- Selon une majorité de Français (56%), la liberté est bien appliquée en France, contrairement à la fraternité et à l’égalité. En effet, seuls environ deux Français sur dix estiment que ces deux valeurs sont bien appliquées (respectivement 23% et 19%) dans la société actuelle dont 3% « très bien appliquée ».
- De plus, une profonde dichotomie se dessine entre, d’un côté, les Français qui déclarent que la démocratie fonctionne de façon satisfaisante en France (51%, dont 71% des sympathisants de Gauche et 57% des plus diplômés) et ceux qui pensent le contraire (47%, dont 75% des sympathisants du Front National et 56% des CSP-).
- Plus de huit Français sur dix (83%) estiment qu’il faudrait donner plus de pouvoir aux citoyens pour améliorer le fonctionnement de la démocratie. Une majorité (56%) pense qu’il faudrait donner plus de pouvoir aux experts et un peu plus d’un tiers (38%) aux organisations syndicales de salariés. En revanche, 83% ne pensent pas que pour améliorer le fonctionnement de la démocratie, il faudrait donner plus de pouvoir aux syndicats patronaux d’une part, et aux responsables politiques d’autre part.
- Enfin, d’une manière générale, les Français se déclarent disposés à participer davantage aux processus d’élaboration de politiques publiques. Plus particulièrement, au moins huit Français sur dix indiquent qu’ils souhaiteraient participer davantage en contrôlant la mise en œuvre des politiques et en jugeant de leur efficacité, en choisissant entre différentes propositions issues de concertations ou encore, en expérimentant de nouveaux modes de participation démocratique comme le vote électronique ou le budget participatif. Dans une moindre mesure (75%), ils souhaiteraient également participer davantage en répondant à des consultations, forums et autres formes de concertation publique (dans le monde « réel » ou sur internet). Enfin, proposer des idées en vue de l’élaboration de ces politiques publiques est le mode de participation le moins envisagé par les Français (69%). Si les Français font donc montre d’une forte envie de davantage prendre part aux politiques publiques, c’est donc davantage au moment du choix ou de l’évaluation, plutôt qu’au moment de leur conception.
- http://www.harrisinteractive.fr/news/2014/CP_HIFR_editionarchipel_14012014.pdf
France et politique française - Page 4537
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France: Le retour du peuple pour améliorer le fonctionnement de la démocratie
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Jacob Cohen : Il y a deux catégories de juifs : les "bons" défendus par le CRIF, et les autres.
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Hollande ou la stagnation brejnevienne
Depuis 2012 l'Hexagone s'est encore plus enlisé dans les fausses concertations n'aboutissant à aucune vraie solution. Les "pactes de responsabilités" que l'on nous annonce et qui supposeront de longues tractations aboutiront-ils à autre chose ?
Le premier problème du successeur d'Armand Fallières ne tient pas à son donjuanisme mais bien à sa pratique éhontée, généralisée, et de plus en plus visible, du mensonge. Dans ce registre, il ne semble absolument pas séparer sa vie privée de son activité publique. Qu'il perde son temps à séduire certaines midinettes n'en fait pas la réincarnation de Félix Faure. Au moins ce dernier brillant cavalier croyait-il pouvoir réformer le pays et rehausser la fonction du chef de l'État, ce que les radicaux-socialistes de l'époque ne pouvaient, déjà, lui pardonner.
Puisse son chauvinisme en pâtir, il faut plutôt chercher le modèle de Hollande du côté du pays du "socialisme réel". Sans que l'on s'en doute il ressemble particulièrement à Léonide Brejnev.
Ayant destitué le grossier Khrouchtchev, bourreau de son Ukraine natale, agitateur de rue devenu provocateur sur la scène internationale, l'URSS aspirait à un secrétaire général "normal".
On l'espérait, on l'affirmait, décidé à entreprendre les "réformes" dont le pays avait besoin. Dans la France d'aujourd'hui tous les commentateurs officiels et les opposants de façade feignent d'agir "pour sauver son système social". Dans l'Union Soviétique d'alors il ne fallait surtout pas toucher aux grandes "conquêtes de la révolution d'octobre". Cette expression parce fixait les limites que le "réformisme soviétique" allait s'assigner à lui-même.
Les réformes promises n'advinrent jamais, n'aboutirent en aucune manière. L'économie de pillage, l'accumulation des privilégiés de la nomenklatura, la survie artificielle des gouvernants grâce à la rente des matières premières enfoncèrent dans la misère le plus grand territoire de la terre, jusqu'à l'écroulement final du communisme dans le sang, la crasse et la vodka.
Faut-il vraiment prolonger le parallèle avec le royaume de Monsieur Normal en voie de rabougrissement ?
Contentons-nous ici de mesurer, à l'aide de la partie vide du sablier, le temps de ce
septennatquinquennat, écoulé jusqu'ici en loisirs pour quelques jouisseurs et de difficultés pour les familles françaises.Après des mois d'impuissance, de concertation qui n'aboutit pas, de projets Duflot en voie de dégonflement, de restructuration ferroviaire improbable, de rencontres stériles avec les partenaires sociaux, enfin, apprenait-on, le 31 décembre, que tout aller changer.
Convenait-il en douter ?
Dès le 7 janvier, en effet les annonces de bonnes nouvelles s'accumulaient. Ainsi, à en croire "20 minutes", le sénateur Jean-Vincent Placé aurait réglé "l’ensemble" de ses 18 000 euros de contraventions automobiles, et cette transaction ne devrait rien à l'argent des contribuables. Promis, juré. Et puis le très intègre Jean-Pierre Kucheida, ancien député-maire socialiste de Liévin, était placé en garde à vue le matin même dans le cadre d'une information judiciaire. Mais, qu'on se rassure, il n'a été entendu, d'après Libération, "que sur des faits de corruption "présumée". (1)⇓
Il ne s'est donc rien passé du côté de ces tristes sires, les journaux ne racontant que des bobards inoculés par les télémagistrats.
Or, le même jour, François Hollande déclare que "l'État doit changer". "Réformer l'État, c'est le rendre plus efficace", a-t-il dit encore ajouté ce jour-là. (2)⇓
Et dans les jours qui ont suivi, la république est restée encore plus ferme, encore plus insoupçonnable sur ses valeurs de liberté d'expression. Celles-ci n'ont-elles pas été définies par la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 : Article X "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même
humoristiquesreligieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi." Article VII : "(…) Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis (…)" Etc. Un pitre est sanctionné, son spectacle amputé des passages les plus scabreux : le climat délétère d'empoisonnement communautariste a-t-il, par enchantement et par décret, reculé dans les banlieues ?Ce 14 janvier, une couche de parlottes officielles a donc été rajoutée.
L'Union soviétique a pu survivre de 1964 à 1989, sous une logue stagnation. La France d'aujourd'hui n'en possède pas les moyens.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/hollande-ou-la-stagnation-brejnevienne.html
Apostilles
1 - cf. Libération du 7 janvier
2 - cf. Reuters 7 janvier 2014. -
Un de nous appelle à manifester à Paris dimanche
L'initiative citoyenne qui a recueilli près de 1 900 000 signatures pour défendre l'embryon dans l'Union européenne appelle à marcher pour la vie dimanche à Paris :
"Depuis plusieurs mois les citoyens européens se réapproprient l’enjeu du respect de la vie, grâce à deux mobilisations qui ont remporté un grand succès : l’initiative citoyenne Un de nous (ONE OF US), qui s’oppose aux financements de programmes européens détruisant des embryons humains, et la mobilisation contre le rapport Estrela visant à faire de l’avortement un droit.
Les tensions sont vives au sein de l’Europe : le gouvernement espagnol vient de présenter un projet de loi relatif à la « protection de la vie de l’enfant conçu et des droits de la femme enceinte » visant à limiter l’avortement notamment en cas de suspicion de handicap. La France, à l’inverse, s’apprête à voter à partir du 20 janvier des dispositions banalisant encore plus l’avortement.
Par ailleurs, la ministre des droits de la femme, Mme Najat Vallaud-Belkacem, vient d’affirmer (sur France 3 le 11 janvier) que « le droit à l’avortement » fera partie du débat des prochaines élections européennes car selon elle il s’agit d’une liberté fondamentale menacée.
C’est pourquoi le collectif UN DE NOUS appelle à participer à la Marche pour la vie. Plusieurs représentants européens d’UN DE NOUS seront présents à Paris le 19 janvier pour marcher avec les Français."
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"Il semble exister une loi étrange qui veut que chaque président de la république soit pire que le précédent"
Communiqué de Jacques Bompard :
"Le 16 février 1899, le président de la république Félix Faure meurt à l’Elysée dans les bras de sa maîtresse du moment. Le 10 janvier 2014, le président de la république François Hollande se retrouve photographié à la une d’un journal rejoignant puis quittant indemne une de ses maîtresses. Comment ne pas se réjouir de l’amélioration de la condition physique des présidents français en seulement un siècle ? Pour autant, cette affaire de Closer constitue un nouvel accroc à la présidence « normale » qu’avait promise François Hollande.
Normal de casser la famille ?
Normal d’augmenter les impôts comme aucun président auparavant ?
Normal de battre tous les records de chômage ?
Normal de réduire la taille de l’armée française ?
Normal d’emprisonner des centaines de manifestants qui respectent la loi et de couvrir certains qui ne la respectent pas ?
Normal d’être la risée de la presse mondiale ?
Il semble exister une loi étrange, échappant à la science, qui veut que, depuis quelques décennies, chaque président de la république soit pire que le précédent. Pour échapper à cette fatalité, changer de république ne serait peut-être pas… anormal !"
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“Où va la France ? Du vivre ensemble au subir ensemble ?” par Fabrice Robert
PARIS (via Boulevard Voltaire) - L’été dernier, Trappes avait connu plusieurs jours de violences, pour un simple contrôle d’identité qui avait vite dégénéré. Suite à une infraction manifeste pour port d’un voile intégral dans l’espace public, des policiers avaient été insultés par la femme au niqab : « Allah va vous écraser, Allah va vous niquer, fils de pute, ferme ta gueule. » Quant au mari, qui avait – en toute simplicité – tenté d’étrangler un des policiers, il avait été placé en garde à vue. Pour demander sa libération, des centaines de « jeunes » s’en étaient alors pris au commissariat. La ville de Trappes avait alors connu des scènes de guérilla urbaine qui témoignent de la volonté, chez certains, de développer des isolats échappant à l’autorité de la République française.
La jeune femme voilée a finalement été condamnée le 8 janvier par le tribunal de Versailles. Une condamnation « exemplaire » : un mois de prison avec sursis pour avoir insulté les policiers ! Quel signal envoyé aux propagandistes d’un islam radical qui refusent de se soustraire à la loi ! À quoi bon se gêner si l’on risque si peu en menaçant les policiers avant de provoquer de graves émeutes dans son quartier ?
Le cas de Trappes est loin d’être isolé. Aujourd’hui, il existe une volonté assumée chez certains de tester l’État pour essayer de le faire plier face à un certain nombre de revendications politico-religieuses qui mettent en péril notre modèle civilisationnel. Le mari de la femme au niqab de Trappes avait déclaré au tribunal : « Je ne trouve pas légitime de se faire contrôler. Je ne vois pas pourquoi on nous imposerait une loi qui va à l’encontre de notre religion… » D’autres villes, en France, ont défrayé la chronique en révélant des actes de résistance active au service de la foi islamique.
À Marseille, une jeune femme entièrement voilée avait sauvagement mordu une policière. À Argenteuil, les forces de l’ordre s’étaient fait copieusement insulter et frapper à coups de poing par une soixantaine de « grands frères ».
Le cas de Trappes est loin d’être isolé. Aujourd’hui, il existe une volonté assumée chez certains de tester l’État pour essayer de le faire plier face à un certain nombre de revendications politico-religieuses qui mettent en péril notre modèle civilisationnel.
Les policiers ne se sentent pas soutenus et craignent d’intervenir de peur de provoquer de nouvelles émeutes. Laurent, policier de la BAC dans le 93, avouait avoir tiré un trait sur le contrôle de femmes voilées : « Ça part presque systématiquement au clash. Elles ne marchent presque jamais seules dans les cités. Donc, on a pris le parti de ne plus les contrôler du tout, pour éviter ce qui s’est passé à Trappes. »
Certaines associations exploitent ces contrôles d’identité qui se déroulent mal et en profitent pour dénoncer un climat « islamophobe ». Leur objectif semble pourtant aujourd’hui assez clair : jouer sur la victimisation pour mieux faire progresser l’islamisation.
Autre facteur préoccupant : ces femmes en niqab qui défient notre pays en voulant vivre selon la loi islamique ne viennent pas toujours – loin s’en faut – de contrées arabo-musulmanes. La jeune fille voilée de Trappes s’appelle Cassandra Belin. Et son mari, Michaël Khiri. Quant à la « mordeuse de policier » à Marseille, il s’agit de Louise-Marie Suisse, autre convertie à l’islam. Comment a-t-on pu en arriver là ? À force d’avoir voulu favoriser l’intégration d’autres peuples, ce sont les « nôtres » aujourd’hui qui paraissent vouloir s’intégrer aux « autres ».
Après les échauffourées à Argenteuil, le maire avait dégainé le discours habituel pour mieux masquer son impuissance face à une situation qui le dépasse totalement : « Seuls l’ordre républicain et le respect des personnes sont garants du vivre ensemble… »
Le vivre ensemble ? Vraiment ? Vu les dégâts occasionnés par le multiculturalisme, il serait peut-être temps de parler aujourd’hui du subir ensemble.
http://fr.novopress.info/152611/ou-va-france-du-vivre-ensemble-au-subir-ensemble-fabrice-robert/
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Valérie Trierweiller coûte 20 000 euros par mois aux Français
Selon un reportage diffusé par France 2, Valérie Trierweiller, bien qu’elle ne soit pas l’épouse du président de la République, occupe un bureau à l’Élysée, dispose d’une équipe pour ses actions et apparitions, et coûte aux Français la somme de 19 782 euros par mois. La question est : à quel titre ? Sources : France 2, Morandinizap
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Vallaud-Belkacem ou l'extrême légèreté de l'être, par Éric MUTH
La marocaine Vallaud-Belkacem se dit " choquée " à la limitation de l'avortement en Espagne. Je dirais que son attitude est plutôt choquante, bénéficiant de la double nationalité et, étant restée conseillère du roi du Maroc, naturellement elle n'ira jamais proposer l'avortement dans son pays de peur de se faire emprisonner.L'humain n'est pas sa tasse de thé et elle n'a qu'un droit : celui de se taire.Cette ministre fait de la politique juste pour la gloire sans aucune moralité ni conduite. Elle ferait mieux de s'occuper des vraies femmes à l'étranger, celles qui sont soumises au dictat des hommes dans son pays au nom d'une religion. Comment ne pas être choquée par l'IVG à 14 semaines et plus ?¢Étant adepte de la « théorie du genre », tout lui est permis. C'est une opportuniste comme tous ses amis au gouvernement y compris le Président de la république. Au lieu d'idéaliser la Femme, la porte-parole du gouvernement la condamne à n'être qu'un objet de plus. Tuer des enfants n'est sûrement pas son problème, de même que sa compagne Taubira avec son « mariage sauvage ».L'avortement n'est pas un droit, le mariage gay ne sera jamais une Loi. -
NDP : soutien à la manifestation du 26 janvier
COMMUNIQUÉLa Nouvelle Droite Populaire soutient la manifestation « Jour de colère » du dimanche 26 janvier.
François Hollande essaie de nous faire croire tout et n’importe quoi. Il ne sait plus quoi inventer pour cacher l’état lamentable dans lequel notre pays est tombé. En réalité, François Hollande n’est ni libéral, ni socialiste, il est encore moins social-démocrate ou patriote comme il le prétend ; François Hollande n’est qu’un petit mondialiste servile qui mène, tout comme ses prédécesseurs, une politique soumise aux ordres de la haute-finance planétaire.Cela, les Français sont de plus en plus nombreux à s’en rendre compte, ils sont aussi de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir le supporter. Voilà pourquoi ils ne croient plus dans les carabistouilles de la classe politique. Voilà aussi pourquoi ils seront nombreux le dimanche 26 janvier prochain sur le pavé parisien pour manifester leur légitime colère. -
Le djihad de France
Le phénomène inquiète, paraît-il, les principaux responsables de l’anti-terrorisme. Ils sont de plus en plus nombreux, en France, à rejoindre, sur le terrain et en guerre, les rangs des djihadistes. On évoque désormais des centaines de cas d'hommes, voire de jeunes garçons, musulmans d'origine ou de conversion, qui ont franchi le pas.
Deux exemples - parmi combien d'autres ? - défrayent actuellement la chronique. Celui de cette Toulousaine qui pleure aujourd'hui deux fils, Nicolas et Jean-Daniel, convertis l'un après l'autre, l'un par l'autre, à l'islam et qui ont ensuite, sans qu'on se penche vraiment sur le phénomène, « basculé » dans l'islam radical. Avant d'aller se faire tuer quelque part en Syrie.
Le phénomène n'est pas rare. Manuel Valls exposait cependant, peu après son arrivée à l'Intérieur, la difficulté de le cerner quand il s'agit de « Français convertis, de Français musulmans ». Manque de signes distinctifs, peut-être ?
Mais à Strasbourg, où se situe l'autre exemple d'actualité, ce sont des jeunes d'origines maghrébine et turque qui sont en cause. Il n'y a donc pas là, M. le ministre, à connaître la même difficulté. Sauf, peut-être, celle que pourrait créer l'appareil politico-médiatico-judiciaire...
À Toulouse, Dominique Bons, la pauvre mère éplorée, a appris la mort de son second fils Nicolas - pardon ! il se nommait lui-même désormais Abou Abdel Rahman - par un SMS reçu le 2 janvier dernier.
L'étonnement
Un « grand choc » pour cette mère qui n'a rien vu venir, rien compris. « Au début, il y a eu une conversion à l'islam », explique-t-elle. Avant d'ajouter : « Ça c'est pas vraiment grave. (...) C'est la suite qui est grave et ça, on le voit pas arriver. » Mais c'est peut-être à partir de sa conversion qu'il faudrait essayer de comprendre, non ?
Ensuite, c'est la filière habituelle - trop peut-être ? Comme des dizaines, des centaines d'autres, dont un sur cinq est un converti, ils ont rejoint, en cachant la réalité à leurs parents (d'autant plus facilement que ceux-ci sont divorcés), l'une des filières (afghane, irakienne, tchétchène...) existantes. De là, un camp d'entraînement, quelque part en Irak, sans doute. Puis le théâtre du combat, et de la gloire d'Allah.
Les deux frères sont morts. Mais ils ne sont pas seuls. En 2007 déjà, on y avait démantelé une filière djihadiste pour l'Irak. Il y en a donc plusieurs rien qu'à Toulouse ? C'est aussi le théâtre d'opération de Mohamed Merah.
Car tous ne partent pas. Ou tous ne meurent pas, et peuvent revenir...
Des pistes connues ?
Manuel Valls se veut précis. D'ampleur « inégalée », le phénomène peut se chiffrer, du moins, semble-t-il, en ce qui concerne la Syrie. Plus de 200 sont « dans le pays », quelque 80 « en transit », 15 sont déjà morts, et « 100 voudraient s'y rendre ». C'est même le ministre de l'Intérieur qui évoque, le 17 décembre, devant la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale, la « crainte de leur retour ».
Il peut les chiffrer, et puis c'est tout ? Il y a ceux qui sont partis. Mais ceux qui sont encore là, les « 100 [qui] voudraient s'y rendre » ? Mais il est vrai que, avec Dieudonné, Manuel Valls a déjà fort à faire !
Même scénario à Strasbourg - à la longue, ça doit donc pouvoir se repérer. Même départ de quatorze garçons, sous des prétextes mensongers. Même ignorance des parents qui, aujourd'hui angoissés, disent n'avoir rien vu venir. Leurs garçons sont, bien sûr, de gentils garçons, à peine un peu connus des services de police pour quelques-uns. Et même cela n'empêche pas ces garçons de se radicaliser et de partir au djihad, comme tant d'autres, sans que personne n'en prenne conscience.
À Strasbourg, comme à Toulouse, une cellule islamique a également été démantelée. Plus récemment, en 2012. Là encore, pas de puce à l'oreille ?
Mais peut-être que, au-delà du risque que le politiquement correct pourrait faire naître si on envisageait de trop s'y intéresser, la question pourrait-elle aussi troubler les promenades que notre bon François Hollande aime à faire en pays arabes. En terres d'islam...
Olivier Mirande monde & vie 14 janvier 2014