Le mouvement France Chrétienne vient d'être créé à Montpellier. Le Salon Beige a interrogé les jeunes créateurs du mouvement, âgés de 19 et 18 ans :
La ville de Montpellier a vu se créer une nouvelle association appelée "France chrétienne". Pouvez-vous nous la présenter ? Pourquoi une association de plus ?
France Chrétienne est pour l'instant à considérer comme un mouvement, nous n'avons pas encore demandé le statut d'association officielle à la mairie. L'idée a germé au moment des élections quand Gauthier Marié et moi-même, Clotilde Münkel, avons fait le constat qu'aucun candidat ne représentait les catholiques fidèles à l'Eglise et à ses enseignements. Nous nous sommes alors rendu compte que les jeunes s'intéressent à la politique mais manquent de réflexion et de culture du milieu, nous y compris. C'est pourquoi nous avons voulu remédier à ce manque.
Quelles sont les activités et les spécificités de cette association ?
Le but est simple, réunir des jeunes autours de trois types d'activités :
- des activités spirituelles, car sans Dieu nous ne pouvons rien faire.
- des activités intellectuelles de formations : conférences, topos... faits par des intervenants que nous démarchons autour de sujets politiques, économiques ou sociaux.
- et des actions politiques ou idéologiques : tractage, sentinelles, collage, manifestations....
La spécificité de France Chrétienne est de vouloir intégrer l'Eglise aux réflexions politiques. Et tout particulièrement par sa doctrine sociale. En effet nous pensons que celle-ci est une réponse efficace et concrète au communisme qui est aujourd'hui à la base de bien des problèmes en France et dans le monde. Nous espérons à terme pouvoir avoir un certain poids dans la vision qu'ont les gens de l'implication de l'Eglise dans le milieu politique. Notre texte de référence est bien sûr l'encyclique RERUM NOVARUM de SSP Léon XIII.
Comment fait-on pour y adhérer ? Faut-il vraiment habiter Montpellier ?
Intégrer France Chrétienne est très simple. Pour l'instant le mouvement n'est réellement présent qu'à Montpellier. Avant de lancer ce projet dans toute la France, nous avons voulu développer une équipe test, qui servira de modèle pour les équipes des autres villes. La structure du mouvement se rapproche assez de la structure scoute. Les jeunes qui adhèrent sont regroupés en équipe d'une dizaine maximum. Chaque équipe a un chef qui est responsable des activités de son groupe et auquel on demande un rapport de ces activités. Ainsi nous gardons un regard sur ses activités. Tout en leur laissant la liberté et la possibilité de s'adapter aux besoins spécifiques de chaque ville.
Pour adhérer, le jeune envoie un mail à francechretienne2017@gmail.com. Sa candidature sera transférée au responsable de l'équipe de sa ville qui prendra rendez-vous et avisera comme bon lui semblera. Le mouvement étant chrétien nous n'hésitons pas à avoir une totale confiance en chacun des responsables.

Pour le libéral, on part toujours de la « liberté de conscience » et l’on aboutit, qu’il le veuille ou non, à la neutralité ou laïcité de l’Etat. L’abbé Roussel dit encore que « voulant être à la fois catholique et libéral, il n’est plus désormais assez catholique au regard de l’Eglise et il n’est pas encore assez libéral au gré des non catholiques ». Le catholique libéral a peur des définitions ; on ne le verra que trop avec l’Encyclique Quanta Cura et le Syllabus de Pie IX. Il veut être du « juste milieu », ennemi des extrêmes, c’est-à-dire de la vérité, ennemi de toute intransigeance, modéré par principe, ayant surtout un goût modéré pour la Vérité et une haine médiocre pour l’erreur. Le catholique libéral recherche la paix qui se fait toujours aux dépens de la vérité, des droits de Dieu et de l’Eglise. Il cherche une attitude charitable mais en refusant au prochain l’aumône de la vérité. On pourrait appliquer au catholique libéral la célèbre formule de Bossuet : « il déplore les effets dont il chérit les causes ».
Communiqué
Les Sentinelles de Bordeaux ont repris leur poste après l’interruption estivale, chaque vendredi entre 19h et 20h place Pey Berland, face à la mairie.