Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4433

  • Le Président n'a ni les moyens ni la volonté de dégager 50 milliards d'économies

    Le propos est du sénateur socialiste Gaëtan Gorce :

    "En créant un Conseil stratégique à l'Elysée on donne un maximum de visibilité à une opération qui, sur le terrain, ne débouchera que sur des ersatz. Et ceci pour une raison simple : social - démocrate, le Président appartient toujours à la Gauche et n'a nullement l'intention d'infliger au pays une diète supplémentaire. Le voudrait-il, il sait que celui-ci ne le supporterait pas. Il s'agit donc d'un leurre visant à enfumer la Commission avec laquelle la France a rendez-vous en Avril. Passé cette date, le gouvernement n'oubliera pas les engagements pris, l'Exécutif étant bien conscient de la nécessité de ne pas laisser dériver les comptes, mais il les limitera au strict nécessaire. Un accord européen en Juin sur un début de relance par l'Investissement devrait clôturer cette remarquable opération de communication."

    Michel Janva

  • Le Bloc identitaire présente sa « Feuille de route pour la politique d’identité et de remigration »

    17/02/2014 – PARIS (NOVOpress) La semaine dernière, le gouvernement socialiste avait présenté sa « feuille de route pour la politique d’égalité républicaine et d’intégration ». En réaction, le Bloc identitaire a décidé de publier aujourd’hui sa « feuille de route pour la politique d’identité et de remigration ».

    Au sujet du projet socialiste, le Bloc identitaire est très clair :

    Détaillée en 26 points, cette note est un véritable concentré de haine de la France et de son identité. Elle révèle le fond de la pensée de nos actuels gouvernants : les Français de souche européenne doivent s’adapter aux masses immigrées, pour mieux disparaître en silence. Parti de la résistance et de la persistance française et européenne, le Bloc Identitaire a décidé de répondre à cette énième provocation en proposant dès aujourd’hui sa « Feuille de route pour la politique d’identité et de remigration ».

    En 26 mesures également, le Bloc Identitaire entend montrer qu’en politique il n’y a pas de fatalité, mais simplement de la volonté. Répondant ainsi aux mondialistes – de gauche comme de droite – mais aussi à ceux qui, se réclamant pourtant patriotes, ont baissé la garde face au multiculturalisme, par fatalisme ou confusion idéologique. Loin des fantasmes de « réconciliation » ou d’assimilation massive, nous pensons que le seul moyen d’éviter le chaos qui découle fatalement des sociétés multiculturelles (et donc multiconflictuelles) c’est aujourd’hui d’envisager, de manière pacifique et concertée, la remigration. C’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine d’une majorité des immigrés extra-européens présents sur notre territoire. Si ces mesures peuvent sembler aujourd’hui « impossibles » ou « radicales » à certains, nous sommes persuadés que les temps à venir se chargeront de les rendre à la fois possibles et nécessaires.

    Voici les 26 propositions du Bloc identitaire :

    1. Abrogation du droit du sol.

    2. Abrogation du regroupement familial.

    3. Expulsion automatique et interdiction de territoire de tout étranger commettant un délit ou un crime sur notre sol.

    4. Mise en place d’accords avec les pays d’origine pour que les peines de prison de leurs ressortissants soient effectués chez eux.

    5. Déchéance rétroactive de la nationalité française pour tout étranger naturalisé ayant commis un délit ou un crime ces 10 dernières années.

    6. Déchéance automatique de la nationalité française pour tout binational ayant commis un crime ou délit.

    7. Mise en place d’un Fond d’Aide au Retour associé au lancement d’une campagne de sensibilisation incitant les immigrés à rentrer chez eux.

    8. Création d’un Haut-Commissariat à la Remigration.

    9. Gel des naturalisations pour les pays hors-UE pendant 10 ans, hormis à titre militaire (Légion Étrangère).

    10. Mise en place d’accords avec les pays de la rive sud de la Méditerranée soumettant les aides économiques et militaires à un contrôle de leurs zones d’émigration.

    11. Mise en place d’une véritable protection aux frontières de l’UE, ou sortie de l’espace Schengen en cas de refus.

    12. Exclusivité des aides sociales et des logements sociaux aux nationaux et ressortissants européens.

    13. Suppression totale de l’AME.

    14. Instauration de la préférence locale, nationale, et européenne dans le cadre des embauches. Les employeurs devant démontrer qu’aucun employé du bassin d’emploi, ou de nationalité française, ou ressortissant de l’UE, n’était à même de satisfaire à une offre.

    15. Refus du concept d’ « immigration choisie » et mise en place de véritables partenariats avec les pays d’émigration. L’objectif étant de fixer les élites dans leurs pays d’origine à travers des partenariats, universitaires notamment, sur place.

    16. Peine de prison systématique pour les patrons employant en connaissance de cause des salariés immigrés clandestins.

    17. Arrêt des subventions et interdiction des associations soutenant l’immigration clandestine. Retour dans le code pénal du délit d’aide à l’immigration clandestine avec peine de prison systématique en cas de récidive.

    18. Interdiction de toute propagande en faveur de l’immigration réalisée à l’aide de fonds publics : chaînes de télévision et radios, mais aussi journaux bénéficiant de l’aide de l’État.

    19. Interdiction de tout financement public ou étranger des mosquées. Interdiction des minarets.

    20. Interdiction des prêches en arabe. Interdiction également de prêcher aux imams étrangers.

    21. Interdiction du port du voile dans l’espace public.

    22. Interdiction de l’UOIF et toute organisation liée à des réseaux islamistes internationaux.

    23. Interdiction de l’abattage rituel. Création d’une taxe supplémentaire sur tous les produits Halal importés de l’étranger. Une partie de la taxe sera reversée aux association de protection des animaux, le reste alimentant le Fond d’Aide au Retour.

    24. Défense de notre identité culinaire et refus de subir les interdits alimentaires étrangers dans les commerces, les cantines scolaires, etc.

    25. Lutte contre la ségrégation urbaine et le racisme qui touchent les Français de souche dans certains quartiers

    26. Création d’un grand Ministère de l’identité et de l’enracinement.

    http://fr.novopress.info/156812/bloc-identitaire-presente-feuille-route-politique-didentite-remigration-2/#more-156812

  • Intégration : et les Français de souche ?

    Réussir l’intégration, c’est désintégrer la France. Le meilleur moyen d’obtenir la libanisation, puis la guerre…

    Intégration et assimilation sont des échecs. Même le rapport Tuot, resservi sans les mesures « scandaleuses » en une feuille de route pour l’intégration, l’admettait.

    Du coup, le projet, c’est d’intégrer la France aux étrangers, quitte à ce qu’elle y perde son âme…

    Cette semaine, au Blanc Mesnil, un CAP Vente nous en a fourni une parfaite illustration : ils ont adapté « Roméo et Juliette » et la tragédie de William Shakespeare est devenue « Mamadou et Juliette »… Respirez.
    Ces étrangers refusent d’intégrer la culture européenne ? Adaptons donc cette culture à l’étranger ! Quel exemple peut illustrer plus clairement que c’est la mort de la France dont il s’agit, in fine ?

    Lire la suite

  • La détermination des Bonnets Rouges ne faiblit pas

    bonnets-rouges-15février-affiche-MPI

    Hier, les Bonnets Rouges ont une fois de plus prouvé que la Bretagne n’entendait pas se soumettre à la rage taxatoire jacobine.

    La manifestation organisée ce samedi 15 février à proximité du portique écotaxe de Brec’h a réuni près 800 bonnets rouges. En face d’eux, un gros dispositif policier perçu par les Bonnets Rouges comme une provocation supplémentaire.

    Les heurts ont parfois été violents. Boulons et pavés d’un côté, tirs de Flash-Ball et grenades lacrymogènes de l’autre côté.

    La circulation sur la Nationale 165 n’a été rétablie que dans la nuit.

    Ce face à face démontre que les bonnets rouges sont loin de s’essouffler.

    bonnets-rouges-manif-fév-2014-MPI

    bonnet-rouge+drapeau-MPI

  • Accueil de François Hollande à Chartres

    Les manifestants ont été bloqués mais ils ont fait du bruit et ont utilisé moult moyens de se faire voir :

    H

    0

    1

    Michel Janva

  • Fracture sociale et division raciale : les deux grandes réussites de la république

    « Petits Blancs » contre bobos, la nouvelle lutte des classes ?

    DÉBAT : A l’occasion de la sortie de La République bobo, un essai original et enlevé de Thomas Legrand, nous avons confronté sa vision à celle d’Aymeric Patricot, auteur il y a quelques semaines d’un livre qui a fait mouche, Les petits Blancs.

    Thomas Legrand est éditorialiste politique à France Inter. Il habite dans une surface atypique au coeur d’un quartier mixte aux portes de Paris

    Aymeric Patricot est un écrivain français. Il nourrit son oeuvre de son expérience de professeur en banlieue difficile. A priori, il ne brunche pas rue Montorgueil…

    Vos deux livres, «la République bobo» et les «petits Blancs» qui sortent à quelques semaines d’intervalle, décrivent deux visages de la France très différents et semblent se répondre. Mais qui sont vraiment «ces petits Blancs» et «ces bobos» que vous dépeignez? Comment les définiriez-vous?

    Aymeric Patricot: «Les petit Blancs» sont des Blancs pauvres qui prennent conscience de leur couleur dans un contexte de métissage. Il y a 10 ou 20 ans, ils ne se posaient pas la question de leur appartenance ethnique car ils habitaient dans des quartiers où ils étaient majoritaires. Ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui.

    Certains votent à l’extrême gauche, d’autres basculent à l’extrême droite. Mais ce qui définit les petits Blancs politiquement, c’est souvent l’abstention. La plupart d’entre eux ne se sentent plus appartenir au «système» et expriment parfois de la rancœur à l’égard des minorités ethniques, par lesquelles ils se sentent menacés. Cependant, leur principale source de ressentiment reste dirigée contre les bobos qu’ils accusent d’exprimer du mépris de classe à leur égard. A tort ou à raison, les petits Blancs ont le sentiment qu’ils sont regardés comme des «beaufs» par les bobos. Il y a aussi une fracture d’ordre raciale: le petit Blanc est celui qui n’a pas les moyens de quitter les quartiers très métissés et qui souffre du métissage alors que le bobo peut vivre dans des quartiers populaires, mais a des stratégies d’évitement face aux situations les plus critiques.

    Thomas Legrand: Les bobos constituent une partie de la population pour qui le capital culturel à plus d’importance que le capital économique. Le premier est souvent très élevé, tandis que le second est très variable. Le bobo peut être aussi bien un travailleur social doté d’une maîtrise de sociologie, qu’un webmaster qui gagne 10 000 euros par mois. La principale force du bobo est d’être en phase avec la mondialisation, avec la société, et aussi, contrairement au petit Blanc, avec la représentation du monde qu’il voit à la télévision.

    La différence entre le bobo et le petit Blanc, c’est aussi effectivement le fait que le bobo peut choisir où il habite. S’il n’a pas beaucoup d’argent, il peut aller habiter dans des quartiers où il y a une importante mixité, mais il n’ira jamais habiter dans une cité du 9.3.! Et ce faisant, il va créer une mixité qui est selon moi bénéfique pour la société. D’ailleurs dans les quartiers où les bobos sont implantés, le Front national est très peu représenté. Les gens se connaissent et s’apprécient. Tout n’est pas rose, mais le bobo essaie d’inventer une nouvelle manière de vivre ensemble. Il est vrai que pour lui, le petit blanc qui vit dans la France périurbaine est un peu «un beauf». C’est l’un des aspects négatifs du bobo qui est assez content de lui, il faut bien le dire!

    Libéral sur le plan économique aussi bien que sur les questions de société, les bobos, qui habitent les centres-villes apparaissent comme l’exact opposés des «petits Blancs», souvent conservateurs sur le plan sociétal, relégués à la périphérie, et souffrant des conséquences de la mondialisation. Est-ce vraiment le cas? Est-il opportun de les opposer?

    Thomas Legrand: Lorsqu’on lit les témoignages qui sont rapportés dans le livre d’Aymeric Patricot, on s’aperçoit qu’il y a effectivement deux mondes. Lorsque le bobo s’intéresse aux circuits courts et à l’environnement, le petit Blanc prend ça comme une trahison et une violence. Il ne peut pas le comprendre. Néanmoins, la dernière enquête du CEVIPOF sur les fractures françaises, qui a intégré les travaux de Christophe Guilluy, nous permet de nuancer. Plus qu’entre bobos et petits Blancs, les vraies différences se situent entre riches et pauvres. L’appartenance culturelle ou ethnique compte moins que l’appartenance sociale.

    Aymeric Patricot: D’un point de vue économique, le petit Blanc n’est effectivement pas très libéral car il a le sentiment de perdre son travail à cause de la concurrence mondialisée. Si le bobo aime la mondialisation, le petit blanc en souffre et s’en sent exclu. Il y a aussi la question des études qui peuvent coûter cher. J’ai de plus en plus d’élèves qui sont obligés de travailler pour financer leurs études. Le petit Blanc aimerait lui aussi être connecté, mais ne le peut pas toujours et en conçoit du ressentiment. D’autant plus que contrairement aux immigrés, on ne lui reconnaît pas d’excuse pour ses échecs. Sur le plan sociétal, j’ignore s’il est réellement conservateur. Je crois que le mariage gay n’est pas son problème. Pour lui, c’est un débat de riches. Il veut du travail et s’agace que la gauche ne paraisse s’intéresser qu’aux homosexuels et aux minorités ethniques.

    La question du style est également importante. Je suis prof de banlieue et j’ai des élèves qui se considèrent comme petits Blancs. Ce sont de bons élèves qui ont un capital culturel important, mais ils portent des t-shirts larges, boivent de la Kronenbourg et sont agacés par le snobisme des bobos. Il y a une esthétique «White trash» qui n’est pas celle du bobo. Renaud, ancien petit Blanc qui se moque des bobos, incarne à son corps défendant l’archétype du petit Blanc précisément récupéré par les bobos

    Dans votre livre Thomas Legrand, vous expliquez que les bobos ont également contribué à «redynamiser le vivre ensemble». En quoi ont-ils pu créer du lien social?

    Thomas Legrand: Le bobo représente une catégorie de la population qui veut bien aller habiter dans des endroits où il n’est pas forcément majoritaire. Il aime bien la culture populaire, l’altérité et les mélanges. Les bobos ont inventé le covoiturage, les jardins partagés et poussé les maires de grandes villes à aménager celles-ci autrement, y compris les villes de droite comme à Bordeaux avec Alain Juppé. Ils sont favorables à la construction de logements sociaux dans les quartiers chics, très actifs dans la vie de la commune, et très attentifs à tout ce qui est social. Les bobos sont paradoxalement à la fois hédonistes et altruistes. Un quartier de bobos se reconnaît au fait qu’il y a beaucoup de boucherie et de fromagers. Le bobo permet ainsi à de nombreux artisans de s’enrichir autour de lui. Enfin, contrairement à une idée reçue, les bobos ne sont pas toujours opposés à la mixité scolaire. Doninique Voynet explique que des bobos à Montreuil se sont réunis à 20 dans une école difficile pour y inscrire leurs enfants. Cela a permis de sauver des classes… Il faut parfois qu’y ait une dose de bobos blancs pour que la mixité soit respectée. En revanche, il est vrai que le bobo, très à l’aise dans la mondialisation ou à l’échelle locale, comprend moins bien l’échelon national envers lequel il a une méfiance politique

    Les classes populaires semblent pourtant disparaître des grandes villes. Dans son livre, «Paris sans le peuple», la sociologue Anne Clerval refuse d’employer le terme bobo qu’elle considère comme un «mot piège» préférant celui de bourgeoisie ou de gentrificateurs. «La mixité sociale souvent lue comme un mélange culturel, est très valorisée par les gentrificateurs même s’ils la pratiquent peu dans les faits» explique-t-elle. Derrière l’apparence de l’ouverture, la boboitude n’est-elle pas en fait le nouveau visage de la classe dominante?

    Thomas Legrand: La classe bobo est dominante dans le sens où elle est active et où elle est aux manettes de tout ce qui montre le monde. En revanche, elle n’est pas forcément dominante sur le plan économique. Anne Clerval, qui a une vision très marxiste, considère que la mixité n’existe pas. Et lorsqu’elle la constate, elle considère que ce n’est pas une bonne chose. Les sociologues marxistes parlent du retrait résidentiel des bobos et leur reprochent de mettre des digicodes. Mais les bobos ont tout de même le droit de ne pas se faire cambrioler! Et s’ils ne mettaient pas de digicode, la droite les traiterait d’angélistes!

    Aymeric Patricot: N’y a-t-il pas malgré tout une forme d’hypocrisie avec le digicode? Les bobos aiment la diversité sans reconnaître que celle-ci pose parfois problème! Les petits Blancs reprochent d’ailleurs aux bobos de leur faire la morale et de ne pas s’appliquer les principes qu’ils prônent. Enfin, il n’est pas toujours vrai que plus il y a de mélange, moins il y a de tension. Je pense par exemple à une société comme le Brésil qui est à la fois très hétérogène et très violente.

    En poussant les classes populaires dans les zones périphériques et en employant des sans-papiers par solidarité intéressée, les bobos participent tout de même à l’organisation d’une société inégalitaire qui les arrange… Peut-on aller jusqu’à parler de nouvelle lutte des classes?

    Thomas Legrand: C’est la critique des bobos qui est portée par la gauche de la gauche avec l’idée sous-jacente que lorsqu’on défend la mixité c’est qu’on accepte les inégalités. Lorsqu’on refuse l’idée d’inégalité, comme la gauche radicale, on ne défend pas la mixité sociale, mais la lutte des classes. La gauche marxiste considère ainsi les bobos comme une nouvelle bourgeoisie qui prend les atours du progressisme. Il est vrai que dans bobo, il y a bien «bourgeois».

    Aymeric Patricot: L’extrême droite fait exactement le même reproche au bobo, mais en terme d’inégalité raciale.

    Aymeric Patricot, pourquoi préférez-vous le terme de «petits blancs» à celui de classes populaires. Est-on en train d’assister à une ethnicisation des rapports sociaux?

    Aymeric Patricot: Je ne renie bien sûr pas le terme de «classes populaires». Cependant j’utilise le terme de «petit Blanc» car je n’évoque pas seulement les pauvres, mais aussi la question raciale qui est réapparu depuis les années 2000 avec les émeutes de 2005, le débat autour de la discrimination positive ou encore le fait que les minorités s’organisent en associations. Certains politiques ne raisonnent qu’en termes sociaux, d’autres qu’en termes raciaux. Je crois, au contraire, que les deux questions sont désormais mêlées. Les petits Blancs sont situés dans ce qu’on pourrait appeler «l’angle mort de la sociologie politique. Ils intéressent moyennement la gauche parce qu’ils sont blancs et moyennement la droite parce qu’ils sont pauvres.

    Thomas Legrand: Notre République ne reconnaît pas les races, ni les ethnies, mais reconnaît paradoxalement le racisme. La République laïque et non raciale est un bien commun, mais il ne faut pas être hypocrite lorsqu’on aborde ces questions.

    Par leur fascination pour le métissage et leur refus de voir les conséquences parfois néfastes de l’immigration, les bobos sont-ils en partie responsable du sentiment d’insécurité culturelle qui taraude les classes populaires?

    Aymeric Patricot: Je répondrais par une anecdote, j’ai rencontré une jeune fille qui était la seule blanche de sa classe en seconde et qui m’a dit être tombée en dépression. Tous les profs demandaient en début d’année à chaque élève d’où ils venaient. La jeune fille avait le sentiment d’être nulle et s’est inventée des origines pour ne pas se sentir exclue. Cela traduit bien l’angoisse du petit Blanc qui se sent menacé et qui n’arrive pas à vivre les bouleversements ethniques récents de manière apaisée.

    Le petit blanc ne se sent pas aimé des autres blancs plus aisés. Il se dit: «En face de moi, il y a des minorités soudées, tandis que moi je ne suis pas aidé par le bourgeois ou le bobo.» Il n’y a pas de solidarité ethnique entre Blancs puisque le bobo considère qu’il ne faut pas parler de race.

    Thomas Legrand: Le bobo a du mal à comprendre la question du racisme anti-blanc qui est une réalité dans certaines banlieues. Mais en ce moment, il y a une véritable tempête sous son crâne. Pour le bobo, le réac, le méchant n’est plus tellement le bourgeois traditionnel avec lequel il ne vit plus, bien qu’il n’aime pas tellement le voir manifester sous ses fenêtres contre le mariage gay, mais plutôt le barbu, le petit caïd qui traite sa femme et ses enfants en bon macho. Le bobo a du mal à le reconnaître et se demande s’il n’est pas en train de devenir raciste. La laïcité et la République lui permettent heureusement de se sauver lui-même et de gueuler contre le barbu sans avoir trop mauvaise conscience!

    Malgré leurs différences, la «République bobo» et la «France périphérique» peuvent-elles se réconcilier ou une partie du peuple est-elle en train de faire sécession?

    Thomas Legrand: A partir du moment où le bobo est une population en phase avec la mondialisation et en phase avec le mélange, il peut très bien vivre avec des gens venant de tous les horizons du moment qu’ il ne se sent pas trop minoritaire. Ce sont des équilibres très difficiles à trouver et les politiques d’aménagements publics, de transport et de logement, auront une importance de plus en plus capitale à l’avenir.

    Aymeric Patricot: On peut éviter la fracture définitive, mais à condition qu’il y ait une parole libre autour de ces sujets. La notion de «white flag» est peu évoquée en France. Il s’agit du fait que dans les quartiers qui se métissent fortement, les blancs qui sentent qu’ils vont devenir minoritaires partent. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis à Detroit lorsque la ville a chancelé économiquement et c’est un phénomène qui pourrait se développer en France.

    Source : Le Figaro

    http://koltchak91120.wordpress.com/

  • Du nationalisme à la monarchie

    Paul-Marie Coûteaux, guidé par son désir, que nous n’avons pas à lui reprocher, d’être compris de tous les Français sans risquer de les offusquer, déclare dans les colonnes voisines préférer le terme souverainisme (auquel il a donné ses lettres de noblesse politique) au terme nationalisme que pour notre part nous n’entendons renier pour rien au monde. Ce n’est évidemment pas lui chercher querelle que d’expliquer ici nos raisons.
    D’abord, dès lors que l’on a posé la nation, sa défense et sa pérennité, au centre du débat politique, nous ne voyons pas pourquoi l’on devrait renoncer à utiliser le mot bâti sur elle. Une nuance, tout de même : nous ne sommes pas à l’Action française des fanatiques des mots en isme qui bien souvent désignent des systèmes idéologiques que nous abhorrons. Et de fait, Maurras a parfois déploré qu’il ait fallu au début du XXe siècle créer en France un état d’esprit “nationaliste” : c’est parce que l’état de la France était déplorable qu’il fallut envisager une réaction, mais une réaction de défense.
    Ce point est capital car jamais le nationalisme maurrassien n’a été un nationalisme agressif à l’égard des autres nations. Nous n’avons donc pas à rougir d’employer le mot, peut-être imparfait comme tout langage humain, mais qui annonce nettement la couleur, au moment où défendre la France en tant que nation est le devoir politique primordial.
    Poser d’abord l’idée de la France
    M. Coûteaux tente d’élaborer une doctrine “souverainiste”. Sans doute va-t-il songer à s’inspirer, à défaut du mot, de la doctrine - car c’en est une, et parfaitement cohérente - du nationalisme. Celle-ci répond au voeu exprimé par Maurice Barrès à la fin du XIXe siècle : « Il n’y a pas de possibilité de restauration de la chose publique sans une doctrine. »
    Que disait alors Maurras ? De poser « d’abord l’idée de la France ». Voilà une recommandation qui n’a pas pris une ride au moment où les Français sont plus que jamais menacés d’être transformés en simples consommateurs dans un magma européiste mercantile. Poser l’idée de la France c’est aujourd’hui une question de vie ou de mort.
    S’agissait-il alors de faire de la nation un absolu? Lisons les “idées-mères” de l’Action française (15 novembre 1899) : « De toutes les formes sociales usitées dans le genre humain, la seule complète, la plus solide et la plus étendue, est évidemment la nationalité. Depuis que se trouve dissoute l’ancienne association connue au Moyen Âge sous le nom de Chrétienté, et qui continuait à quelques égards l’unité du monde romain, la nationalité reste la condition rigoureuse, absolue, de toute humanité. Les relations internationales qu’elles soient politiques, morales ou scientifiques, dépendent du maintien des nationalités.
    Si les nations étaient supprimées les plus hautes et les plus précieuses communications économiques ou spirituelles de l’univers seraient également compromises et menacées : nous aurions à craindre un recul de la civilisation. Le nationalisme n’est donc pas seulement un fait de sentiment ; c’est une obligation rationnelle et mathématique. »
    C’est clair : la nation est une réalité qui nous fait être ce que nous sommes. L’habitude séculaire, pour des hommes divers par leurs lointaines origines (parler de race française est une ânerie), de vivre ensemble selon les mêmes références naturelles et surnaturelles, de développer un art de vivre propre, voilà ce qui fonde notre manière d’être au monde et, du fait même, nous ouvre à l’universel.
    Civilisation
    Car Maurras ne s’est jamais crispé sur la nation, son regard s’élève à la notion de civilisation. Quand il dit que la nation est « le dernier cercle social sur lequel l’homme puisse s’affirmer », il précise aussitôt « au temporel », car il n’ignore point ce qui dépasse la nation dans l’ordre spirituel. Il a toujours amèrement regretté l’éclatement, sous le fouet de l’individualisme de Luther, de la Chrétienté de jadis où existait par-dessus les royaumes, par delà les conflits, au moins « un langage commun » servant « de point d’appui aux communications supérieures des hommes ».
    Hélas, la réalité est là : pour contenir les appétits individualistes comme les volontés de puissance des États, donc assurer la paix civile et la paix entre les peuples, il faut abriter plus que jamais l’héritage matériel, moral et spirituel, derrière des frontières. Mais celles-ci ne sont point destinées à garantir un “splendide isolement” ; elles permettent des protections, des directions, des transmissions d’héritage, sans lesquelles l’homme lui-même se retrouverait appauvri, mais grâce auxquelles il est armé pour appréhender, l’enrichissant de son originalité, ce qu’il y a de mieux dans le bien commun de l’humanité.
    Maurras dit en outre que « le soubassement des nations » s’impose « pour tout acte d’internationalisme réel » car il dépend de la capacité de chaque nation à rester elle-même, à être un réservoir de sagesse et d’expérience ancestrale, que le concert international soit fondé sur la justice. Mais il ajoutait que la croyance en l’égalité des nations est contraire à la justice, donc cause de guerres, comme le XIXe et le XXe siècles en ont connu, après que le principe révolutionnaire des nationalités eut fait naître des nationalismes débridés, sans racines historiques et désireux d’espace vital...
    Il s’ensuit que, pour Maurras, un nationaliste « conçoit, traite, résout toutes les questions pendantes dans leur rapport avec l’intérêt national. Avec l’intérêt national et non avec sa paresse d’esprit, ou ses calculs privés ou ses intérêts personnels ».
    Nationalisme intégral
    C’est donc à une réelle formation morale et politique que les Français sont appelés afin de se débarrasser au plus tôt du système électoral qui empêche de considérer l’intérêt national. C’est pourquoi le nationalisme maurrassien se dit intégral. Il va jusqu’à la recherche des lois qui conviennent à la pérennité de la nation. Il se plie à l’image de la France, oeuvre de longue haleine de la lignée capétienne qui avec obstination a toujours imposé sa souveraineté contre les convoitises impériales et contre les féodalités frondeuses ou mercantiles, protégeant les humbles contre les débordements des grands. Donc le nationalisme français se fait inévitablement monarchique. Comment mieux faire sentir aux Français que la France est une réalité vivante que de la montrer incarnée dans une famille portant les souvenirs et les espérances de toutes les familles françaises ?
    Les premiers dirigeants de l’Action française, de 1899 à 1908, ont mûrement réfléchi avant de se laisser convaincre par Maurras d’aboutir à la monarchie. Chez nous le royalisme n’est ni sentimental, ni mondain, ni routinier, il est l’aboutissement d’une profonde analyse des faits sociaux et politiques. Nous convions les souverainistes à s’y atteler.
    Michel Fromentoux L’Action Française 2000 du 4 au 17 octobre 2007

  • Journal hebdomadaire de ProRussia.tv -- 17 février 2014

  • GPA : un système de détournement de la loi se met en place, avec la complicité du Gouvernement

    Communiqué du sénateur Bruno Retailleau :

    "Quelques semaines seulement après avoir été mise en cause par l’association des Juristes pour l’Enfance, la société américaine Extraordinary Conception, qui propose à des couples français de conclure des contrats de gestation pour autrui, annonce qu’elle sera présente en France au mois de mars pour informer sur les services qu’elles proposent.

    Il s’agit d’une nouvelle violation de la loi française, rendue possible par le laxisme du Gouvernement sur la GPA.

    • Un mois après que le Ministère de la Justice a déclaré dans le Journal Aujourd’hui en France que les poursuites n’étaient pas possibles lorsqu’il s’agit de « réunions d’information », cette entreprise propose aux couples français qui le souhaitent « de s’informer sur les différents aspects à prendre en considération pour réaliser une GPA ». Qui peut croire un seul instant que ces soi disantes réunions d’information ne sont pas des réunions de démarchage pour inciter des couples français à conclure des contrats de GPA ?
    • A ces déclarations irresponsables du Ministère de la Justice s’ajoutent la circulaire de Christiane Taubira qui favorise l’obtention du certificat de nationalité française pour les enfants nés de GPA.

    La vérité, c’est qu’un véritable système de détournement de la loi est en train de se mettre en place, avec la complicité hypocrite du Gouvernement.

    • D’un côté, devant la mobilisation de La Manif Pour Tous, le Gouvernement affirme qu’il n’est pas question de légaliser la GPA en France.
    • Et de l’autre côté, il favorise dans les faits une impunité totale pour ceux qui font commerce du corps de la femme et de l’enfant avec la GPA.

    Cette hypocrisie gouvernementale sur la GPA doit cesser : le Gouvernement doit prouver par les actes son opposition à la gestation pour autrui en prenant des mesures concrètes pour que ceux qui organisent cette pratique illégale soient poursuivis devant la justice.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html