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France et politique française - Page 4781

  • La dédiabolisation frontiste est un piètre attrape-nigaud !

    Savez-vous de quoi sont constitués les rêves de nos ennemis ? Ils rêvent de nous effrayer si fort que nous baisserions nos armes sans même qu’ils aient à verser la moindre goutte de sang. Dans le langage militaire, cela s’appelle la guerre psychologique. L’ennemi est en face, déboussolé, désarmé, découragé et n’a plus la force de combattre. De plus en plus de nationalistes français se laissent tenter par l’autocastration, les discours temporisés et la prostitution politique… pour le plus grand bonheur de leurs maîtres. Toute ressemblance avec des organisations politiques existantes n’est pas si fortuite que ça…

    Un système contre-productif.

    Il y a bien longtemps que la fameuse dédiabolisation dont on nous rabâche (par qui ?) qu’elle serait nécessaire n’est plus l’éviction d’éléments marginaux jugés trop proches de la mouvance skinhead. Il y a encore quelques années, cette idée tournait autour de la volonté (probablement nécessaire) de se forger une image plus positive pour la forme. Aujourd’hui elle sévit sous les traits d’une impitoyable faucheuse qui se plaît à balayer toutes les personnes dont les actes ou les paroles dévient sur le fond et refusent le politiquement correct ambiant. Autrement dit, il s’agit d’une machine infernale à broyer les esprits et les tempéraments les plus créatifs qui ne collent pas avec l’insipide normalisation exigée.

    Dans cette optique, la vérité n’y a plus sa place. Trop bouleversante, trop révolutionnaire, trop anti-système, etc. Elle doit s’effacer pour que surgissent les compromissions, les demi-vérités puis les mensonges des plus arrivistes. L’engrenage est enclenché : on commence par acquiescer aux tenants de la pensée unique, on poursuit par s’excuser de ne pas rentrer dans le moule imposé, on finit par baisser les yeux, puis son pantalon… Et certains crient avec une stupeur à moitié simulée quand ils l’ont profond. Qu’espéraient-ils ?

    À force de rabâcher et de propager des arguments fallacieux mélangés à d’effroyables inepties consensuelles, on finit par croire à ses propres mensonges, ou à recevoir en pleine face le fruit de nos méfaits. Sur le plan de la politique nationale, le niveau de la repentance nauséabonde a atteint son paroxysme depuis que l’ambitieuse Marine s’est lancée dans la course à l’obéissance servile ; une course qui ne peut que terminer dans un fossé. L’extrême droite se déchire et se divise parce que l’arrivisme et l’ambition des plus faibles parasitent le discours réellement solide de ceux qui s’efforcent de ne pas se vendre au premier envahisseur rencontré. C’est d’autant plus désolant que les traîtres en question, qui s’autoproclament avec cynisme experts en stratégie politique, justifient bien mal les alliances passées de ce qui est censé être leur famille politique. Lorsqu’ils sont interrogés sur les raisons de cette standardisation soudaine, ils bafouillent de maladroites immondices dans d’éternelles séances de soumission publique qui ne dupent personne.

    Ça gesticule beaucoup, mais aucun n’est prêt à risquer sa place ou sa carrière pour affronter les problèmes des Français. Ils piaillent, parlent timidement de laïcité, font mine de ne pas voir les troupes adverses qui grouillent chez nous par millions alors que la guerre raciale est à nos portes. Ils demeurent déconnectés de la réalité, comme des centurions qui discuteraient de la couleur de leurs uniformes, au lieu d’aiguiser leurs glaives pour la bataille à venir.

    La passivité, cette impasse si confortable.

    Parer les coups, c’est bien. En donner, c’est mieux. Telle pourrait être la maxime qui résumerait en substance la paralysie dialectique dont sont victimes ceux qui sont censés nous représenter. Pourtant, la victoire est impossible si nous n’essayons pas de transpercer les faiblesses des rivaux qui se présentent devant nous. Aussi efficace et organisée que puisse être notre défense, il faut aussi penser à l’attaque. Il y en a marre de ces pleutres qui offrent leurs larmes abondantes aux commémorations shoatiques sans jamais mentionner les crimes innombrables du socialisme réel ou de l’ethnocide organisé qui plane au-dessus de nos têtes. Les clefs de notre cité ne vont pas nous tomber du ciel ; il va falloir cesser de geindre et se battre férocement pour les obtenir.

    Une combativité d’autant plus nécessaire que notre adversaire est loin d’être invincible.

    Il ne faut pas oublier que des foules molles et perdues se tiennent péniblement en face de nous. Ils n’ont que le nombre (pour le moment) et la démagogie comme seuls alliés. La plupart d’entre eux se laissent porter docilement par les vagues déclinantes du matérialisme, de l’individualisme et de la consommation sans jamais prendre conscience de leur état végétatif. De notre côté, nous avons un idéal, de la conviction et la vérité ; ce sont des armes bien plus puissantes. Même si certains de leurs coups portés à notre encontre font mal, il n’y a aucune raison de trembler devant ces zombies. Les premiers effets de notre révolution seront si bienfaisants et évidents, que beaucoup d’entre eux dégageront le voile qui restreint leur pensée et rejoindront petit à petit nos soldats politiques. Mais pour cela, il ne faut pas avoir peur de se lancer courageusement dans une bataille qui nous donnera forcément la victoire. Il faut attaquer sans cesse, sans ménagement et sans remords toutes les anomalies infectes de notre société. D’ailleurs, nos adversaires se gênent-ils pour nous harceler de toute part ? Ils ne s’embarrassent d’aucun scrupule, eux !

    « Oui, mais nous devons y aller doucement pour prendre le pouvoir »

    Quel est notre objectif ? Prendre le pouvoir ou l’exercer au nom de notre idéal ? Si seul le pouvoir vous intéresse, alors il serait dans votre intérêt immédiat de grossir les rangs de l’UMP ou du PS ; mais ce ne serait pas servir notre cause pour autant. Je suis de plus en plus effaré par ces arrivistes qui hurlent à la moindre pensée non validée par l’idéologie dominante pour espérer grappiller quelques miettes. Des pseudo-révolutionnaires qui se complaisent dans le conformisme… ne cherchez pas plus loin la source de nos maux. Nous ne devons pas chercher l’approbation médiatique à tout prix si c’est pour y abandonner nos principes.

    Une parabole vaut mieux que de longs discours.

    La conversation à peine entamée, deux tournées de bières étaient déjà englouties. Stéphane laissa ses commensaux s’exciter à propos de marches aux flambeaux, de nouveaux autocollants, de pétitions, de lâchers de tracts, de cassage de caméras de vidéo surveillance… puis il frappa trois fois la table avec sa chevalière et s’exclama :

    - « Dites, les gars, si on parlait de choses sérieuses ? ».

    Les bouches se turent et les regards se fixèrent, certains interrogatifs d’autres teintés d’un mélange de surprise et d’agacement. Stéphane enchaîna : « Bon, je vais vous apprendre un truc, vous n’avez plus vingt ans… il faudrait vous en rendre compte et peut-être penser à faire de la politique… ».

    Le ton excessivement paternaliste fit se serrer quelques poings mais personne n’osa répliquer, l’un des plus jeunes du groupe se contentant de demander ce que signifiait, pour lui, « faire de la politique ! »

    - « Prendre des places ! » s’anima Stéphane, « Entrer dans le jeu pour en bousculer les règles, faire son trou dans les institutions pour les noyauter passivement en attendant mieux… »

    Devant les regards dubitatifs de ses interlocuteurs, il insista : « Mettre son drapeau dans sa poche et attendre son heure, cela permet, le jour venu, de pouvoir faire modifier une virgule dans un règlement ou une ligne dans un texte d’application d’une loi et, là, d’avoir enfin une influence, limitée mais réelle, sur le concret, sur la vie de nos compatriotes… ».

    Accessoirement, cela permettait aussi d’avoir une image sociale flatteuse, de fumer des cigares en buvant du Bourbon et d’être invité à des vernissages à la grande satisfaction de son épouse qui s’entendait si merveilleusement bien avec la femme du préfet. Mais Stéphane ne crut pas utile d’évoquer ces « à cotés » très secondaires. Il se tut un instant et observa attentivement son auditoire afin de discerner si les arguments avaient portés. Les sentiments du groupe semblaient partagés entre acquiescement et colère… Un rien pouvait le faire basculer. C’est le moment que choisit Petit Frank pour intervenir :

    - « Faire la pute pour une virgule, je trouve que ça fait pas cher la passe… »

    « Tu vas voir lorsque nous aurons le pouvoir ! »

     Ça, c’est l’argument typique de ceux qui ne veulent surtout pas bousculer les consciences et entamer la moindre bribe d’action révolutionnaire. Face à cette invective, il faut voir plus loin que la peur évidente de notre interlocuteur qui se refuse d’imaginer un futur dans lequel il n’aurait pas réussi à s’accaparer copieusement une bonne place, le tout sans naturellement faire de vagues. Il se peut aussi que cela soit la preuve d’une naïveté, voire d’un déni édifié par des années de militantisme infructueuses. Pas facile de se remettre en question après tant de nuits blanches passées à coller des affiches pour provoquer un éventuel changement…

    Mais la question est intéressante : qu’allons-nous voir une fois la dédiabolisation germée ? D’abord, il faut prendre conscience que l’aboutissement concret de cette stratégie, c’est comme les antibiotiques : ce n’est pas automatique. Si l’Engeance considère que le sphincter de l’entité soumise n’est pas assez dilaté pour que l’on puisse lui faire confiance, une barricade artificielle peut facilement être installée. Un Carpentras ou un Breivik est si vite arrivé… Souvenez-vous aussi de l’élection présidentielle de 2002, avec ces hordes d’étudiants agressifs et manipulés qui manifestaient à tout va dans l’allégresse falsifiée. Quelques banderoles sur les places publiques, une bonne campagne de pub’ axée sur la peur insurrectionnelle et le tour sera joué. Deux ou trois larmoyants documentaires sur l’Holotox suffiront à convaincre les derniers récalcitrants.

    « Et si nous y arrivons tout de même ? »

     Ça fait beaucoup de « si », mais admettons. Si à l’aube de la prise du pouvoir, une telle entreprise de rediabolisation n’est pas instituée, c’est que l’entité visée ne représentait aucun danger pour le pouvoir en place. Il n’est donc pas improbable que la dédiabolisation mariniste actuelle débouche sur une pâle copie umpiste (c’est d’ailleurs la direction insufflée ces derniers temps) avec laquelle une alliance gouvernementale semblerait possible. Les actes conformistes qui en découleront pourraient nous seulement décevoir les fanatiques les plus aveuglés, mais aussi décrédibiliser la réelle alternative nationaliste qui sera associée par erreur, dans le fantasme collectif des masses, à cette curieuse mixture vouée à l’échec.

    Pour l’heure, nous pouvons légitimement nous interroger sur l’actuelle composition de l’appareil frontiste et sur son prétendu potentiel révolutionnaire, plus proche du néant que des cimes. À ceux qui beuglent « on va voir ce que l’on va voir lorsque nous aurons le pouvoir », nous pouvons leur demander avec ironie ce qu’il se passera effectivement si l’Élysée est conquis.

    Tous les messages tronqués, les semi-vérités et les mensonges opportunistes vont-ils s’effacer par magie ? Les cadres, plus soumis les uns que les autres, vont-ils prendre conscience subitement des approximations de leurs discours ? Vont-ils épouser une cause qu’ils s’efforçaient auparavant de vomir en continu sur toutes les ondes ou vont-ils poursuivre leur prudente doctrine carriériste ? Les militants et sympathisants endormis par des tonnes de sages discours remodelés vont-ils soudainement emboucher les fameuses trompettes de la Reconquista ? Marine Le Pen va-t-elle rompre avec son compagnon juif qui s’autorise de flagorneuses visites en Israël ? Gilbert Collard va-t-il quitter définitivement les loges qu’il fréquente depuis 35 ans pour se rapprocher d’un peuple qu’il n’a jamais connu ? Mungo Shematsi va-t-il cesser d’être noir ?

    L’alternative existe !

     Je ne suis pas un partisan acharné du renversement de pouvoir par les urnes, mais, comme toutes les règles, je veux bien y admettre une exception. Cette exception existe et nous appelle de toutes ses forces pour que l’on suive son exemple. En Grèce, des hommes et des femmes de courage, qui ne craignent pas les coups et croient en la victoire finale ouvrent actuellement la voie de notre salut. Convaincue par son idéal, l’Aube Dorée ne s’abaisse pas aux calculs politiques aussi nombreux qu’inopérants. Ils marchent avec force et détermination en direction de la révolution salvatrice. Il ne tient qu’à nous de leur emboîter le pas. Nous voulons une Aube Dorée française !

    Pierre Petrus http://pierrepetrus.wordpress.com/2013/08/03/la-dediabolisation-frontiste-est-un-pietre-attrape-nigaud/

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  • BRUXELLES SE DECHAINE CONTRE LA FRANCE (arch avril 2006)

    Le 4 avril était un (nouveau) "mardi noir", en raison des grèves, des manifestations et des troubles autour du CPE. L'attention des médias étant monopolisée par ces événements pourtant répétitifs, l'offensive de Bruxelles contre la France est presque passée inaperçue. Elle est pourtant de taille.
    Au cours de sa seule réunion de ce mardi, la Commission européenne a en effet lancé pas moins de trois procédures contre la France. La plus importante est la « mise en demeure », première étape de la procédure d'infraction, sur le décret dit « anti-OPA ».
    Le flic en chef apatride du marché intérieur, le commissaire Mac Creevy, et le flic en chef apatride de la concurrence, la commissaire Neelie Kroes, sont très en colère. Dès l'annonce par le gouvernement français d'une disposition visant à limiter les prises de contrôle étrangères dans certains secteurs définis comme stratégiques, l'été dernier, ils s'étaient indignés d'une résurgence aussi archaïque du protectionnisme national depuis longtemps jeté aux poubelles de l'histoire européenne. Comme non seulement le gouvernement n'a rien répondu, mais qu'il a effectivement pris le honteux décret, Bruxelles se voit dans l'obligation de sévir : la France viole gravement le principe de la libre circulation des capitaux, garanti par les traités européens.
    Certes, les traités stipulent aussi que pour des motifs impérieux de sécurité nationale ou d'ordre public, les gouvernements peuvent restreindre la liberté de circulation. Mais il s'agit en quelque sorte d'une clause de style, visant à ne pas passer sous silence une éventualité qui en fait ne se produit jamais. En l'occurrence, la France exagère manifestement en définissant onze secteurs «stratégiques» dans lesquels les investisseurs étrangers doivent demander l'autorisation du gouvernement, et cette procédure n'est pas «proportionnelle» aux objectifs poursuivis. 
    Au détour de leur réquisitoire, les flics en chef montrent aussi que leur rôle n'est pas tant de faire respecter les règles européennes que de veiller à l'extension du mondialisme. Ils s'en prennent en effet à un aspect «discriminatoire» (c'est l'accusation qui tue, dans tous les domaines) du décret : des sociétés établies dans l'UE, mais contrôlées par des capitaux étrangers à l’UE, sont soumises à la procédure d'autorisation préalable, « alors qu'une société établie légalement et matériellement dans un État membre devrait normalement être traitée comme un ressortissant de cet État ». Autrement dit, peu importe d'où sont les capitaux, ce qui importe est seulement leur point de chute actuel : s'ils ont une adresse aux Pays-Bas ou au Luxembourg, ils doivent être considérés comme néerlandais ou luxembourgeois, et il est «discriminatoire» de vouloir discerner sous l'OPA une prise de contrôle par des capitaux asiatiques ou américains, même si c'est l'évidence.
    L'acharnement contre la France qui a voté NON
    Le même mardi 4 avril, la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la France (et 16 autres États… ), envoyant une lettre de mise en demeure pour mauvaise transposition dans le droit national ou mauvaise application de la directive sur l'ouverture à la concurrence du gaz et de l'électricité.
    Enfin, ce même jour, la Commission européenne a menacé de traduire la France devant la Cour européenne de justice si elle ne lève pas sous deux mois l'interdiction de rémunérer les comptes courants. Menace ubuesque, puisque la France, obéissant à un arrêt de la même Cour de justice, a levé cette interdiction il y a... un an. Mais elle a «oublié» de le signaler aux flics apatrides. Donc la procédure se poursuit comme si de rien n'était...
    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen a dénoncé cet « acharnement avec lequel la Commission européenne se déchaîne contre la France ». Cette offensive, souligne-t-il, « n'est pas innocente : la Commission veut faire payer à la France son NON au référendum sur la Constitution européenne et sa résistance, même modérée, à l'ultra-libéralisme ». Il fait remarquer que « le Front national, seule formation politique à combattre l'Europe de Bruxelles et les ukases des commissaires européens non élus, est le mieux placé pour dénoncer ces ingérences scandaleuses dans la vie politique et économique de la France et les atteintes à sa souveraineté ».
    Yves Daoudal National Hebdo du 13 au 19 avril 2006 

  • La liberté religieuse est uniquement une liberté civile

    A l’occasion du 50e anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, Yves Daoudal a rédigé des commentaires sur les textes, souvent méconnus, du concile. Ces Notules sur un concile sont des réflexions personnelles, qui tranchent avec les commentaires hagiographiques du clan « progressiste » ou les critiques des milieux « traditionalistes ». Le meilleur exemple de cette lecture originale est sans doute celle appliquée à la déclaration Dignitatis Humanae, qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre. Cette notule d’Yves Daoudal a sans doute le mérite de s’inscrire dans ce que déclarait Benoît XVI dans son discours à la Curie le 22 décembre 2005 sur « l’herméneutique de la réforme dans la continuité » :

    N« Le grand débat sur cette déclaration est de savoir si ce texte est en rupture ou non avec « l’enseignement infaillible » de Pie IX dans Quanta Cura et dans le Syllabus (notamment). Certains montrent que la contradiction est manifeste, d’autres ont écrit des milliers de pages pour montrer que la contradiction n’est qu’apparente et que finalement il y a bien continuité.

    Ce débat me paraît parfaitement vain. C’est à peu près comme si on se demandait s’il y a contradiction entre le Deutéronome et le Code civil. La question ne se pose pas. Elle ne se pose pas parce qu’on compare ou qu’on oppose des textes qui n’ont pas d’autres points communs que certains mots, auquel on veut donner la même valeur alors qu’ils ne l’ont pas.

    Le grand malentendu sur Dignitatis humanae est, mais ici de façon chimiquement pure, le malentendu qui règne sur le concile en général, et plus particulièrement sur Gaudium et spes. Non seulement ce concile s’est voulu pastoral, mais il a voulu s’adresser « à tous les hommes », comme le disait d’emblée son « Message » du 20 octobre 1962. […] Lorsque l’Eglise s’adresse à l’humanité toute entière, ce n’est évidemment pas pour préciser un point du dogme, ni pour confirmer ou battre incroyablement en brèche un « enseignement infaillible », c’est pour proposer, en tant qu’organisation sociale à laquelle on reconnaît une sagesse certaine, une règle de comportement qui serve le bien commun social.

    J’ai fini par comprendre cela à force de lire les discours de Jean-Paul II puis de Benoît XVI adressés à des auditoires non catholiques, aux dirigeants politiques et aux ambassadeurs. Chaque fois qu’il est question de liberté religieuse, ces discours donnent l’impression que le pape n’est plus le pape. […]

    Et en fait ce n’est pas nouveau dans l’histoire de l’Eglise. Chaque fois que l’Eglise défend la loi morale naturelle, elle fait la même chose.  […] Quand elle proclame sa doctrine sociale, au sens des premières encycliques sociales […] elle la proclame à tous les hommes de bonne volonté : les principes du bien commun et de la subsidiarité ne sont pas des principes confessionnels ; cette doctrine est véhiculée par l’Eglise mais elle n’est pas religieuse, elle est proprement sociale. Il en est de même de la liberté religieuse, qui, en réalité, s’inscrit tout simplement dans la doctrine sociale de l’Eglise. Et de fait elle s’y trouve désormais […]. »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pierre Rabhi ou la sagesse paysanne :

     

    « Il y a aujourd'hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d'une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d'anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la "société de la matière" ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous? Les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l'enjeu de l'écologie que nous sommes obligés d'avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. (...) La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l'histoire de l'humanité. Plus d'électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s'écroule. Elle ne tient sur rien du tout. »

     

    « Le progrès ne libère pas. (...) Il faut que l'humanité se pose la question: le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu'est-ce que vivre ? S'il s'agit juste de consommer, je n'appelle pas ça la vie, cela n'a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de caddies. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n'est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d'aujourd'hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j'aurai été brûlé vif. Le progrès technologique ne rétablit pas de l'équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C'est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C'est une injustice totale : sur 7 milliards d'humains aujourd'hui, la moitié n'a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l'humanité consomme les 4/5 ème des ressources produites. Ce serait très pernicieux d'invoquer la démographie pour dire qu'on ne va pas s'en sortir. Non! Plusieurs milliards d'humains ne s'en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n'est pas en cause. Je sens cet argument s'insinuer de façon vicieuse. Aujourd'hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s'ils auront une place dans l'avenir »

     

    « Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l'énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n'est pas incompatible! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L'humain et la nature doivent être au coeur de nos préoccupations. (...) Voilà ce qu'une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n'est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu'elle est la civilisation la plus carcérale de l'histoire de l'humanité. De la maternelle à l'Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s'amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n'en peut plus, qu'on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive ». « Ceux qui ont de l'argent, commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L'argent rend l'humanité complètement folle et démente. Aujourd'hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n'est pas la mienne. Je l'ai soignée pour qu'elle soit transmise à mes enfants ou à d'autres gens. (...) Ce que je regrette, c'est qu'on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l'Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c'est l'Europe elle-même. (...) Nous sommes dans un système «pompier-pyromane»: il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n'est pas une posture politique intelligente. »

     

    Pierre Rabhi

    http://www.actionroyaliste.com/bibliotheque-du-gar/les-revues-sociales-asc/1243-pierre-rabhi-ou-la-sagesse-paysanne-

  • Identité, racisme et manipulations par Claude BOURRINET

     

    La mainmise désormais totale des partisans atlantistes d’un dominion américain sur l’Europe, depuis la fin du siècle dernier, a entraîné progressivement, jusqu’à « libérer » la parole totalement depuis la fameuse affaire des « caricatures de Mahomet » (dont les tribulations qu’avait connu Salman Rushdie étaient un coup d’essai en laissant pressentir quelle allait être la nouvelle ligne anti-musulmane), un recentrement idéologique et rhétorique, qui entraîne de graves conséquences. Le contexte géopolitique a évolué depuis la chute du mur de Berlin, déplaçant les lignes de force, et bouleversant les certitudes. Une fois le danger soviétique disparu, il fallait absolument un terrain conceptuel solide pour légitimer l’hégémonie américaine sur le monde occidental et dans ses zones d’influence.

    L’argument libéral, d’abord, sous sa forme politique (sa dimension économique était la même depuis l’émergence de l’idée même, réduite en substance au dogme du marché), même s’il avait souffert de nombreuses entorses, au nom de la lutte contre la subversion, aussi bien dans les pays qu’on appelait du « Tiers-Monde », qu’en Europe même (Espagne franquiste), a subi une singulière revitalisation. L’objectif était double. Il s’agissait d’abord de recycler les intellectuels dévoyés, les « compagnons de route » marxisants des « dictatures  prolétariennes », et, pour cela, en ce qui concerne la France, des entrepreneurs d’idées ont fait l’affaire, comme les « nouveaux philosophes, à la fin des années 70. Dans un second temps, il fallait désigner les ennemis, le nouvel « Empire du Mal », l’Union soviétique ayant fait faillite. À ce compte, toute dictature pouvait suffire, pourvu qu’elle soit ostensiblement entachée d’une revendication identitaire, et qu’elle s’oppose de ce fait à l’universalisme marchand. Car, outre l’obstacle idéologique que suppose un enracinement pris au sérieux, qui ne se satisfait pas des costumes folkloriques, il s’agit, pour un système en crise, de conquérir de nouveaux marchés, et d’empêcher un effondrement qui menace. Cela explique que toutes les guerres entreprises par l’O.T.A.N., menées depuis 1990, ont visé à détruire les États trop rivés à leur singularité (Irak, Serbie, Afghanistan, bientôt l’Iran etc.), ou à déstabiliser, notamment en Amérique latine, des nations aspirant à l’indépendance.

    La lutte sociale, la lutte des classes, le combat des « damnés de la terre », a été remplacé de ce fait par le « choc des civilisations ». Ce qui était une manière d’englober dans un même ensemble des êtres qui n’avaient rien en commun. Car quel est l’intérêt soude par exemple le prolétaire, le chômeur, à l’oligarque occidental censé partagé la même origine, en tout cas la même identité (réduite dans les faits à Coca-Cola et à la merde consumériste) ?

    Le piège est donc grossier. D’autant plus vulgaire qu’il se satisfait de grosses ficelles, de quoi pendre tous les naïfs. Quand Huntington, même lorsqu’il est caricatural, évoque encore des traits culturels positifs (bien que diamétralement opposés, chaque civilisation entretenant une vision du monde antithétique avec les autres), il n’en faut pas beaucoup pour que d’aucuns retombent dans des raccourcis racistes. Ainsi le conflit entre civilisations concurrentes à l’échelle mondiale, cette gigantomachie, devient-il une lutte à mort entre les races. Ce discours de plus en plus audible parcourt la Toile, singulièrement sur des sites « identitaires », qui, outre leur pinard et leur saucisson, en font un aliment de choix. On remarquera au passage que le bras séculier est d’une tolérance extraordinaire en regard de ce que l’on risque, par exemple, à critiquer vertement Israël et le sionisme. Edgar Morin en sait quelque chose.

    Bien sûr, la liberté d’expression est inattaquable, pour le meilleur et pour le pire, et c’est d’ailleurs pourquoi l’on a le droit de s’en prendre à ce qu’il y a de plus abject dans son propre « camp ».

    Une vidéo, celle d’un certain Rav Dinovisz, consacrée au destin tragique de la race blanche, a connu dernièrement un certain succès. En général, les commentaires sur la Toile sont d’un intérêt limité, mettant trop souvent en relief les insuffisances de leurs auteurs que leurs compétences. Mais l’on peut être sidéré par l’absence d’esprit critique, et la même tonalité qui marque ces interventions. Comme écrivait Simone Weil dans La pesanteur et la grâce : « Une même action est plus facile si le mobile est plus bas que s’il est élevé. Les mobiles bas enferment plus d’énergie que les mobiles élevés. » Et elle poursuivait : « Problème : comment transférer aux mobiles élevés l’énergie dévolue aux mobiles bas ? ».

    Malheureusement, on ne peut pas affirmer que cette question soit insoluble. On voit bien au demeurant quel est, chez les « identitaires », le calcul machiavélique sous-tendu pas la stigmatisation, au-delà d’un prétendu danger islamiste, d’une population musulmane qui n’a pas la chance d’avoir, dans son ensemble, la peau blanche. On espère, comme on dit dans le rugby, « transformer », en tirant des dividendes politiques (une alliance droite libérale/identitaires ?) d’un affrontement ethnique.

    Il n’est pas utile de commenter le tissu de mensonges déversés dans la vidéo susmentionnée. Le ton employé est condescendant, et apparemment le rabbin considère-t-il encore les Européens, et singulièrement les Français, comme des sots. Sans grande chance de se tromper, hélas ! Tous les poncifs sont là, avec cet art du retournement qui caractérise la rhétorique israélite, laquelle est capable de dire tout et son contraire. Qui a dévirilisé l’Europe ? Qui l’a culpabilisée ? Qui s’est servi du concept de victimisation pour la désarmer moralement ? Qui a instrumenté la Shoah pour bloquer toute tentative d’action enracinée ? Qui a invalidé tout recours au passé européen, considéré comme la source du Mal absolu ? Qui a jeté la suspicion sur la culture ancestrale, celle des Grecs, des Romains, accusée de prodiguer des armes conceptuelles pour accréditer les actes les plus monstrueux ? Qui a redonné vie aux slogans chrétiens les plus éculés, à ce pacifisme évangélique, au mieux stupide, au pire hypocrite (La paix, c’est la guerre !) ? Qui a pris la tête de la pseudo-révolution de mai 68, de tous les mouvements de « libération » visant à noyer la conscience dans un magma compassionnel ? Qui, en psychanalyse, dans les luttes visant à bouleverser les mœurs (féministes, homosexuels, etc.) a féminisé l’homme occidental ? Qui a porté triomphalement les idées des Lumières comme horizon d’un nouvel homme délivré de l’obscurantisme ancestral ? Qui a prôné l’universalisme, la fraternité planétaire, l’antiracisme dogmatique ?

    Et voilà maintenant que tous ces dogmes, ces courants, ne sont plus bonnes qu’à mettre à la déchetterie de l’Histoire ! Soit ! Mais le contraire d’un mensonge ne constitue pas forcément une vérité. La dénonciation de l’antiracisme militant, parce qu’il était hypocrite et servait d’alibi à une lutte de pouvoir, ne conduit pas inéluctablement à la revendication d’un racisme décomplexé. De la même façon que la féminisation de la société ne doit pas valoriser ce qui, chez le mâle, apparaît quelque fois comme l’expression de la stupidité même, l’intolérance, l’emploi de la force brute et l’autosuffisance n’étant pas ce qui est le plus ragoûtant chez sa version la plus brute de béton (hélas courante dans le camp « identitaire »).

    Faute de savoir à quoi l’on sert, qui l’on sert, et quoi servent ces réactions épidermiques, on se prépare à de douloureuses déconvenues. Qui ne voit à qui profiterait le crime, l’erreur, qui consiste à jeter une population contre une autre ? Que veut-on vraiment ? Des milliers de cadavres dans les rues, des camps, la valise ou le cercueil ? Il est clair que l’Amérique du Nord a tout intérêt à ce que l’Europe soit empêtrée dans des conflits internes, une guerre civile moralement douteuse, quitte à achever le travail en bombardant, comme cela s’est vu en Serbie. Il est évident que le déplacement des ressentiments sur le plan ethnique ou religieux contribue à occulter le vrai débat susceptible de fâcher les oligarques de l’hyper-classe atlantique, à savoir la question sociale. Il est évident que la focalisation sur le problème immigré en France et en Europe (qui existe, bien entendu) sert les intérêts des colons sionistes en Israël. Il est évident que le ravalement d’une identité à un substrat biologique, quand il n’est tout simplement qu’une erreur scientifique, ne sert pas la cause de l’Europe.

    On se trompe en effet d’époque. Les Juifs aussi commettent une erreur, qui pourrait être mortelle pour eux. Ils sont en effet restés à l’épisode sanglant de la Shoah, traumatisant pour eux, et on les comprend. La suite de leur histoire découle de ce sentiment tragique, et explique le caractère particulièrement agressif qu’a manifestée la prise de possession, au détriment du peuple palestinien, d’une terre qu’ils considérés comme la leur. Cependant, outre le caractère discutable d’une telle colonisation, ils ont emprunté aux Européens ce qu’ils avaient eu de pire, le nationalisme hystérique, et un ethnocentrisme virulent qui peut aller jusqu’au racisme. Le judaïsme en soi, qui survalorise le « peuple élu », n’a fait qu’envenimer les choses, en y portant une tonalité apocalyptique source de tous les dangers, surtout si l’on songe à la puissance nucléaire de l’État hébreux. La réaction des peuples musulmans environnants a été à la mesure de cette agression, à tel point qu’il est devenu presque impossible, hormis la guerre, de trouver une solution. Certes, on peut comprendre que l’on soit révolté par des attentats qui ont détruit des vies, notamment civiles. Mais, pour faire bonne mesure, il aurait fallu songer à celles des innocents qui ont succombé, ou meurent encore, à la suite de bombardements que l’on ne peut même plus considérer comme « aveugles ». De la même façon que la destruction des populations, dans le cadre des guerres totales initiées par notre ère démocratique (celle des Lumières), commises aussi bien en Allemagne, en France et ailleurs par les alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, que par les Allemands sur Londres, ne peuvent être considérés comme ce que l’homme à imaginé de meilleurs. À ce titre, aussi bien Hitler que Churchill, que le gouvernement israélien, et, pour faire bonne mesure, que les terroristes islamistes, ont commis et commettent des crimes de guerre.

    Pour retrouver un air où l’on puisse enfin respirer, il faudrait s’interroger sur les temps nouveaux, où la guerre devient sinon impossible (ce qui ne signifie pas qu’un conflit nucléaire, détruisant toute vie sur la planète, reste « impossible » !), et toute nation obsolète. Le drame des Juifs est qu’ils ont voulu créer une nation dans ce temps-là ! Ils le font quand il est trop tard. Et même au XIXe siècle, n’était-ce déjà pas périlleux, si l’on a à l’esprit le devenir des empires coloniaux ? Les Temps Nouveaux sont ceux des grands ensembles continentaux. La question raciale est une duperie. La seule question qui vaille, c’est celle de la nature de l’État européen à venir, et des communautés qu’il encadrera. Pour le reste, toute rencontre fructueuse est possible entre civilisations, à condition qu’elles se fassent par le haut, c’est-à-dire par la contemplation sereine de l’Ordre divin du Monde.

    Claude Bourrinet http://www.europemaxima.com/?p=1359

  • La campagne "One of Us" s'apprête à surprendre les européens

    BRUXELLES, 16 août (C-FAM) Une des initiatives européennes les plus audacieuses en date est la dernière campagne pour la vie, conçue pour forcer le Parlement européen à lancer un débat sur la protection de la vie dès la conception.

     

    La pétition “One of Us” a fait un bon de géant le jour où le pape François lui a accordé son soutien.

     

    Chaque personne, quelque-soit son âge "mérite respect", proclame l'initiative "One of Us", qui a rassemblé plus de 850 000 signatures. Si elle mobilise un million de signataires avant le 1er novembre, le Parlement européen devra réfléchir à une interdiction du financement des recherches qui aboutissent à la destruction des embryons humains.

     

    Conformément à une nouvelle procédure en vigueur avec le Traité de Lisbonne, la Commission européenne, branche exécutive de l'Union européenne, pourrait être obligée de répondre aux rédacteurs de la pétition One of Us. Elle pourrait être forcée à soumettre leur question au Parlement européen.

     

    Les militants affirment que l'objectif de la campagne One of Us est la protection de la «dignité, du droit à la vie et de l'intégrité de chaque personne humaine», y compris l'embryon. Cet objectif est en phase avec la fameuse décision de la Cour européenne de justice Brüstle v. Greenpeace, selon laquelle aucune recherche aboutissant à la destruction d'embryons humains ne peut être brevetée.

     

    Selon la Cour, l'embryon humain constituant le début du développement de la vie humaine, aucun brevet ayant pour objet l'embryon ne peut être compatible avec le principe de dignité humaine.

     

    Tous ne sont pas impatients à l'idée d'un débat sur la vie et la dignité humaine au Parlement européen. Au début de l'été, une association autrichienne de jeunes a essayé d'organiser un évènement au Parlement européen pour présenter la campagne One of Us. Cependant, le député européen irlandais Jim Higgins a refusé leur demande. Il leur aurait déclaré que leur affiche était "trop polémique", sans spécifier ce qui était polémique. L'association n'a pas obtenu l'autorisation d'organiser l'évènement, alors qu'elle était prête à changer ce que le député trouvait problématique.

     

    Même si l'avortement est autorisé dans la plupart des pays européens, la recherche aboutissant à la destruction des embryons humains n'est pas acceptée. Dans certaines régions, elle évoque encore les pires souvenirs d'expérimentations sur êtres humains.

     

    One of Us serait la seconde initiative citoyenne réussie à ce jour. L'autre initiative citoyenne, qui a aboutit à la reconnaissance d'un droit de l'homme à l'eau, a rassemblé 1,3 million de signataires en Allemagne, et 400 000 dans le reste de l'Europe.

     

    Afin de mobiliser l'attention de la Commission européenne, une pétition doit rassembler un million de signatures en un an après son lancement. Les signatures doivent provenir de sept des 28 Etats membres de l'Union européenne. Chaque Etat définit un quota minimum.

     

    L'obtention du nombre de signatures requis pendant la période donnée n'est pas simple. Neuf autres initiatives citoyennes risquent d'arriver à expiration cette année, même celles qui ont obtenu de la Commission européenne le titre de première initiative. Fraternité2020, qui cherche à mobiliser plus de financement pour l'échange européen Erasmus, n'a pas obtenu 100 000 signatures.

     

    One of Us a satisfait le quota dans 10 Etats. La campagne cherche désormais à atteindre le million de signatures. Il est surprenant qu'elle ait mobilisé un si faible nombre de signatures dans les pays connus pour leur politique protectrice de la vie, comme par exemple l'Irlande et Malte.

    One of Us bénéficie du soutien de plusieurs organisations européennes pro vie. Avant de renoncer au siège pontifical en février, le Pape benoît XVI a fait signe à ses partisans lors d'une de ses dernières apparitions publiques, un Angélus dominical.

    http://c-fam.org/en/francais/volume-16/3907-la-campagne-one-of-us-s-apprete-a-surprendre-les-europeens

  • Dénaturation : les droits de l'homme réduits aux questions sexuelles

    Lu sur C-Fam :

    "Les pressions se font de plus en plus ressentir à l'ONU, alors que des dates importantes se rapprochent et que certains objectifs à long terme doivent être bientôt atteints. Pour certains, une des questions les plus importantes est l'avenir des droits et de la santé reproductifs et sexuels. C'est aussi pour ça que de plus en plus d'Etats membres expriment leur frustration face aux militants de l'avortement. A la fin d'une conférence récente, certains diplomates se sont plaints que les droits de l'homme soient de plus en plus réduits à la question des droits sexuels et reproductifs.

    « Tout a été conçu en fonction des termes "droits et santé sexuels et reproductifs", objectait un des représentants gouvernementaux. Ce ne sont même pas les termes [de l'accord du Caire], et on les traite comme s'ils l'étaient.»

    La conférence de trois jours, qui se déroulait en juillet aux Pays-Bas, a été organisée pour travailler à la mise-à-jour du langage officiel de l'ONU forgé lors de la conférence du Caire sur la Population et le Développement (ICPD) en 1994. Beaucoup d'intervenants représentaient des organisations qui cherchaient à convaincre les Etats membres d'insérer au langage officiel un droit international à l'avortement.

    Quelques diplomates ont souligné que la conférence "ICPD Beyond 2014" (ICPD après 2014) devait s'attaquer à des questions générales, alors que la conférence s'était attaquée à des questions précises.

    "Malheureusement, les questions clés tournent autour des droits de l'homme, de l'ICPD, de la santé sexuelle et des droits reproductifs", a déclaré l'un des participants. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'antiracisme, prothèse de l'idéologie dominante...

    « L’antiracisme est à la politique ce que le « paint-ball » est à la guerre. » R.R.
    Polémia a relevé sur le site du philosophe Robert Redeker un texte, dû à sa propre plume,  qui met en pièces les faux semblants politiques et idéologiques de l’antiracisme. Nos lecteurs le trouveront ci-après.
    Il est bon de rappeler que Robert Redeker est professeur de philosophie et reconnu comme intellectuel de gauche.
    Polémia

    L’antiracisme est une prothèse destinée à donner une illusion qui comble le vide politique. Il distille à ses intoxiqués l’illusion de la politique. Ce vide est aussi bien l’effet du temps, de l’usure de l’histoire, que d’une volonté fataliste : en finir avec les idéaux de la gauche et leur substituer une sorte de substitut ludique. L’antiracisme est un opium qui laisse croire qu’il est une réconciliation de la politique et de la morale. Alors qu’il n’est ni l’une ni l’autre, ni bien sûr leur synthèse.
    L’antiracisme permet de rejouer la politique. De la simuler. De jouer à la politique. Mais auparavant la politique aura été vidée de tous ses enjeux. D’un certain point de vue le concept marxiste d’idéologie décrit bien à l’antiracisme. D’un autre point de vue, il faut le compléter par celui, issu des écrits de Jean Baudrillard, de simulation. Chez Marx, l’idéologie – le noir barbu de Trêves vise surtout, à travers ce concept, la religion – est le dispositif par lequel la bourgeoisie masque la réalité de ses intérêts derrière les idées abstraites. Mais à la différence de la religion telle que Marx la perçoit, l’antiracisme masque moins des intérêts, qu’il ne conteste pas, qu’une disparition. Au contraire même, aux temps du triomphe de l’antiracisme, les intérêts sont, parallèlement, proclamés haut et fort. L’antiracisme est à la politique ce que le paintball est à la guerre. Il crée dans l’âme des naïfs et des rêveurs l’illusion que continuent d’exister des concepts, des analyses et des projets et des combats politiques, alors que toutes ces choses ont été jetées par-dessus bord.
    Qu’est-ce que la simulation ? Jean Baudrillard en propose une bonne définition : « L’ère de la simulation est ainsi partout ouverte par la commutabilité des termes jadis contradictoires ou dialectiquement opposés ». C’est l’époque mitterandienne qui a inauguré ces commutations, mères de l’âge de la simulation : capitalisme/gauche, argent roi/gauche, luxe/gauche, gestion/gauche. Il y a évidemment, tant qu’on s’en tient à la rationalité, à la dialectique, une opposition entre la super-caste privilégiée de la galaxie du show business et du sport, voire de la mode, d’une part, et la misère des cités de banlieue, d’autre part. Or, l’antiracisme, pour assurer sa propagande, les rend commutables, chanteurs, rappeurs, acteurs et sportifs (à l’image de Lilian Thuram, de Djamel Debbouze, de Joey Starr) passant sans gêne d’un rôle à l’autre, se régalant d’être pris pour des jeunes de banlieue. Alors que la politique, la gauche, l’horizon révolutionnaire, étaient engendrés par la théorie, la pensée, l’antiracisme est engendré par l’univers du show-business et les industries du divertissent. Alors que les réformes sociales (par exemple celles de 1936) étaient imposées par la pression politique des masses, des luttes, des grèves, qui électrisaient toute la société, bref par l’Histoire, les mesures antiracistes sont imposées par le monde doré de la variété, du show-business, du cinéma, de la télévision et du sport, par les industries du divertissement, autrement dit par la simulation parodique de l’Histoire.
    Dans l’index (qui, sous la forme d’un vocabulaire philosophique occupe une quarantaine de pages) de la classique et monumentale Introduction à la philosophie marxiste due à la plume érudite et militante de Lucien Sève , philosophe communiste français officiel, le mot racisme se signale par son absence. Autrement dit, en 1980, le racisme ne passe pas encore pour un problème majeur du côté des marxistes, sans doute de la gauche en général. Aujourd’hui, il suffit d’écouter un responsable politique d’un parti de gauche, de parcourir les colonnes d’un journal de gauche, Libération ou L’Humanité, pour se rendre à l’évidence: le mot « immigré » a remplacé le mot « prolétariat », le mot « antiracisme » a remplacé le mot « communisme », le mot « racisme » a remplacé le mot « anticommunisme », le mot « islam » a remplacé l’expression « conscience de classe ». À l’insu de tous et de chacun, la gauche s’est dissoute dans l’antiracisme. Les mots « racisme », « antiracisme », « immigré », « sans-papiers » remplissent toutes les pages du quotidien communiste L’Humanité alors qu’il y a trente ans cet honneur était réservé au mot « prolétaire ».
    L’antiracisme simule et parodie les luttes sociales, il simule et parodie la gauche. Mais, si l’on sait ce que remplace l’antiracisme, il faut demander auparavant : que remplace ce à quoi dans l’imaginaire dominant l’antiracisme s’oppose, le racisme ? D’abord il se substitue à une réalité métaphysique dont notre temps, à tout le moins en Europe de l’ouest, se refuse à prononcer le nom : le mal. Plus justement : le mal moral. Les sociétés consuméristes et hédonistes, celles dont Herbert Marcuse et Gilles Lipovetsky ont dessiné les traits les plus remarquables, apparues dans le monde occidental à partir des années 60, refoulent l’usage explicite du concept de mal. « Racisme » est le mot qu’elles ont mis en circulation pour dire ce que jadis on appelait le mal moral. Une grande partie des fautes naguère rangées sous la catégorie de mal sont devenues soit anodines soit des qualités. Voici l’envie vantée par la publicité comme une vertu ! La chanson de geste de la luxure inonde les écrans et les gazettes. La trahison, l’infidélité, la perfidie sont, d’écran publicitaire en spot de réclame, de téléfilm en jeu d’avant prime-time, valorisées. La cupidité – gagnez, gagnez… – est élevée au rang de l’exemplarité morale. L’école elle-même enseigne aux élèves des lycées sous couvert de réussir à savoir se vendre ; autrement dit impose aux jeunes générations un impératif prostitutionnel. Plus : elle laisse entendre que le bien dans la vie collective se résume à une sorte de prostitution généralisée, où tout le monde se vend. Réussir, voilà la seule misérable ambition qu’elle propose aux nouvelles générations ! La dégradation des mœurs – qu’il faut entendre, insistons sur ce point, dans toute sa force inédite : cette dégradation n’est pas le résultat de vices privés, cachés, recouverts par la honte, qui prendraient le dessus en assumant la réprobation qu’elle s’attirerait, non, cette dégradation est voulue, organisée, dirigée parce qu’elle est le moteur de la société de consommation -  a vidé le mot mal de toute sa substance. C’est le souvenir de cette substance, de ce contenu, qui explique qu’un puissant tabou, plus sociétal que social, plane sur le concept de mal, paralysant son réemploi. Jusqu’ici n’existait dans les sociétés qu’un seul temps durant lequel des conduites tenues pour vicieuses étaient louées comme vertueuses : le temps de la guerre (transformation du crime en vertu à l’origine de la désillusion de Freud devant l’homme). Tuer, violer, torturer, piller, mentir – ces crimes, en époque de suspension de la paix, deviennent dignes de louange. La société de la modernité tardive a inventé de l’inédit : ce n’est plus seulement de loin en loin que le vice devient officiellement vertu, c’est, sous les formes que nous venons d’exposer, en permanence. Sous l’aspect de la morale, la société de consommation est la guerre en temps de paix, elle entretient chez les hommes un état d’esprit de mercenaire sans foi ni loi en période de paix.
    L’antiracisme s’est substitué à l’engagement, à ce que les générations des décennies cinquante, soixante, soixante-dix, appelaient dans le sillage de Sartre l’engagement. Ce que les contemporains de Sartre désignaient sous ce vocable brisait le consensus social dominant. S’engager revenait à vivre dangereusement. De grands risques accompagnaient l’engagement, en particulier ceux de la mise à l’écart, de la marginalisation, de la censure. Des événements historiques – comme la guerre d’Algérie – faisaient planer sur l’engagement les menaces de la torture et d’exécution. La censure cherchait aussi à bâillonner l’engagement. Au contraire, jamais depuis que l’antiracisme s’est substitué à l’engagement politique aucune proclamation antiraciste n’a été censurée. Plus : ces proclamations ont toujours été mises en valeur à la fois par les services de l’État et par les médias. Elles ont toujours été relayées dans les écoles. L’engagement sartrien, parce qu’il n’était pas de nature parodique, n’a jamais bénéficié de pareilles largesses de la part du système social dominant. Pour s’engager, il fallait accepter de devenir un pestiféré. Le militantisme antiraciste ne court pas de pareils dangers. S’affirmer antiraciste revient à rejoindre le consensus dominant, adhérer à l’idéologie dominante ; s’engager revenait, inversement, à rompre, à divorcer d’avec cette idéologie dominante. Quand l’engagement des années quarante, cinquante, soixante, était âpre, le militantisme antiraciste contemporain est gratifiant, en procurant l’assurance de recevoir des approbations, voire d’être couvert de lauriers. Dans certaines professions, tout spécialement celles qui touchent à l’univers du spectacle, l’antiracisme est un passage obligé pour éviter de disparaître de l’affiche. De même, l’instituteur et le professeur verront leur enseignement couvert de louanges par les autorités académiques et les parents d’élèves s’il se moule dans de la propagande antiraciste. Le militantisme antiraciste est une parodie de ce que l’engagement a été.
    L’antiracisme est le fantôme décharné de ce que fut l’engagement. L’antiracisme vole aussi la place des luttes sociales. Il en usurpe le souvenir. Dans les années trente du siècle dernier la notion de classe est sortie victorieuse de son affrontement avec la notion de race. Après la seconde guerre mondiale, toute l’attention s’est focalisée sur la lutte des classes, à tel point que le concept de révolution, dans son acception marxiste, régnait sans partage sur les consciences. Les grandes idées de la gauche – transformation de la société à partir de la destruction de l’inégalité liée à la propriété, modification des rapports de production, etc…- ont été portées par des mouvements collectifs, des « masses-en-fusion » aurait dit Sartre, des révolutions (1848, 1917, la Commune de Paris, 1936, Budapest 1956), des partis politiques, des syndicats. L’antiracisme, lui, qui a pris le relais après l’évanouissement du projet révolutionnaire, est porté par le show-business. Avec beaucoup de cynisme, ce dernier s’est installé sans vergogne à la place du peuple. Il aime à parader dans le rôle de moteur du progrès moral, à condition que celui-ci ne risque pas de se muer en revendication de  progrès social. Il lui vole la parole au peuple, il parle à sa place, il donne des leçons à sa place, des leçons de moraline ! Le show-business souffle à l’oreille du peuple ce qu’il faut penser : non que l’inégalité et les privilèges, l’exploitation abusive du travail d’autrui, c’est mal, mais que le racisme est le plus grands de tous les maux. L’antiracisme replace au centre des débats la notion qui avait été, par la gauche, écartée au profit de la notion de classe, la race. C’est pourquoi, viagra politique de la gauche, l’antiracisme occupe, sur un mode aussi parodique que stérile, la place qui fut naguère celle de lutte des classes.
    Robert Redeker  http://www.polemia.com/lantiracisme-prothese-de-lideologie-dominante/

    Quand Redeker eut les cinquante-neuf ans

  • Il est possible d'abroger la loi Taubira, comme la loi sur l'esclavage

    Quoi qu'en dise Pierre Mazeaud :

    FUn veilleur bien éveillé commente :

    "Qu'ils soient de gauche ou de droite, nos pseudo élites politiques qui ont profité du système jusqu'à plus soif, s'imaginent que le pouvoir leur appartient et qu’ils le verrouillent suffisamment pour continuer à faire ce qu’ils veulent quoiqu'en pense le peuple. Ils montrent bien ainsi leur souverain mépris de la démocratie dont ils se gargarisent pourtant en permanence.

    Ils ne veulent décidément rien comprendre et surtout pas ce qui se passe actuellement avec le mouvement de résistance passive qui se développe contre la dégénérescence de l'état de la France qu'ils ont laissé s'installer, depuis plus de 40 ans.

    Nous ne voulons plus de ces politiciens qui se servent du système pour s’enrichir et faire carrière. Nous voulons des politiques dévoués, qui servent le bien commun et la vérité sur l’homme. Nous ne transigerons plus. Forts du soutien du Pape François qui, en mai dernier, précisait à des parlementaires français : «Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger», nous ne lâcherons rien jusqu'à l'abrogation de la loi Taubira.

    Qu'ils se souviennent qu'un petit électricien polonais du nom de Walesa et un auteur dramatique tchèque du nom de Havel ont succédé aux maîtres de l'empire soviétique.

    Cela prendra le temps que cela prendra mais, avec l'aide de Dieu, c'est ce qui arrivera aussi en France."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/