l’Action Française.

    L’AF, toujours en première ligne Depuis 2011, l’Action Française ne cesse d’accroître sa visibilité médiatique et son socle militant. L’AF c’est une école de formation regroupant 80 sections et fédérations, organisant plus de 500 cercles de formations et colloques par an avec une université d’été regroupant 150 lycéens et étudiants sur une semaine.

    Je permets à l’Action Française de poursuivre son dévelopement.

    Fidèle à la formule d’Anatole France " La République gouverne mal mais se défend bien", la justice républicaine nous accable et vos dons nous sont nécessaires pour financer nos actions, notre cause....votre cause ! Votre générosité prépare activement la restauration du Politique en France.

    Merci pour votre aide !

    Don déductible de 66 % dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?AGIR-AU-SERVICE-DU-BIEN-COMMUN

  • Continuer à être gouverné par des incapables corrompus est très dangereux !

    Pour Charles de Gaulle, l’élection présidentielle était la clef de voute des institutions. C’était le moment quasiment mystique ou « un peuple rencontrait un homme ». Pour de Gaulle, dont la famille était profondément maurassienne, cette élection correspondait un peu à ce qu’était le couronnement à Reims des rois de France, le moment où la nation s’incarnait en un homme.

    Cet homme, dans la Constitution de la Vème, était en charge des intérêts supérieurs du pays, le Premier ministre conduisant la politique au jour le jour. Au cas où un différent se produisait entre la classe politique et le président, ce dernier pouvait soit avoir recours à l’arme du référendum soit dissoudre le Parlement pour demander au peuple de trancher. En cas de défaite, le président ayant perdu l’onction sacrée devait se retirer.

    Pour être parfaitement honnête, je n’ai jamais aimé cette conception de la démocratie tant elle repose sur l’émergence d’un individu admirable et un peu surhumain. Une Constitution doit être faite pour fonctionner avec des hommes normaux, voire médiocres (les deux vont souvent de pair, comme on le voit en France en ce moment) et non pas pour donner les pleins pouvoirs à un envoyé du destin. Une constitution ne fonctionne en fait que si « le pouvoir arrête le pouvoir », c’est-à-dire si la séparation des pouvoirs y est organisée convenablement.

    Dans un article précédent, j’ai dit tout le mal que je pensais de la constitution de la Vème République et de son rédacteur Michel Debré. Je continue à soutenir que beaucoup des malheurs de la France viennent des institutions mises en place par cet homme. Citons entre autres la concentration du pouvoir dans la fonction présidentielle, une constitution sans réelle séparation des pouvoirs, la création de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature, du Ministère de la Culture et j’en passe.

    Ayant dit cela, je suis prêt à concéder que cette conception du pouvoir ne manquait pas d’une certaine grandeur. Le président était en charge des intérêts supérieurs de la nation et responsable devant le peuple et devant lui seul. Si la confiance entre les deux venait à disparaître, le président, n’ayant plus aucune légitimité, devait s’en aller. La pratique du pouvoir depuis plus de cinquante ans a montré au-delà de ce qui est nécessaire la nocivité de ces institutions.

    Les hommes politiques ont immédiatement adoré le cadeau qui leur était fait d’un pouvoir présidentiel omnipotent (ce qui leur paraissait une très bonne idée), mais ils n’ont jamais très bien compris pourquoi ils avaient besoin de faire appel au peuple fréquemment (par exemple au travers de référendums), ce qui pouvait mettre leur situation en péril. En termes simples, De Gaulle recherchait la légitimité pour gouverner. Ses successeurs se sont contentés de s’appuyer sur la légalité formelle, ce qui n’est pas du tout la même chose.

    Et donc, depuis 1958-1962, tous les changements apportés à notre système politique ont eu comme seul but de réduire les pouvoirs du peuple pour stabiliser autant que faire se pouvait la situation des politiques. C’est-à-dire des deux partis de gouvernement. Nous en avons un exemple parfait avec ce qu’il est convenu d’appeler les primaires.

    Revenons à la définition gaullienne de l’élection présidentielle, moment « où un peuple et un homme se rencontrent ». Le système des primaires en est l’exacte contradiction. Les élections primaires sont organisées sous l’égide des partis politiques existants pour que ceux-ci continuent à être les seuls à fournir au pays l’homme qui occupera la fonction présidentielle. Ce n’est plus du tout la rencontre entre un homme et un peuple, mais une sélection organisée par les deux partis de gouvernement pour se donner la meilleure chance de rester au pouvoir en tant que parti. Nous devrions plutôt parler ici de captation d’héritage plutôt que rencontre entre un homme et un peuple.

    A la question, pourquoi des primaires aujourd’hui et non pas il y a dix ou vingt ans, la réponse est simple : l’émergence du Front national. Le seul but des partis de gouvernement est de fournir un candidat qui sera présent au deuxième tour. Ils sont en effet tous persuadés que le candidat du FN en tout état de cause sera présent(e) au deuxième tour, et qu’il suffira d’être «l’autre» participant au deuxième tour pour être élu, un peu comme Chirac l’avait été. Il faut donc empêcher tout émiettement de son électorat et n’avoir qu’un seul candidat qui loin d’être désigné par le peuple le sera par les militants On voit la différence avec la conception gaullienne.

    Qu’est-ce que cette grosse ficelle peut bien vouloir dire? Une chose toute simple. Celui qui sera élu compte conquérir le pouvoir d’abord en ostracisant environ un tiers du corps électoral (les électeurs FN), puis en faisant voter pour eux un deuxième tiers qui ne le soutiendra que pour empêcher le candidat du FN d’être élu. Le prochain président ne sera donc soutenu dans son action que par un tiers du corps électoral, dans le meilleur des cas. Nous sommes donc dans un système où l’élu ne représente pas le peuple, mais à peine un tiers de celui-ci. Ce qui fait bien sûr que la France restera ingouvernable, ce qui conviendra fort bien à la classe politique traditionnelle puisque rien ne pourra changer.

    Contrairement à ce que nous disent les grands partis, les primaires ne sont donc pas une avancée démocratique, mais un recul considérable tant elles consacrent le contrôle sur les institutions d’une classe politique qui ne représente plus qu’elle. Le but n’est plus d’exercer le pouvoir dans l’intérêt général, mais d’en exclure tous ceux dont cette classe n’approuve pas les idées.

    S’ils étaient le moins du monde intéressés à la démocratie, nos hommes politiques auraient dû changer le système électoral il y a longtemps pour y introduire une dose de proportionnelle, en particulier aux élections législatives. Voilà qui aurait permis l’émergence de nouvelles forces.

    Certes, cela serait risqué, mais n’est-il pas plus dangereux d’être gouverné exclusivement par des gens qui aujourd’hui ne représentent même plus 33 % du corps électoral et donc n’ont plus aucune légitimité?

    Manipuler le système légal pour rester au pouvoir sans avoir aucune légitimité n’est jamais un bon calcul à long terme. Et que l’on ne me dise pas que je fais le jeu du FN. Avoir 33 % du peuple ou peu s’en faut qui ne soit représenté par aucun élu, voilà qui est pire qu’un crime, une faute …

    Nous sommes à l’évidence loin, très loin du gouvernement par le peuple, pour le peuple. Nous avons à l’heure actuelle, un gouvernement de nomenklatura organisée au profit de cette nomenklatura par cette nomenklatura qui pour arriver à ses fins a monopolisé le pouvoir en se servant des institutions.

    Et donc nous ne sommes plus en démocratie, et parler des valeurs de la République sans arrêt ne veut rien dire si ce n’est ajouter l’hypocrisie à la forfaiture.

    Que le lecteur ne croie pas que cette capture du système politique par une nomenklatura soit une dérive purement française.

    Aux USA, les «appareils » des partis démocrate et républicain, ceux que Madame Thatcher appelait les « petits hommes gris », ont depuis longtemps complètement mis sous leur contrôle les « primaires ». Et donc, était élu l’un ou l’autre des candidats qui avaient été d’abord présélectionnés par ces appareils. Il ne s’agissait plus pour le peuple de choisir mais tout au plus d’entériner une sélection avec laquelle le peuple n’avait rien à voir.

    Or que se passe-t-il outre- Atlantique ? Des candidats venus de nulle part sont en train de tailler des croupières aux candidats « officiels », adoubés par les oints du seigneur de chaque parti. Et le plus drôle est que ces rebelles ne dépensent pour ainsi dire aucun argent. Avoir plus d’argent que les autres n’est plus du tout une garantie pour être le candidat officiel. Voilà une bonne nouvelle pour la démocratie, une très mauvaise pour la ploutocratie…Comme le dit plaisamment l’un de mes amis : aux élections, les électeurs vont avoir le choix entre Trump et Goldman-Sachs…On imagine l’enthousiasme des petits hommes gris…

    En Grande-Bretagne, le peuple va être amené à se prononcer sur la sortie des institutions européennes, non pas parce que monsieur Cameron a soudain connu une illumination gaulliste, mais parce qu’un nouveau parti, l’ UKIP, avait fait un tabac aux élections européennes et risquait de mettre en péril les conservateurs aux élections législatives. Cameron a donc jeté un os à cet électorat, en promettant d’organiser un referendum, ce qui lui a permis de gagner haut la main les élections législatives. Je ne suis pas un bon observateur politique, mais je crains pour monsieur Cameron qu’il ne s’agisse d’une élection à la Pyrrhus tant un vote pour le Brexit le forcerait à présenter sa démission à la Reine.

    En France enfin, je viens de voir passer les résultats de sondages semblant indiquer que les Français seraient prêts, enfin, à voter pour des personnalités issues de la société civile, ce qui risque de foutre en l’air tous les beaux calculs de nos élites auto désignées. Présenter en effet des candidatures Juppé, Sarkozy, Hollande, Macron comme des moments où «un homme rencontre un peuple», ce n’est plus prendre les Français simplement pour des veaux, mais pour des ânes. Il n’est donc plus sûr du tout que l’un ou l’autre des candidats des partis dits de gouvernement soit au deuxième tour. Voila qui serait un amusant coup de tonnerre.

    La démocratie a été capturée un peu partout par des forces, ici ploutocratiques, là technocratiques, dont je dirai avec mesure qu’elles ne sont pas toujours «bienveillantes».
    Les peuples, qui découvrent avec effarement l’incompétence inimaginable de ceux qui les gouvernent depuis vingt ans, sont en train de s’ébrouer… et bien sûr les forces dont je viens de parler dans la phrase précédente essaient de nous faire croire qu’un retour à la démocratie et à la souveraineté nationale serait extraordinairement dangereux. A mon humble avis, continuer à être gouverné par des incapables corrompus est infiniment plus dangereux.

    Et donc, ne «les» croyez pas. Ils vont essayer de vous faire peur, ce qui toujours est la réponse de ceux qui ne peuvent répondre à des arguments rationnels. Un retour à la démocratie ne peut qu’être bon…

    « N’ayez pas peur », aurait dit Jean-Paul II.

    Charles Gave

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