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France et politique française - Page 4824

  • Argenteuil à l’épreuve de la stratégie islamiste – Manip médiatique, agitation…

    Il ne s’est rien passé à Argenteuil. En tout cas pas ce qu’on nous a raconté. Dans cette charmante bourgade du Val-d’Oise, des islamistes ont, en fait, utilisé un banal fait divers pour soulever la population et tester la résistance des autorités. A la manœuvre : un agitateur islamiste connu depuis vingt ans !

    A Argenteuil, Nicolas Sarkozy (encore ministre de l’intérieur mais déjà en campagne) avait promis aux habitants de les « débarrasser » des « bandes de racailles ». Avec le succès que l’on sait… A Argenteuil aussi, Jean-Marie Le Pen – voulant justement doubler Sarkozy – avait tenté la réconciliation avec les « Français de branche » en venant assurer les immigrés ou enfants d’immigrés du quartier de toute sa sympathie. Là aussi, le score de 2007 l’a démontré, le succès ne fut pas vraiment au rendez-vous.

    C’est donc dans cette ville symbolique que mardi dernier, le simple contrôle d’une musulmane en niqab a tourné à l’émeute. L’affrontement a fait deux blessés parmi les policiers qui ont été amenés à utiliser flash-balls et bombes lacrymogènes pour se tirer d’affaire face à une meute de 80 assaillants. Et voici que deux jours plus tard seulement, deux individus dépeints comme des « skins » auraient agressé une jeune femme voilée en plein cœur de la même ville d’Argenteuil. Et eux s’en seraient sortis sans aucun souci. Alors que l’affaire est pour le moins étonnante, les associations communautaires – ou carrément islamistes – n’ont pas hésité à sauter immédiatement sur l’occasion.

    Une ville à ne pas mettre un facho dehors…

    Autant il n’apparaît pas franchement surprenant d’entendre parler de femmes voilées à Argenteuil, ville illustrant bien le remplacement de population que subit la France, autant il ne semble pas a priori qu’on y croise énormément de skinheads en goguettes.

    Les deux étant peut-être liés me direz-vous. On peut tout de même s’interroger sur la durée de vie éventuelle de skinheads arborant leurs couleurs au milieu de la population d’Argenteuil, surtout si ceux-ci viennent de s’en prendre à une « sœur » en lui arrachant son voile…

    Mais depuis l’affaire Méric, les skins – qui ont fait le bonheur des reportages télé à sensation de la fin des années 1980 – ont vu leur cote médiatique remonter en flèche!

    Même nos bien-aimés confrères de « Libération » leur ont consacré une couverture.

    Alors du coup, quand les associations musulmanes ayant pris en main la victime parlent de skins, tout le monde reprend sans sourciller.

    Philippe Doucet, maire socialiste d’Argenteuil, semble, lui, en savoir encore bien davantage puisqu’il n’hésite pas dans un communiqué à évoquer « les agissements d’activistes d’extrême droite qui viennent, de l’extérieur, à Argenteuil pour alimenter les peurs, monter les habitants les uns contre les autres et salir l’image de notre ville ». Et de condamner comme il se doit « leur acte islamophobe ».

    Or il se trouve que la victime elle-même ne parle pas de cette « islamophobie » dans sa plainte. Et les sources judiciaires se montrent un peu plus sceptiques: « La jeune femme a d’abord parlé de deux crânes rasés… avant d’évoquer un homme avec une mèche rouge […] Il n’y a aucune image de vidéosurveillance et pas de témoin et l’examen médical n’a toutefois pas permis de découvrir de traces de coups. Il faut être très prudent. »

    Caroline Fourest propage une photo bidon !

    Une prudence à laquelle n’a pas souscrit l’essayiste Caroline Fourest qui, en ce moment, est décidément en grande forme. Sur les réseaux sociaux, elle a commenté l’affaire en écrivant « Homophobes, musulmanophobes… Lâches », le tout assorti d’une photo de jeune femme voilée au visage tuméfié (voir image en Une)

    Photo qui viendrait contredire les enquêteurs affirmant qu’il n’y a pas de traces de violences… s’il ne s’agissait pas de la photo d’une femme agressée en 2010 à Gaillac dans le Tarn ! Oups la boulette !

    Caroline Fourest n’avait pas besoin d’aller chercher aussi loin. Fin mai, à Argenteuil toujours, une autre jeune fille voilée avait affirmé avoir été attaquée par deux individus que son père décrivait comme « typiquement skinhead, bombers noir et bonnet blanc » dans une vidéo publiée sur le site oumma.com. Décidément, c’est à Argenteuil que les amis de Méric devraient mener leur « chasse aux skins », pas dans les ventes privées parisiennes!

    Hormis la présence – réelle ou fantasmée – de skinheads, il est un point commun entre ces deux affaires: l’intervention de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie.

    Ce CRI est celui des islamistes les plus radicaux

    Derrière cette Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), on retrouve un militant islamique chevronné: Abdelaziz Chaambi.

    En 1992, il est l’un des fondateurs du Collectif des musulmans de France (CMF). En 2005, c’est à la fondation du Mouvement des indigènes de la République qu’il participe, en réaction à la loi de 2004 sur l’interdiction du port de signes religieux à l’école. Particulièrement impliqué dans le soutien à la cause palestinienne (et aujourd’hui dans celui aux révolutionnaires syriens, après avoir soutenu aussi les révolutionnaires tunisiens), on le retrouve en janvier 2009 repoussé manu militari par les gendarmes alors qu’il cherche à perturber la tenue du dîner du Crif à Lyon.

    Cet activiste n’hésite pas à revendiquer sa proximité idéologique avec les frères Ramadan (ce fut notamment le cas dans un débat avec la Fourest, qui manifestement ne lui en veut pas puisqu’elle relaie docilement cette affaire). On trouve d’ailleurs sur la page Facebook de la section Ile-de-France du CMF plusieurs citations de Hassan Al Banna, fondateur des Frères musulmans. Pour la blague, signalons qu’il fut l’un des instigateurs de la Manif Pour Tous s’étant déroulée à Argenteuil…

    Manifestation qui fut un bide retentissant, la population locale s’intéressant manifestement davantage à la question du voile qu’à la réforme du Code civil d’une République dont ils se vivent déjà en marge.

    Une tendance musulmane concurrente est aussi intervenue, affichant notamment sa présence lors du rassemblement de vendredi dernier devant la mairie. Il s’agit des sympathiques salafistes. Ainsi, lorsque le responsable du CMF Ennabil Nasri, proche de Chaambi, affiche sur internet son mécontentement quant aux débordements ayant eu lieu pendant cette manifestation, il se fait durement attaquer dans les commentaires par des internautes affichant dans leurs photos le drapeau noir du jihad.

    Enfin, troisième tendance venant se superposer et interagir dans cette affaire, ceux que l’on pourrait qualifier de « crypto-soraliens » (du nom de l’intellectuel ayant navigué du PCF au FN et animant maintenant sa propre petite chapelle) avec le site « Islam et Info » ou le blog « la Taverne des Pirates ». Les deux ont appelé dès jeudi soir les musulmans à se regrouper à Argenteuil pour « se défendre » ou même « faire justice ».

    La palme du délire revient sans doute à « la Taverne des Pirates » qui a déniché le repère d’une trentaine de skins (si, si, carrément une trentaine!) dans un hangar dont l’accès aurait été interdit aux jeunes musulmans en colère par… la police. Sur leur page Facebook, une courte vidéo mise en ligne ne nous présente malheureusement pas cet épisode épique mais un simple con trôle d’identité sur un groupe de jeunes réunis, disent-ils, pour partir à la recherche de ces fameux skinheads.

    Le commissaire se réfugie dans la mairie…

    Toute cette joyeuse troupe ne s’en est pas tenue à l’alerte médiatique mais est donc descendue dans la rue, avec des intentions plus ou moins pacifiques. Ainsi une manifestation ayant réuni plus de 500 personnes a été organisée (à l’initiative de la fameuse Coordination contre le racisme et l’islamophobie) devant la mairie d’Argenteuil vendredi, soit le lendemain de l’agression présumée.

    L’horaire de cette manifestation – 15h30, un jour de semaine – pourrait surprendre. En fait, c’est à la sortie de la prière la plus importante de la journée que les musulmans ont été invités à venir se rassembler, certains sortant directement de la mosquée. Au sein du groupe se côtoyaient djellabas et survêtements, porteurs de casquettes et barbus.

    Après avoir dans un premier temps cherché à annuler ce rassemblement (notamment en se rendant à la rencontre des fidèles dans les deux grandes mosquées d’Argenteuil), le maire a tenté tant bien que mal de prendre la parole et de calmer les esprits, récoltant huées, sifflets et tirs de boulettes de papier sur la tête. Heureusement, Abdelaziz Chaambi est venu à sa rescousse et a pu, lui, s’exprimer tranquillement.

    Le basculement de l’ordre républicain vers une nouvelle forme de pouvoir est une fois de plus démontré… D’autant que le maire a finalement été contraint de rentrer dans la mairie sous escorte. Une mairie bunkerisée dans laquelle un commissaire de police et un autre fonctionnaire ont rapidement rejoint l’édile socialiste… après avoir été agressés par une trentaine de jeunes à coups de poing et de pied!

    L’agitateur refuse la loi de la République !

    Alors que mardi dernier (soit deux jours avant l’agression présumée) à Argenteuil, le contrôle d’une femme en niqab a viré à l’émeute, alors que le même scénario s’est produit à Marseille jeudi dernier (le jour même de l’agression présumée) et que ce type de résistances face à l’application de la loi contre le port du voile intégral se démultiplient, voilà une agression « islamophobe » qui tombe à point.

    Quelles étaient les revendications qu’Abdelaziz Chaambi a portées lors du rassemblement devant la mairie d’Argenteuil? Une fois rapidement évoqués les habituels appels à l’arrestation des agresseurs et à des peines sévères, Chaambi a basculé sur un tout autre sujet en réclamant que « les responsables de la bavure de l’intervention de Sofia soient suspendus jusqu’à ouverture d’une enquête à leur sujet ».

    De qui parle-t-il? Des policiers ayant fait face à 80 jeunes lors du contrôle d’une femme voilée! Ils auraient donc commis une « bavure » en appliquant la loi! Mais les revendications ne s’arrêtaient pas là, l’agitateur musulman réclamant aussi une « assistance personnelle du maire […] aux interpellés et recherchés à tort », et là c’est des émeutiers ayant agressé les policiers dont on parle. Vous trouvez que ça fait beau coup? Attendez la suite.

    Abdelaziz Chaambi (déclarant s’exprimer au nom des habitants d’Argenteuil) continuait en de mandant tout simplement la suspension par la police des contrôles de femmes voilées, avant de conclure en exigeant que le maire « s’engage solennellement contre les lois antimusulmanes déjà votées ou en préparation, demandant à l’Assemblée nationale en tant que député un moratoire sur ces textes n’engendrant que stigmatisation et violence ». A défaut de quoi, bien entendu, « si rien n’est fait, nous nous désolidariserons alors de fait avec la politique engagée par notre mairie ». Une menace que le maire d’une ville aussi islamisée qu’Argenteuil aura sans doute reçue avec attention, à moins d’un an des élections municipales.

    Une résistance de plus en plus évidente face à l’application de la loi; une agression étrange relayée par des médias naïfs et toujours prompts à traquer la bête immonde; une victimisation immédiatement sui vie de revendications très claires; une association islamique qui impose un rapport de force avec les autorités légitimes (élus, police). Nous voici dans la plus parfaite réalisation concrète de la stratégie islamiste.

    Lionel Humbert

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 19 juin 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Argenteuil à l’épreuve de la stratégie islamiste - Manip médiatique, agitation…

    http://fr.novopress.info

  • "Continuez à manifester, continuez à montrer que cette loi est injuste et immorale. L’Église vous soutiendra dans ce combat pour la justice"

     

    CbLes mots très forts et très encourageants du cardinal Burke,  préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, à Famille Chrétienne (intégralité) :

     

    "La loi que la Révélation nous a donnée nous apprend que le premier droit d’un être humain est de vivre. Cette vérité qu’est l’inviolabilité de la vie innocente, est d’autant plus évidente lorsque l’on se souvient que le Christ est mort pour tous les êtres humains, sans exception. (...) De plus, le premier précepte de loi naturelle est de promouvoir et de protéger la vie humaine. Inscrit dans le cœur de chacun, ce précepte est partagé par tout le monde, quelle que soit l’orientation spirituelle (...)  

    Les hommes politiques qui se disent catholiques, mais qui soutiennent l’avortement en prétendant ne pas vouloir imposer leurs convictions religieuses sont dans l’erreur puisque, ainsi que je l’ai dit, la révélation divine ne vient que confirmer ce que la loi naturelle, accessible à tous, a déjà établi. Et ceux qui font ouvertement la promotion de l’avortement ne doivent donc pas avoir accès à la sainte communion (...)

    La famille a le premier rôle [dans le dans le respect de la vie] car ce sont les parents qui doivent apprendre à leurs enfants à respecter la vie humaine et à se respecter eux-mêmes. Dans un deuxième temps, l’éducation religieuse doit préparer les enfants à avoir ce regard. Dans cette optique, la catéchèse est très importante. Pendant des années, la manière d’enseigner le catéchisme aux enfants a été tellement pauvre qu’il y a une nécessité de réaliser un vrai travail sur ce point. J’espère que ce temps où la catéchèse a été appauvrie est révolu. Je me souviens que, lorsque j’étais évêque d’un diocèse, j’ai essayé tant que j’ai pu de remédier à ces problèmes (...)

    L’enseignement de l’Église est très clair. L’union sexuelle est morale dans le cadre du mariage, celle-ci étant l’expression d’un amour fidèle, permanent et fécond, c’est-à-dire procréatif, entre un homme et une femme. Une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, parue en 2003 et signée par le cardinal Ratzinger, alors préfet de cette même congrégation, condamnait ainsi toute forme de légalisation des unions homosexuelles. La nature nous enseigne que l’homme et la femme sont faits l’un pour l’autre. L’altérité est une condition nécessaire au mariage. Il faut donc comprendre que l’Église catholique n’approuvera jamais les unions homosexuelles, qui ne peuvent être naturellement procréatives (...)

    J’ai suivi le combat des Français contre cette loi. Je peux leur dire ceci : continuez à manifester, continuez à montrer que cette loi est injuste et immorale. L’Église vous soutiendra dans ce combat pour la justice. J’encourage ainsi les prêtres et les évêques à continuer sur cette voie et manifester leur opposition dans la rue si nécessaire. C’est important qu’ils montrent l’exemple. Moi-même, il m’est arrivé de manifester, notamment à l’occasion de Marche pour la vie. Dans Evangelium vitae, Jean-Paul II fait référence à la désobéissance civile, c’est dans ce genre de cas que nous devons la pratiquer.

    Les parents ont également un travail à effectuer contre ces lois insidieuses. Ils doivent surveiller ce que font leurs enfants. Le pire aujourd’hui est sans nul doute la pornographie. Les parents doivent faire attention notamment lorsque les enfants utilisent l’ordinateur et regardent des choses dont ils ne mesurent pas les effets et qui font beaucoup de mal (...)

    Il faut que les parents essaient de garder leurs enfants loin de tout cela et de leur expliquer ce qui est bien et ce qui est mal. L’école est également un lieu dans lequel il faut s’investir. Il faut notamment que l’enseignement catholique soit encore plus catholique qu’il ne l’est actuellement".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Répression : Valls et Taubira ont franchi la ligne rouge : « Le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des assassins et des violeurs pour lesquels Christiane Taubira estime que la prison n’est pas la solution »... et, depuis ce soir, la France

    Valls et Taubira ont montré ce soir leur vrai visage : réputés opposés sur la répression des délinquants, ils sont complices quand il s’agit de mettre en prison des INNOCENTS dont le seul crime est de s’opposer à la politique du Gouvernement.

    Me Frédéric Pichon : « Le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des assassins et des violeurs pour lesquels Christiane Taubira estime que la prison n’est pas la solution »

    Communiqué de Me Frédéric Pichon suite à la condamnation de Nicolas à 2 mois de prison ferme :

    "Le premier manifestant anti-loi Taubira a été condamné à une peine de deux mois de prison ferme pour une rébellion imaginaire malgré la défense magnifique de notre confrère Benoît Gruau qui a accepté de me substituer et qui est sur cette affaire depuis trois jours.

    Nicolas tabassé et menotté par les ripoux de Valls avant d’être condamné par les juges de Taubira

    Voici un petit résumé de ce scandale en attendant une initiative qui pourrait être un rassemblement symbolique ou une conférence de presse.

    Ce soir, alors qu’un ciel sombre obscurcit la capitale, le jeune Nicolas, manifestant anti-loi Taubira a été condamné en comparution immédiate à une peine de deux mois de prison ferme (avec mandat de dépôt, c’est-à-dire incarcération immédiate) pour rébellion, le Tribunal suivant les réquisitions du Parquet, ce qui est une décision d’exception.

    Si l’attitude quelque peu impertinente mais compréhensible de ce jeune homme n’a pas joué en sa faveur, cette décision ne peut s’analyser que comme une décision manifestement disproportionnée.

    Rappelons que Nicolas a été interpellé sur les Champs-Élysées après avoir manifesté devant le siège de M 6. Alors qu’aucune sommation d’usage n’a été effectuée, les forces de l’ordre ont chargé violemment, interpellant des jeunes gens pacifiques alors que dans un même temps, des jeunes de la diversité prenaient d’assaut un commissariat à Argenteuil.

    Pris de panique, Nicolas s’est réfugié dans la Pizzeria Pino avec la bienveillance d’un serveur puis passé à tabac. Pour couvrir son forfait et l’illégalité de son action, la police politique de Manuel Valls, l’a accusé de rébellion ainsi que de dégradation de biens privés.

    Rappelons que pour justifier une interpellation, encore faut-il qu’une infraction initiale ait été commise. Or, il est constant qu’aucune sommation n’a été effectuée et cette charge sera du reste abandonnée. De sorte que l’infraction initiale n’existait pas et que l’interpellation était privée de fondement juridique. L’avocat de la défense a montré un film à l’audience pour prouver qu’il n’y avait aucune rébellion. Même l’évidence du fait n’a pas suffit.

    Après avoir passé trois jours dans les cachots sordides de la République, sous-alimenté et devant uriner dans le cellule, le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des assassins et des violeurs pour lesquels Christiane Taubira estime que la prison n’est pas la solution et ce alors que la France connaît des problèmes chroniques de surpopulation carcérale.

    Camille Desmoulins disait que « ce sont les despotes maladroits qui usent des baïonnettes, l’art de la tyrannie, c’est de faire la même chose avec des juges ».

    Face au sentiment légitime de révolte face au rouleau compresseur du totalitarisme larvé, il convient néanmoins de faire nôtre cette vieille devise des rois de France « raison garder » et de prier de tout notre cœur pour notre jeune ami.

    VOIR LE REPORTAGE COMPLET SUR LE ROUGE ET LE NOIR

    http://www.actionfrancaise.net

  • Lot-et-Garonne : la fin du front républicain

    Marion Maréchal-Le Pen et Etienne Bousquet-Cassagne

    Article paru sur Metamag

    Le second tour de l’élection législative, en remplacement de Jérôme Cahuzac, répondra de manière concrète à toute une série de questions posées et dont dépendent les futures  élections notamment  municipales.
    Les électeurs vont-ils comme toujours écouter les grands discours de morale républicaine pour faire barrage au front national ? On peut en douter. Il risque d’y avoir un coup de tonnerre qui marquerait la fin d’une époque politique. Si les électeurs se moquent complètement des consignes de vote d’une classe politique aux affaires mais assimilés également à celles-çi, cela changerait totalement la donne politique. Pour le moment, les électeurs interrogés par des journalistes anxieux et pressants sur le respect du «  front républicain » paraissent pour le moins peu enclin à le respecter.  Fait très nouveau, ils le disent. 
    Les hommes politiques ne sont plus crédibles pour donner des leçons de civisme démocratique. La sanction des urnes d’une classe discréditée pourrait commencer dans le Lot et Garonne. Le président François Hollande, sur M6, dimanche soir, a vu dans l'élimination du PS une « séquelle » de l'affaire Cahuzac, estimant aussi que c'était « quand il n'y a plus d'espérance qu'il y a des votes extrêmes ». Hier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a, lui aussi, jugé que le PS avait payé « la tromperie » de Cahuzac. C’est se rassurer à peu de frais et vouloir limiter le vote à un cas particulier. Mais l’affaire Cahuzac n’est pas limitée à une circonscription. Son retentissement a été national, on aurait tort de l’oublier.
    Les responsables socialistes, eux, ont clairement imputé ce revers à la multiplicité des candidatures à gauche, visant particulièrement Europe-Écologie-les Verts, membre de la majorité. Harlem Désir, qui a appelé à « faire barrage » au Front National en votant pour le candidat UMP dimanche prochain, a jugé « particulièrement regrettable » qu'il y ait eu « division de la gauche ». « C'est une faute politique de ne pas se rassembler au premier tour quand on est ensemble et qu'on doit assumer ensemble le bilan de la majorité », a, pour sa part, affirmé Bruno Le Roux, patron des députés socialistes.
    LE COUP DE L’EXPLICATION DE LA DÉFAITE DE JOSPIN
    Ils ne tirent leçon de rien. « Le PS perd 14.790 voix en un an et les responsables sont vos partenaires ? », s'est offusqué David Cormand, chargé des élections à EELV. La ministre écologiste Cécile Duflot invite, quant à elle, Bruno Le Roux à ne pas « insulter les alliés ». Bien vu, mais bonjour l’ambiance.
    Si, pour le Ps, cette élection est un désastre, étant éliminé dès le premier tour, il s'agit également d'un vrai échec pour l'UMP qui ne profite pas du désaveu de la gauche. En dépit du marasme actuel du PS, la droite n'a pas progressé depuis les dernières législatives. Dans cette circonscription, le candidat de l'UMP fait exactement le même score qu'en 2012. Malgré la crise économique qui s'aggrave et l'affaire Cahuzac, il plafonne à 28%. Cette élection est avant tout une nouvelle manifestation du rejet des deux grands partis de gouvernement. Pour triompher, l'UMP mise sur le Front républicain puisque les dirigeants socialistes ont appelé massivement à faire barrage au FN.
    "Nous sommes sensibles à la reformation du Front républicain. Nous devons faire front contre le FN qui surfe sur les peurs et le mécontentement des Français", affirme au Point.fr Pierre Sicaud, directeur de campagne de Jean-Louis Costes. Dimanche soir, Jean-Louis Costes a d'ailleurs remercié Patrick Cassany, le maire PS de Villeneuve-sur-Lot, d'avoir exprimé rapidement sa volonté de faire barrage à Etienne Bousquet-Cassagne. Mais ces consignes seront-elles suivies ? Rien n'est sûr. "Certains électeurs PS réticents à voter pour l'UMP pourraient opter pour l'abstention ou le vote blanc", redoute-t-on à l'UMP…. Sans parler de la crainte de voir l’électorat populaire voter lui FN et sans état d’âme.
    Les deux partis appellent  à faire barrage à un  jeune homme qui attire les sympathies et qui n’a aucune casserole, au nom d’une morale politique dont ils seraient dépositaires. Jean François Kahn, essayiste de talent et critique des politiciens dominant, mais hostile au FN, analyse : « Concernant le Front républicain, cette stratégie est devenue complètement obsolète. Le Front National a seulement deux députés alors qu'il représente presque 20 % des électeurs. Je ne vois pas en quoi ce serait un drame qu'il soit représenté par un troisième député. Cette espèce d'alliance des contraires pour empêcher un parti d'accéder à l'Assemblée nationale donne une impression de refus de la démocratie et de la représentativité. Cela conforte le discours du Front National sur l'UMPS. De toute façon, ces élections partielles ont montré que  les électeurs ne suivent plus les consignes. ». À confirmer ou infirmer dimanche.
    Mais il peut y avoir un coup de tonnerre de Villeneuve comme il y eut un coup de tonnerre de Dreux.
  • Soutien à Nicolas, vendredi à 18h devant Sciences Po

    Communiqué de La Manif pour Tous :

    "La Manif Pour Tous, profondément heurtée et choquée de la condamnation de Nicolas B., dénonce une nouvelle fois le deux poids-deux mesures.

    D'après nos informations, Nicolas B., 23 ans, interpellé sans raison, a été condamné notamment parce qu'il a cherché à éviter son interpellation, la sachant non justifiée. Lourdement condamné, Nicolas a été en outre mis sous mandat de dépôt, mesure exceptionnelle, l'empêchant de retrouver la liberté en attendant l'appel.

    Alors même que l'agresseur qui avait menacé une Mère Veilleuse d'un couteau de cuisine, il y a 48h à Lille, a été libéré à l'issue d'une Garde à Vue, force est de constater que les opposants au mariage gay sont traités de manière clairement "particulière".

    Un nouveau cran a été franchi après la répression policière, destinée à intimider et à stopper le mouvement. On passe maintenant à la répression judiciaire !

    La Manif Pour Tous propose bien entendu de constituer un Collectif d'avocats pour défendre Nicolas B.

    D'une manière plus générale, les avocats de La Manif Pour Tous mettent en place diverses actions juridiques, ainsi qu'européennes et auprès de l'ONU."

  • Quand les socialistes défendaient le peuple…

    Quand les socialistes défendaient le peuple…
    Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque. Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

    Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

    Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

    En janvier 1905, le « règlement » de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un « parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat ». Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du « socialisme » de Hollande !

    Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des « droits de l’homme » (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures « socialistes ». Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.

    Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De l’abandon de toute réforme fiscale d’envergure à l’absence de politique industrielle, de la révision du Code du travail dans le sens exigé par le MEDEF au chantage à l’emploi pour faire baisser les salaires – tandis que ceux des grands patrons ne seront finalement pas « encadrés » –, sans oublier la loi sur la « sécurisation de l’emploi » (sic), qui a signé l’arrêt de mort du contrat à durée indéterminée (CDI), chaque jour qui passe administre la preuve de la totale soumission de François Hollande aux exigences de la finance.

    Rallié depuis au moins trente ans au système de l’argent, le PS est devenu un parti de fonctionnaires, de technocrates et de bobos ayant oublié le socialisme depuis belle lurette et ne s’intéressant qu’au « pourtoussisme », aux interventions « humanitaires » et à la défense des « victimes » sur le mode émotionnel et lacrymal. Ce n’est donc pas sur ses dirigeants qu’il faut compter pour expliquer que la crise actuelle est d’abord une crise du mode de production capitaliste, c’est-à-dire une crise généralisée de la logique de valorisation du capital, et moins encore pour tenter d’y remédier.

    Comment expliquer cette évolution ? Passer d’un Édouard Berth à un DSK…

    Ce qu’on appelle la « gauche » est né en France, à l’époque de l’affaire Dreyfus, de la fusion de deux courants totalement différents : une aspiration à la justice sociale portée par le mouvement ouvrier et une philosophie du progrès héritée des Lumières, que Sorel a justement définie comme fondamentalement bourgeoise. Le problème est que l’idéologie du progrès n’a que méfiance pour ce que Pasolini appelait la « force révolutionnaire du passé ». Or, le socialisme originel, s’il s’opposait bien entendu aux hiérarchies d’Ancien Régime, n’entendait nullement abolir les solidarités organiques traditionnelles ni s’attaquer aux fondements communautaires du lien social. Il contestait en revanche hautement l’idée libérale selon laquelle le marché, la logique de l’intérêt et le droit procédural suffiraient à faire tenir ensemble une société.

    Dès les années 1980, la gauche, sous couvert de se « moderniser », a commencé à s’adapter aux modèles libéraux. Elle a, de ce fait, abandonné les idéaux du socialisme. Il lui reste la métaphysique du progrès, qu’elle partage avec la droite libérale. Dans ces conditions, le libéralisme sociétal de la gauche rejoint tout naturellement le libéralisme économique de la droite. Être de gauche, désormais, c’est adhérer à la logique de « l’antiracisme » et de la « lutte-contre-toutes-les-discriminations » pour masquer le fait que l’on a cessé d’être anticapitaliste.

    Édouard Berth se faisait une idée « sublime » de la classe ouvrière, appelée selon lui à détruire le capitalisme bourgeois en reprenant à son compte les valeurs héroïques de l’Antiquité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gauche actuelle n’a pas le même rapport au peuple…

    Le peuple et la gauche n’ont jamais été des notions équivalentes, comme on l’a vu lors des journées de juin 1848 et de la Commune de 1871, lorsque la gauche bourgeoise faisait tirer sur le peuple. Lisez le livre de Bertrand Rothé récemment paru aux Éditions du Seuil, De l’abandon au mépris, sous-titré Comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière. Le mot de mépris n’est pas exagéré. L’auteur explique très bien comment les élites du PS ont abandonné les ouvriers au nom de la modernité, et parfois aussi de la « préférence étrangère ». Éric Zemmour résume parfaitement la situation quand il écrit que « la gauche se croit aujourd’hui antilibérale alors que son obsession progressiste en fait la meilleure servante du marché », tandis que la droite s’imagine « défendre les valeurs traditionnelles alors que le marché, qu’elle admire, détruit ce qu’elle est censée défendre ». Le grand clivage actuel n’est plus celui qui oppose la droite et la gauche, mais celui qui oppose des classes populaires encore « territorialisées » à une nouvelle classe globalisée, engendrée elle-même par un néocapitalisme financiarisé et de plus en plus déterritorialisé. Cette nouvelle classe s’est formée sous l’effet d’une intensification des mobilités dans un climat marqué par la déréglementation des marchés et des innovations technologiques rétrécissant l’espace et le temps. Face à elle, la frustration des classes populaires, et celle des classes moyennes menacées de déclassement, pourrait bien devenir le moteur d’une nouvelle lutte des classes.

  • Edito de L'AF 2865 : SOIS DE GAUCHE ET TAIS-TOI

     

    J’AI ÉCRIT CET ÉDITORIAL AVANT L’IGNOBLE CONDAMNATION À DE LA PRISON FERME DE NICOLAS ET SON INCARCÉRATION IMMÉDIATE, ENCORE PLUS IGNOBLE. SA SÉQUESTRATION DANS LES GEÔLES DE LA RÉPUBLIQUE NE FAIT MALHEUREUSEMENT QUE CONFIRMER MES PROPOS SUR LA DÉRIVE TOTALITAIRE DU RÉGIME.

    JE DÉDIE CET ÉDITORIAL À NICOLAS, PRIVÉ INJUSTEMENT DE LIBERTÉ. F.M.

     

    Seule de tous les media libres, L’Action Française 2000 avait tiré le signal d’alarme sur son site internet, dès le soir du dimanche 18 novembre 2012. Rappelez-vous : alors qu’au début de la manifestation contre la dénaturation du mariage, des femmes et des enfants en poussette avaient été agressés et gazés — déjà ! — par les Femen, ces supplétives aux seins nus de la préfecture de police, la gauche demanda aussitôt la dissolution de ...Civitas, un des organisateurs de la manifestation ! Face à ce sidérant renversement de situation, L’AF avait immédiatement alerté sur la probable dérive totalitaire d’une gauche toute-puissante. Dès le soir, Belkacem, porte-parole du Gouvernement et fanatique militante du gender, déclarait que le gouvernement n’aurait « aucune tolérance » à l’égard des « violences de l’extrême droite » (sic) et ce fut aussitôt un concert d’indignations de la part des associations « démocratiques », des partis « démocratiques », des media « démocratiques », dont l’harmonie sentait le coup monté à plein nez.

    C’était avant. Avant les grands défilés de janvier, de mars et de mai, avant les mensonges d’Etat de la préfecture de police sur le nombre de manifestants, avant les brutalités policières et les atteintes aux libertés publiques. Qu’il est loin le temps où un préfet de police de Paris, Grimaud pour ne pas le nommer, en pleines émeutes de Mai-68 — alors qu’il s’agit aujourd’hui de manifestants pacifiques et respectueux des personnes et des biens —, rappelait aux CRS qu’ils se déshonoraient en frappant un manifestant tombé à terre. C’est aujourd’hui devenu la règle, du moins contre les défenseurs de la famille, sans que le déshonneur de ceux qui donnent les ordres efface en rien celui des policiers qui les exécutent avec zèle.

    C’était avant, disions-nous, mais le ton était déjà donné. Celui de la criminalisation des manifestants ouvrant sur une volonté d’éradiquer toute opposition, dont l’expression est aussitôt assimilée à des « dérapages » ou des « dérives ». Quelle scandale : la parole se libère !

    On ne refera pas la gauche, surtout au moment où, inféodée au mondialisme et trahissant ce peuple dont elle avait fait son fonds de commerce, elle travaille avec méthode à son grand remplacement sous l’œil attentif de la Commission européenne. Détenant tous les pouvoirs, paniquée devant son impopularité galopante — que confirment des gifles électorales successives — mais pensant toujours maîtriser la situation pour avoir disséminé depuis plus de quarante ans les métastases de son idéologie jusque dans la moelle épinière d’une droite parlementaire qu’on ne saurait évidemment guérir de sa veulerie, elle a trouvé avec l’affaire Méric le coup de pouce qui lui manquait pour éradiquer, elle l’espère de manière définitive, les libertés politiques.

    Nous l’avons dit et redit : la gauche a d’autant plus de mal avec les libertés politiques qu’étant sûre d’incarner le Bien, elle exige avec arrogance d’incessants brevets de moralité de ses adversaires, même les plus insipides. D’où cette loi du soupçon permanent qui fonde son refus de tout parallélisme entre extrême gauche et extrême droite, qualifié d’ « indécent » par Jean-Marc Ayrault, en plein hémicycle, le 11 juin dernier. Si son extrême est pire que celui de la gauche, c’est que la droite porte dans ses gènes un ferment d’illégitimité : elle est le porteur sain du virus de la Bête immonde, toujours susceptible de se développer. Aussi la gauche condamne-t-elle la droite à suivre de manière permanente une trithérapie préventive qui consiste dans le refus de toute alliance avec sa propre droite — quand la gauche s’allie sans vergogne avec sa propre gauche —, la dénonciation des excès de son extrémisme nécessairement « criminel » — quand celui de la gauche ne serait qu’ « infantile » — et à accepter, comme preuve de sa respectabilité, l’inéluctabilité de la lente dérive anthropologique, après, certes, quelques réticences mais qui lui sont d’autant mieux pardonnées qu’elles ne font que donner le change auprès de son électorat retardataire. Après tout, la droite ne fait qu’avaliser la coloration sociétale d’un mondialisme dont elle a déjà accepté les exigences économiques et sociales.

    Oui, la gauche est totalitaire par essence, allant jusqu’à décider qui a le droit d’appartenir à l’humanité. Ainsi Bruno Roger-Petit ose écrire, dans Le Nouvel Obs, à propos de la Une de Minute sur la mort de Clément Méric : « Se moquer de la mort d’un jeune homme de 18 ans pétri d’idéal, c’est s’exclure du champ de l’humanité ». Charlie-Hebdo aurait-il le monopole des Unes controversées ? Mais Bruno Roger-Petit sait ce qu’il fait en retranchant de l’humanité rédacteurs et lecteurs de Minute. Déjà Robespierre, si cher à Mélenchon, avait verbalement « exclu du champ de l’humanité » les résistants vendéens en les traitant de « bêtes sauvages » pour justifier leur « massacre démocratique », selon l’expression fort juste de l’historien Alain Gérard. Et le député socialiste Sylviane Bulteau qui, le 18 avril dernier, a boycotté la venue de Lech Waleza aux Lucs-sur-Boulogne, en déclarant qu’ « il n’y a eu ici ni génocide, ni populicide », alors que le général Westermann se vantait lui-même d’avoir « tout exterminé », sait aussi ce qu’elle fait en s’inscrivant dans une longue tradition, celle du mémoricide, analysé par Reynald Secher. Tous ces dérapages apparents doivent être pris au sérieux car ils sont la marque de ce déni de réalité propre à la gauche qui, au nom de son autisme idéologique, la fait balancer de manière récurrente entre formatage concentrationnaire et dissolution du peuple.

    Car si la gauche peut « changer » de peuple, elle ne saurait changer elle-même. C’est pourquoi quand le Premier ministre a annoncé ce même 11 juin à l’Assemblée sa volonté de dissoudre « tous les groupes, associations et groupements d’extrême droite contraires aux valeurs et aux lois de la République », toute la vraie opposition patriotique au système — organisations, presse et radio — a du souci à se faire , l’exécutif et sa majorité s’arrogeant le droit souverain de définir ce qu’est « l’extrême droite » et de placer le curseur en matière de respect des sacro-saintes « valeurs républicaines » !

    Si la droite parlementaire avait eu un peu de dignité, elle aurait pu placer Ayrault devant son propre dilemme : ou dissoudre le Front National ou cesser le chantage au front républicain. La vérité est que le gouvernement s’est attaqué aux libertés politiques bien avant la rixe tragique qui a opposé deux bandes rivales. Quelles violences a jamais commises le Printemps Français, visé très tôt par Valls ? Quel mort les défenseurs de la famille et plus généralement les patriotes ont-ils sur la conscience ?

    Les museler, tel est le rêve du pays légal, gauche et droite réunies. Comme pour préparer les esprits aux futures dérives gouvernementales, Taubira, à la suite de Bergé mais de manière officielle — elle est ministre de la justice ! — a, sur Canal Plus le 16 juin, établi un lien direct entre la mort de Méric et l’opposition au mariage gay. Encore et toujours amalgamer l’adversaire pour le criminaliser et justifier son éradication. De son côté, la police associative, certaine du zèle de cette même Taubira, retrouve de l’arrogance : convocation du journaliste Ivan Rioufol par la police sur ordre des islamistes, nouveau procès du lobby homosexualiste contre Christian Vanneste, volonté récurrente de neutraliser internet...

    Le pays réel ne se laissera pas dissoudre.

    François Marcilhac - L’AF 2865

    http://www.actionfrancaise.net

  • Un œil sur le "hollandisme révolutionnaire"3

    « Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans le “hollandisme révolutionnaire”... »

    Emmanuel Todd, mars 2012

    Valls veut son "FBI à la française"...

    Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vient de lancer la transformation de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur, créée par Sarkozy en 2008, de la fusion de la DST "Direction de la surveillance du territoire" et des RG "Renseignements généraux") en DGSI (direction générale de la sécurité intérieure). La nouvelle DGSI deviendra l’équivalent intérieur de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure).

    Le pôle regroupant les services de l’ex-DST va se voir renforcé par le recrutement de 430 agents supplémentaires d’ici 5 ans, dont 60% ne seront pas des policiers mais des analystes, des traducteurs, des linguistes et des ingénieurs.

    Tout ce petit monde sera chargé de "la défense de la souveraineté nationale, des intérêts fondamentaux de la Nation et de l’intégrité des institutions républicaines" à travers plusieurs missions dont le contre-espionnage, le contre-terrorisme et la cyber-défense.

    Le pôle regroupant les services de l’ex-RG, désomais appellé "Renseignement territorial" sera chargé, via un effectif de policiers et gendarmes, de la surveillance des mouvements sociaux, des violences urbaines, et des groupes musulmans radicaux.

    La liste des quinze

    Se procurer la liste des 15 personnalités politiques, dont un ministre en exercice, accusées de détenir un compte secret en Suisse ne semble pas être une priorité pour le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici.

    Pourtant, cette liste commence à circuler au sein d’un petit milieu, notamment : Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de l’établissement suisse Reyl et Cie, témoin dans l’affaire Cahuzac, et qui ne souhaitant pas "se faire suicider" pour l’instant, la garde secrète. Elle est aussi en possession d’Antoine Peillon (le propre frère de Vincent Peillon, le ministre de la théorie du genre et de la morale maçonnique), journaliste à La Croix et auteur d’un livre sur l’évasion fiscale.

    Mais selon Pierre Moscovici, "Évidemment que non, le gouvernement ne l’a pas. Si nous l’avions, nous serions coupables, fautifs de ne pas l’utiliser".

    On imagine mal un ministre de ce gouvernement, remuer ciel et terre, pour faire éclater la vérité et "faire sauter" quelques illustres collègues...

    Génie socialiste : taxer les "loyers fictifs" !

    Le haut conseil du financement de la protection sociale (HCFi-PS) a rendu à Jean-Marc Ayrault, son rapport sur la "clarification et la diversification du financement des régimes de protection sociale". Parmi les réflexions, destinées à tondre un peu plus les Français sous prétexte de "financement de la protection sociale" : taxer les propriétés immobilières non louées...

    De quoi s’agit-il précisément ?

    "Assujettir aux prélèvements fiscaux et sociaux l’équivalent en termes de revenu des moindres dépenses que les ménages propriétaires de leur logement réalisent en n’ayant pas à acquitter un loyer".

    En clair, les propriétaires ayant terminé de rembourser aux banksters leur prêt immobilier, se feraient taxés par l’État, car "ils ne paient pas de loyers"...

    58 % des Français sont propriétaires de leur résidence principale : si cette mesure voyait le jour, elle concernerait près de 70% de ceux-ci, soit 11 millions de résidences principales. Rien qu’avec la CSG, cela rapporterait quelque 12 milliards d’euros... Un joli petit pactole dans le puits sans fonds des finances publiques et un bon moyen de dissuader les Français de devenir propriétaires..

    www.egaliteetreconciliation.f

  • Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? – Débat le 24 juin à Paris

    Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? – Débat le 24 juin à Paris

    19/06/2013 – 18H30
    PARIS (NOVOpress) –
    Le 24 juin à 19h30 à Paris aura lieu un débat en présence de Béatrice Bourges, Gabrielle Cluzel et Renaud Camus, animé par Robert Ménard, sur la suite à donner à la mobilisation après les manifs pour tous.

    Avec :

    - Béatrice Bourges, Porte-parole du Printemps Français
    - Renaud Camus, écrivain et Président du Parti de l’In-nocence
    - Gabrielle Cluzel, éditorialiste à Boulevard Voltaire et auteur de “Méfiez-vous de la France bien élevée !” paru aux éditions mordicus.

    Ce débat aura lieu à l’adresse : Le Carré – 1 rue du Général Beuret, 75015 Paris.

    Pour y assister, Robert Ménard (Boulevard Voltaire) demande d’envoyer un courriel à lundi@bvoltaire.fr , en indiquant : « Je serai présent le lundi 24 juin » puis, votre nom et le nombre de places que vous souhaitez réserver (maximum 4 places par personne.)

    http://fr.novopress.info/

  • La répression pour tous ? de François Billot de Lochner

    C'est l'ouvrage de François Billot de Lochner (Editions Lethielleux FX de Guibert - 2013 / 161 pages) préfacé par Ludovine de la Rochère qui pose clairement la question : 

    "Sommes-nous encore dans une démocratie véritable ?"
    "Cet ouvrage, qui se fonde sur un grand nombre de témoignages de personnes ayant subi cette répression, est accablant pour les forces de l’ordre et le pouvoir socialiste".
    Les Français attendaient la fin du chômage, on leur offre le mariage homosexuel. Contre toute prudence, le gouvernement prétend imposer un bouleversement social et moral sans précédent à un peuple que les spécialistes considéraient découragé, résigné, anesthésié.
    À la stupeur générale, cet attentat contre l'intelligence, la morale et le bon sens soulève depuis des mois une vague d’indignation et de refus d’une ampleur incroyable, que le mépris, les mensonges grossiers et, pour finir, la violence policière ne découragent pas, au contraire.
    En effet, l'espoir vient de changer de camp. Contre la vérité, la répression aveugle et disproportionnée révèle le désarroi. Elle signe l'impuissance. Elle annonce une défaite inéluctable. Le sursaut des consciences, pacifique, inattendu, massif, joyeux, déterminé, inclassable, est le signe avant-coureur d’un surgissement de la jeunesse qui, en dépit de la répression policière, est plus que jamais habitée par l’espérance. François Billot de Lochner préside la Fondation de service politique, ainsi que Liberté politique et le collectif France Audace. Il est l'auteur de trois essais engagés.
    La répression pour tous ?
    François Billot de Lochner
    Préface de Ludovine de La Rochère
    161 pages - 10 euros