« Non, je n'ai pas d'informations concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires », a assuré Christiane Taubira, juste après le conseil des ministres du mercredi 12 mars. Accusée de mensonge par la droite dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy, la ministre de la justice a brandi deux lettres. L'une du procureur national financier, Eliane Houlette, adressée au procureur général de Paris, l'autre d'un représentant de ce dernier à la garde des sceaux. Sur les photos de ces documents, le contenu des lettres est facilement lisible, même si certains passages sont cachés par la main de Mme Taubira.
France et politique française - Page 4399
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Ce qui est écrit dans les documents brandis par Christiane Taubira
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Cet esclavage dont notre gouvernement se rend complice
"Le 29 janvier, une jeune femme décédait dans une clinique de New Delhi après un prélèvement d'ovocytes. Quelques jours auparavant, la Haute cour de Mumbai demandait à la police d'approfondir ses investigations sur la mort d'une adolescente de 17 ans survenue en 2010, après sa troisième ponction ovocytaire dans une clinique de la capitale économique indienne."
Ainsi débute le reportage de Slate au pays des usines à bébé : l'Inde. Enfermement de mères porteuses pendant toute la durée de leur grossesse, implantation de plusieurs embryons au mépris des risques pour elles, recours à deux mères porteuses pour multiplier les "chances" de réussite, choix des fournisseuses d'ovocytes en fonction de leur race, contrats trois fois plus rémunérateurs pour la clinique que pour la femme-esclave, qui ne comprend de toute façon pas ce qu'elle signe puisqu'elle est illétrée, césarienne systématique en fonction des billets d'avion pour que les parents commanditaires puissent assister à l'accouchement... une nouvelle forme d'esclavage des femmes pauvres se répand en Inde sans que personne ne trouve à y redire.
Le gouvernement indien ? Il n'envisage pas d'interdire ces pratiques, mais s'inquiète de ce que l'enfant soit in fine bel et bien reconnu par les "parents d'intention" et reçoive des papiers en bonne et due forme. Le gouvernement français ? Il est complice : Christiane Taubira n'a-t-elle pas signé une circulaire demandant aux juges de fermer les yeux quand des parents demandent un état civil pour l'enfant qu'ils ont acheté ?
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°354
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Conférence Dextra Vendredi 14 mars : La criminalité internationale en France par François Haut
Nous vous attendons nombreux ce vendredi 14 mars pour une conférence sur "La criminalité internationale en France" dispensée par François Haut, Directeur du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines à l'Université Paris II - Panthéon-Assas.Rendez-vous à 19h au El Siete, 283 rue Saint Jacques, Paris V -
L'affaire Buisson : la revanche de la chiraquie
Minute estime que le coup vient de la "droite" :
"[...] Au soir du 6 mai 2012, date de la victoire de François Hollande, Patrick Buisson avait été relativement épargné par les NKM et autres Raffarin. Il était difficile de tirer sur l’homme qui, face au désastre annoncé, avait réussi à « limiter la casse ». 48,5 % pour Nicolas Sarkozy, par rapport à ce qui avait été promis, c’était de l’ordre du miracle ! Mais les chiraquiens et autres centristes, qu’on croyait à terre, n’ont pas désarmé. Ils n’avaient qu’un but: stopper la droitisation de Nicolas Sarkozy et obliger celui-ci à se séparer de son conseiller qui avait eu, de plus, la regrettable idée de permettre à Jean-François Copé de s’emparer de la présidence de l’UMP au détriment de leur candidat: François Fillon, quel qu’ait été leur choix officiel à l’époque, et de faire de La Droite forte le premier courant de l’UMP. Ils n’attendaient que l’occasion. Carla peut être rassurée. Le recentrage de Nicolas Sar kozy avance à grands pas."
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Un effort de transparence
Les plus naïfs peuvent s’accrocher au mythe de la séparation des pouvoirs , qui n’a pas plus été réellement effective sous la Vème République qu’avant, mais personne ne peut croire les dénégations maladroites des membres du gouvernement, tétanisés par la peur d’être soumis à l’accusation d’instrumentaliser la justice à des fins politiques. Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Christiane Taubira jurent la main sur le cœur qu’ils ont été mis au courant des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat Me Herzog (depuis près d’un an!), par les révélations parues dans la presse. Les Français ont l’habitude d’être pris pour des truffes, mais là c’est tout de même le pompon!
Si la durée desdites écoutes, au terme d’une procédure autorisée sous le gouvernement Fillon, peut apparaître démesurée et attentatoire à la vie privée, il appartient à Thémis de faire la lumière sur le très trouble dossier du financement supposé de la campagne présidentielle de 2007 de M. Sarkozy par la Libye de M. Kadhafi. Le premier ayant ensuite beaucoup œuvré à l’élimination du second…
L’ex chef de l’Etat ne sort pas grandi de toutes ses affaires à répétition, qui compromettent (?) son grand retour annoncé, alors qu’une information judiciaire pour trafic d’influence a été ouverte le 26 février. Autre information et pas des moindres, qui a filtré dans les médias, les enquêteurs et autres « grandes oreilles » auraient découvert que Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, tuyautait M. Sarkozy sur l’affaire Bettencourt par le biais de Me Herzog.
Sur le site du Point, la journaliste d’investigation Sophie Coignard (auteure il y a quelques années avec Alexandre Wickham, de l’excellent « L’Omerta française« ) tient à rappeler que Gilbert Azibert, ex secrétaire général du ministère de la Justice sous Sarkozy, « surnommé Annulator, quand, président de la chambre de l’instruction à Paris, il réduisait à néant un nombre appréciable de dossiers, parfois sensibles », « est l’un des dignitaires de la Grande Loge nationale française (GLNF).«
« Comme tous ses collègues initiés, il a donc prononcé deux serments : l’un dans les prétoires, l’autre en loge. (…) Son exemple met en lumière toutes les difficultés qui résultent de cette double allégeance : est-ce que l’une, professionnelle, prend toujours le pas sur l’autre, discrète ? Une question d’autant plus douloureuse qu’aucun magistrat, en France, n’a jamais eu le courage d’effectuer son coming out« .
« À tous les étages de la magistrature, et surtout aux plus élevés – c’est à cela que ça sert -, les francs-maçons sont là ». Mais « en France, c’est l’omerta. Résultat : dès qu’une affaire éclate, le soupçon jaillit » et la journaliste souligne que ce n’est pas le cas dans d’autres pays aux Etats-Unis bien sûr ou les maçons s’affichent en pleine lumière, mais aussi en Grande-Bretagne et en Italie.
En 2003, auditionné par la Commission Stasi sur la laïcité, Bruno Gollnisch créa l’effroi et la stupeur chez les membres de ladite commission, lorsqu’il souleva justement la question de l’affiliation de responsables de l’Etat,de dépositaires de l’autorité publique, à des syndicats politisés et/ou à des sociétés secrètes, à la franc-maçonnerie pour parler clairement .
Le député FN avait relevé que le Premier ministre britannique de l’époque , le travailliste Tony Blair, estimait dans l’ordre des choses que les personnages publics occupant des fonctions dans l’appareil de l’Etat, les ministres et fonctionnaires déclarent publiquement leur appartenance aux syndicats, loges, et autres » associations » . Est-il impensable, comme le souhaitent certains, de demander la publication du nom des membres des loges exerçant des fonctions publiques, à l’instar de ceux des associations d’anciens élèves des grandes écoles qui publient un annuaire consultable par tous?
« Un gage de transparence indispensable au bon fonctionnement de la démocratie » avait-il noté. « Je suis inquiet de votre conception de la sphère privée » lui avait répliqué d’un air pincé le philosophe laïcard d’extrême gauche Henri Pena-Ruiz. Ce dernier, qui milite aujourd’hui au Parti de Gauche du Grand oriental Mélenchon, n’est certes nullement gêné par les agissements bien sectaires des rouges du Syndicat de la Magistrature – souvent pointés par Bruno Gollnisch et le FN- et bien silencieux (?) sur les troubles connexions entre le monde des affaires, les sociétés secrètes et la classe politicienne.
Pour prendre également l’exemple de l’Italie, il est ainsi interdit aux magistrats de faire partie de sociétés secrètes comme la maçonnerie, et le scandale maçonnique retentissant comme celui impliquant la loge P2, le krach de la banque Ambrosiano en 1982, reste très vivace dans les esprits.
Or, nul besoin de fantasmagorie, de se plonger dans la lecture de bulletins confidentiels ou de sites complotistes , pointés avec horreur par les humanistes, pour avoir connaissance du nombre particulièrement élevé de maçons impliqués dans des embrouilles politico-affairistes. Les livres ne manquent pas sur le sujet comme celui de Ghislaine Ottenheimer et de Renaud Lecadre « Les Frères Invisibles « . Quant à la « grande presse« , elle s’en fait régulièrement l’écho, les dossiers sur le pouvoir ou l’influence des francs-maçons, voire les affaires qui en découlent, sont des marronniers des magazines français qui exposent le poids des maçons dans la justice, la police, les partis politiques…
Si la classe politicienne qui dénonce le populisme, le sentiment du « tous pourris » qui gagne une majorité de Français, voulait lever les soupçons de collusions, de corruptions, de règne du deux poids deux mesures qui accablent notre système démocratique, cet effort de transparence là serait une nécessité. Chiche ?
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Moscovici ne manque pas d’air !
Le monsieur, qui pressent que ça pue, prépare déjà sa reconversion...
Comment expliquer ? C’est, mutatis mutandis, l’histoire d’un prof qui s’y prendrait comme un pied. Chahut généralisé, bac raté, élèves délaissés, cagnotte de la classe envolée. Les parents râlent, l’inspecteur blâme, le directeur de l’école songe à le virer. Le monsieur, qui pressent que ça pue, prépare déjà sa reconversion et songe… au rectorat.
Il ne s’en cache pas et avance ses pions toute honte bue. Il se verrait bien directeur académique, dans les hautes sphères, dans un univers feutrés de moquettes, de baies vitrées et de grands ficus, loin des chewing-gums collés sous les tables, du contact pénible des élèves, des copies à corriger et des conseils de classe, là où il pourrait faire profiter la plèbe des petits profs de toutes ses (mauvaises) expériences, et distribuer à son tour des satisfecit aux enseignants, ou des avertissements s’ils se révélaient aussi nuls que lui. Et il compte, bien sûr, sur le directeur d’école qui cherche à se débarrasser de lui pour faire sa promo auprès des hautes instances.
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Palmarès de la Cérémonie des Bobards d'Or
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Fabrice Epelboin : "La liberté d'expression n'existe pas en France !"
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La gauche devient totalitaire !
Le hollandisme en détresse devient agressif. Plus l’Etat dévoile ses faiblesses, plus il sort ses gourdins.
La police de Manuel Valls a montré plusieurs fois sa brutalité, quand il s’est agi de réprimer par la violence les soutiens familiaux à la Manif pour Tous. L’enrôlement d’Anna, jeune russe candidate à la naturalisation, pour espionner ces contestataires, est digne des méthodes du KGB. La gauche affaiblie se poutinise.
Et la justice de Christiane Taubira est atteinte à son tour, quand des magistrats décident de placer sur écoutes, sur un vague prétexte, Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, durant près d’un an. Ce scandale est autrement plus grave que le soupçon de violation du secret de l’instruction et de trafic d’influence qui a résulté de ces méthodes utilisées contre le grand banditisme.
Selon Le Point.fr, Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, a tenté dimanche soir, à Bordeaux, de mettre fin à ses jours car il ne supportait pas de voir son nom sali au détour de ces procédures inquisitoriales.
Ce lundi, sur Europe 1, Me Pierre-Olivier Sur, bâtonnier de Paris, s’est insurgé contre ces violations du secret professionnel de l’avocat. “Quand les libertés publiques sont atteintes, c’est la démocratie qui s’écroule”, a-t-il estimé, soutenu par de nombreux confrères, droite et gauche confondues.
Cette radicalisation de la Police et de la Justice s’observe aussi dans les médias dévoués au pouvoir socialiste. La chasse à l’homme, ouverte contre Sarkozy et ses proches, est la partie la plus spectaculaire d’une traque lancée plus généralement contre tous ceux qui prétendent contester les bienfaits du progressisme à l’agonie. Les écrivains mis à l’index, les journalistes indésirables complètent les cibles de la gauche sectaire.
Dimanche, Anne Hidalgo (PS) a refusé de débattre avec Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). “Jusqu’où ira la violence d’Etat ?”, questionne L’Opinion de ce jour. De fait, l’addition des atteintes aux libertés fondamentales devient préoccupante. Gaspard Koenig, patron du think-tank Génération Libre, en cite quelques-unes ce matin : le droit de propriété avec la loi Duflot, la liberté d’entreprendre avec l’amendement VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), la liberté de circulation avec les menaces de déchéance de nationalité pour les exilés fiscaux, les libertés individuelles avec la pénalisation de la prostitution, la liberté d’expression avec l’affaire Dieudonné, etc. Sans oublier la permanente pesanteur de la pensée lisse.
La gauche, qui s’alarme d’un “retour aux années trente”, ne voit rien de son propre attrait pour des pratiques totalitaires.
Ivan Rioufol
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