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France et politique française - Page 4308

  • Le combat commun ne se limite pas à un mouvement ou à un parti

    De Jacques Trémolet de Villers dans Présent :

    "[...] Mais la force de libération a un caractère multiforme. Elle ne s’incarne pas dans un mouvement, un groupe ou un parti. Elle peut les animer. Elle ne se réduit pas à eux. Elle plonge ses racines dans les fondements vivants de la nation, c’est-à-dire dans les familles. Or les familles ne sont pas univotes. On y trouve toutes les sensibilités électorales et on y discute, vivement et librement, de savoir qui aura droit ou non à nos suffrages. Antérieures à l’Etat, les familles sont, plus encore, antérieures à l’élection. C’est peu de dire qu’elles sont étrangères aux partis. Dans leur principe, les partis leur sont hostiles. Il y a incompatibilité entre le rythme de vie des familles et celui des partis et, le plus souvent, cette hostilité est déclarée. Mais si la vie des partis a brisé de nombreuses familles, on peut constater que, dans tous, l’hérédité, les alliances ou le népotisme jouent un rôle considérable. « Chassez le naturel, il revient au galop. »

    La question centrale de notre libération nationale peut donc se formuler ainsi : la famille, force sociale, nationale, non politique dans son essence, peut-elle devenir, pour le plus grand bien commun des familles et donc de la nation, un lieu de gouvernement, la cellule-mère de l’Etat ?

    C’est ce que nous avons connu, en France, pendant près de mille ans, avec « le miracle capétien ». Le « miracle capétien » n’est pas seulement l’heureux hasard qui, d’Hugues Capet à Philippe le Bel, a permis de fils aîné en fils aîné un essor qu’aucun autre pays d’Europe n’a connu. C’est aussi et peut-être surtout que, par cette loi de succession, une famille, une maison « l’honorable maison capétienne », incarnant la nation qu’elle a rassemblée, ait sécrété, dans son intérêt propre qui rejoignait l’intérêt général, l’instrument politique – le régime – nécessaire à leur protection et à leur prospérité.

    Telle fut la loi de notre naissance et de notre glorieuse maturité. Telle ne peut être que la loi de notre renaissance.

    Il y a, aujourd’hui, en France, dignes d’exercer ce ministère, mille fois plus de familles qu’il n’y en avait au temps d’Hugues Capet. Ne manquent ni les compétences, ni les dévouements, ni les ambitions.

    Ce qui manque, c’est la reconnaissance, par ces familles, d’une incontestable « famille-chef ». [...]"

    Michel Janva

  • Farida Belghoul défilera en l'honneur de Ste Jeanne d'Arc

    Elle l'annonce sur son site :

    "Sauver la pudeur et l’intégrité des enfants c’est aussi sauver les principes de la France chrétienne. Les JRE et Farida Belghoul seront présents ce dimanche 11 mai dans le défilé en l’honneur de sainte Jeanne d’Arc, avec dédicace à saint Louis, dans les rangs de CIVITAS. Venez nombreux pour bouter la théorie du genre hors de France! Rendez-vous dimanche 11 mai à 14h30, place Saint Augustin à Paris."

    Par ailleurs, la prochaine Journée de Retrait de l'Ecole est fixée au 12 mai.

    Michel Janva

  • La PMA pour les homosexuelles entrainera la légalisation de la GPA

    Jean-René Binet, professeur de droit privé à l'université de Franche-Comté dont il dirige le Centre de recherches juridiques, spécialiste des questions de bioéthique, il enseigne à l'Université de Franche-Comté, à Sciences-Po Paris, et à l'Ecole de droit de la Sorbonne, il répond au Figaro sur la PMA pour les femmes homosexuelles :

    "L'extension de la PMA aux couples de même sexe pourrait entraîner, par effet de système, la légalisation de la gestation pour autrui. Le risque serait, en effet, de considérer que la loi crée alors une discrimination au détriment des couples d'hommes notamment. C'est d'ailleurs la question que se posait M. Claeys, député socialiste, lors des travaux parlementaires ayant conduit à la loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique: «si l'on dit - c'est la position de mon groupe - qu'il convient d'accepter l'AMP pour les couples de femmes, n'y a-t-il pas discrimination si, dans le même temps, on refuse la gestation pour autrui?» (JOAN CR, 1ère séance, 25 mai 2011, p. 3474). Cependant, la gestation pour autrui pose d'autres problèmes, principalement en matière de risque d'exploitation des femmes, conduisant à rendre plus difficile encore sa légalisation."

    Michel Janva

  • Députés et sénateurs : des pensions à plus d'un milliard !

    Juste avant le week-end du 1er mai, la Cour des comptes a publié ses rapports sur les comptes des deux assemblées concernant l'année passée. C'est une grande première. Deux conventions ont été signées le 23 juillet 2013 avec l'Assemblée nationale et le Sénat pour la certification des comptes annuels afin de "mieux répondre à l'exigence de clarté et de sincérité des comptes, dans le respect d'autonomie des assemblées". 

    Le résultat relève d'une transparence toute relative. Pas question pour les magistrats de la rue Cambon, séparation des pouvoirs oblige, de commenter le train de vie de nos élus, les petits secrets de la Questure ou même l'utilisation de la fameuse réserve parlementaire. Non, les deux documents ressemblent à des rapports de commissaires aux comptes sans aucune fioriture. 

    Pourtant, outre la valeur du patrimoine immobilier ou l'inflation des collaborateurs des députés (le nombre de contrats est passé de 2 055 en janvier à 2 246 en décembre), ils contiennent quelques perles instructives sur le régime de retraite des parlementaires. 

    Très chères retraites 

    À l'Assemblée nationale, les salaires des députés se sont élevés à environ 50 millions d'euros pour l'année. Les pensions de retraite versées ont atteint, elles, 65,7 millions d'euros. Comment un régime par répartition peut-il verser des retraites supérieures au revenu global perçu par les actifs ? C'est très simple. Pour 7,5 millions de cotisations, les contributions et subventions versées par l'Assemblée ont atteint plus de 58 millions : près de huit fois plus ! Et les engagements de retraites futures sur les droits déjà acquis représentent près d'un milliard et demi d'euros. 

    Au Sénat, les éléments fournis sont moins explicites. Il y avait en 2013 348 sénateurs en activité pour 641 en retraite. Comme la pension moyenne est de 4 342 euros par mois selon les derniers chiffres officiels, datant de février 2014, le régime a besoin d'un sérieux coup de pouce, fourni en partie par les produits des placements financiers réalisés par l'institution. 

    On imagine un tel système appliqué à l'ensemble de la population, où les retraités bénéficieraient de pensions d'un montant huit fois supérieur aux cotisations. Députés et sénateurs ont certes rapproché leur régime de retraite de celui de la fonction publique en 2010, ils conservent néanmoins de nombreux avantages, justifiés selon la majorité d'entre eux par la rupture de leur activité professionnelle. Il s'agit, en l'espèce, d'une rupture avantageuse !

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/deputes-et-senateurs-des-pensions-plus.html

  • Régionales et cantonales repoussées… Hollande en pleine magouille électorale !

    Ils ne se gênent même plus. La démocratie en lambeaux, le peuple se réfugiant de plus en plus dans une abstention nihiliste, pourquoi hésiteraient-ils ?   

    Ils ne se gênent même plus. La démocratie en lambeaux, le peuple se réfugiant de plus en plus dans une abstention nihiliste, pourquoi hésiteraient-ils ? Bientôt, ce sera la grande opération de charcutage de nos territoires qu’on va transformer en « euro-régions ». Problème : le temps que la réforme se fasse, même au pas de charge, il y a l’élection régionale de 2015 qui pointe son museau. Et là encore, le désastre est inévitable pour le gourou Hollande et sa secte coupée du réel.

    Alors oui, le Président a osé. Invité ce mardi sur BFM, il a évoqué l’idée de repousser les scrutins de 2015… en 2016. Les nouvelles élections départementales, prévues initialement pour 2014, seraient donc retardées en tout de deux ans, et les régionales d’un an. Avec, à la clef, une année sans élection pour le Président : « Si c’est 2016, ça permettrait d’avoir le temps. Je pense que ça serait intelligent de faire des élections régionales et départementales avec le nouveau découpage », a annoncé un François Hollande apparemment en mode autiste. Ou comment éviter un naufrage définitif en agissant comme un vulgaire despote oriental.

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  • Eric Fassin, idéologue du genre, propose de « changer de peuple »

    Eric Fassin est un partisan de l’idéologie du genre et un promoteur actif des revendications LGBT. Il a beaucoup écrit sur le sujet. Citons notamment Le sexe politique. Genre et sexualité au miroir transatlantique (éd. EHESS, 2009) qui reflète bien le nouvel ordre sexuel mondial.

    Comme beaucoup des gens de son camp, il est déçu par François Hollande qui n’en aurait pas fait assez.

    Il vient de publier une brochure de 61 pages intitulée Gauche : l’avenir d’une désillusion. A cette occasion, il a accordé un entretien au site de gauche regards.fr dont voici un extrait significatif :

    On l’a vu, reprendre la main, c’est parler une langue de gauche, choisir son lexique au lieu de le subir ; et changer le peuple, c’est passer du reflet à la proposition. Mais il faut aussi changer de peuple. Je m’explique. Il n’y a pas que la politique gouvernementale, qui se joue dans les élections. Il existe une politique non gouvernementale – nous qui ne sommes pas élus, nous qui ne nous résignons pas. Comment nous faire entendre, alors que nous ne sommes pas majoritaires ? Car dans les élections, c’est la majorité qui compte ! Il faut essayer de peser plus que notre poids. Il faut devenir des minorités agissantes.

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  • UMP : la nomination contestée d'un responsable anti-homophobie

    Jean-François Copé a nommé lundi Emmanuel Blanc, fondateur de Gaylib, secrétaire national de l'UMP chargé de la lutte contre l'homophobie. Les militants de la Manif pour tous parlent de «trahison».   

    L'UMP va-t-elle renouer avec son électorat LGBT (lesbien, gay, bi et trans)? C'est en tout cas l'objectif que s'est fixé Emmanuel Blanc, fondateur de l'association Gaylib, une organisation qui fut proche de l'UMP avant de se porter vers l'UDI et qui milite pour les droits des homosexuels. «L'UMP a brouillé son image chez les LGBT (lors du débat sur le mariage pour tous), j'ai proposé à Jean-François Copé de renouer le contact», explique au Scan Emmanuel Blanc, 44 ans. 

    Le président de l'UMP lui a donné gain de cause en le nommant lundi secrétaire national de l'UMP chargé de la lutte contre l'homophobie. «Il y a de la part de Jean-François Copé, une volonté de lutter contre l'homophobie, c'est lui qui a viré Vanneste (ex-député ayant plusieurs fois dérapé sur les homosexuels, ndlr)», affirme cet ex-conseiller municipal de Cannes (Alpes-Maritimes). Parmi ses priorités, il veut «proposer des chartes pour lutter contre l'homophobie au travail, dans le monde des sports et l'univers de la retraite», rapporte Nice Matin . 

    «Je ne suis pas un ayatollah gay» 

    Mais cette nomination semble mal acceptée par les militants de la Manif pour tous. «Provocation», «trahison», peut-on lire sur les réseaux sociaux. «L'UMP est noyautée par le lobby LGBT», s'insurge Force Vie, le mouvement de Christine Boutin. Au sein même de l'UMP, la personnalité d'Emmanuel Blanc «interpelle». Notamment le député copéiste Philippe Gosselin, très engagé contre le mariage pour tous. «Ce qui me dérange c'est qu'il est très pro-PMA. Sur la GPA, il est moins clair», affirme-t-il. «Ça perturbe le message que l'on veut faire passer mais je refuse de tomber dans le procès d'intention», note le député de la Manche qui tient aussi à affirmer le besoin de lutter contre l'homophobie. «Mais avec une personnalité plus neutre et moins médiatique.» 

    «Je connais le parti depuis l'époque où il y avait Boutin et Vanneste. Mais on a bien élagué le parti des homophobes», préfère se rassurer Emmanuel Blanc, proche de Michèle Tabarot, fidèle députée copéiste. «Ils font fausse route en m'attaquant. Je ne suis pas un ayatollah gay. S'ils pensent que la lutte contre l'homophobie est inutile, ils n'ont pas leur place», tacle-t-il. 

    Emmanuel Blanc reconnaît tout de même «des mots blessants» au sein de son propre parti. Notamment quand, en 2012, il avait reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir fait voter l'union civile. «J'avais eu une discussion très virile avec Jean-François Copé sur le sujet», raconte le militant. Aujourd'hui les relations entre les deux hommes sont apaisées. «Il est pour le mariage, contre l'adoption. C'est un argument que j'entends», clame Emmanuel Blanc.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/ump-la-nomination-contestee-dun.html

  • « ..comment tout cela peut se terminer »

    Le site du Monde a consacré en fin de semaine dernière un article à une nouvelle étude de l’institut Ifop sur le FN, basée sur les travaux préparatoires de Céline Colange, «chercheuse rattachée à l’université de Rouen». A dire vrai, celle-ci ne nous apprend pas grand-chose, relatant qu ‘«il ya survote FN dans les quartiers populaires (des) grandes agglomérations, qui se situent à la périphérie des centres-Villes». Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’IFOP, constate l’évidence quand il dit  que «ce sont des quartiers qui concentrent trois types d’insécurité. Economique, avec les fermetures d’entreprises et le chômage; physique, avec la délinquance; et culturelle, avec le problème du communautarisme»… mot valise pour évoquer les conséquences de l’immigration de peuplement… Trois « Insécurités » qui sont au cœur des préoccupations du FN , au cœur de son programme national, alternatif aux politiques menées depuis des décennies par l’UMPS. Une alternative incarnée par Marine et le Mouvement national , qui, de mieux en mieux comprise et acceptée, explique une dynamique de plus en plus favorable au camp patriotique.

     Celle-ci est le sujet de toutes les inquiétudes du nouveau premier secrétaire du PS , Jean-Christophe Cambadélis  qui l’a redit dimanche dernier, invité du Grand Rendez-vous Europe 1, i-TELE, Le Monde. «Mon idée, a-t-il affirmé, c’est que le FN, aujourd’hui, est en dynamique et on ne sait pas comment tout cela peut se terminer ». «Cela peut se terminer avec uneMarine Le Pen au deuxième tour. Et dans le degré d’animosité de la droite vis-à-vis du Parti socialiste et le refus du désistement républicainon ne sait pas comment tout cela peut se terminer ».

     Au sujet des élections européennes, M. Cambadélis a donné sa conviction selon laquelle  le PS doit expliquer aux Français qu’«il ne faut pas se tromper de colère. Ce qui est en jeu, ce n’est pas Paris, c’est Bruxelles». Or , le problème qui se pose justement pour les bruxelloisdu PS comme pour ceux de l’UMP, c’est qu’un nombre croissant de Français comprend  que «Paris» et «Bruxelles» c’est essentiellement devenu la même chose!

     Nos compatriotes perçoivent de plus en plus clairement affirme Bruno Gollnisch que  nos gouvernements successifs, ravalés dans des domaines pourtant essentiels  au rang d’une grosse administration régionale, et notre assemblée, réduite au rôle de simple chambre d’enregistrement, ont abandonné notre souveraineté à la technostructure euromondialiste, à la Commission  européenne.

     C’est pourquoi l’on ne peut que déplorer l’abstention massive qui s’annonce (selon les sondages) en ce qu’elle consiste à valider le  système bruxellois…« qui ne dit mot consent » !

      Il y a cependant une logique à ce que, selon l’Ifop, 59% de ceux qui ont l’intention de voter affirment que les enjeux français détermineront leur vote, tandis que plus d’un sur trois dit vouloir sanctionner la politique (répondant  aux diktats européistes)  de François Hollande.  Aussi est-il faux de dire, à l’instar de beaucoup de doctes commentateurs et anlaystes,  que les électeurs « détournent l’enjeu » du scrutin, en  donnant la priorité aux préoccupations nationales…L’enjeu central  est bien celui-là !

     Les Français sont aussi clairvoyants quand 40% d’entre eux (selon une enquête CSA pourNice-Matin et BFM TV ) pensent que la politique européenne ne changerait « probablement pas » si l’actuelle  majorité de droite européiste au parlement européen  était battue le 25 mai par la gauche européiste. Seuls 29% jugent qu’elle changerait « probablement ». Une clairvoyance dont sait aussi faire preuve le député Henri Guaino lorsqu’il  affirme  qu’il ne votera pas pour l ’ultra fédéraliste européen et  tête de liste UMP francilienne Alain Lamassoure, parce qu’il   qu’il « incarne l’Europe dont plus personne ne veut… »

      Notons enfin que le dernier sondage Harris interactive pour LCP et Le Parisien, indique que les listes Front National arriveraient en tête le 25 mai avec une moyenne de 22% des suffrages, devant celles de l‘UMP (21%), du PS (17%), de l‘Alternative MoDem/UDI (9%), d’EELV (9%) et d’un Front de Gauche (8%) qui à l’évidence, d’élections en élections, ne parvient absolument pas à recueillir les suffrages des catégories populaires, à cristalliser la révolte de la France d’en bas.  

    http://gollnisch.com/2014/05/07/comment-cela-se-terminer/

  • Elections européennes : euroscepticisme versus souverainisme

    par Aristide Leucate

    Les élections européennes sont un peu cet angle mort des scrutins électoraux qui se tiennent tous les cinq ans depuis 1979, en même temps qu’elles constituent un formidable jeu de dupes quant à leurs finalités et à leurs enjeux.

    Un euroscepticisme mesuré…

    Y penser toujours (au regard de nos engagements conventionnels), mais en parler le moins possible (pour ne pas désespérer le populo qui vote mal) et toujours en ayant l’air de la fustiger (pour faire endosser ses propres échecs par ceux auxquels on a soi-même donné les moyens qui les ont suscités) sans l’éreinter. Voilà à quoi se réduit, pour la classe dirigeante, en France, depuis vingt ans, la question européenne, ses politiques, son identité comme son avenir. Entre totem et tabou, « l’Europe » paralyse ses partisans incapables de se départir d’une vision religieuse et électrise ses contempteurs, unanimes sur le diagnostic mais divergent sur les remèdes. Les Français eux-mêmes, conscients de l’omniprésence vétilleuse et intrusive de Bruxelles dans leur vie quotidienne, en appellent à une Europe à géométrie variable. Ainsi, selon un sondage réalisé par L’Ifop en novembre 2013, 58% de nos compatriotes souhaitent « des politiques économiques et budgétaires propres à chaque Etat », quand 47% estiment que l’euro est un handicap dans la crise frappant le Vieux continent, tandis que 74% d’entre eux exprimeront un vote de « méfiance à l’égard de l’Europe telle qu’elle se construit actuellement ». Dans le même temps, toutefois (ce qui démontre la forte instabilité de l’opinion sondagière), 61% ne souhaitent pas que l’Europe fasse référence à ses racines chrétiennes et 74% sont même favorables à une « gouvernance » franco-allemande et « avec un noyau dur de quelques pays ». Un retour à l’Europe originelle des Six, comme celle prônée par l’UMP Laurent Wauquiez ? Or cette réminiscence de l’Europe carolingienne, si elle ne peut occulter Rome et Athènes, peut encore moins faire l’économie de Nazareth et Jérusalem.

    …mais superficiel

    Et c’est tout le problème que révèle en creux le scrutin du 25 mai. L’Europe est un peu comme le sparadrap qui colle intempestivement aux doigts du capitaine Haddock. On voudrait bien s’en débarrasser mais elle survit obstinément, voire même s’élargit et se renforce. La classe dirigeante a tout intérêt à mettre la question sous le boisseau dans la mesure où, à Strasbourg, leurs représentants, PS ou UMP, adoptent d’une même voix les mêmes textes. La grande majorité de nos concitoyens ignore le fonctionnement d’une instance dotée pourtant d’un pouvoir de co-décision « législative » avec le Conseil des ministres de l’Union européenne. S’y intéresser un tant soit peu, au-delà d’un euroscepticisme, souvent plus intuitif et superficiel que réellement réfléchi, est impérieusement nécessaire, à l’heure où notre pays est littéralement dépecé par ce suppôt du mondialisme. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que d’observer une France amoindrie dans ses prérogatives souveraines corrélée à un abstentionnisme impressionnant. Le taux de participation s’est, en effet, considérablement dégradé depuis 1999 (46,76%) pour atteindre, dix ans plus tard, 40,63% !

    Le souverainisme, une idée en manque d’incarnation

    Certes, ces résultats calamiteux sont la résultante du sentiment selon lequel la France ne peut plus rien politiquement et économiquement au sein des institutions européennes. Mais loin d’être infondée, cette impression n’est guère étayée que par les slogans antieuropéens du FN, seul parti eurosceptique d’envergure. Les 55% recueillis par le non au référendum sur la « Constitution » européenne, ont été, à l’évidence, préemptés par le FN qui peine à rassembler, sous sa seule bannière, tous les souverainistes de droite et de gauche, ce, en dépit, de son « ni droite, ni gauche » de façade. Le « souverainisme », incarné, un temps, par le MPF de Philippe de Villiers, s’est avéré, par la suite, incapable de fédérer au-delà de leurs fondateurs, de Chevènement (MRC), à Dupont-Aignan (DLR), en passant par Coûteaux (SIEL) et Vanneste (RPF). Revendiqué à droite, aux marges d’une gauche qui en rejette toutes les implications logiques, il demeure inaudible pour l’ensemble des Français. Cette idée aussi éthérée et, finalement, étrangère au génie français, souffre d’une absence d’incarnation. Nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis…

    L’AF 2885 - lactionpolitique.hautetfort.com

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Elections-europeennes