
Tribune libre de l’essayiste Olivier Piacentini (ses livres ici).
« En 2015, je publiai Vers la chute de l’Empire Occidental, ouvrage dans lequel j’établissais un syllogisme historique entre l’Occident de l’après guerre et la Rome du quatrième siècle.
Jugez plutôt :
– à partir de 190 après JC, la peste dite antonine frappe l’Empire, et tue près d’un tiers de la population. L’empire est durablement affaibli démographiquement face aux barbares.
– avec l’Empire, Rome préfère importer du blé d’autres provinces, Gaule, Afrique du Nord, plutôt que de le cultiver en Italie. On préfère aussi le recours à l’esclavage. S’ensuit le chômage massif de la plèbe romaine et italienne. Phénomène que l’on pallie avec des distributions gratuites de pain, de blé, et la multiplication des jeux et spectacles qui détournent le peuple des révoltes.
-Les invasions barbares ne sont pas une arrivée militaire, belliqueuse et massive qui a détruit l’Empire d’un coup. Ce sont les barbares les plus pauvres, qui entraient dans l’Empire pour s’établir sur des terres…
Les derniers développements de la crise du coronavirus appellent, à eux seuls, beaucoup de remarques. À cet égard, le confinement imposé, pour des raisons parfaitement compréhensibles précisons-le, aura au moins le mérite de libérer et de stimuler notre réflexion.



