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France et politique française - Page 4938

  • Loi Taubira : préparer l'annulation par référendum

    Lu dans l'Action Française 2000 :

    "Juridiquement, [l'abrogation] emporte suppression de la loi mais exclusivement pour l'avenir, laissant, ainsi, persister ses effets passés. Il ne serait pourtant pas difficile d'en prononcer carrément l'annulation (c'est-à-dire avec effet rétroactif), pour peu que l'on ait un peu de courage. Certes, on pourra toujours objecter qu'une telle rétroactivité serait illégale au regard des principes généraux du droit français. Ce à quoi l'on rétorquera que la loi Taubira étant affectée, dès sa conception, d'un vice incoercible d'irrégularité, son effacement ex ante et ex post de l'ordre juridique constituerait une équitable compensation. Mais une telle hypothèse ne serait sérieusement envisageable que si elle était soumise à référendum. En effet, il convient d'opposer à une loi parlementaire la force supérieure de la légitimité du peuple. Ce qui vaudrait dans une monarchie serait, a fortiori, valable en démocratie. La constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet estime, à bon droit, que « les éléments essentiels du contrat social d'une nation ne [peuvent] être changés par une simple majorité passagère dans une ou deux chambres de représentants élus, mais une telle responsabilité [doit revenir] directement aux citoyens eux-mêmes ». Ainsi, même si la loi Taubira est déclarée conforme à la Constitution de 1958, il appartiendra, ainsi que l'écrivait le doyen Vedel, « au souverain, à la condition de paraître en majesté comme constituant [...] dans une sorte de lit de justice [de] briser » l'arrêt du juge constitutionnel."

    Michel Janvahttp://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Après le mariage pour tous, à quand un job pour tous ?

  • Les enfants algériens entrés hors regroupement familial auront droit aux prestations familiales françaises

    L’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie permet l’accès aux prestations familiales aux enfants algériens entrés hors regroupement familial.

    Le 5 avril 2013, l’Assemblée plénière de la Cour de cassation a décidé que les prestations familiales pour les enfants entrés hors regroupement familial ne peuvent être refusées aux Algériens.

    Cette haute juridiction judiciaire a donc annulé un refus des prestations familiales pour un enfant algérien entré en France hors regroupement familial. Selon l’arrêt attaqué, un ressortissant algérien a sollicité, auprès de la Caisse d’allocations familiales de Paris, le bénéfice de prestations familiales pour son enfant née en Algérie.

    A la suite du refus qui lui a été opposé par la caisse d’allocations familiales et du rejet le 19 juin 2007 de sa réclamation devant la commission de recours amiable, le père a saisi le 7 août 2007 le tribunal de sécurité sociale de Paris afin de se voir reconnaître le droit à percevoir les prestations familiales pour son enfant. La Cour d’appel de Paris a rejeté les demandes du requérant de nationalité algérienne. Cette dernière décision a fait l’objet d’un pourvoi en cassation.[...]

    Le Matin DZ   http://www.fdesouche.com


    (Mais bon, comme la France est riche, qu'il n'y a pas de chômage, ni de SDF, bref que c'est un paradis, allons-y. Pourquoi ne pas verser des allocs à tous les enfants du Magheb et de l'Afrique ?) Pat 

  • Prospectives Royalistes de l’Ouest

    Le numéro n° 32 du nouveau journal royaliste unitaire centré sur la région ouest BRETAGNE-LOIRE ATLANTIQUE-VENDEE vient de sortir.

    Vous pouvez le télécharger ici

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • Joyeux anniversaire Mister président !

    Avant-hier 6 mai : le Printemps Français souhaite un Joyeux premier anniversaire à Flamby.

    Le Printemps français

  • Mariage homosexuel : “non, il n’est pas trop tard !” Un collectif de hauts fonctionnaires interpelle le président de la République

    Bien que la loi ait été votée, les opposants au mariage pour tous continuent à se mobiliser, à Paris et dans les grandes villes de province.
    Monsieur le Président de la République,
    Anciens élèves de I’Ecole nationale administration, nous avons choisi de servir l’Etat, le service public, l’intérêt général. C’est cet engagement qui motive et justifie l’alerte que nous lançons, car la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe portera gravement atteinte à l’intérêt général ou, pour reprendre les termes de I’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à “l’utilité commune”.
    Ce texte a une apparence : étendre un droit au nom de I’égalité. Il a une réalité : créer par une fiction juridique une inégalité entre enfants au nom de I’égalité des adultes, en instaurant un droit à I’enfant.
    La revendication d’égalité n’est légitime que lorsqu’elle porte sur des situations comparables. En cohérence avec sa jurisprudence constante, le Conseil constitutionnel a ainsi jugé en janvier 2011 que I’impossibilité du mariage entre personnes du même sexe ne portait pas atteinte au principe d’égalité, au motif que la loi peut traiter de manière différente des situations différentes, et qu’en l’espèce, au regard du mariage, le couple que forment I’homme et la femme et celui que peuvent former deux hommes ou deux femmes ne sont pas, qu’on le veuille ou non, dans la même situation. Mais on peut aller plus loin, et soutenir que le principe d’égalité, correctement entendu, s’oppose à ce que la loi prétende étendre le mariage aux couples de même sexe, car traiter également des situations différentes ne crée pas moins d’injustice que traiter différemment des situations comparables.
    Si, au nom d’une conception abusive du principe d’égalité, le mariage est ouvert aux personnes du même sexe, les couples mariés auront tous, exactement, les mêmes droits et devoirs. Cette égalité ne poserait guère de difficulté si le mariage n’était qu’un contrat entre deux adultes. Mais le mariage n’est justement pas que cela; il est indissociable de tout le droit de la famille, de la filiation, de la parenté en droit français (contrairement à d’autres pays ayant Iégalisé le mariage entre personnes du même sexe).
    Peu importe, dès lors, que la loi ne contienne à ce stade aucune disposition étendant explicitement aux couples homosexuels la possibilité de recourir à Ia procréation médicalement assistée (PMA) : I’identité du régime matrimonial entraînera inéluctablement I’identité des droits, en vertu du principe de non-discrimination. Si deux femmes peuvent se marier, la Cour européenne des droits de I’homme imposera qu’elles puissent recourir, tout comme le couple formé d’un homme et d’une femme, à la PMA. Et nul pouvoir français, ni exécutif, ni législatif, ni judiciaire, ne pourra s’y opposer. Quand cette étape aura été franchie, ce qui ne sera qu’une question de temps, la même exigence d’égalité imposera que deux hommes mariés puissent avoir accès à la filiation, par le moyen de la gestation pour autrui (GPA). Au nom du droit à I’enfant. Comme 170 juristes l’ont écrit au Sénat, “le désir d’enfant de personnes de même sexe passe par la fabrication d’enfants (…). Le projet de loi organise donc un marché des enfants, car il le suppose et le cautionne. En l’état, ce texte invite a aller fabriquer les enfants a l’étranger, ce qui est déjà inacceptable, en attendant de dénoncer I’injustice de la sélection par l’argent pour organiser Ie marché des enfants en France”. Monsieur le Président de la République, ce n’est ni un fantasme, ni une extrapolation, mais la conséquence inéluctable de cette loi. Où est I’intérêt général ?
    Le texte ouvre aux personnes du même sexe l’adoption plénière. Spécificité du droit français depuis la loi du 11 juillet 1966, ce régime, à la différence de I’adoption simple, rompt tout lien avec les parents biologiques. Un enfant ainsi adopté sera juridiquement réputé “né de deux hommes ou de deux femmes”. C’est alors tout le droit français de la filiation qui se trouvera remis en cause : dans deux arrêts du 7 juin 2012, la Cour de cassation n’a-t-elle pas qualifié I’altérité sexuelle de “principe essentiel du droit français de la filiation”? C’est aussi oublier que l’adoption n’a pas pour objet de donner un enfant à un couple qui ne peut en avoir, mais de donner des parents à un enfant qui a perdu les siens. Au nom de I’intérêt d’adultes en mal d’enfant, et en violation de Ia Convention internationale des droits de I’enfant qui impose de faire prévaloir I’intérêt supérieur de I’enfant, cette situation créera une inégalité profonde entre les enfants. Citons encore les juristes : “l’enfant adopté par deux hommes ou deux femmes sera doté d’éducateurs, d’adultes référents, mais privé de parents car ces parents de même sexe ne peuvent lui indiquer une origine, même symbolique. Il sera en réalité deux fois privé de parents : une première fois par la vie, une seconde fois par la loi”. Monsieur le Président de la République, ce n’est ni un fantasme, ni une extrapolation, mais la conséquence inéluctable de cette loi. Où est I’intérêt général?
    A cause de tout ce qu’il induit pour vie et le statut des enfants, ce texte suscite une opposition pacifique mais déterminée, massive et croissante, que le vote précipité de la loi ne fera pas taire. Les manifestants ont été ignorés, caricatures, traités de ringards, d’homophobes. Leur décompte officiel, à Paris les 13 janvier et 24 mars, relève de ce que le droit public appelle l’erreur manifeste d’appréciation. Le ­Conseil économique, social et environnemental a été saisi d’une pétition signée par près de 700 000 personnes, première application de la loi constitutionnelle de juillet 2008. Il s’est déclaré incompétent au motif que la question portait sur un projet de loi ; ceci après que son Président, hors de toute procédure, eut cru bon de saisir le Premier ministre pour recueillir ses instructions. Dans ce contexte, les commentateurs semblent s’étonner d’une radicalisation – heureusement pacifique – du mouvement. Mais comment s’en étonner? Et si rien n’est fait, nul ne sait jusqu’à quel point la cohésion nationale sera gravement et durablement ébranlée. Monsieur le Président de la République, ce n’est ni un fantasme, ni une extrapolation, mais la conséquence inéluctable de cette loi. Où est l’intérêt général ?
    Monsieur le Président de la République, il n’est pas trop tard pour sortir par le haut de cette impasse. Des solutions existent, dont vous seul avez Ia clef.
    “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et parla voie du référendum”. Michel Crozier écrivait qu’on ne change pas la société par décret. On ne change pas de civilisation par une simple loi. L’objection selon laquelle l’article 11 de la Constitution ne s’appliquerait pas aux sujets “sociétaux” nous paraît spécieuse. Le mariage, la filiation, l’adoption sont par essence des questions “sociales”. Un référendum est donc possible, et démocratiquement légitime. A condition que la question posée soit parfaitement claire, et que soit bien comprise la portée réelle du texte: les Français doivent être conscients qu’il est juridiquement impossible d’accepter le mariage entre personnes du même sexe sans donner du même coup à ces couples le droit à l’adoption et à la PMA.
    Une autre option existe : retirer ce texte. Deux chefs d’Etat ont ainsi écouté le peuple, François Mitterrand en 1984 à propos de l’école libre et Jacques Chirac en 2006 à propos du CPE – deux mois après le vote du texte. Monsieur le Président de la République, vous déclariez à I’époque, évoquant un “immense gâchis” : “Il suffirait d’un mot, un seul, que le pouvoir hésite à prononcer : I’abrogation. Quand on a fait une erreur, il faut savoir
    l’effacer” ; et vous demandiez : “à quoi sert d’attendre la prochaine manifestation ?”.
    I| serait alors temps de créer l’union civile entre personnes du même sexe, leur conférant les mêmes droits sociaux, fiscaux, patrimoniaux que les couples mariés à la notable et légitime exception des droits relatifs à la filiation, comblant ainsi les lacunes du Pacs et permettant la reconnaissance de cette union par un officier d’état civil, et d’engager un débat public sur la demande sociale d’un statut de “beau-parent”, pour les configurations familiales dans lesquelles des personnes hétérosexuelles ou homosexuelles souhaitent pouvoir partager ou se voir déléguer l’autorité parentale, en l’absence d’un lien de filiation. Un tel projet ne diviserait pas, mais rassemblerait sans doute, contrairement au texte voté, une large majorité, et l’intérêt général en sortirait grandi.
    Monsieur le Président de la République, vous avez déclaré que vous ne seriez pas “le chef de la majorité”, que vous auriez “toujours le souci de ia proximité avec les Français”. Le premier de vos engagements n’est-il pas d’être le garant de la cohésion nationale, et le rassembleur de tous les Français – les Français d’aujourd’hui et ceux de demain ?
    Le Groupe Cambacérès
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  • Caen : une mère tabassée par la police devant ses enfants

    Police-de-Caen-300x199.pngLa manifestation pour l’accueil du ministre à la réussite éducative Georges Pau-Langevin était bien déclarée à Herouville Saint Clair. Mais les policiers s’en sont pris aux manifestants, une mère de famille avec un mégaphone a été mise par terre devant ses enfants.

    Il faisait très beau cet après midi à Caen. Le ministre Mme Georges Pau-Langevin, venait visiter le collège lycée expérimental. Evidemment un comité d’accueil était là composé de 3 mères de famille, trois retraités, 4-5 badauds et une poignée de jeunes de la cité où se trouve cet établissement. Sur place, des barrières de sécurité quelques policiers… Les manifestants faisaient un peu de bruit avec un mégaphone, tout se passait paisiblement, à une bonne centaines de mètres des opérations.

    Soudain, le commissaire, sans sommation, a appelé une trentaine de CRS pour pousser les manifestants encore plus loin, des policiers en civils ont aussi débarqués et tels un rouleau compresseur ont chargé ! Le commissaire a insulté une maman en la traitant de veau, les coups de matraque sont tombés au hasard, et 4 policiers en civil sont littéralement tombés sur la maman qui avait le porte voix, ils l’ont roulée et tabassée à terre sous les yeux de ses enfants ! Un petit jeune de 16 ans qui n’en pouvait plus de voir cela les a traités de s… et est parti s’assoir sur un banc plus loin avec ses copains. 1/4h plus tard, des policiers en civil sont venus appréhender ce jeune de 16 ans, lui ont mis des menotes sans aucun ménagement et l’ont emporté au poste.

    Michel Janva

    http://fr.altermedia.info/

  • La PMA et la GPA pour Tous c'est maintenant. En France

     De Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

    N"Le 1er janvier 2013 à minuit et une poignée de secondes, le premier bébé né en France était celui d’un « couple » d’homosexuelles domiciliées à Moulins dans l’Allier. Si celle qui s’est faite inséminer en Belgique et qui a accouché en France a été reconnue civilement comme la mère, sa « compagne » sera déclarée à son tour parent légal de l’enfant lorsque la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux « couples » de même sexe entrera en vigueur.

    Cette histoire illustre les non-dits du chef de l’État s’évertuant, lors de son intervention télévisée du 28 mars, à nous faire croire que le texte sur « le mariage pour tous » n’incluait ni de près ni de loin la question de la procréation médicalement assistée (PMA). Le chef de l’État ne peut ignorer que le marché des procréations artificielles en France et à l’étranger est organisé de telle façon que la loi Taubira, même sans prévoir de volet spécifique sur la « PMA homosexuelle », va accélérer le recours à ce genre de pratiques tout en validant juridiquement le fait délictueux commis à l’étranger. Les médias se sont fait l’écho ces dernières semaines du caractère opérationnel des filières de don de sperme pour les lesbiennes avec la complicité d’une partie des spécialistes français de l’assistance médicale à la procréation. [...]

    Destinations phares de ces délocalisations procréatives, l’Espagne et la Belgique qui autorisent toutes les femmes, quelles que soient leur orientation sexuelle et leur configuration parentale, à recourir à des cellules sexuelles de qualité, objet de toutes les convoitises. Ces réseaux fonctionnent d’autant mieux qu’en vertu de la loi communautaire sur l’égalité de l’accès aux soins dans les pays de l’Union européenne, la Sécurité sociale prend en charge une partie des frais à l’étranger et couvre de toute façon l’ensemble des traitements tant avant qu’après l’insémination artificielle (traitement de stimulation, surveillance des ovaires, dosages hormonaux, échographies, et bien sûr la durée intégrale de la gestation). Depuis l’entrée en vigueur de cette directive européenne, les homosexuelles françaises sont de plus en plus nombreuses à se faire fabriquer illégalement des enfants sans père avec la collaboration de la médecine et de l’assurance-maladie françaises. Pour que le crime soit parfait, il manquait seulement la reconnaissance civile du statut parental en faveur de la compagne de celle qui mène la grossesse. Ce sera chose faite avec la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe qui va inéluctablement démultiplier ce tourisme reproductif transfrontalier puisque la « conjointe mariée » de celle qui aura accouché sera régularisée comme second « parent » de l’enfant après adoption plénière.

    On retrouve le même schéma pervers avec les « couples » d’hommes qui eux ont besoin d’un don d’ovules et d’une location d’utérus pour mener à bien leur « projet parental ». Alors que, dans la même émission, le président de la République jurait la main sur le cœur être absolument opposé aux mères porteuses, son gouvernement a déjà légitimé le contournement de la loi française prohibant la gestation pour autrui (GPA). En demandant aux juridictions, par la circulaire du 25 janvier, de faciliter l’acquisition de la naturalisation d’enfants nés à l’étranger d’une mère porteuse, Christiane Taubira vient d’accorder aux « couples » de gays une prime à l’impunité en leur offrant sur un plateau l’assurance qu’ils pourront continuer à recourir à la GPA en dehors de nos frontières sans être inquiétés pas les consulats lorsqu’ils rentreront avec l’enfant abandonné par celle qui l’aura porté pendant neuf mois. Après la circulaire Taubira, la boucle sera bouclée avec la loi Taubira puisque celle-ci, là encore, permettra au « conjoint » du géniteur (celui qui a donné son sperme à l’origine de l’embryon conçu par fécondation in vitro et réimplanté dans la mère porteuse) d’engager une procédure d’adoption plénière vis-à-vis de l’enfant, laquelle lui sera accordée automatiquement par l’État français. Contrairement aux dires de François Hollande, la fabrication artificielle d’enfants privés intentionnellement de père ou de mère est donc inhérente à la loi Taubira. Non contente de décupler les trafics procréatifs en tous genres, la nouvelle législation va par-dessus le marché ratifier les fraudes commises à l’étranger en infraction avec le droit français par nos ressortissants homosexuels en mal d’enfants. On entend déjà la majorité nous dire que cette situation hypocrite ne peut durer et nécessite que la France inscrive à son tour la PMA et la GPA pour tous dans son arsenal législatif."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Succès pour les premières journées identitaires de l’Ouest

    Succès pour les premières journées identitaires de l’Ouest

    LE MANS (NOVOpress) – Succès pour ces premières journées identitaires de l’Ouest organisées dans la province du Maine. Près d’une centaine de personnes y ont participé, venant des sections de l’Ouest (Bretagne, Anjou, Maine, Orléanais). Au menu le samedi, conférence de Gérald Pichon, auteur de Sale Blanc – il a également dédicacé son livre –, ainsi que Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire, et Fabrice Robert, président du Bloc identitaire. Une soirée conviviale s’en est suivie. Ces journées se sont closes par un atelier avec différents acteurs de la réinformation.

    A noter lors de ces journées la présence amicale de cadres de la fédération sarthoise du Front national ainsi que de militants de Vox Populi.

    Conférence de Gérald Pichon

    Conférence de Gérald Pichon

    Gérald Pichon dédicaçant "Sale Blanc"

    Gérald Pichon dédicaçant “Sale Blanc”

    Toujours en première ligne

    Toujours en première ligne

    Crédit photos : DR http://fr.novopress.info/

  • Les Camelots du Roi de Maurice Pujo

    Si l’on consulte le dictionnaire Robert, on trouve cette définition pour "camelot du Roi" : « militant royaliste ». "Camelot du Roi" est en effet devenu un nom commun après son apparition à l’automne 1908. La première fois que les camelots du Roi sont officialisés, c’est dans L’Action Française du 16 novembre 1908.
    L’ouvrage de Maurice Pujo Les Camelots du Roi, publié en 1933, raconte leur première année d’existence, en 1908-1909, une année riche en actions de toutes sortes.
    La création des "Camelots" fut spontanée et leur développement rapide, au rythme des manifestations qui se succédèrent. Toute une jeunesse accourut alors pour répondre aux mots d’ordre de l’Action française ; des étudiants mais aussi des jeunes travailleurs. De cette époque date l’emprise de l’AF sur le Quartier latin, emprise qui devait durer longtemps.
    Nouveau style
    Avant la création des "Camelots", il y avait, bien sûr, des militants royalistes, mais ceux-ci se bornaient souvent à des conciliabules de salon et s’interdisaient d’affronter les autorités républicaines et leur police. Avec les camelots, le combat change de style : on fixe des objectifs à atteindre et pour cela, on recourt aux moyens de force sans peur d’affronter la police et les tribunaux. L’offensive contre le régime est continuelle et se développe dans une exaltation joyeuse malgré les coups reçus.
    Les camelots ne se livrent pas à de simples chahuts : ils mènent des batailles selon une stratégie qui a été arrêtée par leurs chefs. Ils expliquent au public les raisons des actions entreprises et ripostent aux arguments de leurs adversaires acculés à la défensive. Ils adopteront la maxime « La violence au service de la raison ». De nos jours, la violence fait peur car on pense aux attentats terroristes. La violence des camelots du Roi était toujours mesurée et proportionnée au but à atteindre. Ils n’ont jamais tué personne ; En revanche, ils eurent des morts dans leurs rangs, tels Marius Plateau assassiné en janvier 1923 ou Ernest Berger assassiné en mai 1925.
    En 1908, la France est aux mains de ceux qui se sont servis de l’affaire Dreyfus pour mener une campagne antipatriotique et antimilitariste. Le service de renseignement de l’armée a été supprimé, ce qui nous coûtera cher en vies humaines en 1914. C’est le pouvoir en place qui a déclenché au début du siècle la lutte contre l’Église catholique au nom de la laïcité. C’est lui aussi qui ne craint pas de faire tirer par l’armée sur les terrassiers en grève à Draveil-Vigneux. Tel est le visage de la République. On comprend le succès remporté par les camelots du Roi qui bousculent les autorités établies et bafouent avec entrain leurs représentants et leurs symboles.
    L’acte de naissance des camelots du Roi est le 16 octobre 1908. Ce jour-là un étudiant des Beaux-Arts, âgé tout juste de vingt ans, Maxime Real del Sarte, interrompt le discours du président de la Cour de Cassation le jour de la rentrée judiciaire. Après avoir crié « Et l’article 445 ? » (violé par la Cour de Cassation en 1906 pour innocenter le capitaine Dreyfus) il poursuit : « Magistrats indignes et faussaires, il ne sera pas dit qu’un Français ne vous crachera pas au visage votre forfaiture et votre infamie ! » Il est arrêté, mais bientôt relâché. Il va passer un concours à l’école des Beaux-Arts puis rejoint les bureaux de l’Action française où l’on fête son exploit qui aura un énorme retentissement.
    Fessé en Sorbonne
    À partir du 2 décembre 1908 jusqu’au 17 février 1909, se développe« "l’affaire Thalamas", du nom d’un professeur du lycée Charlemagne qui avait insulté la mémoire de Jeanne d’Arc devant ses élèves et qui a été chargé de donner une série de cours à la Sorbonne sur La pédagogie de l’Histoire. C’en est trop pour l’Action française qui chaque mercredi – jour où officie Thalamas – appelle à manifester contre le professeur indigne. La première fois ses amis n’ont pas de mal à pénétrer dans l’amphithéâtre Michelet où ils couvrent de leurs cris la voix de Thalamas et le bombardent d’oeufs, de même que le doyen Croiset venu à la rescousse. Les semaines suivantes la Sorbonne sera filtrée et bouclée, mais l’AF organise des manifestations à l’extérieur qui prennent de plus en plus d’ampleur. Maurice Pujo s’impose naturellement comme leur organisateur. La campagne entreprise est expliquée dans L’Action Française et des affiches placardées au Quartier latin. Chaque mercredi, la manifestation se termine au pied de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides. Le récit alerte de la campagne contre Thalamas, sous la plume de Maurice Pujo, est toujours aussi captivant aujourd’hui. Il est plein d’imprévus et de rebondissements.
    Le 17 février, les camelots se sont enfermés dans la Sorbonne et, à l’heure du cours de Thalamas, ils pénètrent dans son amphithéâtre. Ils étendent l’insulteur de Jeanne d’Arc sur la chaire, relèvent sa redingote et lui administrent une fessée mémorable. Il n’y aura pas d’autre cours de "pédagogie de l’Histoire"...
    Toutes ces actions, et bien d’autres, se soldent par de nombreuses arrestations et condamnations par des magistrats qui ne manifestent aucune mansuétude à l’égard des camelots. Maurice Pujo, pour sa part, sera emprisonné plusieurs mois.
    Maurice Pujo arrête son récit en juin 1909, et l’on regrette de ne pas lire la suite des exploits des Camelots du Roi. Hélas, il n’a jamais écrit le second tome qu’il avait pourtant annoncé.
    Gendarmes supplémentaires
    C’est en 1908-1909 que les principes directeurs de l’action des camelots ont été définis : recours à une violence mesurée, c’est-à-dire à un désordre passager pour rétablir l’ordre véritable bafoué par les hommes du régime, discipline, persévérance et non des protestations sans lendemain. Les Camelots du Roi se proclament des « gendarmes supplémentaires ».
    Être aujourd'hui fidèle à l’esprit des Camelots du Roi, c’est essentiellement rester disponible pour toute action que requiert le service du pays, fût-elle modeste et obscure. Les humbles tâches de militantisme quotidien, notamment la vente à la criée du journal, préparent à mener les actions plus importantes qu’imposeront les circonstances. La France a toujours besoin de camelots du Roi !
    Pierre PUJO L’Action Française 200  du 3 au 16 novembre 2005