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France et politique française - Page 5136

  • Démythifier Mai 68 ou comment l’idéologie soixante-huitarde est devenue un instrument de domination

    Werner Olles, ancien activiste du 68 allemand, a été membre du SDS de Francfort-sur-le-Main puis de divers groupes de la “nouvelle gauche” avant de rejoindre les cercles nationaux-révolutionnaires et néo-droitistes allemands; Dans cet article, rédigé en 2001, il explique les raisons qui l’ont poussé à abandonner l’univers politico-intellectuel des gauches extrêmes allemandes. On notera qu’il cite Pier Paolo Pasolini et déplore que l’arrivée aux postes du pouvoir des premiers anciens activistes, avec un Joschka Fischer devenu ministre des affaires étrangères, n’a rien changé à la donne: l’Allemagne est toujours dépendante des Etats-Unis, sinon davantage, et le débat intellectuel est toujours bétonné...

    Marx, en se référant à Hegel, avait dit, à propos du 18 brumaire de Napoléon, que les événements historiques importants, touchant le monde entier, se déroulaient toujours deux fois: la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Cette remarque est également pertinente quand s’échaffaudent les mythes politiques. Mais tandis que les mythologies qui évoquent les fondations d’une nation articulent toujours les actions collectives d’un peuple, qui se hisse d’un état de nature à un degré plus élevé de civilisation, l’histoire du mouvement soixante-huitard ressemble plus à une parodie de ce passage qu’à une véritable transition “anamorphique”. Mais cette histoire du soixante-huitardisme a tout de même un point commun avec la formation des mythes nationaux: “Le mensonge du mythe héroïque culmine dans l’idolâtrie du héros”, comme l’écrit Freud dans sa “Psychologie des masses”. En ce sens, le mythe de mai 68 n’est rien de plus, aujourd’hui, qu’un instrument servant à asseoir la domination d’une nouvelle classe politique.

    Pier Paolo Pasolini, le célèbre écrivain, poète, journaliste et metteur en scène italien, nous a laissé un poème, écrit justement en 1968: “Le PCI aux jeunes!”. Pasolini, observateur très précis de l’aliénation généralisée qui frappait toutes les couches de la population et tous les domaines de l’existence, était communiste et homme de gauche, une équatioin qui n’est pas toujours évidente, mais qui l’était dans son cas. Dans ce fameux poème, il prend ses distances expressis verbis et en termes clairs avec les étudiants radicaux de gauche, qui avaient pourtant réussi à faire battre la police en retraite, lors des premières grandes batailles de rue, à Rome, au printemps de l’année 1968. Il désignait ces étudiants comme des “bourgeois, fils à la mamma” et se solidarisait avec les policiers rossés, parce qu’ils étaient “les fils de pauvres gens nés dans les zones déshéritées des campagnes ou des grandes villes”.

    En tant que marxiste, Pasolini ne rejettait pas la violence en général mais s’insurgeait contre celle que pratiquaient les “Brigades rouges” des années 70 qui commettaient des attentats et des enlèvements, tout en menant une guérilla urbaine assez efficace dans toute l’Italie. La gauche lui a en voulu. Et quand il s’est opposé à la libéralisation de l’avortement et s’est insurgé avec véhémence contre la permissivité sexuelle dans la société nouvelle, la mesure était comble pour les gauches conventionnelles: en effet, pour Pasolini, la libéralisation des moeurs et de la sexualité ne voulait qu’en apparence le bonheur des gens; en réalité, il s’agissait d’introduire les ferments d’un dressage des corps pour qu’ils soient le support d’homoncules destinés à une seule chose: accroître démesurément la consommation et ce qui en découle logiquement, la croissance exponentielle des marchés. Du coup l’hérétique et dissident Pasolini a subi un cordon sanitaire: on ne le reconnaissait plus comme un clerc de la religion marxiste.

    Pasolini a donc reconnu la montée du nouveau totalitarisme introduit par le mouvement soixante-huitard, quand les plupart des conservateurs et des droitiers dormaient encore du sommeil du juste. Pasolini désignait la tolérance pour ce nouveau système de domination et son “idéologie hédoniste incontournable” comme “la pire de toutes les formes de répression de l’histoire de l’humanité”, parce qu’elle niait les anciens schémes culturels. Malheureusement, son message n’est pas passé en République fédérale allemande dès la fin des années 60 et le début des années 70. Pasolini était animé d’un courage désespéré quand il s’est opposé au libéralisme débordant mis en selle par le carnaval de 68, un libéralisme qui n’avait qu’un seul objectif: dilater démesurément la sphère de l’économie marchande. En Allemagne, personne n’a posé d’analyse aussi pertinente, certainement pas les “intellectuels”.

    Ce sont surtout les ouvriers des usines qui ont compris; nous, les intellectuels soixante-huitards, ricanions avec méchanceté et affichions un net complexe de supériorité: nous les traitions de “masses dépendantes du salariat”, trahissant du même coup que nous ne voulions pas leur émancipation. Pour eux, nous ne prévoyions pas “l’auto-réalisation de l’individu”. Les ouvriers comprenaient que le démontage systématique des valeurs traditionnelles par l’esprit de 68 ouvrait la voie à un capitalisme débridé, consumériste et utilitariste, cynique et détaché de tout impératif éthique ou social. Sans jamais avoir entendu parler de “Diamat”, de “matérialisme dialectique”, sans jamais avoir lu Marx —qui considérait la persistance des sociétés traditionnelles comme le plus grand obstacle à la percée du socialisme et, qui, logique avec lui-même, saluait la destruction des vieilles cultures d’Inde par les impérialistes britanniques— les ouvriers allemands de la fin des années 60 comprenaient instinctivement que les schèmes, les structures et les valeurs traditionnelles du monde traditionnel leur offraient encore une protection, certes limitée et fragile, contre le déferlement d’un capitalisme sans plus aucun garde-fou: ils barraient la route à nos équipes subversives devant la porte des usines, généralement sans y aller par quatre chemins.

    La classe qui aurait dû incarner ces valeurs traditionnelles, c’est-à-dire la bourgeoisie d’après-guerre, très vite, s’est retrouvée la queue entre les pattes, a exprimé toute sa lâcheté et n’a pas forgé une alliance avec la classe ouvrière contre les “soixante-huitards” et leurs épigones. De plus, elle a tout fait pour interdire à l’Etat, détenteur du monopole de la violence, d’intervenir efficacement contre ses propres gamins et gamines, tourneboulés par les “idées nouvelles”. Alors, forcément, la dynamique de cette lutte des classes exemplaire a pu se déployer sans entraves venues de haut. Après la lecture d’Herbert Marcuse, notamment sa “Critique de la tolérance pure”, ouvrage-culte et vulgarisation extrême du néo-marxisme de l’époque, et surtout le chapitre intitulé “La tolérance répressive”, on s’est senti autorisé à commettre les pires violences irrationnelles. A cela s’est ajouté le refus net, dans l’Allemagne d’alors, de prendre en compte les contradictions entre la rhétorique catastrophiste du SDS (l’opposition extra-parlementaire étudiante) et de ses épouvantables successeurs, d’une part, et, d’aute part, la réalité socio-économiques e l’Allemagne de l’Ouest des années 60, réalité encore acceptable, potable, contrairement à ce qui se passait dans les pays du Tiers Monde.

    Dans le processus politique et historique qu’elle inaugurait, la mentalité de 1968 anticipait tout ce que nous déplorons à juste titre aujourd’hui: une société désormais totalement massifiée, l’omnipotence des médias, la destruction de traditions culturelles aux racines pourtant profondes, le processus ubiquitaire de nivellement, par lequel tout ce qui est authentique et particulier se voit détruit et qui, finalement, ne tolère que la seule idéologie du consumérisme, flanquée d’une industrie des loisirs, des variétés et de la comédie qui se déploie jusqu’à la folie. Le processus de destruction de toute forme de culture et la perte de tout socle identitaire, qui est allée en s’accélérant depuis les années 70, ne cessent de s’amplifier et d’atteindre tous les domaines de nos existences.

    Certes, les valeurs traditionnelles, dites “bourgeoises” par leurs adversaires, n’étaient déjà plus assez fortes, avant 1968, pour constituer un contre-poinds à la “révolution culturelle”. Quasiment personne, à l’époque, n’a eu le courage de s’opposer aux bandes violentes qui déferlaient sur les universités et les hautes écoles, personne, sauf le professeur social-démocrate Carlo Schmid, n’a osé dire: “l’autorité ne cèdera pas!”. Personne n’a eu le courage de dire, sauf sans doute, le bourgmestre de Francfort, le chrétien-démocrate Wilhelm Fay, que la violence et le fanatisme du SDS et de l’APO constituaient un retour à l’exigence, par la coercition, d’un nouveau conformisme, d’une nouvelle fidélité forcée à des idéaux minoritaires, d’une obligation à suivre les impératifs idéologiques d’une caste réduite en nombre, comme ce fut le cas sous le national-socialisme.

    Après que le mouvement et sa mythologie aient littéralement remplacé la réalité, tout en refusant avec entêtement la sanction du réel, une forme imprévue jusqu’alors d’hystérie de masse s’est libérée, alors qu’on imaginait qu’une telle hystérie n’était le fait que des seules sectes religieuses. On peut affirmer que les groupuscules nés de la dissolution du SDS, comme les partis “ML” (marxistes-léninistes), n’ont pas été autre chose qu’un mélange d’aveuglement politique, qu’un cocktail perfide de “scientologie” et d’“Hell’s Angels”, où les phénomènes psychopathologiques donnaient le ton, avec tout le cortège voulu de dérives emblématiques: lavage de cerveau, apologie du pire kitsch révolutionnaire, et surtout les fameuses “discussions” sans fin, épouvantablement emmerdantes, crispées et sans épaisseur. Le sommet de la bêtise a été atteint quand ces associations staliniennes de “sports de combat”, avec leurs jeunes bourgeois se complaisant dans une culture fabriquée sur le mode “sous-prolétarien”, se vantaient d’être des analphabètes politiques et culturels complets, tout en voulant imiter dans les rues les bagarres qui avaient opposé, dans les années 20 et 30, les nationaux-socialistes aux communistes. Pendant que ces bourgeois de souche se donnaient des airs de révolutionnaires prolétariens d’antan, les jeunes ouvriers, eux, roulaient vers le soleil de l’Espagne (franquiste!) au volant de leurs Ford Taunus flambant neuves.

    Quand on lit aujourd’hui les textes de ces activistes, tentant de justifier et d’expliquer leurs revendications ou leurs actes —et on les lira avec profit— on perd le souffle. Jamais, ils ne se montrent honteux de leurs simplismes. Jamais ils ne s’excusent d’avoir commis des dépradations ou des dérapages. Jamais un regret. On dirait que la table de bistrot, autour de laquelle ils refaisaient le monde ou jouaient à préparer l’hypothétique révolution finale, en usant d’un jargon intellectuel de gauche, est toujours la même: les discours sont toujours impavides, inflexibles, relèvent toujours d’une bande qui n’a rien appris, ne veut rien apprendre. Ce n’est peut-être pas évident chez tous les protagonistes du 68 allemand, ou ce n’est pas immédiatement perceptible, comme chez un Gerd Koenen, un K. D. Wolff ou un Christian Semmler. Mais ce l’est assurément chez un Joseph Fischer ou un Joscha Schmierer. On nage là dans le “radical chic” et toutes les idées avancées ne sont rien d’autre que des déductions ultérieures des vieilles et fausses visions de la fin des années 60 et du début des années 70.

    La République Fédérale en est sortie ébranlée et ce n’est finalement qu’une maigre consolation de savoir qu’Ulrike Meinhof n’est pas devenue Chancelière, que Joscha Schmierer n’est pas devenu ministre de la justice, que Jürgen Trittin n’est pas devenu un nouveau “ministre de la propagande”, bref, que la République Fédérale n’est pas devenue une “République Ouest-Allemande des Conseils” (“Westdeutsche Räterrepublik”). Mais si c’est une consolation, ce n’est pas pour autant matière à réjouissance. Dans le gouvernement Schröder/Fischer, finalement, nous avons vu surgir l’accomplissement du mouvement soixante-huitard: nous avons une démocratie très teintée à gauche (la gauche de 68 et non plus la vieille social-démocratie), sans personnalité d’envergure, avec une médiocrité très nettement perceptible, où l’on se bornera à l’avenir de changer les pions: tous auront les mêmes réflexes, les mêmes tares, répéteront les mêmes schèmes mentaux. Car il n’est pas resté davantage de 68. Et aussi longtemps que les intérêts des “Global Players” sont plus ou moins identiques à ceux de cette gauche allemande aux assises branlantes, on peut s’attendre au retour récurrent de ces schèmes mentaux dans les allées du pouvoir en Allemagne.

    Werner Olles http://www.voxnr.com

    note : Article paru dans “Junge Freiheit”, Berlin, n°9/2001; trad. franç.: avril 2012.

  • Une droite contre le colonialisme ?

    Après les accords d'Evian (1962), la gauche s'est politiquement arrogée l'idée anticoloniale. Depuis, elle ne perd aucune occasion de brandir celle-ci contre une droite parfois suspectée de n'avoir pas tout à fait rompu, dans sa mentalité, avec une tradition colonialiste qui lui serait propre. Curieux mythe que cette prétendue tradition ! Revenons donc aux premières décennies de la IIIe République, au moment même où s'élabore une doctrine cohérente de l'impérialisme français. On y voit surgir, en contrepoint, un anticolonialisme en partie conservateur.
    Après la défaite de 1870, l'expansion coloniale apparaît comme un moyen salutaire pour compenser le traumatisme. Il faut retrouver la voie de la grandeur nationale en tendant les énergies vers l'Outre-mer. Restaurer la puissance française, faire rayonner la civilisation et ouvrir de nouveaux marchés sous le soleil des tropiques, tels sont les mots d'ordre de ceux que l'on appelle alors les «colonistes». Avant même que Jules Ferry, dans les années 1880-1885, ne lance concrètement les expéditions de Tunisie, de Madagascar, de l'Annam et du Tonkin. Cet élan en faveur de « la plus grande France », dépassant les clivages politiques, recrute ainsi largement chez les républicains, mais aussi chez les orléanistes ou les légitimistes.
    En face, le courant anticolonial puise lui aussi ses partisans au sein de plusieurs familles politiques. Le radical Clemenceau est alors le parlementaire qui s'oppose le plus fermement aux arguments de Ferry. A droite, à rebours du néo-mercantilisme de ce dernier, les tenants d'une stricte orthodoxie libérale dénoncent l'imposture de l'enrichissement promis par l'exploitation des rivages lointains. La conquête coûte cher. Plus encore, l'administration et l'aménagement des nouveaux territoires. Cette dilapidation des capitaux fera alors défaut pour le développement de la métropole. Une fiscalité plus lourde et ses retombées sur le prix des produits français en seront par ailleurs les fruits économiquement aberrants.
    Mais c'est le sentiment de la Revanche qui fait naître la plus vive opposition. Le réquisitoire est ici géopolitique. L'Allemagne a tout intérêt à nous «pousser aux colonies» et à nous isoler diplomatiquement de l'Angleterre, explique le patriote Déroulède. Et le même de reprocher ainsi aux coloniaux la double inconséquence d'une diversion et d'une dispersion des forces. De fait, le rêve colonial revient à « prodiguer l'or et le sang de la nation française ». Le député bonapartiste Raoul-Duval, faisant chorus avec le sénateur orléaniste de Broglie, s'irrite quant à lui de cette fuite démographique : « le premier article d'exportation est l'article humain », affirme-t-il. Plus tard, Mourras blâmera à son tour ce choix colonial fatidique des républicains de 1880, au détriment de la lutte contre l'hégémonie germanique en Europe. Enfin, notons-le bien, le jeune De Gaulle d'avant 1914 partagera également cette optique proprement continentale contre l'aventure impériale.
    Philippe Gallion LECHOCDUMOIS septembre 2010

     

  • Xavier Lemoine : « Aux municipales de 2020, les islamistes pourraient être majoritaires »

    Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, Radio Courtoisie. 2 nov 2012.

    « En Ile-de France, les populations, par déménagement successifs, migrent pour constituer des unités homogènes qui ont leurs propres règles. Nous assistons à une partition de la société française..»

    « Nous sommes sur des bascules démographiques sur un certain nombre de territoires. Certaines populations seront majoritaires et dans une homogénéité culturelle qui fera qu’elles tenteront par tous les moyens d’obtenir le pouvoir. Les islamistes m’ont averti : « En 2014, vous passerez, mais en 2020 nous serons majoritaires »
    « Le rétropédalage de Manuel Valls sur le droit de vote des étrangers fait partie de cette prise de conscience : si les maires de droite sont balayés, ce sera ensuite le tour des maires de gauche »

    http://www.fdesouche.com

  • Énergie : l'éolien et le solaire vont coûter très cher

    La facture des travaux à réaliser dans les prochaines décennies pour renforcer le réseau électrique à haute tension augmentera fortement si la France décide de mettre le paquet sur les énergies renouvelables, a prévenu mercredi RTE.
    Cette filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension, c'est-à-dire les grandes artères du réseau électrique, a chiffré mercredi entre 35 et 50 milliards d'euros les investissements qu'elle devra réaliser d'ici à 2030 pour accompagner l'évolution du système électrique.
    Cet éventail très large, qui figure dans une actualisation de son "schéma de développement décennal", s'explique par le grand écart entre les scénarios pris en compte, alors que le système électrique est à l'aube de profonds bouleversements.
    Ainsi, dans un scénario "médian" (réduction modeste de l'électricité nucléaire, accompagnée d'une forte hausse des énergies renouvelables), les besoins seraient de "35 à 40 milliards". Mais dans un "nouveau mix" (une chute du nucléaire et un développement très accéléré de l'éolien et du solaire), la facture grimperait à 50 milliards.
    Ce chiffrage devrait éclairer le débat sur la transition énergétique, qui s'ouvrira à la fin du mois. Ce débat doit aboutir à des recommandations pour atteindre l'objectif que s'est fixé le gouvernement de réduire de 75% à 50% à l'horizon 2025 la part du nucléaire dans la consommation française d'électricité. Les solutions retenues feront l'objet d'une loi de programmation attendue avant l'été 2013.
    Or, l'implantation des énergies renouvelables (éolien sur terre et en mer, solaire, hydroliennes...) ne suit pas la même logique que celles des centrales nucléaires, et selon la recomposition du "bouquet" énergétique national qui sera décidée, il faudra rééquilibrer plus ou moins fortement le réseau électrique et renforcer le "maillage" de telle ou telle région.
    2.000 KILOMÈTRES DE LIGNES À CRÉER OU RÉNOVER
    In fine, les dépenses des gestionnaires de réseaux sont financées par les consommateurs. Le réseau à haute tension pèse à lui seul environ 10% des factures d'électricité des Français (contre 46% pour l'ensemble des réseaux, basse et moyenne tension inclues).
    À une échéance plus rapprochée, de grands travaux sont également à prévoir. RTE prévoit la mise en service de 73 nouvelles lignes à haute tension entre 2013 et 2015, dont 63 seront souterraines, et investira sur cette période environ 1,5 milliard d'euros par an.
    De plus, le gestionnaire de réseau estime qu'il faudra créer ou renforcer au minimum plus de 2.000 km de lignes à très haute tension (THT) d'ici à 10 ans, et investir 15 milliards d'euros d'ici 2020.
    Il s'agit notamment de renforcer les liaisons aux frontières (qui permettent de combler les besoins du pays en électricité durant les pics de consommation hivernaux, et d'exporter le reste de l'année), mais aussi de restructurer les liaisons dans le Massif central, et de renforcer le réseau dans le grand Est et entre la Normandie et l'île de France.
    RTE souligne au passage qu'il s'agit d'un "socle d'investissements invariants", indispensables à l'approvisionnement électrique du pays (notamment pour accroître les capacités d'échange d'électricité avec les pays voisins). Et ce socle devra être complété en fonction des "options retenues à l'issue du débat sur la transition énergétique", prévient la filiale d'EDF.
    RTE mène déjà des travaux d'envergure. Il est notamment en train d'achever la très contestée ligne THT Cotentin-Maine, qui reliera le futur réacteur EPR de Flamanville (Manche) au réseau national, et construit une liaison électrique souterraine franco-espagnole à travers les Pyrénées Orientales.

    Avec AFPhttp://www.francepresseinfos.com/

  • Lettre du Général Antoine Roch ALBALADEJO ancien général de la Légion Etrangère

    De : Antoine-Roch Albaladéjo Pour : figmag@lefigaro.fr

    " J'accuse " J'accuse François Hollande de mensonge. Au poste qu'il occupe aujourd'hui François Hollande a tous les moyens de savoir ce qui s'est réellement passé le 17 Octobre 1961 à Paris. Il peut ainsi vérifier que le FLN avait décidé d'organiser une manifestation au cours de laquelle il prévoyait la destruction de quelques installations parisiennes et quelques assassinats ciblés de membres du service d'ordre et du MNA, son adversaire politique. Il pourra ainsi vérifier qu'il n'y eut pas 300 morts, mais 7, dont un Français, consécutifs à la violence de quelques meneurs du FLN. Quant aux 2300(!) blessés, on n' en trouve que peu de trace, sinon dans les déclarations mensongères d'anciens FLN. J'accuse François Hollande de saboter tous les efforts faits par notre pays pour intégrer les immigrés. Comment aimer un pays dont le président fait de telles déclarations ? Chacun peut mesurer le désastre provoqué chez les jeunes maghrébins par de tels mensonges. J'accuse François Hollande d'avoir serré dans ses bras des Ben Bella et autre Bouteflika. Des terroristes qui ont provoqué et encouragé les pires atrocités qui n'aient jamais été commises dans le monde. Des gouvernants qui au pire ont encouragé, sinon au moins fermé les yeux sur les crimes et les tortures atroces dont furent victimes des milliers de Harkis. Un individu, Bouteflika, qui s'est acharné à éradiquer notre langue en Algérie et qui aujourd'hui se noie dans ses mensonges sur la présence Française en Algérie, dont il peut mesurer la réussite tous les jours dans son pays ( prêt à demander réparations pour les ports, aéroports, hôpitaux, écoles, barrages, pétrole, gaz, etc...qu'on lui a laissés, intacts). J'accuse François Hollande de faire semblant d'oublier que 95% des esclaves furent vendus par leurs propres chefs de tribus Africains et que plus de 95% des Français n'avaient rien à voir avec ces crimes au fond de leurs provinces. J'accuse François Hollande de toujours donner raison aux ennemis de la France, d'attiser leur haine des Français et d'abaisser ainsi son pays. Ce n'est sûrement pas le rôle d'un Président de la République digne de ce nom. Général Antoine-Roch Albaladéjo

    http://www.camps-parachutistes.org/t293 ... -etrangere?

  • L'union de la droite dans l'opinion des Français

    Il y a deux droites en France : la droite classique et la droite populiste. Ces deux droites ne sont pas sociologiquement homogènes. Il y a davantage de hauts et moyens revenus, de diplômés et de retraités dans la droite classique (UMP et centristes) que dans la droite populiste (Rassemblement bleu marine) qui mobilise même davantage les classes populaires que la gauche. En revanche, il y a une assez grande proximité idéologique : sur l’immigration, sur la sécurité, sur les questions de société, sur le protectionnisme, les électorats des deux droites partagent les mêmes orientations. En revanche, des divergences apparaissent sur l’Europe et le modèle économique. Tel est le diagnostic solidement argumenté qui a été présenté par Philippe Baccou lors de l'université du Club de l'Horloge le 20 octobre 2012.
    Polémia.

    Etienne Lahyre vient de nous donner un premier état de l'union de la droite au vu des récents résultats électoraux. Ses analyses sont très précises et stimulantes pour l'esprit. Elles montrent bien qu'il existe déjà dans les urnes, et de plus en plus, un potentiel d'union de la droite : un potentiel qui justifie que les composantes politiques de la droite se rapprochent, qu'elles coopèrent et qu'elles luttent ensemble contre leurs adversaires.

    Voyons maintenant ce qu'il en est sur un autre plan, celui de l'opinion publique. Je vous parlerai donc ici non plus de votes, mais de sondages. Et j'essaierai de répondre à une question précise : Que disent ces enquêtes sur la capacité du peuple de droite à s'accorder autour de valeurs communes, de convictions communes, de propositions communes et de stratégies politiques communes ?

    Droite populiste / Droite classique

    Commençons par quelques questions de vocabulaire. De quelle droite, de quel peuple de droite parle-t-on ? Je limiterai la droite à deux familles politiques. La première famille est constituée autour de l'UMP et de ses alliés ou associés tels que le Parti radical de Jean-Louis Borloo, le Nouveau Centre d'Hervé Morin, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, le mouvement Chasse, Pêche, Nature et Traditions de Frédéric Nihous ; j'y ajouterai, bien qu'il ne puisse être considéré à proprement parler comme un allié de l'UMP, le mouvement Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan. La seconde famille est constituée par le Front national de Marine Le Pen et par des mouvements politiques qui lui sont proches, notamment le mouvement Souveraineté, Indépendance et Libertés de Paul-Marie Coûteaux ou celui des Identitaires.

    Comment qualifier ces deux familles de la droite ? Toute appellation comporte évidemment un certain degré de subjectivité. Si l'on est proche du FN, on opposera volontiers la vraie droite, droite nationale ou de conviction, à la fausse droite de l'UMP et de ses alliés. Si l'on est de gauche, comme le journal Le Monde, on opposera la droite républicaine de l'UMP à l'extrême droite (sous-entendu alors non républicaine) de Marine Le Pen. Si l'on est proche de l'UMP, on se dira appartenir à une droite parlementaire, ou modérée, ou encore – du moins avant les dernières élections – à une droite de gouvernement, par opposition à une droite protestataire, droite qui, elle, ne cherche pas à gouverner et se discrédite par ses excès. Pour ma part, j'insisterai plutôt sur le caractère plus traditionnel de la première famille de la droite, celle de l'UMP, que j'appellerai donc la droite classique, par contraste avec une droite plus nouvelle, celle du Front national. Cette droite nouvelle se veut le porte-parole du peuple contre des élites qui ne le défendent pas ou qui le trahissent, et c'est pourquoi je la qualifierai de droite populiste.

    Vous constaterez que dans ce tableau des familles de la droite, j'inclus des mouvements qui se définissent comme centristes mais que je n'inclus pas le Modem de François Bayrou. On peut, certes, se demander s'il n'y a pas une proximité entre les sympathisants de François Bayrou et les Français du peuple de droite. Reconnaissons que, sur certains points au moins, cette proximité existe. Mais il serait tout de même paradoxal de classer parmi les familles de la droite les sympathisants d'un homme politique qui, au cours de ces dernières années, a constamment manifesté sa volonté de ne pas se référer au clivage gauche/droite et qui, surtout, a donné l'exemple à ses troupes du soutien au candidat de la gauche au second tour de la dernière élection présidentielle !

    Droite classique, d'une part, droite populiste, d'autre part : ces deux droites regroupent une moitié des Français – parfois plus, parfois moins – qui constituent, tous ensemble, un peuple de droite sur lequel les enquêtes d'opinion ont beaucoup à nous apprendre. Chacune de ces enquêtes doit naturellement être considérée avec prudence, mais, lorsqu'elles sont suffisamment nombreuses et répétées, elles finissent par donner une idée assez précise de l'état de l'union de la droite.

    Trois questions sont à considérer :

    – Le peuple de droite est-il sociologiquement homogène ? Je répondrai ici : non.
    – Le peuple de droite a-t-il des opinions homogènes ? Oui, largement.
    – Le peuple de droite, enfin, est-il prêt à l'union de la droite ? Pas encore complètement, mais de plus en plus.

    La suite de ce texte en son entier est à lire dans sa version PDF en cliquant ici.

    Philippe Baccou  CDH  20/11/2012 http://www.polemia.com/

  • Fortune : 7 millions de visiteurs !

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  • “Solve et coagula”

    S’agit-il là aussi, pour reprendre la formule de François Fillon  décrivant la courte victoire  de son rival Jean-François Copé dans la course à la présidence de l’UMP, remise en cause aujourd’hui nous y reviendrons,  d’une « fracture morale et politique » ? Les commentaires assassins se multiplient à gauche pour dénoncer les  propos, tenus mardi par François Hollande, sur « la liberté de conscience » des maires.  Hier,  le Président  de la république,  intervenant lors  du congrès des maires de France,  a accordé à ces derniers le droit de   ne pas célébrer les mariages homosexuels, et de refiler cette mauvaise  corvée  à un autre élu municipal. Cela ne change rien sur le fond et .  Mais cela  prouve cependant que la mobilisation des Français dans la rue, entraînés par les minorités actives dont la gauche connaît historiquement le rôle politique souvent  décisif, a été entendue et inquiète l’Elysée…

    Clémentine Autain, « ancienne élue d’extrême gauche revenue au militantisme » rappelle le JDD, « a regretté une reculade et une concession faite à la droite. C’est surtout l’introduction dans la loi d’une idée complètement folle qui est de dire qu’un élu pourrait ne pas respecter le droit français… ». Un « irrespect » dont avait fait preuve l’écolo-gauchiste  Noël Mamère, «  le premier maire à avoir marié – illégalement – deux homosexuels » mais qui a  fustigé dans Libération,  « la mollesse politique de François Hollande. (Ses) propos signent la victoire idéologique de la droite » croit il également  savoir.

    Même son de  cloche d’associations homosexualistes  comme  Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et transexuel)  dont le porte-parole Nicolas Gougain, «  ne comprend pas comment on pourrait justifier qu’une loi ne s’applique pas de la même manière partout sur le territoire de la République ». Pas en reste,  Ronan Rosec, de SOS Homophobie, a feint de s’inquiéter sur I-telé du  « danger d’élargir cette liberté de conscience à la religion, la couleur de peau, etc. »

    Devant la levée de boucliers de ses amis, M Hollande a précisé cet après-midi que  «La loi doit s’appliquer partout, dans toutes les communes» et a reçu une délégation de l’Inter-LGBT à l’Elysée…

    Les plus extrémistes ne désarment pas et veulent encore aller plus loin,   « puisqu’un un groupe de députés socialistes, emmenées par Patrick Bloche, va publier une tribune pour que la Procréation médicale assistée (PMA ou AMP) soit intégrée au projet de loi du mariage pour tous. »

    Pourtant, et Le Bulletin d’André Noël  le rapporte très justement, « le fait qu’une majorité de Français soit encore favorable au « mariage pour tous » selon les sondages – mais pour combien de temps encore ? – ne rassure que très peu les socialistes. Car ceux qui sont  pour  ne le sont que par indifférence, sans y avoir réfléchi ; ils figurent dans le registre « après tout pourquoi pas ?».

     « Ils ne sont pas portés par une conviction intime et, par conséquent, ne sauraient être combatifs contrairement aux opposants qui descendent – et descendront encore ! – dans la rue, pétitionnent et mobilisent, qu’ils soient catholiques, protestants, juifs, musulmans, athées, socialistes ou psychiatres, etc. Plus personne – même dans le lobby gay – ne prétend, comme il y a quelques semaines encore, que ces manifestants-là sont un ramassis d’indécrottables homophobes ou seulement d’affreux intégristes ! »

     Dans un entretien au Pèlerin (numéro du  18 octobre 2012), Agnès Walch, historienne, spécialiste de l’histoire du mariage, du couple et de la famille,  expliquait que  l’instauration d’un mariage homosexuel  représenterait  « Une véritable révolution anthropologique ! Jusqu’à une époque récente, aucune société n’a marié des personnes du même sexe. À toutes les époques, toutes ont fondé le mariage sur la différence des sexes et posé comme but premier la procréation. »

     « Aujourd’hui, cette conception du mariage est attaquée au nom de l’utopie républicaine telle qu’elle a été définie en 1789 : liberté (pourquoi interdire aux homosexuels de se marier alors que leur projet ne nuit pas à leur prochain), égalité (tout le monde doit avoir le même accès à la loi), fraternité (ce serait être un mauvais citoyen de s’opposer à ceux qui revendiquent des droits). Or, ces arguments sont fondés sur une fausse idée de l’égalité : être égaux ne signifie pas être semblables. »

     Un refus (idéologique) des différences, de l’altérité, de la complémentarité des sexes qui a conduit le ministère de l’Education nationale de Vincent Peillon,    à supprimer  l’accès à un « dictionnaire  numérique » destiné aux élèves de CM2, datant de 2010. Et ce,  au motif  que « certaines définitions ne sont pas admissibles».  Les écoliers pouvaient ainsi y lire qu’une « femme » est « une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des  robes. Elle a de la poitrine ».

     Autre illustration de ce fascisme sexiste: le « père » est défini comme « le mari de la maman ; sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. »  Horresco referens !  Najat Vallaud-Belkacem,  porte-parole du gouvernement et  ministre des droits  de la femme, laquelle a manifesté son souhait  d’envoyer dans les classes primaires des militants de l’homosexualité pour lutter contre « l’homophobie »,  a immédiatement  approuvé la pulsion citoyenne de son collègue en charge de l’Education (dressage)  de nos chères têtes blondes…

     C’est ce même Vincent Peillon, constate encore Bruno Gollnisch,    qui entend   imposer l’éducation à la sexualité dès l’école primaire, qui a fait part de  son objectif visant à  « Refonder la République par l’école »…en étroite collaboration avec des structures  comme  SOS-homophobie et le planning familial

     Ne nous y trompons pas,  l’activisme de ce gouvernement dans ce domaine n’est ni plus ni moins que  la décalque d’une  même offensive qui est à l’œuvre outre-Atlantique. Le site geopolintel.fr a noté  la volonté  sans faille de Barack  Obama  et  de « son âme damnée du Département d’État, Hillary  Clinton », de  diffuser «  des droits relatifs aux minorités sexuelles », «  qui relèveraient suis generis du corpus des  Droits de l’Hommece qui dans la logique de cette machinerie juridique n’est pas vraiment faux »

     Le tout,  dans une optique de « libération sans limites de la sexualité comme normes sociétales et valeurs morales de références, non seulement pour l’Amérique et la niaiseuse Vieille Europe, mais pour le Tiers-Monde sommé, sous peine de perdre les aides américaines et européennes, de libéraliser leurs mœurs »

     «…Une peste idéologique -fin de toute famille organique, collectivisation des destins, triomphe de la procréation assistée, pan et polymorphisme sexuel généralisé… - qui, par la destruction de la famille, ultime  corps intermédiaire séparant l’individu du Moloch étatique, aboutira inéluctablement à l’atomisation absolue des sociétés. »

     Ce qui laissera «  l’individu libre , libéré de toutes contraintes nées des liens honnis du sang, seul, démuni, soit totalement vulnérable face à un État universel de plus en plus lointain, indistinct et totalitaire »

     La logique subversive  à l’œuvre   n’étant jamais que la poursuite d’un certain  projet révolutionnaire, « Solve et coagula , dissoudre et massifier… »

    http://www.gollnisch.com