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France et politique française - Page 4780

  • Mardi 20 août : action du Printemps français à Paris

    Vous êtes disponible demain ? Alors venez nombreux avec une fleur à la main (et un masque blanc) devant le 8-10 avenue Ledru Rollin à 14h pile.

    La mairie de Paris a lancé un appel d'offre pour initier une expérimentation dans les crèches municipales autour des "stéréotype sexués" : l'idée est bien entendu d'installer l'idéologie du genre auprès des tous petits, de leurs parents et du personnel de la petite enfance.

    Le printemps français dénonce cet appel d'offre scandaleux :

    Nous avons produit pour cela une "recommandation" avec un document que nous ferons également connaître aux médias. Nous l'offrons gratuitement à la Mairie de Paris et feront ainsi économiser aux contribuables parisiens le budget prévu par Delanoë pour financer cette expérimentation. Le rendu des copies est demandé aux agences le mardi 20 août soit demain. Nous voulons être nombreux pour déposer notre document. Le RDV est fixé à 14h Direction des familles et de la petite enfance Sous-direction des ressources Mission marchés et affaires juridiques Bureau 1, RDC 8-10 avenue Ledru-Rollin > 75570 Paris cedex 12"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Enquête sur la droite en France : Paul-Marie Couteaux : L'Homme n'est pas une matière plastique »

    Né en 1956, écrivain et essayiste, Paul-Marie Couteaux, ancien conseiller de Philippe Seguin de 1993 à 1996, fut député européen souverainiste de 1999 à 2009, sous les couleurs du Rassemblement pour la France, puis du Mouvement pour la France. En 2011, il fonde le parti Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL).
    Monde et Vie : Pensez-vous qu'il existe une différence de nature entre la droite et la gauche ?
    Paul-Marie Couteaux : Il faut savoir sur quel plan je dois vous répondre : car il n'y a pas une mais deux oppositions dans le débat politique, et je crois qu'il faut les distinguer clairement pour mettre à sa juste place le clivage droite/gauche.
    Une opposition première porte sur le cadre politique lui-même. C'est ce que l'on pourrait appeler « le préalable politique » : en gros, il faut savoir comment faire pour qu'il y ait de la politique, c'est-à-dire un gouvernement, une souveraineté, une légitimité, des règles. Cela semble aller de soi, mais il n'a pas toujours existé un État français, et il a connu de terribles « trous », des années d'anarchie noire... En somme, il n'y a pas toujours « de la politique », au sens où la politique signifie le gouvernement et, par lui, la participation des hommes aux affaires du monde. La plupart des hommes sur la terre n'ont aucun accès à la politique - ne serait-ce que la majorité des États n'ont pas assez de souveraineté pour mener une politique.
    Donc, première question, la construction d'un cadre légitime et souverain, qui dépasse de haut le clivage droite/gauche.
    Un autre clivage existe depuis au moins trois siècles (et non deux), entre les Classiques et les Modernes, d'où dérive l'actuel clivage droite/gauche : il est bien plus contingent, ressort davantage d'une mise en scène, celle d'un couple toujours métamorphosé et toujours renaissant, moins capital et pourtant plus passionné et mobilisateur. Ses frontières et ses enjeux bougent constamment : aujourd'hui, il n'est plus aussi social que par le passé ; son ingrédient essentiel n'est plus économique, n'en déplaise à la batterie d'économistes plus ou moins professionnels qui envahissent le discours politique et l'ennuient. L'enthousiasme et la colère sont ailleurs, dans les questions de civilisation que le trio infernal dominant notre époque, le système technicien, la mondialisation et le relativisme moral multiplient jusqu'à l'hallucination. À des urgences déjà anciennes comme la faillite de l’Éducation nationale ou la croissance vertigineuse de l’immigration s'ajoutent les délires du multiculturalisme et ces autres délires qui sortent de la théorie du « genre » et poussent sous nos yeux comme champignons après la pluie.
    Au fond, pour les nations comme pour les individus, c'est désormais la question de l'être qui est en jeu : sur ce registre l'opposition est maximale entre la droite comprise comme héritière des Classiques et l'actuelle gauche, où je situe le libéralisme, qui est largement, depuis le XVIIIe, du côté des Modernes.
    Il y a une opposition irréconciliable entre l'homme « construit » de la gauche (et quelquefois construit de toutes pièces, selon les élucubrations existentialistes d'où sortent la théorie du genre, le mariage génétiquement modifié et ce qui s'ensuit) et l'Homme héritier, conforme à une essence humaine dont nul ne peut s'échapper - je dis essence pour reprendre la conception platonicienne, essentialiste, finalement chrétienne qui est la mienne.
    Entre existentialisme et essentialisme, pas de comptabilité possible : il en découle de fondamentales oppositions dans les sujets de civilisation. Exemple : c'est parce que l'homme n'est pas une matière plastique que l'illusion moderne sur l'intégration atteint si vite ses limites.
    Le cosmopolitisme, l'internationalisme, vous paraissent-ils constitutifs de la gauche ?
    Il faut revenir sur ces mots, tant les mots politiques sont trompeurs - c'est à vous dégoûter d'en faire ! Il faut ne pas savoir ce que l'on dit pour faire de l'internationalisme une justification du dépassement des nations (par exemple dans le cadre européen), au point de faire de l'internationalisme une sorte d'équivalent du mondialisme, voire un mélangisme général. Au contraire, en simple logique, l'inter-nationalisme suppose des nations, et des nations qui osent être ce qu'elles sont.
    Un véritable inter-nationalisme suppose le respect de la nature de chaque nation et de leur merveilleuse diaprure : un Japon qui soit vraiment japonais (et non américain) ; un Brésil qui soit brésilien (idem) ; une Europe européenne, une Italie italienne et... une France française !
    Il en va des nations comme des individus, d'ailleurs, qui ne peuvent échanger, communiquer, coopérer qu'à une condition première, être ce qu'ils sont - le verbe être est pour moi la clef de tout. Rien n'est plus beau que cette phrase de Claudel qui devrait tant aider les nations, et pour commencer les individus, à vivre ensemble, ou vivre tout court : « Ce que chacun peut apporter de meilleur au monde, c'est lui-même. » La première responsabilité qui incombe à chaque être au regard du monde, c'est être. Pour cela savoir qui il est, accepter qui il est (c'est, dans l'ordre individuel, le beau travail de la psychanalyse, dans l'ordre politique le sentiment de la dignité nationale), enfin et pour couronner le tout, être maître de lui-même : ce que j'ai appelé, dans l'ordre politique, souverainisme, mais qui est aussi une morale personnelle...
    Peut-il exister au sein des droites un « dénominateur » commun, voire un principe fédérateur comparable à l'utopie égalitariste au sein de la gauche ?
    Oui, il est simple et découle de ce qui précède : ce principe fédérateur est la reconnaissance et la défense de la nature des choses, que tout autour de nous s'ingénie, par matérialisme mercantilisme, progressisme ou existentialisme à corrompre dans des proportions inouïes. Un exemple, la question cardinale de la liberté : pour un esprit de droite, la Liberté est la faculté d'être ce que l'on est, conformément à sa nature propre, sans vouloir « se changer » ou « sortir de soi-même », c'est-à-dire de son être propre (exister), vaste tartufferie de l'époque. Si la liberté ne veut plus rien dire aujourd'hui, au point d'être en grand danger, c'est qu'elle est devenue le droit ou la faculté de faire ce que l'on veut (et souvent ce que le marché veuille que l’on veuille...) ou de faire ce qui vous passe par la tête, chose évidemment impossible sur une planète de huit milliards d'humains qui aboutit au totalitarisme moderne partout florissant - en France notamment. Annah Arendt disait que le slogan « tout est possible », qui fleurit en 68 et dont François Mitterrand a fait le slogan de sa campagne de 1974, était nihiliste et totalitaire : c’est exactement ce que l'on voit sous nos yeux.    
    Propos recueillis par Eric Letty monde&vie août 2013

  • Police politique : l’appartement de Nicolas Bernard-Buss aurait été saccagé deux jours avant son arrestation

    Par la rédaction d’E&R avec la revue Faits & Documents

    Nicolas Bernard-Buss a été arrêté et emprisonné le 17 juin suite aux manifestations pacifiques contre le mariage des homosexuels. Cette affaire a mis en lumière les méthodes brutales et antidémocratiques du pouvoir socialiste, qui semble instrumentaliser la police pour ses basses besognes politiques.

    On se souvient que le directeur général de l’hebdomadaire Valeurs actuelles Yves de Kerdrel ainsi que son rédacteur en chef adjoint avaient déjà affirmé que la revue était placée sous surveillance et avait subi des attaques dans le cadre de son enquête sur Nicolas Bernard-Buss. Comme l’indique Le Figaro, l’entourage du ministre de l’Intérieur Manuel Valls avait évidemment jugé ces accusations « sans fondement ».

    Voici ce que l’on apprend par la plume d’Emmanuel Ratier à la lecture de Faits & Documents n°360 (15 juillet-1er septembre 2013) :

    « Il semble que le pouvoir socialiste dispose désormais de son propre réseau de barbouzes, sans nul doute interne à la police. Nicolas Bernard-Buss, condamné à quatre mois de prison dont deux fermes, pour rébellion et fourniture d’une identité fictive, et à 1 000 euros pour refus de prélèvement ADN, était surveillé depuis plusieurs semaines par ce réseau. Il était en effet l’un des principaux organisateurs des actions non-violentes anti-mariage homosexuel.

    Quarante-huit heures avant son arrestation le 17 juin, son appartement avait été “visité”, avec vol de son ordinateur crypté, de ses six téléphones portables et de divers documents. Il ne s’agissait pas de cambrioleurs ordinaires : aucun objet de valeur n’a été dérobé tandis que l’appartement a été quasiment mis à sac avec lit et sièges tailladés au cutter, plancher de bois arraché, etc. »

    Manuel Valls dispose-t-il d’une police politique ? Il semble en tout cas que le pouvoir ait décidé d’utiliser certains fonctionnaires pour des activités de répression contre ceux qui contestent l’idéologie dominante et ses réformes anticivilisationnelles.

    Rappelons tout de même que certains CRS et commissaires ont déjà exprimé leur mécontentement à l’égard de leur instrumentalisation.

    Une question pour Manuel Valls : jusqu’à quand les corps constitués supporteront-ils la manipulation dont ils sont l’objet ?

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Police-politique-l-appartement-de-Nicolas-Bernard-Buss-aurait-ete-saccage-deux-jours-avant-son-19627.html

    Retrouvez Emmanuel Ratier et la revue Faits & Documents sur Kontre Kulture :

  • C’est eux ou nous…

    Il est Bolivien, il  vit seul dans les Andes à plus de 4 000 mètres d’altitude, mâche des feuilles de coca: à 123 ans, selon les registres officiels de son pays, Carmelo Flores Laura serait l’homme le plus vieux du monde. Nous ne savons pas à quoi carbure la technocratie socialiste, mais leur mauvaise potion  achève de mettre notre pays à genoux et  nous ne parierons pas sur la grande longévité du PS au vu de son état général.  En pleine dissension interne, en pleine guerre Manuel Valls-Christiane Taubira au sujet de la future réforme pénale, à quelques jours d’une rentrée politique qui s’annonce particulièrement délicate et lourde de menace, le parti socialiste multiplie les bourdes et les diversions grotesques. Les éléphants s’agitent pour tenter maladroitement d’esquiver au regard des Français l’incapacité de ce gouvernement à éviter la course vers l’abîme dans laquelle nous entraîne sa  politique euromondialiste.

     Dernier débat en date qui agite l’aile gauche des partis du Système, le PS a pondu un communiqué dimanche suppliant le Parti communiste de se dissocier des « outrances » de Jean-Luc Mélenchon, accusé, crime des crimes, de vouloir taper le PS au portefeuille en «  (tentant) d’empêcher l’unité de la gauche si nécessaire face à la montée de l’extrême-droite » dans la cadre des élections municipales de l’année prochaine.

     Dans un entretien accordé au JDD, le conducator du Front de Gauche prend parti pour Mme Taubira dans la passe d’armes qui l’oppose à M. Valls, reproche à François Hollande son néosarkozysme européiste,  d’avoir « rompu avec tout ce qui était le programme de la gauche traditionnelle » et  affirme que  « Madame Le Pen est à deux doigts de gagner son pari».

     En effet assène-t-il, « non seulement, elle (Marine Le Pen, NDLR),  a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or, c’est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l’été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l’objet d’une stigmatisation insupportable. » « Lui a décidé de manière cynique d’utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Madame Le Pen » ajoute-t-il.

     Le porte-parole du PS, David Assouline, fort de la gestion de son fond de commerce anti-extrémiste dont il s’est fait une spécialité, a répliqué que « Jean-Luc Mélenchon n’a d’ennemis qu’à gauche (…), haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d’autre que le débat démocratique ».

     Vieux procès en illégitimité démocratique que le PS intente systématiquement à ceux qui portent une critique de fond sur ses options politiques, l’idéologie qui l’anime ; anathèmes qui  frappent aujourd’hui un Jean-Luc Mélenchon, une  Marine Le Pen, il y a quelques jours encore un Bruno Gollnisch;  accusations  dont firent l’objet hier un  De Gaulle ou un  Jean-Marie Le Pen.

     Si M. Mélenchon est condamné pour exister à taper sur son (ex ?)allié socialiste, il risque surtout, et cela le PS ne l’ignore pas en mettant le doigt là ou ça fait mal, de fracasser un Front de Gauche au sein  duquel le Parti Communiste ne doit encore un semblant d’existence électorale  que grâce au bon vouloir du PS.

     L’absence d’accord PS-PC, notamment au second tour des élections municipales, ne ferait ni les affaires de la rue de Solferino ni celle de la place  du Colonel Fabien.  Nous touchons là aux limites des grosses colères homériques de M. Mélenchon, coincé dans son alliance avec le PC et qui n’a pas vraiment tout seul les moyens de ses ambitions…

     Quelques  militants du Parti de Gauche mélénchoniste et  du NPA  avaient pourtant choisi de dénoncer mercredi dernier, dans les mêmes termes que le ministre de l’Intérieur criant  à la « récupération », la manifestation organisée par le Front National  à  Marseille. Ils se sont rendus  sur les lieux de celle-ci de pour y scander des slogans de haine anti FN.

     Menés par Stéphane Ravier,  Conseiller régional de PACA, responsable marseillais, candidat aux municipales dans cette ville  et membre du Bureau Politique du FN,  les militants frontistes avaient tenu à protester symboliquement  « contre l’insécurité et la barbarie » devant la préfecture des Bouches-du-Rhône.

     Ils entendaient réagir au décès de Jérémie Labrousse, un étudiant de 22 ans poignardé à mort le 9 août dans la capitale phocéenne.

     « Le meurtre de Jérémie n’est pas la faute à pas de chance’ », a déclaré Stéphane Ravier qui a rappelé sa proposition de tripler les effectifs des policiers municipaux et qu’ils  soient armés.

     « Le laxisme dogmatique de la gauche n’a rien à envier à la couardise et à la veulerie de la droite ». « Aujourd’hui, on tue à Marseille à 200 mètres du commissariat central : c’est le résultat d’une longue politique de déni de la réalité » de la municipalité UMP, a relevé l’élu frontiste. Il faut envoyer « un signal fort à la crapulocratie, aux barbares qui commettent des crimes de sang », et dénoncer « l’hyperviolence pour un portable, un collier ou une voiture ».

    .Deux jours après ce rassemblement, toujours à Marseille,  deux frères ont  été gravement blessés par balles et hier, c’est un jeune de 18 qui a été de nouveau poignardé au thorax dans le cours Jean-Ballard, à proximité immédiate du Vieux-Port  par trois ou quatre jeunes racailles. Ils ont ensuite  poignardé, à l’avant-bras, un infirmier  de l’hôpital de la Conception, avant de prendre la fuite, estimant que le personnel mettait trop de temps à s’occuper leurs blessures consécutives à cette rixe…

      Alors oui, réaffirme Bruno Gollnisch, ce ne sont pas les options défendues par  les laxistes de l’UMP, Valls, Taubira ou Mélenchon qui permettront de stopper la déferlement de la barbarie dans notre pays, mais bel et bien le programme global  de salut public proposé par le Front National. Cet enjeu sécuritaire devra être aussi au cœur des réflexions de nos compatriotes avant d’aller glisser leur bulletin dans l’urne l’année prochaine.

    http://www.gollnisch.com/2013/08/19/cest-eux-ou-nous/

  • Olivier Delamarche: Croissance: un avion sans moteur se crashe - 13 Août 2013

  • Après le RMI et le RSA, un nouveau machin : la « GJ »

    Vingt-cinq ans après la création par l’inénarrable Michel Rocard du « Revenu minimum d’insertion », lequel s’est rapidement transformé en « revenu maximum d’indolence », puis en « Revenu de solidarité active » ou « revenu sans avenir », nos socialistes nouveaux qui ont l’art de pratiquer le changement sans rien changer en remettent une couche en inventant la « Garantie jeune ».

    Si vous avez entre 18 et 25 ans et que vous vous trouvez en situation précaire, isolé, sans ressources et qu’en dépit des 3,2 millions de chômeurs qui sont déjà devant vous, vous décidez courageusement de braver l’adversité, l’État-providence va se fendre d’une « Garantie jeune », un nouveau droit – parce que vous le valez bien – qui devrait vous permettre de vous insérer dans la vie professionnelle. Celle-là même dont sont privés les 3 millions de demandeurs d’emploi.

    L’État garantit 450 euros mensuels. Le RSA, quant à lui, s’élève à 483 euros. À quelques euros près, notre État aurait pu faire un effort d’équité. Mais il paraît qu’il n’y a pas de petites économies !

    Dans un premier temps, 10.000 jeunes seront concernés. Parmi les dix territoires retenus se trouvent les Bouches-du-Rhône (tiens !), la Seine-Saint-Denis (tiens, tiens !), le Vaucluse (oh ?) et un DOM : La Réunion, à taux de chômage et nombre de bénéficiaires de RSA record. Des prestations qui, sans faire de vague, semblent s’y transmettre d’une génération à l’autre depuis 1988. Si les Réunionnais se sont insérés, ce n’est pas dans une vie professionnelle mais dans une vie tout court.

    Les socialistes, forts de leurs expériences réussies et toujours pétris d’une noble et grande âme, décident donc, en 2013, quand chaque jour 1.000 personnes perdent leur job parce qu’une usine met quotidiennement la clé sous la porte, et quand chaque jour 1.500 personnes voient leur niveau de vie passer au-dessous de la barre du seuil de pauvreté, quand la classe moyenne est asphyxiée par les impôts, les socialistes donc, continuent de dépenser l’argent qu’ils n’ont pas puisque ce revenu est destiné à 100.000 jeunes par an.

    Mais on peut se demander si les socialistes ne poursuivent pas, en vérité, des buts inavouables. Quand l’entreprise de déculturation massive qu’est devenue l’école poursuit son funeste dessein en lâchant sur les bancs de la fac des bacheliers quasi illettrés, quand elle introduit à la rentrée la théorie du genre afin de créer l’homme nouveau sans passé, sans culture, sans sexe défini, il n’y a en effet plus que cela à faire : donner l’aumône à 100.000 jeunes par an que l’État a lui-même contribué à jeter sur le carreau.

    Finalement, 450 euros après vous avoir détruit, c’est vraiment une misère !

    Source: BVoltaire

  • « Mémoire vive » de Alain de Benoist

    Mémoire vive, d’Alain de Benoist, est un livre d’entretiens avec François Bousquet : un festival d’intelligence, une promenade idéologique passionnante. A la fois histoire intellectuelle du dernier demi-siècle et panorama des enjeux du XXIe, Mémoire vive se lit d’une seule traite. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.
    Mémoire vive, d’Alain de Benoist, est un livre d’entretiens avec François Bousquet : un festival d’intelligence, une promenade idéologique passionnante. A la fois histoire intellectuelle du dernier demi-siècle et panorama des enjeux du XXIe, Mémoire vive se lit d’une seule traite. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia. Mémoire vive est un livre singulier : c’est une promenade intellectuelle à travers le dernier demi-siècle, et qui remonte même bien au-delà. Car Alain de Benoist est un « intellectuel engagé » qui s’intéresse aux origines et à la généalogie. Celle de sa famille éclaire son parcours. De père aristocrate et de mère issue d’un milieu populaire, il n’a guère d’ancêtres bourgeois ; encore moins de sympathie avec l’esprit bourgeois, en qui il voit la domination de l’argent : « L’argent (…), cet équivalent universel qui transforme la qualité en quantité. » Le refus de Mammon sera une constante du parcours d’Alain de Benoist. Tout comme son goût pour les périphéries régionales, son attachement aux racines locales, sa méfiance à l’égard des jacobinismes.
    Pic de la Mirandole avec un clavier
    Son parcours, Alain de Benoist l’a commencé enfant dans les années 1950. Des années frugales. C’est l’époque des « Dinky toys » où un jeune garçon n’avait guère plus d’une dizaine de voitures miniatures, des jouets qui le suivaient de l’enfance à l’adolescence. Aujourd’hui, son fils ou son petit-fils en aura des dizaines qui se succéderont les unes aux autres : à peine achetées, sitôt jetées ! Belle initiation à la société de consommation, une société de consommation qui ne s’est épanouie qu’à partir des années 1960.
    Ceux qui sont nés plus tard l’ignorent et ceux qui ont vécu ces années-là l’ont oublié : mais, jusqu’en 1960, « la grande césure », la moitié des Français n’avaient pas l’eau courante au robinet et les plus riches – ceux qui avaient des maisons de campagne ou des châteaux – allaient tirer l’eau au puits durant leurs vacances. Alain de Benoist évoque, avec sensibilité, cette époque avec « des façons de parler, des sentiments et même des types humains aujourd’hui quasiment disparus », balayés par la modernisation et le confort qui sont des « avancées » très récentes.
    Pour autant, le jeune Alain de Benoist s’est d’emblée frotté à la technologie : dès huit ans, il tapait ses devoirs à la machine à écrire. Acquérant dans l’art de la frappe une dextérité extraordinaire qui l’aide aujourd’hui à diriger deux (voire trois ?) revues, écrire plusieurs livres à la fois et travailler sur de nombreux articles, tout en répondant courtoisement aux courriels de ses très nombreux correspondants. Alain de Benoist, c’est Pic de la Mirandole avec un clavier.
    Doué d’une intelligence précoce, Alain de Benoist a aussi connu un engagement précoce : « une jeunesse agitée » qui, sur les ruines de l’Algérie française, lui fait découvrir le militantisme (la ronéo) et le combat intellectuel dès l’âge de quinze ans. De ce militantisme il dit qu’ « il est une école de discipline, de tenue, d’exaltation et d’enthousiasme, une école de don de soi (…) Un creuset d’amitié comme il y en a peu. »
    Depuis 1960, la presse française a eu deux grandes écoles de formation.
        – l’école d’extrême gauche, qui s’est constituée, à partir de 1968, dans les fanzines communistes, maoïstes ou trotskystes et qui, par « reproduction » successive, contrôle aujourd’hui une bonne partie des médias ;
        – l’école issue de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), qui est née entre 1962 et 1967. Deux jeunes hommes y firent leurs premières armes : Amaury de Chaunac-Lanzac (François d’Orcival) et Alain de Benoist (Fabrice Laroche) qui publièrent ensemble Le Courage est leur patrie et Rhodésie, pays des lions fidèles, préfacé par Ian Smith, héros de l’indépendance blanche de la Rhodésie*.
    François d’Orcival évoluera ensuite vers le combat libéral, le soutien à la droite parlementaire et un atlantisme pro-israélien. C’est aujourd’hui une éminente personnalité du monde de la presse, décoré de la Légion d’honneur et membre de l’Institut.
    Le parcours d’Alain de Benoist a été plus chaotique : après une grande notoriété dans les années 1970, il a vécu dans une sorte d’exil intérieur, davantage invité à l’étranger qu’en France. Il suivra un parcours de vrai dissident, n’hésitant pas à choquer ses amis ou ses soutiens : alors collaborateur à Valeurs actuelles, il avait écrit, en 1976, qu’il « préférait porter la casquette de l’Armée rouge que manger des hamburgers à Brooklyn », un propos qui pouvait paraître un peu désordre en pleine Guerre froide… Alain de Benoist s’en explique d’ailleurs avec une certaine insistance : il n’a pas « choisi une stratégie pour ses idées, de peur d’avoir les idées de sa stratégie ». Pour lui, le travail d’un intellectuel n’a de sens que s’il exprime réellement sa pensée indépendamment de calculs opportunistes.
    Le printemps de la « Nouvelle Droite »
    Le morceau de choix du livre est le long chapitre consacré à la « Nouvelle Droite ».
    C’est une période très féconde de recherche intellectuelle qui démarre avec la fondation du GRECE et la création de Nouvelle Ecole en (mars !) 1968. C’est dans les années 1970 que furent posés les jalons d’une idéologie centrée sur les origines (« Tout est beau dans les origines ») : biologiques (la question de la race n’est alors pas éludée), culturelles, civilisationnelles. On retiendra notamment les travaux sur les fêtes et les traditions, la prise en considération de l’héritage païen de l’Europe, la redécouverte des sources celtiques et nordiques, l’importance accordée aux thèses de Georges Dumézil sur l’univers trifonctionnel des Indo-Européens et le nécessaire équilibre entre les fonctions de souveraineté, de défense et de production. Nous en sommes loin aujourd’hui avec le primat absolu (et pathologique) pris par la fonction marchande.
    Alain de Benoist revisite cette période-clé avec un mélange de distance et de bienveillance. Il estime excessive la part d’explication alors accordée au déterminisme biologique. Il est vrai que l’inné n’est rien sans l’acquis et que « l’homme est par nature un être de culture » (Arnold Gehlen). Pour autant, comment expliquer, aujourd’hui, autrement que par le facteur racial, que, sur les cinq continents et dans toutes les cultures, les enfants d’origine asiatique réussissent (en moyenne) scolairement, économiquement et socialement mieux que les enfants d’origine africaine ? Bien sûr, ce constat statistique est atrocement politiquement incorrect et il est évidemment plus facile d’interdire ou d’occulter son expression que de la contester. Il n’empêche : les faits sont têtus !
    Néanmoins, Alain de Benoist reste intellectuellement fidèle à cette période : il a publié en 2006 un brillant essai, Nous et les autres : une problématique de l’identité, et vient de consacrer les deux derniers numéros de Nouvelle Ecole aux Grecs et aux Romains, un intéressant retour aux fondamentaux. Dans les années 1970 les humanités classiques étaient encore au cœur de l’enseignement ; remettre en mémoire les héritages celtes ou germaniques c’était élargir la vue du monde européen. Aujourd’hui que les humanités ont disparu des collèges et des lycées le retour aux Grecs et aux Romains est une urgence !
    Heurs et malheurs du Figaro-Magazine
    La « Nouvelle Droite », « cette belle aventure de l’esprit », ce sera aussi une formidable histoire de presse, avec la création du Figaro-Dimanche en 1977, puis du Figaro-Magazine en 1978 : un journal au contenu intellectuel brillant et aux lecteurs nombreux, jusqu’à 800.000 exemplaires hebdomadaires. C’est précisément le succès en termes de lectorat du Figaro-Magazine qui le condamna à mort. Le magazine dirigé par Louis Pauwels fit l’objet de deux attaques massives : la campagne de l’été 1979 contre la « Nouvelle Droite », première campagne française de diabolisation ; puis, en octobre 1980, la campagne de sur-diabolisation qui suivit l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (attentat d’origine proche-orientale attribué à « l’extrême droite »), attentat que Jean Pierre-Bloch, à l’époque président de la LICRA, imputa au « climat intellectuel » créé par le Figaro-Magazine.
    Le résultat de cette campagne fut une épuration progressive du Figaro-Magazine sous la pression des milieux bien-pensants, à la Jean d’Ormesson, et des publicitaires, en particulier Maurice Lévy, de Publicis (aujourd’hui patron de l’AFEP, la très puissante Association française des entreprises privées). Louis Pauwels dut mettre de l’eau dans son vin, se séparer de plusieurs journalistes, renvoyer son rédacteur en chef, Jean-Claude Valla, et remiser Alain de Benoist à la rubrique vidéo (ce qui revient à laisser une Ferrari au garage !).
    La réussite de cette stratégie fut au rendez-vous : le Figaro-Magazine perdit les trois quarts de ses lecteurs et… augmenta ses recettes publicitaires : preuve, s’il en est besoin, qu’en matière de presse les logiques de pouvoir sont infiniment plus fortes que les logiques économiques. Les règles du marché… ne sont pas celles que l’on croit. « C’est Tartuffe, Trissotin et Torquemada qui font la loi » (Michel Mourlet).
    Un chemin de pensée dans l’adversité
    A partir de 1980/1981, Alain de Benoist entame une longue traversée du désert. Du désert médiatique français, s’entend, car il publie beaucoup à l’étranger et y intervient souvent à la télévision, notamment italienne. Il ne se plaint pas de son sort, reprenant la devise de la reine d’Angleterre : « Never complain, never explain. » Il forge des concepts nouveaux promis à un bel avenir (la pensée unique) ou dénonce (avec Guillaume Faye) « le système à tuer les peuples ».
    Il analyse le caractère « liquide » de la pensée post-moderne. Pour lui, « la vie n’est pas neutre », d’où sa critique du libéralisme quand ce dernier « fait l’apologie d’un Etat qui resterait neutre par rapport aux choix des citoyens quant aux différentes conceptions de la “vie bonne”. Cette neutralité est illusoire. D’ailleurs, vouloir rester neutre, c’est encore s’engager, car la neutralité fait toujours le jeu de quelqu’un ».
    Alain de Benoist condamne toujours l’égalitarisme et l’idéologie de la « mêmeté ». Mais sa réflexion le porte de plus en plus sur la critique du capitalisme et de la « forme-capital », instrument de destruction de toutes valeurs traditionnelles s’opposant au culte de l’argent. C’est une analyse qu’on peut qualifier de très schumpetérienne.
    En désaccord avec toute forme de « libéralisme national » (Henry de Lesquen), Alain de Benoist juge vain d’opposer ou de distinguer libéralisme politique, économique et sociétal. Pour lui, l’un se nourrit de l’autre : reconnaissons que l’alliance médiatique du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier conforte ce point de vue.
    Alain de Benoist a aussi été parmi les premiers à mettre en avant le local par rapport au global.
    Une madone de vitrail ? Non, un intellectuel debout !
    Certes, ce païen qui dédicace son livre à l’abbé de Tanoüarn n’est pas une madone de vitrail. Sa tendance à aimer choquer ceux qui pourraient le soutenir est parfois irritante. Sa dialectique qui consiste à se démarquer de la « xénophobie », de la critique de l’immigration et de « l’extrême droite » en en reprenant les caricatures diabolisantes est à la fois facile et peu élégante. Et certains silences ne sont que des prudences.
    Reste qu’Alain de Benoist peut légitimement écrire : « Je suis fier d’être resté un esprit libre. Je suis fier de n’avoir jamais déserté la pensée critique. (…) Je n’ai jamais abandonné le désir de voir “de l’autre côté du miroir”. Je ne suis pas l’homme de la repentance ou de la Téchouvah. C’est aussi une chose dont je suis fier. » Enfant, Alain de Benoist a lu la fable de Jean de La Fontaine sur Le Loup et le Chien. Il a choisi son camp. Nous aussi.
    Jean-Yves Le Gallou http://www.polemia.com/memoire-vive-de-alain-de-benoist/
    1/05/2012
    Note :
    *En 1965, la Rhodésie du Sud à gouvernement blanc était l’un des pays les plus calmes et les plus prospères d’Afrique. Le pouvoir fut transféré à la majorité noire et à Robert Mugabe en 1980. Devenue Zimbabwe, la Rhodésie se classe aujourd’hui au dernier rang de l’indice du développement humain de l’ONU.
    Sauf indications contraires les citations sont extraites de Mémoire vive.
    Alain de Benoist, Mémoire vive/ Entretiens avec François Bousquet, Editions de Fallois, Collection Littérature, 2 mai 2012, 330 pages.

  • François Hollande : Le désastre annoncé des fausses prévisions économiques

    Voici une chronique de BFM TV qui fait froid dans le dos. Emmanuel Lechypre nous dresse un portrait inquiétant concernant la réalité des chiffres de l’économie française.

    François Hollande ne serait pas seulement nul en géographie, notre cher président est également un véritable cancre en économie. Après avoir parlé de Macédonie au lieu de Macédoine, le chef de l’état est maintenant ciblé par les spécialistes économiques.

     

    En effet, la bulle spéculative des promesses faites en 2012 sont sur le point de voler en éclat. L’effet politique des annonces miracles n’aura pas duré suffisamment longtemps, en effet la croissance ne sera pas au rendez-vous cette année.

    C’est désormais une certitude et ce n’est que le début !

    Une nouvelle qui fait l’effet d’une douche froide pour le contribuable, l’indice de croissance pour le bilan 2013 ne dépassera pas les 1 %. Un chiffre bien loin des 1,7 % annoncés par François Hollande. Emmanuel Lechypre de BFM TV met directement en cause les prévisions de François Hollande et relève une erreur de 5 point dans le calcul prévisionnel du PIB.

    Les conséquences sont lourdes, les promesses de politiques sociales ne peuvent plus être soutenues financièrement. Le gouvernement se retrouve ainsi dans une impasse avec l’obligation d’augmenter les impôts et les taxes.

    Si le contribuable se fait déjà un sang d’encre pour la gestion de ses économies, les internautes semblent encore capables de jouer la carte de l’ironie, reste à savoir pour combien de temps encore.

    meltybuzz 

    http://fortune.fdesouche.com/317467-francois-hollande-le-desastre-annonce-des-fausses-previsions-economiques#more-317467