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France et politique française - Page 5098

  • Éditorial L'AF 2853 : AIMONS LA FRANCE !

    L’année 2012 s’achève sur au moins une certitude : le pouvoir socialiste n’est pas à la hauteur des défis que les Français ont à relever. Car il n’est pas trop tôt, après sept mois de présence aux affaires, pour juger de l’incompétence d’un président de la république et d’un premier ministre qui gouvernent à vue, comme en plein brouillard.

    Certes, l’horizon est loin d’être dégagé, mais suffit-il, pour le percer, de pratiquer la pétition de principe ? Déclarer à plusieurs reprises, comme François Hollande ces dernières semaines, que la crise de l’euro est derrière nous serait du plus haut comique si l’avenir de la France n’était en jeu. Quel que soit le crédit qu’on accorde aux sondages, l’impopularité croissante de l’exécutif auprès des Français est un signe qui ne trompe pas — comme il n’a pas trompé sur l’état d’esprit de nos compatriotes à l’encontre de la précédente majorité et de son chef, qui ne doivent d’avoir échappé à une véritable raclée, au printemps dernier, qu’en raison de l’incapacité de l’opposition d’alors à créer une vraie dynamique.

    Car les trois récentes victoires électorales de l’UMP doivent d’autant moins faire illusion que le taux de participation y a été faible, comme c’est souvent le cas des législatives partielles, preuve que la droite du pays légal n’a su déplacer qu’un électorat captif. La majorité a évidemment été sanctionnée pour son incapacité à faire bouger les choses, mais la droite, qui a laissé éclater au grand jour le spectacle indécent de ses luttes d’égos, indifférentes au Bien public, n’avait rien de neuf à proposer. Certes, les motions plus ou moins « décomplexées » ont remporté, aux élections internes de l’UMP, la majorité des suffrages des militants, mais ce syndicat d’intérêts, dont l’éclatement eût été une chance pour déverrouiller le paysage politique français, n’entend pas plus que la gauche faire son aggiornamento. Les fondamentaux, comme on dit aujourd’hui, du PS et de l’UMP demeurent les mêmes et se résument à noyer la France dans la mondialisation qui voue à plus ou moins brève échéance notre peuple à la disparition — les « progrès de la construction » européenne étant l’aspect institutionnel de cette disparition programmée. La gauche du parti socialiste peut réclamer du pouvoir qu’il se réconcilie avec le peuple ; la droite peut le critiquer de ne pas assurer les conditions du relèvement de la France : il s’agit-là de paroles verbales puisque ni les uns ni les autres ne veulent agir sur la cause principale de nos difficultés, l’enfermement dans le carcan européen qui, sur tous les plans, monétaire, financier, économique et juridique, entrave à la racine toute tentative de sortir de l’impasse. Sans compter le poids idéologique d’une Europe qui se conçoit comme la matrice de la démocratie universelle et impose de ce fait, dans l’intérêt bien compris d’un capitalisme apatride qui se nourrit de la libre circulation des biens et ...des personnes, mis sur le même plan, une ouverture de nos frontières qui sape la cohésion de nos sociétés en provoquant ce que Renaud Camus appelle le « grand remplacement ». Avant d’être un fait économique, l’immigration est une arme sociale et culturelle entre les mains de la subversion mondialiste.

    Comme si ce facteur venu de l’extérieur n’était pas suffisant pour mettre en péril la cohésion nationale, le pouvoir a décidé de s’attaquer, de l’intérieur, à la famille, dernière cellule à résister par nature au nomadisme généralisé. Déjà fragilisée par l’individualisme ambiant que favorisent des lois de moins en moins protectrices, la famille est désormais pensée au pluriel — il y en aurait de différentes sortes auxquelles il conviendrait de donner les mêmes droits. Certes, la droite, sentant souffler dans le pays le vent du refus, a décidé de s’opposer en ordre dispersé et avec plus ou moins d’enthousiasme — elle laissera, contrairement au PS, la liberté de vote aux députés — au projet du gouvernement en matière de dénaturation du mariage et de la filiation, mais si elle est sincère, que n’a-t-elle, lorsqu’elle était au pouvoir, rappelé dans la constitution la loi naturelle en matière de mariage, rendant ainsi plus difficile la concrétisation des menaces qui se profilaient à l’horizon depuis de nombreuses années déjà ?

    Il est vrai que le pouvoir cherche à s’assurer sur le plan sociétal les victoires qu’il est incapable de remporter sur les plans économique et social. Mais outre que ce calcul peut se révéler pour lui à double tranchant — il n’avait pas prévu une telle résistance du pays réel —, s’arrêter, comme paraissent le faire certains, à cette seule approche conjoncturelle, c’est commettre l’erreur gravissime de passer à côté du caractère intrinsèquement mauvais de ce projet pour la société et pour la nation, car il est la traduction achevée de l’idéologie constructiviste de la gauche, en germe évidemment depuis les Lumières, mais qui aujourd’hui ne rencontre plus aucune autre digue que ce qu’il reste de réflexes sains dans le pays réel. Ces réflexes, la gauche les avait sous-estimés, comme elle avait sous-estimé la réaction de l’Eglise qui, il est vrai, depuis une génération, avait donné l’impression de faire profil bas devant toute les « avancées » d’une modernité à laquelle elle semblait s’être rendue.

    C’est donc faire une analyse superficielle de voir dans ce projet une simple diversion du gouvernement. Même si le chômage était éradiqué et les perspectives de croissance au beau fixe, la gauche imposerait cette loi car elle correspond à sa conception foncière d’un homme délivré de la nature, libre de « se construire » comme il l’entend, protéiforme sur le plan existentiel puisque dépourvu de tout essence. Le secret d’une telle conception nihiliste de l’homme — qui peut tout essayer puisqu’il n’est rien à proprement parlé — est évidemment l’instinct de mort, comme le révèlent les autres mesures déjà adoptées — le remboursement intégral de l’avortement — ou projetées — la libéralisation totale de la recherche sur l’embryon ou le suicide assisté. La cohérence de cette politique est totale et Vincent Peillon et Najat Bel Kacem jouent la partition qui leur revient dans leur volonté de changer radicalement les mentalités, en imposant notamment la théorie du genre dès le plus jeune âge. S’attaquer aux enfants a toujours été le premier souci des idéologies totalitaires : loin de vouloir le retour de la morale laïque de grand-papa, dont la consistance devait tout aux principes chrétiens qu’elle avait intégrés, la gauche, qui pense avoir obtenu l’effondrement de la morale chrétienne avec celui de la loi naturelle, croit le temps venu de franchir une nouvelle étape.

    Tous ceux qui refusent de s’engager avec détermination dans la lutte contre la dénaturation du mariage et de la filiation non seulement font une analyse superficielle de ce qui se joue avec ce projet, mais, plus encore, révèlent, sur le plan politique, une pusillanimité incompatible avec la radicalité des enjeux, qui augure mal de l’avenir. Laisser la société se décomposer sans, au moins, aller manifester pleinement son opposition est une faute que les Français seront en droit de reprocher à tous ceux qui la commettent. Quelle confiance leur accorder désormais ? Que lâcheront-ils demain sur l’immigration, la souveraineté ou la sécurité ? L’avenir du pays se joue, certes, en points de croissance et en taux d’emploi, mais aussi, plus fondamentalement encore, sur le plan de l’humain. Comme aimait à le rappeler Maurras, à l’origine de toute société, fondant la politique naturelle, il y a un fait d’amour. Lequel, du petit homme, irrigue jusqu’à la nation.

    Joyeux Noël à tous !

    François Marcilhac - L’AF 2853

    http://www.actionfrancaise.net

  • "La Chronique d'Eric Zemmour" : Gérard Depardieu, pas patriote


    "La Chronique d'Eric Zemmour" : Gérard... par rtl-fr

  • La dépêche de Néchin

    Depardieu beau jadis !

    S'il était né à Pérouse au lieu de Châteauroux il aurait pu envoyer pour réplique : vaffanculo gianmarco ! et nous aurions applaudi plus fort. La lettre que publie le JDD d'hier cloue littéralement le petit prof à la porte de la grange socialiste.
    « Qui êtes vous pour me juger ainsi ? » c'est bien le noeud de la question. Parti de rien ou de l'Indre, c'est pareil, le comédien pantagruélique a fait sa pelotte. Si la banque américaine qui le courtise chiffre sa fortune à juste 120 millions de dollars, il n'est qu'un insecte dans le classement ploutocratique. Ayant investi de manière avisée les gains que lui laissait le Trésor public, il se trouve à la tête d'un patrimoine conséquent, non hérité, tout acquis : Plusieurs établissements parisiens (poissonnerie, épicerie fine japonaise, un bar, un bistrot, un restaurant), des vignobles en Anjou, Médoc, Languedoc et ailleurs où il s'investit beaucoup, par soif, une concession de motos à Roissy-en-France, un château en Val de Loire, une villa à Trouville et l'hôtel particulier de Chambon à Paris qu'il vient de mettre en vente chez Féau Immobilier. On lui prête aussi une collection importante d'oeuvres d'art.

    Rien qui dévoile un tempérament de fuyard. Plutôt franchouillard le Gégé !
    Mais à 85% d'impôts sur ses revenus (dit-il), il peut considérer que le mur du patriotisme est franchi, d'autant que les conseillers fiscaux les plus affûtés de la place expliquent à qui veut bien compter qu'avec un peu de chance ce sera du 100% d'impôts pour certains riches en 2013 et 2014, quand le fisc sera passé partout.
    Il a fait faire son compte depuis le début : 145 millions d'euros en 45 ans ; c'est pas mal. Combien de toute sa vie politique a rapporté au pays le premier ministre donneur de leçon ? Rien ! Epsilon ! Il n'a fait que coûter. Et MM. Hollande, Sapin, Hamon... itou ! Ces mecs qui brandissent la solidarité républicaine sont à jeun d'avoir mis une pièce d'or au tronc ! Quelques pièces jaunes tout au plus.

    Le vieux proverbe du riche maigre et du pauvre mort est traduit autrement par le petit commerçant du coin : s'ils partent tous et ne financent plus mes clients pauvres, qui m'achètera ? La stupidité colossale des répartiteurs de pauvreté qui nous gouvernent nous conduit à ce que la proportion de pauvres monte dans ce pays en répercussions d'une politique meurtrière d'emplois et de capital-risque : l'égalitarisme forcé par la confiscation légale du succès n'est que basse démagogie distribuant des promesses de recel aux envieux paresseux.

    Vieux cliché, le riche est svelte, le pauvre obèse

    Ce ne sont pas tant les riches qui fuient que les jeunes entrepreneurs en herbe qui caltent. Gérard Depardieu enfonce ce clou dans sa lettre : « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés ». Les censeurs de l'acteur-entrepreneur peuvent tendre leurs mains vides pour offrir un Plan pour la pauvreté à leurs clients, nul ne les croit capables de sortir 2,5 milliards d'euros du chapeau comme un lapin d'illusion, s'ils concourent par leur chasse aux riches à réduire l'assiette globale mise au Rôle. Les politiciens imbéciles, surprotégés de tous revers par leur statut social, cassent la dynamique d'avenir pour appliquer à l'économie des principes archaïques abandonnés partout ailleurs depuis longtemps. A quelle fin, on se le demande puisque l'application de ces principes réservés aux étagères des bibliothèques universitaires va au contraire aggraver les choses à moyen terme. Le socialisme n'est pas un ressort bandé pour sortir vivants de la crise. Et les mêmes de réclamer dans la foulée l'harmonisation fiscale de l'Union européenne, pensant peut-être que nos voisins vont acheter notre erreur de taxation frénétique ! C'est déjà perdre l'ISF (nous sommes les seuls) et d'autres impôts catégoriels iniques. L'étude de l'harmonisation démontrera au contraire que nous sommes le pays le plus volé par son Etat, sauf bien sûr en ce qui concerne la moitié des ménages exempts. Harmonisons donc ! Nous, contribuables français, ne pouvons qu'y gagner !

    Mais ce qui fait quand même le plus peur est l'autisme d'un pouvoir abruti de slogans, de mots-réflexes, profitant d'une légalité démocratique pour accroître l'Etat-providence hypertrophié qui nous a ruiné, et qui finalement va se payer le pays si on ne le stoppe pas. La Grèce a été ruinée par sa classe politique bien plus vite que par son émigration fiscale ou entrepreneuriale. Ces gens à Paris n'ont pas le calibre requis.

    http://royalartillerie.blogspot.fr

  • Une condamnation exemplaire de la SNCF

    Ce 18 décembre tombait une décision de l'Autorité de la concurrence condamnant la SNCF à une forte amende : 60,9 millions d'euros, pour entrave à la concurrence. Diffusée par l'AFP la nouvelle a sans doute effleuré les esprits des Français qui se tiennent informés. Mais on doit bien constater que le bruit en est resté discret.

    Peut-être même certains ont-ils ronchonné par-devers eux, contre ce qu'ils ont pu croire une sorte de "machin européen ultralibéral" acharné à l'encontre de notre beau modèle monopoliste hexagonal.

    On doit savoir d'abord ce que représente l'instance créée au service du consommateur. Cette respectable institution est actuellement présidée par M. Bruno Lasserre. Celui-ci a été, dans le passé le principal architecte de la réforme et de l'ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications en France. Ce travail de longue haleine commença en tant que Directeur de la réglementation générale au ministère des postes et télécommunications (1989-1993) puis Directeur général des postes et télécommunications (1993-1997). Magistrat issu du conseil d'État, il a été nommé à ses fonctions actuelles par le gouvernement en 2004. Il est assisté d'un collège, composé de 17 membres.

    L'organisme fait parler de lui de temps en temps à propos de très gros dossiers. Le grand public peut en mesurer l'impact quand il s'agit de factures de consommation fort concrètes. La concurrence qu'on cherche la plus libre possible permet de diviser par deux le coût des communications téléphoniques ou des raccordements à l'internet, de remettre en cause les montants des factures énergétiques, allégeant d'un poids non négligeable le budget de nombreux ménages : mais l'inconvénient de ces macrodécisions est qu'on ne tient compte que de leur dernière ligne, celle qui amène à conclure dans le sens d'une concurrence plus fluide au bénéfice des consommateurs, d'une baisse des prix, etc.

    Le cas précis va beaucoup plus loin. Et son traitement médiatique superficiel tend à l'enterrer : petit communiqué énonçant les choses de manière diplomatique, courte dépêche AFP tronquant la dimension morale de l'affaire, discrets entrefilets dans quelques journaux papiers, et basta. Pire qu'une occultation absolue, tout cela aboutit à un enterrement de première classe.

    La culture française du monopole obligera-t-elle longtemps encore les défenseurs de la liberté à boxer ainsi avec une main dans le dos ? On peut en effet s'en inquiéter en observant la manière dont est traitée l'information à propos de la SNCF et des autres structures supposées fournir des "services publics". On accepte de confondre ce concept avec celui de "monopole public". Et ceci permet aux réseaux d'intérêts conservateurs de jeter la suspicion sur les condamnations elles-mêmes et, partant, sur tout projet de réforme.

    Depuis 2008 l'Autorité française de la concurrence enquêtait pourtant sur les pratiques quasi mafieuses du fret SNCF.

    Au bout de quatre ans de travail, incluant des perquisitions, les considérants ne peuvent pas être jugés seulement "techniques" : ils condamnent les pratiques monopolistes de "l'opérateur ferroviaire historique" d'un point de vue tout aussi moral qu'économique.

    Car la réalité de ce petit monde ne se réduit pas à la description misérabiliste de quelques malheureux agents de base. Les tâches de ceux-ci se trouvent quotidiennement bouleversées. On en a vu certains, dans le cas de France Télécom, parfois même réduits au suicide par des directions autistes et brutales. Cette face de la transformation des métiers rendrait presque sympathique l'ancienne configuration du service public.

    Disons-le : comme dans le cas des oligarchies issues de l'ex URSS, les bureaucrates publics, se transformant en gestionnaires faussement privés sans renoncer aux méthodes de voyou du monopolisme déliquescent, n'évoluent pas vers la liberté mais vers l'oppression.

    Oui la présentation médiatique des faits, même lorsqu'elle existe dans le journal papier ou l'antenne audiovisuelle considérée, reste édulcorée. Véhicule, elle aussi monopoliste, de l'information, l'AFP se contente de reproduire le communiqué de presse de l'Autorité de la concurrence, court texte de synthèse dépourvu d'esprit polémique. Et on ne va pas plus loin.

    Dommage. Les 129 pages de la décision proprement dite donnent des détails qui font dresser les cheveux sur la tête quant aux méthodes des cadres du fret SNCF pour éliminer leurs concurrents, principalement allemand (ECR filiale de Deutsche Bahn) ou français (Veolia qui monte singulièrement en puissance).

    Le lecteur pressé des quotidiens, l'auditeur matutinal des radios, à supposer qu’il reçoive l'info, n'en connaîtra malheureusement pas grand-chose ; or, on passe ici de la condamnation relative des réticences à "l'ouverture à la concurrence", réticences dont hélas une bonne partie de l'opinion française est encline à partager le principe, à un registre bien différent.

    On se trouve en présence de méthodes délictuelles, de violations des règles élémentaires de confidentialité par ne parler d'espionnage économique.

    On se demande donc comment des cadres d'une entreprise appartenant à l'État ont pu en arriver au degré de voyoucratie consciente et organisée dont témoignent les résultats de l'enquête et qui amène à la condamnation pécuniaire de la SNCF.

    On ne peut malheureusement pas esquiver la responsabilité personnelle du "patron" de celle-ci le très communicant d'habitude Guillaume Pépy.

    Or l'une des causes les plus notables de ces pratiques demeure,de toute évidence, la porosité entre les deux entités issues de la réforme de 1997 instituant RFF en tant que gestionnaire d'infrastructure, nécessairement à part du transporteur lui-même que demeure la SNCF.

    Il apparaît en effet que celle-ci n'a pas cessé d'intervenir en tant que "gestionnaire d'infrastructure délégué". Et elle capte à son profit les informations le plus confidentielles relatives aux autres clients de RFF, ses concurrents. Aggravant le fait, on annonçait même avec emphase, il y a quelques semaines, par la voix de M. Cuvelier (1)⇓ ministre socialiste des Transports, la "réunification de la famille ferroviaire", ce qui tordrait le cou aux espoirs de transparence, de concurrence et donc de séparation des deux métiers.

    Or ce n'est un secret pour personne que Guillaume Pépy opère, depuis de longs mois, toutes les pressions possibles pour passer de la porosité résiduelle, 15 ans après la séparation des deux entités à la réunification sous son égide.

    L'énarque socialiste installé en 2008 à la tête de la SNCF, le très sensible M. Guillaume Pépy, si répandu dans les médiats, ne pouvait pas ignorer les pratiques de son pôle fret. Il terminera son mandat en février 2013 : son renouvellement ou, pis encore, sa victoire sur le terrain de la prise de contrôle de l'infrastructure par l'un des transporteurs, enverrait un signal extrêmement négatif, celui du retour de l'Hexagone aux pires méfaits de l'étatisme.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    notes :

      1. cf entretien de Cuvelier publié complaisamment dans "Le Monde" en ligne le 29 octobre.

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  • Bilan d'un quinquennat anti-familial

    « Notre politique familiale fonctionne. Pourquoi vouloir la détruire ? », s'est interrogé Nicolas Sarkozy, à propos de l'intention affichée de François Hollande de supprimer le quotient familial. Mais fonctionne-t-elle vraiment ?
    Le 18 janvier, ouvrant à l'Elysée le sommet social, le président de la République a lancé : « (...) il est indispensable de conserver notre politique familiale. » Pourtant, la politique familiale n'a guère tenu de place dans la campagne présidentielle de 2007 - et moins encore durant le quinquennat, au cours duquel les promesses faites dans l'enthousiasme de son arrivée à l'Elysée ont disparu comme neige au soleil. Que l'on songe, par exemple, au versement des allocations familiales dès le premier enfant - déjà promis par Jacques Chirac en 2002.
    Bien au contraire, par une espèce d'inversion systématique, Nicolas Sarkozy et son gouvernement - dont la première mouture ne comprenait pas même de ministère de la Famille, pour être confiée ensuite au tandem Morano-Bertrand ! - se sont en quelque sorte acharnés à multiplier les mesures anti-familiales, que ce soit contre la nature de la famille : (qu'on pense au statut de beau-parent, au pacs mis sur le même pied d'égalité que le mariage, à l'homoparentalité...) ; ou contre sa réalité matérielle (restriction du congé parental d'éducation, conçu par notre président comme « un immense gâchis », indexation des prestations familiales et des aides au logement sur la croissance et non plus sur l'inflation, tentative de reporter la revalorisation des allocations familiales du 1er janvier au 1er avril, tentative de fiscaliser le congé parental, etc.)
    Aujourd'hui, le bouleversement continue. Nicolas Sarkozy, qui trouve ridicule la proposition socialiste de suppression du quotient familial (mais qui envisageait naguère son plafonnement), compte désormais sur la TVA sociale pour financer la politique familiale.
    Certes, libérer le travail des charges qui pèsent lourdement sur lui n'est pas forcément une mauvaise piste. Elle mérite à tout le moins réflexion. Mais il n'est pas sûr - loin de là... - que Nicolas Sarkozy s'y engage résolument au nom de la famille.
    Du mariage hommo a l'union civile
    D'abord, que n'a-t-il mis en place cette idée plus tôt ? Que ce soit au gouvernement ou à l'Elysée, voilà des années qu'il est en mesure de le faire. Or, c'est à l'heure de solliciter vraisemblablement une nouvelle fois nos suffrages qu'il paraît soudain s'étonner que notre politique familiale soit financée par les entreprises...
    Ensuite, sa main droite semble obstinément, mais non évangéliquement, ignorer ce que fait sa main gauche. Ainsi s'interroge-t-il désormais sur la question du « mariage » homosexuel. Luc Chatel, ministre de l'Education nationale (il vaut mieux en parler tôt...), affirme : « Je pense que c'est une tendance de l'histoire, une évolution et sans doute qu 'un jour il y aura une légalisation du mariage homo. » C'est sans doute pourquoi il a tenu à inscrire la théorie du « gender » dans les programmes scolaires...
    Entre « tendance » et « évolution », la majorité présidentielle ne sait pas exactement, semble-t-il, où se situe le couple homosexuel. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement - ça touche décidément tous les secteurs -, souligne davantage encore ce flou : un mariage, c'est trop; mais un pacs, ce n'est pas assez. En définitive, il se prononce pour une union civile. Après tout, n'est-ce pas ce que le président-candidat lui-même avait proposé en 2007 ?
    Sarkozy pense toujours a une « union civile »
    D'accord, en juin 2011, une proposition de loi socialiste visant à la « reconnaissance, dans le code civil, du mariage contracté par deux personnes de même sexe » a été retoquée. Mais, si l'on en croit désormais Libération, « Nicolas Sarkozy va réunir, dans quelques jours à l'Elysée, les principaux collaborateurs qui travaillent à son futur programme pour trancher la question du mariage gay ». Info ou intox ? Pour finir, et suite sans doute à la signature d'un manifeste par 82 parlementaires UMP et Nouveau Centre, Nicolas Sarkozy fait savoir qu'il ne pense toujours qu'à une « union civile ». Quousque tandem ? (1)
    Olivier Figueras monde&vie du 21 janvier 2012
    1). Jusqu'à quand ?

  • Jean-Marie Le Pen & Bruno Gollnisch "Quel avenir pour la droite nationale ?"

  • Titre de la note Convention Identitaire 2012 : intervention de Philippe Vardon

  • Benoit Hamon et l'extrême-droite

    Après les propos de Marine Le Pen sur « l'occupation » de la rue par les musulmans faisant leur prière, on a entendu l'ancien ministre de l'intérieur Daniel Vaillant reconnaître lâchement qu'en tant que maire du XVIIIème arrondissement, ces blocages de rue le gênaient, lui le laïcard, mais il ne faisait rien pour les empêcher dans le but de ne pas créer de troubles supplémentaires. On a d'ailleurs un véritable chantage aux mosquées car les musulmans continueront ainsi jusqu'à ce qu'il y ait un million de mosquées en France. Le plus choquant furent les déclarations de Benoit Hamon sur l'extrême-droite française. Selon lui, l'extrême-droite française avait collaboré avec l'occupant pendant la guerre et était mal placée pour parler ainsi. Trouvant cela insuffisant, il continua pour déclarer que les Arabes vivant en France étaient les descendants des « libérateurs » de Marseille.
    Pourtant, de très nombreux Français catalogués d'extrême-droite ont rejoint le Général de Gaulle à Londres ou rejoint le camp de la Résistance même si bien sûr quelques uns, pour des raisons idéologiques, ont fait un choix différent. Le Colonel de la Roque, ancien chef des Croix de Feu a été déporté en Allemagne.
    Ce qui est plus certain, de nombreuses personnalités de gauche (des listes interminables selon Eric Zemmour) ont choisi le camp de la collaboration. On pourrait épiloguer à l'infini sur la Francisque de François Mitterrand ou sur l'ex-socialiste Marcel Déat et l'ex-communiste Jacques Doriot, les deux derniers étant devenus des collabos fanatiques. La réalité historique n'est jamais blanche ou noire mais on a le plus souvent affaire à du gris clair, parfois du gris foncé.
    Il ne faut pas non plus avoir une vision monolithique de ce qu'on catalogue d'extrême-droite. Elle est composée de royalistes, conservateurs catholiques traditionalistes ou non, nationalistes... la composante pro-nazie collaboratrice a été une petite partie.
    Si l'on examine les jeunes entrés dans la milice, on avait affaire à des « gamins » désœuvrés aux idées politiques mal définies. C'est d'ailleurs le thème du film « Lacombe Lucien » ; certes ce n'est qu'un film mais il correspond bien à l'esprit de l'époque. Quant aux libérateurs de Marseille, il y avait aussi dans l'Armée d'Afrique beaucoup de pieds-noirs, c'est-à-dire des européens vivant en Afrique du nord. L'Histoire montre aussi qu'il faut se méfier du mot « libérateur ». Les soviétiques qui ont « libéré » l'Europe de l'Est ont été les futurs occupants. Le « libérateur » devient très vite « occupant ».
    De plus, il serait intéressant de compter les arabes vivant en France ayant eu un ancêtre dans l'armée française durant la seconde guerre mondiale. Cela ne doit pas peser lourd comparé à la population présente. Beaucoup de combattants arabes sont rentrés dans leur pays comme Ben Bella pour faire la guerre ensuite à la France. Pour n'oublier personne citons les Arabes-musulmans engagés dans la Waffen-SS au côté de l'Allemagne ainsi que les supplétifs arabes du Gestapiste Henri Lafont qui ont combattu très durement la résistance.
    Benoit Hamon trouvait sans doute que c'était son boulot de taper sur l'extrême-droite sans trop tenir compte des faits historiques. Mais de la part de quelqu'un ayant une licence d'Histoire même si c'est le seul diplôme d'un fils d'ingénieur, on aurait pu attendre plus de finesse et de discernement et ne pas considérer systématiquement les Français comme des imbéciles à qui l'on peut dire n'importe quoi. Ce n'étaient donc que des propos haineux venant d'un homme au visage plutôt haineux.
    En dehors de la forme, les propos de Marine Le Pen posent le problème de la présence musulmane en France qui s'accroît sans cesse et veut imposer son mode de vie. La France depuis trente ans n'est plus tout à fait la France. Cette question ne peut être évacuée d'un revers de main ou en hurlant au racisme et à l'islamophobie à chaque fois qu'on aborde la question.
    Patrice GROS-SUAUDEAU

  • Anticléricalisme : rien de nouveau sous le soleil…

    Le christianisme, voilà l’ennemi !

    La haine que suscite le christianisme a pris la dimension d’un fait de société. Marcel Gauchet le constatait il y a douze ans déjà : « La communauté catholique est la seule minorité persécutée culturellement parlant dans la France contemporaine. »

    Cette persistance d’une hostilité irréductible a même surpris certains milieux chrétiens qui croyaient que la disparition du cléricalisme entraînerait ipso facto celle de l’anticléricalisme. Ainsi l’historien René Rémond le déplorait : « À la vérité nous n’avons pas seulement affaire à un malentendu, mais bien à une hostilité délibérée et déclarée, une haine véritable à l’égard du christianisme en général, et des chrétiens eux-mêmes comme personnes. Certains propos qui entretiennent une culture du mépris tomberaient sous le coup de la loi s’ils visaient d’autres familles de pensée. »1

    Chassé de la vie sociale, politique et intellectuelle, à peine toléré dans un espace privé de plus en plus confiné et surveillé, le christianisme est-il à la veille d’un « nouveau martyre », selon l’expression de Jean-Paul II ? Depuis une douzaine d’années, certains signes des temps sont inquiétants.

    Ce fut l’ancien « Panzerkardinal » Ratzinger caricaturé en Hitler par les Guignols de l’Info et victime de l’hostilité sourde des médias. Ce furent les colonnes de Libération qui accueillirent régulièrement des diatribes christianophobes, en appelant même à une « opération chirurgicale antichrétienne » ! [...]

    Falk Van Gaver - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net