Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 5120

  • La France est en guerre et personne ne veut le dire

    L'écrivain engagé Renaud Camus dit clairement que la France est en guerre et que ce que les médias appellent actes de violences ou incivilités sont en fait des actes de guerre menés contre la France et sa civilisation.

    Où voyez-vous des actes de guerre en France qui rappellent le début de la guerre d'Algérie ?

    Ce qui rappelle le début de la guerre d’Algérie c'est l’extrême euphémisation du discours imposé par le complexe médiatico-politique. On disait « les évènements », on dit « les affrontements ». Le caractère de conflit territorial est totalement nié.

    Pourquoi êtes-vous en colère contre les médias ?

    Parce qu’ils imposent (presque) unanimement un système de lecture du monde qui est une formidable machine à ne pas voir, à ne pas dire, à ne pas comprendre. L’antiracisme, car c’est de lui qu’il s'agit, depuis qu’il a cessé d’être une morale pour se transformer en idéologie, en endoctrinement, en instrument de pouvoir et de répression, est devenu ce que j’ai appelé, empruntant l’expression à Alain Finkielkraut, Le Communisme du XXIe siècle (éditions Xénia). Il sert, menaces à l’appui, à dissimuler ce qui survient : à savoir le changement de peuple, le Grand Remplacement, la contre-colonisation.

    Pourquoi avoir fondé un parti politique ?

    Parce qu’il n’en existait aucun qui répondît à l’urgence de la situation et nommât ce qui arrive, la conquête du territoire. Il y avait bien le Front national, qui au moins paraissait conscient de la réalité des choses, mais la présence à sa tête de Jean-Marie Le Pen, à l’époque, empêchait de s'en rapprocher, a fortiori d’y adhérer.

    Pourquoi vos maisons d'édition ont arrêté votre contrat ?

    Ça, c’est plutôt à elles qu’il faut le demander…

    Est-ce que la France est une terre d'immigration depuis des siècles ?

    Absolument pas. C’est l'une des plus cyniques inventions de l’historiographie collaborationniste, au service du parti dévot. Entre le VIe et le XXe siècle, la France a eu une population aux composantes stables. Une première vague d'immigration se manifeste à partir de la fin du XIXe siècle, mais c’est encore une immigration d'individus, et facilement assimilables en une ou deux générations parce que de même civilisation, chrétienne et européenne : Belges, Italiens, Polonais. L’immigration de masse ne commence qu’avec le dernier tiers du XXe siècle et très vite il n’est plus question d’intégration car si la France a toujours su et pu intégrer des individus, elle ne peut pas intégrer des peuples, surtout s’ils appartiennent à des civilisations totalement étrangères à la nôtre et souvent hostiles. Faut-il créer comme sous le modèle de De Gaulle un gouvernement des Forces françaises libres? Nous n’en sommes pas là. De vastes parties du territoire sont encore sous le contrôle du gouvernement national. Le problème est qu’il est lui-même largement entre les mains d'inconscients ou de cyniques, qui s’accommodent très bien de la colonisation en cours ou qui la favorisent.

    Assistons-nous à la réécriture de l'Histoire de France ?

    Ah ça, totalement. Elle est grandement favorisée par la Grande Déculturation, l’effondrement du système d'éducation, l’enseignement de l’oubli, l’industrie de l’hébétude.

    Pourquoi les populations maghrébines veulent à tout prix venir en France alors qu'elles ont chassé la France de leurs pays ?

    Quand les Russes ont chassé les Français de Russie, en 1812, ils les ont poursuivis jusqu’à Paris. Mais ils ne sont restés que deux ou trois ans. Et ils n’étaient qu’une armée, pas un peuple.

    Est-ce que la France est comme le Kosovo avec des zones musulmanes, africaines et chrétiennes ?

    La France moderne s’ingénie à devenir ce que la France classique s’est évertuée des siècles durant à ne pas être, une ex-Yougoslavie, des Balkans, un autre Liban, un panier de crabes.

    Puisque nous parlons de populations différentes. Parlez-nous du traitement des statistiques sur la démographie !

    Statistiques et sociologie sont au parti dévot ce que la biologie de Lyssenko était au stalinisme.

    Avez-vous lu « Les Yeux grands fermés » de Michèle Tribalat? Votre avis ?

    Une des rares voix clamant dans le désert, comme celle de Richard Millet en littérature.

    Les immigrés disent être plus français que les Français et nomment les Français «souchiens ou sous-chiens». Cela vous choque ?

    C’est peut-être vrai de quelques milliers d’entre eux, qui aiment plus la France que ne l’aiment ses indigènes déculturés. De la part des autres, ce n'est qu'une revendication territoriale — cela ne fait que me confirmer dans ce que je pense : qu'une conquête est en cours, par colonisation de peuplement.

    Que pensez-vous du rôle des organisations humanitaires qui comme le Mrap interdisent de parler des faits ?

    Qu’elles sont les auxiliaires intéressées du Grand Remplacement.

    Le fait que Poutine interdise de telles organisations en Russie est donc une bonne idée ?

    Il n’est pas nécessaire de les interdire. Il suffit de ne pas les subventionner.

    Renaud Camus La voix de la Russie
    Propos recueillis par Olivier Renault
    20/08/2012

  • Immigration de masse : la grande catastrophe

    L’immigration de masse n’est pas une chance pour la France. C’est une catastrophe. Une grande catastrophe : identitaire, sécuritaire, scolaire, administrative, sanitaire, économique, sociale, budgétaire, environnementale, politique, diplomatique, démographique ; c’est aussi une catastrophe pour les libertés. Il est temps de rappeler les faits, dans toute leur réalité, c’est-à-dire dans toute leur brutalité. Sans haine, bien sûr, mais aussi sans faux semblants, ni tartufferies, ni concessions aux convenances de la bien-pensance.

    – Catastrophe identitaire. Beaucoup de Français de souche européenne se sentent devenir étrangers dans leur propre pays. Dans certains quartiers, ils deviennent une minorité opprimée. Des coutumes étrangères – voile islamique, boubous, djellabas – leur sont imposées dans l’espace public. Des règles alimentaires musulmanes s’implantent dans leurs abattoirs et s’imposent dans leurs assiettes. Les paysages urbains sont transformés par l’édification de mosquées monumentales, expression d’une prise de contrôle symbolique du territoire français. Les programmes scolaires et leurs mises en œuvre sont « adaptés » aux exigences de minorités venues d’ailleurs. Les principes républicains (laïcité, mérite, égalité de droit) sont bafoués. La France devient multiculturelle et donc multiconflictuelle.

    – Catastrophe sécuritaire. Du strict point de vue des faits, il est incontestable que la très grande majorité des trafiquants de drogue sont noirs ou arabes. Les violences faites aux femmes, les agressions dans les écoles, les rencontres sportives entre amateurs qui tournent mal, sont concentrées dans les quartiers de l’immigration et les périphéries qu’ils impactent. Plus généralement, l’explosion de la délinquance, depuis les années 1970, est en relation directe avec la progression de l’immigration. Dans les prisons, de l’ordre des deux tiers des personnes incarcérées ne sont pas des Français de souche. Plus de la moitié des détenus sont musulmans. Près de 800 quartiers sont devenus des zones de non-droit où les pompiers et les SAMU s’exposent à être caillassés et où les médecins hésitent à s’aventurer.

    – Catastrophe pour les libertés. La montée de l’insécurité liée à l’immigration limite dans les faits la liberté d’aller et venir (dans certains quartiers ou moyens de transport) des honnêtes citoyens. La lutte contre l’insécurité n’a pas porté sur ses vraies causes mais a provoqué une multiplication des lois sécuritaires potentiellement dangereuses pour les libertés : inflation du nombre des incriminations pénales, extension des délais de garde à vue, essor de la vidéo-surveillance, développement de la sécurité privée. Pour imposer, sans débat et sans consultation des Français, une politique migratoire insensée les gouvernements successifs ont fait voter des lois liberticides : lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2002) qui sont des atteintes successives à la liberté d’expression, en même temps qu’une véritable régression civilisationnelle.

    – Catastrophe scolaire. Les réformes pédagogiques et le collège unique ont débouché sur une dégradation de l’acquisition des connaissances par les élèves. Ce phénomène est grandement amplifié par l’hétérogénéité croissante des classes en raison d’une immigration qui accentue les différences entre élèves, s’agissant des capacités cognitives, de la maîtrise de la langue française et de l’acceptation du contenu des programmes (histoire, littérature, biologie). L’affectation des enseignants débutants dans les banlieues de l’immigration rend leur recrutement de plus en plus difficile et conduit souvent au découragement de ceux qui ont choisi le métier de professeur. Cet ensemble de faits explique qu’aux tests internationaux PISA, les performances des élèves scolarisés en France déclinent davantage que dans les pays voisins. A contrario, c’est la Finlande, pays européen le plus homogène ethniquement, qui obtient les meilleurs résultats internationaux.

    – Catastrophe administrative. Certains immigrés sont amenés à importer des pratiques frauduleuses souvent jugées normales dans leur pays d’origine : fausses déclarations, corruption active de fonctionnaire ou menaces. Les fonctionnaires de police, des préfectures, des services du permis de conduire, les agents des services sociaux mais aussi les enseignants sont exposés à ces comportements.

    – Catastrophe pour la santé publique. Compte tenu des contraintes budgétaires qui l’encadrent et de l’allongement de la vie, le système sanitaire français est au bord de la rupture financière. L’immigration apporte des déséquilibres supplémentaires : un nombre croissant de bénéficiaires non cotisants (CMU, CMU complémentaire, Aide médicale d’Etat), du tourisme médical offrant l’accès à des lits d’hôpitaux parfois en nombre insuffisant, l’essor de maladies rares en France (tuberculose, SIDA) mais fréquentes dans les départements à forte immigration africaine (93, 95 notamment). L’organisation même des services d’urgence est perturbée par des comportements compulsifs, voire agressifs, de personnes ne suivant pas le parcours de soins habituel. Or cette augmentation de la demande médicale n’ayant été ni anticipée ni financée, les hôpitaux sont conduits à recruter des médecins étrangers sous-payés et parfois sous-qualifiés.

    – Catastrophe pour l’emploi. Le chômage dépasse le seuil de 10% de la population active, 15% en prenant en compte le chômage partiel. C’est une cause majeure de malaise social et de déficit budgétaire. L’immigration n’est pas seule en cause mais amplifie le phénomène. Le taux de chômage des étrangers africains ou maghrébins est le double du taux français, selon l’INSEE. Le taux de chômage des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou africaine est aussi le double de celui des jeunes Français d’origine européenne (1). On connaît l’antienne cent fois répétée : « Les étrangers font le travail que les Français ne veulent plus faire ». Pour être plus exact, il faudrait dire : « …ou plutôt que les étrangers déjà installés et les immigrés de la seconde génération ne veulent plus faire non plus ». Les immigrés qui entrent aujourd’hui en France maintiennent au chômage des étrangers déjà présents ; et ce sont les parents des chômeurs de demain.

    – Catastrophe pour les salaires. Sous l’effet de la poursuite inconsidérée de l’immigration, les salaires baissent dans de nombreux secteurs et métiers : ouvriers du bâtiment et travaux publics, employés de la restauration ou des services d’aide à la personne, artisans mais aussi techniciens et ingénieurs, notamment dans l’informatique, sont concernés. Ce sont les jeunes actifs entrant sur le marché du travail qui sont les premières victimes de ce phénomène. L’ouverture des frontières offre un immense réservoir de main-d’œuvre aux sociétés industrielles capitalistes tandis que l’Etat-providence assure à tous un revenu minimal : d’où le développement simultané du chômage, de la baisse des salaires et de la montée des déficits. Difficile de faire pire !

    – Catastrophe budgétaire. Dans un pays en sous-emploi, l’immigration est un boulet économique : toute entrée de personnes supplémentaires sur le territoire accroît les charges sociales et les frais généraux de la nation, sans recettes correspondantes. En appliquant les modes de calcul du prix Nobel Maurice Allais on peut estimer à 18 milliards d’euros, chaque année, les coûts d’investissement (logements, hôpitaux, écoles, transports, prisons) et les charges de fonctionnement (écoles, aides et prestations sociales) liés à l’entrée de plus de 200.000 étrangers supplémentaires. Ceux qui prétendent, contre tout bon sens, que l’immigration améliore les comptes français oublient deux choses : que la France est en sous-emploi et qu’il est inexact de comparer une population immigrée jeune à une population française âgée puisque celle-ci compte… de vieux immigrés naturalisés. Enfin, une partie des salaires et des aides sociales perçues repart, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, vers les pays d’origine, ce qui creuse le déficit de la balance des paiements française.

    – Catastrophe environnementale et pour l’aménagement du territoire. L’immigration de masse aboutit à déstructurer les espaces urbains ; elle provoque le white flight (2) et amplifie la crise du logement et la rurbanisation du territoire ; résultat : l’artificialisation des sols s’accélère ; tous les dix ans l’équivalent de la surface d’un département est artificialisé, ce qui détruit des paysages, fruits d’un équilibre millénaire. La gestion des déchets dans les quartiers de l’immigration et dans de nombreux campements Roms pose des problèmes environnementaux graves.

    – Catastrophe dans les transports. En trente ans, la situation dans les transports publics des grandes métropoles s’est profondément dégradée : d’abord, parce que les réseaux de transport doivent déplacer davantage d’usagers sans disposer pour cela de recettes supplémentaires correspondantes ; ensuite, parce que les comportements irresponsables (blocage des fermetures de portes des trains, descente sur les voies de chemin de fer), les actes de vandalisme et les agressions, particulièrement fréquents sur les lignes desservant les banlieues de l’immigration, se répercutent sur l’ensemble des réseaux, générant des retards à répétition. Les vols de métaux, commis par des mafias souvent venues d’ailleurs, sont une cause additionnelle de perturbations.

    – Catastrophe politique. Selon la Constitution, « la souveraineté appartient au peuple », et « la loi est l’expression de la volonté générale » ; or, pour qu’un groupe humain fasse peuple, il faut qu’il partage des valeurs, des coutumes et des comportements communs. Cela suppose l’assimilation. La communautarisation ethnique et religieuse s’y oppose. Les minorités monnaient leurs voix. Ce qui conduit les maires à « courtiser l’islamisme » (3) et le parti socialiste à fonder sa stratégie électorale sur le remplacement des classes populaires françaises par les minorités étrangères.

    – Catastrophe pour la souveraineté française. A terme, nos options de politique étrangère risquent d’être prises au regard des réactions éventuelles de minorités arabophones ou islamisées présentes sur notre sol ; d’ores et déjà, celles-ci sont la cible de spectaculaires opérations d’influence de la part des Etats-Unis et du Qatar, sans compter le financement de mosquées par l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie ou la Turquie.

    – Catastrophe démographique. A moyen et long terme, c’est à une substitution de population que nous assistons. C’est déjà le cas en Seine-Saint-Denis où plus de la moitié de la population est noire ou maghrébine. C’est aussi le cas dans la grande majorité des 800 quartiers « sensibles ». Ce pourrait être, à terme, le cas de l’ensemble de la France menacée de « grand remplacement », selon la juste expression de l’écrivain Renaud Camus. Ce génocide lent a deux causes : l’arrivée de populations étrangères fécondes, en raison notamment de l’immigration nuptiale (entrée en France de jeunes femmes avec un taux de fécondité élevée) ; mais aussi le découragement de bien des familles de souche européenne qui se heurtent à des difficultés croissantes pour se loger, pour se déplacer et pour trouver des écoles adaptées à leurs enfants. La surnatalité ou la seule irruption étrangère est aussi une cause de la dénatalité française. Ce phénomène a été observé par le passé dans l’effondrement de nombreuses civilisations, notamment méso-américaines. La catastrophe démographique est évidemment de loin la plus grave car elle est potentiellement irréversible.

    Faire face à la crise existentielle du peuple français

    Certes, l’ensemble des difficultés françaises ne saurait être réduit à l’immigration. La crise existentielle du peuple français est la cause majeure de l’abaissement français. Mais il serait vain d’envisager – par aveuglement, paresse intellectuelle, lâcheté morale, opportunisme médiatique ou cynisme politique – un quelconque relèvement français (ou européen) sans que soit posée la question de l’immigration. Pour une raison simple : oser s’attaquer au problème de l’immigration, c’est la première étape du redressement, car c’est le tabou le plus fort qu’il faut briser : celui de la mauvaise conscience et de la repentance.

    Polémia
    30/11/2012

    Polémia reviendra dans un prochain texte sur les causes profondes de l’immigration et les forces qui en portent la responsabilité.

    Notes

    (1) Sources INSEE : Nombre de chômeurs et taux de chômage selon la nationalité, le sexe et l'âge en 2009 : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon03323 et ministère de l’Intérieur, Infos migrations, mai 2011.
    (2) « White flight désigne la migration des personnes de race europoïde de zones urbaines qui ont vu un taux d'immigration de populations allogènes augmenter significativement. » « L’expression, née aux Etats-Unis, est utilisée pour l’exode des populations blanches des centres-villes américains après la fin de la ségrégation raciale. » (Sources : Wikipedia et Wiktionnaire.)
    (3) Selon le titre d’un livre de Joachim Veliocas, de l’Observatoire de l’islamisation.

  • Le danger européen devient chaque jour plus pressant

    2018 : la fédération de la zone euro voit le jour

    Un croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne.

    Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires.

    Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher ».

    L’idée centrale de l’exécutif européen est d’aboutir dans cinq ans (au plus tôt, car il faudra modifier les traités européens) à la mise en place d’un « budget central important » de la zone euro qui permettrait de faire face à des « chocs asymétriques » (c’est-à-dire touchant certains États membres et pas d’autres) ou à des « chocs communs à la zone euro ». La Commission estime même qu’il pourrait servir à mettre en place des politiques contracycliques à court terme, « comme par exemple dans le système américain d’allocations de chômage où un fonds fédéral rembourse 50 % des allocations excédant la durée standard à concurrence d’un maximum donné, sous réserve que le chômage ait atteint un certain niveau et continue d’augmenter ». Il ne s’agit donc pas de mettre en place des « transferts permanents », car cela aurait des effets pervers en encourageant l’irresponsabilité des gouvernements. [...]

    La suite sur Coulisses de Bruxelles  http://www.actionfrancaise.net

  • L’immigration clandestine profite à certains gros patrons

    FPI-Le Gaulois - Ce reportage jamais diffusé par TF1 date de novembre 2009. Il a été retiré de l’émission « Combien ça coûte » sur ordre de son producteur Patrick Dechavanne. Il montre de manière flagrante le manque de volonté du gouvernement de l’époque (Sarkozy/Fillon) et son double langage en matière d’immigration. Il fait également apparaître la collusion entre certains « gros dirigeants » d’entreprises et le « monde politique ». Fort heureusement, il met aussi en évidence le courage et la ténacité de certains fonctionnaires dont la charge est de faire respecter la Loi française.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • L’ÉCLATEMENT DE L’UMP : UNE CHANCE POUR LA FRANCE

    Tout et son contraire a déjà été dit sur la crise que traverse l’UMP depuis quinze jours, à la suite de la tentative, pour l’heure avortée, de lui procurer un président à la légitimité démocratique incontestable et incontestée puisque sorti des urnes. Les commentateurs n’ont pas cessé d’analyser les causes et de prévoir les éventuelles conséquences de ce drame bourgeois.

    Et de chercher surtout à qui profite un spectacle, il est vrai, peu ragoûtant, mais qui a le mérite de révéler le vrai visage de ceux qui avaient brigué les suffrages des militants, qui sont les premiers perdants. Au Front National ? A l’UDI — le dernier machin centriste fondé par Jean-Louis Borloo — ? Au PS ? A Sarkozy soi-même ? A tous à la fois, sans doute, même si c’est à des degrés divers. Les adhésions « coups de colère » dont bénéficient aujourd’hui la droite nationale et le centre peuvent se révéler sans lendemain, si l’UMP recouvre un semblant d’unité. Le PS n’a évidemment pas intérêt à ce que la crise d’une droite « bien sous tous rapports », voire si complaisante, s’aggrave, ou simplement se prolonge, même si elle a été heureuse de l’effet de diversion que l’UMP lui a fourni de manière si désintéressée. Quant à Sarkozy, il n’est pas, soit dit en passant, indemne de tout reproche quant à l’état dans lequel il a laissé l’UMP, l’ayant privée durant cinq ans, tel le tyran de Syracuse, de toute tête pouvant — il est vrai aisément en son cas — dépasser la sienne. Les puristes diront que c’est la république qui, de toute façon, ne sort pas grandie de ce déballage de linge sale en place publique. Nous n’en savons rien, n’étant pas comptable de la vertu de Marianne.

    Pourtant, comme toujours en régime partisan, les commentateurs se sont attachés à l’écume des choses, en l’occurrence aux conséquences politiciennes d’une tragi-comédie politicienne, oubliant de s’attacher à l’essentiel en posant la seule question qui vaille : un éventuel éclatement de l’UMP serait-il, oui ou non, bénéfique à la France ? Car c’est du point de vue de la France — oserons-nous dire de la seule France ? —, du moins du seul intérêt national qu’il convient d’aborder la question.

    Or, nous le déclarons sans ambages, l’éclatement de l’UMP serait une chance pour la France. Syndicat d’intérêts à visée hégémonique fondée en 2002 pour regrouper en son sein le centre-droit et les droites libérale et gaulliste, en vue d’assurer la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la république, l’UMP a favorisé la confusion des genres au sein d’une famille politique qui avait toujours assumé, plus ou moins douloureusement, plus ou moins à son avantage, sa diversité. Son effet premier fut surtout d’éradiquer ce qu’il pouvait rester de gaullisme dans un paysage politique qui subissait déjà depuis près de deux décennies le double tropisme de l’impérialisme moral de la gauche (habilement mis en scène par Mitterrand avec l’affaire de Carpentras, imposant à une droite qui se laissait faire la ligne brune que celle-ci ne devait pas franchir) et de l’impératif européiste, qui ringardisait l’idée nationale.

    Ce néoréalisme, partagé par une gauche qui abandonnait progressivement le prolétariat français pour un peuple incertain de substitution, et une droite qui devenait a-nationale, a permis l’émergence d’un pays légal quasi-uniforme, sans autres couleurs et saveurs que celles d’une « diversitude » imposée par une idéologie mondialiste qui préfère les communautarismes centrifuges aux identités historiques. Bref, l’UMP a capté, et stérilisé, les revendications d’un pays réel qui refuse les conséquences, dont il est le premier à souffrir, d’un mondialisme dont la gauche et la droite « républicaines » sont, à quelques différences de degrés prêts, les zélés serviteurs.

    Otage volontaire d’une gauche dont elle partage les politiques en termes de supranationalité et d’européisme, d’immigration, d’insécurité, de soumission à l’argent-roi, réticente avec timidité à des dérives sociétales qu’elle combat en ordre dispersé et sans grande conviction, la droite officielle est devenue le principal problème de la vie politique française. Son éclatement libérerait des énergies. Non pas tant celles de cadres, dont le cou pelé indique bien le choix qu’ils ont toujours fait ou qui se trouveraient comme des gallinacés ayant trouvé une perle devant une liberté qu’ils n’ont jamais revendiquée, que celles de militants et d’électeurs qui, désorientés par la putréfaction de l’UMP, auraient à retrouver leurs repères en dehors d’un exercice imposé de soutien à une droite « républicaine » aussi castratrice que la gauche est « morale ».

    En se décomposant — seule façon pour elle d’être vraiment « décomplexée » —, l’UMP rendrait à chacune de ses composantes sa vérité. Le paysage politique français y gagnerait en sincérité et en véritable diversité. Ce serait évidemment une chance pour ces militants bafoués depuis trente ans, trompés dans leur patriotisme et la défense de leurs intérêts véritables, soumis à un chantage moral qu’ils ont à la fois toujours récusé mais subissent par discipline. C’en serait une aussi plus grande pour un électorat qui, enfin, verrait se rompre des digues artificielles imposées par la gauche à une droite veule et lâche. C’en serait une enfin pour la France, à laquelle l’hypothèque d’une droite d’imposture a fait tant de mal.

    Non que cet éclatement fût suffisant. Il ouvrirait simplement des perspectives que l’existence de l’UMP suffit seule à boucher. Car il appartiendrait aux patriotes de savoir saisir la chance historique qui s’offrirait à eux. De toute façon, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. L’UMP, parce qu’elle est précisément un syndicat d’intérêts, a des ressorts insoupçonnés. Un patriote doit en revanche souhaiter que le discrédit dans laquelle elle est tombée laisse des traces profondes auprès des Français. Il y va de l’intérêt national.

    François Marcilhac, éditorialiste de L’Action Française http://www.actionfrancaise.net

  • Mieux qu’un long discours

    http://www.contre-info.com/

  • « Présenter un autre Bainville »

    Docteur en histoire, journaliste à Canal Académie, Christophe Dickès publie un troisième ouvrage consacré à Jacques Bainville : un recueil où l'on retrouve les analyses de politique étrangère du chroniqueur de L'AF, mais où l'on découvre aussi ses contes et ses récits de voyage.
    o L'Action Française 2000 – Vous venez de publier un troisième ouvrage sur Jacques Bainville. Pourquoi cet intérêt ?
    o Christophe Dickès – Il y a deux raisons à cela. D'abord le rôle joué par mon père : quand j'étais adolescent, il m'a dit que Jacques Bainville avait prédit la Seconde Guerre mondiale ; c'est entré dans une oreille et ça n'est jamais ressorti. Ensuite, à l'occasion de ma deuxième année de faculté d'histoire, j'ai travaillé sur les relations internationales avec le Pr Soutou. Et dans la liste de livres à lire absolument à la Sorbonne figuraient Les Conséquences politiques de la Paix de Jacques Bainville. J'ai commencé à collectionner ses livres, séduit par la pertinence des analyses. Il y a deux ou trois interprétations des causes de la Seconde Guerre mondiale. Il y a la cause unique : Hitler seul responsable. Mais en Angleterre, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, Taylor a développé une thèse soulignant la faiblesse des démocraties, reprenant en partie les idées de Bainville.
    o Dans l'anthologie que vous consacrez à Bainville, le lecteur peut être surpris de ne pas voir son Histoire de France ou son Napoléon...
    o L'Histoire de France et le Napoléon sont constamment republiés. Je voulais, sous le conseil de mon éditeur, présenter un Bainville autre mais classique par ailleurs. L'Histoire de France reste une oeuvre de commande. En revanche, l'Histoire de deux peuples ou Les Conséquences politiques de la paix sont le fruit d'une longue réflexion quotidienne. Je voulais mettre en avant le chroniqueur de politique étrangère. Mais à côté de cela, j'ai voulu convaincre l'éditeur de la valeur littéraire de Bainville et de ses contes, proprement délicieux dans le style et souvent méconnus. Ils sont de la même veine que les oeuvres historiques pour le talent littéraire, l'ironie en plus. Ils font penser à Voltaire ou à Patrick Süskind aujourd'hui. On y trouve des réflexions acérées sur la nature humaine. Tous les contes connus figurent dans ce recueil. J'y ai ajouté tous les voyages, notamment son rapport diplomatique et ses articles sur la Russie, visitée en 1916 à la veille de la révolution.
    o On note des déceptions de voyage ; là où Charles Maurras s'était enthousiasmé, Jacques Bainville est plus sceptique...
    o Il est déçu par la Grèce. On peut dire qu'il était plus Romain que Grec. Ces vieilles pierres éparses devaient susciter une capacité d'imagination qu'il ne déployait pas. Il met en avant la cité de Thèbes. Or, Thèbes pouvait avoir la puissance et ne l'a pas eue. On retrouve là son pessimisme. Maurras s'était enthousiasmé devant Athènes. Pas Bainville. Il y à là une nuance importante.
    o L'obsession de l'Allemagne marque l'oeuvre de Bainville, entre fascination et répulsion. N'est-ce pas ce qu'il y a de plus daté chez lui ?
    o Il est bien sûr l'homme de son temps. À la fin des années 1890, il croit en une réconciliation franco-allemande. Avant la rencontre avec Maurras, il est séduit par l'Allemagne impériale, sa grandeur et sa jeunesse. Comme Maurras le fit par la Grèce, il se convertit à la monarchie par l'Allemagne et ensuite, paradoxalement, il devient anti-allemand, mais sans être germanophobe. J'ai commencé à l'étudier par les relations internationales des années vingt et trente. Mais on ne peut pas le comprendre sans revenir à 14-18, à la cathédrale de Reims bombardée, aux mines du Nord inondées, au traumatisme de l'occupation allemande. Bainville ne croit plus du tout dès lors à la réconciliation franco-allemande. Maurras l'avait déjà à demi convaincu, 14-18 fait le reste. Parallèlement, ou en retour, dans les années 1904-1905, tandis que Maurras présente l'Angleterre comme un danger, Bainville le persuade de la nécessaire alliance avec elle pour préserver un équilibre des puissances.
    o On ne sent pas chez Bainville l'attrait pour l'enseignement, l'université et la chaire. Comment expliquer cette absence ?
    o Ce qui l'intéressait par-dessus tout, c'était l'écriture. Tout comme l'AF, il ne supportait pas les mandarins de la Sorbonne de l'époque. Une contre-culture s'est mise en place et Bainville appartenait à cette résistance anti-universitaire dont l'Académie française pouvait être un des bastions. Bainville a rencontré Barrès, puis Maurras et ces deux auteurs ont tracé une partie du sillage bainvillien. Je publie, après Deschodt qui l'avait déjà insérée dans Cher Maître, la lettre pleine d'angoisse remise à Maurras deux ans après leur rencontre au café de Flore en 1900 : « Je songe et non par caprice à cesser d'écrire et à ne pas prendre l'état d'auteur. Je n'ai aucune confiance en moi-même. Imagination nulle. Intelligence médiocre. Peu brillant au jeu des idées. » Bainville a vingt-trois ans et Maurras lui répond en confirmant sa carrière et le choix des Lettres.
    o Le royalisme de Jacques Bainville a-t-il été constant, fluctuant, vacillant ?
    o Bainville croit au retour de la monarchie avec une sincérité fondée sur une analyse rationnelle. Il lui semble possible à partir du moment où la république vit une grave crise. La chance de la république, c'est de trouver toujours des sauveurs. Mais un jour, pense Bainville, il n'y aura pas de sauveur. Pendant la Première Guerre mondiale, il y croit. Il pense même que le roi Albert de Belgique est une solution. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, le roi Albert était un héros, un mythe vivant et possédait une vraie popularité en France. Bainville était pragmatique et savait qu'il y avait eu plusieurs dynasties en France... Il se fâche d'ailleurs avec Vaugeois à ce sujet. Pour Bainville, ce qui doit être soutenu, c'est le principe monarchique. On veut aujourd'hui faire de lui une sorte de libéral qui se serait finalement rallié à une monarchie de type constitutionnel. Or je soutiens que Bainville n'est pas un libéral, même si en économie il a défendu le libéralisme. Il n'est pas démocrate, fustigeant « ce pauvre souverain d'un jour ». Il défend jusqu'au bout une monarchie forte, je ne dirais pas de droit divin car il n'était pas catholique, mais héréditaire. Une diplomatie et des ministres qui dépendent du roi et non de la volonté populaire, voilà ce que veut Bainville.
    Mais il sait que ce n'est plus possible dans les années vingt et trente. Il écrit alors Symmaque, un conte dont le personnage éponyme est l'un des derniers patriciens romains, au temps de la décadence du grand empire. Symmaque, c'est Bainville, et Symmaque dit qu'il n'y croit plus mais qu'il va mourir dans la foi de sa jeunesse. Cela agace l'AF parce qu'on le réduit à un abandon. Bainville est resté profondément monarchiste mais il voyait que le temps jouait contre la monarchie. Surtout, il ne souscrivait plus au dogme maurrassien selon lequel tout désespoir en politique est une sottise absolue. Mon ami Guillaume de Tanoüarn a raison de dire que Bainville meurt jeune parce qu'il est peut-être miné intérieurement par ce constat. Il est difficile de percer le coeur d'un homme et Bainville était pudique. J'ai mis dix ans à me familiariser avec lui. Je ne peux que vous conseiller de lire, outre Symmaque, son Journal de guerre, publié chez Bartillat, et les dernières pages du volume que je publie, composées d'un carnet intime où l'on trouve le fond de sa pensée. Il se montre même très sévère à l'égard de Maurras. Même si, à son élection à l'Académie française en 1935, il répète devant lui : « Je vous dois tout sauf la vie. » Bainville avait tout à perdre à rester à l'AF, mais la plus grande des vertus était pour lui celle de l'amitié et de la fidélité. Reste que dans son for intérieur, Bainville pensait que Maurras connaissait mal son histoire. Pourtant théoricien de l'empirisme organisateur, il était selon lui plus poète que véritable politique pragmatique.
    o On sent bien que, par-delà votre propre livre, il se dessine une redécouverte de Bainville. Des journalistes à succès ainsi qu'un Premier ministre l'on cité, on le republie... Êtes-vous conscient de cet engouement ?
    o Absolument. D'abord, il est toujours intéressant de lire de grands historiens et Bainville en fait partie. Avec Bainville vous allez réfléchir beaucoup sur le XIXe siècle et quoi de plus normal ? Nous-mêmes nous intéressons beaucoup aux années De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand. La génération de Bainville, elle, s'intéressait à Mac Mahon, à Gambetta et à 1870. Mais je voudrais mettre en avant, à travers mon recueil des oeuvres bainvilliennes, les différents talents dont était pourvu le chroniqueur de la politique étrangère de L'AF. Lisez l'article intitulé « Le Naufrage » daté de 1912 et qui traite, à travers le drame du Titanic, de la notion de progrès. Bainville avait une très belle écriture qui lui vaudra légitimement son élection à l'Académie française. Lisez les contes. Mais vous pouvez tout aussi bien retrouver son oeuvre historique jamais narrative, toujours explicative, ce qui la rend précieuse.
    L'empirisme organisateur hérité de Maurras a toute sa place mais Bainville ne néglige pas non plus la capacité d'oubli de l'homme, les constantes mais aussi les hasard de l'histoire. Ce qu'il appelle les lois de l'humanité. Le présent peut toujours prendre plusieurs directions. Maurras disait que « la politique est l'art du possible » ; Bainville aurait pu dire que « c'est l'art des possibles ». Le pessimisme de Bainville n'est donc pas un fatalisme, malgré des moments de déclin et de doutes. Il reste un personnage complexe.
    Propos recueillis par Marc Savina L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 7 au 20 juillet 2011
    ✓ Jacques Bainville, La monarchie des lettres – Histoire, politique et littérature, éd. établie et préfacée
    par Christophe Dickès, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1152 p., 30 €.
    ✓ Christophe Dickès, Jacques Bainville - Les lois de la politique étrangère, Bernard Giovanangeli Éditeur, 319 p. 23 €.

  • Réédition du “Grand Remplacement” de Renaud Camus, augmentée du discours d’Orange

     

    Réédition du “Grand Remplacement” de Renaud Camus, augmentée du discours d’Orange

    “Le Grand Remplacement” de Renaud Camus, qui était épuisé, est à nouveau disponible dans une réédition augmentée. Ce ne sont plus trois mais cinq allocutions que l’ouvrage contient, dont le discours qu’il a prononcé lors de la Convention identitaire à Orange.

    Renaud Camus, privé d’éditeurs pour des raisons politiques (son soutien à Marine Le Pen aux élections présidentielles) s’auto-édite désormais via Blurb. On peut donc commander un exemplaire papier de cette nouvelle édition.

    Crédit photo : Renaud Camus via Flickr (cc).
    http://fr.novopress.info/

  • Ils croyaient en Marx, ils adulent Bush : Ces types-là sont vraiment à l'ouest (arch 2006)

    En passant du col Mao au Rotary, les anciens gauchistes, trotskistes et autres maoïstes français ont changé d'idoles. Marx, Lénine, Trotski étaient leurs héros, les voilà qui boivent les paroles de George Bush sur Fox News. Les gauchistes constituent l'essentiel des troupes des néoconservateurs français. Ils nient être passés à droite, ils ont raison : ils sont seulement passés a l'Ouest.
    De Romain Goupil, cofondateur des JCR (Jeunesses communistes révolutionnaires) à Yves Roucaute, qui fut vice-président de l'Unef, patron de l'Union des étudiants communistes et de l'Institut Gramsci, en passant par Alexandre Adler, encarté au PCF, André Glucksmann et Olivier Rolin, tous deux venus de la Gauche prolétarienne (maoïste), mais aussi Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut Pierre-André Taguieff, etc... on assiste à une véritable fuite des cerveaux sur fond de fatwas, de crise de nerfs et de listes noires, Le Nouvel Observateur pleure ses intellos perdus et vitupère quasiment toutes les semaines contre « la vague droitière », « la droitisation dure de la France », « les nouveaux réacs » Diable ! Le Monde s'interroge doctement sur les néo-conservateurs à la française qui roulent pour Bush.
    Avec une bonne dizaine d'années de retard sur l'Amérique, la greffe néo-conservatrice commence à prendre. Mais qui sont les néo-conservateurs ? Irving Kristol, un des pères de ce mouvement, à qui l'on demandait s'il était de droite, y a répondu par une boutade : « Nous sommes des hommes de gauche qui se sont fait casser la gueule par la réalité. » Faut-il donc croire qu'une bonne partie de l'élite médiatique française s'est fait rouer de coups ? Toujours est-il que les nouveaux convertis se sont regroupés autour d'une nouvelle publication, Le Meilleur des mondes, qu'ils auraient mieux fait d'appeler Défense de l'Occident !

    Joseph de Maistre contre les néo-cons !
    Un petit détour par les Etats-Unis s'impose pour tenter de comprendre les soubassements idéologiques qui ne manqueront pas de traverser la prochaine élection présidentielle française. Grâce à un génial coup de bonneteau sémantique qui eut lieu au début des années quatre-vingt, un quatuor d'ex-trotskistes juifs de la côte Est - Irving Kristol, Norman Podhoretz, Allan Bloom et Paul Wolfowitz - retourne les caciques du Parti républicain à leur cause en plaidant la supériorité morale de l'Amérique à propager et imposer son modèle démocratique partout dans le monde, ainsi que, naturellement, l'absolue nécessité de défendre Israël. L'ingérence militaire au nom de la liberté et de la démocratie : il fallait y penser.
    Bill Kristol (fils d'Irving), le patron du Weekly Standard, bible des «néo-cons» trace à grands traits le corpus idéologique de ces mutants : « Conservateurs sur le plan moral, sceptiques vis-à-vis des utopies et de la gauche mais aussi de la droite réactionnaire incarnée par des gens comme Joseph de Maistre ou Carl Schmitt. » La droite américaine ne serait-elle donc pas de droite ? Au terme d'une guerre des idées tous azimuts qui a duré presque vingt ans, les néo-cons ont vaincu par K.O. Contre la gauche, l'essayiste David Brooks invente le concept destructeur des «bobos» les fameux bourgeois-bohèmes forcément de gauche donc forcément déconnectés des aspirations du peuple. Imparable. Au sein de la droite, les néo-cons balaient les «réalistes» incarnés par Henry Kissinger, le conseiller du président Richard Nixon, ou les «isolationnistes» comme Pat Buchanan. Résultat : ils bouleversent la politique étrangère de la droite américaine.
    C'est finalement le très conservateur philosophe britannique John Grey qui définit le mieux qui ils sont : « Les intellectuels néo-conservateurs qui décident de la politique américaine à la Maison Blanche croient que la terreur est indispensable, mais pensent - tout comme leurs prédécesseurs jacobins - qu'il s'agit d'une terreur juste et compassionnelle : un bref moment de douleur et voilà le nouveau monde qui advient. Les guerriers intellectuels comme Richard Perle se considèrent réalistes, mais la persistance avec laquelle ils appellent à la guerre rappelle plus un Robespierre qu'un Metternich. » Et le même d'appeler Joseph de Maistre à la rescousse pour dénoncer la bêtise de ceux qui pensent qu'on peut « fonder des nations avec de l'encre » !

    George W. Bush en petit père des intellos
    Inutile de préciser que le débat en France est loin d'atteindre le même niveau. Les élites françaises ont la phobie des idées et de la confrontation. À l'image de l'ex-mao (tendance Gauche prolétarienne) Denis Kessler, ex-vice-président du Medef et p-dg de Scor, les nouveaux convertis se contentent de défendre les stocks-options dans les colonnes du Figaro. Cyniques, ils ont simplement pris acte de l'échec de l'économie socialiste. La mondialisation est leur nouveau dogme,
    Reste malgré tout une différence de taille entre ces ex-gauchistes camouflés en penseurs «néo-libéraux» et leurs homologues américains : les élites françaises ont fait vœu de haine... anti-française. Ils portent en eux la haine viscérale de la France. Entre les néo-Iibéraux et la gauche internationaliste, les structures mentales sont les mêmes. Le discours libéral de détestation de soi de Claude Lamirand, président d'Action Libérale, diffère peu de celui d'un militant d'extrême gauche : « L'Europe ne peut pas être la paix. La paix, c'est l'Otan. [...] L'Europe n'a que des héros de sang de puissance et d'autorité à se remémorer. Quand on voit en France le prestige de Napoléon, franchement, nous avons toutes les inquiétudes possibles, car aucune leçon de la tyrannie n'a été totalement tirée. » Hystérie contre une histoire de France pourtant singulière, c'est-à-dire belle et tragique, qui plonge bien au-delà de 1789. Et l'on songe au mot magnifique de March Bloch, historien patriote exemplaire qui déclarait : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération. Peu importe l'orientation de leurs préférences. Leur imperméabilité aux plus beaux jaillissements de l'enthousiasme collectif suffit à les condamner. »
    En 2006, le chef de file des néo-conservateurs français, Yves Roucaute, arrive encore à écrire que les États-Unis sont le « navire amiral des Républiques justes ». Auteur d'un livre mémorable intitulé Le néo-conservatisme est un humanisme (PUF, 2005), il prévient avec ces mots d'un autre temps qu'on aurait voulu croire à jamais fanés : « Souvenons-nous que les États-Unis sont notre seul espoir pour que l'emporte l'esprit de liberté, qui est celui de l'Humanité. » Il suffit de remplacer «États-Unis» par «Union soviétique» pour qu'éclate le ridicule d'une telle phrase, surtout quand on sait que le dit penseur publie régulièrement sa prose dans les colonnes de la plupart des journaux dits de droite !
    Qui ne fait pas allégeance à Washington est un traître à l'Occident. Pour eux, l'Europe ne doit pas exister, mais expier à jamais. Sans complexe ni contradicteur, le même auteur assène sur l'air des lampions « Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la liberté a trouvé une puissance, les États-Uni, d'Amérique, en mesure d'imposer l'organisation du monde. » L'écrivain Pascal Bruckner, lui aussi passé par la Gauche prolétarienne, va encore plus loin : « Ce n'est pas le leadership américain qui est inquiétant, c'est plutôt sa discrétion » ! Internationaliste hier, mondialiste aujourd'hui, Les mots ont changé : le mal demeure. Ils sont restés les mêmes : bêtement manichéens, idéologiquement serviles, admirateurs des grands de ce monde.

    C'est aussi l'Europe qu'ils assassinent
    Passées les bornes, il n'y a plus de limites... C'est donc l'ancien maoïste François Ewald (encore un !) qui les franchit. Lui est devenu idéologue à la Fédération française des sociétés d'assurances et au Medef ! Sarkozyste de choc bien sûr et patron de la Fondation pour l'innovation politique (officine pensante de l'UMP), il affirme, péremptoire « L'Europe n'a pas d'identité, elle est une promesse. Elle est destinée à s'ouvrir : à l'Ukraine demain et, pourquoi pas, après-demain, aux pays du Maghreb. » L'ancien assistant de Michel Foucault au Collège de France n'a bien sûr jamais été de droite, aujourd'hui encore moins qu'hier quand il défend une Europe comme « un ensemble politique affranchi de toutes les formes d'identités raciales, ethniques, religieuses ou civilisationnelles ». Vive l'Europe hors-sol ! Et l'on dira après que les anciens gauchistes ne sont pas restés fidèles à leurs principes de jeunesse.
    Il faut toute la clairvoyance du théoricien américain John C. Hulsman de l'Heritage Foundation pour poser les vrais enjeux « Seule une Europe qui s'élargit plutôt qu'elle ne s'approfondit, une Europe à la carte où les efforts pour la centralisation et l'homogénéisation restent minimaux, convient à la foi, aux intérêts nationaux américains et aux intérêts individuels des citoyens du continent. » Pour les malentendants, il a ce post-scriptum qui fait froid dans le dos : « Les États-Unis ne veulent ni que l'Europe réussisse trop, ni qu'elle échoue. À ce titre, l'Europe actuelle convient aux intérêts stratégiques à long terme de l'Amérique. » On ne saurait mieux dire.
    Lucien Valdès Le Choc du Mois Juillet/Août 2006

  • "La Chronique d'Eric Zemmour" : le Qatar et la banlieue


    "La Chronique d'Eric Zemmour" : le Qatar et la... par rtl-fr