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France et politique française - Page 5102

  • N’en déplaise aux obsédés du désarmement citoyen

    La cause est entendue : si la mère d’Adam Lanza n’avait pas possédé d’armes à feu, le massacre dans cette école du Connecticut dont le monde entier, horrifié, a découvert l’existence pour l’occasion, n’aurait jamais eu lieu. Ah bon !

    Sans cette gorgone faite génitrice, Adam Lanza aurait été un jeune garçon comme les autres qui n’aurait jamais eu envie de zigouiller qui que ce soit. Rah bon !

    Quel dommage fils si malheureux ait eu la très mauvaise idée de la trucider en premier… Si au moins elle avait survécue, elle aurait pu être clouée au pilori de l’infamie citoyenne… Faute de mère indigne, les tenants de l’interdiction de posséder des armes à feu en sont réduits à diaboliser des mentalités, un système, des traditions… On sent bien qu’ils enragent de ne pas tenir dans leurs serres médiatiques une victime expiatoire qu’ils pourraient charger de tous les péchés mortifères.

    Rien ne vaut un Néron, un Napoléon, un Hitler en chair et en os… Même en jupon, ça fait l’affaire à merveille. Au diable le féminisme !

    Alors, depuis la tragédie, ce ne sont qu’images de familles éplorées, suivies d’appels à interdire toute détention d’armes, de témoignages de témoins rescapés, suivi d’appels à abolir la loi autorisant l’achat d’armes, de photos de l’école envahie de policiers et même de militaires (bien que le tueur ait mis fin à ses jours, sans doute des fois qu’il la rejoue mort-vivant), de rappels dénonciatoires que les États-Unis autorisent les ventes d’armes, de la venue sur place du président Barack Obama, de condamnations obsessionnelles de la libre circulation des armes à feu, etc. etc. en boucle et toujours… La machine médiatique à formater les cerveaux est lancée à fond, brocardant méthodiquement des millions de tueurs en liberté, tous prêts à massacrer toute concentration humaine sans défense et de préférence enfantine…

    Ces millions de tueurs sont les propriétaires d’armes à feu. Eux et eux seuls. Pas un commentaire, jamais, pour soumettre la possibilité, éventuellement, que les responsables d’une tuerie comme celle de cette école élémentaire de Sandy Hook soient d’abord ceux qui côtoyaient de près ou de loin Adam Lanza et qui ne se sont pas inquiétés plus que ça de ce garçon « (qu’)on remarquait parce qu’il ne parlait à personne et (qui) donnait l’impression d’avoir des difficultés à se connecter avec le monde extérieur. »(1)

    Si sa mère porte une responsabilité dans le drame, c’est à l’évidence par une évidente inattention au comportement de son enfant… Qu’elle ait tenté de lui faire partager sa passion du tir n’a pas fait de lui un dingue, il l’était ! Et s’il n’y avait pas eu d’armes à feu chez lui, à sa portée, nul doute qu’il en aurait trouvé… ou trouvé d’autres moyens – ils sont innombrables ! – pour mener son sanglant rodéo dont on ne sait toujours pas, de la vengeance ou de l’acte existentiel, quelle en a été la véritable motivation.

    Que l’on sache, la vente d’armes à feu n’est pas librement autorisée au royaume de Norvège… Cela n’a guère semblé gêner le sieur Anders Behring Breivik de faire un carton d’été assez spectaculaire sur l’île d’Utøya, en juillet 2011, à l’occasion d’un camp de la ligue des jeunes du Parti travailliste : 77 morts et 151 blessés…

    La vente d’armes n’est pas non plus librement autorisée en France… mais 17 assassinats ont endeuillés la seule Île de Beauté en 2012 (l’année n’est pas terminée), ni ces quatre ou cinq dernières années, où une quinzaine de meurtres par an y ont été commis.(2)

    En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts)… Quant à La Kalachnikov « (elle) a quitté les terres de guérilla pour coloniser nos banlieues “sensibles”. Elle est devenue l’arme à posséder pour contrôler l’économie souterraine. Marseille n’est pas en reste, en témoigne le nombre de réglements de comptes avec ce type d’arme. »(3)

    Mais bien sûr, il s’agit là de criminalité, diront les obsédés du désarmement citoyen ; pas d’acte terroriste sur fond de folie meurtrière… Dommage pour eux que le franco-algérien Mohammed Merah se soit illustré dans le genre : sept victimes dont trois enfants et six blessés…

    De l’île d’Utøya à Toulouse jusqu’à Sandy Hook, quelles que soient les facilitées pour cela, les tarés trouvent toujours à acquérir ce dont ils ont besoin pour accomplir leurs pulsions meurtrières. Ils n’ont jamais besoin d’une maman apprentie armurière pour cela. De parents moins autistes, de proches plus attentifs, de médecins plus professionnels, de professeurs des écoles plus responsables, si !

    De médias moins manipulateurs aussi.

    Philippe Randa   http://francephi.com

    Notes

    (1) Selon les déclarations de la chauffeuse du bus scolaire qui a conduit l’intéressé au collège pendant plusieurs années, Libération, 16 décembre 2012.

    (2) « La violence nationaliste (est) en effet peu meurtrière, si on enlève certains épisodes de règlements de compte entre nationalistes. La nouveauté, c’est qu’on tue beaucoup plus. Il y a une sorte d’habitude, de “routinisation” des homicides, particulièrement en Corse-du-Sud et dans la ville d’Ajaccio » , explique Xavier Crettiez, professeur de sciences politiques, Le Figaro, 17 novembre 2012.

    (3) « Meurtres à Marseille : la cité phocéenne est-elle devenue le nouveau Chicago ? », www.lexpress.fr, 4 septembre 2012.

  • 35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

    NANTES (NOVOpress Breizh) -  Le 10 octobre 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, annonçait le dépôt d’un projet de loi concernant la réduction du temps de travail, au nom de la lutte contre le chômage et du progrès social. Il revient naturellement à Martine Aubry, ministre du Travail et de l’Emploi, de mettre en musique cette grande affaire. Les 35 heures deviennent la durée légale du travail au moyen de deux lois votées en juin 1998 (Aubry 1) et en décembre 200 (Aubry 2).

     

    Cette réforme a un impact immédiat sur les finances publiques. En effet les aides que le gouvernement a dû mettre en place pour alléger, au niveau des bas salaires, la charge des 35 heures payées 39 ont bien pesé sur le déficit, et lourdement. Ces allègements de charges sociales atteignaient 10,5 milliards d’euros par an dès 2002. En 2007 on passait à 12 milliards.

    Une étude de l’INSEE assure que les lois en question ont permis la création d’environ 350.000 emplois entre 1998 et 2002. Grâce à la réorganisation du travail, aux allègements de cotisation sociale et à la modération salariale, les 35 heures n’auraient pas engendré de « risque de dégradation de la compétitivité et du profit des entreprises » (Le Figaro, 31/10/12).

    L’UMP a rapidement fait de l’abolition des 35 heures son cheval de bataille. Ainsi, pendant sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy y voit une « erreur économique énorme ». C’est aussi l’occasion pour lui de souligner que « les 35 heures, c’est la régression sociale ». « On ne tient plus le coup. Les 35 heures, tel que cela existe aujourd’hui, c’est intenable », ajoute Jean-François Copé. Il serait facile d’aligner les phrases anti-35 heures prononcées par les leaders de la droite.

    Leur force de conviction étonne, leur absence de mémoire désespère. Là encore la preuve est apportée qu’en politique on peut raconter n’importe quoi sans craindre de se voir « recadrer ». En effet, l’invention des 35 heures revient à Gilles de Robien (photo en Une) (UDF), ministre du Travail (1995-1997) à une époque où le président de la république s’appelait Jacques Chirac et le Premier ministre Alain Juppé.

    La loi de Robien reposait sur le volontariat. Les entreprises intéressées signaient une convention avec l’Etat ; bien entendu le texte prévoyait un allègement des charges sociales patronales – compensation oblige – puisque les 35 heures se voyaient rémunérées 39. Les grandes entreprises employant un personnel nombreux travaillant à la chaîne comprirent l’intérêt qu’elles pouvaient retirer de cette innovation. En combinant gains de productivité et aides de l’Etat, l’opération se révélait blanche, voire profitable. Trouvant la recette formidable, Martine Aubry la systématisa, l’étendant aux PME, à l’Administration et aux hôpitaux ; les 35 heures devinrent obligatoires.

    Longtemps député-maire d’Amiens, en Picardie, le giscardien Gilles de Robien a aujourd’hui disparu de la scène politique. Candidat malheureux au poste de directeur général du Bureau International du Travail (BIT) en mai dernier – il avait reçu l’appui de François Hollande – il a été élu  pour une année président du conseil d’administration du même BIT le 15 juin. Lot de consolation, il est également depuis 2007 « ambassadeur chargé de la cohésion sociale ».

    Yves Cadic http://fr.novopress.info

  • Bataille autour de la lecture : Les ravages de l'idéologie

    La France, qui se targue depuis vingt ans de pouvoir amener 80 % d'une classe d'âge au bac, a vu dans le même temps s'accroître le nombre des enfants illettrés. Encore quelques points et l'on sera - si l'on en croit les statistiques - bachelier ou illettré ! Le ministre Robien a donc décidé de réformer l'apprentissage de la lecture. Le « collectif lecture » est farouchement contre.
    Le ministre de l'Education, M. Gilles de Robien, s'est attaqué à forte partie. Ambitionnant de réformer l'apprentissage de la lecture, et plus précisément d'en finir avec la méthode globale, il s'apprête à essuyer ces jours-ci une nouvelle fronde des syndicats d'enseignants et autres associations. En ce début de semaine, le Parisien (6/3) consacre une page au sujet dans sa rubrique « Vivre mieux ». Choix judicieux car on ne doute pas que l'illettrisme ; dans le monde actuel, soit un très lourd handicap pour la vie quotidienne !
    Le ministre prône un retour, partiel si ce n'est total, à la méthode syllabique. Les syndicats et association sont (évidemment) contre. Ils viennent de créer le Collectif lecture « dont la première action sera de riposter au projet d'arrêté ministériel sur la modification des programmes à l'école primaire ».

    Sauver la lecture ou sauver l'illettrisme ?
    Toutefois, les membres du Collectif et ceux du gouvernement sont au moins d'accord sur un point : « l'incapacité qu'éprouvent 15 %  des petits Français à lire correctement en fin de primaire » (Ce qui ne les empêche d'ailleurs pas de passer en sixième... ). « Tout le monde est d'accord sur ce triste constat », dit au Parisien P. Nie Mec, le secrétaire national du SEUnsa, mais, poursuit-il, « l'erreur du ministre est de faire porter le chapeau à une méthode (globale) qui n'est plus utilisée, donc à nous. C'est injuste, réducteur et démagogique car il surfe sur le vent de la nostalgie actuel pour ressusciter le bon vieux décodage syllabique. il a été amendé dans les années 1960, beaucoup d'enfants ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient... ». Que dire d'aujourd'hui, alors, où beaucoup ne lisent carrément pas du tout !
    Finalement, la position du « Collectif lecture » et des pétitionnaires de « Sauvons la lecture » se résume d'une phrase. C'est : « ne changeons surtout pas une méthode qui a fait la preuve de son inefficacité ».
    Un détour par le Forum du Monde de l'Education de mars nous en apprend plus sur cette « Querelle byzantine autour des méthodes de lecture ».

    La vieille lune des pédagogues
    La contribution d'un certain M. Bourdil, professeur de lettres, est un monument. Disons-le tout net : on espère qu'il n'exerce pas (ses ravages) dans le primaire. Voici en effet ce qu'il écrit : « La querelle des méthodes syllabique et globale relève du byzantinisme et de l'échappatoire. Byzantinisme car le problème est indécidable (sic) ».
    Pourquoi cela ? Parce que, « à la vérité, peu importe qu'on identifie le mot grâce aux lettres, aux sons, à un mélange variable de toutes ces données, l'important, c'est de le reconnaître, et pour le reconnaître, il faut l'avoir déjà connu et mémorisé sous une forme qui constitue une sorte d'amorce mnésique ». On ne saurait donc que ce que l'on sait déjà. Alors pas d'apprentissage possible, pas de découverte ?
    Ce monsieur poursuit : « quelle que soit la technique, utilisée, les élèves en difficulté [...] courent sans arrêt après cette fameuse reconnaissance des mots », cela parce que « la reconnaissance des mots est liée à deux choses complémentaires que l'Education nationale semble totalement ignorer : le nombre de mots et l'organisation du lexique ». A l'appui de sa démonstration, M. Bourdil relève : « il y a une minorité d'élèves qui lisent mal c'est certain - mais il y a aussi tous ceux - beaucoup plus nombreux - qui lisent correctement, mais ne saisissent rien de ce qu'ils prononcent ». La raison, nous dit M. Bourdil, est simple : c'est parce que « le mot ne doit pas être un moyen mais une fin
    C'est là la vieille lune des pédagogues : on va du tout à la partie, on saisit d'abord le sens puis on passe à la phrase et de la phrase aux mots. Voilà trente ans que la méthode apporte les preuves de son inefficacité et de sa nuisance, mais qu'à cela ne tienne, on continue.

    L'approche scientifique
    Prennent aussi la plume, dans ce forum, quelques « professeures (sic) de français à l'école normale puis à l'IUFM de Lyon », lesquelles disent avoir « beaucoup travaillé sur la lecture ». On ne sait pas, en revanche, si elles ont « beaucoup travaillé sur les élèves ». Elles nous font part d'une découverte fondamentale : « Nous estimons pouvoir affirmer ceci : pour apprendre à lire [...], les élèves doivent être en mesure de pratiquer à l'oral la langue explicite qui est celle de l'écrit, et donc disposer de plusieurs registres de langue selon les situations et les développements ». En résumé : pour apprendre à lire le français, mieux vaut le parler, et le verlan de banlieue n'est à cela d'aucun secours.
    À lire tout ce beau monde, on ne peut que se demander comment, depuis des siècles, nous avons réussi à lire et comprendre. Grand Dieu ! Etions-nous donc des génies ?
    Enfin, le Monde de l'Education donne la parole aux chercheurs, car l'éducation, aujourd'hui, est une science qui se voudrait exacte. « L'efficacité des pratiques pédagogiques » doit donc être « abordée scientifiquement ». Et manque de bol pour les pédagogues idéologues, les scientifiques en pincent pour le déchiffrage ! Leur verdict est sans appel : « Les enfants qui suivent un enseignement systématique du déchiffrage obtiennent de bien meilleurs résultats que les autres, non seulement en lecture de mot, mais également en compréhension de texte (contrairement aux idées reçues sur les méfaits du déchiffrage qui conduirait à ânonner sans comprendre) ». Mieux que cela : « l'enseignement systématique du déchiffrage est particulièrement supérieur aux autres méthodes pour les enfants à risque de difficultés d'apprentissage, soit du fait de faiblesses en langage oral, soit du fait d'un milieu socioculturel défavorisé ».
    Nos scientifiques sont formels : L'obligation d'enseigner le déchiffrage dès le début du CP serait « un net progrès » propre à remédier, du moins en partie, à l'illettrisme.
    Voilà donc pour l'efficacité. Hélas, comme disent nos «professeures» d'IUFM, ce n'est pas ce débat sur les méthodes, « souvent mal engagé et grevé d'idéologie, qui suffira à remédier aux difficultés et au malaise de l'école ».
    TOPOLINE National Hebdo du 9 au 15 mars 2006

  • Moralement incorrect ! par Le Crieur du Cœur

    Vous savez le savez bien, vous toutes lectrices et vous tous, lecteurs, que tout mensonge est fondamentalement incorrect. Vous savez donc aussi – et vous devriez le faire savoir à tous les échos, que nulle politique, nulle doctrine, ne peut prétendre à être définitivement le plus exacte, la plus exhaustive, et surtout pas à titre définitif ; car les sociétés des auto-proclamés « humains » évoluent en permanence, dans tous les domaines.
    Prétendre à tout instant qu’une idée, qu’une doctrine, puisse être « politiquement correcte », c’est tout simplement un énorme et inqualifiable mensonge, dans le meilleur des cas une abracadabrante utopie !!! Et surtout, et ce dans tous les cas, une prétention moralement incorrecte : c’est évident, même si les f-auteurs de ce pernicieux slogan font semblant de l’ignorer…
    Un des précurseurs du mensonge politique systématique, qui certainement avait lu et assimilé Machiavel, fut Goebbels, de sinistre mémoire. Mais sur le plan technique de la propagande, il en fut un remarquable utilisateur, notion qu’il a résumée en un percutant aphorisme : « Plus un mensonge est gros, plus il a de chances d’être cru !!! » Il est évident que, depuis, l’application pratique de cette formula a fait de très nombreux émules…
    Il me paraît impossible de vous en dresser, ici et maintenant, un liste, car de nos jours, politiquement très actuels, au moment où l’on tente de nous faire voir  la vie en rose, regorgent de ce genre d’aberrations, pour la plupart très politiques mais encore plus certainement incorrect du point de vue moral. Je vais donc tenter d’en sélectionner pour vous les plus lourds, les plus ignobles, les plus révoltants (j’allais écrire les plus  répugnants !).
    Le plus grave de tous, c’est certainement celui qui prétend que l’on pourra dire à un enfant, sans le perturber pour toute sa vie : « Tu vois, eh bien, ton père, c’est ta mère !! » ou alors « Ta mère, c’est ton père !! » Et cette maladie de l’être, sans même aller jusqu’à se demander comment dans ce cas appeler un oncle ou une tante, ne pourra qu’embrouiller toute la vie de l’enfant, qui se demandera comment imaginer un pénis ou un vagin… à moins que le but de ces psychologies malsaines soit, subrepticement, d’en faire des homos à leur tour…
    Mais cette mascarade repose sur une aberration plus profonde et plus grave ; celle d’oublier que le droit aux droits n’est pas automatique, n’est pas une donnée fondamentale de la vie en société, mais est fondé sur une déviation de la notion de liberté : car la liberté n’est pas la licence ! Sinon, il n’y aurait plus aucune vie sociétale possible !!! Qu’une personne revendique le droit d’avoir des relations intimes avec une personne du même sexe, cela les regarde (quoique, dans certaines religions, cela puisse coûter la mort !!!). Et invoquer à tout va  une liberté de conscience (même pour des inconscients…), c’est ouvrir les vannes au flot des déviants en tous genre : pourquoi pas sous ce prétexte, donner la liberté à tout contagieux de refuser la quarantaine, et d’inventer un drapeau pour manifester dans les rues ??? Un passant avec qui j’ai échangé quelques mots le mois dernier, m’a dit, l’air sérieux : « Je partage 98% de mes chromosomes avec ma guenon ouistiti, et je l’aime ; on ne devrait pas me refuser le droit de l’épouser !!! »
    Un tout autre genre de « slogantation » consiste, sous le couvert d’un pacifisme bêlant (la liberté de déformer la réalité), en cette idiotie pratiquement serinée par les présumés journalistes dès qu’il est question d’un équipement militaire : aveuglement, stupidement voire presque criminellement, à  insister sur le prix d’une fusée anti-missile, sans le comparer au prix des dégâts que pourrait causer ce missile s’il parvenait à toucher son but au lieu d’être détruit avant son impact !!!
    Je ne reviendrai pas non plus sur le mensonge par mélange linguistique, qui a consisté depuis des années, à confondre volontairement les notions de race avec celles de religion, de nationalité et de culture !!!  Mais je tiens à appeler votre attention sur un autre moyen de vous faire gober des calembredaines : c’est celui qu’emploient les prestidigitateurs mais aussi les politiciens de tout bord, pour distraire votre attention des mots qu’ils prononcent en faisant de grands gestes avec leurs bras, comme si leurs paroles avaient besoin d’une explication gestuelle – ou qu’ils pensent, au fond de ce qui leur sert de conscience, que leur public est trop bête pour comprendre les mots…

    Moi, lorsque je crie, je n’ai nul besoin de gesticuler : et je ne suis que, sans vous mentir et sans vous emberlificoter, Le Crieur du Cœur.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Affaire Lamblin : le racisme anti-pauvres de la gauche

    Nicolas Gauthier
    (source : www.bvoltaire.fr)

    De son propre aveu, il avait péché par « angélisme », estimant qu’ayant fait baisser le chômage, la délinquance suivrait le même mouvement. On parle de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Ça c’est bien la gauche des chaisières qui estiment que la pauvreté est un facteur criminogène : il a volé ? Normal ! C’est un pauvre… Le pauvre gars ! Pas de sa faute : c’est génétiquement social. Bon, après, que les régions les plus déshéritées de France, Lozère, Creuse ou Allier soient celles où le nombre de crimes et délits soient les plus faibles, ils s’en foutent. Là-bas, les pauvres ne volent pas. Ils se suicident. De misère sentimentale surtout : qui ira se marier avec un paysan endetté jusqu’au cou et qui ne survit que par les subventions européennes ?

    Donc, à rebours de la décence commune chère au regretté George Orwell, les pauvres seraient, darwinisme social oblige, abonnés au crime et les riches à la vertu. Seulement voilà, la réalité a ses raisons que l’idéologie ignore. D’où cette histoire de blanchiment massif d’argent de la drogue, cent millions d’euros en quelques mois, à en croire Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.

    Et là, on découvre, ou l’on fait semblant de découvrir que la délinquance en col blanc est bien mieux organisée que son homologue à capuche. Parce que dans cette affaire, c’est la pêche au gros. Une bonne dizaine d’arrestations, alors que nous mettons sous presse – comme on disait autrefois. Et rien que du lourd : avocats, publicitaires, marchand d’art ; le tout coiffé par trois frères, dont l’aîné, Mardoché Elmaleh, serait le cerveau présumé. Et puis, la plus belle prise, Florence Lamblin, maire-adjointe du XIIIe arrondissement parisien, étiquettée EELV – Europe Écologie Les Verts. Laquelle élue devrait répondre de la possession de près de 400 000 euros en liquide dans un coffre bancaire. Évidemment, faisant « confiance à la justice de son pays » selon la formule consacrée, elle nie le blanchiment d’argent sale, évoquant seulement un héritage en liquide placé en Suisse. Bravo ! Prends-nous pour des truffes… Car se faisant, l’édile évite le pire, admettant seulement la fraude fiscale. Bien vu, mais un peu court, sachant qu’il faudra bien qu’elle explique tôt ou tard quel défunt lui aura légué un tel paquet de pognon emballé sous plastique, surtout si le bienfaiteur était cantonnier… Voyouse, c’est un métier, ma petite chérie !

    Bon, effectivement, et c’est là que le bidule atomise la théorie jospinienne, c’est que Florence Lamblin n’est pas exactement une damnée de la Terre, puisque héritière d’un luxueux pied-à-terre parisien. Ah oui, au fait, Le Figaro nous rappelle ce qui se murmure dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « C’est une femme très discrète et, franchement, vraiment pas connue… » Sauf, désormais, des services de police, pour reprendre une autre expression, elle aussi bien connue.

    http://francephi.com

  • Réforme bancaire: des lobbys très investis

    Les banquiers français ont fait feu de tout bois pour empêcher une mise en cause de leur modèle économique. Les dispositions arrêtées par le gouvernement devraient leur donner satisfaction. C’est une régulation a minima des activités spéculatives qui se profile.

    Il est 15 h 43, au Bourget, en ce dimanche 22 janvier 2012. Devant un parterre conquis, François Hollande attaque le passage clef de son discours : “Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage[...], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.” Cet adversaire “a pris le contrôle de nos vies“, “emprise devenue un empire“, qu’il faut remettre au service de l’économie réelle. Un tournant, dans une bataille électorale qui mènera finalement le candidat socialiste à la victoire. 7 h 48, le lendemain : le téléphone de Karine Berger, économiste proche du candidat, identifiée comme partisane d’une ligne dure concernant la finance, se met à sonner. Au bout du fil, un représentant de la Fédération bancaire française (FBF), qui désire la rencontrer. La future députée des Hautes-Alpes est loin d’être la seule personne contactée dans l’entourage du candidat.

    Ce n’est que le début de presque un an de lobbying intense auprès de la gauche, puis du pouvoir, pour édulcorer la proposition socialiste de séparer, au sein des banques françaises, les activités spéculatives des activités “utiles à l’économie. Une contre-offensive couronnée de succès : l’ambition du projet de loi élaboré à Bercy, qui doit être présenté le 19 décembre, en Conseil des ministres, est bien moindre que celle de ses équivalents britannique, américain, ou même du rapport Liikanen, rédigé à la demande de la Commission européenne.

    “Après le 6 mai, les hiérarques du parti ont convaincu le président de la nécessité d’attendre pour légiférer”

    Le lobbying des banques françaises s’est en fait enclenché dès la fin de la primaire socialiste, à l’automne 2011. Le 29 novembre, les patrons de trois grandes banques françaises, Baudouin Prot (BNP Paribas), Frédéric Oudéa (Société générale) et François Pérol (BPCE), ont convié une bonne dizaine de parlementaires socialistes à leur table pour débattre de la crise européenne. Au menu : un discours martial contre le “complot anglo-saxon“, et l’”isolationnisme allemand“. “Nous avons été interloqués par la violence des propos tenus“, témoigne l’un d’eux. L’objectif est double : séduire par le biais d’un discours nettement plus à gauche qu’à l’accoutumée ; convaincre que les institutions financières françaises sont les victimes d’attaques venues de l’étranger. Et, surtout, que leur modèle économique, qui repose sur une complémentarité entre activités de dépôt (crédit aux particuliers, entreprises…), et de marché, est en revanche irréprochable. Forcément irréprochable…

    Cette ligne de conduite demeurera tout au long de cette lutte d’influences. Pour parvenir à imposer sa vérité, le lobby bancaire dispose d’un puissant arsenal. La FBF, bien sûr, son bras armé, dont la présidence est assurée à tour de rôle par les patrons de grandes banques. En coulisse, Pierre de Lauzun, directeur général délégué, dresse les plans et peaufine les argumentaires. Chaque établissement dispose également de “relais” plus ou moins officiels, qui ont généralement accompli un parcours au sein de l’appareil d’Etat – beaucoup sont inspecteurs des Finances, souvent passés par la direction du Trésor. La plus belle prise est Xavier Musca, ex-directeur du Trésor et secrétaire général de l’Elysée, recruté l’été dernier par le Crédit agricole en tant que directeur général délégué.

    A la Société générale, c’est Gilles Briatta qui officie : avant d’arriver dans la banque, en novembre 2011, cet ancien conseiller technique de Michel Barnier était le conseiller Europe de François Fillon à Matignon. Côté BNP Paribas, l’offre est démultipliée entre le directeur général délégué, François Villeroy de Galhau (ancien directeur du cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy), Baudouin Prot, président du groupe, et Jean-Laurent Bonnafé, son directeur général. Mais le véritable stratège en chef demeure Michel Pébereau : en première ligne pour concevoir le plan de sauvetage bancaire de 2008, l’homme a officiellement quitté la présidence de BNP Paribas le 1er décembre 2011. Mais il continue d’officier en coulisse.

    C’est cette armada qui est montée, depuis un an, à l’assaut du pouvoir. Durant la campagne, Jérôme Cahuzac, alors patron de la commission des Finances de l’Assemblée, rencontre la plupart des patrons de banque. Michel Sapin, chargé du projet, et Laurent Fabius s’entretiennent également avec les patrons de BNP Paribas et les dirigeants de la FBF. Pierre Moscovici, alors directeur de campagne, rencontre de son côté Frédéric Oudéa. “Dans l’après-6 mai, les hiérarques du parti ont rapidement convaincu le président de la nécessité d’attendre l’automne pour légiférer plus à froid“, témoigne un proche du pouvoir socialiste.

    Une consultation opaque

    A Bercy, une consultation est lancée par le biais du Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris) – organisme créé à la fin de 2010, rapidement rebaptisé “commission Pébereau” par ses détracteurs. Il est en effet constitué, outre du ministre des Finances et des autorités de régulation et de supervision (gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité des marchés financiers [AMF], notamment), de trois membres “indépendants“, parmi lesquels Jean-François Lepetit, administrateur de BNP Paribas, et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du président de BNP, un certain Michel Pébereau… Or ce conseil est voué, avec la réforme bancaire, à voir ses prérogatives s’étendre.

    Dans les faits, les consultations sont cependant surtout menées par le Trésor – son directeur est Ramon Fernandez, nommé en février 2009, sous Nicolas Sarkozy, à la place de Musca – véritable maître d’oeuvre du projet. “La consultation a impliqué des représentants d’entreprises non financières, des syndicats, des organisations de consommateurs“, indique-t-on à Bercy. Mais la demande de L’Express d’une liste exhaustive des personnes consultées est restée sans suite.

    Une oreille attentive auprès de Jean-Marc Ayrault

    Alors que les réflexions s’étaient faites dans la transparence dans le cadre du rapport Liikanen, on a le sentiment, cette fois, que tout se décide en catimini, dans l’entre-soi“, dénonce Aline Fares, membre de Finance Watch, association vouée à faire contrepoids au lobby bancaire. Des experts proches de Thomas Philippon, l’économiste du cabinet de “Mosco”, sont certes entendus, comme Augustin Landier, David Thesmar, Jean Tirole ou encore Hélène Rey. Mais l’avis de Laurence Scialom, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest et auteur d’un rapport du think tank Terra Nova plaidant en faveur d’une séparation des activités bancaires, n’a pas intéressé Bercy. Ce n’est qu’une fois la charpente du projet bien établie, à l’automne 2012, qu’elle a été reçue au ministère des Finances, pour une explication de texte. Une opération déminage, en somme…

    La suite ici

  • Sondage : Hollande-Ayrault toujours en baisse

    La cote de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault est toujours en baisse. Le président de la République et surtout son Premier ministre pâtissent auprès des couches populaires de l'accord conclu avec Lakshmi Mittal au sujet du site sidérurgique de Florange.
    Selon le baromètre Ifop/JDD, la cote de François Hollande baisse de quatre points à 37% et celle de Jean-Marc Ayrault chute de huit points à 35%. Le Premier ministre devient ainsi plus impopulaire que le chef de l'État pour la première fois depuis le retour au pouvoir de la gauche en mai dernier.
    Les deux hommes perdent notamment du terrain auprès des sympathisants de gauche, y compris du Parti socialiste qui voit dans cette chute « une preuve supplémentaire du scepticisme laissé par l'accord conclu avec Mittal et qui ne passe pas chez les syndicalistes lorrains et auprès des couches populaires ».
    Jean-Marc Ayrault perd ainsi 17 points auprès des sympathisants du Front de gauche, 11 auprès des écologistes et même huit auprès des socialistes.
    « L'affaire Florange ajoutée aux hausses d'impôts et à l'angoisse sociale liée à la crise au chômage, ça commence à faire lourd. Tout se passe comme si l'accord ArcelorMittal avait exacerbé un agacement à gauche par rapport à la méthode Hollande jugée trop hésitante, trop floue par les Français qu'on a interrogés », déclare Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

    Avec Reuters  http://www.francepresseinfos.com/

  • Quand la Patrie est trahie par la république – par Jean Raspail

    J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité.
    D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.
    TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT
    La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque.
    Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.
    LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS RÉSISTANTS
    Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération.
    Cela ne leur sera pas facile.
    Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française.
    Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.
    Cela ne plaira pas.
    Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés.
    Et ensuite ?
    Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom.
    Ce processus est déjà amorcé.
    LA SECONDE HYPOTHÈSE : LA « RECONQUISTA »
    Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de « Reconquista » (lire «De la Reconquête Française» - de Marc Noé) sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus.
    Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné.
    Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr.
    Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’«éternelle» qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé.
    Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.
    LES RENÉGATS DE LA FRANCE
    Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République.
    Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure.
    Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République. »
    Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.)

    Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

    http://www.francepresseinfos.com/

  • On recherche écologistes responsables, sérieux, réalistes, consensuels…

    La générosité des socialistes n’a pas été récompensée. C’est ainsi qu’en Bretagne, les écologistes ont put hériter de deux députés (François de Rugy et Paul Molac) et de deux sénateurs (Ronan Dantec et Joël Labbé), alors que leur poids électoral – on a pu le vérifier lors de la récente élection présidentielle – n’excède pas 3% du corps électoral. A coup sûr, on peut les qualifier d’enfants gâtés. Pourtant leur comportement au Parlement ne ressemble en rien à l’attitude que l’on est en droit d’attendre des membres d’une majorité. A cet égard, il s’agit d’enfants indisciplinés. Avec Notre-Dame-des-Landes, c’est le bouquet doivent considérer les socialistes. A tel point que, si l’accord électoral PS-Verts était à renégocier – si on refaisait le match en quelque sorte -, il est probable, voire certain que les socialistes feraient moins preuve de « charité chrétienne » : les cadeaux seraient limités au strict minimum. Pour la Bretagne, François de Rugy, peut-être, mais c’est tout.

     

    À l’Elysée et à Matignon, on apprécie peu la plaisanterie. Si bien qu’en haut lieu, on se met à rêver d’une écologie débarrassée des Verts. Des « spécialistes en écologie », ça existe en dehors de la boutique EELV.  François Mitterrand avait déjà réussi cette manœuvre à la veille des élections régionales de 1992 : l’Elysée avait financé la mise sur orbite de « Génération écologie », un machin financé par le tandem Jean-Louis Borloo-Brice Lalande. Grâce aux listes présentées par Génération écologie, la progression des Verts avait été brisée aux élections régionales, l’électorat écologiste – ou qui se découvrait subitement écologiste car le PS n’était pas à la mode en cette période – s’était partagé entre les deux formations. Au conseil régional de Bretagne, il y avait donc un groupe Verts et un groupe Génération écologie. Celui-ci ne connut pas une carrière brillante car composé de gens venant de tous les horizons (par exemple anciens du RPR), souvent sans colonne vertébrale politique et très vaguement écologistes. Il ne fut donc pas très difficile à l’exécutif (Josselin de Rohan) de les débaucher, moyennant quelques pourboires, et de les amener à voter avec la majorité de droite.

     

    Des travaux d’approche sont donc en cours avec la sphère écologiste. Ne serait-ce que pour montrer aux élus et militants verts qu’ils ne possèdent pas le monopole de l’écologie, il est possible au gouvernement de trouver d’autres interlocuteurs…Mardi 4 décembre 2012 : Bernard Poignant, maire de Quimper, conseiller « spécial » du président de la République, reçoit à l’Elysée les rescapés de Génération écologie. Le dialogue est aisé à construire : « Que pouvez-vous faire pour les élections municipales de 2014 ? », « Et pour les régionales de 2015 ? », demande Poignant. Réponse des visiteurs : « On a besoin d’argent pour monter des listes… » (sous-entendu avec n’importe qui). « Je vais en parler au Président », rétorque Poignant dans son immense sagesse. Après tout, Génération écologie pourrait servir à récupérer une partie de l’électorat écologiste très désorienté depuis l’entrée au Gouvernement du tandem Duflot-Canfin. Sans parler des électeurs socialistes qui ne savent plus où ils en sont.

     

    Jeudi 6 décembre 2012 : Nicolas Hulot (photo) est nommé par François Hollande « envoyé spécial pour la protection de la planète ». L’ancien animateur de TF1 et président de la Fondation pour la nature et l’homme a précisé que cette « mission internationale en faveur de la préservation de l’environnement » était « bénévole »,  « suprapolitique » et « complémentaire de la diplomatie existante ».

     

    Il y a encore six mois, Bernard Poignant n’aurait pas reçu à l’Elysée le dernier quarteron de militants Génération écologie et Nicolas Hulot n’aurait pas été nommé « envoyé spécial ». Aux responsables d’EELV d’en tirer les conclusions qui s’imposent : ils ne sont plus en cour. Quant à Nicolas Hulot, il a quelques comptes à régler avec les Verts. Ils l’ont humilié gravement en lui préférant pour l’élection présidentielle la plus catastrophique de toutes les candidates, une certaine Eva Joly. Sans oublier la réception « chaleureuse » qui fut faite à l’homme d’Ushuaïa lors de sa visite à Notre-Dame-des-Landes, pendant la campagne pour les primaires écologistes : des militants excités lui balancèrent au visage un seau d’épluchures de pommes de terre ; ça ne s’oublie pas.

     

    Conclusion : si les Verts espèrent bénéficier de quelques subsides, ils peuvent attendre longtemps. Des hochets style « envoyé spécial » auraient certainement fait plaisir à quelques dirigeants qui n’ont pas le privilège d’être parlementaires. C’est raté.

     

    Paul Le Guern http://fr.novopress.info

     

    Article publié initialement sur Novopress Breizh.