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France et politique française - Page 4729

  • De l’actuelle dictature de l’opinion…

    Il n’est pas un de nos actuels politiciens qui, usant de la candeur et de la verve que n’auraient guère renié les antiques sophistes, s’évertue à démontrer l’ineptie profonde des trop nombreux sondages de notre temps, dès lors que l’idée qu’ils défendent se trouve affaiblit ou pire, donnée perdante. Diatribes souvent pitoyables et peu crédibles car une fois élus, ces mêmes politiciens n’auront de cesse de regarder avec la juvénile fébrilité de l’adolescent boutonneux ces sondages, ajustant leur politique et leurs décisions sur l’opinion majoritaire, cette doxa vulgus qu’exécrait Platon pour sa volatilité et sa fragilité.

    L’objectif quasi-affiché de cet « ajustement » politique est évident : ramener le maximum de voix, user encore et toujours de manipulations démagogiques pour s’assurer une majorité relative d’électeurs et donc, conserver le poste et ses privilèges. L’exemple présidentiel est à ce propos édifiant : depuis le véritable commencement des instituts de sondages au début des années 1970, chaque président de la république a décidé de fixer sa politique non plus sur le Bien Commun, non plus sur un réel programme politique, mais sur les résultats des sondages et sur l’idée qu’ils avaient de « l’opinion publique ». Si les récents quinquennats (Sarkozy, Chirac) pullulent littéralement d’exemples, force est de constater cette constance chez leurs prédécesseurs : par exemple, la Loi de 1973 sur l’avortement fit écho à un « sondage » manipulateur de l’Institut SOFRES où une majorité des françaises interrogées « aideraient une amie en cas de grossesse non désirée, dans des conditions matérielles, sociales ou psychologiques très mauvaises ». Entre l’entraide à une amie et l’avortement de l’enfant à naître, il n’y a qu’un pas que de nombreux malthusiens s’étaient empressés de franchir…

    Or, ce changement complet de ligne directrice politique, cette « dictature de l’opinion », revêt aujourd’hui un caractère particulièrement dangereux pour notre pays : parce qu’elle est intrinsèquement volatile et manipulable au niveau national, l’opinion publique n’est à l’évidence pas garante de la vérité. Loin de l’utopique « volonté générale éclairée» décrite par Rousseau dans son livre Le Contrat Social, la majorité est aujourd’hui, à l’heure où le pouvoir médiatique est à son paroxysme, un ensemble malléable et informe, incapable de poser une réelle pensée objective et intelligible. Alexis de Tocqueville, remarquable chantre de la démocratie, concevait déjà à l’époque de la rédaction de son œuvre les risques d’une « toute-puissance démocratique », ce qu’il nomma « Tyrannie de la majorité ». Face à ce danger, Tocqueville écrivait :

    «La toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. Son exercice me parait au-dessus des forces de l'homme, quel qu'il soit […]. Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux Etats-Unis, ce n'est pas […] sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. Et ce qui me répugne le plus en Amérique, ce n'est pas l'extrême liberté qui y règne, c'est le peu de garantie qu'on y trouve contre la tyrannie. Mais la majorité elle-même n’est pas toute-puissante. Au-dessus d’elle, dans le monde moral, se trouvent l’humanité, la justice et la raison ; dans le monde politique, les droits acquis. La majorité reconnaît ces deux barrières, et s’il lui arrive de les franchir, c’est qu’elle a des passions, comme chaque homme, et que, semblable à eux, elle peut faire le mal en discernant le bien »

    Ces barrières, la reformation intellectuelle et sociale d’un bicentenaire républicain aura suffit à en venir à bout. La morale et la raison, le bon sens et le Droit naturel semblent aujourd’hui relégués aux oubliettes de la politique, comme l’affligeante campagne présidentielle a pu malheureusement le montrer. Demain, l’actuel président socialiste fera adopter les lois consacrant le mariage et l’adoption par les homosexuels (prévus pour Août 2012), l’euthanasie et le renforcement du droit à l’avortement, bafouant ainsi toute notion de Droit Naturel , de raison et de morale en basant sa politique sur cette « opinion publique » si volatile et fragile…

    Demain, la crise économique appellera les gouvernements européens à bien plus de courage politique et de décisions économiques probablement impopulaires. Il est dès lors évident que les gesticulations politiques qui eurent cours pendant le dernier quinquennat ne pourront dès lors plus faire illusion : le gouvernement français sera appelé à poser de réelles mesures d’austérité et à réformer complètement son système politique et économique. Mais ces réformes ne verront certainement pas le jour, surtout sous une présidence socialiste : l’actuelle « dictature de l’opinion » aura évidemment raison du courage politique et du bon sens qu’appellerait pourtant la fonction gouvernementale…

    Augustin Debacker - ASC N°20 - Juin 2012

    http://www.actionroyaliste.com/articles/republique-et-democratie/1249-de-lactuelle-dictature-de-lopinion

  • PS : Familles, je vous hais !

     « Familles, je vous hais», «Familles françaises, je vous hais», telle semble être la devise du gouvernement Ayrault, lequel a consacré sa première année à la dénaturation du mariage pour complaire aux exigences libérales/libertaires et satisfaire à tous les caprices du lobby homosexualiste.
    Il attaque sa deuxième année en démantelant la politique familiale sous couvert de réforme des retraites.
    Dans un système de retraite par répartition, ce sont les enfants des familles nombreuses qui paient les retraites des célibataires ou des couples inféconds ou moins féconds, par choix ou fatalité. Dans un esprit de solidarité, il est donc logique que les parents de familles nombreuses bénéficient d’un bonus (de 10 %, 15 % ou 20 %) sur leurs retraites. Bonus qui vient (partiellement) compenser leurs sacrifices antérieurs en termes de revenus ou de patrimoine. Dans le même esprit, les mères de famille bénéficiaient de deux annuités supplémentaires par enfants. Le gouvernement Ayrault a décidé de rayer d’un trait ces mesures d’équité. 
    C’est une réforme injuste précisément en ce qu’elle consiste à diminuer la retraite de ceux qui permettent aux autres d’avoir une retraite. Le message est le suivant : « Pauvres pommes, vos enfants paieront la retraite des autres, mais la vôtre sera diminuée. »
    C’est une mesure nuisible : la France a peu d’atouts dans la compétition internationale. Grâce à sa politique familiale, sa natalité en était un par rapport à l’Espagne, à l’Allemagne, à l’Italie et à la Grande Bretagne. Et pas seulement grâce à l’immigration mais aussi grâce à la fécondité des Françaises de souche, nettement supérieure à celle des Européennes de souche des pays voisins.
    Voilà qui était insupportable idéologiquement aux socialistes attachés à promouvoir « le grand remplacement » de la population française par haine de l’identité nationale.
    D’autant qu’électoralement, les familles nombreuses de la classe moyenne française ne leur sont pas électoralement favorables. C’est donc elles qu’il faut faire payer, de même qu’il faut leur faire payer leur opposition à la loi Taubira.
    Ajoutons que les sommes ainsi dégagées ne permettront pas d’équilibrer le régime des retraites mais qu’elles alimenteront le tonneau des Danaïdes des banlieues de l’immigration, gouffre financier mais… vivier électoral du Parti socialiste.
    Les socialistes font ainsi d’une pierre deux coups : ils satisfont leurs fantasmes idéologiques et servent cyniquement leurs intérêts électoraux.
    Ceux – syndicats et patronat notamment – qui se rendront complices de ces mesures par leur silence sont de beaux salopards.
    Face à cela, les familles françaises doivent se mettre en état de légitime défense.

  • Une nouvelle génération prête à l'action politique

    Lu dans Le Figaro :

    "Réunis en université d'été, les deux cents étudiants d'Acteurs d'avenir découvrent le goût de la réflexion politique. [...] Ils ont 22 ans de moyenne d'âge, il y a autant de filles que de garçons, et tous ou presque sont inscrits en grandes écoles. Des futurs cadres, donc. Mais s'ils sont réunis dans ce creuset, c'est pour réfléchir «en tant que catholique» à leur «engagement» dans la société. Et certains pensent sérieusement à… la politique.

    Plus encore après cet hiver, ou plutôt ce printemps de la Manif pour tous. À l'évidence, ces événements ont engendré une nouvelle génération décidée de jeunes catholiques. Ce qui annonce - ce n'est plus une simple hypothèse - un retour tous azimuts des «cathos» dans l'arène publique. Cette conséquence durable, potentiellement cuisante pour la gauche, a pris sa source dans la carence de débat qui imposa le mariage pour tous et la répression violente contre les manifestants. Cette génération, choquée, s'est indignée. Elle apparaît aujourd'hui comme éveillée à l'action politique.

    [...] L'abbé Pierre-Hervé Grosjean, 35 ans, bientôt dix ans d'ordination, col romain et prêtre du diocèse de Versailles, [...] a créé il y a quatre ans cette université d'été avec ce nom emblématique «Acteurs d'avenir, des décideurs chrétiens pour demain». «Notre intuition, explique-t-il, est de mettre en contact des responsables de tous les domaines de la société qui ne cachent pas leur foi chrétienne avec des jeunes, pour leur montrer qu'il est possible d'avoir des responsabilités importantes tout en ayant la foi. La foi n'est pas un frein, elle ne va pas brider leur ambition, mais va l'orienter vers le service des autres. L'Église est pleinement là dans son rôle d'éveil des consciences.»

    [...] Après deux journées consacrées à l'engagement dans le monde économique, puis dans la vie associative, mercredi était consacré à la vie politique. [...] Les politiques présents étaient d'ailleurs de tous bords: Bernard Poignant, maire PS de Quimper et conseiller du président de la République [et opposé à la loi Taubira, NDMJ], Laurent Wauquiez, député maire UMP du Puy-en-Velay, Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle, qui a débattu avec Philippe Gosselin, député UMP de la Manche, et Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP. [...]"
  • Français de fraîche date et « seniors » enrôlés contre le FN

    Selon une information France inter,  le mariage homosexuel ne fait pas  recette puisque seulement 596 unions, 1% des mariages célébrés dans  les 50 plus grandes villes de France depuis l’adoption de cette loi, l’ont été entre personnes de même sexe. Un pourcentage nettement plus faible que celui du nombre de PACS officialisé dans la même période lors de sa promulgation. A Bollène (Vaucluse), le maire Marie-Claude Bompard (Ligue du sud) a refusé de célébrer l‘union « d’Amandine  et d’Angélique » et même dans un premier temps de signer une délégation. Ce sera finalement l’adjointe à la Culture qui s’en chargera. Une enquête préliminaire avait été ouverte lundi à l’encontre de Mme Bompard par le parquet de Carpentras pour «obstruction à la loi par une personne dépositaire de l’autorité publique», punie jusqu’à  cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende .

     Marie-Claude Bompard, pour justifier  son refus,  avait évoqué  ses « convictions religieuses »,  demandé dans une lettre  l’instauration d’une «clause de conscience, comme cela existe déjà pour plusieurs professions comme celle de journaliste ou de pigiste, afin que les maires puissent voir leur conscience respectée».

     Bruno Gollnisch a réagi à cette affaire, notant qu’ici, au sujet  du prétendu « mariage » homosexuel, « le scandale n’est pas l’attitude de Mme Bompard » mais bien en effet  « le refus d’une clause de conscience ».

     Le Parti socialiste avait parlé dans un communiqué de «discrimination inacceptable». Avec un humour certainement involontaire quand on connaît la régularité avec laquelle les apparatchiks de son parti squattent la rubrique judiciaire, le patron local du PS, Anthony Zilio, s’était essayé à la formule  suivante : « Quand on porte l’écharpe tricolore, on doit respecter toutes les lois. La République, on l’aime ou on l’a quitte » (sic).

     Mais si la gauche invite les « salauds » de nationaux à quitter la « république », c’est pour mieux les remplacer par des électeurs plus conciliants ( ?) ou a tout le moins dont on peut s’attacher la fidélité clientéliste dans les urnes. Le peuple vote mal, changeons de peuple, antienne mondialiste bien connue…

     Ainsi, pour limiter la casse pour l’écurie socialiste aux prochaines élections,  Manuel Valls a trouvé sa méthode. Il  ne prend d’ailleurs  personne par surprise  puisqu’il l’avait annoncé dès son arrivée au ministère de  l‘Intérieur,   tenant en cela toutes ses mauvaises promesses.

     M. Valls, nous l’évoquions sur ce blog  ce lundi  26 août, a choisi d’augmenter de manière vertigineuse le nombre de Français de papier en rendant encore plus laxiste que sous l’UMP au pouvoir (c’est tout dire !) les critères pour distribuer  des  cartes d’identité  française, notamment aux «jeunes» et aux «précaires».

    Manuel Valls a présenté mercredi lors du conseil des ministres  un décret pour « parachever » le dispositif. Celui-ci  vise en premier lieu, pour d’évidentes raisons statistiques,  les immigrés originaires du continent africain, d’autant que  les naturalisés européens votent en général en faveur du FN ou des partis de droite dans les mêmes proportions que les Français de souche…

     Cela s’est d’ores et déjà traduit  avec une hausse officielle de 14% des naturalisations entre juillet 2012 et juillet 2013, dans l’attente d’une augmentation  bien plus forte  sur un an, compte tenu des délais de traitement des dossiers (environ 18 mois)…

     L’autre méthode, consistant à crier au danger FN pour mobiliser le « gaulois » en dressant le tableau apocalyptique d’une France qui serait dirigée par des patriotes,  fonctionnent de moins en moins. Les Français de vieille date restant encore majoritaires,  elle reste cependant à l’honneur.

     En témoigne les derniers propos en date du docteur Michèle Delaunay, épouse Fuchs, actuel ministre délégué aux Personnes âgées de ce gouvernement Ayrault, dont  les Français ne savent pas grand-chose.

      Tout juste les plus attentifs à l’actualité se souviennent que son nom est apparu dans les médias lors de la publication il y a quelques mois, d’une hypocrisie  toute socialiste,  du patrimoine (largement bidonné)  des ministres.

      La multi-millionnaire Mme Delaunay apparaissait en effet juste derrière Laurent Fabius dans le classement des plus  fortunés de ce gouvernement. Ce qui n’est bien évidemment pas une tare à condition de ne pas répéter qu’on « aime pas les riches » comme le fit en son temps le démago François Hollande…et Michèle Delaunay elle même en 2001 rapporte un internaute sur le site de l’Express. Il explique que lorsqu’elle affrontait Alain Juppé aux municipales à Bordeaux, elle accusait alors ce dernier d’être « le candidat des riches » (sic).

     Aujourd’hui notre grande bourgeoise socialiste en appelle à la conscience  éclairée des personnes âgées pour barrer la route au Front National en 2014. Invitée de I-télé et ayant apparemment beaucoup de  temps libre pour réfléchir ( ?), le ministre a exprimé   « ses inquiétudes » sur le poids sans cesse grandissant de l’opposition nationale.

     « J’ai la conviction que les âgés, les personnes âgées, les 15 millions de ressortissants de mon ministère sont la clé de ces élections municipales ». « Jusqu’alors, ils ont fait rempart au Front National »,  a-t-elle annoncé » avec des trémolos dans la voix, ajoutant « espérer et croire qu’ils ne cèderont pas aux sirènes du FN ».

     Il n’est pas certain que Mme Delaunay sera entendue, même si elle part d’un  postulat statistique, des enquêtes d’opinion, des sondages   démontrant en effet que les « seniors » sont  en général les plus rétifs au vote FN, les plus attachés par « conservatisme » mal placé aux partis du Système, l’UMP d’abord, le PS ensuite.

     A lire les commentaires qui ont accueilli les propos de Mme Delaunay, elle devrait avoir de sérieuses déconvenues. Comme l’affirme ce message laissé également sur le site de l’Express et qui résume assez bien le sentiment général : « Je suis une personne âgée. Et croyez bien que si mes vieux os doivent encore construire un rempart, ce n’est certainement pas contre le FN. Votre vie de milliardaire ne vous a pas payé les lunettes nécessaires pour voir la vraie France. Le gouvernement socialiste dérape une nouvelle fois dans le sectarisme et le militantisme partisan. »

     Au vu de l’actualité que nous venons de décrire, les exemples  sont nombreux.

    http://www.gollnisch.com/2013/08/29/municipales/

  • Les veilleurs pacifiques à Nantes

    N
    Face aux voyous :

     

    V

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Comité de Lépante : NON à l’intervention française en Syrie !

    COMMUNIQUÉ du Comité de Lépante
    Dans la situation confuse et terrible qui est celle de la Syrie, où les ennemis et les amis sont indissociables, où ils le sont tour à tour, et où chacun peut avoir commis l’attaque chimique servant de prétexte à l’opération militaire en préparation, le comité de Lépante s’élève :
    Contre l’engagement de la France aux cotés des combattants d’Al Quaïda que nous combattons au Mali.
    Contre l’insupportable compagnonnage qui s’en suivrait avec des tueurs d’enfants et de chrétiens opérant en Syrie en se drapant dans les oripeaux d’une liberté qu’ils n’accordent pas à leurs victimes civiles qu’ils tuent sauvagement.
    Contre le dévoiement de notre Armée au service d’une administration américaine présidée par Barak Hussein Obama, soutien des Frères musulmans, et attelée à la destruction des États-Unis et de l’Europe.
    Contre le risque de voir des nations européennes ou d’origine européenne et chrétienne comme les USA, la France, l’Angleterre et la Russie s’opposer ou se détruire au profit de la barbarie musulmane des pays du golfe et du Moyen Orient en général.
    Contre les dépenses invraisemblables que cette expédition va entraîner pour un pays exsangue et dont le taux de chômage est au plus haut.
    Dans cette opposition à la guerre stupide qui menace, le Comité de Lépante rejoint Résistance Républicaine dans son appel à manifester devant les mairies et souhaite qu’un rassemblement national se tienne dans les plus brefs délais.
  • Comment les socialistes veulent garder le pouvoir en modifiant le corps électoral

    Manuel Valls, lui-même naturalisé tardif (à l’âge de 20 ans) veut doubler le nombre de naturalisations

    Son objectif, transmis aux préfets, est de revenir à au moins 100.000 acceptations de dossiers par an, contre 46.000 en 2012.

     

    Après la Marianne Femen, la prochaine Marianne ?

    Lu dans Le Figaro pour les benêt de droite qui voient dans Valls un sauveur !

    Un coup à droite, un coup à gauche. Après avoir dénoncé les périls du projet de loi Taubira, Manuel Valls, qui clamait à La Rochelle sa fierté d’être socialiste, le prouve sur les naturalisations. Ce mercredi, en Conseil des ministres, il a présenté un décret visant à accentuer la reprise en main de préfets. Afin qu’ils soient encore plus souples dans l’instruction des demandes des étrangers.

    Les préfets de région devront ainsi veiller à la bonne application des consignes dans les départements, à travers des plateformes régionales d’instruction des dossiers. Les premières seront installées à Nancy, Besançon et Beauvais. Déjà, l’Intérieur dévoile les chiffres qui attestent d’un changement de cap : + 14 % de naturalisations sur un an, entre juillet 2012 et juillet 2013.

    Sous l’effet de la loi Guéant, celles-ci s’étaient effondrées, passant de 95.000 en 2010 à 46.000 en 2012. Mais dès sa nomination, Manuel Valls est revenu à des critères moins contraignants dans une circulaire en octobre 2012. Plus besoin d’être forcément détenteur d’un CDI pour espérer obtenir la nationalité française. Un CDD ou contrat d’intérimaire suffisent. Le fait d’avoir été un clandestin n’est plus un obstacle. Les étudiants étrangers et les moins de 25 ans qui résident depuis au moins dix ans France ont également droit à plus de compréhension. Enfin, si l’exigence d’un niveau de français équivalent à celui d’un élève de troisième n’est pas formellement supprimée, le questionnaire sur les connaissances de la culture et des valeurs françaises l’a été ce mercredi.

    « Devenir français, c’est une fierté »

    L’objectif de Manuel Valls est limpide : revenir à un rythme annuel de 100.000 naturalisations par voie ré­glementaire. Il faudra y ajouter les ­naturalisations par mariage, qui bénéficient annuellement à 20.000 personnes.

    Le bilan de toute l’année 2013 dépassera les 14% de hausse de juillet. Déjà, la Place Beauvau se félicite que là où les demandes obtenaient 40 % d’avis favorables des préfets en 2011, le taux est remonté à 61 % aujourd’hui.

    Né en Espagne et naturalisé français à 20 ans en 1981, le ministre de l’In­térieur défend ces « nouvelles orien­tations » : « Il faut combiner droits et devoirs, mais être Français, devenir Français, c’est une fierté », assure-t-il.

    Pour le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé, qui œuvra longtemps au cabinet de Brice Hortefeux, « Manuel Valls souhaite augmenter le nombre de naturalisations afin, dit-il, de faciliter l’intégration des immigrés, alors que devenir Français doit être le résultat d’un parcours d’assimilation à la communauté nationale ».

    Et l’élu de citer un exemple qui illustre, à ses yeux, les errements de la politique actuelle : « Le 17 juin dernier, j’ai assisté, confie-t-il, en préfecture d’Auxerre, à la cérémonie de naturalisation d’une dame portant un voile islamique. » Était-elle vraiment « assimilée à la communauté française » au sens du Code civil ? Le député en doute. L’administration Valls n’y a vu, pour sa part, aucun obstacle.

    Le Figaro  via http://www.actionfrancaise.net/craf/?Comment-les-socialistes-veulent

  • « ÉGALITÉ DES CHANCES » (arc 2006)

    Jean-Louis Borloo et Azouz Begag ont présenté la semaine dernière, en conseil des ministres, le projet de loi qui reprend les mesures annoncées par le gouvernement après les émeutes de novembre, visant à « mettre fin aux situations d'inégalité des chances et aux discriminations dont sont victimes les populations des quartiers difficiles, particulièrement les jeunes ».
    Cette formulation n'est pas seulement d'une parfaite langue de bois idéologique, elle établit que ceux que Sarkozy appelait des voyous et des racailles sont en réalité des "victimes" , selon le vieux schéma gauchard selon lequel les délinquants sont d'abord des victimes de la société. Ce recours, d'emblée, à l'idéologie, est caractéristique de l'ensemble.
    Fourre-tout
    Le projet de loi énumère donc, d'un seul jet, les mesures disparates annoncées ; l'apprentissage à partir de 14 ans, un accès «privilégié» (sic : on croyait que la République avait aboli les privilèges) au contrat "jeunes en entreprise" pour les « jeunes issus de zones urbaines sensibles », la création de 15 nouvelles zones franches urbaines « afin de promouvoir l'emploi au bénéfice des habitants des quartiers en difficulté », la création d'une agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, le renforcement des pouvoirs de la Halde (Haute autorité contre le discriminations et pour l'égalité), qui pourra prononcer des sanctions administratives, la légalisation du testing de SOS Racisme, la mission donnée au CSA de « renforcer la diversité au sein de l'audiovisuel », l'institution d'un "contrat de responsabilité parentale" dans certaines situations familiales, avec une très éventuelle possibilité de suspendre certaines allocations si le contrat n'est pas respecté, le renforcement des pouvoirs des maires « face aux incivilités », la création d'un service civil volontaire.
    L'énumération qu'on vient de lire suit scrupuleusement l'ordre (si l'on peut dire) du texte du conseil des ministres. C'est un véritable fatras auquel il faut encore ajouter la nomination, par anticipation de la loi de six « préfets pour l'égalité des chances » ; pour les régions PACA, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, et pour trois départements d'Ile-de-France ; Essonne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise. Les habitants des autres régions et départements sont donc exclus de cette action de l’État pour l'égalité.
    Ce nouveau projet fourre-tout semble défier la logique la plus élémentaire. Mais c'est sciemment que l'on y mélange, comme le remarque Jean-Marie Le Pen, des dispositions sur l'apprentissage et des dispositions de police de la pensée, elles-mêmes mélangées à la discrimination positive.
    C'est « caractéristique de la méthode désastreuse d'une fausse droite fascinée par la gauche », souligne le président du Front national : « Pour tenter de faire passer une mesure de bon sens, on la plonge dans un bain idéologique propre à satisfaire les lobbies du soi-disant antiracisme. » Enlever les adolescents des bancs des écoles où ils n'ont rien à faire et leur permettre l'apprentissage d'un métier c'est du simple bon sens. Très nombreux sont les adolescents pour lesquels cette perspective est une véritable libération. Mais la gauche et les lobbies de l’Éducation nationale ne l'acceptent pas. Alors on l'environne de toute une série de mesures qui n'ont rien à voir mais qui sont des revendications de la gauche et des lobbies idéologiques. Ce que le gouvernement fait sans peine, tant il a adopté le principe énoncé par Léon Daudet selon lequel le libéral est celui qui pense que son adversaire a raison, au point d'être désormais imprégné jusqu'à l'os par la même idéologie.
    Cela n'empêche en rien la gauche et les lobbies de dénoncer la bonne mesure, tandis que dans le même temps et le même mouvement, comme le constate Jean-Marie Le Pen, « s'aggrave la dictature camouflée sous le nom de "lutte contre les discriminations" qui, par le pouvoir exorbitant de "sanctions" attribué à la Halde, en vient à court-circuiter la Justice ! »
    Le communiqué du conseil des ministres soulignait que ce projet de loi, sur lequel viennent en outre se greffer les mesures pour l'emploi énumérées lundi par Villepin (tout cela est à l'évidence improvisé au jour le jour), s'ajoute au plan de cohésion sociale, au plan d'urgence pour les banlieues, et aux mesures spécifiques à l’Éducation nationale, pour que l'année 2006 soit « celle de la grande cause nationale de l'égalité des chances ».
    Mais cette expression d'égalité des chances, à strictement parler, ne veut rien dire. Sauf si on lui donne un contenu idéologique, à savoir subversif.
    Concrètement, dans la société, comme dans la nature, l'égalité des chances n'existe pas. La gazelle dans la savane n'a pas les mêmes chances face au lion que celle qui vit dans un parc animalier. L'enfant idiot de parents illettrés et alcooliques n'a pas les mêmes chances pour ses études que l'enfant intelligent de bourgeois instruits.
    Il est humain de vouloir corriger, autant que faire se peut, les inégalités de départ. C'est le rôle qui fut assigné à l'école de la République. Une fois entrés à l'école, tous les enfants étaient égaux, comme le manifestait leur blouse unique, et ils bénéficiaient du même enseignement. Ce qui n'était d'ailleurs pas une invention de la République, car nombre d'écoles religieuses procédaient de la même façon.
    Et ce n'est pas un vain mot. Chacun sait que d'innombrables enfants de miséreux ont pu accéder ainsi à des positions enviables. Quoi que l'on en dise, et quelle que soit la faillite de l’Éducation nationale, il en est toujours globalement ainsi, et chacun voit des enfants d'immigrés indigents (puisque les « jeunes issus » mobilisent l'attention) devenir chefs d'entreprise, journalistes ou... ministres.
    Une monstruosité
    Si c'était cela, l'égalité des chances, il n'y aurait rien à en dire. Aussi ce n'est pas de cela que l'on parle. L'« égalité des chances » se confond avec la discrimination dite positive, comme le projet de loi en donne du reste quelques exemples frappants. il s'agit de fabriquer artificiellement une égalité arithmétique entre les citoyens, en « donnant plus à ceux qui ont moins », comme le dit exactement Nicolas Sarkozy.
    Si l'on veut vraiment obtenir cette égalité, il n'y a qu'une solution : supprimer la famille, et élever tous les enfants de la même manière dans des établissements d’État. C'est la vieille utopie socialiste totalitaire, jamais réalisée (du moins à grande échelle), mais jamais abandonnée non plus. Le problème est qu'une telle société est rigoureusement impossible à créer, comme ont dû le constater tous les révolutionnaires. Parce que la société n'existe que par les familles, Or les familles sont forcément dissemblables, inégales. L'égalité des chances, vue de façon idéologique, est une chimère. À savoir une monstruosité. Mais nous y (re )voilà en plein.
    Y. Daoudal National Hebdo du 19 au 25 janvier 2006

  • Plainte contre Hollande "pour travail dissimulé" et "menaces sur une victime"

    Lu sur Valeurs Actuelles :

    "Une plainte avec constitution de partie civile pour “travail dissimulé” et “menaces et intimidations visant une victime” a été déposée, en mars, contre François Hollande et son conseiller à l’égalité et à la diversité, Faouzi Lamdaoui.

    Les deux hommes sont également visés par une action aux prud’hommes, qui sera jugée le 2 octobre. À l’origine de cette double procédure : Mohamed Belaid, un ancien chauffeur de celui qui n’était pas encore chef de l’État. L’affaire, qui vient de rebondir, remonte à décembre 2008. Venant de quitter la tête du PS, Hollande, s’il dispose toujours d’une voiture avec chauffeur en Corrèze, en tant que président du conseil général, n’en a plus à Paris. Selon le plaignant, Lamdaoui, l’une de ses relations, lui propose alors d’officier pour Hollande contre 1 500 euros par mois. Mais Belaid ne sera pas payé. Six mois plus tard, il cesse son travail. Plusieurs témoignages et documents (dont un de la société Hertz) attestent de son emploi. L’ex-chauffeur affirme avoir aussi été victime de menaces. En décembre 2012, après l’élection de Hollande, un membre du cabinet de Christiane Taubira et un journaliste l’auraient aussi approché afin, dit-il, de lui proposer un « arrangement »."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Sociale-traîtrise quand tu nous tiens

     

    Article publié dans l'Action Française du 2 au 15 mai 2013

    Par Adrien Abauzit

    Le constat est tellement évident que nous avons presque honte de le dire : le PS est depuis le « tournant de la rigueur » (1983), un parti qui travaille officiellement pour les intérêts de l'oligarchie financière.

    Une fois revenu au pouvoir, il était donc annoncé qu'il trahisse à nouveau la France. En témoigne son travail depuis onze mois : adoption du TSCG, validation du MES, énième ralliement au libre-échange via le rapport Gallois et avortement du Glass-Steagall Act tant promis. N'oublions pas non plus le marché transatlantique, prévu de longue date, contre lequel le PS, évidemment, omettra de mettre son véto le moment venu.

    A côté de tout cela, sur la base de l'Accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, le PS nous prépare, dans sa réforme prochaine du droit du travail, un clou du spectacle auquel nous ne voulions croire : le détricotage en douce du CDI.

    Ce qu'est le CDI et ce qu'il va en rester

    Un CDI est un contrat de travail qui offre deux garanties au salarié. Un, le contrat de travail ne peut être régulièrement rompu qu'en cas de cause réelle et sérieuse de licenciement. Deux, l'employeur ne peut modifier unilatéralement le salaire, le temps de travail, la qualification et le lieu de travail du salarié.

    Grâce à ces deux garanties, le salarié dispose d'instruments qui lui permettent de défendre ses conditions de travail contre l'employeur malveillant. Autrement dit, les abus de l'employeur sont soit empêchés, soit sanctionnés en justice le cas échéant. A cet égard, la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation, globalement favorable au salarié, veille à ce que le CDI reste un « donjon », c'est-à-dire que sans l'accord du salarié, son contrat de travail reste inchangé.

    Pour démonter cette jurisprudence, Hollande, comme à son habitude, finasse. Une loi dont l'article 1er serait : « les garanties offertes par le CDI sont abolies » ferait mauvais genre, puisqu'officiellement François Hollande est de gauche et que le souvenir du CPE est toujours dans les têtes. Hollande a donc préféré laisser les syndicats et le MEDEF conclure un accord ; un accord écrit en novlangue suffisamment complexe de technique juridique pour que le quidam moyen soit circonvenu.

    Parmi les nombreux points de la réforme, deux se distinguent par leur importance : les accords de maintien dans l'emploi et la négociation sur la mobilité interne.

    L'accord de maintien dans l'emploi est un accord d'entreprise qu'il sera possible de conclure en cas de difficultés financières de l'entreprise. L'accord permettra à l'employeur de trouver « un nouvel équilibre global dans la répartition salaire/temps de travail/emploi ». Traduction : l'employeur pourra augmenter le temps de travail du salarié et baisser son salaire, s'il s'engage en contrepartie à ne pas le licencier. Si le salarié refuse de se plier à l'accord, il sera licencié et la cause réelle et sérieuse de son licenciement sera attestée par l'existence même de l'accord. En résumé, l'employeur pourra licencier sans véritable cause réelle et sérieuse et il sera libre de modifier la rémunération et le temps de travail contractuellement prévus.

    La négociation sur la mobilité interne permettra à l'employeur de muter le salarié aux quatre coins de la France sans lui demander son avis. En cas de refus du salarié, il sera licencié et la cause réelle et sérieuse de son licenciement sera réputée. Là encore, l'employeur licenciera en l'absence de véritable cause réelle et sérieuse. Quant au secteur géographique dans lequel le salarié s'était engagé à travailler lors de la conclusion de son contrat de travail, il n'existera plus.

    La modification unilatérale de la rémunération, du temps de travail et du lieu de travail, ainsi que la création de causes réelles et sérieuses de licenciement artificielles nous font aboutir à la conclusion suivante : du CDI, ne restera que des lambeaux.

    Apportons un bémol. Les mesures précitées ne pourront se faire qu'en cas d'accord d'entreprise. Ainsi, les PME, désert syndical oblige, en seront exclues de facto. Leurs salariés peuvent respirer.

    Des syndicats aux ordres du Système

    Ne nous attardons pas sur les syndicats signataires de l'ANI, à savoir la CGC, la CFDT et la CFTC : par leur simple signature, ils ont démontré leur obéissance aux ordres de l'oligarchie financière.

    Intéressons-nous d'avantage aux syndicats qui officiellement protestent contre la réforme, c'est-à-dire la CGT et FO. Notons qu'ils n'ont absolument aucune légitimité pour critiquer le gouvernement puisqu'ils ont appelé à voter pour François Hollande. Ils sont donc les complices des estocades portées contre le CDI.

    Rappelons-nous ensuite le printemps 2006. En pleine rivalité Villepin-Sarkozy, nous vîmes tous les syndicats manifester et bloquer les services publics pour demander l'abrogation du fameux CPE. Ce contrat consistait en ceci : allonger la période d'essai à deux ans et supprimer la procédure de licenciement (et non le motif de licenciement).

    Le dispositif du CPE, réservé aux moins de 26 ans, ne s'attaquait pas à la substance du CDI que sont les deux garanties précitées. Il était donc nettement moins attentatoire aux droits des salariés que les accords pour le maintien dans l'emploi et la négociation sur la mobilité interne.

    Logiquement, on pourrait s'attendre à ce que les syndicats bloquent une nouvelle fois la France. Mais au lieu de cela, la CGT et FO ne font que des manifestations on ne peut plus classiques, soit des manifestations absolument inoffensives pour le pouvoir.

    Moralité ? Les syndicats savent d'instinct ce que le Système attend d'eux, ce qu'il leur autorise à faire. Il est déjà écrit qu'ils se plieront aux injonctions du Système. Et pour cause : leur financement provient essentiellement de subventions publiques et de la Confédération européenne des syndicats, elle-même sous perfusion financière de la Commission européenne.

    Sociale-traîtrise, quand tu nous tiens...

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