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France et politique française - Page 4535

  • Accepter l’avortement est un « ticket d’entrée » dans le monde politique

    Dans Présent, Jeanne Smits a réagi aux propos de Florian Philippot sur l'avortement :

    "[...] A l’heure d’écrire, il n’y a eu aucune mise au point de la part des autres instances dirigeantes du parti, pour plusieurs raisons. Philippot est chargé de la stratégie et de la communication du FN, c’est donc lui qui donne la ligne et qui l’exprime. Par ailleurs, même si Marine Le Pen a fait par le passé des déclarations contre les « avortements de confort » et le remboursement de l’« IVG », elle n’a jamais fait mystère de son refus de revenir sur la loi Veil (aujourd’hui largement dépassée par des mesures encore plus favorables à l’avortement).

    A l’époque de la « dédiabolisation » du FN, qui a effectivement bien fonctionné et qui a rendu ce parti, financé comme les autres sur les fonds publics, omniprésent dans les médias, nous l’écrivions : accepter l’avortement était un « ticket d’entrée » dans le monde politique.

    On savait cependant que des responsables du Front national continuaient d’afficher leur refus de l’avortement légal – ainsi Bruno Gollnisch participait-il aux Marches pour la vie à Paris, entouré d’élus et d’autres figures du parti.

    Mais les déclarations de Florian Philippot balaient – ou voudraient balayer – tout cela. Alors même que la loi proclamant solennellement que l’avortement est un droit – avec pour objectif et conséquence logique de bâillonner toute opposition, d’interdire tout acte visant à avertir les femmes de la vérité sur ce « choix » – n’est même pas encore devant l’Assemblée nationale, il le dit, lui.

    L’avortement n’est-il donc pas un sujet ? L’immigration n’est-elle pas venue compenser, n’est-elle pas présentée comme la seule solution dans un pays où les enfants manquent par millions, sacrifiés sur l’autel infernal du refus de la vie ? Quelle sécurité espérer dans un pays qui sacralise l’égoïsme et le droit d’écraser autrui dans la plus grande violence de toutes, qui permet l’élimination du plus faible des êtres humains par sa mère elle-même ? Sa mère, qui est le plus souvent elle-même victime de ce geste que la société divinise, instrumentalisée au service d’un système qui recherche le mal et la mort ?

    Quelle démocratie, quelle nation ? Une nation est le lieu qui voit chaque jour naître son avenir : aujourd’hui la France permet, encourage, rembourse le génocide de ses enfants. Ce n’est assurément pas le seul « sujet », mais il est au cœur de la crise dont nous savons qu’elle est morale bien avant d’être sociale.

    Et parmi toutes les décisions malfaisantes, les décisions désespérantes qu’aligne le gouvernement socialiste – dans une belle continuité politique par rapport à d’autres formations politiques qui ont payé leur « ticket d’entrée » en sacrifiant à la culture de mort – celles qui portent sur les « sujets de société » sont tout sauf de l’« enfumage ». Elles relèvent d’un choix délibéré qui ancre encore plus profondément la France du côté de la Révolution. Elles délimitent le cadre dans lequel nous vivons, rendant impossible toute réforme de fond qui permette à la France de renouer avec son passé de nation civilisée.

    Et aujourd’hui, miracle ! de plus en plus d’évêques en sont conscients et le disent, jusqu’à Mgr Pontier qui pour être président de la conférence épiscopale n’en est pas moins évêque, a souligné dans son message de Noël que le projet de modification de la loi sur « l’IVG » incite quasiment les femmes « à ne se poser aucune question quant à l’élimination de l’être qu’elles portent en leur chair ».

    Cette tragédie du génocide français crie vengeance, parce que l’homme ne définit pas sa propre mesure et qu’il n’est pas la fin de toutes choses, et qu’à l’imaginer, il se place dans une posture de révolte fondamentale dont le salaire est la destruction, la tyrannie et la mort.

    Que faire lors des élections prochaines ? En tenir compte. Tous les candidats du FN n’ont pas payé leur « ticket d’entrée ». Pour les autres, se rappeler ce qui s’est fait en Espagne : le mouvement pro-vie a pesé en étant entier et net, en réclamant avec ténacité (et il continue) « l’avortement zéro ». Parce que la vie de la France comme nation en dépend aussi."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/12/accepter-lavortement-est-un-ticket-dentr%C3%A9e-dans-le-monde-politique.html

  • Le CSA veut réguler YouTube et les vidéos persos

     

    Au prétexte de lutter contre une forme de concurrence déloyale à l'encontre des plateformes de VOD soumises au régime des SMAD, le CSA demande à pouvoir réguler les plateformes de vidéos communautaires comme YouTube ou Dailymotion. L'ancien patron du CSA avait déjà dit son souhait de réguler toutes les vidéos personnelles.
    Dans son rapport sur les médias audiovisuels à la demande (SMAD), le CSA ne se contente pas de proposer d'alléger le fardeau auquel tente d'échapper nombre d'éditeurs de services de VOD. Comme on pouvait s'y attendre, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel en profite aussi pour avancer ses cartes en matière de régulation des sites de vidéos communautaires comme YouTube ou Dailymotion. 
    "Ces plateformes sont exclues de la définition de SMAD, dès lors qu’elles hébergent des contenus créés par des utilisateurs privés. Or, elles diffusent une part importante de contenus « professionnels »", plaide le CSA. Il prétend vouloir réguler YouTube et consorts au nom de la concurrence (comprendre "déloyale") faite aux plateformes de VOD. "Ces services sont en concurrence avec des acteurs puissants de l’internet qui ne contribuent pas au financement de la création (...). De surcroît, certains d’entre eux bénéficient du trafic engendré par la réutilisation des contenus audiovisuels ou cinématographiques", critique le Conseil. 
    "De manière générale, les métiers des acteurs évoluent et se confondent de plus en plus, là où auparavant ils étaient distincts"
    Le CSA, dont le chef de cabinet n'est autres que le rédacteur du rapport Lescure, propose donc de s'appuyer sur le rapport Lescure pour lancer un chantier visant à étendre le régime des SMAD aux plateformes comme Youtube et Dailymotion. Il s'agirait tout d'abord d'une simple étude d'impact, avant une modification législative. 
    Mais l'ambition finale du CSA est connue, et même si le rapport n'en dit rien et prend prétexte de la régulation de la concurrence, il s'agit bien in fine de réguler les vidéos personnelles au nom de leur contenu-même. "Il est impossible que nous ne répondions pas à un souhait croissant des opinions publiques française et européenne, qui aspirent à une régulation des contenus audiovisuels privés sur internet", avait ainsi déclaré l'ancien président du CSA Michel Boyon, lors de son pot de départ. 
    C'est aussi tout l'esprit de la campagne TV du CSA qui demandent aux parents de faire attention aux écrans, quels qu'ils soient, quoi qu'ils diffusent. 
    Le CSA, qui devait autrefois imposer des règles sur les contenus diffusés au nom de la gestion commune d'une ressource publique rare (les ondes hertziennes), se veut désormais investi d'un pouvoir de régulation des contenus au nom de la protection de l'enfance et des bonnes mœurs, voire des intérêts économiques. C'est sa seule voie de survie à long terme, et il entend bien l'emprunter dès que possible.

    Source 

     http://www.oragesdacier.info/2013/12/le-csa-veut-reguler-youtube-et-les.html

  • Carrefour Royal - 18 janvier 2014

    SAMEDI 18 JANVIER 2014

    - De 14h à 19h, deux tables-rondes et un meeting d’AF

    le samedi 18 janvier 2014, de 14h à 19 h, à la Maison des Mines, 270, rue Saint-Jacques, Paris 5ème (RER : Port Royal)

    7 € au tarif normal et 3 € pour les étudiants et lycéens

    - A partir de 20h, Banquet d’AF en plein cœur de Paris (25€ au tarif normal et 20€ pour les étudiants et lycéens)

    Reservation obligatoire : 06 88 97 00 40

    communication@actionfrancaise.net

    A l’ordre du CRAF, à adresser au CRAF, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001 paris

    DIMANCHE 19 JANVIER 2014

    - De 14h à 18h, Marche pour la Vie (action surprise dans l’esprit de la manif. !)

    - De 18h45 à 20h, Cortège aux flambeaux d’hommage à Louis XVI, de l’église de la Madeleine à la Chapelle Expiatoire.

  • Le FN de Florian Philippot et l’avortement ou l’art de savoir tenir sa langue

    En début de la veillée de Noël, nous apprennions qu’un dénommé Florian Philippot, vice –président du Front national, avait déclaré sur RTL que « Il n’y a aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet du Front national » ; info qui sera reprise sur le site du Figaro et dans la version papier de ce journal.

    Apparemment cette prise de position est différente de celle de Marie Le Pen, présidente du FN qui durant sa campagne pour les présidentielles, avait bien mis en avant la nécessité de limiter les avortements de « confort » et ceux liés aux « circonstances économiques ». Quant au président d’honneur, Jean-Marie Le Pen, il s’est réjoui du revirement de la situation en Espagne où cette pratique est désormais strictement limitée. Il serait bon que les violons s’accordent.

    Si pour M. Philippot cette question est secondaire, elle ne saurait l’être pour des millions de Français catholiques. Il en est de même du mariage des homosexuels ; même si le gouvernement « fait diversion sur ces questions ». Ils ont de quoi être choqués. Combien de voix cette simple réflexion va-t-elle faire perdre au FN ?

    Les catholiques en sont d’autant plus choqués que cette affirmation tombe le jour où le Fils de Dieu s’est fait homme et que le mot de Noël vient de natalis qui signifie « la naissance ».

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  • Prolégomènes : Réflexions introductives sur le concept de modernité au sein de l’antagonisme contemporain l’opposant à la tradition (1ère Partie)

    Dans le cadre de ce premier écrit, nous évoquerons ce que nous estimons représenter les véritables fractures des temps modernes. L’antagonisme opposant les peuples, les « civilisations », les cultures n’ayant pas sectionné leur lien avec leur tradition, leur héritage, leur sens du sacré, face aux autres, issus principalement des Etats prospères, riches matériellement, économiquement, mais souvent appauvris, proportionnellement d’ailleurs, quant à leur dimension spirituelle, traditionnelle, sacrée.

    Les guerres de religion de l’ancien monde, le recul de la tradition, les progrès des sciences ou, plus précisément, la concrétion et la disparition d’un certain nombre d’entre elles au profit de la Science, essentiellement mathématique, logique, matérielle, utilitariste et immanente, ont progressivement éloigné l’Homme de sa croyance au Ciel, au cosmos, aux muses, aux dieux, à Dieu.

    Ainsi, l’Homme moderne, las des mystères, ennuyé du doute, impatient du Ciel, décida de faire table rase du passé, persuadé (épaté devant ses propres découvertes mathématisables) que, reposant sur sa seule rationalité, il lui serait possible d’atteindre le bonheur, sa conception du monde lui donnant en effet l’assurance de résider dans une éternité unilinéaire, ce sens de l’Histoire allant forcément vers le mieux et ne pouvant retomber en-deçà d’un certain seuil.

    Se détournant d’une immortalité transfigurée promise après la mort, dans l’au-delà, il veut désormais une humanité éternelle dans ce bas monde bien visible, tangible, réel, sensible, car, pour lui, seul le tangible, le matériel lui est réel.

    Pourquoi l’offensive semble provenir singulièrement de l’Occident [1]?  Peut-être parce qu’elle demeure la dernière des grandes et illustres civilisations à ne pas avoir encore été déchue comme nous le rappelle Toynbee [2]. Héritière de l’Empire romain, fière, se sentant ou voulant croire à sa toute-puissance prométhéenne technico-scientifique, entendant jouer le rôle de législateur planétaire et universel, persuadée du bien-fondé de ses valeurs et que ses intérêts coïncident nécessairement avec ceux du reste de la planète, elle tente sans relâche d’uniformiser, à la manière procustéenne, le monde à son idéal.

    I – Antagonisme : modernité contre Tradition

    « Quand l’Amérique refait le monde », de Ghassan Salamé, illustre en effet assez bien ce qui se produit sous nos yeux depuis la Seconde Guerre mondiale. Le monde arabo-perso-ottoman musulman demeurait encore profondément traditionnel, donc religieux ; il était par conséquent une cible prioritaire pour étendre le règne de la modernité au reste de la planète, continuer la table rase du passé, des coutumes et mœurs ancestrales, pour « engendrer », d’ici une ou deux générations, « l’homme nouveau », au sein d’un ordre mondial inédit.

    Carl Schmitt nous a assez bien démontré combien il était nécessaire, pour faire de la politique, de désigner un ennemi, quitte à le fabriquer. En ces temps modernes, où la prolifération des médias couvre à 360° la vie d’un nombre croissant de « concitoyens » du monde, le photogénique, le « médiagénique » joue à plein. Le musulman brun, sombre, à la barbe fournie, au dialecte d’une phonétique agonale, accompagné d’une femme souvent drapée de noir, cela forme une figure visuelle parfaite pour incarner dans l’imaginaire de nos contemporains à la fois la crainte et le symbolisme du Mal.

    Ce qui différencie la civilisation du monde occidental moderne de la civilisation orientale, et même de la civilisation occidentale du Moyen-Age, est qu’elle ne repose plus sur la Tradition.

    Le progressisme est la croyance en un progrès indéfini, unilinéaire, reposant sur la rationalité humaine et sa capacité à fonder son bonheur à travers son seul génie, essentiellement Scientifique. Il pense qu’ayant atteint un certain niveau, il ne peut redescendre en-deçà d’un certain seuil. De cette manière, il se croit arrivé à un stade supérieur à tout ce que l’humanité a pu porter depuis son apparition sur la Terre.

    Le discours de la modernisation ne prétend plus exprimer des opinions particulières face à d’autres opinions possibles et revendique un statut différent, il reflète une nécessité inscrite dans le « réel » qu’il serait hors de propos de réfuter. Le militant officiel de ce système, forcément du côté du Bien, possède une supériorité ontologique par rapport à tout opposant : lui seul n’est pas dans le domaine de l’idéologie, mais lit le réel.

    Le brillant Castoriadis nous avertissait que « chaque société est un système d’interprétation du monde. Son identité est proprement ce système, un système de donation de sens » ; or  « si vous attaquez ce système d’interprétation, de donation de sens, vous l’attaquez plus mortellement que si vous attaquez son existence physique, et, en général, elle se défendra plus sauvagement. » Nous l’avons vérifié récemment en constatant l’impressionnante différence de traitement entre les casseurs et délinquants d’un côté, qui ont pu agir en quasi-impunité, et les manifestants pacifiques de La Manif’ Pour Tous de l’autre, objet de mesures de répression policière, tout comme les nombreuses arrestations arbitraires des porteurs de sweatshirts ou encore l’offensive contre les Veilleurs et autres sentinelles pacifiques.

    Peu à peu, à force de limiter les opportunités permettant, tant les confrontations idéologiques que de remettre en question les conceptions du monde que souhaitent nous imposer « les politiques », nous nous laissons enfermer dans la « caverne » platonicienne, l’enfermement dans l’idée fausse, l’arrêt de la quête de Vérité, cette quête de sens et de connaissance, du Bien, du Vrai.

    La méthode du système est la même depuis l’avènement des totalitarismes : si la mise à l’index, « la mise en joue des temps de trêves » disait Jules Vallès, ne suffit pas, alors on lance l’entreprise d’élimination de l’adversaire par la condamnation morale au nom du sacro-saint Bien (du quel ? on se le demande en ces temps de relativisme), du Progrès, de la Raison, des Lumières, de la Révolution.

    Nous estimons qu’il est nécessaire de rétablir la hiérarchie, la différenciation entre ce qui est mauvais, mieux, bien, mal, premier et dernier. Il est tout aussi nécessaire de réinstaurer la méritocratie tout en protégeant les plus faibles, aux premiers rangs desquels figurent nos enfants et nos anciens.

    Aux origines idéologiques de la discrimination positive, « l’injustice d’une répartition inégale des dons intellectuels et le prestige flatteur qui s’attache à la simple possession de dons supérieurs doivent être compensés par des mesures sociales destinées à empêcher que le talent individuel exploite ses grandes facilités » (Gracchus Babeuf ).

    Nous ne sommes pas en accord avec le précepte énoncé ci-dessus ; nous lui préférons encore l’aphorisme d’Héraclite : « Un pour moi dix mille, s’il est le meilleur. En effet, pour le bien général, il est évident que l’individu le mieux placé pour conseiller, effectuer une mission ou toute autre tâche doit avoir la possibilité de le faire. Comme Platon précisait : « Tout comme le médecin est le mieux placé pour savoir ce qui est dans chaque cas bon pour le corps, le sage est le plus à même de discerner ce qui dans chaque cas est bon pour l’âme. »

    Nous promulguons la supériorité du « Droit naturel classique », hissant la sagesse au-dessus du consentement, sur le « Droit naturel égalitaire », faisant primer le consentement sur la sagesse.

    Non pas que nous soyons opposés à la démocratie, mais cette dernière suppose des citoyens capables d’être gouvernés ET de gouverner, ce qui demeure, vu sous un angle réaliste, problématique.

    Car, comme le note Aristote, les lois sont érigées dans le but de rendre chaque citoyen de plus en plus vertueux (condition menant au bonheur).

    On peut, sans trop s’avancer, conclure que, durant cette ère de modernité, le progrès s’est mesuré essentiellement en termes de production de matériels, utiles ou non, aucunement en progrès de « l’humain ». Et qu’est-ce qui singularise l’humain ? Sans nous plonger dans une analyse dépassant le cadre de notre article introductif, nous pouvons au moins dégager un point.

    Prenons la pyramide à trois niveaux du docteur en médecine, philosophe et théologien Pascal Ide : tout en bas de celle-ci réside ce qui est commun aux hommes, aux animaux et aux végétaux, à savoir l’aspect nutritif ; au deuxième étage, intermédiaire, se situe le caractère sensoriel, commun aux hommes et aux animaux ; enfin, le haut de cette pyramide se parachève dans la dimension spirituelle, unique au genre humain.

    Or, selon Aristote, « ce que les hommes partagent avec les animaux, on ne le considérait pas comme humain ». Cela nous amène au fait que seul le spirituel est propre à l’homme, donc véritablement humain. Et justement, c’est bien dans la guerre à cet acmé spirituel que réside la substance de l’antagonisme opposant la modernité à la tradition.

     II – L’auctoritas

    Chaque jour, partout en France, quels que soient la catégorie sociale, la région ou bien le domaine concerné (professionnel, sportif, politique, etc.), tout le monde se plaint sans cesse « qu’il n’y a plus d’autorité », mais peu nombreux sont ceux cherchant à comprendre comment nous en sommes parvenus à ce stade de dégénérescence.

    Nous allons simplement nous appuyer sur deux théoriciens talentueux, Hannah Arendt et Cornélius Castoriadis. La première nous démontre avec persuasion combien ce qu’elle nomme la « Trinité romaine », à savoir la trilogie : Tradition – Religion – Autorité, subit un délitement continuel depuis des décennies. Or, nous avons précisé combien l’époque moderne reposait sur sa singularité anti-traditionnelle : qui dit anti-tradition dit nécessairement anti-religion.

    Il est aisé de constater combien les trois religions monothéistes sont vilipendées, décrédibilisées sous différentes formes. La religion juive, compte tenu de l’Histoire, ne peut pas être attaquée aussi ouvertement que ne l’est la religion chrétienne. Ainsi le judaïsme est « subtilement » agressé de manière continue via l’antisionisme. Concernant la religion musulmane, il n’y a qu’à ouvrir un journal, la télévision, la radio : pas un jour où le musulman n’est pas décrit comme un barbu tribal, primaire et sanguinaire, doté des traits physiques et moraux les plus tors.

    Quant à la religion catholique, la plus ouvertement décriée, il s’agit d’une ringardisation généralisée, au mieux, combinant une association des « valeurs traditionnelles » aux « valeurs extrémistes », donc aux militants réactionnaires, voire carrément « fachos ».

    Castoriadis nous permet de mieux saisir les raisons pour lesquelles le fonctionnaire d’hier, l’ouvrier d’hier, le salarié d’hier, en bref l’individu d’hier, était différent de celui d’aujourd’hui, quant à son rapport à son activité salariale, à son œuvre, à sa hiérarchie, à ses clients, à son regard sur lui-même, à sa place dans la société :

    « (…) Le capitalisme n’a pu fonctionner que parce qu’il a hérité d’une série de types anthropologiques qu’il n’a pas créés et n’avait pas pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres et wébériens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc.

    Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d’eux-mêmes, ils ont été créés dans des périodes historiques antérieures, par référence à des valeurs alors consacrées et incontestables : l’honnêteté, le service de l’Etat, la transmission du savoir, le bel ouvrage, etc. Or nous vivons dans une société où ces valeurs sont, de notoriété publique, devenues dérisoires, où seuls comptent la quantité d’argent que vous avez empoché, peu importe comment, ou le nombre de fois où vous êtes apparu à la télévision. »

    Sociologiquement, intrinsèquement, ontologiquement, le citoyen du XXIème siècle n’est plus celui engendré au siècle précédent.

    Revenons à notre « Trinité romaine ». Nous avons vu comme la Tradition et la Religion étaient chaque jour prises d’assaut par différents instruments du « système » moderne ; il en résulte nécessairement un amoindrissement de l’autorité.

    Car d’où provient l’autorité ? Comme René Guénon nous l’a prodigieusement démontré, de tout temps, les rois tiraient leur pouvoir temporel d’une autorité spirituelle, dûment identifiable, respectée. Pourquoi les rois, empereurs allaient-ils se faire couronner, sacrer, à Reims ou ailleurs ? Pour bénéficier de cette légitimité, condition nécessaire à leur autorité, dimension obligatoire pour l’exercice de toute royauté, de tout pouvoir, de toute obéissance.

    Or aujourd’hui, quid de la Tradition dans le monde moderne ? De la religion ? Donc de l’autorité ? Que respecte-t-on ?

     

    Jonathan

    (à suivre)

    Notes :

    [1] Nous n’omettons pas le Japon, très en avance sur le plan technique, en robotique humanoïde notamment.

  • Soutien aux nécessiteux, par l’« Action sociale populaire »

     

    L’ASP est une association dirigée par le pasteur Jean-Pierre Blanchard, militant patriote actif depuis une vingtaine d’années dans le domaine social.

    Elle organise régulièrement des tournées d’aide aux sans-abris, en Ile-de-France, auxquelles elle convie des personnalités de la « mouvance nationale ».

    En cliquant ici, on peut voir le compte rendu de la « maraude de Noël » par l’écrivain Patrick Gofman, à laquelle il a participé avec Thibaut de Chassey, directeur du Renouveau français.

    http://renouveau-francais.com/?p=1779

  • Avortement : l’Espagne retrouve le chemin de l’humanité

    L’Espagne rétablit le droit à la vie en reconnaissant la valeur intrinsèque de la personne humaine en devenir, qui n’est pas une chose.

    Le gouvernement espagnol appliquera, en 2014, une mesure inscrite dans son programme visant à modifier les lois socialistes de 1985 et de 2010 qui avaient instauré un avortement parmi les plus permissifs au monde : jusqu’à 14, voire 22 semaines. Mais une fois encore, on peut constater le totalitarisme rampant qui règne dans nos médias : « l’Espagne recule », « un retour en arrière », « marche arrière », « régression », « le gouvernement s’attaque au droit à l’avortement », « atteinte au droit des femmes », « perte d’un acquis fondamental », etc…

    À l’inverse, on pourrait dire, par exemple, que l’Espagne rétablit le droit à la vie, qu’elle restaure le droit de l’enfant à naître, qu’elle effectue un indéniable progrès en reconnaissant la valeur intrinsèque de la personne humaine en devenir, qui n’est pas une chose dont un autre être humain puisse disposer à son gré. On pourrait encore se féliciter de la fin d’un privilège, celui de la femme, de décider seule d’une vie qui est aussi issue d’un homme qu’on a de plus en plus tendance à reléguer au rôle de géniteur intermittent dans une vie d’éternel adolescent égoïste.

    Le prétendu droit à l’avortement n’a rien de fondamental. Il ne figure nullement dans les principes du droit. C’est ce qu’on appelle un « droit positif », expression momentanée du rapport de force que l’idéologie féministe est parvenue à imposer

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  • Centrafrique, une situation inextricable

    Cet article analyse les faiblesses du volet politique de l'opération Sangaris, dès le départ et au fur et à mesure que la situation se détériore : apparition d'une troisième force en présence modifiant de fond en comble le contexte de l'intervention française, et transformation du conflit politique en guerre interconfessionnelle. Résultat :

    "Les ex-Séléka, les miliciens du Nord, accusent [les forces françaises] de vouloir les laisser désarmés face à la vengeance populaire, eux et leurs coreligionnaires musulmans. La majorité non musulmane, qui attendait de la France qu'elle renverse le président Djotodia et chasse les ex-Séléka détestés, reproche à présent à la France de les maintenir en place. Pour tout compliquer, des contingents de la force panafricaine prennent parti pour un camp ou pour l'autre, allant jusqu'à échanger des coups de feu entre eux."

    Tout bascule le 5 décembre, jour du vote de l'ONU :

    "l'attaque des Anti-Balaka [une jacquerie qui veut chasser les rebelles musulmans de l'ex-Séléka] sur Bangui modifie de fond en comble le contexte de l'intervention française. Si cette attaque échoue, elle déclenche une terrible répression de l'ex-Séléka dans les quartiers populaires de Bangui. À part quelques missions de protection de ressortissants, les troupes françaises n'interviennent pas: depuis Paris, les ordres sont d'attendre le mandat de New York.

    Lorsque la résolution est adoptée le même soir, les rues de Bangui sont jonchées de cadavres et le cycle de la guerre confessionnelle est enclenché. Ce millier de morts pèsera lourd sur la suite des opérations. Au lieu de pouvoir utiliser Bangui comme base arrière et se déployer en province comme c'était prévu initialement, les soldats français vont devoir agir dans l'urgence dans la capitale, pour tenir à l'écart des communautés qui s'affrontent. Tout le processus politique est par terre."

    Et que fait Paris ?

    "Pendant ce temps, l'ambassadeur de France à Bangui, personnage clef du dispositif, est remplacé au beau milieu de cette semaine folle, ainsi qu'un autre diplomate important. Hollande annonce que Djotodia doit partir, avant que Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius ne disent l'inverse. La mort de deux paras trois jours après le début des opérations fait encore changer de posture les forces françaises, renforçant la détermination des uns et des autres à pousser leur avantage. Et les visites officielles se succèdent, Hollande d'abord, Le Drian quelques jours plus tard, augmentant le fardeau opérationnel des unités débordées."

    Louise Tudy

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le « rapport sur l’Intégration » : texte raciste

    Ex: http://www.gfaye.com

    Remis au Premier ministre à sa demande, ce rapport effarant, rédigé en novlangue par des Trissotins, publié en ligne par Matignon et qui a créé le scandale  est en fait inspiré des idées du groupe de pression et de ”réflexion” gauchiste chic lié au PS Terra Nova. L’objectif est la destruction pure et simple de l’identité française. Il vise à substituer à l’assimilation et à l’intégration une forme de communautarisme où les Français de souche seraient objectivement infériorisés, sommés de s’adapter aux mœurs des nouveaux arrivants, et où il faudrait « assumer la dimension arabe-orientale de la France ».

     Inutile d’énumérer les axes politiques proposés par ce rapport ethnomasochiste et culpabiliste qui vise non seulement à défranciser, déseuropéaniser la société mais à accentuer encore la pression migratoire en instaurant une véritable préférence étrangère. 

    Il est plus intéressant de s’attarder sur deux passages qui relèvent du sectarisme de la police de la pensée de gauche et de ce racisme implicite si souvent observé dans la vulgate antiraciste. Tout d’abord, il est recommandé d’interdire et de sanctionner judiciairement, notamment dans les médias, toute mention (« description stigmatisante ») de l’origine des personnes, notamment en cas de délit (1) (« nationalité, origine, couleur de peau, religion, culture… »). Cette interdiction est étendue aux « partis politiques et institutions publiques » dans bien d’autres circonstances. 

     Admirons la contradiction : l’origine ethno-culturelle est niée mais en même temps la France doit devenir « arabe-orientale ». Mais implicitement, le fait d’être qualifié par son nom et son prénom d’origine africaine ou arabe, par exemple, serait subrepticement une insulte. Inconsciemment, les auteurs (vieux gauchistes) du rapport  considèrent que de dire à/de quelqu’un qu’il est ”Arabe” est une « stigmatisation », un « délit de harcèlement racial ». Or, ne pas mentionner l’origine des gens, par pseudo-respect, c’est dévaloriser cette origine. On nage dans une contradiction totale, la bêtise raciste/antiraciste de cette gauche à la fois gouvernementale, soixante-huitarde et intellectuellement à gaz pauvre. (2)

    Le second passage fait allusion à la ”race blanche”, alors qu’officiellement les races n’existent pas. Il est en effet proposé de ne plus se référer dans l’enseignement de l’histoire à « des figures incarnées qui demeurent très largement des grands hommes, mâles, blancs et hétérosexuels ». (3)  Évident racisme anti-Blancs et aversion contre les hétérosexuels de la part de personnes qui sont elles-mêmes majoritairement des Blancs hétérosexuels. Ça relève de la psychiatrie – ou de la psychanalyse.

    Cette gauche antiraciste est complètement obsédée par l’idée de ”race”, comme les puritains étaient obsédés par l’idée de sexe. Le paradigme racial est obsessionnel dans la gauche ”antiraciste”. 

    Une telle idéologie à la fois xénophile, pétrie de bêtise et/ou de mauvaises intentions, est la porte ouverte à la guerre civile ethnique, lot endémique du Maghreb et du Proche-Orient arabe, et de toute société hétérogène et pluri-ethnique.

    Mais hélas, ce rapport tire en réalité la conclusion dramatique, cynique et souriante de quarante ans d’immigration incontrôlée, au terme de laquelle s’opère un bouleversement démographique, où toute ”intégration” ou ”assimilation” de minorités qui n’en sont plus est devenue une chimère et où le petit peuple de souche est prié par ses élites grasses et protégées (”socialistes”) de se plier à la loi des colonisateurs présentés comme des victimes, est sommé de se taire et de devenir Invisible. Devant l’histoire, les politiciens, parfaitement antidémocrates et antirépublicains, responsables de ce fait, devront répondre d’une tragédie annoncée.

    Guillaume Faye http://euro-synergies.hautetfort.com/

    Notes:

    (1) C’est implicitement reconnaître l’origine immigrée très majoritaire de la criminalité.

    (2) La pensée de gauche, intellectualiste et déconnectée du réel, héritière inconsciente en fait de l’idéalisme platonicien (auquel s’oppose le réalisme aristotélicien)  souffre moins de bêtise que de pathologie, d’origine psychologique. Vouloir construire un méta-monde contre la réalité, une utopie, c’est à dire, étymologiquement, un lieu qui n’existe nulle part, un rêve.  

    (3) Il faudra donc trouver dans les figures de l’histoire de France des personnes de couleur, féminines, bisexuelles ou homosexuelles ? Vous en connaissez ?