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France et politique française - Page 4398

  • Pauvreté ne coïncide pas avec délinquance

    A gauche : répartition géographique de la misère en France, à droite : répartition de la délinquance.

    Pour justifier l’extrême délinquance de la Seine-Saint-Denis ou de Marseille, on nous présente toujours la misère comme unique responsable.

    Il suffit de jeter un œil sur la carte ci dessous pour voir que la raison de la délinquance est à chercher ailleurs.

    Source

    http://www.contre-info.com/

  • [Entretien] Farida Belghoul à L’Action Française : Unir catholiques et musulmans

    Farida Belghoul, qui participa jadis au "mouvement beur", a défrayé la chronique en lançant, avec succès, les" journées de retrait de l’école" (JRE), contre l’immixtion du "genre" dans les établissements scolaires. Elle a bien voulu répondre à nos questions.

    L’Action Française 2000 - Vous avez déclaré avoir été alertée sur la théorie du genre par des catholiques. Pouvez-vous nous en dire plus sur eux ? Avez-vous lu certains documents du Magistère catholique sur le sujet ?

    Farida Belghoul - J’ai surtout vu les vidéos disponibles sur le net, celles de Patrice André, d’Élisabeth Montfort, d’Alain Escada, d’Arnaud Dumouche... J’ai perçu dès la première vidéo que la situation était gravissime et j’ai aussitôt voulu m’engager dans le combat. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, si les manifestations avaient, à mes yeux, l’avantage d’avoir réuni beaucoup de monde, il me paraissait indispensable d’aborder ce combat en empruntant de nouvelles formes de mobilisation, d’une part, et, d’autre part, de trouver le moyen d’intégrer les quartiers populaires. De plus, je suis convaincue depuis novembre 1989 que la victoire passe par l’alliance des catholiques et des musulmans. Je l’ai écrit dans une contribution avant de quitter définitivement le mouvement beur. Je n’ai pas lu les textes du Magistère mais je le ferai volontiers si vous me les communiquez.

    Vous définissez-vous comme musulmane ? Quel rapport entretenez-vous avec la religion ? À quel islam vous référez-vous : celui de la tradition familiale, un islam redécouvert, identitaire, un islam moderne ?

    - Je suis une musulmane pratiquante et je le suis devenue lorsque j’ai découvert, à vingt-huit ans, qu’il y avait des saints en islam. La sainteté a tout de suite été la seule réalité spirituelle qui m’ait attirée, dans la mesure où elle engage l’individu à la fois dans les pratiques cultuelles de l’homme ordinaire et qu’en même temps elle appelle à un dépassement positif de l’homme.

    Comment considérez-vous le féminisme ? Avez-vous toujours porté le même regard sur lui ?

    Le rejetez-vous en bloc ou faites-vous des distinctions ?

    - Le féminisme est une mauvaise réponse à une bonne question. La bonne réponse aurait été de travailler sur la complémentarité. Aujourd’hui, je pense qu’il vaut mieux le rejeter en bloc, même si je sais que, dans ma jeunesse, des éléments constitutifs du féminisme m’ont permis de me construire telle que je suis. À l’époque, nous avions affaire à une sorte de féminisme modéré tout de même. De nos jours, face aux Femen et aux Judith Butler, je ne peux que vomir. Le féminisme se révèle être une arme de destruction massive des enfants, donc de l’humanité.

    L’égalitarisme issu de la philosophie des Lumières, associé au développement de la technique, qui place l’homme et la femme dans un univers coupé de la nature, où la différence des sexes est relativisée sinon annulée (la force physique de l’homme lui sert de moins en moins, par exemple), semblent des évolutions irrésistibles... Finalement, la théorie du genre ne fait-elle pas qu’accompagner au plan idéologique ce processus mécanique et peut-être inéluctable ?

    - La théorie du genre révèle merveilleusement ce qu’est en vérité l’égalité. Nous devons avoir le courage - et l’honnêteté intellectuelle - de voir qu’il s’agit en fait d’uniformisation et de cristallisation du monde. Je crois que la cristallisation, en effet, est dans notre horizon, mais cela n’empêche pas que, jusqu’à notre dernière goutte de sang, nous devons proclamer la beauté de la Création et tout sacrifier pour sa protection. Un jour, la dernière heure viendra, nous n’en connaissons pas la date ; cette ignorance doit nous conduire à espérer que notre génération, et la suivante, et la suivante encore, soient épargnées. Louer Dieu, c’est protéger son œuvre. Il est seul juge à décider quand clore ce cycle et en appeler un autre...

    Propos recueillis par Stéphane Blanchonnet - L’AF 2881

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-Farida-Belghoul-a-L

  • [Média] Prospectives Royalistes de l’Ouest

    Le numéro n° 41 du nouveau journal royaliste unitaire centré sur la région ouest BRETAGNE-LOIRE ATLANTIQUE-VENDEE vient de sortir.

    Vous pouvez le télécharger ici

  • Le 3e tour des municipales : les communautés d'agglomération

    Lu dans Présent :

    "Les élections municipales des 23 et 30 mars prochains se doubleront d’un enjeu que beaucoup d’électeurs ne perçoivent pas toujours très clairement : celui du contrôle des agglomérations et de l’ensemble des structures intercommunales, « lieux de pouvoir aussi importants que méconnus ». Entre le 31 mars et le 2 mai prochains, seront pourtant désignés les exécutifs des 2 145 structures intercommunales.

    Dans plusieurs grandes villes, spécialement à Lille, Bordeaux, Marseille, Amiens, Reims, Saint-Etienne, Angers, l’UMP et ses alliés spéculent sur un PS en recul pour prendre la direction de communautés urbaines qui leur paraissent gagnables. Par exemple, dans le Nord-Pas-de-Calais, si le candidat de l’UMP et de l’UDI parvient à s’emparer de Tourcoing, comme certains sondages en indiquent la possibilité, Martine Aubry, même confortablement réélue dans sa ville, perdra néanmoins la présidence de la communauté urbaine de Lille.

    A Marseille, prévient Jean-Claude Gaudin, l’élection du 30 mars « donnera les clés de la ville, de la communauté urbaine et, dès 2016, de la grande métropole ». Votée par les parlementaires fin 2013, la création de cette métropole Aix-Marseille réunira 93 communes et 1,8 million d’habitants.

    Comme le notait récemment un journaliste politique : « La place prise par l’intercommunalité dans le débat public, quasi nulle, est inversement proportionnelle à son importance dans les politiques locales. Depuis plus d’un siècle, les lois successives de décentralisation ont transféré des compétences essentielles des mairies vers les regroupements de communes, notamment le développement économique, l’aménagement du territoire, l’organisation des transports urbains, l’habitat, l’assainissement de l’eau. »

    Autrement dit, les scrutins locaux sont un peu comme les élections européennes : les pouvoirs de décision ne se trouvent pas exactement là où beaucoup d’électeurs le croient. Ces derniers votent de plus en plus souvent pour des coquilles vides. Ou, du moins, de plus en plus vidées de leur substance décisionnaire. [...]

    Dans les municipalités, comme à Bruxelles, de transferts de souveraineté subreptices en transferts furtifs de compétences locales, le pouvoir politique s’anonymise… [...]"

    Michel Janva

  • Des boulettes au menu du CRIF : François la gaffe ?

    Ils n’ont que le mot « diversité » à la bouche mais réduisent la race à la couleur de peau, et la culture des non européens à des clichés journalistiques.

    On en rirait s’il s’agissait du président du Kosovo. Mais c’est du nôtre dont il s’agit, celui que, très normalement, nous avons porté à la présidence dans l’espérance, moi le premier, qu’il serait une sorte de nouveau René Coty ou Vincent Auriol. Impuissant (qui pouvait se faire des illusions ?) mais digne. Or si le pire n’est pas toujours certain il n’est jamais à exclure. Un jour, il confond le Japon et la Chine, un autre jour, le 21 février 2014, il judaïse le groupe Manouchian, arménien, pas plus, pas moins. Ce n’est plus un président, c’est Garcimore. Le cabinet de Madame Taubira avait rebaptisé le cardinal André Vingt-Trois « André XXIII » (sic). Que font les conseillers du Président et des ministres ? Qui sont ces conseillers ? Qu’est-ce que c’est que ces zozos ? Énarques peut-être mais incultes à coup sûr. Et chers payés en plus. Par nous.

    Suite des gaffes. A eu lieu récemment le fameux diner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (ce qui bizarrement donne le CRIF et non le CRIJF, il est vrai que l’ancienne dénomination était Conseil Représentatif des Israélites de France). A cette occasion, le président François Hollande a évoqué les victimes du tueur Mohamed Merah, quatre français juifs et trois militaires français. Il a parlé de ceux-ci comme de trois musulmans. Or, l’un de ces militaires, Abel Chennouf, était catholique. D’origine algérienne, kabyle pour être précis, et alsacienne, mais chrétien, et exactement catholique.

    C’est (c’était) son droit non ? « Nul n’est assigné à ses origines » ne cessent de répéter les socialistes, et pas fichus de s’en souvenir quand un cas se présente ? Ils ne croient même pas à ce qu’ils disent. Bourde de Hollande donc. D’où des protestations indignées du père du militaire assassiné. On le comprend. Ce genre de bourde est très caractéristique de l’impensé de nos « élites ». Car pour les « élites », tous les Arabes sont musulmans, tous les Juifs sont sionistes, et tous les Noirs sont, au mieux, de braves garçons mais un peu simplets, au pire des sauvages (« pas entrés dans l’histoire »). L’idée qu’un Noir du Bénin soit aussi différent d’un Noir d’Ethiopie ou du Gabon qu’un Finlandais d’un Sicilien ou d’un Écossais ne leur vient pas à l’esprit.

    Ils n’ont que le mot « diversité » à la bouche mais réduisent la race à la couleur de peau, et la culture des non européens à des clichés journalistiques. Ils prônent la diversité pour les autres mais se marient entre eux. Ils se veulent « progressistes » et vitupèrent les « réacs » mais sont incapables de s’intéresser vraiment aux autres. Il n’y aura jamais, sorti de nos « élites », un Raoul Salan, capable d’écrire un dictionnaire français-laotien (il épousa d’ailleurs une laotienne). Les élites se veulent ouvertes au monde mais pour eux, le monde, c’est un hall d’aéroport ou le bar d’un hôtel international. « Le poisson pourrit par la tête », dit le proverbe chinois. Nous le voyons tous les jours.

    Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Des-boulettes-au-menu-du-CRIF

  • Feuille de route pour abattre la tyrannie médiatique

    En ouverture de la 5e cérémonie des Bobards d'Or hier, Jean-Yves le Gallou a émis 10 propositions, que voici :

    "1-  Développons encore l’esprit critique de nos concitoyens. Sapons ce qui leur reste de confiance dans les médias. C’est évidemment l’un des objectifs des Bobards d’Or : dénoncer les travers des médias par le rire. C’est aussi ce à quoi contribuent l’ACRIMED et l’OJIM, ces remarquables observatoires des médias.

    2-  Montrons sans relâche les mensonges des médias grâce au contrôle des faits (fact checking) instantané via Internet. Quand la Manif pour tous et le Printemps français ont condamné l’enseignement du genre à l’école, les médias bêlant ont dénoncé, je cite, une « rumeur ». En quelques heures les internautes ont apporté de multiples preuves des faits avancés. Nous savons désormais que pour les médias officiels « rumeur » est un mot de novlangue qui signifie « faits qu’il faut cacher ».

    3-  Surveillons de près l’AFP, sorte de préfecture de police de la pensée, où opèrent des professionnels du deux poids / deux mesures et des cadors de la désinformation. Créons un observatoire indépendant des dérives idéologiques, policières et politiques de l’AFP.

    4-  Montrons les travers des grands seigneurs des médias. Faisons apparaître leurs revenus, leurs compromissions, leurs ridicules. Dénonçons les cumulards qui répandent la même parole faisandée d’un média à l’autre. Appliquons-leur, à eux aussi, la transparence ; imposons des déclarations d’intérêt pour les journalistes et les médias.

    5-  Assurons la promotion gratuite de ceux qui discréditent le mieux les médias de l’oligarchie par leur suffisance, leur arrogance et leurs excès. Ah ! Patrick Cohen, Caroline Fourest, Christophe Barbier, Bruno Roger-Petit, Frédéric Haziza, Yann Barthès, merci, merci d’en faire trop ! Continuez !

    6-  Appelons les choses par leur nom: n’hésitons pas à parler de médias menteurs et de journalistes collabos ; les médias de propagande sont malmenés dans les manifs, c’est bien normal car les gens de Canal+, par exemple, ne sont pas des journalistes, ce sont des propagandistes, des diffamateurs, des délateurs, des désinformateurs, de vulgaires relais des pouvoirs dominants. Utilisons systématiquement le nom de médias de propagande pour qualifier la presse du système.

    7-  Cessons de ménager les médias de propagande. Cela ne sert à rien. Bravo à Dupont-Aignan de bousculer Apathie ou Haziza ! Bravo à Marine Le Pen de résister à leurs oukases ! Bravo à la Manif pour tous, au Printemps français ou à Jour de colère de déplacer des foules immenses malgré le mépris des medias de propagande! Merci à ces médias de leur silence : ils apportent ainsi la preuve bénéfique qu’on peut se passer d’eux et que leur faire des risettes ne sert à rien.

    8-  Semons le doute dans le camp adverse. Portons-y la contradiction – pour les journalistes eux-mêmes et pour leurs lecteurs – en intervenant dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux des médias de propagande, sans agressivité ni invectives mais avec des faits, rien que des faits. N’oublions pas que l’Union soviétique est tombée quand les apparatchiks qui la dirigeaient ont cessé d’y croire. Déstabilisons les croyances de la médiacratie, à travers Twitter notamment.

    9-  Et surtout réinformons l’opinion sans relâche avec rigueur et précision : la réinformation, ce n’est pas une désinformation en sens contraire, c’est la remise des faits en perspective dans toute leur diversité. Je salue ici toute la réinfosphère sans qui rien ne serait possible.

    10-  Enfin professionnalisons les médias dissidents en lançant une école de journalisme alternatif."

    Vous pouvez visionner toute la cérémonie des Bobards d'Or ici et retrouver le palmarès ici.

    Louise Tudy

  • Élections, pièges à….

    Toujours ignares et bornés, souvent faméliques et corrompus, voilà les maîtres de la France. On nous dit qu'on les changera. Changer le personnel ne servira à rien. De pareilles institutions corrompent leurs hommes quels qu'ils soient.
    Charles Maurras.
    C'est un prodigieux moyen de propagande. C'est aussi, hélas, un élément d'abêtissement en ce sens que les gens se fient à ce qu'on leur montre. Ils n'imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement et ils se prêtent gentiment à la fainéantise. La TV est dangereuse pour les hommes. L'alcoolisme, le bavardage, et la politique en font déjà des abrutis. Etait-il nécessaire d'ajouter encore quelque chose ?
    Louis-Ferdinand Céline.
    La République, ça ! Allons donc ! La République, cette puante macédoine défaisons, de mendiants, de prévaricateurs, de trafiquants d'influence, de ministres véreux ?
    Henri Béraud.
    Créer des mécontents pour obtenir les agités, et jouir enfin du désordre, c'est le procédé ordinaire de l'esprit de révolution.
    Charles Maurras.
    L’adrénaline fait frémir les candidats en lice. Les élections à venir donnent du travail aux journaleux et à leur canard en faillite, aux préfectures, aux politiciens évidemment et souvent à leur progéniture, à leur femme ou maîtresse, aux banques, aux imprimeries, à la Poste... Et puis les élections, surtout, font perdre du temps aux hommes et aux femmes qui n'ont rien compris. Tout d'abord, la campagne électorale les excite et attise les petites divisions de nounous "commèreuses" et de citoyens fictifs. Dans le même temps, les abrutis qui se prennent encore au jeu électoral cultivent consciemment ou inconsciemment (peu importe) un esprit de supporteur, de fan enclin à soutenir devant son poste chinois de télévision le dernier candidat "du" terroir mis à la mode par un Système qui tire les ficelles de toutes les marionnettes les plus en vue. (Que devient José Bové que le média graisseux et olivâtre a explicitement fait passer pour le nouvel Astérix de notre Gaule il y a quelques années et cela au cours d'une émission télé qui lui était entièrement consacrée en première partie de soirée ?) Candidat du terroir ou candidat du peuple comme l'inénarrable Jean-Luc Mélenchon qui passa toute sa jeunesse à pourrir son pantalon et son tablier en peau de porc au sein d'un Sénat où les profiteurs s'empiffrent comme des ténias bien planqués dans leur boue. Longévité sénatrice et maçonnerie rigolarde qui ne l'empêchent pas d'être présenté comme un homme populaire et même quasi révolutionnaire par ces média qui veulent faire l'opinion. Faut-il encore une fois, par ailleurs, décrire la manière avec laquelle les commentateurs assermentés présentent l'égérie des invertis et de la république en danger ? Cette femme parvenue à deux doigts de la fin de son processus de dédiabolisation serait la candidate du renouveau et de la laïcité défendue bec et ongle contre les terrifiants nazislamistes. Nous savons depuis 2002 et la grosse fanfaronnade de Roger Cukierman présentant le second tour obtenu par Jean-Marie Le Pen lors du 21 avril comme un avertissement adressé à la population judéophobe et antisioniste que l'opposition patriotique officielle était factice. Cet événement est en effet des plus éloquents, constitue l'indice que la grosse machinerie électorale est une énorme guignolerie qui persiste à dicter sa loi aux gens placides, abrutis, éduqués, polis, bêtes suivant les ordres appuyés de l'Engeance. Et la masse d'individus ébahis reste suffisamment importante pour que rien ne change. Grâce à la magie des élections qui dessinent artificiellement les camps politiques puis malaxent les consciences subjuguées par ces partis tout superficiels et qui ne peuvent faire un tri politique qu'en fonction de ce que le Système propose, le citoyen isolé comme jamais dans cette société contre-nature est condamné à tourner en rond jusqu'à la mort. Car évidemment, les choix proposés sont tous artificiels : ils ont l'apparence de la radicalité, de la nouveauté, de l'authenticité, de la générosité, de la tolérance, de l'intransigeance, de la propreté, de l'écologie, du patriotisme, du racisme, que sais-je encore ? C'est un peu comme le cinéma 3D qui déglingue les yeux et le bulbe des petits enfants cinéphiles. L'impression totale du réel, mais surtout, en outre, l'impossibilité de fuir cette prison mentale. Trop de journaux, trop de télé, trop de radio, trop de conformisme au travail, à l'école, en famille, trop de politesse idéologique, trop de retenue, trop de grégarisme, trop d'ignorance, trop de naïveté, trop de pensée comprimée, trop de tabous. L'électeur est avant tout un individu enseveli de préjugés systémiques. Il est programmé mentalement au cours de son interminable enfance (une enfance et une adolescence prolongées et des études souvent bidon qui n'en finissent pas) non seulement pour vénérer (même inconsciemment) ou pour maintenir complètement irrationnellement un état d'esprit maladif de tolérance, d'antiracisme névrotique, une propension à ne pas accepter l'enracinement, à exiger l'égalité pour rien, à se chamailler entre frères et à se faire battre sans broncher par l'Autre, mais aussi est-il programmé, le cerveau verrouillé, pour ne pas imaginer la vie, la société, le monde sans l’électoralisme, sans l'urne qui sanctifie, sans la griserie des vingt heures annonçant le vainqueur et le défait, sans ce suspens interminable qui précède le grand match, le Super Bowl de la politicaillerie émaillée de ses strass, de ses paillettes et de ses publicités.
    La comédie américaine grand public de facture moyenne The Truman Show constitue dans une certaine mesure une allégorie de ce que vit l'électeur lambda. Il a le sentiment d'avoir le choix, de pouvoir s'engager d'une manière opératoire sur tel ou tel chemin, d'aimer ou de ne pas apprécier telle ou telle personne, de « voir ailleurs » quand il le souhaite. Ce sentiment de liberté n'est pas remis en cause, jamais remis en question en son for intérieur ; il le vit naturellement. Sous l'œil torve de ses maîtres qu'il ne parvient même pas à détecter (puisqu'il ne les cherche pas...), l'électeur s'excite, pactise, s'épanche, déchante, erre, s'agrippe de nouveau à son candidat, à son parti ; et c'est reparti pour un tour. Parfois l'image du hamster enfermé dans sa cage affreuse et tournant, désœuvré, sa roue, nous fait penser à cet électeur qui s'excite ainsi bestialement ou comme un chien baveux avec son os en plastique qui fait pouet pouet quand il le mord en grognant. Mais voilà, l'élection l'a fait fantasmer ; il s'est défoulé par son biais ; il a rêvé ; il a trouvé un nouveau point d'appui ; il a le sentiment faux de ne pas être seul. Bref, l'électeur ne peut imaginer la politique autrement que dans le cadre prétendument démocratique. L'électeur actif tout comme l'électeur passif, le petit nightclubeur qui n'a jamais voté et qui ne votera jamais ! Il faut le dire sans ambages : il existe bel et bien une conscience collective assise sur la croyance superstitieuse de la démocratie curative et de l'élection prophylactique. Il existe bien la survivance historique de l'homme providentiel dans cette conscience collective mais même l'unité héroïque, l'individu charismatique désiré reste assimilé, dans cette idéosphère si prégnante, au système électoral dans son entièreté.
    Réveillons-nous !
    D'aucuns nous rétorqueront que la critique de l'électoralisme et du démocratisme est incongrue à quelques semaines des élections préférées des Français, les municipales. Pouah ! Nous connaissons les antiennes des "modérants" ne manquant jamais de nous dire que les municipales ont leur spécificité, que ces élections ne sont pas contrôlées par le Système. Enfin, avec le bulldozer de l’intercomrnunalité, l'aspect pragmatique des élections locales en a pris un coup... Les petites libertés disparaissent, qu'on le veuille ou non. Mais reste la grosse propagande électoraliste amadouant l'homme, l'exhortant à participer au devoir de sa liberté. Car la petite élection locale, celle où presque tout le monde connaît tout le monde, la villageoise, n'a pas besoin de la fanfare médiatique pour vivre, n'a pas besoin du fantasme démocratiste pour être considérée comme utile : elle est une histoire de familles, a trait à la vie organique des populations enracinées. Nous pensons quant à nous que si nous pouvions nous en passer pendant quelque temps, ce ne serait pas plus mal. Histoire de désintoxiquer complètement le Français, de le désaliéner, de le mettre devant le fait accompli qui lui dessillera les yeux.
    Oui nous pouvons vivre sans démocratie effective ou de carton ! Doit-il s'en convaincre avant d'appréhender, enfin, son intrinsèque nocivité ?
    Il est plus que temps de renouer avec la pensée nationaliste et antidémocratique. Pensée centrale et axiome politique oublié avec ces quarante ans de Front national et de jeux électoraux incessants. Quarante ans d'approximation nationale, quarante ans de publicité démocratique sous le masque patriotique, quarante ans de volontés gaspillées, quarante ans d'oubli, quarante ans pour remiser dans les livres d'histoire écrits par d'obscurs nomades la pensée nationaliste radicale. Une longévité étouffante qui ne permit in fine qu'à légitimer auprès de la mouvance nationale l'urne poisseuse de la Gueuse et la grand-messe du Vingt heures.
    Il faut douter, enfin, du patriotisme et dénier le nationalisme à ces électoralistes bien peignés qui s'incrustent chez les nationalistes sincères pour trouver colleurs d'affiches, cotisants et cybers militants. Mais bon sang ! Comment pourrions-nous oublier la grande leçon d'un Ernest Renan, libéral contraint de témoigner en faveur de la monarchie entière, de la non-démocratie dans son essence et même de la dictature.
    « En quoi consiste la vraie pénitence ? s'interroge Renan. Tous les Pères de la vie spirituelle sont d'accord sur ce point : la pénitence ne consiste pas à mener une vie dure, à jeûner, à se mortifier. Elle consiste à se corriger de ses défauts, et parmi ses défauts à se corriger justement de ceux qu'on aime, de ce défaut favori qui est presque toujours le fond même de notre nature, le principe secret de nos actions. Quel est pour la France ce défaut favori, dont il importe avant tout qu 'elle se corrige ? C'est le goût de la démocratie superficielle [...]. Corrigeons-nous de la démocratie. » Cette dernière est la pire erreur. « C'est, en tout cas, l'erreur qui affaiblit le plus une nation. Une assemblée élue ne réforme pas. Donnez à la France un roi jeune, sérieux, austère en ses mœurs ; qu'il règne cinquante ans, qu'il groupe autour de lui des hommes âpres au travail, fanatiques de leur œuvre, et la France aura encore un siècle de gloire et de prospérité. »
    Les élections municipales ne peuvent redorer le blason de leur démocratie. Quels que soient les résultats des prochaines fêtes urniques. Nous nous rappelons, de notre côté, de l'extase vécue par de jeunes militants à la suite de la victoire des Mégret à Vitrolles... « Aujourd'hui Vitrolles, demain la France ! » lisions-nous alors sur les murs de notre université. Il n'a pas fallu grand-chose pour dégonfler l'euphorie mégrétiste et, à terme, nous l'avons observé, le nationalisme de certains militants. Aujourd'hui ces élections s'illustrent avant tout par la mise en valeur d'un FN post-nationaliste et d'un populisme des plus niais. Les histoires de fesses de Hollande, les petites polémiques cousues main, et la starisation de candidats hybrides comme ce transsexuel effrayant étiqueté écologiste qui comble de bonheur gitons politiciens, journaleux égrillards, dégénérés tératoïdes,crapoussins de bistrots, janissaires préfectoraux, greluchons de conseils régionaux, hétaïres élyséennes, cagots voyageurs, uranistes marinistes, et Roger-bontemps du spectacle télévisuel, complétant le tableau d'une campagne électorale toujours plus dérisoire.
    Nous devons rompre radicalement avec la culture morbide de l'électoralisme, et c'est à nous de prendre l'initiative, de décider du moment où plus rien ne sera comme avant ! C'est à nous de prôner la fin de la démocratie. Personne ne le fera à notre place. Ni Dieudonné, ni Zemmour, ni la familia ou la maisonnée Le Pen, ni les prétendants de telle ou telle dynastie moribonde. Si nous devons commencer par la destruction des symboles démocratiques, nous le ferons. À nous de réfléchir dès maintenant sur l'incontournable problématique anti-démocratique. Arrêtons de perdre un temps si précieux avec ces gesticulations qui ne profitent qu'à quelques malins et à l'Engeance.
    François-Xavier Rochette. Rivarol du 27 février 2014

  • Nouvel Arbitre : Réveil d’une conscience politique mais où se former ?

    L’année dernière nous avons assisté ou participé à cette vague de contestation face au gouvernement et nombre d’entre nous ont souhaité se former en politique. Mais où ? Avec qui ? Quand ?

    Nous vous proposons une série d’articles vous présentant tour à tour ces mouvements, cercles, groupes – qu’ils soient à Paris ou en Province.

    Partie 1 : DEXTRA

    http://dextra.fr/

    Sur le site, il y est définit comme   »une organisation politique apparue en 2009 qui s’est fixé pour objectif de reforger une droite authentique qui soit fidèle aux leçons de la philosophie classique afin de définir les principes et les axes d’une action politique au service de la France et des Français. ».

    La clé de voûte de la formation à Dextra est l’enracinement – un enracinement dans et pour la France, un véritable patriotisme et nationalisme qui constitue le socle de leur réflexion et la base de leur regroupement.

    Le mode de procédé est assez simple : Dextra propose des conférences d’hommes et de femmes politiques, de juristes, de philosophes pouvant nous éclairer sur certains points de lois, sur un parti, sur des questions de société …. Les conférences se déroulent tous les vendredi à Paris et une fois par mois environ à Versailles. Par ailleurs, il existe une université d’été où ils se retrouvent pour passer une semaine à se former.

    L’organisation a été fondée bien avant les manifs pour tous, ils sont déjà bien ancrés dans la réalité politique et militante, la formation par conférences et échanges permet à la fois d’apprendre et à la fois d’exercer l’art de la discussion. Ces points – et il y en a d’autres – sont des avantages non négligeables pour qui voudrait commencer à s’engager en acceptant d’avoir encore beaucoup à apprendre. Le politiquement correct et la condescendance ne sont pas de mise.

    Voilà un bon moyen de devenir citoyen en aimant son pays, sa patrie

    Pour les personnes désireuses d’apprendre et de se former une bière à la main, dans une bonne ambiance ; pour ceux qui se cherchent encore entre les différents partis et différentes idées défendues à droite ; enfin, pour la qualité des conférences, nous vous conseillons de faire un tour sur leur site et d’aller à une ou plusieurs conférences. Nos collègues de La Table Ronde seront présents ce soir à Versailles pour la conférence de Chauprade et vous retraceront la soirée (pour ceux qui ne pourraient pas y aller) - http://latableronde.wordpress.com/

    http://dextra.fr/2014/02/06/1202-conference-versailles-par-aymeric-chauprade/

    Il est fortement conseillé aux Versaillais de s’y rendre autant pour découvrir que pour rencontrer Monsieur Chauprade.

    Nous reviendrons sur le sujet une prochaine fois…

    Lien vers l’article

  • Ce qui est écrit dans les documents brandis par Christiane Taubira

    « Non, je n'ai pas d'informations concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires », a assuré Christiane Taubira, juste après le conseil des ministres du mercredi 12 mars. Accusée de mensonge par la droite dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy, la ministre de la justice a brandi deux lettres. L'une du  procureur national financier, Eliane Houlette, adressée au procureur général de Paris, l'autre d'un représentant de ce dernier à la garde des sceaux. Sur les photos de ces documents, le contenu des lettres est facilement lisible, même si certains passages sont cachés par la main de Mme Taubira.

    Lire la suite

  • Cet esclavage dont notre gouvernement se rend complice

    "Le 29 janvier, une jeune femme décédait dans une clinique de New Delhi après un prélèvement d'ovocytes. Quelques jours auparavant, la Haute cour de Mumbai demandait à la police d'approfondir ses investigations sur la mort d'une adolescente de 17 ans survenue en 2010, après sa troisième ponction ovocytaire dans une clinique de la capitale économique indienne."

    Ainsi débute le reportage de Slate au pays des usines à bébé : l'Inde. Enfermement de mères porteuses pendant toute la durée de leur grossesse, implantation de plusieurs embryons au mépris des risques pour elles, recours à deux mères porteuses pour multiplier les "chances" de réussite, choix des fournisseuses d'ovocytes en fonction de leur race, contrats trois fois plus rémunérateurs pour la clinique que pour la femme-esclave, qui ne comprend de toute façon pas ce qu'elle signe puisqu'elle est illétrée, césarienne systématique en fonction des billets d'avion pour que les parents commanditaires puissent assister à l'accouchement... une nouvelle forme d'esclavage des femmes pauvres se répand en Inde sans que personne ne trouve à y redire.

    Le gouvernement indien ? Il n'envisage pas d'interdire ces pratiques, mais s'inquiète de ce que l'enfant soit in fine bel et bien reconnu par les "parents d'intention" et reçoive des papiers en bonne et due forme. Le gouvernement français ? Il est complice : Christiane Taubira n'a-t-elle pas signé une circulaire demandant aux juges de fermer les yeux quand des parents demandent un état civil pour l'enfant qu'ils ont acheté ?

    Louise Tudy