
Maurras et Evola : royauté nationale et royauté sacrée
Evola défend une monarchie d’inspiration métaphysique, par quoi il faut entendre, non pas tant une monarchie “de droit divin”, au sens classique de cette expression, qu’une monarchie fondée sur des principes dérivant eux-mêmes de ce qu’Evola appelle la « Tradition primordiale ». Cette « Tradition primordiale » reste à mes yeux aussi nébuleuse qu’hypothétique, mais là n’est pas la question. Ce qui est sûr, c’est que J. Evola se fait de la monarchie une idée assez différente de celle de la plupart des théoriciens royalistes contemporains. Une étude comparative des idées de Charles Maurras et d’Evola, étude qui n’a pas encore été réalisée, serait de ce point de vue des plus utiles.



Au grand dam d’une Assemblée nationale libérale-libertaire obsédée par la réécriture de l’Histoire, le député de la 6e circonscription de l’Hérault Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers Robert Ménard, a proposé un amendement ancré dans des faits historiques incontestables, provoquant un tollé en retour. La proposition de Madame Ménard, samedi 23 janvier 2021, dans le cadre des discussions portant sur le projet de loi contre le « séparatisme », vise à réécrire ainsi l’article 1er de la loi de 1905 : « L’Etat français, fort de son héritage chrétien, assure la liberté de culte et la liberté de conscience. »