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France et politique française - Page 4766

  • Action des Identitaires à Nuits-Saint-Georges : la presse s’en amuse et parle de mosquée imaginaire

    Action des Identitaires à Nuits-Saint-Georges : la presse s’en amuse et parle de mosquée imaginaire

    NUITS-SAINT-GEORGES (NOVOpress) – Dimanche 28 juillet, à 15 heures, une vingtaine de militants identitaires se sont regroupés devant la mairie de Nuits-Saint-Georges, et ce derrière une banderole « Pour ton identité, non à la mosquée ». Et ce pour manifester contre le projet d’une future mosquée à Nuits-Saint-Georges. Prise de parole et défilé étaient au programme de cette action, le tout sans incident.

    Deux journalistes suivent cette action: une du Bien public et un de Vivre à Chalon. Si l’article de ce dernier reste objectif, le Bien public titre : « Les identitaires manifestent contre une mosquée imaginaire… » et ne reprend qu’une phrase des déclarations de Mathieu Bouchard, le responsable identitaire local, alors que ce dernier s’est entretenu une demi-heure les journalistes.

    L’article titré ainsi est publié le dimanche à 18 heures sur le site du Bien public. Là, Mathieu Bouchard téléphone à la journaliste pour lui faire part de son mécontentement. Elle le rappelle 15 minutes plus tard en s’excusant presque et en indiquant que ce n’est pas elle qui a écrit le titre de l’article. Elle termine en précisant qu’elle n’a pas le pouvoir de changer ce titre mais que Mathieu Bouchard devrait voir avec Francis Ziegelmeyer, rédacteur en chef du Bien public. Mathieu Bouchard a donc adressé un mail au rédacteur en chef, mail dont il attend toujours la réponse…

    Suite à cette non-réponse, Mathieu Bouchard rappelle la rédaction du Bien public ce matin, qui lui passe l’agence de Beaune où la standardiste lui donne un rendez-vous téléphonique avec le chef d’agence. Ce dernier appelle le responsable identitaire cet après midi pour un nouvel article à paraître demain mercredi.

    Crédit photo : DR http://fr.novopress.info

  • Qu’ils s’en aillent tous ! par Pieter KERSTENS

    Dire ce que l’on voit, parce que toute vérité est bonne à dire, même si elle ne fait pas plaisir à entendre, ne fait plus partie des dialogues depuis que les médias (dépendants des subsides publics et donc du pouvoir politique) nous ont imposé le « Politiquement Correct » pour que la Police de la Pensée puisse sévir contre les rebelles à la Pensée Unique.
    Pieter Kerstens
    Sous la 5ème République, les ministres de l’Intérieur successifs, de Raymond Marcellin à Brice Hortefeux, de Gaston Defferre à Manuel Valls, en passant par Pierre Joxe ou Nicolas Sarközy (2 fois), TOUS ont combattu les mouvements nationalistes coupables à leurs yeux de défendre les racines de notre civilisation et notre identité européenne.
    Depuis des décennies, les procès multiples et les interdictions ont accablé notre Famille politique alors que les fauteurs de troubles gauchistes ont été curieusement épargnés, à quelques rares organisations près… 
    Mais à la longue, il est quand même délicieux de constater que la réalité dépasse aujourd’hui les utopies et les rêves de tous ceux qui nous ont imposé les mythes de la société « multiculturelle » et « pluriethnique », que ce soit à Stockholm avec Olof Palme, où à Madrid avec Calvo Sotelo, ou encore à Bruxelles avec Wilfried Martens et à Paris sous la présidence de François Mitterrand.
    Comme l’ont reconnu A.Merkel, D.Cameron et N.Sarközy, cette idéologie du melting-pot à tous les étages a été un véritable échec et le commun des mortels peut maintenant contempler le désastre et la réelle catastrophe engendrée par cette immigration «colonisation», imaginée, planifiée et imposée par les laquais de l’euro-mondialisme au prétexte fallacieux d’être l’unique recours et la seule solution au déclin démographique européen. Comme s’il n’existait aucun stimulant à la relance de la natalité…
    LA MÉDIOCRATIE A PRIS LE PAS SUR LE MÉRITE ET LA CORRUPTION GANGRÈNE TOUS LES ESPRITS
    En obéissant, il y a quelques années, aux ordres de l’ONU -suggérant de faire venir plus de 150 millions d’immigrés en Europe- pour « rajeunir » les Peuples, les chefs d’État et de gouvernement de notre continent sont les responsables d’une invasion d’individus qui ne s’intègrent pas dans notre société et ne souhaitent nullement s’assimiler à nos coutumes, nos traditions et nos valeurs. Leur principale motivation, à part quelques exceptions, était de pouvoir gagner chez nous sans travailler, 10 fois plus que dans leur pays d’origine en travaillant; et que l’on ne me raconte pas que les immigrés maghrébins de la 3ème génération sont un exemple de conscience professionnelle, d’assiduité aux études ou d’honnêteté. Et s’ils ne sont pas contents, qu’ils s’en aillent… tous !
    Mais quels exemples les États (du Nord au Sud de l’Europe) ont-ils donc montré à ces immigrés venus d’ailleurs ? Partout, nos pourriticards ont fait preuve de laxisme, d’angélisme, de lâcheté et de décadence, face aux forces du capitalisme apatride et aux lobbies du libéralisme cosmopolite. Ils ont tout cassé et tout abandonné. Ils livrent nos citoyens à la décadence et à la ruine de notre civilisation. Il n’y a plus de morale.
    DISPUTES, BOUSCULADES, ÉCHAUFFOURÉES, ÉMEUTES OU GUÉRILLAS URBAINES ?
    Ces derniers mois, alors que le Régime tentait de minimiser les faits, d’innombrables exactions ont eu lieu dans le RER, au Trocadéro, lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny et à Trappes. Peu d’interpellations, peu de mises en examen et pas d’incarcérations, alors que les forces de l’ordre comptaient de nombreux blessés et que les dégâts étaient importants !
    Par contre, et sur ordre du gouvernement, les participants aux différentes « manifs pour tous » ou les « veilleurs » ont, eux, fait l’objet d’arrestations multiples et arbitraires et Nicolas, lui, a été mis derrière les barreaux malgré une absence de casse ou de violence physique envers les forces de l’ordre. On peut se poser des questions et la première est celle-ci : « Pourquoi autant de mansuétude et de tolérance vis-à-vis des racailles ? »
    Aux cris de « Allah Akbar » les casseurs du Trocadéro et de Trappes ont lancé des cocktails Molotov, des pavés et des boulons contre les forces de l’ordre ; des pillages de magasins ont été montrés dans diverses vidéos et la volonté systématique de se battre contre les fonctionnaires représentants la Loi a été établie.
    Le gouvernement avec une lâcheté grandiose ne semble pas vouloir sévir envers les occupants musulmans, telle serait l’analyse de ces faits à répétition.
    Et cet état d’esprit règne à tous les niveaux du pouvoir, que ce soit à Lille, à Montpellier, à Nantes ou à Avignon.
    Dès lors, on peut s’attendre à ce que dans l’avenir, une petite racaille devienne une Gross Krapule et les banlieues sensibles autant de foyers de guérillas urbaines !
    Cette « chienlit » qui parade bénéficie de facto de l’indulgence de Manuel Valls et a contrario, Esteban et Samuel croupissent dans les geôles de la gueuse parce qu’ils étaient en état de légitime défense face à l’attaque d’un groupe gauchiste auquel participait Clément Méric, décédé accidentellement d’un coup de poing. Il ne faut pas confondre agresseurs et agressés: allons tous au rassemblement du 14 Septembre à Paris, pour exprimer notre soutien aux prisonniers politiques.
    Que ce soit la Gauche ou la Droite, depuis 40 ans, ils refusent d’affronter nos priorités : Chômage, Impôts, Immigration, Insécurité, Corruption, Mondialisme.
    RIEN n’a changé, au contraire, TOUT s’est aggravé ! Alors, l’an prochain, ils n’auront pas nos voix non plus !
    « Retenez la leçon, Peuples trop accueillants :
    À la gent famélique, point ne devez promettre.
    Ces êtres arriérés, assassins et pillards
    Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.
    Vous en invitez un, l’emplissez d’ortolans,
    Et c’est jusqu’à vos clefs qu’il faut lui remettre. »
    Jean de La Fontaine. « Le chien et les chacals. »
  • Les vitraux des guerre de Vendée passés au bulldozer ?

    Il faut sauver l’église de Saint Hilaire de Mortagne-sur-Sèvre ! (photo du vitrail dit de la "messe blanche", rare reproduction d’une messe clandestine pendant la révolution dite française au cours de laquelle, les prêtres emprisonnés avant d’être achevés et les fidèles catholiques harcelés, ces derniers se rassemblaient pour prier sans prêtre pour une "messe blanche").

    Du site Vendée - Chouannerie :

    "Fermée au culte depuis 2007 sur arrêté municipal, l’église Saint-Hilaire de Mortagne est menacée de démolition. Cette église dont la construction est assez récente (celle-ci a débuté il y a tout juste 110 ans, en avril 1903), n’en demeure pas moins un édifice religieux méconnu. Ce lieu de culte recèle quelques petits trésors antérieurs à 1903. Ces éléments non visibles de l’extérieur sont intégrés dans l’édifice. Cet article vise à faire connaître ces éléments que l’on ne voit pas forcément de l’extérieur et qui donnent une grande valeur à ce bâtiment (...)

    L’église Saint-Hilaire de Mortagne est aussi connue pour la richesse de sa statuaire intérieure riche de nombreuses statues polychromes. Deux de ces statues sont particulièrement remarquables, il s’agit de celle de Saint-Hilaire et celle de Saint-Sébastien, classées à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1973. Ces œuvres d’art datent de la fin du XVIIème siècle et ont été sculptées par Jean Bibard, un artiste de Saint-Laurent-sur-Sèvre".

    La suite sur le Salon Beige

    http://www.actionfrancaise.net

  • Comment réagir aux dissolutions et aux intimidations ?

    Retrouvez cet article sur http://www.boulevardhitler.com/bhitler/2013/07/comment-reagir-aux-dissolutions-et-aux-intimidations/

    Avant de commencer, je tiens à préciser que les propos suivants n’engagent que moi. Mon seul lien avec Boulevard Hitler est celui de proposer des articles qu’ils décident de publier, ou non, selon leurs envies ou l’actualité. Par ailleurs, je ne suis pas un cadre de l’Œuvre française, ni des Jeunesses Nationalistes. C’est donc en homme libre que je m’exprime ici. Je m’excuse d’avance auprès des journalopes qui auraient voulu faire le rapprochement Œuvre française = Boulevard Hitler = bête immonde = Bobardour-sur-Glane = blablabla, etc. Vous n’aurez pas ce plaisir !

    Manu Valls, ministre de l’Intérieur (mais on ne sait pas de quel pays) est catégorique : la haine ne passera pas ! Et quand Manu tape du poing sur la table, ça cogne dur ! Enfin… seulement quand il tape sur les nationalistes. Pour ce qui est de faire régner l’ordre, c’est plus compliqué.

    Mais il faut le comprendre Manu, il n’a pas le choix. On ne peut pas faire venir des millions d’Africains et de Maghrébins en France et tenter d’instaurer l’ordre en même temps. C’est comme si vous essayiez de vider le contenu d’une bouteille tout en la remplissant, ça n’a pas de sens. Alors, il faut que Manu bande ses muscles et joue la comédie pour sauver la face. S’en prendre aux nationalistes, ça ne lui coûte pas grand-chose, à part son honneur. Mais ça, il n’en a cure. L’intéressé l’a déjà perdu il y a bien longtemps…

    C’est donc dans un élan de désespoir aveugle que la dissolution de l’Œuvre française et des Jeunesses Nationales a été prononcée le 24 juillet dernier. Un recours a été logiquement engagé pour contrer cette décision arbitraire. Concernant le fond, les raisons diffèrent. Si l’on tient compte du discours prononcé par Manu (digne d’un documenteur sur l’Holocauste), c’est à cause du wacisme !

    Pour ce qui est de la véritable raison, il s’agit bien entendu d’un aveu de faiblesse d’un système qui vient de mouiller sa petite culotte.

    Maintenant que les faits sont replacés dans leur contexte, revenons à la question principale : comment réagir aux dissolutions et aux intimidations ?

    Pour cela, imaginons notre combat politique comme un combat de boxe. L’ennemi est en face de nous et vient de nous donner un coup. Soit. Quelle est la bonne réaction ?

    La première réaction (et la plus naturelle) est de tenir compte de ce coup. Il faut le noter, mais il ne faut ni le minimiser, ni l’amplifier. Notre visage est égratigné par un crochet et ignorer ce fait par orgueil ou inconscience serait une erreur. Le but est surtout de résoudre notre problématique et de vite passer à l’étape suivante. Pour ne plus devoir subir cet affront à l’avenir, la seule question qui doit hanter notre esprit à ce moment-là doit être : comment l’ennemi a réussi à placer son coup ?

    Notons tout d’abord que ce ne sont pas les seuls mouvements nationalistes concernés par cette mesure ces derniers temps. Des groupes nettement plus tièdes tels que 3ème voie et les JNR ont eux aussi goûté à la Vallseuse pour des raisons fallacieuses. Officiellement, tout est parti du poing serré d’Esteban qui a terminé sa course dans le visage d’un opposant politique. Ajoutez à cela une bonne dose de surexposition médiatique saupoudrée de gauchisme primaire et vous obtenez une bonne vieille merde bien-pensante. Dans les faits (c’est avéré depuis grâce aux caméras de surveillance), la crasse qui entoure la CNT et les “antifas” a agressé un groupe inférieur en nombre alors que ce dernier refusait toute bagarre. Comme n’importe qui d’autre à sa place, Esteban a choisi de ne pas tendre l’autre joue et s’est donc défendu contre un bourgeois de Sciences-Po venu donner des leçons de lutte des classes. Puisque les faits démontrent clairement une légitime défense et que les analyses sérieuses nous poussent à dire que les JNR n’étaient clairement pas la division Das Reich tant annoncée, destinée à effrayer le citoyen moyen, pourquoi cette dissolution ?

    La raison est simple : quand le système veut profiter d’un évènement pour asseoir sa domination, il n’hésite pas. Il faut oublier le principe erroné selon lequel nos dirigeants seraient doués d’empathie et de bienveillance. L’ennemi est une lâche sous-pute et nous devons le traiter ainsi.

    Nous pouvons aussi en déduire deux choses primordiales : il ne sert à rien de vouloir revêtir l’habit du moine mi-assumé, mi-gêné, puisque les conséquences sont les mêmes, à savoir la dissolution. Le système se fout de savoir si votre portrait d’Adolf est caché dans votre chaumière ou s’il trône fièrement dans votre salon. Une fois que vous êtes dans le viseur, l’Engeance tire, point final. Alors, plaçons fièrement le Führer à la vue de tous, cela nous évitera au moins les querelles et les migraines. Deuxième conclusion qui découle de la première, cette quête éternelle de respectabilité que l’on nous fait miroiter depuis tant d’années ne fonctionne pas. Pire, elle nous divise et nous fait mettre un pied dans un engrenage dangereux. Pour la petite analogie rigolote, dîtes-vous que si l’on commence par valider les faits historiques de la Seconde Guerre mondiale, on finit par compter les kippas avant de s’endormir dans le lit de Collard.

    Concernant l’’Œuvre française et les Jeunesses Nationalistes, analysons les évènements antérieurs à cette dissolution (je rappelle qu’un recours en référé est engagé, NDLR). Pour le coup, il se trouve que Flamby n’a rien à se mettre sous la dent comme prétexte bidon pour justifier son excès de zèle. Certes, les cadres dynamiques démontrent leur force et leur courage dans des ACP (Actions Coup de Poing, NDLR) gargantuesques, mais de là à faire croire aux masses qu’ils sont d’effroyables égorgeurs d’enfants orphelins, le compte n’y est pas. Et les dernières photos du salut olympique d’Alexandre Gabriac, censé incarner à lui tout seul la fameuse bête immonde, ne prennent plus.

    C’est la petite bête qu’immonde, qu’immonde…

    La bête n’effraie plus personne, pas même la ménagère de moins de cinquante ans. Le concept pourri a été trop usé par la caste journalistique et le système est pris à son propre piège. En plus de défier fièrement le système, les jeunes garçons et les jeunes filles concernés poussent le bouchon jusqu’à arborer de magnifiques sourires pétris de malice et de jovialité. Malgré les reportages mélangés à des procès à charge, diaboliquement orchestrés et détournés, la sympathie et l’envie des militants crèvent l’écran. L’effet boule de neige est enclenché, les adhésions idéologiques et matérielles s’enchaînent, et le système découvre, avec ses gros yeux globuleux et ébahis, qu’un couteau menace sa gorge putréfiée. Il n’a pas le choix, il doit risquer de prononcer une dissolution injuste, au risque d’accroître la colère populaire. Mais l’injustice, c’est sa spécialité…

    Ne nous y trompons pas, ce n’est pas la raison ni l’assurance qui le pousse à agir ainsi, mais la peur. La peur de voir cet élan formidable lui arracher ses racines pourries, dans un processus exponentiel d’adhésion à la cause nationaliste. Il n’est pas confiant dans ses gestes, il tremble. Il vient d’abattre la dernière carte qui lui restait dans ses mains et frémit à l’idée d’affronter le retour de son pernicieux boomerang.

    Action et… réaction !

    Retour sur le ring. N’oublions pas, nous venons de prendre un coup et nous en savons plus désormais sur sa provenance. Mais je dois vous confesser quelque chose avant de poursuivre… ce combat n’est pas véritablement un combat de boxe. À la fin, il n’y aura aucun arbitre pour lever le poing du vainqueur et aucune femme aimante pour consoler le vaincu. Non. À la fin de ce combat, il n’y aura qu’un seul vainqueur… et un mort. Ce sera soit la fin de notre existence en tant que peuple, soit la fin de la pourriture cosmopolite. C’est une raison de plus pour placer toutes nos forces dans ce combat. Puisqu’il en va de nôtre vie, nous avons le devoir d’y engager toute notre énergie et notre cœur !

    La meilleure défense, c’est l’attaque !

    Qu’on se le dise, nous n’allons pas passer toute notre vie à prendre des coups sans broncher. Pas question non plus de s’adonner à la pleurniche. Certes, il faut éviter les embuscades ennemies et s’adapter aux offensives, mais il faut aussi et surtout savoir prendre l’initiative et ne pas se laisser abattre. Vous allez me dire que c’est facile de dire ça quand on est un chroniqueur qui n’est pas en charge d’un mouvement vieux de plusieurs décennies et menacé par les balles ennemies. Vous n’avez pas tort. Je ne peux mesurer à quel point il peut être démoralisant, par exemple, pour un chef de section, d’être confronté à la dissolution d’un mouvement dans lequel il a placé tous ces espoirs. Et pourtant, il va bien falloir remonter la pente.

    Ils peuvent promulguer toutes les lois et tous les décrets qu’ils veulent, cela ne changera rien à notre détermination. Apprenons à apprécier la sueur qui découle de nos efforts, car elle est le gage de notre réussite. Pour chaque coup porté à notre encontre, rendons la pareille en décuplant nos forces.

    On ne dissout pas l’Œuvre française, ni les Jeunesses Nationalistes, pas plus qu’on ne peut dissoudre la France ou les Français. Car ce ne sont pas des partis, des syndicats d’intérêts avec leurs belles permanences, leurs créances, leurs employés, leurs prébendes, leurs mandats… ce sont des mouvements qui prennent leur origine dans la France, c’est le souffle de vie de cette Patrie irrévocable, qui s’incarne en chacun de nous. Un mouvement ne s’arrête pas, c’est son essence même.

    Nous n’allons pas lâcher prise parce qu’une boulette de papier tamponnée du sceau dégoûtant de la raie publique nous l’ordonne. Une dissolution ? Oui, celle du gouvernement ! Et si une association venait encore à tomber, une centaine d’autres verraient le jour. La beauté de notre idéal est capable de terrasser n’importe quel concurrent, aussi perfide et belliqueux soit-il. Il suffit d’étendre notre sphère d’influence, de soutenir nos camarades, de mobiliser nos troupes, de structurer nos attaques et surtout de garder confiance. Rien ne peut écraser une armée de soldats politiques courageux, sûrs de leurs convictions.

    En avant la victoire !

    Pierre Petrus http://pierrepetrus.wordpress.com/

  • De l’idéologie hippie au mariage pour tous, par Jean-Luc TARI

    Mai 68 marque l’apogée d’un mouvement de libération contre un ordre moral étouffant et un jaillissement d’utopies politiques. Les sociétés révolutionnaires présentées dans les années 60 comme l’avenir de l’humanité (maoïsme, communisme, castrisme...)  sont passées de mode car elles ont échoué lamentablement partout où elles ont été instaurées.

    Peace and Love !
    La gauche s’est convertie à l’ultra-libéralisme en matière de flux migratoires et de  mœurs avec le mariage homosexuel. Le pouvoir socialiste n’est ni socialiste ni social, mais seulement opportuniste et moralisateur. L’idéal de paix et d’amour ne s’applique manifestement pas aux opposants au pouvoir socialiste !
    Toutefois le mouvement soixante-huitard continue de prospérer sur le plan de la morale. En effet, les idéaux hippies ont été recyclés par l’idéologie « bien-pensante » actuelle.
    L’obligation d’être tolérant et de s’ouvrir aux autres est martelée quotidiennement par les médias politiquement corrects. Dans les années 70, le mouvement hippie était une contre-culture minoritaire. Mais aujourd’hui, cette contre-culture cherche à devenir la doxa universelle.
    Cette idéologie considère les différences de races, de religions et de nationalités comme secondaires. Tous les hommes doivent vivre d’amour et d’eau pure, et former une communauté fraternelle universelle : Peace and Love !
    L’idéologie socialiste actuelle a intégré cette utopie dans son discours au prix d’une trahison. En effet, le socialisme est à l’origine un mouvement prolétarien. Mais aujourd’hui l’application du principe de fraternité universelle impose de défendre les intérêts des immigrés. Ce  sont eux les nouveaux damnés de la Terre qui méritent l’attention des théoriciens socialistes.
    Ceux-ci ignorent que l’afflux constant d’immigrés provoque une pression à la baisse sur les salaires des ouvriers. Les socialistes ignorent aussi que l’immigration favorise le chômage des travailleurs français les moins diplômés ; ceux-ci étant en concurrence avec des migrants prêts à travailler au noir pour un faible salaire. Les socialistes se moquent également que les Français soient en concurrence avec les immigrés pour obtenir une place en HLM ou dans une crèche. Les intellectuels de gauche se vengent ainsi de la classe ouvrière qui n’a pas fait la révolution qu’elle aurait dû réaliser selon la théorie socialiste !
    La gauche s’est convertie à l’ultra-libéralisme en matière de flux migratoires. Il faut laisser les immigrés de toutes les nationalités entrer en France en application du principe de fraternité universelle. De plus, le regroupement familial est mis en œuvre afin de créer une société multiculturelle et multiraciale. Les différences culturelles et raciales étant insignifiantes selon la doxa socialo-hippie, ce métissage ne doit pas poser de problèmes. Les intellectuels de gauche déçus par l’échec du communisme retrouvent même une nouvelle utopie : la société multiculturelle et multiraciale est le nouveau paradis à construire pour l’humanité !
    La gauche s’est convertie à l’ultra-libéralisme en matière de  mœurs avec le mariage homosexuel. Mais elle ne propose rien au peuple français dans son ensemble, elle s’engage dans des réformes qui ne concernent que certaines minorités : droit de vote pour les immigrés, gestation pour autrui et procréation médicalement assistée.
    Ces réformes sociétales permettent de cacher la vacuité du discours socialiste sur le plan économique et social. Le pouvoir socialiste n’est ni socialiste ni social, mais seulement opportuniste et moralisateur. Il s’est transformé en un clergé condescendant qui cherche à empêcher la libre expression des opinions contraires à la doxa socialo-hippie. Des inquisiteurs au service de cette doctrine commencent par stigmatiser les opposants aux réformes du gouvernement.
    Ensuite le pouvoir n’hésite pas à gazer les manifestants dont le seul tort est d’être trop nombreux. L’idéal de paix et d’amour ne s’applique manifestement pas aux opposants au pouvoir socialiste !
  • Communiqué : Courrier d'informations de l'Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire

    Chers amis,

    Comme vous le savez, le Centre Royaliste d’Action Française présidé par Stéphane BLANCHONNET et la Restauration Nationale co-dirigée par Bernard PASCAUD et Hilaire de CREMIERS (Directeur de Politique Magazine et de la Nouvelle Revue Universelle) se sont rapprochés.

    L’URBVM, organe de la Restauration Nationale en Bretagne et Vendée, issue de l’école d’Action Française, a également entrepris ce rapprochement. C’est ainsi que notre ami Amaury de PERROS, Délégué Général du CRAF pour la Loire Atlantique, a accepté de prendre la Vice-Présidence de l’URBVM.

    Créée en 1972, l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire (URBVM) s’efforce de démontrer la pertinence de la pensée d’Action Française au sein de notre région. Hier sous l’égide de l’infatigable Jean-Richard d’AMPHERNET et aujourd’hui présidée par Jean-Christophe VISOMBLAIN avec l’aide précieuse de Julien de COURCELLES (Secrétaire Général), l’URBVM poursuit et développe son action.

    Comme certains l’ont constaté depuis quelques mois en Loire Atlantique, plusieurs de nos cadres d’Action Française ont été aux avant-postes de la contestation de la loi Taubira par le biais de tous les collectifs de défense de la famille sans exclusive aucune (LMPT 44, Veilleurs, Printemps Français, Unions des Enfants Nantais, Hommen, Croquant Nantais, Nantais Pour la Famille…).

    Les Jeunes nantais d’Action Française (Action Française Etudiante) ont été aussi le fer de lance de cette contestation sous la houlette de notre jeune ami salarié FANCH, puis dans le Morbihan sous la direction du dynamique Augustin DEBACKER (responsable de la communication AF/URBVM sur les réseaux sociaux et Internet dont notre site s’enorgueillit de plus de 700 connexions par semaine).

    Action réfléchie et formation doctrinale ont toujours été les maitre-mots de l’école d’Action Française. Il nous appartient de démontrer aujourd’hui (plus qu’hier peut être, étant donné le climat propice), l’inanité de notre système politique. Comment et par quel processus, sommes-nous arrivés à cet état de délabrement moral, spirituel et politique en France. Comment des lois iniques ont pu être votées au mépris de toutes les valeurs civilisatrices et anthropologiques ?

    Certes, l’esprit révolutionnaire de mai 1968 est en partie responsable de ce délitement, mais nos institutions ne sont-elles pas, elles aussi à pointer du doigt ? Plus clairement, le système de représentation nationale n’est-il pas responsable ? En d’autres termes, c’est bien le parlement qui est à l’origine du vote des textes de loi. Et ces lois (anti-famille par exemple, car l’exemple ici est particulièrement criant) sont bien d’inspiration idéologique ? Et l’idéologie d’où vient-elle ? Des partis, n’est-ce pas ? Alors si nous pensions autrement. Si nous commencions à jeter les bases d’une nouvelle organisation de la cité où les partis n’auraient plus le monopole de la représentation nationale. Voilà un des préalables à mettre en avant dans le cadre d’une refonte institutionnelle française.

    En 1789, les organes de représentation du peuple français (états généraux, ordres et parlement) étaient devenus obsolètes mais l’esprit idéologique et révolutionnaire soufflait. En 2013, la remise en cause du système représentatif est également criante mais le souffle de l’esprit et de la jeunesse est d’essence chrétienne et non-révolutionnaire. Alors, tout est espérance même si d’autres problèmes cruciaux persistent, liés à notre identité face à ces poussées migratoires particulièrement importantes.

    C’est la raison pour laquelle, nous tenions à vous informer de la mise en place de cercles d’étude à destination des jeunes (lycéens, étudiants et professionnels) qui se dérouleront le 4ème samedi de chaque mois en vue d’apporter une formation politique, économique et doctrinale à nos jeunes générations. Le premier cercle d’étude se tiendra le samedi 28 septembre 2013 à 15h00. Le lieu de la réunion sera précisé ultérieurement. Parallèlement, le Conseil d’Administration de l’URBVM composé de huit administrateurs se réuni également mensuellement pour définir les actions, la ligne directrice de notre journal « PRO » et la stratégie de diffusion de nos idées dans notre région Bretagne, Vendée et Loire Atlantique.

    Nous vous rappelons que nous avons repris tout dernièrement l’association l’INSTITUT NANTAIS HISTORIQUE ET LITTERAIRE qui était présidée par feu notre ami Bernard MALLET. Elle permettait de réserver les salles pour les conférences de l’URBVM, y compris celles d’associations amies qui souhaitaient bénéficier d’une location de salles sur Nantes. Elle conservera bien évidemment cette vocation.

    Dans l’attente de vous retrouver,

    Nous vous prions d’agréer, chers amis, l’expression de nos cordiales salutations d’Action Française.

    Amaury de Perros, Délégué Général du CRAF, Vice-Président de l’URBVM Julien de Courcelles, Secrétaire Général de l’URBVM, Président de l’INHL Jean-Christophe Visomblain, Président de l’URBVM, Vice-Président de l’INHL

    http://www.actionfrancaise.net

  • Mai-68, bulldozer de la mondialisation (archive oct 2009)

    Le Club de l’Horloge tiendra sa XXVe université annuelle samedi 17 et dimanche 18 octobre 2009. Le thème en sera : « Crise économique : la responsabilité de la super-classe mondiale ». Jean-Yves Le Gallou y traitera du thème : « Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la super-classe mondiale ». Voici, en avant première, quelques extraits de son intervention sur « Mai-68 bulldozer de la marchandisation ».
    Conduit par l’extrême gauche sociétale et libertaire, le mouvement de Mai-68 a été puissamment utile au mondialisme libre-échangiste. Il a largement contribué à l’établissement d’une société marchande en lieu et place des sociétés traditionnelles.

    La courte échelle entre grands patrons et extrême gauche
    Apparemment opposés, grands patrons et extrême gauche se sont fait la courte échelle au cours des quarante dernières années.
    C’est dans le domaine de la transmission des valeurs à travers l’école ou la famille que l’héritage – curieux mot pour une entreprise de destruction – de Mai-68 reste le plus fort. Il suffit de relire les slogans des affiches ou des graffitis pour constater qu’ils sont devenus programmes : « Il est interdit d’interdire », « Le respect se perd, n’allez pas le chercher ! », « Professeur, vous êtes aussi vieux que votre culture », « Oubliez tout ce que vous avez appris ». Fondamentalement, Mai-68 est une révolution de rupture avec les permanences et les racines : permanences culturelles, racines identitaires.

    Ouvrir de nouveaux champs à la production et à la consommation marchande
    La « libération sexuelle », le féminisme militant et la valorisation des sexualités déviantes ont aussi été bien utiles au capitalisme marchand. Car en affaiblissant la famille ces idéologies ont ouvert de nouveaux champs à la production et à la consommation marchande :
    - une main-d’œuvre féminine salariée nouvelle, plus nombreuse et plus disponible, y compris le soir et le dimanche ;
    - des activités nouvelles à mettre sur le marché, comme les soins aux jeunes enfants ou aux personnes âgées, devenues des « services à la personne », commercialisables, rentables et intégrables dans le produit intérieur brut.

    Nier les frontières et les particularités : un préalable au grand marché mondial
    Conduit par l’extrême gauche internationaliste, notamment la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, d’Alain Krivine, le mouvement de Mai-68 nie les frontières et les particularités. Affirmer « Nous sommes tous des juifs allemands », c’est renoncer à être français et catholique, alsacien ou breton, humaniste gréco-latin ou fidèle à l’héritage celtique. En ce sens c’est une mutilation, c’est une négation de soi.
    Dans cette même ligne d’attaque, on trouve aussi la dévalorisation de la nation, dévalorisation qui est l’antichambre de toutes les repentances ; quant au discours immigrationniste qui s’imposera dans les décennies qui suivront, il se rode dans les slogans et les affiches de Mai-68 : « Travailleurs français/immigrés : Unis », « Français/immigrés : même combat », « Frontière = répression », pour le plus grand profit des marchands de sommeil et des nouveaux négriers ! Les industriels, d’abord, y trouveront une main-d’œuvre bon marché leur permettant de pratiquer une « délocalisation à domicile » ; les classes aisées y trouveront, quant à elle, des domestiques à bas coût.
    Un soixante-huitard lucide avait d’ailleurs écrit sur les murs de la rue de Vaugirard la phrase de Napoléon (ou prêtée à Napoléon !) : « Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font et ceux qui en profitent ». Pour 68, merci pour eux, ceux qui l’ont faite en ont bien profité : n’est-ce pas, Serge July, Roland Castro, Bernard Kouchner, Blandine Barret-Kriegel, Alain Finkielkraut, Edwy Plenel, Denis Kessler ? Pardon pour ceux que j’oublie !

    Cohn-Bendit a bien mérité du grand capitalisme mondial
    Mais certains de ceux qui n’ont pas fait la « révolution de 68 » en ont aussi bien profité : les partisans de la mondialisation à marche forcée, les adeptes du libre-échange généralisé et les bénéficiaires du conditionnement des esprits par le pilonnage publicitaire ont pu opérer avec une plus grande efficacité encore en agissant sur des cerveaux préalablement lavés et vidés de toute référence culturelle. Les grandes multinationales avaient besoin de voir disparaître les frontières et les grandes surfaces commerciales souhaitaient l’effacement des références culturelles : Mai-68 les y a bien aidées !
    De ce point de vue-là, Daniel Cohn-Bendit, le héros épigone de Mai-68, a bien mérité du grand capitalisme mondial. Il en est d’ailleurs conscient et joue désormais ouvertement dans les enceintes européennes le jeu du grand marché mondial.
    Jean-Yves Le Gallou, 11/10/2009 http://www.polemia.com

  • " Dans l'embryon tout est bon" !

    Commuiqué de Laissez les vivre :

    "C'est le titre de l'éditorial de l'hebdomadaire "Minute" du 24 juillet dernier, sous la plume de Jean Rivière. On ne saurait mieux résumer le vote de l'Assemblée Nationale le mardi 16 juillet autorisant sans aucune restriction l'expérimentation embryonnaire, qui exprime le mépris des politiques de la vie humaine. Pour les députés qui ont voté le texte, l'embryon c'est du cochon, on peut en faire n'importe quoi, comme l'affirment les publicités grandeur nature qui, pour attirer le chaland vers les boutiques de charcutiers, proclament : "de la tête à la queue, tout est délicieux..."

    Refus idéologique de la réalité, refus de la Création, et soumission peu reluisante aux exigences des puissances financières internationales des laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques. Voilà le bilan des politiques

    Il n'y a rien à espérer sur le plan thérapeutique des cellules souches embryonnaires car elles sont cancérigènes, et ne sauront rivaliser dans l'avenir avec les cellules souches adultes reprogrammées, fruit des travaux du prix Nobel de médecine 2012, le japonais Yamanaka.

     Pourquoi ce vote bloqué et cette précipitation ? alors que la loi bioéthique 2011, votée pour 5 ans, refusait très hypocritement à coup de dérogations, mais refusait quand même l'expérimentation embryonnaire. Après le remboursement à 100% de la contraception et de l'avortement même pour les mineures à la mamelle, après la loi Taubira et la pulvérisation de mariage, demain l'euthanasie pour éliminer les vieux et les malades incurables au nom de la "dignité", la social-démocratie apporte la preuve de sa nocivité et d'une volonté acharnée à détruire la vie et la famille. Il faudra bien un jour demander des comptes à ces gens là !"

    http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

  • Faillites locales : on joue allègrement sur les mots

    130730Toute réflexion stratégique autour de l'avenir des collectivités locales françaises doit se poser une double question préalable :

    1° l'inflation des dépenses et des personnels s'est porté depuis 20 ans sur les divers niveaux artificiellement décentralisés, d'abord par les lois Defferre de 1982-1983, puis par les lois Raffarin en 2003-2004. Or dès la loi de finances pour 2014 le problème des ressources de ces diverses collectivités, essentiellement alimentées par le budget de l'État va prendre un tour catastrophique.

    2° cette situation se trouve aggravée par ce qu'on appelle le "millefeuille administratif", c'est-à-dire par la multiplication récente des structures et délégations décentralisées à très faible légitimité démocratique.

    À cet égard, l'optimisme radieux du Figaro, par-delà ses changements apparents de propriétaires, me réjouira décidément toujours. Voici en effet la bonne nouvelle que ce grand quotidien distillait ces jours derniers  (1)⇓ auprès de ses fidèles lecteurs : "En France, une ville ne peut pas faire faillite… Aux États-Unis, la ville de Detroit a demandé jeudi à se placer sous la protection du régime des faillites. En France, les collectivités locales aux finances défaillantes passent sous la tutelle de l'État."

    Rassurant, n'est-ce pas ?

    On doit donc rappeler à ce sujet que le concept de banqueroute, toujours contourné quand il s'agit des institutions politiques, dépend de la législation de chaque pays. Une ville ou un département français en situation pratique de cessation de paiement, mis sous tutelle, ne relève certes pas de la loi américaine sur les faillites, ni du chapitre XI (sociétés commerciales) ni du chapitre IX (collectivités locales).

    Le département de la Seine-Saint-Denis, que je ne cite pas au hasard, a pris la tête ainsi, depuis 2011, d'une fronde contre les "emprunts toxiques". Il se propose, enfin : son président menaçait alors, de ne plus honorer ses engagements financiers. Mais non on ne parlera pas d'un "défaut de paiement", encore moins une "cessation de paiement". Les dotations financières de l'État, et la péréquation désormais inscrite dans la Constitution résoudront le problème, n'est-ce pas ?

    En l'occurrence son nouveau président M. Bartolone qui, depuis, préside l'Assemblée nationale, "héritait" d'une gestion communiste de [trop] longue durée. N'hésitons pas à manier le pléonasme en accolant à celle-ci l'épithète désastreuse. Malgré les difficultés financières que cela lui a occasionnées, ce département n'est pas en faillite, aux divers sens que le droit commercial donne à ce mot. Il continue de toucher de l'État de considérables subventions au titre de la Dotation globale de fonctionnement

    Si cela peut rassurer les lecteurs on peut dire aussi qu'aucun des États "concernés" par le sauvetage de l'euro n'est non plus en "faillite". Pourtant, au Portugal comme en Grèce, en Espagne comme en Irlande, tout en jurant que "ce n'est pas pareil" ce sont les représentants supposés des "bailleurs de fonds" qui ont le dernier mot dans la politique des pays. Sous tutelle ? Non ce n'est pas comme des personnes physiques. En faillite ? Non ça ne s'articule pas comme pour les sociétés commerciales.

    On peut donc jouer sur les mots. L'État français l'a longtemps fait dans l'Histoire : on a parlé successivement de "rehaussement des espèces" chaque fois que l'État dévaluait ses engagements, libellés en "livres" ; la Régence a d'abord diminué arbitrairement de 20, 40, 60 ou 80 % les rentes, rémunérant la dette depuis François Ier, et pensions selon les classes de créanciers ; puis ce fut le système Law et sa faillite célèbre, conséquences de cette banqueroute déguisée ; dès octobre 1789 on entreprend de "nationaliser" ce qu'on appelle les "biens du clergé" pour éviter "la hideuse banqueroute" (Mirabeau) ; cette décision entraînera des conséquences incalculables, et au final une banqueroute encore plus hideuse ; après 1918 on ne parviendra pas à restaurer le franc-or, sur la base duquel l'État s'était engagé avant la guerre, pourtant victorieuse : il payera désormais faut-il dire : "rembourser" ?)en billets de banque dont ils institue le cours forcé, etc. Mais non, on ne peut pas, on ne doit jamais parler de faillite.

    Le Directoire en 1797 avait inventé une jolie formule : pour amputer ses dettes des 2/3 il parlera du "tiers consolidé" (2)⇓.

    Épatant, n'est-ce pas ?

    Curieusement dès janvier 2012 Standard & Poor's exprimait un avis radicalement différent de celui du Figaro. Voci comment cette prise de position implicite était alors présentée au public :

    "La région Ile-de-France et la Ville de Paris ont perdu lundi 30 janvier leurs notes "triple A", les meilleures, qui ont été abaissées d'un cran par l'agence de notation dans la foulée de la dégradation de la note de la France le 13 janvier.
    "Le cadre institutionnel et financier des collectivités locales françaises ne leur permet pas d'être notées au-dessus de l'État" français, explique S&P dans deux communiqués distincts. L'agence de notation a abaissé d'un cran, de AAA à AA+, la note de référence à long terme de la région Ile-de-France et celle de la Ville de Paris, une note qui leur permettait d'emprunter aux meilleurs taux. Elle a assorti cet abaissement d'une perspective "négative", ce qui signifie que les notes de ces deux collectivités pourront être abaissées dans un délai d'un à deux ans." (3)⇓

    Deux ans, disiez-vous ? Cela nous rapproche de janvier 2014, bien près des municipales de mars...

    JG Malliarakis   http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. En ligne le 20 juillet
    2. cf. loi du 9 vendémiaire an VI - 30 septembre 1797.
    3. cf. Lemonde.Fr avec AFP le 30.01.12 à 19 h 57