Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4401

  • Emeutes de Paris du 19 juillet : le poids des mots (des grands médias), le choc des vidéos

    Paraphrasant ce qui a été longtemps le slogan de Paris Match, “Le poids des mots, le choc des photos”, cette vidéo met en parallèle des déclarations lénifiantes des grands médias et les scènes d’émeutes à Paris pendant la manifestation de soutien à Gaza du 19 juillet.

  • Agriculture : une énième loi pour rien

    Nos chers gouvernants ont poussé le bouchon de la réforme beaucoup trop loin, jusqu’à épuiser les hommes, les sols, les bêtes et nos campagnes.   

    C’est une énième loi agricole sur laquelle les députés et les sénateurs viennent de s’accorder en commission mixte paritaire. Car depuis 1994 et la signature des accords du GATT (ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce), le rythme des grandes réformes de nos campagnes s’est intensifié. Aux lois d’orientation agricole de 1994, de 1999, puis de 2006 a succédé une loi de modernisation en 2010, pour aboutir maintenant à la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF).

    On m’avait habitué, dans ma tendre enfance, au rythme triennal des jachères pour faire reposer la terre, afin qu’elle ne s’épuise pas. Les temps ont changé. Rendement oblige, on en vient maintenant à repenser, redéfinir et même réorienter les axes stratégiques agricoles tous les quatre ans ! En ce sens, l’agriculture rassemble un peu à l’Éducation nationale : un ministre chassant l’autre, il faut que le dernier arrivé impose ses vues idéologiques, qu’il marque de manière indélébile son passage au ministère dont il détient le portefeuille.

    Lire la suite

  • Dans un excellent numéro de Politique Magazine...

    Institutions : A la recherche du politique perdu, par Frédéric Rouvillois

    Sans rien connaître à la médecine, chacun sait que l’homme de l’art qui se trouve devant un grand blessé a le choix entre deux options : les cautères, pommades et onguents qui calmeront un peu sa douleur et lui permettront de mourir plus doucement ; ou l’opération lourde, incertaine, risquée, mais qui peut lui sauver la vie.

    Il en va de même dans l’ordre politique. En ce qui concerne la France, on pourrait certes énumérer les nombreuses réformes « faisables », susceptibles d’améliorer le système à la marge - et de lui procurer l’apparence d’une rémission : l’amélioration de la composition du Conseil constitutionnel, la suppression du cumul des mandats, l’introduction de la proportionnelle ou l’abolition de l’article 89-3 qui permet au Congrès de réviser la constitution à tout bout de champ. Autant de réformes techniquement réalisables, sans doute bienvenues - mais strictement capillaires. Dérisoires, au regard de la crise du politique et des menaces qui pèsent sur l’existence même de la France.

    L’état : une dispendieuse fiction [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Dans-un-excellent-numero-de

  • Najat Vallaud-Belkacem propose de punir fiscalement les familles pauvres (archive décembre 2013)

    En début de semaine, je consacrais un billet à Fleur Pellerin. LOL et rigolance mis à part, pour des raisons évidentes d’égalité homme-femme, je me dois donc aujourd’hui de faire un billet sur Najat Vallaud-Belkacem, le porte-parlote du gouvernement qui ne m’a d’ailleurs pas laissé le choix : le ministre des droits des femmes souhaite à nouveau attaquer la réalitéavec le burin de la loi et le marteau de la règlementation afin de rendre la fiscalité plus câline au travail des femmes.

    Peut-être fallait-il faire oublier le débat parlementaire inexistant sur la pénalisation des clients de la prostitution, et tenter de camoufler les vociférations outrées et pourtant argumentées des principaux concernés (tant clients que prestataires de service) ? Peut-être était-il devenu nécessaire d’agiter une nouvelle fois le microcosme parisiano-politicien ou journalistico-médiatique en tentant la résolution d’un problème que personne ne se posait ? Difficile à savoir, tant la stratégie globale du gouvernement et de chacun des ministres semble impénétrable au commun des contribuables. Quoi qu’il en soit, voilà notre effervescente minustre lancée dans un nouveau chantier qui cumule l’avantage de concerner les Femmes, ces créatures éternellement bafouées par la société patriarcale capitaliste mondialisée qui croque du chaton au petit déjeuner, et l’avantage de rejoindre Berny Bercy dans son combat contre l’Hydre Budgétaire en plein choc anaphylactique de simplification. Il y a un autre avantage qui est celui de l’illisibilité complète du charabia proposé, mais on est ici en terrain normal pour la porte-parlote.

    Tout part du constat évident et non-discutable que les femmes sont discriminées, notamment dans l’accès à l’emploi de certaines professions comme grutier, marin pêcheur, égoutier ou informaticien. Et ça tombe bien : en terme d’égalité des droits des femmes, tout le pays réclamait instamment que soit fait quelque chose, avec des actions fermes et décidées, tout plein de leviers à mobiliser, des revalorisations à faire et des interventions concrètes très palpables à base de tangible qui laisse des traces. M’ame Najat a donc décidé de prendre les dispositions nécessaires pour mobiliser son ministère afin d’encourager une prise d’action décisive. Et concrète, bien sûr.

    Ce qui se traduit immédiatement par l’inévitable création d’un GrRrand Service Public de l’Orientation qui a pour ambition de se fixer des objectifs, et notamment de mixité dans les études supérieures. Oui. Elle est cash comme ça, la Najat. Ca ne s’arrête pas là, bien heureusement. Par exemple, pour les pôle « emplois d’avenir », elle explique que son ministère a veillé « aux objectifs sexués » qui sont mis en place, ce qui pourrait vouloir dire qu’il y aura donc des emplois d’avenirs réservés aux femmes pour des raisons de quota, ou ce qui pourrait aussi vouloir dire également que certains objectifs auront un petit zizi et d’autres un petit trilili. Je penche pour la seconde option, bien plus poétique. Il y a bien sûr tout un épais nuage de vapeurs stato-égalitaristes supplémentaires, mais ce ne sont pas celles-là qui m’intéressent ici.

    En fait, de tout le fatras de propositions vaguement articulées entre le désir compulsif d’égalitarisme aplanissant et celui de se faire mousser médiatiquement, la plus choupinette reste sans doute celle qui consiste à adosser cette fumeuse fameuse égalité à la fiscalité. Comme il est à la mode actuellement de faire des réformes à la dynamite devant les micros (et au pinceau triple zéro en coulisse), la minustre s’est donc mis au diapason des autres clowns gouvernementaux en proposant une vaste refonte de l’impôt sur le revenu. C’est certes la troisième ou quatrième depuis le début de l’année, mais après tout, chaque ministre peut bien tenter sa chance. Pourquoi pas elle ?

    S’appuyant sur les palpitantes conclusions du volumineux rapport commandé pour l’occasion, Najat Vallaud-Belkacem propose de revenir sur le principe de l’impôt par foyer fiscal pour en faire un impôt individuel. L’idée du foyer fiscal était de tenir compte des cas, assez fréquents, où l’un des deux conjoints ne travaille pas. Comme cette réalité — où un conjoint (forcément la femme, faible et au foyer) ne travaille pas — est globalement assez intolérable dans une République des Droits de la Femme, la politicienne propose de moduler le quotient familial afin de favoriser les couples ou les deux sont actifs, ou, au contraire, pour réduire les avantages des couples déviants pardon monoactifs. Ceci permet, sans tenter directement dans l’individualisation de l’impôt, de moduler un peu plus la façon dont ils sont calculés et ponctionnés, transformant une usine à gaz déjà violemment tubulurée en usine à gaz égalitariste féministo-compatible dont les subtilités occuperont à n’en pas douter des cohortes de comptables et d’avocats fiscalistes sur les trois prochains millénaires. Et concrètement (puisqu’on nage dans le concret depuis quelques lignes), cela veut dire que les ménages qui n’ont qu’un revenu mais tout autant de bouches à nourrir se retrouveront donc à payer plus d’impôts. Oui, vous avez compris : Najat Vallaud Belkacem s’attaquera ainsi de front à la pauvreté en punissant solidement les familles où un seul des conjoint travaille. Voilà qui va être extrêmement populaire.

    Rassurez-vous, il existe une autre possibilité, comme plafonner l’avantage du quotient conjugal, un peu comme pour le quotient familial. Là encore, on sent nettement l’ajout verruqueux sur le furoncle global de l’imposition en France, ce qui tombe juste à point pour rejoindre le fameux Choc de Simplification dont Berny Les Bons Budgets a la charge. À force de simplifier de la sorte, il est raisonnable de dire qu’absolument plus personne n’y comprendra rien et les redressements fiscaux tous azimuts pourront enfin être parfaitement arbitraires sans la moindre source possible de contestation. On a les chocs de simplification qu’on peut, mais à ce titre, la tâche des inspecteurs sera considérablement simplifiée. Ça tombe bien, c’était le but.

    Vous l’aurez compris en lisant ces élucubrations foutraques pour péronnelles aux hormones mal contrôlées : il ne s’agit pas tant d’égalité devant le droit que d’égalité effective, à la Procuste, où tout ce qui dépasse sera coupé (et il y a toujours quelque chose qui dépasse). Le réel ne s’accommode pas des coups de boutoir du gouvernement ? Le réel s’obstine à trouver plus de femmes dans l’Éducation Nationale et dans les infirmières que dans le BTP ou la marée-chaussée ? Le réel, décidément chafouin, colle plus de femmes au foyer que d’hommes ? Qu’à cela ne tienne, chaque ministre redoublera d’effort pour plier le réel à ses lubies. Et quand ce n’est pas le chômage comme récemment, c’est la fiscalité qu’on tripotera pour aboutir au résultat que l’on cherche.

    Le résultat, bien sûr, ne sera pas là. Les couples continueront obstinément à se répartir les tâches de façon horriblement sexuée, ou, pire, les bricolages fiscaux aidant, la famille traditionnelle partira en quenouille, malgré son historique assez solide prouvant qu’elle est une bonne idée de base. La réalité, on s’en doute, continuera à faire des pieds de nez de moins en moins citoyens, de moins en moins festifs et de plus en plus féroces. Les passionarias du gouvernement s’acharneront donc toujours plus loin dans les froufroutages inutiles et déstructurants. Pendant ce temps, de simplification fiscale, point il n’y aura, et d’amélioration générale de l’économie française, non plus.

    Mais Najat s’en fiche. Elle aura eu ses quarts d’heure de gloire.

    http://h16free.com/2013/12/13/27903-najat-vallaud-belkacem-propose-de-punir-fiscalement-les-familles-pauvres

  • Pierre de Brague: le Cercle Proudhon, une révolution conservatrice à la française?


  • Paris – Incidents avec des musulmans autour du rassemblement de solidarité avec les chrétiens d’Irak

    Il y a quelques instants, des provocateurs musulmans ont essayé de perturber le rassemblement organisé à Paris en soutien aux chrétiens d’Irak persécutés par les islamistes de l’EEIL.

    Il faut préciser que la préfecture semble aimer jouer avec le feu puisqu’elle a laissé une manifestation de Mauritaniens musulmans se rassembler à quelques mètres à peine du rassemblement organisé en solidarité avec les chrétiens d’Irak.

    Voir la suite et la video 

  • "La reprise, elle est là" : 9400 chômeurs de plus

    Dans son entretien du 14 juillet, François Hollande l'affirmait : "la reprise, elle est là".

    Aujourd'hui, les chiffres du chômage de juin 2013 viennent de tomber : le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a encore augmenté pour s'établir à 3,398 millions (soit une augmentation de 9400 personnes, +0,3%). En y ajoutant les chômeurs en activité réduite (catégories A, B et C), l'évolution est de +0,5%.

    Michel Janva

  • Il est temps pour la France de sortir de l’OTAN !

    La France, sur laquelle s’exercent aujourd’hui d’intolérables pressions pour qu’elle ne respecte pas ses engagements de livrer des navires de guerre à la Russie, devrait reprendre sa liberté.

    L’intervention des États-Unis en Irak en 2003 laisse aujourd’hui un pays dont le gouvernement chiite est proche des Iraniens et en guerre avec des extrémistes musulmans sunnites qui occupent le tiers de son sol ainsi qu’une bonne partie de la Syrie. Si on ajoute l’échec total d’Obama dont le discours du Caire, célébré sans mesure par ses thuriféraires, n’a eu pour résultat qu’un champ de ruines de la Libye à l’Afghanistan et au Yémen, il y a là de bonnes raisons de vouloir prendre quelque distance avec une politique confuse, compliquée, ambiguë, voire maladroite. Le soutien aux rebelles syriens auquel la France a failli s’associer alimente une guerre civile atroce dont souffrent particulièrement les chrétiens, en Syrie d’abord puis en Irak, puisque le principal opposant à Bachar el-Assad est cet EIIL, installé à Mossoul désormais, dont le fanatisme et la cruauté défient l’imagination.

    En fait, tout se passe comme si la priorité de l’administration américaine demeurait l’obsession russe plutôt que le terrorisme islamique auquel le président Bush avait déclaré la guerre après le 11 septembre 2001. Il avait été promis, lors de la réunification allemande en octobre 1990, que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’est. En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque la rejoignaient. Ces pays ont eu à subir l’occupation soviétique. Leur attitude est compréhensible. En 2004, ce fut le tour des pays baltes. Cette fois, il s’agissait d’États qui avaient pendant longtemps fait partie de la Russie puis de l’URSS, sont frontaliers de la Russie et comprennent de nombreux citoyens russophones.

    Lorsque l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie ont également exprimé le souhait d’adhérer à l’OTAN, alors que leur appartenance à l’Empire russe puis soviétique avait été quasi continue, la Russie a considéré que la politique d’encerclement et d’isolement menée par les États-Unis lui était hostile. Les interventions « occidentales » musclées contre les Serbes (slaves et orthodoxes) en Bosnie et au Kosovo, et le plus souvent en faveur des musulmans, avec le soutien de la Turquie et de l’Arabie saoudite, sont allées dans le même sens avec une participation de la France qui trahissait sa vieille amitié serbe. Or, c’est alors que son objet même devenait moins clair, que les présidents Chirac et Sarkozy réalisaient la réintégration de la France dans l’OTAN ! [...]

    Christian Vanneste

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Il-est-temps-pour-la-France-de

  • Il est temps pour la France de sortir de l’OTAN !

    La France, sur laquelle s’exercent aujourd’hui d’intolérables pressions pour qu’elle ne respecte pas ses engagements de livrer des navires de guerre à la Russie, devrait reprendre sa liberté.

    L’intervention des États-Unis en Irak en 2003 laisse aujourd’hui un pays dont le gouvernement chiite est proche des Iraniens et en guerre avec des extrémistes musulmans sunnites qui occupent le tiers de son sol ainsi qu’une bonne partie de la Syrie. Si on ajoute l’échec total d’Obama dont le discours du Caire, célébré sans mesure par ses thuriféraires, n’a eu pour résultat qu’un champ de ruines de la Libye à l’Afghanistan et au Yémen, il y a là de bonnes raisons de vouloir prendre quelque distance avec une politique confuse, compliquée, ambiguë, voire maladroite. Le soutien aux rebelles syriens auquel la France a failli s’associer alimente une guerre civile atroce dont souffrent particulièrement les chrétiens, en Syrie d’abord puis en Irak, puisque le principal opposant à Bachar el-Assad est cet EIIL, installé à Mossoul désormais, dont le fanatisme et la cruauté défient l’imagination.

    En fait, tout se passe comme si la priorité de l’administration américaine demeurait l’obsession russe plutôt que le terrorisme islamique auquel le président Bush avait déclaré la guerre après le 11 septembre 2001. Il avait été promis, lors de la réunification allemande en octobre 1990, que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’est. En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque la rejoignaient. Ces pays ont eu à subir l’occupation soviétique. Leur attitude est compréhensible. En 2004, ce fut le tour des pays baltes. Cette fois, il s’agissait d’États qui avaient pendant longtemps fait partie de la Russie puis de l’URSS, sont frontaliers de la Russie et comprennent de nombreux citoyens russophones.

    Lorsque l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie ont également exprimé le souhait d’adhérer à l’OTAN, alors que leur appartenance à l’Empire russe puis soviétique avait été quasi continue, la Russie a considéré que la politique d’encerclement et d’isolement menée par les États-Unis lui était hostile. Les interventions « occidentales » musclées contre les Serbes (slaves et orthodoxes) en Bosnie et au Kosovo, et le plus souvent en faveur des musulmans, avec le soutien de la Turquie et de l’Arabie saoudite, sont allées dans le même sens avec une participation de la France qui trahissait sa vieille amitié serbe. Or, c’est alors que son objet même devenait moins clair, que les présidents Chirac et Sarkozy réalisaient la réintégration de la France dans l’OTAN ! [...]

    Christian Vanneste

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Il-est-temps-pour-la-France-de