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social - Page 492

  • Des économies sur la famille

    L'Assurance-maladie propose d'écourter d'une journée en moyenne l'hospitalisation lors d'une naissance. Cela permettrait de générer 280 millions d'économies nettes. Une femme est en effet hospitalisée en moyenne en France 1,2 jour de plus que dans les autres pays développés pour un accouchement par voie basse, soit 4,2 jours contre 3 jours. 

    En soi, rentrer chez soi plus tôt après l'accouchement n'est pas une mauvaise chose, sauf bien sûr en cas de complications. Mais cette idée de faire des économies de façon quasi-systématique sur le dos de la famille et de la natalité est un tantinet malsain.

    Michel Janva

  • Un urbanisme alternatif : « Rendre les villes de nouveau vivables… »

    Avancer une approche différente de la ville, un urbanisme alternatif, implique une remise en cause totale des conceptions en cours dans ce domaine. Le fait même de vouloir replacer l’individu au cœur de la cité, de lui donner la possibilité de pleinement vivre dans l’environnement urbain, est une déclaration de guerre aux principes dominants à l’heure actuelle dans l’aménagement de l’espace collectif. L'individu est condamné dans le système actuel à l'isolement dans sa petite sphère privée. Pour que la ville redevienne un cadre de vie et de rencontre, il est nécessaire d’orienter l’urbanisme vers une recherche d’harmonie qui implique de comprendre les interactions qui naissent en son sein. Cela passe d'abord par le fait de redonner à l’espace collectif sa dimension publique, c’est-à-dire son rôle de lieu de convivialité et d’échange pour l'ensemble de la communauté. Une approche qui permet de retisser des liens sociaux et des solidarités. L’espace ne serait plus arbitrairement découpé par les spéculateurs immobiliers ou les choix arbitraires des politiques. Un urbanisme alternatif prendrait pour base l’intervention et la participation active des habitants dans les choix concernant leurs domaines d’habitation. Comme on le voit, la critique de l'aménagement urbain aboutit à une critique radicale de la société. Réinventer la ville implique de sortir du système qui la réduit à un espace de cellules individuelles ; seul un changement révolutionnaire rendra cela possible.
    Mais par où commencer ? Dans les années 70, Michel Ragon, architecte libertaire, avait relancé l’idée d’un aménagement de l’espace urbain conçu par ceux qui étaient destinés à y vivre « Nous posons un problème, relativement nouveau, qui est celui de l'intervention active de l'habitant dans le domaine de l'habitat et de la ville. Depuis toujours, l'architecture a été le domaine réservé du Prince. Les Princes qui nous gouvernent ne font pas exception à la règle et bien que l'on se dise en démocratie, le suffrage universel n'existe pas pour l'architecture. Craint-on que les usagers de l'architecture montrent un goût plus mauvais que celui des spécialistes ? La chose paraît difficile lorsque l'on contemple ce que nos architectes et l'administration qui les écoute ou les dirige, nous ont offert depuis vingt-cinq ans. Il paraît impossible que les usagers fassent pire... ».
    Les anciens lieux de vie collective urbaine (rues, places, espaces verts) et les nouveaux (espaces sportifs ou de loisirs) doivent avoir un rôle fédérateur et communautaire. Les anciennes formes de sociabilité ayant été abolies par la modernité, elles ne peuvent être ressuscitées artificiellement. Ainsi, nous ne pouvons redonner vie à des activités traditionnelles ou à des fêtes populaires n'ayant plus de sens pour la majorité de la population. Cela donnerait ces villes simulacres ou villes musées, avec leurs décors de carton pâte et leurs festivités folkloriques destinées aux touristes.
    Si on veut permettre une réappropriation de l'espace public par les habitants, il est aussi nécessaire de sortir des grandioses plans urbanistiques hérités des esprits militaires et totalitaires. C'est comprendre que c'est dans l'enchevêtrement que naît la vie. Le chaos apparent est le dédale qui permet l'errance et la découverte d'atmosphères différentes. L'aseptisation et la rationalisation à outrance de l'espace urbain ne sont pas forcément synonymes d'amélioration du cadre de vie.
    Le concept, avancé par Michel de Sablet, d'une écologie urbaine éclaire bien le tissu relationnel qu'il est important de (re)tisser pour permettre un épanouissement de la vie urbaine. A partir d'une observation précise, elle amène des pistes de réflexions et d'actions concrètes qui peuvent alimenter les décisions collectives. Ainsi il précise la double vocation de l’écologie urbaine :
    - Faire de l’espace public urbain le lieu essentiel de la sociabilité urbaine, le lieu compensateur de l’isolement de chacun dans une série de “bulles” ou de boîtes architecturales affectées à des usages sommaires et précis, reliées entre elles par des tuyaux circulatoires.
    - Rechercher les nouveaux types d’équipements et de dispositions relatives entre eux capables de générer les comportements les plus variés et susceptibles de répondre aux aspirations des citadins du XXI°siècle ».
    Elle y parviendra par une double démarche née de ce que l'auteur appelle « l'étude comportementale urbaine appliquée ». Celle-ci consiste à observer les comportements des usagers dans les espaces publics encore un peu vivants, et à en tirer suffisamment d’enseignements de façon empirique pour trouver des nouvelles formes d’aménagement générateurs de la plus grande richesse de comportements possibles. Elle amène à étudier les tendances, les aspirations nouvelles qui conduiront à penser d’autres types de relations, de localisations et de fonctionnements entre les équipements que cela suggère et la ville.
    Cette réappropriation raisonnée passe bien sûr par la prise en compte des aspects artistiques et techniques. « Une ville vivable, sera une belle ville ». Pour lui il faut intégrer la modernité à cette démarche : « Il ne s’agit évidemment pas de supprimer l’ordinateur, le surgelé, la télévision ou l’automobile pour retourner à un âge d’or urbain... d’un autre âge, et qui n’a d’ailleurs jamais existé. Dans certains cas il peut s’agir de remettre certains abus de pouvoir à leur place (automobile au détriment des transports en commun, du vélo, des piétons, etc. centres commerciaux en boîtes isolées et décentrées au détriment d’autres formes commerciales plus relationnelles, ...) ». Suivant cette logique, il affirme qu'il ne s’agit pas là de défendre le petit commerce contre les affreux centres commerciaux, mais de voir selon quelles formes de relations avec l’espace urbain les implantations commerciales sont ou non favorables à la meilleure vie urbaine.
    Plus largement, il faut permettre le désengorgement des villes. Cela  une simple adaptation décentralisatrice de nos activités. Le développement de réseaux de villes moyennes, le désenclavement des régions rurales et la création de pôles économiques basés sur la micro entreprise sont des pistes à suivre.
    Cette démarche implique aussi qu'une volonté politique supplante les inévitables représentations officielles des élus et des technocrates. La crise des villes fait apparaître la nécessité d'une « nouvelle citoyenneté », plus conviviale et plus vivante que son simulacre actuel, dans une société éclatée. Ce désir collectif d'une communauté fraternelle et épanouissante (à mille lieux des dérives communautaires) est largement ressenti. Il implique une responsabilité civique directe et immédiate que seule la démocratie directe à l'échelle locale peut amener.

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    Source: Rébellion

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Le chômage est toujours en hausse

    Les derniers chiffres du chômage sont une fois de plus  mauvais pour le gouvernement qui ne cherche même plus à minimiser. Selon un communiqué,ces chiffres:« sont le reflet d’une croissance plus faible que prévue au premier semestre qui entraîne des destructions nettes d’emplois marchands. »

    En mai, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) augmente toujours et s’établit à 3,388 millions (+24.800, soit +0,7%). La hausse du mois de mai est encore plus forte que celle du mois d’avril (+14.800). Si l’on tient compte des trois catégories (AB et C), l’évolution est également de +0,7% (+34 300). Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans augmente légèrement (+2200). Toutefois sur un an, de mai 2013 à mai 2014, le nombre de demandeurs de moins de 25 ans en catégorie A, a diminué de -3,5%.

    http://medias-presse.info/le-chomage-est-toujours-en-hausse/11935

  • La valeur du travail chez les Français

    Le Figaro du mercredi 25 juin nous livrait un rapport édifiant sur la durée moyenne du travail annuel dans les pays d'Europe. Edifiant pour la France, car selon ce rapport (rapport de l'institut Coe-Rexecode fondé sur des données européennes), dans une année (données de 2010 à 2013), les salariés français à temps complet travaillent cinq semaines de moins que les AllemandsLa France se classe avant-dernière, juste avant les Finlandais, cocorico. L'étude pointe aussi d'importantes différences entre salariés. C'est en France que l'on constate que la durée du temps de travail annuel a le plus baissé ces quinze dernières années.

    Duree-du-travail-2013Pour le détail du temps de travail par catégorie de salariés, on se reportera au document. Il faut quand même souligner que, toujours selon le rapport

    "Les principales causes d’absence des travailleurs sont les congés et RTT (6,6 semaines), et non l’absence liées aux maladies ou garde d’enfant (1,6 semaine)."

    Cette désaffection des Français à l'égard du travail a quelque chose de très préoccupant. On assiste à un phénomène curieux: dans un pays où le chômage est un fléau national et touche une partie chaque jour plus importante de la population, ceux qui ont la chance d'avoir du travail semblent s'en désintéresser et n'attendre qu'une chose, les congés et la retraite. Ceux d'entre vous qui sont déjà intervenus dans les "forums des métiers" des lycées pourront le confirmer : les questions des élèves sur les métiers tournent principalement autour des possibilités qu'offre chaque métier d'avoir a) un bon salaire, b) de bons congés, c) une bonne retraite pas trop tardive. Etonnant, de la part de jeunes qui n'ont même pas encore commencé à travailler, même si l'on peut comprendre leur volonté de gagner suffisamment: on ne vit pas de l'air du temps. Ce qui est plus déprimant, et reflète bien l'estime dans laquelle la jeunesse tient le travail, c'est que l'intérêt qu'offre tel ou tel métier au quotidien passe loin derrière les préoccupations matérielles.

    Il semble qu'on ait perdu en France la notion de travail en tant qu'oeuvre valorisante de l'être humain. Le Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglisevient jeter un éclairage essentiel sur la valeur du travail, auquel l'Eglise accorde beaucoup d'importance:

    "256 Le travail appartient à la condition originelle de l'homme et précède sa chute; il n'est donc ni une punition ni une malédiction. Il devient fatigue et peine à cause du péché d'Adam et Ève, qui brisent leur rapport de confiance et d'harmonie avec Dieu (cf. Gn 3, 6-8)."

    St Paul considère que chacun doit avoir à coeur de travailler, afin de ne pas être un poids pour les autres, et de pouvoir partager avec les nécessiteux. Lui-même s'est fait « un point d'honneur » à travailler de [ses] propres mains afin de « n'avoir besoin de personne » (1 Th 4, 11-12) 

    "ORA ET LABORA": "Le travail humain, finalisé à la charité, devient une occasion de contemplation, se transforme en prière" [...]

    [...] "Grâce au travail, l'homme gouverne le monde avec Dieu ;avec lui il en est seigneur. [...] L'oisiveté nuit à l'être de l'homme, tandis que l'activité bénéficie à son corps et à son esprit. Le chrétien est appelé à travailler non seulement pour se procurer du pain, mais aussi par sollicitude envers le prochain plus pauvre [...] Chaque travailleur, affirme saint Ambroise, est la main du Christ qui continue à créer et à faire du bien."

    L'Etat n'est pas oublié, qui doit établir les conditions favorables pour que chacun ait du travail (et non le fournir lui-même avec des emplois aidés et autres artifices):

    "[...] Le devoir de l'État ne consiste pas tant à assurer directement le droit au travail de tous les citoyens, en régentant toute la vie économique et en mortifiant la libre initiative des individus, que plutôt à « soutenir l'activité des entreprises en créant les conditions qui permettent d'offrir des emplois, en la stimulant dans les cas où elle reste insuffisante ou en la soutenant dans les périodes de crise »."

    Il faut donc que notre pays retrouve le goût du travail et lui rende sa noblesse, que chacun ait la fierté légitime de son activité, quelle qu'elle soit, que la perspective du travail s'élargisse en perspective chrétienne. Il y a ... du travail !

    Marie Bethanie

  • Des malades étrangers s'organisent pour se faire soigner gratuitement en France

    INFOGRAPHIE - La ministre de la Santé a reconnu début juin que ces cas de fraudes faisaient gonfler le nombre de bénéficiaires à l'aide médicale de l'Etat, faisant exploser le budget alloué à cette prestation.

    Les fraudes à l'aide médicale de l'Etat préoccupent la ministre de la Santé. Si le phénomène n'est pas nouveau, Marisol Touraine a remis le problème sur le devant de la scène en reconnaissant devant les sénateurs début juin que des filières de patients venus d'ailleurs abusaient de cette aide destinée aux ressortissants en situation irrégulière et précaire. La ministre de la Santé a même admis que ces cas de fraudes gonflaient - en partie - le nombre des bénéficiaires à cette aide, qui a progressé de 35% sur ces deux dernières années. Résultats: le budget alloué à cette prestation a explosé, s'élevant à 744 millions d'euros en 2013 au lieu des 588 prévus au budget, rappelle une enquête du Parisien ce lundi. Pour 2014, le budget de l'AME est prévu en loi de finances à 600 millions d'euros.

    Difficiles à identifier, ces cas de fraudes sont très variés: site Internet chinois proposant des cartes AME payantes, médecins escrocs produisant des actes fictifs pour revendre des médicaments à l'étranger, association présentant des copies dossiers AME, sans oublier des réseaux de personnes étrangères qui fraudent pour se faire soigner dans certains hôpitaux français. C'est notamment le cas d'une filière géorgienne, détaillée par Le Parisien dans son édition de lundi.

    Le cas des Géorgiens tuberculeux

    Ils ont une trentaine d'années et sont hospitalisés à Paris ou dans sa proche banlieue depuis plusieurs mois. A l'origine de leur hospitalisation? Ils sont porteurs d'une forme grave et résistante aux antibiotiques (la forme XDR) de la tuberculose, qui nécessite une prise en charge spécifique (chambre spécialisée à pression négative) et un long traitement (entre 6 et 7 médicaments, pas tous commercialisés en France), écrit le quotidien.

    Le problème, c'est qu'ils bénéficient de l'AME alors qu'ils ne l'ont jamais demandée et qu'ils n'y ont pas droit. «Beaucoup arrivent avec un visa de touriste, délivré par l'ambassade de France en Géorgie, et attendent le dernier jour de validité pour débarquer à l'hôpital», explique un médecin au Parisien. Une hospitalisation de dernière minute à moindre frais: quand leur visa n'est plus valide, c'est l'hôpital qui finance ces soins vitaux. Autrement dit, l'aide médicale de l'Etat (AME) prend le relais à partir du 91e jour. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a répertorié 57 cas. Montant de la facture? Près de 13,7 millions d'euros pour l'ensemble de ces dossiers, affirme Le Parisien, qui évoque aussi le cas d'une filière tchétchène.

    Pour autant, ce phénomène est loin d'être massif. Selon Médecins du monde, «seuls 9% des étrangers en situation irrégulière disposent d'une couverture maladie» et «la santé personnelle ne représente que 2,3% des raisons ayant motivé la migration». «Ces chiffres démontrent combien les discours contre les migrants qui viendraient profiter des systèmes de santé européens sont infondés», conclut l'association citée par Le Parisien.

    Mieux repérer les fraudes

    Pour mieux détecter ces abus, la ministre de la Santé a déclaré début juin qu'elle souhaitait poursuivre les contrôles engagés dans les différentes caisses primaires. «Nous devons évidemment (...) lutter contre les abus qui pourraient être constatés, a-t-elle déclaré. A partir de 2015, nous disposerons de statistiques permettant de comparer les taux d'acceptation ou de refus de l'aide médicale de l'Etat caisse par caisse», afin de savoir s'il existe ou non un recours excessif à ce disposif. Autre possibilité: mieux coopérer avec les pays d'origine pour que ces personnes étrangères aient un meilleur accès aux soins dans leur pays.

    Pour limiter la hausse du nombre de bénéficiaires, la gouvernement Fillon avait instauré un droit de timbre fixé à 30 euros en 2011. Ce système, qui avait fait baisser de 20.000 le nombre de bénéficiaires, a été supprimé le 4 juillet 2012, juste après l'élection de François Hollande. Hausse des demandeurs, déparage des dépenses... Le député UMP de Paris, Claude Goasguen avait déjà tiré la sonnette d'alarme fjn 2013. Le rapporteur de la loi de finances 2014 pour le budget de l'aide médicale d'État (AME) avait proposé de «repenser globalement le dispositif» et de recentrer l'AME «sur les besoins urgents, à l'instar des pratiques de nos voisins européens».

    Ce qu'il faut savoir sur l'AME

    En vigueur depuis janvier 2000 sous le gouvernement de Lionel Jospin, l'aide médicale de l'Etat est destinée aux étrangers en situation irrégulière et précaire. Cette prestation a été crééé dans l'idée d'éviter la propagation de certaines maladies sur le territoire national. Pour en bénéficier, les demandeurs doivent résider de manière stable sur le territoire depuis plus de trois mois et avoir des revenus inférieurs à 8593 euros par an (12.890 euros pour un couple). Tout enfant mineur de parents en situation irrégulière est d'office éligible. L'AME est attribuée sans condition aux mineurs dont les parents sont en situation irrégulière même lorsque ces derniers n'en bénéficient pas encore ou dépassent le plafond de ressources, précise l'Assurance maladie sur son site Internet.

    L'AME donne droit à la prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation en cas de maladie ou de maternité dans la limite des tarifs de la sécurité sociale, sans avoir à avancer les frais. En revanche, les cures thermales et les actes techniques, examens, médicaments et produits nécessaires à la réalisation d'une aide médicale à la procréation ne sont pas pris en charge.

    source

    http://www.oragesdacier.info/2014/06/des-malades-etrangers-sorganisent-pour.html

  • Le plan d'économie de 50 milliards d'euros va supprimer 60.000 emplois

    Un document de la rapporteuse du Budget indique que 190.000 créations d'emplois auront lieu d'ici 2017, insuffisantes toutefois pour compenser la suppression de 250.000 postes.
    Un "impact négatif sur la croissance et la suppression de 250.000 emplois", voici ce que pourrait entraîner le plan d'économie de 50 milliards d'euros proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, selon un rapport publié ce week-end par la rapporteuse générale du Budget.
    Dans les chiffres, l'impact sur la croissance serait "de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017", écrit la députée Valérie Rabault.
    190.000 créations d'emplois
    Elle tempère toutefois ces prévisions en estimant qu'"une partie de cet impact sera neutralisée par l'adoption de mesures fortes en faveur de la réduction des charges des entreprises et du pouvoir d'achat des ménages dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité" 
    Le gain de croissance escompté serait ainsi de 0,6 point avec 190.000 créations d'emplois d'ici 2017, indique le document de la rapporteuse du Budget.
    Le projet de budget rectificatif doit être examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale. Début juin, des députés PS frondeurs s'en sont désolidarisés, proposant un contre-budget alternatif. 
    Des "calculs extrêmement théoriques" pour Sapin
    Le ministre des Finances Michel Sapin a estimé lundi matin sur France Info étaient "des calculs totalement en chambre, des calculs extrêmement théoriques" venant "d'un certain nombre d'économiste", dont Valérie Rabault "se fait l'écho".

    La Tribune :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupFVEZyVFRnLbQORN.shtml

  • Astom: une mauvaise affaire pour l'Europe

    L'accord qui vient d'être conclu entre le gouvernement, General Electric et Bouygues pour le rachat d'Alstom est une bien mauvaise affaire pour l'Europe. Pour l'union Européenne mais pas du tout pour la France.

    Bouygues désirait se débarrasser des activités énergie d'Alstom et était favorable à l'offre de l'entreprise américaine. La France a mis son veto à une transaction sans garantie pour la pérennité d'un secteur économique important et sans certitude de maintien des emplois. Ce droit de veto, le gouvernement français se l'est donné à lui-même le 15 mai dernier. Il a utilisé le décret, datant du 30 décembre 2005 et signé par Dominique de Villepin, qui soumet un certain nombre d'investissements étrangers en France à l'autorisation du gouvernement. Il l'a étendu aux domaines de l'énergie, des transports, de l'eau, de la santé et des télécoms.

    General Electric a dû promettre de protéger les emplois et l'implantation d'Alstom sur le sol national. L'Etat a ensuite racheté une partie des actions de Bouygues, ce qui lui donne un droit de regard sur le fonctionnement de l'entreprise.

    http://media.rtl.fr/cache/2tT_ax0mKhyP64MswUtSVQ/795x530-2/online/image/2014/0429/7771573006_la-direction-d-alstom-a-accepte-l-offre-de-reprise-de-general-electric-mardi-29-avril.jpg

    Pour réaliser toutes ces manœuvres, il n'a pas été nécessaire de solliciter telle ou telle autorisation aux technocrates de Bruxelles. L'autorisation de Bruxelles est souvent l'argument avancé pour laisser faire les prédateurs, souvent fonds de pensions et d'investissement, qui dépècent notre économie.

    Il n'a même pas été nécessaire de se plier à de longues discussions parlementaires. Il a suivi de publier un décret qui, par définition, n'a pas à être voté.

    Finalement, le gouvernement Valls, pour lequel nous n'avons guère de sympathie, a agi dans le sens du patriotisme économique. Au nom du "Tout ce qui est national est nôtre", il faut lui donner un coup de chapeau.

    Et, surtout, les leçons de l'affaire Alstom sont aveuglantes:

    - quand des gouvernants sont décidés, ils peuvent sauvegarder l'intérêt français;

    - il est possible de prendre des décisions sans mendier la bénédiction bruxelloise;

    - l'Europe est une excuse pour les incapables et les traîtres à la patrie;

    - pour agir efficacement, le gouvernement doit agir vite et fort, sans passer par les bavardages de l'Assemblée.

    Donc, pour sauver la France:

    - NON À L'EUROPE DE BRUXELLES !

    - OUI À UNE FRANCE ROYALE !

    http://www.af-provence.com/article-astom-une-mauvaise-affaire-pour-l-europe-123973617.html

  • Les objectifs de la CGT restent purement politiques

    La CGT nous offre donc encore une semaine de bonheurs. Du premier au quatrième jour, la participation des cheminots, déjà faible au départ, a diminué de moitié. Elle était passée, du 12 au 15 de 27 à 14 %. Elle a néanmoins été reconduite, comme d'habitude, à main levée le 16 par des assemblées générales fort peu représentatives. Une nouvelle séquence aura donc commencé, après par les embarras des jeunes candidats au baccalauréat, et elle se continue avec l'engorgement des transports.

    Si l'on en croit un sondage du "Parisien-Aujourd'hui en France" trois Français sur quatre désapprouvent ce mouvement.

    Cela fait quand même, malheureusement, encore beaucoup trop de gens qui le trouvent sans doute très bien. Voilà de l'espoir pour ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" que la direction stalino-cégétiste cherche à fédérer dans sa bataille à retardement contre ce qu'on appelle pompeusement "mondialisation", en fait contre la concurrence et la libre entreprise. Rappelons à ce sujet que la simple desserte par car est soumise au bon vouloir du monopole étatiste.

    Un débat se prolongera à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de la semaine autour du projet gouvernemental. Celui-ci ne se révèle qu'une tentative bien molle, plutôt cafouilleuse, et vouée à l'échec, de faire semblant de réformer le pays, tout en maintenant des avantages corporatifs conçus au siècle dernier, en vertu d'idées datant du siècle précédent. La loi en cours d'adoption a d'ailleurs été conçue pour porter au pinacle le président de la SNCF, le caméléon médiatique Guillaume Pepy, avec le soutien du sous-ministre Cuvillier installé en 2012. Elle risque de n'aboutir à son éviction à court terme. Celle-ci pourrait bien s'opérer sous la pression du ministère de l'Environnement, Madame Royal ayant été remise en selle en 2014, elle-même porte parole des présidents de Régions, vaches à lait du monopole ferroviaire.

    Quelle joie, dans ce contexte incompréhensible, pour les usagers du train, quel extase pour les festivaliers, quelle aubaine pour les Parisiennes : la CGT aura montré dès la semaine du 10 au 15 juin, avec les protestations des intermittents du spectacle, ce dont elle reste capable.

    Pendant ce temps les gros moyens de désinformation auront passé gentiment sous silence le procès qui s'est ouvert, dans l'indifférence presque générale, le 2 juin à Paris sur le comité des Œuvres sociales d'EDF-GDF devenu Caisse centrale d’activités sociales (CCAS). Ah ! la bonne vieille institution : elle remonte à la grande année de Marcel Paul, 1946, année des grandes fournées, je ne trouve pas d'autre mot, de nationalisations. Certes son Histoire a été quelque peu contrariée en 1951 par le gouvernement Pinay : pouah. Mais on l'a reconstituée en lui donnant un nouveau nom. Et elle a donc repris, en toute impunité jusqu'ici, son mode de fonctionnement au service des besoins matériels du parti communiste.

    Quoi de plus naturel et légitime que d'aider le prétendu "parti des 75 000 fusillés", soi-disant "parti de la classe ouvrière" et, jusqu'à une date récente, "premier parti de France".

    En décembre 2012, toutefois, un [méchant] juge d'instruction, à la solde des gros monopoles et du grand capital, n'en doutons pas, répondant au nom de d'Huy, et au prénom plus que suspect de Jean-Marie clôturait son enquête par une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel à l'encontre de Jean Lavielle, ancien président cégétiste de la CCAS, et dix (10) autres personnes. Le même magistrat déférait en même temps  devant la justice le quotidien "L’Humanité", le journal "La Voix ouvrière", la centrale CGT et sa Fédération des mines et de l’énergie.

    Il a cependant fallu attendre 18 mois pour que le TGI de Paris fasse comparaître les 16 prévenus. Il faudra encore attendre, très probablement une procédure d'appel.

    Tous ces gentlemen sont soupçonnés de malversations financières au profit de la cause communiste.

    Doit-on d'ailleurs considérer comme plus grave de détourner des fonds, éventuellement, comme n'importe quel politicien, pour améliorer son propre ordinaire, – ce qu'on appelle "enrichissement personnel" – ou de les remettre au parti communiste ? Laissons aux casuistes le soin de trancher.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/06/les-objectifs-de-la-cgt-restent-purement-politiques.html
      

  • Le scandale des intermittents permanents : la preuve par Canal+

    La plupart des producteurs de TV s’engraissent grâce au service public et aux intermittents indemnisés par l’UNEDIC.   

    En ce lundi après-midi, les intermittents du spectacle emmenés par la CGT campent sous les fenêtres du ministère de la Culture, attendant qu’Aurélie Filippetti, comme les héroïnes romantiques, apparaisse à son balcon.

    Nourris au même lait que les cheminots, les « travailleurs-travailleuses » du spectacle tiennent en main une arme bien rodée : le chantage. Quand les uns refusent de faire rouler les trains, les autres sabordent les festivals.

    Ceux-là dénoncent l’accord signé le 22 mars dernier par la CFDT, FO et le MEDEF, qui « plafonne les indemnités à 5.475 euros brut par mois » et « prévoit l’augmentation de deux points des cotisations sociales des intermittents, soit une perte de salaire net de 0,8 % », comme l’expliquait à l’époque Agnès Verdier-Molinié sur le site Atlantico.

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  • Franc-parler…chiche?

    Selon l’Insee qui publiait la semaine dernière ses données définitives, 21.700 postes ont encore été détruits dans le secteur marchand  au premier trimestre, bilan qui intervient  au moment même ou le Royaume-Uni annonçait son plus bas taux de chômage depuis 2008…L’emploi est-il la priorité des acteurs sociauxdans notre pays ? On peut en douter à la lecture du papier publié dans Marianne  faisant état du congrès de la CFDT qui s’est tenu à Marseille au début du mois, au cours duquel son secrétaire général, Laurent Berger, et les militants « se sont interrogés sur le pacte de responsabilité signé par leur direction avec un Medef, prêt à le torpiller ». Mais dans les faits constate Marianne, « estomaqués par le raz-de-marée du FN aux européennes, (les militants) resserrent les rangs derrière leur secrétaire général » dont « le discours reflète (…), les états d’âme de ses militants, complètement sonnés par le score du FN et celui de l’abstention aux européennes ».

     « Cette fois c’est bien plus grave que ne l’admet la direction du PS, met en garde René Briesch, un Lorrain, ancien président du Comité économique et social européen, les électeurs qui ont voté Front National, ne l’ont pas fait pour protester. 97% adhèrent à ses thèses nationalistes et sa dénonciation de l’immigration ! ».

     «Bien sûr qu’en signant un pacte de responsabilité avec un patronat qui joue les chochottes, nous avons pris un risque, s’épanche (Laurent Berger)  en conférence de presse. Je ne l’ai jamais caché. Mais dans deux ans, si l’on ne tente rien, qui sait si la démocratie ne sera pas menacée par un parti qui nie nos valeurs les plus chères ? » (sic).

     Même catastrophisme sur le site de la revue de Bernard-Henry LévyLa Règle du jeu.  Le dénommé François Margolin y a pondu un papier dans lequel il  s’inquiète de l’habileté diabolique d’un FN qui durant « cette dernière campagne électorale », « a si peu parlé d’immigration mais beaucoup plus de  Bruxelles ou de la misère sociale ». Certes il tient à contenter  ses lecteurs  en quête de  grands frissons d’épouvante et englués dans une grille de lecture aussi primaire,  débile qu’obsolète :  le FN est toujours le parti de la « haine » de l’étranger.

     « Mais ajoute-t-il,  rien ne dit que le Front National n’aura pas l’intelligence, si le mot a un sens en la matière, de se reconvertir sur un autre front : celui de la misère sociale. Comme ses ancêtres, les partis fascistes des années 30, ceux de Mussolini, de Jacques Doriot ou de Hitler. Un front – sans jeu de mots – qui a, malheureusement de beaux jours devant lui, si les partis politiques traditionnels n’en prennent pas la mesure. Raison de plus d’être vigilant ».

     Sans oser  proférer les mêmes énormités que M.  Margolin,  Manuel Valls a fait entendre un son de cloche similaire samedi devant le Conseil national du PS : « Le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle existe». « Nous pourrions basculer dans une nouvelle ère. Une ère dans laquelle un des grands partis républicains -  est sans que cela soit une surprise – peut être absent de grand rendez-vous électoral. Rien n’est fait, cela peut être la droite, ce peut être nous. »  « Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen »,  « Oui la gauche peut mourir ». « Il n’existe pas d’alternative à gauche », « l’échec électoral du PS  ne renforcera  pas la gauche de la gauche » a-t-il encore prévenu.

     Ce qui est pour le coup une vérité toute simple énoncée par beaucoup, notamment dernièrement par Michel Onfray dans l’article qu’il a donné au Nouvel Obs, et que nous avons déjà cité, pointant les similitudes pouvant exister entre le FN et le Front de Gauche. « Ce qui réunit les deux fronts est important affirme-t-il : un même refus de l’Europe libérale, une même condamnation des logiques de Maastricht, une même franche suspicion pour l’euro, un même ras-le-bol des partis qui défendent l’Europe libérale, une même condamnation de la quasi-totalité de la presse et des médias qui, aux mains des banquiers, se font les courroies de transmission quotidiennes de l’idéologie libérale, un même souci du petit peuple, une même condamnation des élites qui ont failli, une même défense de l’Etat et, c’est nouveau au FN, un même éloge des services publics. (…). Seule la question de l’islam distingue le FN du FG : un danger pour l’une, une chance pour l’autre. Voilà pourquoi la première rassemble le double de voix du second. Pragmatique, Marine Le Pen pose les questions que tout le monde se pose ; idéologue, Mélenchon estime que ces questions ne sont pas légitimes — elles se posent pourtant ».

     Pour être tout à fait précis, indiquons cependant que ce n’est pas tant la question de l’islam qui sépare le FN du FG et de ses autres adversaires, que celle de l’accueil à haut débit sur notre sol de flux migratoires.  Le FN serait tout autant opposé à l’immigration de peuplement affirme Bruno Gollnisch,  si celle-ci concernait non pas des Musulmans mais  exclusivement des millions d’Africains animistes, des millions de Tamouls polythéistes ou des millions de Chinois confucianistes…

    Il faut posséder, petite parenthèse,   la mauvaise foi militante du journaliste  de RTL et de Canal plus, le  socialiste Jean-Michel Apathie,  pour prendre comme exemple   la victoire lors de ce Mondial de football  de l’équipe des bleus  dimanche soir  face à la modeste formation du Honduras,  afin de  réaffirmer péremptoirement que l’immigration est une chance pour la France !  Les Français sont un peuple accueillant et nullement raciste mais la coupe est pleine depuis déjà longtemps, elle déborde même sur de nombreux points de notre territoire. Une évidence que les Français ont aussi   tenu à  signifier aux partis du Système par leur vote le 25 mai.

    Autant dire que l’historien et militant antiraciste Pierre-André Taguieff n’a que très partiellement raison quand il écrit dans son dernier ouvrage Du Diable en politique, réflexions sur l’anti-lepénisme ordinaire  (Marianne s’en fait l’écho) que « trente ans de rhétorique anti-fasciste et son processus de diabolisation ont contribué à installer le Front National au centre de la vie politique française  ».

     Un FN que droite et gauche ont tenté  d’instrumentaliser à leur profit, or la créature leur échappe ! «  Les chiraquiens et les sarkozystes ont liquidé le gaullisme. Les jospinistes et les hollandistes ont ruiné le socialisme et réduits le PS à une machine de pouvoir incapable de la moindre réflexion ». « L’auteur décrit la disparition de  l’homme de gauche  réduit à un hybride social-libéral-écolo-conservateur-progressiste-républicain avec désormais  la poche à droite et un vague souci de préserver  les acquis sociaux ».

    « Le Front National se retrouve donc être aujourd’hui au centre de la vie politique française (…).  Marine Le Pen séduit les déçus des deux rives. Le Front National est devenu un parti attrape-tout, une formation qui profite de toutes les crises, réussissant l’une des alliances les plus fortes dans le champ politique français actuel : celle de l’aspiration nationale et de l’aspiration sociale ».

     Pourtant, « totalement dédiabolisé, le FN perdrait une grande partie de son attractivité  parie d’ailleurs  Taguieff qui, au  front républicain , substitue l’image de l’ estomac  qui digérerait le Front National, comme il a digéré autrefois les royalistes contre-révolutionnaires. Une digestion lente. Cet estomac existe. En démocratie, il a même un nom : le débat politique ».

    Ecrire que le succès du FN s’explique en «grande partie» par sa diabolisation n’est pas vraiment original et ressuscite un vieux débat. Il est légitime de penser a contrario que c’est justement le processus de  dédiabolisation, engendré  par le travail pédagogique accru de Marine  comme  par les événements  validant les invariants du discours du FN,  les fondamentaux de son programme, qui explique le succès grandissant de l’opposition nationale.

    Ce qui ne veut pas dire souligne Bruno Gollnisch, bien au contraire même,  que le FN doit perdre son tranchant, manier  la langue de bois ou de coton,  abdiquer son franc-parler,  accepter ou appeler de ses vœux un formatage  qui précède bien souvent des reculs programmatiques.

    Nos compatriotes attendent aussi du Front National qu’il continue de porter, sans outrances bien sûr, mais avec fermeté,  le nécessaire combat en faveur du maintien de notre liberté d’expression, menacée par les pulsions totalitaires  de la caste, les kapos du politiquement correct, les censeurs, les démagogues, les falsificateurs de l’histoire, les  propagandistes   d’une novlangue qui est un des instruments du contrôle des esprits.

    Dans les faits, c’est  bien  le  programme porté par le FN,  de rupture avec les politiques euromondialistes  de l’UMPS,  qui séduit une large fraction  de nos compatriotes.  Et  qui les séduiraient encore plus si celui-ci était réellement  exposé, à parité avec celui des partis européistes. C’est-à-dire  avec objectivité, bref « sans affect, sans émotion, sans fantasme, sans peur irrationnelle » pour parler le langage de M. Taguieff. Chiche ?

    http://gollnisch.com/2014/06/17/chiche-2/