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l'information nationaliste - Page 4184

  • Vers un nouvel ordre mondial. Pour une communauté européenne de destin

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    Auteur de nombreux ouvrages et chroniqueur régulier sur le site EuroLibertés, militant depuis toujours du combat nationaliste et européen, Richard Dessens nous apporte aujourd'hui sa contribution à notre enquête sur "l'après crise du coronavirus".

    S.N.

    Richard Dessens

    La globalisation financière du début des années 1980, a reposé sur la déréglementation (disparition dès 1971 du système des parités stables entre les monnaies), puis sur la désintermédiation bancaire, enfin sur le décloisonnement des marchés bancaires. Le trading haute fréquence qui automatise à la nanoseconde les transactions grâce à des algorithmes mathématiques  en a rendu l’application effective.

    Cette globalisation financière a entraîné la mondialisation des échanges à tous les niveaux, en faisant passer les préoccupations économiques au second plan, sans parler des impératifs sociaux qui devenaient peu à peu une variable d’ajustement au service des intérêts financiers et non plus économiques. L’économie s’est financiarisée en opérant une distinction effective entre l’économie réelle, celle des qui préoccupe les chefs d’entreprise, et l’économie financière devenue une économie virtuelle dominée exclusivement par le seul profit financier. Cette dichotomie a entraîné une course aux profits déconnectée des réalités de la production des entreprises et de leur développement. Des entreprises saines économiquement ont été détruites parce qu’elles ne versaient pas des dividendes suffisants à des actionnaires attirés exclusivement par un taux de rentabilité de leurs investissements.

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  • 63% des Français inquiets de l’après-11 mai, selon un sondage

    Une enquête Elabe diffusée ce mercredi indique que la période de déconfinement est une source d’inquiétude pour plus de six Français sur dix. 63% d’entre eux se déclarent inquiets quant à cette perspective. Toujours selon cette étude, 62% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir confiance en Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe.

    L’enquête précise également que 90% des personnes interrogées sont favorables au port du masque obligatoire dans les transports en commun. 93% se montrent partisans des mesures d’isolement pour les personnes positives au Covid-19 et consentantes. 85% des personnes voient également d’un bon oeil le fait que les mesures de déconfinement puissent être adaptées d’un département à l’autre selon la situation sanitaire. 60% des personnes interrogées, soit six sur dix, sont fermement opposées à la réouverture des écoles, qui doit intervenir à compter du 11 mai de manière progressive.

    Sondage Elabe pour BFMTV du 29 avril 2020.
    Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 29 avril 2020.

    BFMTV / Illustration: Pixabay

    https://www.tvlibertes.com/actus/63-des-francais-inquiets-de-lapres-11-mai-selon-un-sondage

  • La conception de la nation de Fichte par Lionel BALAND

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    Le philosophe Johann Gottlieb Fichte, né à Rammenau, près de Dresde, en 1762, et décédé à Berlin, en 1814, est une des grandes figures de l’Idéalisme allemand, aux côtés d’Emmanuel Kant (1724 – 1804), de Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770 – 1831) et de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775 – 1854).

    Parmi les productions littéraires les plus connues de Fichte figurent les Discours à la nation allemande, tenus durant l’hiver 1807 – 1808, alors que les armées de Napoléon occupent la Prusse, à Berlin et publiés en 1808 dans cette ville. Ils visent à réveiller le sentiment national allemand et à la réalisation d’un État regroupant les Allemands.

    Au sein de l’introduction de la traduction française parue en 1992 à l’Imprimerie Nationale à Paris (1) et réalisée par le philosophe français, né en 1948, Alain Renaut, ce dernier se pose la question de la conception de la nation mise en avant par Fichte : celle née de la Révolution française, qui considère que le tiers état la constitue, ou celle du romantisme allemand, « dont on a parfois soutenu qu’elle avait émergé avec la notion herderienne (2) de Volksgeist (3) », qui veut que seuls les descendants de membres de la nation appartiennent à cette dernière ?

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  • Vers la fin des «ponts» du mois de mai?

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    Ex: http://www.europemaxima.com

    Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF, le syndicat du CAC 40, ne fait pas dans la nuance. Dans un entretien au Figaro du 10 avril dernier, il déclarait que pour sortir de la crise économique imputée au coronavirus, Les Français devraient travailler plus longtemps, avoir moins de congés payés et accepter de perdre des jours fériés. La rengaine n’est pas nouvelle. Elle démontre qu’en digne héritier des négriers industriels des XIXe et XXe siècles, le MEDEF s’accroche encore à de vieilles lunes.

    L’automatisation, l’informatique et la robotisation modifient durablement les conditions de travail. Déjà, à la fin des années 1960, les grands patrons ont poussé Pompidou à privilégier l’immigration de main-d’œuvre étrangère aux dépens de l’installation, certes coûteuse au départ, des premières chaînes de montage automatiques qui auraient probablement évité l’actuel « Grand Remplacement ».

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  • Ils dénoncent les atteintes aux libertés mais réclament toujours plus de maternage !

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    Dans quinze jours, le déconfinement, la « quille », mais bien des gens, déjà, sont dans la rue. Pourtant, à entendre les médias qui tournent en boucle sur le Covid-19, les Français seraient tétanisés à l’idée de mettre le nez dehors, à portée de postillons. La preuve, 64 % des parents d’élèves refuseraient de renvoyer leurs bambins à l’école.

    On ne cesse de dénoncer un État répressif qui prend prétexte de la crise sanitaire pour restreindre scandaleusement nos libertés. Confinement, verbalisation, restrictions… D’un côté, on se la joue guerrière et résistante, de l’autre, on implore une protection toujours accrue, renvoyant à l’État la prise en charge de tous nos maux.

    On veut des masques, on veut des tests, on veut le chômage total ou partiel, la prime et les vacances ; on veut la certitude en tout et la garantie sur le reste, la liberté de sortir et l’intubation si nécessaire, bref, une protection tous azimuts et sans contrepartie.

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  • Colombes: Quand une attaque terroriste devient un « accident de la circulation » (OJIM)

    OJIM – Lundi 27 avril, un automobiliste a délibérément percuté deux policiers à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il a grièvement blessé l’un d’entre eux, plus légèrement l’autre. Il a revendiqué cet acte au nom de l’État islamique. Certains médias ont manié l’art de la circonvolution avec un grand talent — comme souvent — au point de passer à côté de l’essentiel.

    Dans le flot d’informations dans lequel nous baignons, les gros titres des articles nous aident à choisir l’article que nous allons lire complétement. Un accident de la route, malheureusement très banal, retient a priori moins notre attention qu’un attentat à motivation islamiste contre des policiers. Dans la présentation d’une attaque contre deux policiers le 27 avril à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, les titres de certains articles sont de façon assez édifiante dans le registre « accident de la route » et non dans celui du terrorisme.

    « PERCUTÉS PAR UN AUTOMOBILISTE »

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  • Edouard Philippe devrait écouter le Café du Commerce

    Edouard Philippe Ecriture inclusive

    La macronie est chatouilleuse : elle ne goûte guère la contradiction. Emmanuel Macron avait, le 31 mars, qualifié d’ “irresponsables” ceux qui n’étaient pas convaincus par sa “guerre” contre le Covid-19. Le président y avait vu des sortes de traîtres portant atteinte à la nation. Cette fois, c’est son premier ministre qui a montré, lundi, son agacement devant les mêmes esprits chagrin. S’adressant à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a notamment déclaré : “J’ai été frappé par le nombre de commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu’il aurait fallu faire à chaque instant. La modernité les a fait souvent passer du Café du Commerce à certains plateaux de télévision. Les courbes d’audience y gagnent ce que la convivialité des bistrots y perd. Mais je ne crois pas que cela grandisse le débat public”. Ces propos de comptoir d’homme vexé seraient anodins s’ils n’avaient été tenus, solennellement, devant la représentation nationale.

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  • Faut-il obéir au pouvoir et à ses lois injustes ?

    Faut-il obéir au pouvoir et à ses lois injustes ?

    Voici un texte écrit en 1938 par Don Luigi Sturzo, grand critique du totalitarisme, qui a toute son actualité en cette période de refus du culte public par le pouvoir :

    « Quand on parle  de soumission aux pouvoirs constitués, on ne peut l’entendre au sens de soumission personnelle, mais seulement au sens de soumission légale, soumission qui est due à l’ordre établi, c’est-à-dire aux lois. Personne ne peut s’estimer solutus a lege (délié de la loi) pas même ceux qui sont investis de l’autorité. Mais l’obéissance ne peut se concevoir ni comme une obéissance de moine ni comme une obéissance d’esclave : l’obéissance est due seulement aux lois et ordonnances judiciaires et administratives ressortissant de l’application des lois. Si dans cette application les magistrats et les chargés d’offices excèdent leurs pouvoirs et pèsent injustement sur les citoyens, ceux-ci ont un droit de recours ou de non-exécution selon les cas. Les premiers chrétiens ne se comportaient pas différemment des autres citoyens de l’Empire ni des citoyens des cités d’aujourd’hui ; ils obéissaient aux lois (quand celles-ci n’étaient pas contraire à la morale chrétienne), et quand l’occasion s’en présentait, comme les autres ils revendiquaient leurs droits, tel saint Paul qui fit valoir sa qualité de citoyen romain en faisant appel à César (…) La résistance passive qu’ils firent aux lois antichrétiennes, en préférant la fuite ou le martyre à l’obéissance, ne fut pas causée par la perversité des empereurs, mais par leurs lois perverses. La loi, pour qu’elle oblige, doit être morale et juste ; la loi immorale et injuste n’impose pas. La loi immorale peut être positive si elle oblige à commettre un acte immoral (par exemple culte rendu aux faux dieux, stérilisation imposée à des personnes déterminées) ; négative si elle défend d’accomplir certains actes moraux (par exemple : culte du vrai Dieu, prédication de l’Evangile, actes publics du mariage religieux). L’action de la résistance à la loi peut être de deux sortes :a) politique et collective afin d’obtenir la révocation et la non obéissance de la loi. b) civile et personnelle de la part de celui à qui est faite l’injonction avec refus de s’y soumettre. L’obligation de la résistance politique incombe à tous les citoyens, selon la possibilité légale et les situations personnelles de chacun(…) Elle oblige avec une plus grande rigueur ceux qui ont d’office le devoir de défendre la religion et la moralité lorsqu’elles sont offensées, ou ceux qui, par profession sont appelés à mettre les lois à exécution (par exemple les médecins dans le cas de stérilisation obligatoire). Du devoir qui défend de collaborer au mal dérive celui, pour tous les fonctionnaires et employés de l’Etat, de refuser de travailler pour accomplir des actes immoraux commandés par leurs supérieurs hiérarchiques. Dans le cas d’une loi ou d’un ordre immoral de caractère négatif (par exemple récemment on interdit de prêcher ou d’enseigner le catéchisme dans la langue du pays dans la région du Haut-Adige et dans l’Italie, au Pays Basque, et il y a environ dix ans en Catalogne), il faut faire plusieurs distinctions- S’il s’agit seulement d’interdire l’exercice d’un droit, bien que cette interdiction soit une immoralité et une injustice, l’intéressé qui n’a aucun moyen de se défendre sur le terrain légal, peut, même si c’est à son dommage, renoncer au moins temporairement à ce droit. Par exemple renoncer à publier un livre ou un journal en une langue déterminée (ainsi que cela se passe aujourd’hui au Pays Basque). Mais s’il s’agit de l’interdiction d’exercer un ministère faite à celui qui a le devoir de le remplir (interdiction au médecin de soigner certains malades parce qu’ils sont juifs, obligation au curé d’une paroisse d’enseigner le catéchisme non en patois, mais dans la langue nationale que les enfants du peuple ne comprennent pas bien ou pas du tout), alors on ne peut pas obéir à la loi ou à l’ordre de l’autorité civile. »

    Don Luigi Sturzo, « De l’obéissance aux pouvoirs constitués,  Réflexion sur le temps présent. » La vie intellectuelle, 10 septembre 1938, p. 404-410. (Extraits)

  • La révolution est dans l’assiette

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    Par Périco Légasse*

    Alors que l’agriculture paysanne se met en ordre de bataille pour maintenir et renforcer les circuits courts malgré le confinement, que des élus, des associations de consommateurs, des citoyens engagés se démènent pour développer des réseaux de proximité, notamment avec l’installation de drives paysans, permettant aux Français d’accéder à des aliments de qualité tout en soutenant les producteurs émérites durant cette période de crise, une autre France, souvent la même à l’heure de la débâcle, se précipite vers les fast-foods ayant rouvert leur vente à emporter. Files interminables, malgré l’attente, pour arracher un petit paquet de merde saturé de sucres et de gras insalubres. Les scènes font frémir en ce sens que, quoi qu’il arrive, les addictions de masse vers la mal- bouffe semblent inscrites dans certains gènes sociétaux.

    Tout continue donc comme avant... Les plus pessimistes considèrent en effet qu’au-delà des promesses politiques et des serments philosophiques, une fois l’ouragan calmé et quelques gestes symboliques concédés en guise de B.A., les vieux réflexes reprendront vite le dessus. Ni Wall Street ni les Gafam ne se laisseront si facilement déposséder des outils du profit néolibéral globalisé. Comptons sur leurs séides et leurs satrapes pour veiller au grain.

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