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France et politique française - Page 4309

  • L'affaire Alstom, symptomatique d'une cécité stratégique française, ... et européenne

    C'est l'analyse de Christian Harbulot à la Radio télévision suisse.

    Ecouter

     Le même Harbulot donne un entretien intéressant sur Theatrum Belli. Extrait.

    "Dans son célèbre ouvrage Histoire de France, Jacques Bainville nous rappelait que la France a toujours été un pays fragile où il est difficile d’obtenir un consensus sur le sentiment d’unité nationale. Je crois que c’est à partir de ce constat qu’il faut revenir sur votre question. Une réponse  trop facile serait de dire que la France coule depuis que ses élites ne croient plus en elle et donc de renvoyer à la catastrophe de juin 1940. Mais je crois qu’il faut remonter beaucoup plus loin pour cerner les étapes qui aboutissent à la négation de la légitimité du besoin de puissance. Je me suis arrêté dans mon ouvrage sur une période charnière durant laquelle la Grande Bretagne, profitant de notre faiblesse après 1815, détruit par la connaissance notre système de pensée sur la souveraineté économique. Le passage au libéralisme a été l’élément déterminant qui a jeté la confusion dans les esprits. Les Britanniques ont mis en avant un discours d’ouverture des marchés qui servait leur intérêt de puissance du moment. Nous l’avons intégré comme un credo atemporel sans le moindre recul critique par rapport à ses objectifs cachés. Cette manière de voir le monde a fortement pénalisé notre capacité de lire dans le jeu de l’adversaire dans le domaine géoéconomique. En 2014, les défenseurs français du modèle libéral (à droite comme à gauche)  n’arrivent toujours pas à dissocier leur lecture « pacifique » de la mondialisation marchande des  enjeux de puissance du moment. A ce stade de cécité, c’est ce que les Anglo-saxons appelleraient de la self deception."

    Paula Corbulon

  • Centrafrique : "Des conditions de vie dignes de l’armée moldave..."

    Un témoignage de terrain sur le quotidien des militaires français

    Voici le témoignage d’un militaire français récemment déployé en RCA. Il décrit une situation antérieure au mois de février, au début de l’opération, conscient du fait que les choses se sont progressivement améliorées depuis lors.

    "Les conditions de vie sur M’Poko etaient dignes de l’armée moldave tout au plus. L’approvisionnement en eau était déjà insuffisant pour 450 personnels, je vous laisse deviner pour 1200. Donc pas d’eau pour les cuisines. Coupures de courant à répétition. WC bouchés, pas pratique quand il y a 10 cas de gastro dans une compagnie. Certains postes de section à Bangui ont des douches et ce sont d’ailleurs des sites très prisés comme l’Institut Pasteur ou l’Alliance Francaise.

    On est partis sur Bossangoa le 7 décembre sans lits picots avec moustiquaires, les derniers ayant été donnés en crash à la compagnie Guépard arrivée dans la nuit, mais on en a reçu une semaine plus tard pour la visite de Jean-Yves Le Drian, évidemment. Il y a eu de nombreux cas de paludisme dans notre compagnie. [...]

    La suite sur Secret Défense

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Centrafrique-Des-conditions-de-vie

  • Elections municipales et européennes de 2014 : la branlée qu'on va leur mettre. (acte II)

    Branlée ? Le terme peut choquer et vous m'en voyez bien conscient. Evoquons alors, même si nous restons dans les mêmes eaux, une déculottée. C'est une déferlante Front National qui a traversé la France lors des dernières municipales, imagée par un chiffre : le Front National a augmenté ses suffrages par rapport à l'échéance précédente de 80%. Or 80%, le lectorat en conviendra, ce n'est guère loin de 100%. C'est ainsi que pour résumer, lors des dernières municipales, le Front National n'a pas été loin de DOUBLER ses résultats. On comprendra dès lors les espoirs de beaucoup tout comme les inquiétudes de certains.
    Le résultat est d'autant plus surprenant que le Front National ne disposait pas d'une grande histoire locale. Il n'a pas les grands réseaux dont disposent et l'Ump et le Parti Socialiste. Le succès prend dès lors l'allure d'un séisme.
    Les élections européennes, même si elles ne sont plus nationales comme de par le passé (une liste par « grande région » désormais contrairement à une liste unique), ne peuvent pour autant être considérées comme locales. En ce sens, le succès pour le Front National a toute chance d'être encore davantage marqué lors des élections qui auront lieu dans moins de rois semaines. Quel terme faudra t-il alors utiliser ? Séisme ? Tsunami ? Ouragan ?
    Les sondages concordent. Le problème n'est plus de savoir si c'est la gauche ou la droite qui va prendre l'ascendant – la gauche est maintenant souterraine et en conséquence on observera à quelle profondeur elle va plonger – mais qui va être proclamé au vu des résultats premier mouvement de France. A ce titre, il faut bien remarquer que la droite ne fait plus recette et qu'une personnalité aussi médiatique que Nkm n'a même pas su profiter de l'impopularité de la gauche en place pour prendre la mairie de Paris. La droite, dont certains ont un peu vite annoncé le succès, ne bénéficie plus aujourd'hui d'un vote d'adhésion.
    Le vote de droite est de plus en plus celui de ceux qui refusent la gauche, et qui, pour l'instant, n'ont pas encore franchi le pas qui, par la suite, les mènera vers le Front National.
    Si Nicolas Sarkozy avait réussi sa présidence, il n'eut pas commencé la campagne électorale des élections présidentielles de 2012 avec un potentiel aussi bas, situé seulement à 40%. Et sa remontée constante durant la campagne ne fut le fait que du peu d'intérêt des Français pour François Hollande. Quant à la lutte pour la présidence de l'Ump, elle a fait deux morts : François Fillon et Jean-François Copé. Aucun des deux, alors que le temps a depuis bien passé, n'a pu revenir à la vie politique.
    Le même choix structurel pour la France effectué par les deux frères amis de la politique française a les conséquences catastrophiques que l'on sait. Et justement cela se perçoit et se sait de plus en plus chez les Français. En ce sens, le Front National n'a même plus l'obligation de briller pour gagner. Les mêmes politiques menées par la droite et la gauche sont tellement détestables que le Front National apparaît comme la seule solution désormais possible pour de plus en plus de Français.
    Quant à l'espoir d'une autre solution, on ne voit pas où, hors Front National, on peut la trouver. Le centre est toujours mou et la maladie de Jean-Louis Borloo risque de conforter François Bayrou pour une nième candidature qui sera une nième défaite. De surcroît, si proche qu'est le centre, aussi bien de l'Ump que du Ps, qu'il ne constituera pas une alternative. Le Front des gauche reste ce qu'il fut dès les origines : un parti petit-bourgeois qui s'adresse aux personnes en difficulté, sans que celles-ci, à juste titre, ne l'écoute : on les comprendra. Les écologistes restent enfermés dans leur dogmatisme et en ce sens, la préférence qu'ils ont accordé à Efa Choly aux dépens de Nicolas Hulot est emblématique. Déconnectés des réalités quotidiennes, ils alternent et vont alterner, « soutien sans participation » et « participation sans soutien ».
    Dans de telles conditions, quand bien même n'aimerait-on pas le Front National, qu'il faudrait néanmoins voter pour lui : c'est maintenant une question de devoir civique et républicain.

    ALain Rebours

    http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFAAFppyZpYYKsQCmD.shtml

  • Sur-délinquance ? C’est la sur-immigration qui l’explique !

    Depuis 40 ans, les violences contre les personnes ne cessent d’augmenter, passant de 100.000 à 500.000 par an.   

    Au premier trimestre 2014, les faits de violence ont augmenté de 6 % par rapport au premier trimestre 2013. 8 %, même, pour les actes de violence « gratuits ».

    Il n’y a pas lieu d’être surpris. Depuis 40 ans, les violences contre les personnes ne cessent d’augmenter, passant de 100.000 à 500.000 par an.

    Tous les plans annoncés, toutes les lois votées ont échoué à enrayer ce phénomène. Pour une raison simple : personne ne veut en analyser l’origine. Les vraies causes, les voici : il y a de plus en plus de délinquants, de moins en moins de policiers opérationnels, et le nombre de places de prison n’a pas évolué.

    Lire la suite 

  • Affaire Anna : aucune suite aux abus policiers

    Deux mois après les révélation sur l'histoire d'Anna, cette jeune Russe qui a raconté avoir subi des pressions de la police des Yvelines pour espionner les «Veilleurs» et la Manif pour tous, le ministère de l'Intérieur a enfin accepté de communiquer au Figaro les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur le traitement de son dossier de naturalisation. François de Mazières, député maire UMP de Versailles, s'étonne :

    «Nous apprenons aujourd'hui que cette affaire grave n'a donné lieu à aucune suite, ou presque. Il est indispensable que le ministère s'explique, sous peine de donner le sentiment qu'il couvre une violation grave des droits fondamentaux.»

    François Fillon a écrit, lundi, une longue lettre à Manuel Valls, avec copie à Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur.

    «Il est inimaginable que des instructions aient pu être données aux services de police pour l'obtention d'informations, l'intimidation et la neutralisation de personnes ayant exprimé des opinions en opposition à la politique du gouvernement. Je vous rappelle que l'exercice des missions de police est subordonné au strict respect de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois». «De tels abus appellent une condamnation d'autant plus forte que ces faits sont susceptibles de recevoir une qualification délictuelle». «Faute de la communication des résultats de l'enquête, je saisirai le Défenseur des droits».

    Mauvaise nouvelle : Christiane Taubira briguerait la succession de Dominique Baudis au poste de Défenseur des droits.

    Michel Janva

  • Zemmour - Alstom : cause toujours, perdu d'avance !

  • Débat entre Ludovine de La Rochère et Erwann Binet

    Dans Le Figaro. A lire ici (cliquer 2 fois sur l'image pour l'agrandir):

    L

    Michel Janva

     
  • "Moi, président de la République...": deux ans de présidence pour François Hollande - 05/05

  • Du patriotisme économique

    L’AFP le rapporte, Arnaud Montebourg, tout en laissant la porte ouverte aux discussions, « a demandé lundi dans une lettre dressée au  PDG de General Electric, Jeff Immelt,  d’améliorer son offre de reprise du pôle énergie d’Alstom, jugée insuffisante », car « reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie », qui  revêt « une importance stratégique ». Activités nucléaires sur  lesquelles « la France se doit de conserver sa souveraineté technologique »,  le pôle énergie d’Alstom  représentant 70% de son  chiffre d’affaire, « soit 14,8 milliards d’euros sur l’exercice 2012-2013 ». Aussi « le gouvernement souhaite examiner (avec M. Immelt) les voies et moyens d’un partenariat équilibré, rejetant une acquisition pure et simple qui, en l’état, conduirait à la disparition d’Alstom ». Arnaud Montebourg  cite comme exemple de partenariat équilibré  l’alliance que General Electric et Safran « ont su nouer dans les moteurs d’avions depuis 50 ans ». L’Afp précise encore que si le conseil d’administration d’Alstom  est favorable à General Electric,  «  il s’est toutefois réservé le droit de répondre à des offres non sollicitées, comme celle de Siemens, qui est soutenue par le gouvernement français ».

     Dans un communiqué paru la semaine dernière, Marine Le Pen a constaté qu’après Péchiney et Arcelor, c’est un nouveau  « fleuron industriel français » qui est ainsi « sans vergogne abandonné à ses concurrents étrangers ».« L’Etat qui avec succès avait pu sauver Alstom en 2003, en prenant 21% du capital (rétrocédées ensuite à Bouygues, NDLR), bute à présent sur le barrage de l’Union européenne construit par les traîtres de l’UMP et du PS. Ce que la Commission avait jadis toléré du bout des lèvres, nous est à présent sèchement refusé, marquant là le désastre de notre soumission ». « Sauver Alstom et ses 18 000 emplois directs sur le territoire, par une solution nationale, est donc uneobligation stratégique, sociale et morale. Il faut refuser le faux choix du dépeçage américain ou allemand et y préférer une voie patriote, française, par le rachat des parts de Bouygues, principal actionnaire, par la Caisse des Dépôts et Consignations ».

     Négligeant cette  voie patriote , M. Montebourg ne cache pas  dans le dossier Alstom sa préférence pour son concurrent de toujours  l’allemand Siemens  plutôt que pour General Electric. Or, comme le rappelle le Bulletin d’André Noël,  il y a plusieurs raisons pour lesquelles Alstom est  de nouveau en difficulté, «  mais parmi celles-là il faut citer la transition énergétique allemande et l’abandon du nucléaire qui prive la firme française de commandes de réacteurs. Il en va de même pour son secteur ferroviaire : Eurostar, filiale de la SNCF, a choisi, en 2010, les trains à grande vitesse de Siemens, moins chers, au détriment du TGV d’Alstom. Ainsi l’Allemagne, après avoir affaibli notre  champion  français, Alstom, confie à Siemens le soin de s’en emparer et Montebourg applaudit au nom du patriotisme économique » !

     Pourtant, le futur  ministre du redressement productif  fustigeait en 2011 l’ogre allemand, incarné par Angela Merkel qu’il n’avait pas craint de qualifier de « nouveau Bismarck » ! Sur son blog, M. Montebourg dénonçait ainsi  «un ordre allemand» que voudrait imposer la chancelière ,  «la question du nationalisme allemand en train de resurgir», «l’intransigeance dangereuse et suicidaire» de l’Allemagne à l’égard des autres pays de lazone euro.

     Les européistes de gauche avaient alors  dénoncé ses propos,   Daniel Cohn-Bendit, l’accusant même  de «sombrer dans le nationalisme au clairon»,  de  faire «du Front National à gauche». Hier comme aujourd’hui, ce type d’«accusation », même s’il s’en défend, fait le jeu d’Arnaud Montebourg qui  multiplie les mâles déclarations   contre le  « monde de la finance ». Et ce, dans le but assez évident d’apparaître aux yeux des  électeurs de gauche, des déçus du hollandisme,  comme un concurrent sérieux, sur le même segment qu’une   Martine Aubry dont on retrouve  la patte derrière les 41  députés PS qui ont  refusé de voter le pacte de stabilité porté par M.  Valls.  Bref,  un  candidat potentiel en 2017, susceptible de séduire  mieux que cette dernière   les catégories populaires  patriotes par ses saillies cocardières

     Voilà pour le positionnement  mais quand  est-il  de son  impact ? C’est dans ce contexte qu’un sondage CSA pour  Les Echos , Radio Classique et l’Institut Montaigne vient d’être publié  sur la perception par les Français du  patriotisme économique dont M. Montebourg entend  se faire le héraut. 59 % des personnes interrogées jugent que « le fait de privilégier des produits ou des entreprises françaises dans le contexte actuel de mondialisation » est « efficace pour redresser l’économie française » (38 % jugent  cette stratégie « inefficace »).

     « Dans un contexte de défiance vis-à-vis vis de l’exécutif, il s’agit d’un sujet fédérateur : quel que soit le degré d’exposition à la mondialisation, la catégorie socioprofessionnelle ou les sympathies politiques, les Français se retrouvent sur le bien-fondé de cette sorte de protectionnisme », souligne Yves-Marie Cann, directeur en charge de l’opinion chez CSA.

     Pour autant et c’est un sujet d’étonnement pour les commentateurs,   ce seraient  « les sympathisants du Front National » qui se montreraient  les plus dubitatifs quant à l’efficacité du patriotisme économique. Seuls 51 % d’entre eux l’estimeraient «  efficace ».En l’espèce  constate Bruno Gollnisch,  le doute qu’exprimerait les frontistes porte non pas tant sur le concept de patriotisme économique, autre déclinaison du protectionnisme, autre nom  du  refus de l’ultra libre échangisme et de l’ouverture inconsidérée des frontières à tous les flux de marchandises, que sur la sincérité et l’efficacité  de M.  Montebourg.

     Force est de constater que celui-ci  se définit toujours  comme un internationaliste, unimmigrationniste.  Et   la grande  médiocrité des résultats obtenus  à la tête de son ministère, qui reste subordonné à des orientations gouvernementales radicalement inverses. M. Montebourg est donc perçu pour ce qu’il est, une simple caution, un alibi, qui   accepte par sa seule présence au gouvernement  d’avaler des couleuvres et/ou  de cautionner une  politique eurobruxelloise qu’il feint largement  de combattre.  

    http://gollnisch.com/2014/05/06/du-patriotisme-economique/