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France et politique française - Page 4207

  • Le Système implose, Mélenchon expose : Marine « élue » en 2017 ?

    C’est ce mercredi que  l’Assemblée nationale doit adopter la réforme territoriale qui  doit acter la création de  13 régions en France métropolitaine, contre 22 actuellement. Bruno Gollnisch, les dirigeants du FN  (voir notre blogue) ont dit tout le mal qu’il fallait penser de cette réforme mal ficelée, motivée par  de mauvaises  arrières pensées politiciennes et qui ne fera pas économiser un euro, bien au contraire, aux Français. Comme il arrive parfois que le diable porte pierre, Florian  Philippot a estimé lundi que « (de ce)  d’un grand mal pourrait naître un bien, notre victoire (celle du FN, NDLR) dans la  région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, quasi assurée». Le Parisienrapportait pour sa part en début de semaine, cette confidence d’ «un responsable UMP du Nord » : « Manuel Valls veut faire ch… Aubry ! Elle voulait se présenter aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais face à Marine Le Pen, elle ne peut plus.» Si la  profonde inimitié, pour rester poli, entre Mme Aubry et M. Valls est de notoriété publique, le maire de Lille a voulu rassurer ses amis : «Je ne crois pas que Mme Le Pen puisse gagner ni la région Nord-Pas-de-Calais, ni la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, ni quoi que ce soit» (sic).

     Un optimisme qui n’est pas partagé par François Hollande rapportait également le site du Parisien ces  derniers jours, qui  «  ne voit plus la vie en rose »,  ne pense pas  quel’implosion de l’UMP  sous l’effet des  affaires  sordides et des haines intestines lui profitera automatiquement lors de la prochaine présidentielle  « Et si le candidat de gauche n’était pas au second tour en 2017 ? Si le séisme du 21 avril 2002, quand Lionel Jospin fut balayé par Jean-Marie Le Pen, se renouvelait ? Ce cauchemar est pris très au sérieux par le président. « Je me prépare pour qu’en 2017 on ait un bilan qui permette à la gauche d’être au deuxième tour et de gagner l’élection, confie-t-il à ses visiteurs. Comme s’il avait un doute sur le sujet… ».

     « Au PS aussi, c’est la grande trouille. Nombre d’élus pensent que sa seule chance de gagner est d’arriver derrière une Marine Le Pen qui virerait en tête au premier tour.  On sera dans une présidentielle à un tour. Celui qui arrivera au second tour avec elle sera élu , prédit une figure de la majorité, qui pense la France  mûre pour une aventure populisteOn a eu un 21 avril primo-ministériel, on peut avoir un 21 avril présidentiel , redoute un fidèle du chef de l’Etat. Le FN au second tour ?  Ce n’est pas un risque, c’est une réalité , lâche Hollande,inquiet de voir l’extrême droite prospérer en silence » (sic).

     « L’exécutif a reçu une douche froide en découvrant fin juin les chiffres de l’Insee sur l’économie expose encore Le Parisien.  Ça ne bouge pas, ils ont pris un gros coup sur la tête , glisse un hollandais. Mercredi en Conseil des ministres, Michel Sapin (Finances), d’habitude optimiste jusqu’à la caricature, a plombé l’ambiance. Il a enlevé ses lunettes roses, sur le thème rien ne va plus , glisse un conseiller gouvernemental ».

     Au sein même du  Parti socialiste , qui a perdu 25 000 adhérents depuis 2012 et 30 000 élus municipaux en mars dernier, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, comme chez leurs « alliés » d’EELV, contre les orientations économiques du gouvernement. Une fracture  que l’on retrouve  dans le positionnement des cadres et dirigeants socialistes vis-à-vis de la   crise israélo-palestinienne qui apparaît comme un nouveau facteur de division.Pour tenter de récupérer un électorat arabo-musulman qui s’est massivement  détourné de la gauche, notamment pour protester  contre la loi Taubira sur le mariage homosexuel et qui dénonce aussi avec une  virulence  accrue  son « sionisme », des élus du PS  ont dénoncé l’interdiction  de certaines   manifestations pro-palestiniennes.

     Dimanche, le député de Seine-Saint-Denis, Razzy Hammadi, a expliqué  que « l’interdiction est venue nourrir une certaine radicalité. Des manifestations aux quatre coins de la planète se sont bien passées, et pas en France où elle était interdite», a relevé l’élu pointant  «une erreur du gouvernement ».

     Son collègue Yann Galut, député du Cher et chef de file au PS  du courant dit de  la gauche forte,  s’est dit lui aussi   «très en colère face au massacre de civils (Palestiniens, NDLR) , très en colère face aux abrutis qui manifestent leur haine du Juif, très en colère de la position de la France qui est tout sauf équilibrée ».

     Quant au Front de Gauche, il a certes  fait  savoir officiellement qu’il   «participera aux prochaines manifestations prévues en solidarité avec le peuple palestinien », mais son leader maximoJean-Luc Mélenchon,  vient d’annoncer son souhait de prendre du recul avec la politique. « J’ai fait mon temps à organiser la vie d’un parti » déclare-t-il. Une manière de tirer le bilan de ses échecs électoraux successifs, des défections, des désaccords stratégiques minant cette coalition trotsko-communiste, pour ne rien dire   de la pusillanimité de ses «camarades »  du PC.

     Un coup dur pour l’extrême gauche qui perd ainsi (provisoirement ?) son seul tribun d’envergure, la seule personnalité incontestablement  brillante et  intellectuellement  affûtée qui l’avait fait sortir de sa léthargie constate Bruno Gollnisch.

     « Nous sommes en échec. » a avoué M.  Mélenchon.   Certes, il reste  incapable de dire  que son immigrationnisme est la cause principale de son incapacité à rallier le monde ouvrier et les déçus de la gauche qui votent massivement FN. Un  immigrationnisme, arme de destruction massive  du grand capital mondialiste,  qui rendait totalement  impossible  son pari de dépasser  Marine Le Pen dans les urnes. Mais  il note avec  cohérence que  « la force » capitalisée par un  FG  au positionnement « anti-Systéme » à la  présidentielle– 11,10 % –,  a été « étouffée par le poids du retour aux vieilles traditions partiaires, aux arrangements, aux accords électoraux ».

     « Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales ». Et principalement par le Parti communiste  qui, refusant la stratégie d’autonomie qu’il préconisait vis-à-vis de la gauche bruxelloise,  a « complètement décrédibilisé » le Front de gauche. Dans les faits,  la direction du PC a préféré en effet   se    vendre  pour un plat de lentilles, quelques postes et prébendes,  en choisissant lors des élections municipales  l’alliance  dés le  premier tour avec le PS dans de nombreuses communes.

     M.  Mélenchon appelle donc  à « tout changer en profondeur » , exposant les deux lignes antinomiques qui minent le Front de Gauche depuis sa création en 2008.  A savoir  « celle qui est portée par la direction du Parti communiste, qui est plus institutionnelle, plus traditionnelle, où on continue à penser que la gauche est une réalité partiaire, organisée et qu’on peut rectifier le tir du Parti socialiste. Et puis, il y a une autre qui pense que ça, c’est un monde qui est quasiment clos, qu’il faut construire et qu’on le fera progressivement à condition d’être autonome. »

      « On ne doit pas faire d’alliance avec des gens qu’on combat, juge-t-il. Et aussi longtemps qu’on fera ça, les gens, qui se disent qu’ils en ont ras-le-bol, se diront qu’on est comme les autres », ce qui aura pour effet d’augmenter l’attractivité d de opposition  nationale affirme-t-il encore.  

     On  se souvient des nombreuses  insultes   prononcées par M.  Mélenchon  vis-à-vis  du FN et de sa  présidente. Signe de cette mise en retrait de la vie politicienne,  il reconnait cette fois dans  cet entretien  du « talent » à  Marine, et même  une « chance » d’être élue en 2017.  « Parce que la société est en train de se diriger vers le point qu’ils s’en aillent tousEt quand le point qu’ils s’en aillent tous est atteint, tout saute en même temps »…

     Nous en  acceptons l’augure, nous y travaill(er)ons et  en attendant de voir ce Système inique laisser effectivement  la place à une démocratie restaurée,  nous souhaitons un bon repos et qui sait,  de saines lectures à M. Mélenchon. Cours, cours camarade, le vieux monde est derrière toi! 

    http://gollnisch.com/2014/07/23/systeme-implose-melenchon-expose-marine-elue-en-2017/

  • Comment agir auprès de ceux qui aiment la vérité ?

    Quand le découragement où l’écœurement risque de nous atteindre, comment agir au niveau personnel.

    Jean Ousset dans son livre l’Action au chapitre III de la cinquième partie, « Notes pour l’action individuelle » (p. 247 à 264), propose 40 notes pour une action efficace à ce niveau d’action personnelle dont nous avons pu mesurer la pertinence ces derniers mois. A relire en vacances. Extraits des notes 1 et 2 :

    « Il n’y a aucune possibilité de satisfaire chez un peuple le besoin de vérité, a dit Simone Weilsi on ne peut trouver à cet effet des hommes qui aiment la vérité ». Quelle que soient les modalités de l’action envisagée, il faut rappeler avec force cettepriorité autant que cette primauté de l’action personnelle

    1. Des hommes décidés à agir

    Sans un certain nombre d’hommes décidés à agir et formés à bien agir - même dans des circonstances difficiles, même dans l’aridité - toute espérance d’action féconde est vaineLa formation la plus brillante est sans intérêt si elle n’est suivie d’aucun rayonnementQu’importe le vernis d’une connaissance doctrinale si la volonté est débile.

    Plus les effectifs et les subsides risquent d’être faibles, plus il importe de « penser » qualitativement... ; plus il importe de suppléer la déficience matérielle et numérique par la suprématie que peuvent seuls donner une connaissance exacte et un grand amour de la vérité.

    Suprématie d’une « action capillaire » qui, à son degré le plus rudimentaire, implique la formation d’éléments persuadés qu’il n’est besoin d’aucun « mandat », d’aucun « ordre à recevoir » pour faire progresser la vérité. Et qu’au nom de leurs droits les plus sûrs, de leurs devoirs les plus sacrés, ils ont à se sentir responsables, à prendre des initiatives. 

    2. L’entente d’un petit nombre d’amis 

    Au plus humble degré, il importe de réapprendre la puissance de l’homme seul mais courageux ; la puissance du militant résolu, tenace et convenablement formé, face à la masse des « moutons ». Rien n’est donc plus précieux que l’entente d’un petit nombre d’amis réunis pour s’entretenir régulièrement de ce qu’il importe de savoir et de faire.

    Il n’est point nécessaire pour cela d’organisations puissantes. Il suffit de systématiser le jeu de relations amicales, familiales, professionnelles, culturelles, etc. en leur fixant quelques thèmes de réflexions convenablement choisis.

    Le nom de ces rencontres importe peu : groupe, cercle, cellule, équipe, club, etc. » A suivre …

    Lire et télécharger dans son intégralité l’Action au chapitre III de la cinquième partie, « Notes pour l’action individuelle » dans l’Action de Jean Ousset. Pour rejoindre une initiative qui corresponde à vos « talents » contacter le service d’information d’IchtusCe livre l’Action de Jean Ousset est un maître livre pour bien penser l’action en fonction du but poursuivi. Tout homme ou femme d’action le lira avec profit pour inspirer son engagement. Jean Ousset, fondateur d’Ichtus pour Former, Relier et Agir, est le premier en effet à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l'action culturelle, politique et sociale à la lumière de l'enseignement de l'Eglise pour, concrètement répondre au mal par le bien. A l'encontre des pratiques révolutionnaires et de la dialectique partisane, si l'amitié est le but de la politique, Jean Ousset nous montre comment pour agir en responsable, l'amitié en est aussi le chemin.

    Le Salon Beige

  • Jean-Jacques Candelier demande la dissolution de la LDJ

    Nous verrons la suite que donnera le gouvernement à cette requête du député. En effet dans une lettre ouverte à François Hollande ce député communiste réclame : «J’en profite pour réclamer la dissolution administrative de la Ligue de Défense Juive, organisation criminelle, classée organisation terroriste par le FBI, et interdite d’activité en Israël comme aux États-Unis. L’impunité de ces barbares dont le seul but est de créer un amalgame entre judaïsme et sionisme est inacceptable. »

    Le député s’était déjà illustré en juin lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, en parlant « grand capital apatride », estimant que « cette purge ultra-libérale ne se fait qu’au bénéfice du grand capital apatride »

    http://www.contre-info.com/jean-jacques-candelier-demande-la-dissolution-de-la-ldj

  • Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

    Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étudeparue dans l’International Studies Quarterly.

    Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

    «Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

    Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

    Ils concluent que les partis «de gouvernement» (ceux qui ont déjà occupé la position majoritaire au sein d’une coalition) répondent en effet beaucoup moins aux mouvements de l’électorat si le pays est très ouvert:

    «Alors que les élections incitent les partis à répondre aux mouvements de l’électorat, l’interdépendance économique distrait les élites politiques de celui-ci vers les acteurs des marchés, ajoutant de l’incertitude au paysage politique.»

    Là encore, l’étude cite l’exemple de la France, et plus précisément d’une période de vingt ans (1988-2007) où son économie s’est considérablement ouverte: quand les opinions de l’électorat évoluent sur l’échelle gauche-droite, celles des partis évoluent aussi, mais de manière beaucoup plus atténuée en 2007 que deux décennies avant.

    La courbe montre le déplacement des promesses des partis quand les préférences de l’électorat changent. Plus le chiffre vertical est élevé, plus les partis y sont sensibles; plus le chiffre horizontal est élevé, plus le pays est ouvert à la mondialisation. (Lawrence Ezrow/Timothy Hellwig)

    Dans tous les pays, cet affaiblissement se réalise au profit des opinions portées par les décideurs économiques, qui sont plus à droite que la moyenne de l’électorat: sur une échelle gauche-droite allant de 0 à 10, ils sont plus à droite d’environ 0,8 point en France, par exemple.

    «Si les partis sont tiraillés entre les électeurs et les marchés, alors considérons les préférences des acteurs des marchés. Les données suggèrent qu’elles se situent plus à droite que la moyenne de leur pays, que les décideurs économiques préfèrent un rôle de l’État réduit par rapport aux citoyens ordinaires», écrivent les deux auteurs dans un post publié sur Monkey Cage,le blog de sciences politiques du Washington Post.

    Plus le chiffre est élevé, plus les préférences des acteurs économiques sont à droite comparées à celles de la moyenne de l’électorat. (Lawrence Ezrow/Timothy Hellwig)

    À noter que cette étude ne porte pas sur les réalisations concrètes des partis en question, mais sur leur programme: elle ne dit pas que les partis trahissent, une fois au pouvoir, les promesses faites durant la campagne (reproche souvent fait au gouvernement socialiste actuel en France), mais que ces promesses sont déjà en elles-même un reflet beaucoup plus atténué aujourd’hui des prises de position des électeurs «moyens».

    En cela, elle rejoint les conclusions d’une autre étude publiée au printemps, qui montrait que les opinions des électeurs riches comptent quinze fois plus que celle des électeurs lambda aux États-Unis.

    Slate

    http://fortune.fdesouche.com/348777-les-partis-politiques-obeissent-aux-marches-et-non-aux-electeurs#more-348777

  • Pogrome, Intifada, une vraie guerre sur notre territoire ! (Présent n° 8150)

    C’est une vraie guerre qui s’installe sur notre territoire

    Il y a quelques jours, revenant ici même sur les “débordements” (manière lénifiante de dire les choses) provoqués en France (en Algérie, chacals et fennecs font oreille basse…) par les supporters ou supposés tels des Fennecs, j’écrivais qu’ils annonçaient, à terme, une sorte de nouvelle guerre d’Algérie. Sur notre sol.

    Pogrome, Intifada, une vraie guerre en plein Paris ! (Présent n° 8150)Un lecteur, qui m’avait alors écrit que j’allais peut-être « un peu loin »,m’a envoyé un courriel après les tentatives de pogrome du 13 juillet et les scènes d’Intifada du 19 en plein Paris : « Des milliers de musulmans occupant le pavé de nos villes, des assauts avortés de justesse contre deux synagogues, des scènes de guérilla, des cris de haine, une police débordée… Je crois que vous avez raison. » (1)

    Après ces deux (premières) démonstrations de force – et écoutez-moi bien : ce n’est qu’un pâle début –, nous vivons les prémisses de soulèvements islamistes de plus en plus violents. Et qui ne concerneront pas la seule communauté israélite, bien sûr.

    Un échantillonnage des slogans lancés place de la République et place de la Bastille le 13 juillet résume bien l’état des lieux : “Mort aux juifs !” ;“Mort aux ashkénazes !” ; “Sales Blancs (sic) ! ” ; “Hitler avait raison ! ” ; “ On va vous cramer ! ” ; “Nique la France !” ; “Jihad ! Jihad ! Jihad !” ; “La Palestine doit finir le boulot (commencé par Hitler) ! ” ; etc.

     

    A l’appel de la prière, place de la Bastille, des milliers de manifestants ont répondu comme un seul homme : « Allah Ouakbar ! ». Rappelons que, pour les musulmans, un territoire, quel qu’il soit, où la prière a été physiquement dite au nom d’Allah devient automatiquement dar al-islam(terre musulmane).

    Dans la foule, outre les drapeaux palestiniens, des keffiehs, de nombreux drapeaux algériens (les mêmes que lors des manifs pour les Fennecs ou que celui mis à l’honneur sur les Champs-Elysées), tunisiens, irakiens. Des pancartes à la gloire du Hamas et des Frères musulmans. Une réplique du missile palestinien qui s’est écrasé sur une crèche israélienne. Des femmes à la Belphégor comme s’il en pleuvait.

    Cela, c’était le 13 juillet. Le 19, alors que la manif pro-Hamas, pro-Jihad islamique, pro-Frères musulmans, avait été interdite, ils sont passés en force. A partir de Barbès qui, depuis longtemps, est devenu un territoire occupé (2). Avec plus de vingt policiers blessés pour une poignée d’interpellations. « Des scènes de guerre civile », témoigne un policier. « Jamais vu ça en quinze ans de carrière », témoigne un autre. Les émeutiers ? « Des troupes composées largement de Français (sic)d’origine maghrébine et turque ». Aux cris de : « Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Vraiment ? Alors qu’ils se tirent et vite !

    Avec une mobilité qui ne relève pas de la seule improvisation (3), ils étaient partout : à Barbès, Gare du Nord, rues de Rochechouart, Pétrelle, Faubourg-Poissonnière, jusque dans le jardin des Halles en plein centre de Paris…

    J’ai, sous les yeux, des dizaines de photos de ces “événements”. Des femmes voilées qui youyoutent à pleine gorge. Des visages tordus par la haine. Des centaines de “jeunes” (des “Français”, comme les supporters des Fennecs, des bi-nationaux comme dit la grosse presse). A qui il faut poser – et vite – la question : « Musulmans de France, qui êtes-vousd’abord ? Français ou d’abord musulmans ? »

    Le nouveau grand rabbin de France, Haïm Korsia, n’a pas tort qui déclare (ce que nous répétons depuis des années et seuls bien souvent) : « Je crois qu’il faut oser dire les choses, sinon c’est l’ensemble du système qui constitue la société française qui s’écroule : c’est une haine de la France, une haine du vivre ensemble. »

    Et ce n’est pas, comme le disent Hollande et Valls, ces deux gogols bisounours, « le conflit israélo-palestinien qui s’importe en France ». C’est la mise en place, la terrifiante mise en jambes, la répétition (les manifs pour les Fennecs furent des signes avant-coureurs) d’une véritable armée islamiste. Il va falloir – sinon à choisir de disparaître – l’écraser avant qu’elle nous écrase.

    Il y a des millions de musulmans en France. Un bon nombre ayant la nationalité française. Dont, on veut bien le croire, une majorité de gens paisibles et loyaux. Mais si seulement 10 % de ces millions décidaient de passer à l’action le même jour, à la même heure, partout en France, on fait quoi ? On envoie quelques pauvrettes compagnies de CRS qui, on l’a vu samedi dernier, ne font pas le poids ?

    Alain Sanders

    (1) Des scènes de guérilla urbaine ainsi résumées par Le Nouvel Observateur : « Safari pro-palestinien dans les rues de Paris ». Le problème, c’est que nous sommes le gibier…

    (2) Les supporters des Fennecs s’y étaient déjà “illustrés” comme en pays conquis.

    (3) Mais aussi des logistiques trotskiste du NPA et stalinienne du PCF. Ce dernier fait partie des organisateurs dont les “autorités” invoquent le « sérieux » pour autoriser le défilé anti-israélien de ce 23/7 !

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  • Et si on remplaçait Gaza par le Kosovo ?

    Ce n'est pas en trouvant refuge dans un vote trop souvent stérile que Français et Européens retrouveront leur fierté et imposeront leur vision du monde sur leur propre sol. C'est en reprenant la rue.   

    Des milliers de manifestants qui manifestent dans les rues de Paris en solidarité avec Gaza, avec le Hamas, avec la Palestine, malgré une interdiction préfectorale.

    Des centaines d’individus qui se mettent à tout casser et à s’attaquer à la fois aux symboles de la République française (policiers blessés, matériel urbain détruit) mais également aux symboles de « l’agresseur » juif (tentative d’attaque contre la synagogue de Sarcelles ou celle de la Roquette la semaine dernière) qui serait forcément pro-israélien.

    Ces milliers d’individus qui manifestent pour ceux qu’ils appellent « leurs frères » sont néanmoins rentrés (hormis la petite cinquantaine d’interpellés) bien au chaud dans le confort de la vie parisienne pendant que « leurs frères » continuaient de mourir sous les bombes à Gaza.

    Le courage politique, pour ces individus, serait de prendre un aller simple pour la Palestine, et d’y combattre. C’est d’ailleurs ce que font des juifs de France désireux de quitter le pays et d’aller se battre pour Israël.

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  • Encore une inégalité entre les hommes et les femmes

    Mais que fait donc Najat Belkacem ? Dans son édition d’août, le magazineScience et Vie l'affirme sous le titre « Médicaments : ils soignent mieux les hommes que les femmes » : les médicaments n'ont pas les mêmes effets selon le sexe. Ainsi, les femmes seraient davantage victime des effets secondaires que les hommes.

    Il faut vite mettre l'industrie pharmaceutique au pas contre ce stéréotype médical.

    Michel Janva

  • Mais surtout pas d'amalgame, hein

    Le député socialiste du Val-d'Oise Philippe Doucet réussit la prouessed'amalgamer les émeutiers du week-end dernier avec les manifestants de La Manif Pour Tous :

    "Aujourd'hui, il y a des débordements dans toutes les manifestations. Il y a des extrémistes de tous bords dans les mouvements. Il y en a eu lors de la Manif pour tous. Ils profitent des événements pour casser dans les magasins. Après, on peut avoir son point de vue sur chacune des manifs. Mais il faut condamner les débordements, comme lorsque les agriculteurs ont saccagé le bureau de Dominique Voynet lorsqu'elle était ministre de l'Écologie. Quand Civitas manifeste devant l'Assemblée nationale ou quand des jeunes s'en prennent aux forces de l'ordre, je trouve ça inacceptable. Mais si on interdit la manifestation de soutien à la Palestine, pourquoi autorise-t-on celle de la Manif pour tous ? Je pense que dans ce cas précis, Valls et Cazeneuve ont pris en compte la commémoration de la rafle du Vel-d'Hiv qui avait lieu le lendemain."

    Quelqu'un peut rappeler combien de voitures ont été brûlées, combien de commerces ont été détruits lors des débordements des Manifs Pour Tous ?

    Michel Janva

  • Mélenchon veut faire une pause, et pense que Marine Le Pen « va y arriver »

    Le leader du Parti de gauche annonce qu’il veut prendre, provisoirement, ses distances avec la vie politique. En 2017, Marine Le Pen « a une chance » et « va y arriver », dit-il.

    Jean-Luc Mélenchon se faisait très discret depuis plusieurs semaines. En mars dernier, il disait sur RTL à quel point il était « épuisé » par la vie politique. « Là j’ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles », annonce-t-il mardi au site Hexagones.fr, nouveau site d’information. « À un moment, il faut s’arrêter de courir », précise l’eurodéputé. Ce dernier veut que « le niveau de pression sur (lui) baisse. Ça fait cinq ans que ça dure et ce n’est pas bon. »

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