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France et politique française - Page 4781

  • "Morts aux cons !"

    « En lisant «Pour une critique positive», nous avons compris qu'un nouveau combat commençait et nous nous sommes remobilisés. Dans ce texte Dominique descendait en flammes, sans concessions et même avec alacrité, les dinosaures du camp dit «national », qui n'avaient rien compris et, à l'évidence, ne comprendraient jamais rien. Ce sont ces gens qui, cinquante ans plus tard, ont déversé leur haine sur Dominique Venner, car ils ne lui ont jamais pardonné d'avoir raison. La plus grande des ignominies est de cracher sur un mort. Ils ont montré ce qu'ils sont: des cloportes ignobles et, pour beaucoup d'entre eux, des malades mentaux. Profitant de la tribune que leur offrait Rivarol, ces culs-bénits, sentant le rance, le moisi et la vieille bigote qui se néglige, ont déversé, ont vomi leur fiel. » (1)
    Je crains fort que le message majeur émis par Dominique Venner voici désormais plus d'un demi-siècle n'ait toujours pas été compris à ce jour. Il en est malheureusement de même pour le travail quelque peu similaire effectué pendant les cinq dernières décennies par Alain de Benoist. Le «Pour une critique positive» a été la conséquence de la prise de conscience par son auteur de deux échecs. D'une part celui de la France qui perdit successivement l'Indochine puis l'Algérie, malgré une lutte moralement justifiée au motif justement de l'immoralité aussi bien des viets que du Fln, immoralité dont la preuve fut donnée dès que ces deux factions commencèrent à exercer le pouvoir. L'autre échec fut celui de la mouvance, incapable de se donner des objectifs consensuels et de parvenir au succès. La mécompréhension de «Pour une critique positive» peut d'ailleurs expliquer l'échec de la candidature de Tixier lors des élections présidentielles de 1965.
    Plus de cinquante années donc après l'avertissement de Dominique Venner, il semblerait que pour beaucoup, rien n'ait été compris. Ils sont si nombreux à croire faire de la politique alors que c'est l'idéologie qu'ils pratiquent. On sait le signe d'implication mis entre les deux termes d'idéologie et de pathologie: la peur du monde réel est telle pour certains que nécessité existe de le transformer sous forme kitsch en un modèle beaucoup plus rassurant (2). Voilà qui me rappelle les problèmes de mécanique analytique, pour lesquels il n'existe aucun frottements, rendant ainsi la résolution du problème beaucoup plus aisée. Il va de soi que les résultats théoriques ainsi obtenus, ne seront jamais applicables dans le cas du problème réel, où justement il y a frottements. Et le naïf de ne pas comprendre. Ce mode de pensée, la mouvance, ou plus exactement la partie de la mouvance concernée, n'en a nullement le monopole. Les communistes, idéologues par nature, tombent eux aussi dans le panneau. Et bien sur leur système idéologique de fonctionner tant qu'il n'existe que sur le papier. Et ces braves gens de s'interroger sur le pourquoi de la non réussite du plan quinquennal par exemple. Et les mêmes de ne pas comprendre que la nouvelle génétique, communiste bien sur, ait pu donner des résultats catastrophiques lorsqu'elle fut appliquée sur le terrain en agronomie. Ne riez pas des communistes et de leur bêtise puisque chez nous même, on trouve les mêmes tarés qui ne se rendent pas même compte qu'ils sont les zélateurs d'une pensée dont le terroir n'est autre que celui de la gauche. Par « gauche », entendez justement ceux qui croient par exemple qu'un système peut à lui seul changer l'homme. Que la nature du triste bipède puisse être modifiée. C'est justement à gauche que l'on trouve tant de système si parfaits sur le papier et aussi catastrophiques lorsqu'ils sont mis en application. On connaît par exemple l'adage: la droite croit l'homme coupable et non responsable là où la gauche pense l'inverse. Ce qui manque à cette partie de la mouvance, ce sont des connaissances majeures en éthologie, neurologie et psychologie appliquée. Des disciplines qui nous montrent en profondeur ce qu'est l'homme réel et non celui dont on aimerait qu'il soit.
    Dominique Venner, mais aussi Alain de Benoist, ont mis en garde contre les adeptes du rétroviseur qui ont décennies voire siècles de retard. Ce que fait toute une partie de la mouvance c'est ce qu'en américain on nomme reenactmant: ces fins de semaines où des américains d'aujourd'hui, souvent bedonnants d'ailleurs, parce qu'habillés en waffen, se croient les descendants des membres de troupes militairement élitistes. Et ils sont combien dans la mouvance à jouer les warriors alors qu'ils n'ont absolument pas la formation requise pour l'être. C'est ainsi qu'internet fonctionne comme un gigantesque jeu de rôle dans lequel ils s'inventent une personnalité remarquable et d'exception, certainement parce que dans le réel ils sont en situation de profond échec. Ont-ils seulement une seule fois, en simple temps de paix, dormi la nuit sans tente dans la neige par – 15 degrés ? Pas difficile lorsqu'on est protégé via mutuelle et sécu dans un monde très sécurisé de se proclamer descendants d'hommes supérieurs alors qu'on a un quotidien tout ce qu'il y a de plus pépère. Pas difficile non plus d'avoir dans le monde virtuel qu'est internet des déclarations fracassantes. C'est dans le réel qu'il faut agir et je me pose sincèrement la question de savoir si internet fut au final bonne chose pour la mouvance. Rappelons que l'utilisation d'internet, quand bien même on utilise ses doigts pour écrire, n'est nullement une activité manuelle. C'est au contraire un support à destination des intellos. Mais alors que viennent-ils tous faire tous ces Français lambda à venir jouer les penseurs alors que leur place compte tenu du niveau qui est le leur, se situe dans la rue à distribuer des tracts et coller des affiches ? Pour 10 heures passées à écrire sur internet, ce qu'il faut bien appeler le plus souvent des bêtises, combien de temps à effectuer du prosélytisme justement sur le terrain ? Quelle proportion ?
    Il s'agit tout simplement de se faire plaisir et de célébrer son moi, ainsi que le veut justement l'esprit du Système qui joue justement sur l'exacerbation des ego. Comment expliquer à ceux qui s'habillent entièrement en noir avec crane rasé et rangers au pieds que leur uniforme est contre-productif. Bien sur, et encore une fois, on se fait plaisir mais au final on colle exactement à la caricature que font de la mouvance les antifas, lui rendant ainsi un très grand service. Le prosélytisme que les commerciaux connaissent très bien, passe par une ressemblance entre celui qui transmet le message et celui qui le reçoit. Contre-productif donc d'aller distribuer des tracts lorsqu'on est habillé de façon radicalement différente des passants. L'adaptation, la finesse d'esprit, dont justement Dominique Venner a fait l'apologie, est une obligation en matière de propagande. On peut au demeurant noter que les communistes, presque partout où ils ont gagné, et ils ont souvent gagné, étaient pourtant très minoritaires. C'est là la conséquence de tacticiens remarquables dont Dominique Venner fut un des représentants. S'il n'y avait eu que des Dominique Venner, la mouvance eut parvenu au pouvoir depuis bien longtemps. Il n'est d'ailleurs pas impossible que toute la vie d'engagement politique d'Alain de Benoist, je ne prends pas en considération la philosophie, n'ait eu pour seule objet que de faire la chasse et de traquer l'extrême droite que je qualifie volontiers de rantanplan. Faut-il rappeler encore une fois la proximité entre Alain de Benoist et Dominique Venner ?
    Que l'étude de l'histoire puisse être utile d'un point de vue politique, on n'en doutera pas. Mais encore faudrait-il que ce soit de l'histoire et non de la mythologie. Ils sont si nombreux dans la mouvance à réécrire l'histoire et à considérer que lorsque les leurs étaient au pouvoir, c'était la grande merveille. Pour information, les communistes ne pratiquent pas autrement. Et à mes yeux, c'est une tare que d'avoir un point commun majeur avec les communistes. Les problèmes du passé sont au moins en grande partie aujourd'hui dépassés. Et l'ère des grands rassemblements des années 20 et 30 est obsolète. Là encore, je suis convaincu que le défaut de savoir livresque – j'évoque bien entendu des ouvrages sérieux, alors que la plupart de ceux qui sont lus sont ceux qui font plaisir (toujours le culte du moi propre au système) – se traduit par une méconnaissance des conséquences de la postmodernité qui est rupture totale d'avec le passé. Je crains d'ailleurs que par son acte, Dominique Venner s'est trompé et j'avais mis en garde (3). A l'époque de Français zappeurs, fatalement, l'honorable et grandiose suicide de Dominique Venner, ne pouvait que très rapidement sombrer dans l'oubli. Très majoritairement et je m'en étais douté, la mouvance a célébré le passé de Dominique Venner alors qu'il eut fallu utiliser son suicide – il le voulait surement ainsi – comme tremplin vers l'avenir.
    «Morts aux cons !» (4)
    On comprendra donc le justifié coup de gueule de Pierre Vial, émis dans le cadre de l'éditorial de la revue qu'il dirige. Et on applaudira.

    Philippe DELBAUVRE http://www.voxnr.com

    Notes :

    (1) Pierre Vial: http://www.terreetpeuple.com/terre-et-peuple-magazine/terre-et-peuple-magazine-n56-ete-2013/editorial-tp-mag-n56.html?2d4883b0bf7db295e9826020acb22e07=b6f4cf3d3118812a8fea2de3ad3c5ba8
    (2) Sur le kitsch et l'idéologisme, lire de Milan Kundera, l'insoutenable légèreté de l'être.
    (3) http://www.voxnr.com/cc/politique/EFyAkuukkVEYCtqRPd.shtml
    (4) Slogan connu, y compris par Gogol 1er...

  • Affaire Cahuzac : la commission d’enquête parlementaire blâme le gouvernement

    Aujourd’hui mercredi, le président de la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement dans l’affaire Cahuzac a déclaré que « la réponse des autorités françaises n'était pas adaptée ». Qu’en termes pudiques ces choses-là sont dites !
    Les députés, qui ont engagé leurs travaux il y a deux mois, ont auditionné mardi trois ministres, Christiane Taubira, Manuel Valls et Pierre Moscovici. Le ministre de l'Économie, soupçonné par l'opposition d'avoir cherché à blanchir Jérôme Cahuzac, a relancé leurs interrogations sur les responsabilités de l'État en confirmant la tenue d'une réunion en janvier dernier à l'Élysée en présence de l'ex-ministre du Budget. 
    "En l'état actuel de nos travaux, on peut dire que la réponse qu'a faite le premier ministre, le président et Pierre Moscovici à cette affaire n'était pas adaptée", a déclaré mercredi sur France 2 le député UDI Charles de Courson, qui préside la commission.
    Pour lui, le gouvernement a commis "une erreur" en saisissant l'administration fiscale suisse.
    De nombreux membres de cette commission s'interrogent d'ailleurs, au vu de ce "véritable désastre", de l'intérêt de la convention fiscale entre la France et la Suisse, a-t-il dit.
    L'affaire dite Cahuzac a été révélée le 4 décembre par le site d'informations Mediapart, mais l'ancien ministre du gouvernement Ayrault n'a été contraint de quitter son poste qu'après l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire le 19 mars.
    La réponse à la demande d'entraide fiscale à la Suisse formulée par la France a permis de dire que Jérôme Cahuzac n'avait pas détenu d'avoirs à l'agence UBS de Genève entre 2006 et 2010, ce qui semblait l'innocenter.
    Mais l'ex-ministre du Budget était soupçonné d'avoir ouvert son compte dès le début des années 1990, puis d'avoir transféré les fonds dans une autre banque, Reyl & Cie, avant de les déplacer en 2009 à Singapour.
    "Il n'y a pas eu de dysfonctionnement côté de la justice, on n'en a pas trouvé, on n'a pas trouvé de dysfonctionnement du côté du ministre de l'Intérieur, par contre il y a plusieurs dysfonctionnements graves des services fiscaux, contrairement à ce que dit encore hier Pierre Moscovici", a encore déclaré Charles de Courson.
    Il s'est notamment étonné qu'aucune suite n'ait été donnée à des alertes lancées en 2001 et 2008 auprès d'inspecteurs des impôts.
    La commission d'enquête parlementaire dispose d'un délai de 6 mois, à compter de fin mai, pour enquêter et rédiger son rapport sur les responsabilités éventuelles du gouvernement et des autorités dans la gestion de cette affaire.

    Avec Reuters http://www.francepresseinfos.com/

  • Jean Claude Michéa - Le socialisme des origines ; gauche,droit, l'alternance unique

  • Entreprise, emploi : les deux difficultés de l'économie socialiste

    Le chômage s'envole, et les entreprises, inquiètes, peinent à embaucher. Le discours de François Hollande, façon méthode Coué, promettant l'accalmie, voire mieux, pour la fin de l'année ne convainc pas. Or, il n'y a pas de croissance sans confiance. Et il ne suffit pas, pour cela, de voter une loi sur l'emploi, ni de la faire valider par le Conseil constitutionnel. Encore moins, sans doute, de convoquer une nouvelle Conférence sociale.
    La loi sur l'emploi accorde plus de flexibilité aux entreprises - enfin, aux entreprises en « graves difficultés ». C'est-à-dire aménagement du temps de travail et salaires pendant deux ans maximum, accord de maintien dans l'emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciement, etc. En échange, si l'on peut dire, de nouveaux droits sont accordés aux salariés (accès élargi aux mutuelles, droits rechargeables au chômage, compte individuel formation, encadrement des temps partiels, etc.).
    En présentant ce texte, le ministre du Travail Michel Sapin vantait « un grand texte de progrès social qui sécurise et qui permettra à la France d'être prête demain à saisir la croissance qui repartira ». C'est là le hic : il n'y a rien à l'horizon. Et les chiffres de l'Insee ne sont guère faits pour rassurer. Comme le soulignaient Marion Le Pen et Gilbert Collard à l'Assemblée nationale : « Pour nous, la sécurisation de l'emploi passe d'abord par une reconstruction de nos industries à l'intérieur de frontières nationales ou européennes. » Discours inaudible...
    Un gâchis
    Ouvrant la deuxième Conférence sociale de son quinquennat, François Hollande est donc remonté au créneau, en ressortant la boite à outils. En réaffirmant haut et fort que « le sérieux budgétaire ne sera pas en France l'austérité ». Et en pointant deux urgences : le retour de la croissance et le désendettement. Parce que « plus de 10% de la population active privée d'emploi, (...) c'est un gâchis pour l'économie. » À qui le dit-il ! Mais le constat, bien que juste, ne suffira pas, même renforcé de sa conviction, à « inverser durablement la courbe du chômage à la fin de l'année ». Les partenaires sociaux, et les Français en général, ne se sont pas privés de le lui dire.
    D'abord, parce que la désindustrialisation de la France est une réalité. En 1975, l'industrie française employait 40 % des actifs, 23 % seulement en 2009. C'est peu ! Et toute tentative de renforcer l'industrie, de simplifier les démarches des créateurs d'entreprise se heurte immanquablement à l'idéologie socialiste.
    L'exemple récent du couac gouvernemental sur l'auto-entreprenariat le confirme. À peine Jean-Marc Ayrault avait-il tenté de calmer le jeu en affirmant que la menace d'une limitation dans le temps de ce système ne se concrétiserait pas que Sylvia Pinel, son ministre de l'Artisanat, prétendait le contraire, en affirmant son intention de placer une limitation très précise, à savoir « de un à cinq ans ».
    Depuis, au grand dam des intéressés, le débat s'enlise. Ce qui ne manifeste que trop combien le gouvernement socialiste se méfie d'un statut où une certaine liberté ne peut que dissimuler, dans son esprit, du travail illégal.
    Prendre la mesure ?
    François Hollande préfère, pour sa part, proposer des mesurettes. Telles qu'un « contrat d'apprentissage avec engagement d'embauché », qui ne peut qu'indisposer un entrepreneur ; ou les fameux emplois d'avenir, spécialement destinés aux non qualifiés, et payés en conséquence, qui ne peuvent satisfaire personne.
    On pourrait multiplier les exemples de mesures ainsi prises et dont l'impact, tant qualitatif que quantitatif, est faible.
    Mais, une fois de plus, le chef de l’État est dans la péroraison de conviction. Posant, mi-juin, sur le plateau de Capital (M6), la question : « Vous croyez que je ne l'ai pas vue, la crise ? », Hollande a entrepris d'y répondre lui-même : « Je l’ai prise cette crise en pleine face pendant la campagne présidentielle, ensuite le vent a soufflé plus fort. » Et d'affirmer que, dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement en avait pris la mesure, et pris les mesures.
    À ceux qui rétorquent que, à cette aune, le résultat est encore plus accablant, le président rétorque, en une espèce de Pilate de l'économie : « Ce n 'est pas le rythme des réformes qui est jugé trop lent, ce sont les résultats qui tardent. »
    Au « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy, les socialistes prétendaient opposer un « travailler mieux pour vivre mieux ». On n'aura finalement ni l'un ni l'autre...
    Olivier Figueras monde & vie 2 juillet 2013

  • L’impossible retour de la croissance

    Par Charles Sannat, diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Directeur des Études Économiques d’AuCOFFRE.com, il rédige quotidiennement des articles sur l’actualité économique dans Le Contrarien Matin, journal gratuit accessible chaque jour sur le site d’AuCOFFRE.com.

    J’explique depuis plusieurs années qu’attendre la croissance, enfin son retour, même si notre Normal 1er pense avoir aperçu la reprise, est une illusion. La croissance c’est fini, il n’y en aura plus, ou en tout cas pas comme nous la pensons jusqu’à présent et pour plusieurs raisons.

    La répartition des profits est indispensable

    La croissance est liée à la notion de répartition des profits et de la création de richesse. La croissance est un « être » économique complexe. Très complexe même. Pour qu’il y ait création de richesses futures, il est nécessaire d’avoir une répartition optimale des richesses présentes (nous éviterons le mot « juste » qui n’a aucun sens).

    En clair, c’est parce qu’il y a des consommateurs solvables que les entreprises peuvent vendre ce qu’elles produisent. Point de croissance sans consommateur solvable, or le consommateur solvable devient une espèce en voie de disparition ces derniers temps.

    Les consommateurs solvables disparaissent sous la double pression de la mondialisation et de ses cohortes de délocalisations (je rappelle que délocaliser pour payer le même salaire n’a aucun sens, donc une entreprise qui délocalise le fait pour pouvoir verser des salaires de misère participant ainsi à la réduction du pouvoir d’achat global des consommateurs au niveau mondial), mais également des progrès techniques qui nécessitent de moins en moins de bras pour créer les nouvelles richesses. Moins de bras, égal moins de bras payés, égal réduction de la masse de consommateurs solvables donc, in fine, baisse de la croissance.

    Mais ce n’est pas tout.

    L’ère de la rareté

    Comme je le dis et je le répète, le monde, avec plus de 7 milliards d’habitants (de moins en moins solvables), est entré dans une période de raréfaction des ressources. Moins de matières premières, difficultés à augmenter les rendements agricoles, etc. Bref, sans parler de rationnement, il faudra devenir beaucoup plus économe et frugal… Ce qui est de facto le cas grâce à la crise économique mondiale qui réduit la consommation de chacun.

    Le plus grave dans tout cela c’est bien entendu les prix de l’énergie. Nous sommes « oléo-dépendant ». Tout dans notre économie de consommation de masse nécessite des masses d’énergies dont aucune n’est fondamentalement satisfaisante. Le nucléaire est très dangereux puisque sur environ 300 réacteurs nucléaires en service, nous avons connu trois accidents majeurs aux conséquences dramatiques et internationales, soit un taux d’échec d’environ 1 %. Appliquée à n’importe quelle industrie, un tel taux d’erreur serait insupportable. Imaginez 1 % des mangeurs de camembert tués par leur fromage préféré…

    Les énergies renouvelables sont une bien belle idée, néanmoins cela fonctionne mal. Le panneau solaire ce n’est que la journée, l’éolienne que lorsqu’il y a du vent, bref, ces énergies sont coûteuses et ne sont pas forcément disponibles lorsque l’on en a besoin, sans oublier que leur bilan écologique n’est pas forcément brillant.

    Il nous reste donc les énergies fossiles avec le pétrole et le gaz. Évidemment, pour tout ce qui est transport routier, fluvial, maritime, le pétrole est indispensable, de même que pour les usages agricoles. Bref, toute augmentation importante du prix du pétrole viendra fracasser toute velléité de reprise de la croissance.

    Actuellement, alors que l’activité économique est faible, qu’elle ralentit dans les pays émergents, qu’elle patine aux États-Unis et qu’elle s’effondre en Europe, les prix du baril du pétrole se maintiennent à des niveaux jamais vus lorsqu’il y a aussi peu de croissance.
    Le miracle des gaz de schiste est un mirage !

    Alors nombreux sont ceux à s’esbaudir sur la production de sables bitumineux au Canada. Pour visualiser ce que cela signifie, je vous propose d’aller jeter un œil sur le dernier numéro de Capital, dans la rubrique « L’économie en image ». Vous aurez les photos de ce progrès pour l’humanité que représente l’exploitation de sables bitumineux. Cautionner une telle exploitation est absurde. Nous sommes en train de nous tuer et de tuer les générations futures pour continuer à acheter des trucs complètement inutiles qui n’ont jamais apporté le bonheur à qui que ce soit.

    Reste les gaz de schiste. Évidemment, ils sont un enfer environnemental et détruisent nos réserves d’eau potables. C’est complètement là aussi absurde.

    Mais il y a plus grave. Il faut creuser des milliers de dizaines de milliers de puits qui s’épuisent à une vitesse folle, la durée de vie d’un puits de gaz de schiste n’excédant pas cinq ans et ne dépassant généralement pas trois ans. D’ici 5 ans, les gaz de schiste seront un miracle qui se sera évanoui ou presque.

    Enfin, il faut noter que malgré le miracle tant vanté des gaz de schiste et autres pétroles non conventionnels, les prix du baril de pétrole se maintiennent largement au-dessus des 100 dollars. Or un baril durablement au-dessus de 100 dollars casse toute reprise économique que notre Hollandouille est vraiment le seul à voir !

    Mais ce n’est pas tout !

    Le poids des dettes

    Comme l’être humain est ainsi fait qu’il n’anticipe jamais rien – d’ailleurs dès que l’on anticipe, on devient vite un pessimiste ou encore un « complotiste » –, nous nous sommes donc tous (aussi bien dans le monde anglo-saxon qu’en Europe) endettés massivement pour ne pas lever en impôts immédiatement le véritable coût de nos dépenses, en imaginant que la croissance future nous permettrait d’absorber et de camoufler tout ça tranquillement.

    Évidemment, ce qui était prévisible s’avéra réel. Dans un monde où la croissance est très faible voire inexistante, il devient très difficile de payer ses dettes.

    Le principe mathématique de l’affaire est assez simple à comprendre. Imaginez une dette sur PIB de 100 % (le cas de la France en 2014). Si les intérêts de la dette sont de 3 %, alors il nous faut 3 % de croissance du PIB pour financer seulement le poids de la dette. Pour avoir de la véritable croissance, il nous faudra donc plus de 3 % puisque jusqu’à 3 % de croissance, tout sera absorbé par le poids de la dette (en gros).

    Autant vous dire que même si Hollandouille voit la reprise venir, cela ne changera rien à l’état épouvantable de notre pays et des indicateurs qui prouvent tous, tous, que tout retour de la croissance ici comme ailleurs est devenu impossible, en tout cas dans sa forme que l’on connaissait jusque-là.

    Il y a un avenir !

    Tout cela étant dit, je fais partie de ceux qui pensent qu’il y a un véritable avenir. Que nous pouvons imaginer une autre façon de vivre, plus vraie, moins consommatrice, le bonheur de l’homme n’ayant jamais été dans la consommation. Nous n’avons jamais eu de technologies aussi puissantes et utilisables par le plus grand nombre. Nous pouvons vivre localement, produire localement et pourtant tous posséder une ouverture sur le monde global avec la fenêtre que représente Internet.

    Nous allons tout simplement devoir réinventer notre façon de vivre, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, définir ce qui doit croître et ce qui doit décroître. [...]

    Un mouvement fort est en route et il représente un message d’espoir pour chacune et chacun d’entre nous. Nous pouvons changer les choses. Il n’y a aucune fatalité. Beaucoup se pensent impuissants, pourtant il appartient à chacun de nous de faire les choix nous permettant d’être le changement pour un monde plus humain.

    Le Contrarien   http://fortune.fdesouche.com/

  • Nicolas, reviens vite !

     Certains de nos compatriotes, apparemment privés d’entendement ou de mémoire, regrettent déjà Nicolas Sarkozy et réclament bruyamment, sur tous les tons et toutes les ondes, son retour aux affaires (1). Ils ont même été jusqu’à créer une association « les Amis de Sarkozy », véhicule indispensable, comme on sait, pour recueillir de l’argent (*) et faire parler de soi en toute occasion.


    On les comprend. Nicolas Sarkozy a effectivement un bilan exemplaire :

    - 5oo Milliards d’endettement public supplémentaire pendant son mandat : c’est Sarkozy ;

    - 250 000 immigrés de plus par an : c’est toujours Sarkozy ;

    - cerise sur le gâteau : le cher homme, devenu un vrai foudre de guerre, va chercher gratuitement noise à Kadhafi en Libye (2). Moyennent quoi, il a fait prestement sauter le verrou Kadhafi qui contenait Touaregs et islamistes, lesquels se sont empressés de dévaler sur le Mali. Ce qui a rendu obligatoire une nouvelle intervention de l’armée française. Et ce n’est probablement pas fini.

    Pour faire simple, on peut rappeler, comme suit, les réalisations remarquables de Maître Sarkozy pendant son mandat :

    - Les 35h : elles sont toujours là, fidèles au poste ;

    - Le collège unique : il est toujours là, pour la plus grande joie de nos chers petits, dont beaucoup terminent leurs études quasiment illettrés ;

    - la méthode globale, toujours appliquée, pour fabriquer des ignares en série ;

    - l’impôt sur la fortune, toujours présent.

    Et nous n’évoquerons pas ici la longue liste des réformes en trompe l’œil, inachevées ou carrément bâclées : les retraites (encore à réviser), la justice (toujours aussi bancale), l’université (à réformer) etc .etc. etc.

    Et dire que son slogan pour la campagne présidentielle était « la France Forte » ! Quelle galéjade.

    On comprend que l’on puisse regretter un homme providentiel de ce calibre.

    Yves-Marie Laulan http://fr.novopress.info/

    Notes :
    Yves-Marie Laulan est l’auteur des Années Sarkozy, chez Philippe Randa ,Ed de l’AEncre, 2012, (NDLR).
    (1) Pour dire vrai, la motivation principale de ces séides est l’espoir d’obtenir un poste en cas de retour de Sarkozy à la tête de l’Etat.
    (2) Pour effacer élégamment certaines dettes malencontreuses prétendent certains mauvais esprits. Mais allons donc ! .Pas un président de la République française quand même !

    Source : Polémia.

    (*) Note de Novopress. Ce “recueil d’argent” est indépendant de la souscription lancée par l’UMP pour compenser sa perte de 11 millions d’euros due à l’invalidation du compte de campagne de la dernière élection présidentielle par le Conseil constitutionnel.

  • Répression policière en France : cette photo qui doit faire le tour du monde

     

    PoliVous avez été plusieurs dizaines à commenter cette photo si représentative et à vouloir qu'elle serve à faire connaître dans le monde entier la situation de notre pays et la réalité de la France.

     

    Le post initial a donc été traduit en six langues et figure sur les pages étrangères du Salon beige qui, soit dit en passant, commencent à connaître un vrai succès.

     

    De grands remerciements aux traducteurs à qui on doit tant (vous pouvez toujours postuler pour les rejoindre - pour le russe en particulier - : lesalonbeige@myopera.com).

     

    Voici les liens vers ces posts à diffuser vers vos connaissances à l'étranger, où sur Twitter et autres mails et réseaux sociaux : langue russe, langue anglaise, langue espagnole, langue polonaise, langue italienne et langue allemande.

     

     http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'ÉDUCATION NATIONALE ou LA CASTRATION DU JEUNE MÂLE BLANC

    L'école castre. L'écrivain Céline l'avait observé. Mais jamais on n'avait atteint ce degré. En effet, à l'école, on ôte systématiquement au jeune blanc tout sentiment de fierté. S'il est fier d'être blanc, c'est un raciste. S'il est fier d'être un garçon, c'est un macho. S'il est fier d'être Français, c'est un nationaliste et le nationalisme, c'est le mal.
    Cette culpabilité est d'autant plus inculquée que le personnel enseignant est féminisé et/ou de gauche, et a donc plus que tendance à donner une vision féministe du monde. En Histoire, le jeune mâle blanc va apprendre que ses ancêtres étaient d'affreux colonialistes qui ont exploité les indigènes et qu'il est coupable de tout le mal existant actuellement, ses professeurs de Français vont lui apprendre à aseptiser son langage, à ne pas écrire comme Rabelais ou Céline, et avoir des idées plates, conformes à l'idéologie dominante actuelle, ceci avec le concours et la sanction de la note.
    D'ailleurs, beaucoup plus que l'intelligence ou l'imagination, les vertus dominantes au cours de la scolarité sont la docilité, la soumission et la modestie, On ratiocine sur les droits de l'homme, l'égalité entre les hommes, le respect de l'autre. Rien ne doit être considéré comme supérieur surtout si cela vient de sa propre culture. Plutôt que dire que le rap a un degré de complexité proche de la débilité mentale comparé à Mozart, il faut dire que c'est le mode d'expression des «Blacks», le terme noir faisant encore trop péjoratif. Chez les «autres» tout doit être regardé et jugé avec respect.
    Le jeune blanc n'a pas le droit d'être fier de ses origines surtout si elles sont celtiques ou germaniques, en revanche, son voisin d'école noir ou arabe a le droit d'être fier d'être noir, marocain ou musulman. Un angélisme béat est enseigné, qui annihile toutes les facultés de défense nécessaires à un individu.
    Il apprend qu'un adulte blanc devient un «beauf», mal qui ne semble pas toucher les autres «races». Le blanc n'a le droit que de mépriser ou ne pas aimer sa propre culture à la différence de celles des autres qui sont toutes bonnes et donc doivent être aimées par définition. S'il est catholique, il s'aperçoit que tout le monde peut cracher sur sa religion mais que ses coreligionnaires sont absolument terrorisés par le fait de s'attaquer aux autres religions.
    Lorsque le jeune blanc devient adolescent et qu'il va commencer à fréquenter les cafés, les boites de nuit, à la recherche du conjoint, il ne verra comme clips sur des écrans installés partout que des noirs, jeunes, faisant du sport, disant ou jouant de la musique (à se demander s'ils font autre chose ou si le travail est un travers blanc). Aucune image positive de l'homme blanc jeune n'est donnée. Le héros actuel étant l'abbé Pierre, débris de la race blanche qui doit sa force médiatique au fait qu'il a le physique de la chose dont il parle, c'est à dire celui de la misère (les sociétés ont les héros qu'elles méritent). Il est certain qu'il est plus crédible médiatiquement de parler de la misère lorsque l'on a le physique de l'abbé Pierre que celui de Claudia Schiffer.
    On peut constater de façon curieuse qu'en France (depuis Sartre et avant), la laideur physique est une garantie de sérieux de la pensée et de sa véracité, la beauté physique étant entachée de la frivolité ou du désir. On a donc réussi à trouver plus laid que Sartre, en plus simple à comprendre, avec en plus une connotation religieuse bien étudiée (barbe blanche, béret, cape noire, canne... ) sur des Français culpabilisés peut-être par leur rupture avec leur religion d'origine. On a là, un travail sur l'inconscient collectif que n'aurait pas renié Goebbels. L'abbé Pierre a d'ailleurs fait un livre constitué de dialogues avec Albert Jacquard (autre Apollon notoire), ce qui nous a donné le plaisir d'avoir deux petits vieux bavant, tremblotant et discourant sur l'homme et le devenir de l'humanité.
    Après cette parenthèse, revenons aux jeunes ; le dernier «héros» blanc, jeune, proposé à la jeunesse a été Cyrille Collard, homosexuel, drogué, séropositif (contaminant), doté de la vertu suprême : il n'était pas raciste puisqu'il pratiquait la sodomie multiraciale. « Votre fils est un exemple pour la jeunesse française » dixit François Mitterrand, Président de la République, aux parents de l'acteur.
    On fait même dire au jeune blanc que les femmes blanches sont plus attirées par les «autres», lesquels d'ailleurs doivent trouver leurs propres femmes bien moches vu le peu d'intérêt qu'ils semblent leur porter.
    On voit donc maintenant de jeunes blancs, castrés par l'école, à qui on a appris la haine de soi, niés dans leur propre être dans les médias et la publicité, se droguer, se faire crêper les cheveux, jouer du tam-tam comme un gamin de deux ans tape sur un pot de yaourt, mettre des coiffures rastas pour se faire pardonner d'être blancs et croire ainsi qu'ils plairont mieux aux filles blanches.
    Ce ne sont pas les hommes politiques actuellement au pouvoir qui vont contre-carrer cette tendance, puisque ce sont des hommes à la personnalité nulle, bourriques du consensuel, fondus dans le moule, castrés avec à leur tête Jacques Chirac, archétype de l'homme qui n'aime pas le conflit, alors que le conflit c'est la vie.
    Cette analyse du système éducatif et de la société ne fait hélas que poser la question : « jusqu'où va s'enfoncer la société française dans ce masochisme mortifère »...

      Patrice Gros-Suaudeau    1996

  • Instinct de mort : La gauche a adopté (en catimini) le texte autorisant la recherche sur l’embryon

    Le Parlement français a adopté aujourd’hui une proposition de loi qui autorise sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, malgré la vive opposition de la droite et des associations religieuses.

    La loi de 2011 prévoit une interdiction de la recherche sur les embryons mais assortie de dérogations accordées par l’Agence de biomédecine. La proposition de loi présentée par les radicaux de gauche prévoit de passer d’un régime "d’interdiction assorti de dérogations" à un régime "d’autorisation encadrée" de la recherche sur l’embryon.

    L’Assemblée a adopté aujourd’hui dans les mêmes termes par 314 voix contre 223 le texte que le Sénat avait voté le 5 décembre dernier et qui est donc définitivement adopté. L’opposition, qui avait déjà réussi le 28 mars à faire interrompre l’examen de cette proposition de loi en faisant traîner les débats, a mené une longue bataille, déposant près de 300 amendements sur un texte comptant un seul article. L’UMP a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait déposer un recours devant le conseil constitutionnel.

    L’ensemble de la gauche, Front de gauche inclus, a voté en faveur de cette proposition soutenue par Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. "Il est grand temps de désentraver la recherche au profit des scientifiques et surtout des malades en attente de thérapies nouvelles", a dit Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe des radicaux de gauche.

    Pour l’UMP Philippe Gosselin, au contraire, ce texte "rompt l’équilibre" de la loi de 2011 "pour céder à de l’idéologie, de la calinothérapie à l’égard des radicaux de gauche et puis aussi à la pression mercantile d’un certain nombre de laboratoires". Plusieurs dizaines d’opposants à ce texte, également critiqué par Mgr André Vingt-Trois, cardinal archevêque de Paris, étaient venus manifester jeudi aux abords du Palais-Bourbon.

    Le Figaro   http://www.actionfrancaise.net

  • Le caractère politique de la démarche des veilleurs

    Article du Monde sur les veilleurs :

    [...] Devant le parvis de l'Hôtel de Ville, ce mercredi 3 juillet, ou devant le centre Georges Pompidou, une semaine plus tard, près de 300 personnes sont assises devant une tribune où s'improvisent tour à tour lectures, chant lyrique, guitare sèche, cornemuse ou témoignages. Trois enceintes, un micro et de quoi s'éclairer, le matériel est sommaire mais la foule ne désemplit pas. Lancé par six jeunes dans la foulée des manifestations contre la loi Taubira ouvrant le droit au mariage homosexuel, le mouvement des Veilleurs réunit ses fidèles une fois par semaine à Paris et en province. Après le Printemps français, le Camping pour tous, les Hommen [...] le groupe des Veilleurs est le dernier de la constellation Manif pour tous à avoir résisté à l'éclatement [?] de la mobilisation et à la promulgation du texte le 17 mai. Ces anonymes entendent tourner la page en inscrivant la marche contestataire dans une nouvelle dimension. A côté des Veilleurs " debout ", mobilisés contre l'incarcération de l'opposant Nicolas Buss, condamné en première instance à quatre mois de prison, dont deux ferme, puis à une simple amende en appel, les Veilleurs " assis " cherchent à s'inscrire dans la durée. " Le mariage pour tous n'est que la partie émergée de l'iceberg ", explique avec emphase Axel Rokvam, 25 ans, l'un des six cofondateurs, reconnaissable à sa silhouette allumette, élancée sur plus d'un mètre quatre-vingts. Dans la filiation des groupes issus de La Manif pour tous, l'assemblée de protestataires nocturnes s'affiche comme un " mouvement aconfessionnel et transpolitique ", agitant la liste hétéroclite d'ouvrages récités en tribune : " Antonio Gramsci, Albert Camus, Charles Péguy, Soljenitsyne ou George Orwell. "

    [...] Les fondateurs ne démentent pourtant pas le caractère politique de la démarche. " Notre initiative est politique au sens noble. Nous voulons confronter les idées et que chacun puisse après, dans son association, dans son organisation politique ou en famille, infuser les éléments enseignés ici. " Car l'ambiance bon enfant des sit-in n'apaise en rien la gravité des propos. La rhétorique de la civilisation en péril est de tous les discours. " On ne se bat pas seulement contre cette loi injuste, violente et dangereuse ou contre la PMA - procréation médicalement assistée - et la GPA - gestation pour autrui - , s'insurge Emmanuelle, 19 ans, qui veille en famille. Mais pour éveiller les consciences et replacer l'Homme au centre de la société en conformité avec son milieu naturel. " [...]

    Sans surprise, à côté des pages Facebook, les relais Internet de droite, catholiques laïcs ou traditionalistes, comme Le Salon beige, Le Rouge et le Noir, Nouvelles de France, Aleteia, ont suivi jour après jour leurs initiatives, publiant tribunes, professions de foi et rendez-vous hebdomadaires. Au niveau européen, ils ont trouvé en l'ECLJ (European Center for Law and Justice) un porte-voix efficace. L'ONG européenne du controversé [??] Gregor Puppinck, docteur en droit, militant "pro-vie" et défenseur des valeurs chrétiennes auprès des institutions européennes, a présenté le 26 juin au Conseil de l'Europe un rapport sur les violences policières en marge des manifestations, recueillant les témoignages des veilleurs interpellés lors de sit-in.

    De manière sporadique, la mobilisation des Veilleurs s'est étendue un peu partout en France, semant ici et là des rassemblements nocturnes comptabilisant 50 à 100 personnes par sit-in. De Lille à Lyon en passant par Bordeaux, Chartres, Amiens, Marseille ou Fort-de-France, les Veilleurs revendiquent la création de 175 groupes répertoriés sur leur page Facebook. Pour réunir cette petite France protestataire, le collectif parisien a lancé une grande marche estivale. Un tour du pays, qui commencera à Bordeaux le 10 août pour s'achever par une grande soirée à Paris le 31, après "un passage par les banlieues". L'événement, qui a pour but de "lancer un signal fort aux personnes qui dirigent le pays", devrait tester la dimension nationale du mouvement et éprouver sa résistance en plein milieu des vacances. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/