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France et politique française - Page 4777

  • "Merde in France" (1)

    Chacun sait que durant les vingt-trois premières années de la cinquième république la gôche resta dans l'opposition. Fortement empreinte de marxisme dès lors où il était question de critiquer la structure en place, la Sfio et ses descendants incarnèrent, contrairement à d'autres pays européens, l'ancrage politiquement excentré. La critique du capitalisme, notamment durant la première décennie de la cinquième république fut tellement peu fondée, que même Albin Chalandon, ministre de l'industrie sous Pompidou, finit par reconnaître que l'économie française ressemblait à cette époque davantage à l'économie soviétique qu'à celle des Etats-Unis. Depuis 1981, soit 32 ans, la gôche exerça le pouvoir 18 ans. En conséquence, même si c'est de peu, elle eut durant cette période davantage les rênes en ses mains que la droate.

    Le bilan si on prend en compte le dernier tiers de siècle, droate et gôche confondues, apparaît aujourd'hui comme particulièrement désastreux. Il me semble nécessaire d'ajouter à cette période, l'intégralité du septennat de Valéry Giscard d'Estaing, tant il augure les décennies qui suivirent, avec la furieuse envie d'y inclure aussi le quinquennat de Georges Pompidou, responsable par exemple de la détestable loi Pompidou-Giscard de 1973.

    En revanche, tout à fait différente, fut la décennie précédente lorsque le général de Gaulle fut au pouvoir. Le général donna à la France une nouvelle république, autrement plus musclée que les précédentes, gage de stabilité politique. Concernant l'économie, le gaullisme fut le choix d'un juste milieu entre capitalisme et communisme, que l'on peut qualifier d'économie mixte voire planifiée. Dernier volet, cette fois ci concernant la géostratégie et le diplomatie, le choix du général, peut être bien marqué par son attirance originelle pour l'Action Française, fut celui du renvoi dos à dos de l'Urss et des Usa. Cette option courageuse était à l'époque d'autant plus risquée que le pacte de Varsovie attendait son heure à nos portes.

    Alors que, pour l'instant, Valéry Giscard d'Estaing passe pour être le président le moins aimé de cette république, il me semble que sur le long terme, c'est lui qui a gagné. La société dans laquelle nous vivons aujourd'hui n'est autre que la sienne. Jamais Vge ne fut républicain, même s'il appartint à un parti du même qualificatif, thuriféraire de la démocratie libérale qu'il fut. La société dans laquelle nous sommes aujourd'hui contraints de vivre est la sienne et nullement celle du général de Gaulle le jacobin ou de François Mitterrand son lettré opposant. Souvenons nous justement du gouvernement Mauroy, celui-là même qui maintint les magnétoscopes japonais bloqués dans les ports français. Souvenons nous aussi du plan de nationalisations opéré par le ce gouvernement, même si la nationalisation à 100% était à l'évidence abusive, permettant de conserver dans le giron français de très nombreuses entreprises qui eurent été avalées sinon...

    Le grand vent libéral, initié par Reagan et Thatcher voici plus de trente ans , a dévasté le monde et occasionné bien des naufrages. L'Europe de Bruxelles qui n'est autre que celle qui s'inspire de la pensée anglo-saxonne, est peut être satisfaisante pour l'Angleterre, mais nullement pour les colbertiens que nous sommes par tradition. La diminution de nos avantages, inhérents au fait français, vient de cet absurde choix d'une société qui n'est pas conforme à notre génie national. L'erreur serait de croire que les Français aient tous à pâtir de ce choix. On vient d'apprendre ainsi que les 500 Français les plus riches, avaient vu le montant de leur fortune augmenter de 25% en l'espace d'un an. 25% ! Dans le même temps, les Français que l'on peut qualifier de normaux ou de représentatifs, viennent de voir les intérêts - déjà faibles - de leur compte épargne, encore une fois diminuer. Voilà qui ne surprendra pas les marxistes, dont le modèle sociétal de référence en matière de capitalisme est pyramidal. Si l'extrême pauvreté ne touche pas, en terme de pourcentage, beaucoup de Français, force est de constater, qu'ils sont très nombreux à surveiller de très près leur compte courant par peur de passer dans le rouge. C'est ainsi que la formulation naguère erronée et propagandiste, d'une France de riches toujours plus riches et de pauvres toujours plus pauvres, est aujourd'hui devenue valide. A titre d'exemple et de justification, l'exécutif a déjà autorisé pas moins de 10 milliards de hausse de prélèvements pour l'année 2014. La TVA par exemple, augmentera de 6 milliards. Rappelons que la Tva est payée par tous , et que les différents taux vont grimper. Rappelons aussi que ce sont les plus pauvres – merci la gôche, l'autre façon d'être libéral – qui sont les premières victimes de cet impôt indirect. Bien évidemment, une diminution majeure de l'impôt sur les sociétés – entendez les grandes – est aussi prévue.

    Le phénomène est général et engendre des conséquences sociales. A titre d'exemple, au début des années 60, c'est 22% des élèves des grandes écoles d'ingénieurs qui étaient issus de milieu populaire; aujourd'hui ils ne sont plus que 9%. Rappelons aussi que le fait "Sdf" n'était pas voici 35 ans. C'est un aspect désormais banal de la société contemporaine.

    Les Etats-Unis, Bruxelles, et nos gouvernements successifs et complices, descellent progressivement les différentes briques du mur français. L'idée même d'immigration, ridicule en période de crise économique intense à fort taux de chômage – qui peut contester ? - continue d'être portée aux nues malgré les évidences. Il n'est d'ailleurs pas impossible que cette immigration avec ce qu'elle implique de communautarisme et d'affaiblissement de la nation, ne satisfasse les «élites» au motif que notre société ressemble de plus en plus à celle existant outre-atlantique, contribuant ainsi à souder les deux entités.

    Je pense sincèrement que tout ce processus a été élaboré et pensé. Et en ce sens, il y a préméditation. Voilà qui justifie au motif des évidences, quitte à choquer les donneurs de leçons qui pousseront les hauts cris, le terme bien connu de «complot».

    Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com

    note

    (1) Jacques Dutronc, bien sur.

  • Lettre ouverte à un député qui a le courage de proposer une réforme du code de la nationalité, par ALCESTE

    Je crois, Monsieur le Député de la Nation, que nous sommes déjà en guerre civile ; d'ailleurs les récents propos de MM. Berger et J.P. Michel montrent que certains s'emploient à l'entretenir par doses homéopathiques, et que sous ces "évènements  spontanés" se dessine le test : jusqu'où les "souchiens "et les "forces de l'ordre" supporteront-ils provocations, insultes, agressions, mensonges, incendies de voitures, caillassages, sabotages ? Attentats ?...
    Vous   proposez, enfin de  changer les règles d'acquisition de la nationalité ? OUI, mais cela commence par supprimer le droit du sol.
    Nationalité par le mérite, OUI.
    Par le sang versé, OUI.
    Par simple occupation des lieux, NON.
    Et puis ce mot de communautarisme ne convient plus désormais : nous avons bien une communauté chinoise, mais retirée, décente, respectueuse de nos lois (pour l'instant, le mauvais exemple est contagieux, les Roms n'étaient pas naguère si revendicatifs...)
    Et encore dans les grandes villes des communautés provençales, auvergnates, gasconnes, un tantinet folkloriques, au souvenir du "petit pays ", mais Françaises avant tout, pro patria.
    L’islam fut  un envahisseur, l'Histoire le prouve : aujourd’hui  nous sommes envahis. Je dis envahis, pas encore "occupés".
    Mais vient le moment où le plus fort impose sa loi, Jean de La Fontaine l'a écrit. C'est un jugement de fait, pas un jugement de valeur.
    Vous ne réussirez probablement pas à obtenir la création d'une Commission d'enquête sur les dérives communautaristes, et encore moins, pour l’instant, un projet de loi pour refondre le code de la nationalité ; je crains même le passage en force, comme pour la loi Taubira, du vote des étrangers.
    Cette mesure de sécurité aurait dû être prise par N.Sarkozy ; il avait assez de culot , si j'ose dire, pour le faire.
    Merci pourtant pour votre initiative. Au moins aurons-nous eu le plaisir de lire cela sous la plume d'un élu de notre pays, nous qui n'avons plus d'estime pour le plus grand nombre, et d'avoir eu le courage de la rendre publique.
    Et je persiste : nous sommes déjà en guerre civile, sentiment généralisé. Insidieuse, mais guerre civile quand même.
    Mais… quelle police, quelle armée nous défendront ? Peau de chagrin déjà  sous les précédents présidents, et par leur indifférence à  notre territoire et à notre identité.
    Ceci est un mot inconvenant, je le sais, mais alors pourquoi avons-nous tous une carte d'identité ?
    Devrons-nous former des milices pour protéger nos vies ? Notre reste d'aviation viendra-t-il nous sortir de nos réduits ? Vous avez trop lu le "Camp des Saints ", me direz-vous ? Mais avec gpa, pma et euthanasie, nous vivons déjà le "Meilleur des mondes".
    Avec mes sentiments les meilleurs, Monsieur le Député.

  • Le clown triste de Matignon, par Philippe RANDA

    Chaque été, on y a droit, au monstre du Loch Ness, brassardé à la croix gammée… Soit l’annonce de la résurgence du nazisme, avec, autant que possible, moultes milices bottées-casquées, sur fond d’Internationale noire prête à répandre « la haine et l’exclusion » à travers le continent et à faire couler le sang dans tous les caniveaux de nos joyeuses citées, de préférence les plus cosmopolites…
    Certes, de néo-nazis, on n’en montre guère, beaucoup moins en tout cas que de futés reporters ou de fins limiers, spécialisés dans la traque des prochains criminels contre l’Humanité, mais qui nous assurent tous avoir bel et bien vus celui ou celle qui a vu celui ou celle qui les a vus eux ou elles !
    C’est en quelque sorte une tradition et pas seulement française, rythmée par la chanson :
    « Il court, il court, le facho
    Le facho de l’été, mesdames,
    Il court, il court, le facho
    Le facho de l’été joli. »
    Cette comédie était jusqu’alors programmée avant la première étape du tour de France et oubliée dès les grands départs du 15 juillet, date à laquelle tous les Français se moquent de tout en général et du retour de la Bête immonde en particulier.
    Cette année, c’est au beau milieu de la Petite Reine (1) qu’on y a droit et, crise oblige, sans doute, même les complots hitlériens ne sont plus ce qu’ils étaient. On commence même directement, sinon par la chanson, du moins par un chanteur. Même pas français : Norvégien, celui-là, avec tout de même un beau nom viking : Kristian Vikernes ! Marié à une Française, c’est un auteur-compositeur de black metal, genre musical assez bruyant, ayant fort peu de rapport avec les valses viennoises, néanmoins plus supportable que le Rap, entre autre parce que moins répandu sur les ondes…
    Les fins limiers de la lutte anti-terroristes, au courant que le personnage avait été « l’un des 530 destinataires du manifeste extrémiste de Breivik, qui a tué le 22 juillet 2011 en Norvège 77 personnes » surveillait tout particulièrement ce viking-là, prouvant ainsi qu’ils ne réservaient pas leur redoutable attention qu’aux seuls chameliers suspects de nos paisibles contrées.
    Alors, lorsque madame Vikernes, mère au foyer de son état, mais «  tireuse sportive dans le Limousin » à ses heures,  a « acheté quatre armes longues, des carabines 22 long rifle », les inspecteurs Bourrel de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) se sont écriés en chœur : « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! »(2)… C’est direct le placement en garde-à-vue du couple infernal au commissariat de Brive-la-Gaillarde pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », tandis que Manuel Valls, ministère de l’Intérieur, toujours prêt à ce « qu’ils ne passent pas », s’emballait en soulignant que « cet individu était susceptible de préparer un acte de terrorisme d’envergure », même si, comme il devait le reconnaître très vite, Vikernes n’avait « ni cible ni projet identifié. »
    C’est ballot, tout de même !
    Ballot comme le permis détenu par l’épouse pour acquérir légalement des carabines…
    Ballot comme l’explication donnée par le couple pour l’acquisition des pétoires en question : adeptes du survivalisme, ils préparent tout simplement leur survie dans un Futur qu’ils prévoient plus « âges farouches » que « paradis terrestre »… tout comme quelques centaines de milliers d’adeptes de cette théorie à travers le Monde…
    Ballot comme la condamnation officielle par Monsieur de l’acte d’Anders Breivik dont il se moqua en son temps du « sacrifice » en des termes sans ambiguïté : « Pauvre Breivik qui ne peut pas jouer à World of Warcraft depuis sa cellule. Je te souhaite de te tuer. Tu as tué plus de Norvégiens que de musulmans dont tu prétends nous protéger des crimes. »
    Ballot comme les témoignages des habitants de Salon-la-Tour, en Corrèze, dont aucun n’a jamais deviné l’extrême dangerosité de voisiner avec ce couple-terrible… dont le père trompait si bien son monde en saluant courtoisement ceux qu’il croisait, lorsqu’il se promenait avec chien et enfants…
    Ballot enfin comme l’absence de « projet d’attentat précis »…
    Ballot donc de faire prendre des vessies pour des lanternes, soit de nous repasser sempiternellement les mêmes navets chaque été… qui ne sont même plus réchauffés, mais cramés.
    « Il court, il court, le clown
    Le clown de l’été, mesdames,
    Il court, il court, le clown
    Le clown triste de Matignon. »
    Notes
    (1) Surnom donné à la bicyclette en général et au Tour de France en particulier.
    (2) Allusion à la célèbre série télévisée française Les Cinq Dernières Minutes, créée par Claude Loursais  en 155 épisodes étalés sur trois générations. Le commissaire Antoine Bourrel et son adjoint Dupuy recherchaient les indices qui permettaient à chaque épisode de découvrir le coupable dont le nom était dévoilé après que Bourrel s’exclamait : « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! »… Ayant déjà fait allusion à cette série, j’en profite pour apporter la précision suivante : « Et non pas “Bon sang !”, expression que l’on ne retrouve sur aucun épisode publié, mais qui en revanche est celle utilisée dans divers pastiches de cette émission dont ceux imaginés par Gotlib dans la Rubrique-à-brac ».

  • Hurlement ! (1)

    On sait maintenant les développements de ce qu'il faut bien appeler le paradigme de Trappes, consécutifs à un banal contrôle d'identité. Pour rappel, c'est ainsi qu'une femme portant voile intégral s'est normalement vue abordée par trois policiers à des fins de vérification d'identité comme la loi l'impose. Le copain de la femme s'est interposé puis a fait appel à des « relations ». Les trois policiers furent alors roués de coups et plusieurs interpellations s'ensuivirent. Le soir même et les soirs suivants se déclenchèrent des explosions de violence par l'intermédiaire d'émeutes de type ethnique.

    Le fait est d'autant plus grave que la même semaine eurent lieu plusieurs déraillements de train commis par des jeunes du même acabit. On sait aussi que certaines des victimes ainsi que sauveteurs furent détroussés et volés sur place.

    Bien loin désormais de se limiter au seul fait de délinquance, c'est maintenant de terrorisme dont il s'agit. Voire même d'actes de guerre: «Une cinquantaine d'individus ont causé des troubles avec notamment des tirs de mortiers et de fusées sur la police».

    On prendra bien note d'effectuer un parallèle qui est aussi un distinguo entre l'extrême célérité avec laquelle le gouvernement s'est attaqué aussi bien à Troisième voie qu' Kristian Vikernes, dans les deux cas à tort, et la volonté de baisser le pantalon devant la canaille, pourtant facile à mâter.

    Amusant de constater que le personnage situé à la tête du parti socialiste n'est autre qu'Harlem Désir, fondateur de sos racisme. Et le clochard décérébré de postuler à l'époque qu'une société, c'est comme une mobylette, devant tourner au mélange. Jean Marie le Pen de lui répondre à l'époque que le mélange ne devait être que partiel sous peine de briser le moteur.

    Sur la voie du capitalisme, aussi bien les Etats-Unis que l'Angleterre sont «en  avance » sur nous. Et le fait ethnique d'avoir donc encore plus d'importance là bas qu'ici. Dans ces contrées américanisées, l'immigration constitue une des clés de voûte du système. Qui méconnaît d'ailleurs le rapport privilégié qu'entretiennent ces deux pays avec la variable immigration ? Fatalement, dès lors où les gouvernements français – de droite comme de gauche – décidèrent de mettre les pas de la France dans ceux de ces deux pays, ils choisirent aussi d'accepter toutes les tares consécutives à ce choix. C'est donc la politique menée depuis plusieurs décennies dont les Français ont à souffrir aujourd'hui.

    Je sais ce qu'est l'islamophobie si présente dans nos milieux, islamophobie que j'ai toujours contestée et avec un argument imparable: si l'islam était le problème, alors toutes les communautés ethniques liées à l'islam auraient des comportements similaires. Je constate que tel n'est pas le cas. Ainsi, par exemple, je constate que la communauté turque qui est musulmane, ne pose pas de problèmes majeurs dans notre pays. Tel n'est pas le cas, d'une autre communauté, elle aussi musulmane, dont nous avons à souffrir au quotidien les actes de barbarie. Bien sur, je sais les pesanteurs de la loi qui s'applique à tous, interdisant de poser certains problèmes et de les verbaliser. Soyons clairs – sourire - sur le sujet: quand bien même interdirait-on le théorème de Pythagore, qu'il resterait toujours opérationnel et utilisable. C'est ainsi que les actes de barbarie, de terrorisme – quand bien même certains le qualifient pour le problème qui nous concerne de « bas » - ne sont majoritairement pas d'essence musulmane.

    Encore une fois – sachant que j'ai déjà verbalisé le fait sur d'autres supports – ce n'est pas vous cher lecteur, ou moi, qui serions les premières victimes de l'application de la Charia conduisant à l'amputation de la main du voleur...

    Je ne crois toujours pas que ces phénomènes puissent déboucher sur une guerre ethnique ou qu'ils puissent aller plus loin. Aux Etats-Unis comme en Angleterre, le fait ethnique n'a jamais débouché sur rien de sérieux. En revanche ma crainte majeure, c'est que la communauté dont il est ici question, s'organise dans le cadre français, lors des prochaines consultations électorales, à commencer par celles de 2014. Si la constitution d'une liste postulant l'ethnicisme est prohibée par la loi, rien n'empêche des candidats de se présenter avec leur photo sur une affiche électorale, avec un visage et un nom très révélateurs, induisant ainsi un réflexe grégaire.

    Aujourd'hui déjà, mais demain ce grand danger...

    Alain Rebours http://www.voxnr.com

    note

    (1) « S'il me fallait renoncer à mon dilettantisme, c'est dans le hurlement que je me spécialiserais.» Cioran

  • Nostalgie d’un autre mois de mai (arch 2010)

     

    Mai est enfin terminé. Pendant un mois, les médias ont célébré la grande révolution soixante-huitarde et loué les combattants de pacotille qui rêvaient de changer de société et qui se retrouvent aujourd’hui au service de cette société qu’ils vomissaient tant. Après de tels éloges, il faut se demander pourquoi le gouvernement Juppé ne leur accorda pas la carte d’anciens combattants comme il le fit aux anciens volontaires communistes d’Espagne. L’hystérie pubertaire collective du triangle Odéon – Sorbonne – Nanterre n’incarne cependant rien d’historique par rapport aux grands événements de ce siècle. En ces temps d’exaltation lacrymogène, il aurait été néanmoins plaisant de se souvenir de cet autre mois de mai, en 1983.

     

    Cette année-là, après avoir lancé le plan de rigueur, le gouvernement socialo-communiste de Mauroy soutint la nouvelle réforme universitaire concoctée par le ministre de l’Éducation nationale, Savary, qui, sous prétexte de modernisation, niait la spécificité des études médicales et transformait l’université en une sorte de « lycée supérieur ». Du fait de la docilité des syndicats étudiants, contrôlés par le P.S. et le P.C., la réforme aurait été entérinée sans aucun problème si les étudiants en médecine n’avaient pas réagi. Rapidement rejoints par leurs condisciples en droit et en sciences économiques, les élèves-médecins s’y opposèrent en manifestant pacifiquement. En guise de réponse, le régime socialiste lâcha contre eux ses C.R.S. et ses voltigeurs motocyclistes. Les premières échauffourées commencèrent dès la fin avril et se poursuivirent par intermittence tout au long du mois suivant.

     

    Scandalisés par cette agression policière, les manifestants en colère crièrent « À l’Assemblée nationale ! » et, à destination des « forces du désordre », qu’ils préféreraient les voir dans les usines Renault alors agitées par une grève quasi insurrectionnelle. Quelques jours plus tard, dans France-Soir, Jean Dutourd demandait aux C.R.S. d’être « crosses en l’air, camarades ! » et faisait observer judicieusement : « Encore deux ou trois manifs un peu rudes et l’on pourrait bien entendre le tac-tac des mitrailleuses », car « la gauche n’a pas les scrupules de la droite quand il s’agit de rétablir l’Ordre ».

     

    Mai 83 fut la seule occasion de connaître un anti-mai 68. Mais la désunion et les querelles intestines entre les étudiants apolitiques et les autres (royalistes, gudards, droitiers de l’U.N.I.) empêchèrent une amplification majeure de la contestation. Avec une meilleure concertation et une volonté d’aller jusqu’au bout, tout aurait été possible surtout quand, le 6 mai, les petits commerçants, les artisans et les patrons de P.M.E. – P.M.I. manifestèrent à leur tour contre la clique au pouvoir. Bien organisée, la convergence des protestations se serait réalisée. Or, la droite politique qui recherchait déjà la compromission, prôna l’inaction et l’apaisement. La sujétion du R.P.R. et de l’U.D.F. à la gauche date de cette période. Prenant acte de la trahison, le conseil national du P.F.N. (Parti des forces nouvelles) fustigea alors « l’attitude de l’opposition parlementaire [qui] est inadmissible : son refus de soutenir les luttes engagées contre le régime de Mitterrand prouve qu’elle n’a pas envie d’abattre ce régime de trahison par les voies les plus légales ».

     

    La conséquence imprévue de ce mouvement inorganisé et, finalement, immature incita le P.S. à reprendre en main les organisations étudiantes et relança le noyautage dans le milieu lycéen. Le résultat produisit, en hiver 1986, la formidable mobilisation contre la loi Devaquet. Les modérés français venaient de montrer une nouvelle fois qu’ils étaient déjà les plus bêtes du monde…

     

    Rodolphe Badinand http://www.europemaxima.com

     

    • Paru dans Rivarol, le 3 juillet 1998, et première mise en ligne sur Europe Maxima le 15 août 2005.

  • Racailles de Brétigny : de quel côté sont Valls et Taubira ?

    Des policiers ont trouvé des SMS explicites dans le portable de jeunes interpellés le jour du drame. Une enquête doit être menée pour savoir si les victimes du déraillement du train ont bien été volées.

    Les forces de l’ordre ont-elles été « caillassées » à Brétigny, comme elles l’affirment, ou simplement accueillies « de façon un peu rude », selon l’expression du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier ?

    Y a-t-il eu « un vol ou deux », comme le concède la préfecture de l’Essonne, ou bien de véritables « scènes de pillage » ? Un rapport de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS), révélé jeudi par Le Point , évoque non seulement des « jets de projectiles » après le déraillement du train, mais aussi des « vols d’effets appartenant aux victimes ». Une « réalité sans doute dérangeante pour les autorités », mais confirmée par deux syndicats aussi différents qu’Alliance (classé à droite) et l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa, classé à gauche). Des policiers « scandalisés qu’on puisse remettre en cause leur parole » et outrés d’avoir vu leurs agresseurs repartir « en vainqueurs »…

    Selon ce rapport, les CRS ont dû repousser « des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles ». [...]

    Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net

  • Pharmaciennes et pharmaciens désormais visés. L'alternative est pourtant possible.

    Cet éditorial peut être considéré – malheureusement - comme la suite d'autres articles publiés récemment sur Voxnr. Ainsi, "Récession" (1), "L'été sera chaud" (2), "Les retraités, eux aussi, vont être plumés" (3) ainsi que, pour prendre un dernier exemple, très récent "Et ça continue, encore et encore …" (4).

    J'avais développé un point de vue dans le cadre du dernier article rédigé:

    "On a, et bien à tort, l'idée qu'une révolution est nécessairement ponctuelle et soudaine. Un autre type de révolution, dans la quiétude cette fois ci, donc plus insidieuse, passe par la succession de réformes minimes, qui permettent de parvenir au même résultat qu'une révolution brutale."

    L'article que j'ai lu dans la version papier du journal Les échos confirme mon analyse.

    Avant de développer mon point de vue, je souhaiterais à titre d'introduction, revenir à un article bien antérieur intitulé "Souhaitez vous vraiment que la France connaisse le miracle économique allemand ?" (5) et publié sur Voxnr le 1er février 2013. J'y montrais alors que ce pseudo-miracle entraînait une catastrophe sociale majeure en Allemagne. Mais aussi que ces lois imposant un deficit social, n'étaient pas le fait d'un gouvernement de droite mais bien du gouvernement Schröder labellisé Spd.

    Sachant la période estivale et donc la quiétude dont il peut bénéficier, le gouvernement Ayrault détricote progressivement et rapidement le tissu social français. C'est désormais le monopole des pharmacies qui est menacé en matière de distribution de médicaments. Rappelons que nos pharmaciens sont des petits et les hypermarchés, des multinationales. Les petits commerçants sont d'autant plus importants qu'ils contribuent à structurer les quartiers mais aussi à humaniser les échanges. Si on ne dialogue pas lorsqu'on prend sa viande sous cellophane au supermarché, on peut très facilement papoter avec les autres clients dans une boucherie. Voilà qui favorise le terroir et construit le tissu social.

    Dans les faits, l'autorité de la concurrence a publié mercredi 10 juillet un rapport concernant les prix pratiqués par les pharmaciens sur les produits d'automédication. Bien entendu, les Français risquent d'approuver la démarche au motif de paiements moins onéreux. Mais n'avons nous pas fait la même erreur avec nos différentes industries en raison de l'apologie de la concurrence. C'est ainsi que nous avons perdu textile, chantier naval, électroménager, ameublement, sidérurgie... En conséquence, si la baisse des prix est, de prime abord séduisante, elle se montre aussi catastrophique pour nous tous à long terme. On ne viendra pas me répondre que les politiciens libéraux ne savaient pas les conséquences à long terme en initiant des politiques libérales, durant les années 70, qui acceptent la concurrence avec des pays que l'on ne peut économiquement combattre, au motif de leurs faibles prestations sociales et salaires.

    L'automédication via des renseignements cueillis sur internet va faire des ravages: on ne s'improvise ni médecin, ni pharmacien... De même, les médicaments, en France prescrits uniquement sur ordonnance, sont disponibles désormais sur internet, notamment sur des sites asiatiques.

    Les libéraux, appelons donc les ainsi puisqu'ils ne sont ni de droite, ni de gauche, jouent la carte des individualités et des petits groupes contre l'intérêt général et le Peuple dans sa totalité. Si nous avions continué à acheter au même prix notre textile plutôt que de s'en aller quérir des produits asiatiques moins onéreux, nous aurions encore toute notre industrie textile. Et c'est bien sur vrai pour toute les industries.

    Il n'est pas trop tard pour prôner un protectionnisme intelligent pratiqué à l'échelle européenne face à une guerre économique que nous sommes en train de perdre.

    Engageons nous !

    Alain Rebours http://www.voxnr.com

    notes :

    (1) Récession ! http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFpluAulZZcdqjck.shtml

    (2) L'été sera chaud http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFFukkAytyEKtdIw.shtml

    (3) Les retraités, eux aussi, vont être plumés http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZkElZVEpJswTeDJk.shtml

    (4) "Et ça continue, encore et encore ..." http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFZFVAyuRfMvlHEr.shtml

    (5) Souhaitez vous vraiment que la France connaisse le miracle économique allemand ? http://www.voxnr.com/cc/politique/EFVAZuVuEuPiEsKCLl.shtml

  • Accident de Brétigny : le parquet est-il amateur ou complice ?

    La fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) ne cache pas sa colère vis-à-vis des pouvoirs publics, dans l'affaire du déraillement du Paris-Limoges à Brétigny. La belle unité née de la «transparence» promise par le patron de la SNCF au soir du drame est aujourd'hui mise en doute. Me Georges Holleaux, l'avocat de la Fenvac n'a pas de mots assez durs pour critiquer le procureur. Il déclare être

    «stupéfait que plus de huit jours après l'accident, aucun juge d'instruction n'ait encore été désigné. Pire que cela, le Parquet se devait au moins de demander l'intervention d'un expert judiciaire placé sous son autorité en application de l'article 77-1 du code de procédure pénale».

    Cet article prévoit en effet que

    «s'il y a lieu de procéder à des constatations ou à des examens scientifiques qui ne peuvent être différés, le procureur de la République (...) a recours à toutes personnes qualifiées».

    Me Holleaux va plus loin:

    «Le procureur d'Evry est même resté en vacances! L'urgence commandait pourtant de faire le nécessaire rapidement puisque le site est remis en l'état afin de permettre aux trains de circuler normalement».

    Selon lui, le fait que les expertises ne soient confiées qu'aux experts de la SNCF et du ministère des transports, parties prenantes dans l'affaire, ne fera que générer des suspicions puisqu'elles ne sont pas réalisées sous contrôle de juges.

    «En d'autres termes, si la justice avait voulu ne surtout pas mettre son nez dans le dossier de Brétigny, elle ne s'y serait pas prise autrement».

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/