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France et politique française - Page 4936

  • Mosco et son dernier cocorico à Paris

    Les propos de Moscovici, énoncés triomphalement le 5 mai (1)⇓ : "l'austérité en Europe c'est fini" méritent plus qu'une simple interrogation, plus qu'un haussement d'épaules, plus qu'un ricanement dans les autres capitales de l'Union européenne.

    Tout d'abord on doit les ramener à leur dimension franco-française : l'austérité en France, et même ce qu'on appelle la rigueur, et même ce que les socialistes français appellent, sans rire, le "sérieux budgétaire", à Paris cela n'a jamais commencé.

    Les dépenses publiques hexagonales, en effet, sur les trois dernières années constatées, ont été:
    - en 2010 : 1 094 milliards d'euros
    - en 2011 : 1 119 milliards d'euros
    - en 2012 : 1 149 milliards d'euros

    Les ministres ont passé, l'eau a coulé sous les ponts de Bercy, à l'équipe Lagarde-Woerth a succédé le tandem Baroin-Pécresse, et celui-ci a laissé la place il y a 12 mois à l'attelage Moscovici-Cahuzac, ce dernier ayant cédé son maroquin à Bernard Cazeneuve pour les raisons que l'on sait.

    En vérité la haute direction des finances publiques n'a jamais cessé de dépendre de hauts fonctionnaires dont le grand public ignore les noms et dont les préoccupations échappent au commun des contribuables.

    Contentons-nous ici de constater le résultat.

    Malgré les discours sur la RGPP, révision générale des politiques publiques, devenue MAP, modernisation de l'action publique,
    - malgré les efforts de la défunte DGME, direction générale de la modernisation de l'État, remplacée par le SGMAP, secrétariat général pour la modernisation de l'action publique,
    - malgré le tournant verbalement courageux des discours lus à la tribune de l'assemblée par Mme Pécresse à partir de septembre 2011,
    - au plan des actes : la collectivité française n'a pas réduit d'un centime le périmètre de ses gaspillages institutionnels.

    Elle les a même accrus.

    On a été choqué, à fort juste titre, de la volonté explicite de la classe politique de ne pas rogner d'un euro sur ses propres prébendes, indemnités, avantages en nature, régimes de retraites dérogatoires, etc.

    Mais les communiquants ne se sont pas attardés à reprendre les questions que pose Agnès Verdier-Molinié dans son excellent petit livre "60 milliards d'économies" (2)⇓ notamment sur les privilèges de la haute fonction publique et sur l'opacité organisée du système.

    Moscovici présentait, le 5 mai, l'accord de tolérance avec Bruxelles du 3 mai, différant de deux ans la mise aux normex des comptes publics de la République comme une "victoire des thèses françaises".

    Il aurait pu remarquer que cette décision se traduit surtout par un approfondissement du fossé franco-allemand.

    La veille de ses déclarations, dès le 4 mai, Le Monde (3)⇓ soulignait en effet les réactions négatives outre-Rhin. Elles ne viennent ni du porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, qui parle d'un "processus normal" ni même du ministre des finances. Habituellement plus ronchon, Wolfgang Schäuble observe de façon neutre que : "le pacte de stabilité (...) permet une certaine flexibilité dans l'application des règles". (4)⇓

    Au contraire, plusieurs parlementaires de droite, plus libres de leurs déclarations, désapprouvent ouvertement ce sursis. (5)⇓

    Citons :

    Michael Stübgen, responsable des questions européennes du groupe parlementaire CDU-CSU : "C'est le mauvais signal. Je ne constate pas que la France entreprenne des réformes. Allonger le délai, c'est simplement dire: continuez comme cela".

    Alexander Dobrindt, secrétaire général de la CSU bavaroise : "ne donnons pas un bonus spécial pour la politique d'échec du président François Hollande."

    Hermann-Otto Solms, expert financier du FDP : "Les Etats doivent faire leurs réformes aussi vite que possible, assainir leurs finances publiques et améliorer la compétitivité de leurs entreprises".

    Patrick Döring secrétaire général du FDP :"On voit maintenant où mène la mauvaise politique de la France. Un plus grand chômage, des impôts au plus haut, de faibles investissements et pas de croissance".

    Voilà ce que pensent les Allemands.

    Au-delà de ce discord de plus en en plus visible on doit beien mesurer que la politique et les déclarations de Moscovici ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles que suivit à partir de 2009 le gouvernement de Papandréou et de son ministre des Finances. Ce dernier, membre comme Moscovici du groupe de Bilderberg, croyait possible de "finasser" avec les exigences du FMI auquel le gouvernement d'Athènes fit appel.

    Alors le directeur général de cette énorme technocratie s'appelait Dominique Strauss-Kahn.

    Aujourd'hui son successeur Madame Lagarde ne tient pas le même discours. Elle intervenait officiellement au symposium de Saint-Gall des 2 et 3 mai "déclarant la guerre au consensus mou. Récemment, le FMI semblait recommander d’alléger l’austérité. Christine Lagarde refuse cette interprétation." (6)⇓. Ses propos vont désormais dans le sens, non de la "rigueur", non du "sérieux budgétaire", mais de la "consolidation fiscale" et même explicitement de "l'austérité". Tout en préconisant une "combinaison" entre pression fiscale et réduction des dépenses, elle reconnaît aujourd'hui qu'il n'y a "pas d'alternative à l'austérité" (7)⇓. Voilà qui, certes peut faire sourire dans la mesure où cela tranche avec la politique du gouvernement Fillon auquel elle avait appartenu pendant quatre ans, de 2007 à 2011.

    Moscovici trompe les Français et peut-être se trompe-t-il lui-même en croyant possible de ne pas réduire la dépense publique. Les solutions existent et elles se révèlent bénéfiques à moyen terme pour les pays qui manifestent le courage de les mettre en œuvre. Puis-je me permettre de souligner ici que dès 2012 j'indiquais quelques pistes en vue de cet assainissment libérateur, nécessaire à la France, afin que "plus léger soit notre tribut". (8)⇓

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1 sur Europe N°1.⇑
    2 cf. "60 Milliards d'économies" par Agnès Verdier-Molinié, 240 pages, 2013, éditions Albin Michel ⇑
    3 cf.Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2013 à 12h07⇑
    4 cf.Bild am Sonntag 5 mai⇑
    5 cf.Focus daté du 5 mai.⇑
    6 cf.Temps de Genève du 3 Mai 2013⇑
    7 cf.interview à la RTS et repris par AFP et cité par Le Monde 02.05.2013 à 17h41⇑
    8 cf. "Pour une libération fiscale".⇑

  • Michel Déon : l’anarchisme de droite, ça conserve !

    À l’âge de 94 ans, Michel Déon, le dernier « Hussard » vivant, le « jeune homme vert », n’a guère les faveurs des gazettes littéraires bien-pensantes. Un ostracisme qu’il partage outre-Rhin avec l’un des plus grands écrivains européens du siècle dernier, l’Allemand Ernst Jünger, qui a atteint l’âge mémorable de 103 ans. L’anarchisme de droite, ça conserve !

    Michel Déon, comme Ernst Jünger, demeure sans doute l’exemple rare d’une « littérature qui ne se donne pas aux éphémères », selon l’élégante formule de son ami Dominique de Roux, mort lui trop tôt, à 42 ans. Avant de partir vivre en Grèce, qui lui a inspiré ses plus beaux récits (Le rendez-vous de Patmos, Le balcon de Spetsai, etc.), Michel Déon avait partagé durant la guerre, à Lyon, l’aventure éditoriale de Charles Maurras comme secrétaire de rédaction de l’Action française. Dans les années 50, Michel Déon, bien qu’il s’en défende aujourd’hui, rejoint « ce groupe de jeunes écrivains que, par commodité, je nommerai fascistes », comme les diabolisa Bernard Frank, dans les Temps Modernes, les affublant néanmoins du joli nom de « Hussards » qui passera à la postérité. [...]

    José Meidinger - La suite sur Boulevard Voltaire
    http://www.actionfrancaise.net

  • La Gauche piégée par la rue ? Les déboires de M. Mélenchon.

    Les manifestations de rue sont une des formes majeures de l’exercice de la citoyenneté et de la liberté d’expression, même si elles signalent d’ordinaire l’opposition plus que l’assentiment à la politique du Pouvoir en place… Ainsi, ce printemps 2013 montre-t-il, par la multiplicité des défilés, des actions de rue et des veilles, le désaveu des politiques gouvernementales par une partie importante de l’opinion publique et, parfois, pour des raisons fort différentes.

    Mais la Gauche, d’habitude plus prompte à occuper la rue que la Droite, se trouve cette fois largement débordée, et frustrée de ne plus être celle qui bat le pavé dont elle faisait jadis un symbole de son identité « révolutionnaire » : cette situation est-elle si étonnante ? Même M. Mélenchon a fait les frais de cette réalité du moment qui veut que la Gauche ne puisse plus descendre dans la rue sans être accusée de faire le jeu de la Droite ou de l’extrême Droite ! Ainsi, sa démonstration de force du dimanche 5 mai n’a-t-elle pas été très convaincante et a-t-elle, au contraire, montré l’isolement de cette mouvance antilibérale de Gauche au sein de la Gauche en général et une certaine indifférence amusée de la population à son égard : les chiffres, d’ailleurs, sont cruels, même si M. Mélenchon, en bon connaisseur des réalités politiques, savait sans doute qu’ils seraient effectivement à son désavantage, et qu’il le savait avant même le jour de sa manifestation…

    Quand la préfecture de police annonce 30.000, le nombre de manifestants a de bonnes chances d’être sous-évalué, comme le furent ceux des manifestations contre le mariage homosexuel des 13 janvier et 24 mars, ramenés aux environs de 300.000 par les mêmes compteurs (conteurs ?) de la préfecture.

    Deux remarques néanmoins sur les chiffres :

    1. Ce chiffre de 30.000, c’est, de toute façon, dix fois moins que celui annoncé par cette même préfecture de police pour les manifestations d’opposition au mariage homosexuel, ce qui tend à prouver que M. Mélenchon est bien loin de pouvoir, en ce domaine, concurrencer Mme Barjot et ses amis. Du coup, en quoi les revendications de M. Mélenchon seraient-elles plus écoutées que celles de Mme Barjot ? Si l’on s’en tient à une simple « démocratie comptable », M. Mélenchon est, là encore, le grand perdant de la rue…

    2. Le même jour, pour une manifestation sans grand enjeu destinée à maintenir la pression sur le gouvernement, « la Manif pour tous » réunissait, toujours à Paris, 15.000 personnes selon la préfecture, ce qui équivaut déjà à la moitié de la manifestation nationale de M. Mélenchon, alors même que d’autres manifestations contre le mariage homosexuel rassemblaient, à Lyon ou à Rennes, plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour un total dépassant les 100.000… Là encore, dans la même logique de « démocratie comptable », M. Mélenchon est aussi le perdant du jour…

    Dans cette affaire, M. Mélenchon n’a pas réussi à convaincre les électeurs de Gauche de descendre dans la rue pour contester le libéralisme supposé du gouvernement de M. Ayrault, ne serait-ce que parce qu’il me semble que, en fait, la Gauche est tétanisée par la situation actuelle : la plupart de ses électeurs, fussent-ils très critiques envers la politique suivie, ne veulent pas donner l’impression de se désavouer et préfèrent se réfugier dans une sorte d’attentisme en espérant que les choses iront mieux dans quelques temps. D’autre part, il devient difficile pour eux de descendre dans la rue quand, depuis plusieurs mois, le gouvernement ne cesse de répéter que ce n’est pas la rue qui fait la loi, en visant les opposants au mariage homosexuel mais aussi, par ce discours, en mettant en garde ceux qui à Gauche auraient pu être tentés par cette initiative… D’autant plus difficile qu’une partie du public de Gauche, en particulier à Paris, éprouve désormais une aversion profonde pour « le peuple des pavés » et en appelle, comme le prouvent à l’envi de nombreuses interventions sur les médias ou forums de discussion sur la toile, à une véritable répression contre les manifestations de rue, même contre celles, pacifiques, des « veilleurs », allant parfois jusqu’à demander l’interdiction des manifestations contre la loi Taubira pour le simple fait que cette loi est votée… Drôle de conception de l’Etat de Droit : devrait-on ainsi limiter la discussion, et éventuellement l’opposition, à tout ce qui n’est pas encore voté ?

    Ainsi, la Gauche abandonne-t-elle la rue à ses opposants et le gouvernement semble dire que la Gauche, désormais, doit être avec lui ou ne pas être reconnue comme telle… M. Mélenchon n’a pas réussi à briser cette logique malgré ses efforts certains et, d’une certaine manière, méritoires.

    J.P Chauvin http://nouvelle-chouannerie.com

  • Retraites, protection sociale, famille, enseignement : Ayrault précise et accélère son calendrier

    Un séminaire gouvernemental s’est réuni hier à l’Élysée, un an après l’élection de François Hollande. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault y a présenté le calendrier des « réformes » à entreprendre.

    Il a d’abord renouvelé la recherche du consensus avec les organisations syndicales : « Notre méthode, c’est d’abord le dialogue. Il y a un rendez-vous que nous nous sommes fixés : la conférence sociale, dont la deuxième se tiendra les 20 et 21 juin prochains. Avec les ministres concernés, je débuterai les entretiens bilatéraux la semaine prochaine ».

    Au menu, les retraites : « la concertation sur l’avenir du système de retraite sera lancée lors de la conférence sociale. La réforme globale sera discutée par le Parlement à l’automne 2013 ».

    Pour la santé et la protection sociale, « nous avons, a dit le Premier ministre, lancé la stratégie nationale de santé, elle devra être précisée et déclinée en juin prochain ». Le 8 février, à Grenoble, il en avait donné un axe : « assurer le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance maladie ».

    « Nous annoncerons d’ici un mois nos mesures sur la politique familiale », a-t-il ajouté. Le gouvernement a déjà indiqué qu’il envisageait de mettre des conditions de ressources au versement des allocations familiales, ceci dans le cadre des mesures de lutte contre les déficits publics.

    « La loi sur la refondation de l’école sera adoptée avant l’été », a-t-il annoncé et « 2013 sera également l’année de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche ». Le projet de loi Fioraso passe au Parlement dès le 22 mai.

    http://www.voxnr.com/

  • Plus aucun acte d’état civil à effet de la date de promulgation de la loi

    Polémia publie l'exemple d'une lettre qu'un maire pourra adresser au Préfet si la loi Taubira venait à être promulguée :

    "En qualité de maire, j’exerce à la fois des attributions au nom de la commune, par délégation du conseil municipal, et au nom de l’Etat, par l’effet de la loi. Parmi ces dernières, celles d’officier d’état civil, prévues par l’article L 2122-32 du Code général des collectivités territoriales.

    Le vote de la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe dénature cette institution et emporte de graves conséquences sur la filiation et l’adoption. Elle impose à l’officier d’état civil que je suis un acte contraire à toutes mes convictions.

    Le président de la République, François Hollande, lors du Congrès des maires de France du 20 novembre 2012, déclarait à l’époque au sujet de ce projet :

    « Je connais les débats qu’il suscite, ils sont légitimes dans une société comme la nôtre. Les maires sont des représentants de l’Etat. Ils auront, si la loi est votée, à la faire appliquer. Mais je le dis aussi, vous entendant : des possibilités de délégation existent. Elles peuvent être élargies et il y a toujours la liberté de conscience. La conception de la République vaut pour tous les domaines et, d’une certaine façon, c’est la laïcité, c’est l’égalité : c’est-à-dire que la loi s’applique pour tous, dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience. »

    J’entends me prévaloir de cette liberté de conscience, mais je ne ferai pas supporter à l’un ou l’autre de mes adjoints une obligation que je refuse d’assumer moi-même. Il appartient à l’Etat et à ses fonctionnaires de remplir ce rôle.

    Aussi, je vous prie de prendre acte que je n’accomplirai plus aucun acte d’état civil à effet de la date de promulgation de la loi. [...]"

    Michel Janva

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Mélenchon son spectacle et la ligne du parti

    Le rassemblement de l'extrême gauche à la Bastille ce 5 mai a donné lieu à des commentaires contrastés au gré des évaluations contradictoires du nombre de participants. Lui-même revendique un triomphe et 180 000 personnes.

    "Pari réussi, affirme L'Humanité (1)⇓ : 180 000 personnes ont marché pour la VIe République et contre l'austérité. Militants Front de gauche, Verts, du NPA, associatifs, syndiqués et simples citoyens de gauche ont défilé en nombre ce dimanche 5 mai de la Bastille à Nation. Ils sont venus avec chacun leur mot d'ordre, et se retrouvent majoritairement autour de deux idées fortes : non à l'austérité et au pouvoir de la finance et pour une VIe république, plus sociale et plus juste."

    On note toutefois que le site quotidien communiste place cette recension enthousiaste en 7e ou 8e position, bien après le soutien apportée par la CGT à la grève des éboueurs.

    L'organisateur du spectacle avait fixé la barre à 100 000 participants.

    Le quotidien Le Monde lui en accorde péniblement 45 000. Il se montre un peu plus généreux que la préfecture de Police dont les chiffrages ont beaucoup perdu en crédibilité ces derniers temps mais qui parle de 30 000 manifestants. Le parti communiste avait grandement mobilisé. Certes, les coups de gueule de son allié ne saurait fatiguer le personnel de la place du colonel Fabien, car les démons ne dorment jamais. Mais elles commencent à le desservir. Le vieil appareil stalinien avait cependant affrété plus de 200 cars et il annonçait la venue en Ile de France depuis les autres régions de plus de 15 000 de ses militants et permanents. (2)⇓

    Laissons dès lors la bataille des chiffres. Elle est devenue lassante depuis les sous-évaluations des mobilisations contre la loi Taubira. Notons que ce dimanche encore ces dernières ont encore démontré que les Français semblent accorder plus d'importance à ce dossier qu'à ceux dont le Front de gauche cherche à tirer argument pour se défausser de l'alliance électorale avec le parti socialiste. Le rendez-vous national du 26 mai risque fort de démontrer que le vote d'assemblées politiciennes mal élues n'impressionne pas des gens qui, à tort ou à raison, se sentent de plus en plus l'émanation du pays réel.

    Après tout des pancartes "on veut du boulot pas du mariage homo" sont régulièrement brandies dans les différentes "manifs pour tous", réputées droitières. Elles ne manquent pas d'un certain réalisme. À l'inverse, la mise en avant, par les démagogues et les agitateurs de gauche et d'extrême gauche, des grosses usines en difficulté passent, elles, complètement à côté du véritable problème du chômage en France.

    Rappelons-le en effet, au besoin lourdement : ce que nous avons pris l'habitude d'appeler les "plans sociaux" représente moins de 5 % de la clientèle de Pôle Emploi. N'en déplaise au camarade Montebourg ce ne seront pas les subventions aux sites en déconfiture qui créeront des emplois puisque ces allocations stériles de capital seront effectués aux frais de la substance productive du pays.

    L'opposition tribunicienne à la Mélenchon cherche des points de rupture, sinon avec l'alliance électorale de gauche, du moins avec l'image de marque du pouvoir actuel. Il se révèle en effet de plus embarrassant de chanter "Debout les damnés de la Terre, debout les forçats de la faim" au voisinage de la gauche caviar dont on attend finalement de partager les miettes. Cela se voit et cela irrite les plus dociles. Les questions relatives au patrimoine de nos dirigeants et ministres intègres deviennent de plus en plus gênantes et on finit par se demander si l'affaire Cahuzac n'a pas simplement servi de détonateur. Soulignons par exemple que le camarade Plenel, figurait avec des gens comme Eva Joly et quelques autres habitués du compagnonnage à la tête du rassemblement mélenchonien.

    Voici en effet ce que Plenel servait, en vue de cette manif, le 4 mai aux abonnés de Mediapart :

    Sous le titre "L’heure de vérité" et sous la signature du fondateur de ce site Edwy Plenel on pouvait lire : "Sous l’effet de souffle de l’affaire Cahuzac, la Cinquième République vacille. Tandis que François Hollande s’enferme et s’isole dans un présidentialisme archaïque, toujours fatal à la gauche, la droite accentue sa dérive extrémiste, appelant à « un nouveau 1958 », autrement dit à un coup d’État. Au peuple d’avoir l’audace qui manque à ses gouvernants : imposer la nécessaire refondation démocratique de la République."

    Certains se demandent simplement pourquoi Plenel et ses copains s'arrêtent en si bon chemin. Méchant comme se révèlent souvent les clowns, Mélenchon met en cause la compétence du chef de l'État. La foule du 5 mai réclame même sa démission. Mais pourquoi tous ces gentlemen ne le passent-ils pas au crible du détecteur de fortune et de l'inspection des mensonges ? (3)⇓

    Tout semble indiquer en effet qu'il se posent surtout désormais une question strictement politicienne. Ne préfèrent-ils pas conserver un pied dans le marigot gouvernemental, avec un Montebourg, avec quelques écolos, etc. plutôt que de lancer du dehors des imprécations sans lendemain. Ces tergiversations risquent d'abord de leur coûter cher : ceci ne me chagrine qu'à moitié. Mais elles peuvent aussi, beaucoup plus gravement, peser sur l'avenir du pays, tant que l'ambiguïté demeurera. Et elle règne depuis un an, 365 jours de trop.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1 cf. L'Humanité du 6 mai ⇑
    2 cf. Le Monde en ligne le 03.05.2013 à 10h10 ⇑
    3 Il faut recommander à cet égard tant qu'elle est accessible sur Youtube, l'intéressante vidéo de "Borowic" qui semble situer assez correctement le problème : "Hollande a-t-il menti sur son patrimoine"..⇑

  • A Cannes, nouvelle édition du Festival des braquages

    CANNES (NOVOPress) – Cannes, ce n’est pas seulement le recto festival de cinéma, stars et glamour, c’est également et surtout le verso insécurité et braquage des commerçants.

    C’est contre cette violente réalité que plusieurs commerçants de Cannes ont lancé pour la seconde fois un Festival des braquages (qui dispose de son site Internet), lors d’une conférence de presse qui s’est tenue lundi. Conférence de presse reprise le lendemain dans la presse, notamment Nice-Matin.

    Ce festival établit un palmarès des différents braquages dont été victimes les commerçants cannois. Car « ce festival est celui des Cannois anonymes, de la majorité silencieuse qu’on n’entend jamais. Aujourd’hui la violence, et particulièrement l’inquiétante recrudescence des braquages, font que les Cannois et notamment les commerçants vivent au quotidien dans l’insécurité. » Et ce festival « vise à exiger des responsables politiques qu’ils tournent leurs projecteurs vers ce fléau délibérément occulté, et par suite qu’ils mettent en œuvre une action d’envergure pour y mettre fin. »

    Lors de l’édition 2012 du Festival des braquages, les Identitaires (à l’origine de ce festival, désormais repris par des commerçants) avaient décerné la Palme d’Or 2012 des Braquages au maire de Cannes, Bernard Brochand.

    http://fr.novopress.info

  • Les professionnels de la subvention

    La loi autorisant le mariage homosexuel est votée ! C’est fini ! Enfin non ! Enfin si ! Enfin, c’est selon… Un recours auprès du Conseil constitutionnel a immédiatement été déposé par l’opposition UMP, contestant la procédure des débats et l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe… et d’autres manifestations sont annoncées, prévues, organisées, datées… Combat d’arrière-garde ? Ultime soubresaut d’un camp vaincu ? Volonté délibérée d’harceler la majorité parlementaire ? On ne sait plus trop pour le moment, l’affaire se martelant pour beaucoup sur l’air d’« On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre… », un peu comme on se console d’un échec amoureux en se répétant « une de perdue, dix de retrouvée… », tandis que d’autres entonnent « On a gagné, on a gagné » sur l’air des lampions, mais en se demandant quand la tempête politique qu’ils ont déclenchée se calmera. Si elle se calme… Les messieurs vont pouvoir à l’avenir se passer la bague au doigt entre eux et les madames itou. Vive les marié(e)s ! Mais seront-ils si nombreux ? Si l’on s’en réfère – et pourquoi pas ! – aux couples homosexuels pacsés depuis la loi de 1999, il s’agit de… 6 % des Unions contractées… Et comme un mariage est bien plus contraignant qu’un PACS, notamment dans la perspective d’une éventuelle séparation, il est logique de penser que bien moins encore d’homosexuel(les) convoleront en justes noces. Tout ça pour ça ! Et dire que certains opposants ont annoncés la « fin d’une civilisation » ! À quoi tiendraient les choses, on se le demande ! Mais quoiqu’il en soit, que la bataille soit perdue ou gagnée selon les camps en présence, il est certain que la guerre, elle, va continuer. Rappelons que lors des débats pour instaurer la loi sur le Pacs, tous les partisans de celle-ci juraient alors leurs grands Dieux que jamais, Ô grand jamais ! il ne serait question un jour de mariage… Question qui fut leur nouvelle revendication à la seconde même où le Pacs fut voté. Aujourd’hui, une partie des partisans du Mariage pour tous ont annoncé de même que « le mariage, bien sûr », mais la « procréation médicalement assistée (PMA), il n’en était évidemment pas question… dans le même temps que d’autres ne se gênent nullement de la réclamer. Soyons donc assurés qu’il s’agit désormais du prochain enjeu des multiples associations dont la plupart ne représentent que leurs responsables et les subventions qui les font vivres. Grassement, bien souvent. Car au-delà des convictions des uns ou des autres, on oublie souvent l’enjeu financier. L’homophobie avait quasiment disparue ces dernières années. Mauvais plan pour les professionnels de la subvention. Ils connaissaient la crise, eux aussi ! Heureusement, le débat sur le Mariage pour tous a ramené le problème au premier plan des préoccupations des uns… et de l’intérêt sonnant et trébuchant des autres ! Les médias ont largement rapporté ces derniers jours trois ou quatre tabassages d’homosexuels à travers le pays, dûs, s’ils sont réels, à quelques tarés en état d’ébriété. Bingo ! À vot’ bon cœur, messieurs-dames, par ici l’argent public, ou même privé si un reçu de déduction fiscale est possible. Ce n’est pas demain la veille qu’une association sera délocalisée. Un professionnel de la subvention est un patriote, à n’en pas douter. Philippe Randa http://www.voxnr.com

  • “La France orange mécanique” de Laurent Obertone et “Sale Blanc !” de Gérald Pichon

    PARIS (via Polémia) – De passage à Marseille où des règlements de compte en série avaient fait une douzaine de morts dans les « cités », Manuel Valls déclarait solennellement « la guerre de l’Etat de droit contre la barbarie ». Mais n’est-il pas trop tard pour ce faire ? Et, surtout, comment espérer la réussite de cette entreprise titanesque si l’on ne désigne pas clairement les « barbares » ? C. L.

    Preuve que l’immigration et ses inéluctables conséquences – hausse du chômage, de la criminalité, des dépenses sociales et pénitentiaires, baisse généralisée du niveau scolaire, etc. – inquiètent de plus en plus nos compatriotes, le nombre de livres qui leur sont consacrés ne cesse d’augmenter, avec un succès croissant.

    Barbarie et racisme anti-Blancs, deux marques de fabrique

    Après Fractures françaises de Christophe Guilluy ou Le Sanspapiérisme/ Où sont les papiers des sans-papiers ? de Luc Gaffié, commentés ici même, paraissent ainsi simultanément La France orange mécanique, de Laurent Obertone, et Sale Blanc ! – Chronique d’une haine qui n’existe pas, de Gérald Pichon : deux ouvrages très différents, mais qui se complètent parfaitement.

    Le premier, dû à un journaliste, démontre avec rigueur et nombre de références, mais sur un ton très enlevé, l’ « ensauvagement » galopant des zones dites sensibles. Le second, plus militant mais également référencé, insiste sur l’aspect volontairement occulté, bien que tout aussi effrayant, du phénomène : à savoir le racisme anti-Blancs exacerbé des sauvages importés. La douzaine de voyous, tous « bien connus de la justice pour des délits d’outrage, de violence ou de recel » qui, le 27 juin 2010 sur l’autoroute A 10, à la suite d’un banal accrochage, ont lynché à mort le jeune automobiliste Mohamed Laidouni devant son épouse et sa mère, ne reprochaient-ils pas au malheureux, qui voulait procéder à un constat, de « faire le Français » ?

    Voici prévenus les immigrés tentés par l’intégration : ils seront traités par leurs congénères en apostats raciaux.

    La « tyrannie médiatique » complice des sauvages

    Si la barbarie s’installe et prospère, estime Laurent Obertone, c’est dû en partie à la « tyrannie médiatique », comme dirait Jean-Yves Le Gallou, les journalistes en quasi-totalité de gauche taisant ou minimisant les exploits des Jeunes, récemment requalifiés Individus, alors que « nul – et surtout pas la presse ! – n’est censé ignorer la réalité ». De fait, évoquant le parcours particulièrement sordide d’un violeur en série, Le Parisien dissimulait début avril son origine et son identité, se contentant d’écrire qu’il n’avait « jamais encore été condamné dans notre pays ». Manière élégante de dire qu’il est étranger.

    Le coût de la criminalité : 115 milliards d’euros !

    L’auteur ne s’est pas contenté d’accumuler des milliers de coupures de presse, il a aussi dépiauté quantité de rapports officiels et d’études spécialisées. Citons celle, en 2010, de l’économiste Jacques Bichot : « Chaque année, la délinquance et la criminalité coûtent aux victimes et à l’Etat un total de 115 milliards d’euros… Le coût total de la délinquance et de la criminalité représente 5,6% du PIB », soit « l’équivalent de deux fois le total de l’impôt sur le revenu ». Commentaire de L. Obertone : « Le déficit de la France en serait-il un si l’on ramenait l’insécurité à son taux de l’après-guerre ? La réponse est claire : notre pays ne serait tout simplement pas endetté. »

    Une chance pour la France ?

    Or, le poids de l’immigration dans cet insupportable fardeau est gigantesque. Quelques chiffres ?

    « Au tribunal de grande instance de Toulouse, sur 543 affaires réparties en 102 audiences, le chercheur au CNRS Daniel Welzez-Lang a noté que 65% des prévenus étaient “d’apparence maghrébine ou d’apparence noire” (Carré d’info, 27/03/2012). »

    « Les renseignements généraux ont établi le profil type des caïds, meneurs des fameuses “bandes”, à partir de l’étude de 436 d’entre eux répartis dans 24 quartiers sensibles”. 87% ont la nationalité française ; 67% sont d’origine maghrébine et 17% sont d’origine africaine. Les Français autochtones représentent 9% des meneurs (Le Monde, 25/02/06). »

    « Le fichier Canonge (un peu plus de 100.000 malfaiteurs) définit, entre autres, les individus par leur “type”… Il comprend 37% d’individus de type “européen”, 29% d’individus de type “nord-africain” et 19% d’individus de type “africain subsaharien” », les 5% restants étant sans doute rroms ou asiatiques. Etc.

    Une catastrophe pour la balance commerciale

    Si l’on considère avec le médiocrate Jean-Jacques Bourdin que les immigrés ne représentent aujourd’hui que « 5,6% de la population française » ou, avec l’ «expert » Philippe Manière (auquel cela a valu le 19 mars dernier un Bobard d’Or), que « nos flux migratoires en France sont extrêmement ténus » et que ce « tout petit flux d’immigration (…) n’est pas tellement susceptible d’avoir un impact ni économique ni démographique », on admettra que ce flux « insignifiant » a une incidence, au contraire, très signifiante sur la criminalité et donc sur un climat d’insécurité si prégnant qu’il commence notamment à beaucoup inquiéter nos offices du tourisme.

    « Paris fait la une en Chine pour son insécurité.
Pékin demande à la France de mieux protéger les touristes chinois suite à la multiplication des agressions et des vols qu’ils subissent», pouvait-on lire

    le 28 mars sur le site des Echos, quotidien du milliardaire du luxe Bernard Arnault qui redoute, à bon droit, la désertion des voyageurs du Céleste Empire, les plus dépensiers du monde. Et, quelques jours plus tard, le 9 avril, les gardiens du Louvre se mettaient en grève à l’appel des syndicats FO, CGT et SUD, excédés de devoir, parfois à leurs risques et périls, protéger les visiteurs de vols systématiques et d’agressions parfois violentes alors que leur métier est de veiller sur les seuls tableaux. Qui sont ces terreurs qui ont transformé le Louvre en coupe-gorge ? Des « mineurs d’Europe de l’Est [qui ont toute facilité d’entrer dans le musée, gratuit pour les moins de 26 ans], à vingt ou trente » et qui, bien que parfois arrêtés par la police, « recommencent à sévir quelques jours plus tard ».

    Les étrangers ainsi détroussés ayant raconté leurs mésaventures sur Internet, la bonne réputation de la capitale en a pris un sacré coup alors qu’elle était déjà exécrable, ayant déjà été classée au 22e rang pour la sécurité dans un sondage réalisé l’an dernier auprès de plus de 60.000 internautes par le site de voyages TripAdvisor. Or, le tourisme était l’un des seuls postes positifs de notre balance commerciale. Cela risque de changer très rapidement grâce aux « sauvages ».

    Qui stoppera la « machine à entretenir la criminalité » ?

    Comment en est-on arrivé là ? Pour Laurent Obertone, qui dit avoir « voulu rendre la parole aux victimes », tout le monde est responsable : les gouvernements successifs, d’abord, les politiques suivies par la droite et la gauche face à la « machine à entretenir la criminalité » étant si semblables « qu’on se demande parfois qui est au pouvoir depuis Mitterrand » ; mais aussi « les élites, les chercheurs, les journalistes, les enseignants », qui « n’ont jamais été aussi conformistes » (alors même que la violence importée n’est pas peu étrangère à l’absentéisme croissant de la dernière catégorie) : « Sur vingt ans de faits divers, on parlera davantage d’une bavure policière que des milliers d’assassinats commis par des Jeunes ». En effet, le souvenir de Malik Oussekine, diabétique décédé lors d’une charge de police en 1986, est rituellement invoqué mais tout le monde a oublié le tueur en série Sid Ahmed Rezala, ce « Marseillais » au « visage d’ange » qui, à l’automne 1999, assassina une Britannique et deux Françaises après avoir tenté de les violer. Condamné dès son plus jeune âge pour de multiples délits, dont le viol d’un enfant, le drogué Rezala était l’incarnation même du « sauvage ».

    Même le citoyen lambda, pourtant victime du racisme anti-Blancs dénoncé par Gérald Pichon avec force et conviction, ne saurait s’exonérer de toute responsabilité : ayant parfaitement intégré la vulgate, plébiscitant le comédien sénégalais Omar Sy comme leur « personnalité préférée » (sondage national du Parisien Magazine en décembre 2012), certains autochtones sont les premiers à s’élever contre « tout amalgame » quand ils sont violentés par ceux qui « sont chez eux chez nous ».

    Début avril avait lieu devant les assises de la Marne le procès des assassins d’un Polonais dont le cadavre avait été retrouvé calciné et démembré. Les meurtriers ont été condamnés à 12 et 6 ans de réclusion. Leur complice, qui avait démembré le corps, s’en est tiré avec un an de prison. Avec sursis. La barbarie a de beaux jours devant elle.

    Aussi Laurent Obertone conclut-il avec pessimisme qu’il est impossible de « revenir en arrière ». A moins qu’une réaction ne s’amorce. Signe encourageant : grâce au bouche à oreille, son livre s’est hissé en mars dans le « Top 20 » des ventes de la FNAC, alors que celle-ci, soi-disant « agitateur d’idées », refuse de le mettre en rayons. Espérons que cette hirondelle fera le printemps, fût-il tardif.

    Claude Lorne

    Laurent Obertone, La France orange mécanique, préface de Xavier Raufer, Editions Ring, janvier 2013, 349 pages.
    Gérald Pichon, Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas, Editions Idées, 2013, 105 pages.
    http://fr.novopress.info

  • Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira

    Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira

    Apparemment le consensus pour condamner les violences est général. Pourtant on se souviendra de la parenté de « violence » et de « vie », les deux mots ayant la même étymologie : « bios »". D’ailleurs violentia chez les Romains voulait dire « force » (la vertu de force) et non brutalité excessive. Et la force de la réaction au mariage homo a surpris tout le monde, y compris ses organisateurs. Ceux qui appelaient à la manifestation des indignés ne s’attendaient pas à cette indignation-là...

    On se souviendra encore, comme l’ont montré la plupart des philosophes de l’histoire, que la violence est au fondement de tout ordre nouveau : aucun régime dans le monde ne s’est institué sans violence.]On se souviendra encore, comme l’ont montré la plupart des philosophes de l’histoire, que la violence est au fondement de tout ordre nouveau : aucun régime dans le monde ne s’est institué sans violence.

    Dès lors, comment interpréter les incessants discours sur la violence que l’on attribue aux adversaires du "mariage pour tous" ?

    « Sommes-nous en 1789 ? » titre Le Point en couverture. Les années 30, mai 68 sont les références des hebdomadaires pour interpréter la situation. Le député UMP Philippe Gosselin parle « d’incitation à la guerre civile ».

    De François Hollande à Frigide Barjot on dénonce presqu’unanimement la violence des opposants incontrôlés au « mariage » pour tous.

    Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a quant à lui parlé de « groupes fanatisés, de groupes fascisants, devant être fermement condamnés ». Rodomontade du rhéteur de meetings ? Oui certainement, mais les plus anciens perçoivent que cette rumeur de révolution ressemble à celle de 1958, de 1961 et de 1968.

    Sans doute, les observateurs avisés ont remarqué que la comparaison « un mai 68 à l’envers » est contredite par le caractère pacifique des manifestants. Comment se fait-il que des manifestations qui soulèvent des millions de participants, enfants, jeunes, couples et vieux, que dans une effervescence qui s’amplifie depuis des mois, il y ait si peu de chocs violents : pas de voitures brûlées, pas d’arbres arrachés ou de rues dépavées pour construire des barricades, pas de vitrines brisées, pas de cocktails molotovs, ni barres de fer, pas de boulons jetés sur les forces (dites) de l’ordre parmi lesquelles on ne signale pas de blessés...

    Michel Michel, sociocologue, la suite dans le Rouge & le Noir
    http://www.actionfrancaise.net