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France et politique française - Page 4207

  • GPA : la manifestation du 5 octobre est d'actualité

    Extrait de la chronique "vie" de Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

    "Dans deux arrêts similaires rendus le 26 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour avoir refusé d’inscrire à l’état civil les actes de naissances d’enfants nés par mères porteuses à l’étranger. En l’espèce, ces enfants avaient été conçus aux États-Unis après « don » d’ovocyte (acheté sur catalogue dans une agence spécialisée), fécondation artificielle avec le sperme du mari et transfert des embryons chez une femme porteuse contre rémunération. [...]

    Jusqu’à présent, la Cour de Cassation s’était fermement opposée dans ses jugements du 6 avril 2011 et du 13 septembre 2013 à cette transcription à l’état civil des actes de naissances étrangers en s’appuyant sur plusieurs motifs donc celui de « fraude à la loi ». Ces deux couples avaient manifestement cherché à contourner la loi française en se rendant intentionnellement hors de nos frontières pour y bénéficier d’une transaction de mères porteuses, une pratique « contraire à l’ordre public et heurtant des principes essentiels du droit français », avait rappelé notre plus haute juridiction. De l’avis de nombreux juristes, cette non-reconnaissance était d’ailleurs l’un des moyens les plus efficaces pour dissuader nos ressortissants à s’engager dans cette voie de l’industrie procréative internationale exploitant des femmes la plupart du temps en situation de grande précarité et faisant des enfants de vulgaires objets d’un contrat.

    Les conséquences de ce double arrêt sont dramatiques. Pour Aude Mirkovic, porte-parole des Juristes pour l’enfance, « vous pouvez désormais vous acheter à l’étranger un enfant fabriqué, facturé et livré, la Cour européenne vous assure le service après-vente » (Le Figaro, 27 juin 2014). Les associations homosexuelles ne s’y sont pas trompées en saluant bruyamment une « décision historique » qui va permettre une régularisation massive des enfants commandés et achetés par les couples gays sur le marché en plein essor des mères porteuses. De même, la circulaire Taubira du 25 janvier 2013 contraignant les procureurs et les greffiers en chef à délivrer un certificat de nationalité française aux enfants nés par GPA s’en trouve confortée et a dorénavant très peu de chances d’être contestée par le Conseil d’État malgré le recours déposé l’année passée par les Juristes pour l’enfance. [...]

    Mais la palme de l’hypocrisie revient au président de la République et à son gouvernement dont le double-jeu est insupportable. Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, s’est empressée de déclarer que l’exécutif, tout en s’opposant fermement à la légalisation de la GPA chez nous, ne contesterait pas les arrêts alors que la France avait la possibilité de faire appel devant la Grande Chambre de la CEDH jusqu’au 26 septembre. Furieuse que nos gouvernants utilisent ce cheval de Troie pour légitimer indirectement le principe des mères porteuses, « la Manif pour tous » a d’ores et déjà prévu une nouvelle mobilisation les 4 et 5 octobre. Car en acceptant sans broncher la décision des juges européens, le gouvernement socialiste ne peut pas ignorer qu’un contrat de mère porteuse réalisé à l’étranger, quand bien même il continuerait à être strictement prohibé sur le territoire national, serait dorénavant aussi efficace que s’il était licite. Cette abdication volontaire de la France devant une instance qui empiète sur sa « souveraineté éthique » est d’autant plus coupable qu’en raison de son autorité morale, la décision de la CEDH est appelée à faire jurisprudence et à s’imposer à terme aux 47 États membres du Conseil de l’Europe, démultipliant le développement d’une marchandisation des bébés et des mères porteuses à l’échelle de la planète."

    Michel Janva

  • « Seraient-ils plus intelligents que nous ? »

    Cela ne doit bien évidemment rien au hasard. C’est le collège Louise-Michel de Clichy-sous-Bois, entièrement reconstruit pour un coût d’une quarantaine de millions d’euros et situé dans le département babélisé de Seine-Saint-Denis, symbole des territoires perdus de la République et du « grand remplacement » diraient certains, que François Hollande a tenu à effectuer discours et visite à l’occasion de la rentrée scolaire. Le chef de l’Etat était logiquement accompagné du ministre de l’Education, Najat Vallaud-belkacem, laquelle serait victime, expliquait Le nouvel obs hier, des attaques « sexistes », « racistes », « jeunistes » (sic) de la droite. « Difficile pour nous de taper sur Emmanuel Macron, alors forcément on s’en prend à la jeune femme ministre d’origine marocaine et à ses prétendues (sic) déclarations sur le genre ! » se justifiait un élu UMP interrogé sur le site du magazine… Hier, François Hollande ne s’est pas contenté d’annoncer « un grand plan numérique pour l’école de la République ». Il a aussi assuré parents et élèves de cet établissement multiculturel, regroupant des dizaines de nationalités, qu’ils étaient « l’avenir de la France », puisque vivant dans un « département particulièrement dynamique, avec une vitalité démographique »…

    « Vitalité démographique » qui en l’espèce n’est pas forcément une chance pour la France.Bruno Gollnisch l’affirmait le 16 septembre 2010 lors de son appel lancé depuis le parvis de la basilique Saint-Denis, « la Seine-Saint-Denis ne doit pas devenir pour la France ce que fut le Kossovo pour la Serbie : berceau de l’Histoire nationale progressivement submergé, puis amputé par les forces d’une coalition étrangère ! ».

    François Hollande, pas plus que son prédécesseur Nicolas Sarkzoy, et pour cause, n’ont voulu faire leur révolution intellectuelle et morale en dénonçant, comme nous le notions alors, les ravages d’un mondialisme ultra-libre échangiste.  Une idéologie dont les effets sont  si perceptibles en Seine-Saint-Denis, prônant la disparition des frontières, la destruction des traditions, des identités nationales et utilisant ou encourageant pour se faire la même arme de destruction massive : l’immigration de peuplement.

    Guillaume Faye, qui ne ménage pas ses critiques vis-à-vis du FN et dont nous ne partageons pas toutes les analyses, rappelait très justement sur son blogue (j’ai tout compris) ces derniers jours, que « le territoire français des Gaules n’avait jusqu’au milieu du XXe siècle jamais connu d’immigration de peuplement importante et les seules migrations concernaient des populations européennes apparentées (…). La rupture s’est produite, comme ailleurs en Europe occidentale, pendant les catastrophiques années soixante et soixante-dix ( lesTrente Glorieuses) où a commencé un flux migratoire extra-européen ininterrompu et massif– jamais vu dans l’histoire depuis plusieurs millénaires – associé à une chute de la fécondité des Français et Européens de souche ; mais aussi amenant dans ses fourgons le millénaire islam (…) . Face à ce phénomène invasif, les élites françaises et européennes ont non seulement baissé les bras mais, fait inouï, incompréhensible pour un Chinois, un Japonais, voire un Africain, elles le favorisent. Elles collaborent« .

    « La catastrophe militaire de 1940, qui n’a pas été la première dans la longue et lourde histoire du pays, fut une piqure de guêpe en comparaison de ce qui nous arrive actuellement (…). L’exemple du Japon est parlant : écrasé en 1945 comme jamais aucun pays ne le fut, seul à avoir subi dans l’histoire le feu nucléaire, l’Empire du Soleil levant s’est relevé et persiste. Pourquoi ? Parce qu’il s’est abrité de toute immigration étrangère, parce que ses valeurs ancestrales, historiques, spirituelles, nationales, ethniques on prévalu – en dépit de la société de consommation et du matérialisme. Le Japon a trouvé dans son âme ancestrale la force de rester lui-même. Il a eu l’intelligence de ne pas compenser fallacieusement sa dénatalité par une immigration étrangère qui aurait dénaturé sa substance,L’exemple du Japon infirme l’argument rebattu selon lequel les sociétés ferméesseraient improductives. Au contraire, ce sont les sociétés trop ouvertes qui le sont, car menacées d’explosion. Les Japonais ont eu cette lucide intelligence de comprendre qu’en dépit de leur dénatalité, l’immigration n’était pas la bonne solution. Seraient-ils plus intelligents que nous ? ».

    A l’heure ou le gouvernement Valls 2 se pique de sérieux, de rigueur, d’une volonté de réduction des déficits et de la dette, Guillaume Faye rappelle aussi sur son blogue que « l’argument, défendu par toute l’idéologie dominante, selon lequel l’immigration en provenance du tiers monde serait indispensable pour compenser notre déficit démographique et notre vieillissement, outre qu’il néglige les facteurs ethniques et historiques, ne tient pas la route sur le plan strictement économique, bien qu’il soit fondé sur le réductionnisme économique. Les bénéfices objectifs de l’immigration en termes économiques sont marginaux. Ce sont des cas particuliers, que les médias mettent en valeur en les généralisant. Globalement, en terme de coûts comparatifs, les inconvénients surpassent de loin les avantages ». « Une des causes –pas la seule – de la récession économique française est le coût énorme de l’immigration, avec toutes ses conséquences financières et autres ».

    Une évidence mise en avant de manière claire et irréfutable par les travaux étayés de très nombreux spécialistes dont, comme d’autres sites et blogues de réinformation, nous nous sommes fait l’écho, mais qui sont largement tus, boycottés, occultés par les « grands » médias dominants.

    Médias dominants qui répètent aussi à satitété que l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et l’application du programme du FN engendreraient le chaos et une terrible récession économique. Nous pensons au contraire que l’alternative que nous portons peut arracher notre pays à un déclin mortel. Pour autant, il serait naïf de croire que la coalition hétérroclite, mais soudée par des intérêts communs, des adversaires du Mouvement national, acceptera sans broncher que le peuple Français recouvre la maitrise de son destin.

    Javier Portella l’écrivait le 29 août sur le site Polemia, « l’arrivée du Front National au pouvoir – la chose semble désormais imparable, quelle qu’en soit la date – ne devrait pas se borner à quelques retouches par-ci, à quelques remaniements par-là. Si le projet du Front est sérieux, si ce n’est pas de la frime, s’il ne consiste pas à rafistoler un peu la façade pour mieux laisser la maison intacte, ce projet ne peut que conduire à un grand, à un profond bouleversement politique, social, économique, culturel ». « Un tel bouleversement a un nom, même si on ne le prononce jamais afin de ne pas effrayer les braves gens : ce nom est révolution. Une révolution, certes, voulue dans l’ordre, entreprise dans la légalité. Mais révolution quand même. »

    Révolution que nous annonçons bien comme telle. Révolution patriotique qui loin d’être une perspective effrayante est bien la raison d’être du vote FN et qui ne fait  pas peur (de moins en moins) aux   Français si l’on en juge par « le sondage (Ipsos) confidentiel qui circule en ce moment à l’UMP » révélé hier sur le site de Valeurs actuelles.

     « Si Nicolas Sarkozy était candidat, il obtiendrait 30% au premier tour face à Marine Le Pen (27%) et François Hollande (16%) (…). Nicolas Sarkozy serait le seul à pouvoir empêcher le Front National de ravir la première place lors du premier tour de la présidentielle de 2017Juppé obtiendrait 24%, devant Hollande (16%) mais derrière Marine Le Pen (33%).François Fillon obtiendrait quant à lui 16% face à Marine Le Pen (35%) et François Hollande, toujours scotché à 16% (…) Nicolas Sarkozy serait élu en cas de second tour face à Marine Le Pen par 65% des voix contre 35%. En cas de second tour Marine Le Pen-Hollande, en revanche, la présidente du Front National et le président de la République feraient jeu égal, 50% des voix chacun »…Nous entrons bien dans l’ère des possibles…

    http://gollnisch.com/2014/09/03/mercredi-3/

  • Une crise gouvernementale révélatrice des défauts de la République :

    La dernière crise gouvernementale a montré les limites d’une Cinquième République quand elle est gouvernée comme sous la Quatrième : l’indécision à la tête de l’Etat, l’instabilité politique et ministérielle, la grogne parlementaire au sein même de la majorité en place, le désaveu électoral répété à chaque élection, partielle ou générale, etc. Cela sent la fin de règne, comme l’on dit communément, alors même qu’il faudrait un Etat solide et, à sa tête, une magistrature suprême sûre d’elle-même et assurée du lendemain pour mieux affronter les immenses défis du moment ! Ainsi, le chômage, véritable fléau social, ne cesse-t-il de s’étendre à toutes les parties du territoire et à toutes les couches et générations de la société, au risque de défaire la cohésion nationale et d’inspirer des attitudes sécessionnistes au cœur du « vivre-ensemble », entre communautarismes et individualisme de masse : or, le Pouvoir actuel semble dépassé et impuissant et ne promet même plus un retournement prochain de la situation, comme si les jeux (fatals) étaient faits !

    Cette crise discrédite un peu plus la parole politique, alors que c’est encore cette dernière qui peut limiter les abus de l’économique et éviter l’abandon du social à la fatalité d’une mondialisation qui n’a plus grand-chose d’heureux. Elle discrédite aussi une République qui a épuisé toutes ses capacités sentimentales à être aimée pour ses réalisations et ses résultats : ses politiciens, de droite comme de gauche (mais quel sens donner désormais à ces notions si vagues et si bousculées ?), ne suscitent plus que railleries et ressentiments, de façon parfois injuste mais qui traduit bien le discrédit, non seulement de la classe politique mais aussi du système qu’elle est censée animer et arbitrer…

    Certains, par dépit, se réfugient dans l’idée d’une Sixième République dont on a quelque mal à comprendre ce qu’elle apporterait positivement de plus (ou de moins…) et ce qu’elle a de différent avec feue la Quatrième ou, pour les quelques robespierristes nostalgiques du Front de Gauche (ils n’y sont pas majoritaires, d’ailleurs), avec une Première dont les conséquences ne furent guère heureuses, ni pour la France ni pour les Français, ni pour la République elle-même qui mit plus de cinquante ans à s’en remettre, la Seconde (celle de 1848) évitant soigneusement de trop ressembler à celle qui l’avait précédée…

    Il faudrait bien plutôt revenir à l’esprit qui avait présidé à l’établissement de la Cinquième, cet esprit monarchique qui voulait l’indépendance de l’Etat pour assurer l’indépendance de la France, et qui ne voyait les partis et les idéologies que comme des éléments du jeu politique mais non comme les acteurs principaux de la scène politique et de la décision d’Etat, réservée dans ses principales orientations à la magistrature suprême de l’Etat. Mais, ce que la Cinquième avait de monarchique, avec la tentation et le risque (pas toujours évités…) de tourner à la monocratie, s’est peu à peu dissous dans une République qui a renoué avec les mauvais côtés de la pratique partisane et qui s’est soumise aux féodalités économiques et financières que le général de Gaulle, lui, n’aimait guère et qu’il voulait, en un réflexe tout capétien, ordonner au service de l’Etat et du pays, et non l’inverse, dont nous voyons aujourd’hui les effets avec la nomination de M. Macron, si peu politique en tant que tel…

    Si crise de régime il y a en cette fin de mois d’août 2014, comme l’évoquent certains éditorialistes de la presse parisienne, profitons-en pour poser la question institutionnelle et rappeler que rien ne peut se faire de durable en économie française si la magistrature suprême de l’Etat n’est pas assurée à la fois de la durée et de la continuité (qui n’est pas immobilisme, loin de là), et de l’indépendance statutaire à l’égard des puissances particulières, qu’elles soient économiques et financières ou politiciennes, indépendance qui permet de décider pour l’intérêt commun et non pour celui de quelques uns…

    Au regard de l’actualité présente, la Monarchie active, si elle apparaît encore bien lointaine aux yeux de nos contemporains, pourrait néanmoins constituer une réponse crédible aux enjeux et aux défis d’un monde qui n’a pas cessé sa course pour regarder la ruine de la République hollandiste…

    Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionroyaliste.com/articles/actualites/1398-une-crise-gouvernementale-revelatrice-des-defauts-de-la-republique-

  • Éric Zemmour : "Le triomphe des mauvais élèves de l'Histoire européenne"

  • L'UMP face à Manuel Valls

    Hier matin, sur RFI, une interview d'Alain Lamassoure, député UMP européen, ancien président de la commission des Budgets au Parlement européen, ancien ministre des Affaires européennes et du Budget.

    A 8'42" : "Le problème de l'UMP n'est pas Nicolas Sarkozy. Le problème de l'UMP, maintenant que Manuel Valls mène la politique que nous aurions dû mener et que nous soutenons, est de savoir quelle va être son attitude vis-à-vis de Manuel Valls."

    Alors ... UMPS ?

     

    Marie Bethanie

  • Chronique de l'UMPS : quand Valls 2 copie Sarkozy

    Suite :

    "Il n'est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail, d'avoir des gens" qui ne cherchent pas un emploi. Le ministre du Travail a indiqué sur iTélé ce mardi vouloir "renforcer les contrôles" pour vérifier que les chômeurs inscrits "cherchent bien un emploi". Dans le cas contraire, une "sanction" est nécessaire, selon lui.  

    Cette déclaration ne devrait pas faire l'unanimité à gauche. D'autant que le président François Hollande n'a pas toujours été sur cette ligne.  

    "Il n'est jamais utile pour un président sortant qui est en échec de s'en prendre aux plus fragiles", déclarait à Créteil en février 2012celui qui était alors le candidat du PS à la présidentielle. Il considérait que "ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables".

    Michel Janva

  • Les dérives du traitement de l’émotion populaire par la Loi

    Le non lieu prononcé fin mai 2014 dans l’affaire du naufrage du Bugaled Breizh, exacerbe les tensions.  Après dix années de procédure, les circonstances de la disparition des cinq membres d’équipage du chalutier breton restent une énigme. Mais ce qui provoque l’étonnement, c’est le combat  porté par  l’association «SOS Bugaled Breizh » créée par Jacques Losay en novembre 2013. En effet au-delà du soutien aux proches des marins disparus, l’objectif est « de promouvoir la réforme de nos Constitutions en vue d’assurer une meilleure protection des citoyens dans les procès impliquant des agents des forces armées ou de l’Administration… » . Et cette demande a trouvé un écho auprès de la sénatrice Leila Aichi  qui précise qu’une réflexion sur la levée « du secret défense » doit être engagée. Pour elle, « la transparence doit aujourd’hui prévaloir sur la raison d’Etat » avec par exemple la mise en place d’une responsabilité sans faute de l’Etat.
    Comment peut-on passer d’un accident de pêche, aussi terrible soit il, à une demande de réforme de nos constitutions et institutions ? Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Cette affaire illustre parfaitement une tendance apparue depuis une vingtaine d’années qui veut qu’à chaque drame médiatisé, une réponse législative est proposée suivant le modèle : « un drame, une Loi ». Après le Bugaled Breizh, nous verrons que trois autres exemples permettent de mieux comprendre ce type de mécanique.  

     

    La polémique sur le naufrage du chalutier Bugaled Breizh
    Dès le 16 janvier 2004, lendemain du naufrage du Bugaled Breizh, la Préfecture maritime de l’atlantique indique qu’un exercice sous marin de l’Otan est en cours, mais qu’il a débuté le matin même, donc un jour après la perte du chalutier. De plus aucun des sous marins en plongée et participant n’était à moins de 60 kms du lieu du drame, ce que confirmeront les cartes fournies par les différentes autorités maritimes sollicitées. Le « Bureau Enquêtes après Accident de Mer » (organisme public) ouvre une enquête dès le 17 janvier et une inspection sous marine de l’épave est diligentée le 18 janvier. La thèse d’une collision avec le porte-containeurs Seattle Trader est alors présentée comme la plus probable par les juges d’instruction  nommés et le secrétaire d’Etat aux transports et à la mer, M Dominique Bussereau. Tout semble donc avoir été mis en œuvre très rapidement afin de comprendre les circonstances du naufrage. Six mois plus tard la piste duporte-containeurs, à laquelle les familles n’ont pas vraiment cru, se révèle fausse. Dès lors, l’affaire va prendre une tournure désastreuse. Des journalistes révèlentque le jour du naufrage et dans sa zone se déroulait, comme chaque semaine, un  «Thursday War », exercice britannique de sous marins. Les autorités françaises sont accusées par les familles d’avoir tu cette information capitale et de refuser de communiquer les journaux de bords des sous marins, alors même qu’elles se sont engagées à collaborer. Dans le milieu des marins, dès le départ,  la thèse d’un accrochage avec un sous marin apparait comme la plus vraisemblable. Entre 1987 et 1991, le ministère de la défense a répertorié quatre accrochages entre chalutiers et sous marins français, onze depuis 1971. Pourtant le BEA mer conclut en novembre 2006 à un accident de pêche dû à « une croche molle ». L’exaspération et les soupçons grandissent chez les familles des marins, tandis que l’Ifremer réfute cette théorie en décembre 2007 et que les juges concluent, contre l’avis du Parquet,  que la croche avec un sous marin est « l’hypothèse la plus sérieuse en l’état du dossier ».  Les médias se sont emparés de l’affaire et pointent, y compris dans un livre (« Le Bugaled Breizh : secrets d’états autour d’un naufrage », de Laurent Richard et Sébastien Turay), les incohérences du dossier, laissant planer la théorie du complot. Certains, comme le journaliste Daniel Schneidermann fustige la manière dont JT et télévisions ont soutenu « les délires de persécution des familles ». Pourtant  l’émoi des familles, relayé par l’écrivain Yann Queffelec, gagne progressivement la classe politique alertée sur ce combat pour la vérité du faible contre le fort. En cause, la « Grande Muette » et le ministère des Armées qui s’abriteraient derrière la séparation des pouvoirs et le « secret défense » y compris étranger pour justifier leurs réserves quant au dossier. La résistance s’organise avec des projections régulières,  notamment au Sénat, du film « The Silent Killer » réalisé par Jacques Losay, le beau père du fils de l’un des marins naufragés, Georges Lemetayer. Le Ministre des Armées, M Le Drian est plusieurs fois interpellépar des députés et sénateurs. Il faudra attendre août 2013 pour qu’une clarificationsoit faite par son ministère révélant que les journaux de bords des sous marins nucléaires français ont été donnés aux juges d’instruction dès novembre 2005. Les avocats des familles qui les réclamaient depuis plusieurs années ne le savaient pas et la seconde équipe de juges d’instruction ignorait leur présence dans le volumineux dossier.  Incompréhension mutuelle qu’une simple communication aurait pu éviter ? Mais il est trop tard pour gommer l’impression de mépris  produit par le mutisme des autorités, d’autant plus que la procureure, Brigitte Lamy, relayant les conclusions de deux nouvelles expertises écarte l’hypothèse d’une croche avec un sous marin, a fortiori avec le sous marin britannique suspecté, le Turbulent. Les familles sont dès lors persuadées que la révélation de la vérité est entravée par «  le secret défense » et le souci diplomatique d’épargner notre allié.  Face aux menaces de clôture de l’instruction qui ressurgissent, Jacques Losay crée en juin 2013 le site officiel du Bugaled Breizh, puis en novembre 2013  l’association « SOS Bugaled Breizh ». Au-delà du soutien aux proches des marins disparus, l’objectif est « de promouvoir la réforme de nos Constitutions en vue d’assurer une meilleure protection des citoyens dans les procès impliquant des agents des forces armées ou de l’Administration… » . Et la demande, relayée par la sénatrice Leila Aichi, d’une réflexion sur la levée « du secret défense » et la mise en place d’une responsabilité sans faute de l’Etat a officiellement été exprimée lorsque M Le Drian a reçu les familles en mars 2014. La députée Annick Le Loch à l’initiative de cette rencontre, retient la clarté de  l’action du Ministre et sa volonté que la lumière soit faite.

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  • Esteban Morillo enfin libre !

    Esteban Morillo vient d’être relâché des geôles des socialistes.

    Accusé d’avoir provoqué la mort d’un jeune voyou d’extrême-gauche, en se défendant contre lui et ses comparses qui l’agressaient, ce jeune patriote a passé un an et trois mois sous les verrous, de façon aussi absurde que scandaleuse.

    Mis en examen pour « violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner », Esteban Morillo sera soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit notamment de quitter son département de résidence, a-t-on précisé.

    Comme nous l’écrivions il y a encore quelques semaines, les textos trouvés dans le portable de Clément Méric montraient clairement le piège tendu par ces « antifas » à Estaban et ses camarades. En plus de son année perdue en prison, Esteban aura subit les conséquences d’une campagne de désinformation savamment orchestrée qui ne sera probablement jamais corrigée.

    http://www.contre-info.com/