Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4405

  • France: vers la fin de régime

    C'est l'esprit du dernier commentaire de l'actualité par Hilaire de Crémiers. 

    Cette analyse video rejoint celle qu'il publie dans le numéro de mars de Politique magazine, intitulée "Manque chef d'Etat". Extrait.

    "Car le vrai mal français n'est pas dans un prétendu refus de la mondialisation, à preuve les Lamy et autres congénères qu'Hollande risque d'appeler bientôt  à sa rescousse ; non, contrairement à ce que pense Baverez, comme beaucoup de ses pareils, tous coreligionnaires de la même prétendue modernité qui n'est en fait qu'une barbarie babélique, le vrai problème français est d'abord et fondamentalement institutionnel. La France ne dispose plus de libres et souveraines institutions qui soient à la hauteur de la situation. Simple question : que valent des institutions qui amènent au pouvoir une telle bande d' « Olibrius », c'est-à-dire, en référence à un misérable empereur de la romanité décadente, d'incapables et de fanfarons ? Encore, à l'époque, quelques prétoriens en débarrassaient la terre ! Mais ceux-là... Ils ne sont bons qu'à détruire, tout, la société, l'état, la notion même d'honneur français. Ils jettent des idées, des mots, comme des appâts... pour prendre l'électeur. Ce procédé réussira-t-il longtemps ? Tout le monde comprend aujourd'hui que la France est la proie d'appareils de partis qui se sont emparés de tous les pouvoirs, qui en usent à leur gré, qui se succèdent et se ressemblent, sans autre politique intérieure, sans autre politique extérieure que des lieux communs débités dans des conventicules partisans.

    Pourquoi François Hollande est-il aujourd'hui chef de l'état ? Tout simplement parce qu'il est, dans sa platitude, l'archétype de «l'apparatchik ». Le voilà donc parvenu au sommet. Finira-t-il même son quinquennat ?

    A quand un vrai chef d'état français, sans esprit de parti, qui soit l'homme de la France et des Français et qui donne à cette nation, la plus ancienne d'Europe, les institutions renovées qu'appelle sa dignité et qui expriment sa vie, ses libertés, sa représentation réelle et son avenir ? "

    Paula Corbulon

  • « Il est méchant, le Pôle emploi, il est mignon, le BIT »

    L’ennui, c’est que les Français à la recherche d’un emploi ne connaissent que le premier et n’ont même pas idée de ce qu’est le second.
    Michel Sapin est content. Oui, mais content comme le héros du Dîner de Cons dans lequel Thierry Lhermitte-Brochant chante à Jacques Villeret-Pignon : « Il est méchant, monsieur Brochant, il est mignon, monsieur Pignon. »
    Dans ce gouvernement digne de cette comédie culte, on imagine assez bien chanter au ministre du Travail après ses dernières déclarations : « Il est méchant, le Pôle emploi, il est mignon, le BIT. »
    Car question baisse du chômage, inversion de la courbe et promesse de Corrézien (désormais pire que celle d’un Gascon), c’est selon qu’on est « Pôle emploi » ou « Bureau international du travail »…
    L’ennui, c’est que les Français à la recherche d’un emploi ne connaissent généralement que le premier et n’ont même pas idée de ce qu’est le second.
    « Au titre de Pôle emploi, il n’y a pas eu d’inversion ; au titre du BIT, il y a eu inversion. À chacun de retenir l’indicateur qu’il souhaite », a estimé le ministre du Travail. Et donc, l’engagement de faire baisser le chômage fin 2013 pris par « Moi Président » aurait bel et bien été respecté, qu’on se le dise… L’INSEE n’a-t-il pas publié un taux de chômage en recul, au 4e trimestre, de 0,1 point ?
    Lire la suite

  • La maîtresse de Hollande dans un clip antifrançais et antichrétien

    Pour la « Journée de la femme », des féministes ont produit une brève vidéo dénonçant les mariages forcés de fillettes.
    Pourquoi pas.
    Mais dans notre pays, ce phénomène ne concerne pas les Français, contrairement à une partie de la population immigrée.
    Dans le monde, il est quasi-uniquement le fait de non-catholiques et de non-Blancs.

    Or dans ce clip au contenu indigent (où la mère de famille est interprétée par Julie Gayet, la nouvelle première maîtresse de François Hollande, qui apparaît pour une fois habillée), on ne voit que des Blancs !
    Les quotas ethniques en usage aujourd’hui devant la caméra ne doivent-ils être employés que pour montrer les étrangers sous un jour aimable ?

    Il est ici présenté une famille française bourgeoise et catholique (avec une grande image du Christ dans son appartement, mais qui célèbre le mariage à la mairie : pas très crédible) qui livre une fillette à un vieil homme.

    Un tel décalage (cette inversion même) par rapport à la réalité constitue une odieuse offense aux Français, qui sont encore une fois stigmatisés pour des comportements dont ils ne sont nullement coupables, si ce n’est d’avoir laissé entrer chez eux quinze millions d’immigrés.

    Qui est la cible de ce court-métrage surréaliste ? Qui veut-on convaincre ?

    Il faut rappeler que l’Occident fut pionnier dans le domaine de la liberté du mariage, l’Eglise ayant imposé la nécessité du consentement des époux pour qu’un mariage soit valide.

    On notera aussi l’incohérence de ces donneurs de leçons de l’oligarchie politico-médiatique qui affirment (comme en fin du clip) que « les petites filles ne sont pas des femmes », alors que notre société de vulgarité et de pornographie s’évertue à tuer l’innocence des jeunes et à vêtir (ou plutôt « dévêtir ») les fillettes comme des femmes, en sexualisant leur apparence et leur comportement dès le plus jeune âge.

    Stéphane Jarret

    http://renouveau-francais.com/

     

  • La dévirilisation définitive du militantisme

    Je pense que ce qui se passe depuis environ un an en France du point de vue du militantisme "nationaliste" est une véritable catastrophe. Je pense que l'on ne s'aperçoit pas que notre pire ennemi, qui reste la bourgeoisie française acquise au mondialiste dans ses deux fractions "classique" et "bobo", est en train de nous ronger, de nous bouffer, de nous avoir d'une manière définitive. Elle nous ronge d'une manière discrète qui ne semble pas avoir été vraiment remarquée : elle nous impose une conception de la politique, une conception infantile, stérile et déshonorante de la politique et du militantisme politique.
    Je doute qu'il puisse y avoir encore un militantisme efficient contre le mondialisme si les hommes dignes de ce nom ne sortent pas rapidement des formes de militantisme infantiles et dégradantes dans lesquelles ils sont invités à se vautrer et à s'oublier en tant qu'hommes faits et pensants depuis un an environ. Pour prouver ce que j'avance, je dois faire un bref détour historique.
    L'Eglise invente au XIXe siècle sa "doctrine sociale", la fameuse "doctrine sociale de l'Eglise".
    Mais, contrairement à ce que l'on pense souvent, cette doctrine ne constitue pas du tout un traité de politique.
    Il s'agit tout au plus d'un ensemble de préceptes condamnant les nouvelles doctrines (libéralisme et socialisme), et visant à la restauration de la chrétienté, notamment par le corporatisme. Cette doctrine tardive et disparate ne permet en aucun cas d'aborder les vrais grands problèmes de la politique moderne : les conflits, la guerre, l'emprise de l'économie, le capitalisme financier. La doctrine sociale de l'Eglise ne constitue pas un traité de politique, c'est grosso modo un ensemble de recettes.
    Plus tard encore, au XXe siècle, contrainte et forcée, l'Eglise moderniste se centrera de plus en plus sur la domestique (c'est à dire la morale du foyer, qui deviendra finalement la morale du couple, la "famille fantôme"). Cette fois, cela n'a plus rien à voir avec le politique, qui est jeté aux oubliettes, mais bien plutôt avec une collusion désespérée entre l'Eglise moderniste aux abois, définitivement rejetée par le peuple, et la bourgeoisie !
    Cette "politique du couple" prenant la place du politique est requise par les bourgeois, les "catholiques de façade", qui admettent quelques petites concessions hypocrites dans la sphère de la vie privée pour mieux poursuivre à loisir leur pratique "libérale" (c'est à dire parfaitement cupide) dans la sphère économique. Pratique libérale que l'Eglise moderniste ne va évidemment plus questionner sérieusement : elle n'en a plus ni les moyens, ni l'intention, si elle veut survivre.
    Le deal entre la bourgeoisie et l'Eglise moderniste est donc : tu t'interroges pas trop sur l'économie et les malheurs des non-bourgeois, tu t'en tiens à un bavardage de routine sur la morale privée, que tu regardes d'ailleurs pas de trop près en ce qui nous concerne, et nous, on continue à te payer et à fréquenter un peu les églises : après tout, çà permet de parler fric discrètement et surtout çà en jette auprès de la populace.
    En résumé, l'Eglise moderniste est depuis longtemps réduite à une morale domestique et n'a aucune théorisation politique pour affronter les problématiques du capitalisme mondialisé. C'est évident mais encore faut il le dire et en tirer les conséquences. Car c'est bien un modèle de pensée et d'action pseudo-politique directement issu de l'Eglise catholique qui sert depuis un an de courroie d'entrainement pour de braves militants anticapitalistes et antimondialistes. Le pire, c'est que cela semble aller de soi : on suit les directives de l'Eglise comme si elle était devenue soudainement maîtresse en stratégie politique et en lutte antimondialiste !
    Mais l'Eglise moderniste, mes pauvres amis, elle n'a qu'un souci : la préservation des fortunes bourgeoises, condition de sa propre survie. Et elle ne peut vous embaucher que pour les défendre, pas pour autre chose ! Si : elle peut vous déviriliser, vous rendre onctueux et insipides. Et c'est cela le plus inquiétant dans le cas présent.
    Car la vieille bourgeoisie fait coup double : elle mobilise de braves gens pour la défense de ses intérêts de classe, et elle castre les vrais militants qu'elle invite au ridicule de ses "manifestations".
    Cet embrigadement de braves gens derrière la bourgeoisie d'argent et ses clercs est une catastrophe théorique puisqu'elle habitue discrètement et inconsciemment des militants, des hommes faits et adultes à confondre la politique avec une doctrine cléricale, étriquée et onctueuse construite par une Eglise moderniste dépourvue de pensée.
    En gros, les militants issus du peuple sont discrètement invités à défendre les pauvres foyers bourgeois richissimes en danger.
    C'est aussi une catastrophe d'un point de vue plus pratique car les militants s'habituent à côtoyer la grossièreté et la stupidité des cagots d'argent (sous prétexte de défendre la civilisation !) et cela est gravissime. Des jeunes militants sains et courageux sont amenés à "militer" avec des spectres moisis vitrifiés par la cupidité et des hystériques oisives à demi-folles : que peut-il y avoir de plus grave et de plus destructeur pour la suite du combat ?
    Mais il faut aller plus loin et tracer l'ensemble du schéma. Les bourgeois catholiques gâteux n'ont évidemment aucune autonomie mentale là-dedans. Ils auraient été incapables de construire aujourd'hui une telle stratégie contre le peuple.
    Ils ne forment plus la classe dominante. Que s'est-il donc passé ?
    La bourgeoisie mondialiste culturelle ("bobo") a parfaitement compris qu'en entraînant les nationalistes et les résistants occidentaux derrière son adversaire, la bourgeoisie "classique" ("catholique"), dans son opposition névrotique et délirante aux revendications des gays, elle dévirilisait, castrait et cassait toute résistance sérieuse au mondialisme, parce qu'elle entraînait les derniers hommes virils et courageux sur le terrain onctueux et pharisien de la "morale domestique".
    La bourgeoisie culturelle a donc agacé et énervé son adversaire, la bourgeoisie "classique" de telle manière que celle ci a réussi à transmettre son irritation antigays à de braves gens qui n'ont évidemment strictement rien à faire dans ce conflit entre les deux conceptions de l'égoïsme et de l'hypocrisie, "catholique" et "bobo".
    Sous une forme plus ramassée et plus lapidaire : la bourgeoisie culturelle avancée a agacé et irrité à fond de vieux bourgeois gâteux pour se débarrasser de toute intelligence politique possible contre le capitalisme mondialisé : elle a en effet perçu que ces gâteux pouvaient encore avoir une influence et un effet d'entrainement sur les classes populaires saines, les abrutir, les castrer et les corrompre. Et hélas, cela fonctionne parfaitement.

    Jacques-Yves Rossignol

    Note : Réponse à venir de Philippe Delbauvre à cet article qui a le mérite de poser des problèmes majeurs.

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFAukkuVFyPEUmjOcU.shtml

  • Valls atteint de paranoïa ?

    Espionnage de La Manif pour tous : une « affaire politique » selon ses dirigeants.

    Les responsables du mouvement d’opposition au mariage pour tous ont appris avec stupéfaction les révélations du Figaro sur Anna, cette jeune Russe sommée par la police de surveiller La Manif pour tous. Ils demandent des explications au gouvernement.

    Les responsables de La Manif pour tous se sont dit « choqués », mercredi 5 mars, après les révélations du Figaro sur l’espionnage du mouvement par une étudiante russe en échange de la promesse de sa naturalisation. « J’ai découvert avec effroi que notre pays pouvait contraindre une jeune femme, en grande détresse, à donner les noms, adresses et situations personnelles de ses camarades de classe ayant participé à une manifestation légale », a dénoncé François-Xavier Bellamy, maire-adjoint à Versailles, à qui l’étudiante est venue confier en premier cette affaire. « La France, pays des droits de l’Homme et terre d’accueil, a traité Anna comme si elle était un bandit », a fustigé la présidente Ludovine de la Rochère. « Notre pays donne des leçons au monde entier, et aujourd’hui il est pris en flagrant délit de dévoiement de ses services de police en police politique », a renchéri l’élu versaillais, soutien de la première heure de La Manif pour tous.

    Malgré l’annonce par le ministère de l’intérieur de la saisine de l’inspection générale de la police nationale « afin de recouper avec la plus grande précision les faits rapportés, qui remontent à septembre 2013 » et de vérifier « les conditions de conduite de l’enquête individuelle de naturalisation », La Manif pour tous a indiqué qu’elle mettait ses avocats à disposition de la jeune étudiante russe et n’excluait pas de poursuivre l’État en justice. « Nous ne nous contenterons pas d’une condamnation, nous voulons savoir qui a donné les ordres », a déclaré Albéric Dumont, coordinateur de La Manif pour tous. « Les fonctionnaires de police des Yvelines (où Anna a été entendue, NDLR) sont des hommes compétents et sérieux. S’ils ont agi avec des méthodes dignes de l’antiterrorisme, c’est parce qu’ils en ont reçu l’ordre », affirme François-Xavier Bellamy. « La saisine de l’inspection générale ne doit pas être une façon pour le ministre d’échapper à sa responsabilité. Cette affaire est une affaire politique, qui touche à notre conception de la démocratie », a poursuivi l’élu versaillais.

    Famille chrétienne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Valls-atteind-de-paranoia

  • Référendum sur l’immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    Référendum sur l'immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    07/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le Bloc identitaire, aux côtés de Résistance Républicaine et Riposte Laïque, appelle à manifester à Paris dimanche 9 mars pour « référendum sur l’immigration », à l’image de celui qui s’est déroulé en Suisse il y a peu.

    Dans son communiqué, le Bloc identitaire annonce le soutien de plusieurs personnalités, telles l’homme politique suisse Oskar Freysinger, qui a fait savoir qu’il ferait son possible pour être présent : « soutien de taille quand on sait que le conseiller d’État du Valais est l’un des principaux artisans de la victoire du Oui dans le référendum pour l’arrêt de l’immigration massive en Suisse. » Jacques Bompard, député-maire d’Orange, auteur d’un projet de loi avec Gilbert Collard sur la possible organisation, en France de référendums d’initiative populaire, a également fait connaître son soutien à la manifestation.

    L’écrivain Renaud Camus, l’inventeur du concept du “Grand Remplacement”, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire mais aussi Paul-Marie Coûteaux, président du SIEL et Administrateur du RBM (Rassemblement Bleu Marine) prendront la parole. Par ailleurs, Philippe Martel, tête de liste FN-RBM pour le 18ème arrondissement de Paris et Fabien Engelmann, ex-délégué CGT et tête de liste FN pour les élections municipales à Hayange seront aussi présents lors de ce rassemblement.

    http://fr.novopress.info/

  • [Édito AF 2881] MUNICIPALES : SUS AUX POLITICIENS !

    S’il fallait un signe du discrédit croissant des partis politiques, l’inflation des candidatures "sans étiquette" aux prochaines municipales nous le fournirait aisément. Car le phénomène ne touche plus seulement les villages ou les petites villes, habitués aux listes d’intérêt local qui, en effet, sont les mieux à même d’exprimer la réalité sociologique d’une commune. Non, il touche désormais les villes moyennes, d’ordinaire plus politisées.

    Faut-il s’en plaindre ? Certes pas ! La loi devrait même interdire aux partis politiques de polluer les élections municipales, lieu naturel d’expression du pays réel. Plaidera-t-on que la mesure serait plus symbolique qu’efficace, puisque les partis trouveraient de toute façon le moyen de présenter leurs affidés ? On rétorquera qu’elle aurait au moins le mérite de rappeler à ces groupements, dont la Constitution de la Ve République, qu’on dit monarchique, a paradoxalement été la première à reconnaître officiellement le rôle, qu’ils ne sont pas les représentants naturels des citoyens et qu’il convient de les tenir à distance d’élections dont l’enjeu concret devrait suffire à éclairer le choix des électeurs. Il est vrai, toutefois, qu’une telle mesure, pour avoir un sens, ne pourrait s’inscrire que dans une refonte radicale des institutions, où les partis et groupements politiques, cantonnés dans le rôle de simples clubs de pensée pouvant utilement nourrir la réflexion générale, ne concourraient plus, comme le prévoit l’article 4 de la Constitution, « à l’expression du suffrage ». N’oublions pas que c’est leur statut institutionnel qui fait d’eux des organisations parasites de la vie sociale, dont l’objectif est de monopoliser tous les pouvoirs.

    Compte tenu de cette défiance généralisée des citoyens, on comprend la colère des élus ou aspirants-élus "sans étiquette" à l’encontre du ministre de l’Intérieur qui demande aux préfets d’attribuer, dans un fichier, une couleur politique aux candidats aux élections municipales qui refusent d’être associés à un parti. Si bien qu’ils se voient affublés, à leur corps défendant - du moins pour les plus sincères d’entre eux, qui n’ont d’autre noble ambition que de servir leurs concitoyens et non un parti ou leur carrière - d’une tendance partisane, qui permettra au ministère de l’Intérieur comme aux media de représenter la France sous l’aspect d’un dégradé de couleurs qui, du bleu marine au rouge vif en passant par le rose et le vert, enlumine nos soirées électorales tout en forçant le pays réel à se reconnaître dans une répartition légale qui ne traduit pas nécessairement ses aspirations. Faut-il pour autant parler de trucage des élections ? Évidemment pas ! Manuel Valls n’a rien inventé ; de plus, nombreux sont ceux, à droite et à gauche qui, ayant pris acte du discrédit dans lequel sont tombés les partis, ne se déclarent "sans étiquette" que pour mieux tenter de tromper un électeur qui, le plus souvent, n’est pas dupe. Enfin, la République ne pouvant respirer que l’air vicié des partis, il lui est impossible de concevoir une représentation du pays réel en d’autres termes que politiciens. D’ailleurs, le président de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard, sollicité par de nombreux édiles inquiets, loin de se scandaliser, a simplement déclaré au Figaro du 21 février que le système mis en place par le ministère de l’Intérieur « ne correspond plus vraiment à la sociologie politique d’aujourd’hui » : et de se contenter de demander à Manuel Valls... de changer le mode de classification ! La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), toujours conciliante, n’autorise-t-elle pas le fichier ? Les apparences sont donc sauves et la place Beauvau peut se défendre de ficher les élus, du moins de cette façon-là - il serait en effet bien naïf de penser que la Sous-direction de l’information générale (SDIG), qui, au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a remplacé les mythiques RG - nul besoin de développer ce sigle -, attend tous les six ans les municipales pour faire ce travail de fichage démocratique.

    Mais les partis politiques auraient tort d’ignorer le mépris de moins en moins discret des Français à leur endroit. Car s’il est vrai que ces derniers ne sont pas encore mûrs pour imaginer un autre système politique - entreprise qui constituerait un véritable sacrilège à l’égard de la République, qui en serait ébranlée -, le doute qui les traverse aujourd’hui pourrait fort bien, et peut-être plus tôt que prévu, se traduire par un rejet viscéral d’un système politique qui ne peut même plus tirer prétexte de la défense de l’intérêt national pour justifier son emprise, puisqu’il a officiellement abandonné la France à une instance supranationale dont les diktats s’imposent à chacun, du maire du plus humble village de France au chef du semble-État. Dans le numéro du 6 février dernier, Robert Ménard, candidat à la mairie de Béziers, déclarait à nos lecteurs : « il faut en finir avec le règne des politiciens », dénonçant le fait que, trop souvent, les maires des grandes villes se servent de leur élection « comme d’un marche-pied pour leur carrière politique ». Autant son élection, et celle d’autres candidats patriotes et indépendants, au soir du 30 mars, serait un signe de la lucidité croissante des Français - un "coup de pied dans la fourmilière" -, autant d’autres joutes électorales, comme celle de Paris, si celle-ci doit, comme il n’est pas tout à fait déraisonnable de le penser, se conclure par un duel entre Hidalgo et NKM, sont dépourvues de tout enjeu politique. Ces deux candidates sont en effet chacune, selon sa sensibilité, les représentantes de l’idéologie mondialiste, destructrice de la société, qu’il s’agisse de sa base, la famille - NKM est inféodée au lobby LGBT -, ou de sa réalité la plus haute, la nation - elles sont toutes les deux des européistes et des remplacistes convaincues. C’est pourquoi il convient avant tout, là où on se trouve, de privilégier le candidat honnête et compétent, surtout s’il a signé la charte de la Manif pour tous, ce qui permet de mesurer son engagement en faveur de la famille et de la société. Aucune hésitation, évidemment, s’il est en sus un patriote avéré et engagé ! En revanche, il n’est pas question d’écouter ceux qui invitent à voter, au second tour, pour les "candidats du moindre mal", car ce réflexe pavlovien des conservateurs - « un mot qui commence mal », aimait à rappeler le duc d’Orléans - les encourage, à l’exemple de NKM qui n’est qu’une figure emblématique de cette dérive, à faire une politique de gauche avec la complicité objective des électeurs de droite ! Et nos conservateurs, qui voient ainsi, échéance après échéance, leur "moindre mal" se réduire comme peau de chagrin, n’auront bientôt plus à conserver que le fantomatique souvenir de leurs engagements passés dans la naphtaline de leur bonne conscience politique. Ne laissons pas une fausse droite récupérer et stériliser, comme elle a déjà commencé à le faire, le grand mouvement du refus né au printemps dernier. Faire élire, quand c’est possible, des édiles soucieux du bien commun tout en refusant d’être les complices objectifs de l’imposture républicaine, telle doit être la ligne de conduite d’un royaliste d’Action française pour les élections municipales.

    François Marcilhac - L’AF 2881

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Edito-AF-2881-2014-MUNICIPALES-SUS

  • Genre et développement, c'est la politique étrangère de la France

    MAnne-Marie Descôtes, directrice générale de la mondialisation au ministère des affaires étrangères, estime que l'idéologie du genre, ainsi que les questions de santé sexuelle et reproductive (i.e. contraception et avortement), sont essentielles au développement.

    "Remettre la question du genre au cœur du développement est donc un vrai défi et surtout un travail de longue haleine, qui relève de la culture du changement, et qui nécessite la mobilisation de tous. Nous y travaillons au ministère des Affaires étrangères car l’agenda international des deux prochaines années s’avère particulièrement chargé sur les questions de l’égalité femmes-hommes avec notamment le 20e anniversaire des deux conférences du Caire et de Pékin."

    Michel Janva

  • Rendez-nous notre argent !

     

    C’est un hiver si doux qu’on en viendrait presque à croire au bonheur revenu. Vous savez, ce bonheur qu’on ne reconnaissait pas toujours comme tel mais qui alliait la douceur de vivre dans le plus beau pays du monde et la croyance en un avenir encore meilleur. Mais voilà, « c’était avant », comme le dit Alain Delon dans une publicité.

     

    Qu’est-il donc arrivé à la France pour que tant d’atouts aient été gâchés, au point que notre pays est devenu le plus pessimiste du monde ? Il est arrivé que le communisme a progressivement et inexorablement envahi tous les secteurs d’activité et tué à la fois la liberté et la prospérité. Le communisme ? s’étonneront certains. Oui, le communisme, même si en France on l’appelle le socialisme. Mais c’est exactement la même chose.

     

    Quand les Français qui travaillent se voient confisquer la quasi-totalité de ce qu’ils gagnent, c’est le communisme. Quand chaque jour qui passe voit le pouvoir supprimer des libertés, c’est le communisme. Quand les médias récitent tous la même litanie de mensonges, c’est le communisme. Quand seuls vivent bien dans notre pays les membres de la nomenklatura constituée par les énarques et les élus nationaux, c’est le communisme. Quand aucun politicien ne formule la moindre proposition susceptible de délivrer les Français du carcan où le régime les tient enfermés, c’est le communisme.

     

    Parce que dans le communisme, ce n’est pas le peuple qui choisit ses dirigeants : ils se cooptent entre eux et celui qui se risquerait à proposer un changement perdrait toute chance d’être coopté. Les élections ? Pur simulacre. Elles ne servent qu’à donner l’illusion d’une alternance. Mais c’est toujours la même politique, élections après élections.

     

    Cicéron avait eu une phrase magnifique à l’adresse du factieux Catilina : « Jusqu’à quand abuseras-tu de notre patience ? » Il nous faut aujourd’hui un nouveau Cicéron qui apostrophera les dictateurs français et appellera le peuple à les chasser.

     

    Quelle est la légitimité de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui aspirent à les remplacer ? Ils n’en ont aucune. Le peuple les élit faute de mieux, tout simplement parce ceux qui mériteraient, par leurs qualités et leur honnêteté, de gouverner la France sont empêchés de se faire connaître par la conjuration des médias.

     

    Alors oui, ces gens du pouvoir abusent de notre patience. Mais la patience a des limites. Elles sont aujourd’hui atteintes. Il n’est projet dans le peuple que de manifestations, de révoltes, de punitions. Il ne manque plus que la coalition des mécontentements et surtout le message qui les transmutera en mot d’ordre et qui renversera le régime. Je n’en vois qu’un seul : « Rendez-nous notre argent ! »

     

    Rendez-nous l’argent de nos salaires : la moitié de ce que nous gagnons nous est confisquée par la Sécurité sociale, et l’autre moitié par les impôts. Avec l’argent qu’on va nous rendre, nous allons remettre la France en marche, car nous consommerons, nous investirons, nous ferons des projets, nous aurons de nouveau un avenir. Rendez-nous notre argent, à nous petits entrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales : nous créerons des emplois, de la richesse pour tout le monde, nous redonnerons vie à l’économie de notre pays.

     

    Il faut décréter l’illégitimité des prélèvements. Tout impôt est un impôt de trop, toute cotisation sociale est une cotisation de trop. Il faut tout remettre en question. Une fois l’hémorragie arrêtée, on édictera une fiscalité raisonnable, une protection sociale fondée sur la liberté, des aides aux vrais nécessiteux. Et il fera à nouveau bon vivre en France.

     

    Claude Reichman

    http://francelibre.tumblr.com/post/78838479596/rendez-nous-notre-argent#.UxooJV4sRXY