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l'information nationaliste - Page 5765

  • THIERRY MAILLARD, MILITANT NATIONALISTE DE REIMS, VICTIME DE L'ACHARNEMENT DE LA JUSTICE

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    Un communiqué des Amis de Thierry Maillard :

    Lundi soir notre ami, notre camarade, notre frère, Thierry, a été condamné à deux ans de prison ferme pour détention d'armes. 

    Nous ne pourrions assez exprimé notre révolte devant une telle condamnation. Tous les jours des crimes bien pires bénéficient d'une indulgence scandaleuse et incompréhensibles. On trouve aux pires racailles des excuses sans fins. Et on écoute à peine les explications d'un père de famille.

    Thierry n'a jamais agressé personne. Il n'a jamais braqué qui que ce soit, avec ou sans armes. Depuis des années, en amoureux des lettres et de la culture, il vit  de son activité de libraire et paye ses impôts comme tous les honnêtes citoyens de ce pays. 

    La semaine dernière sa voiture a brûlé. Menacé depuis plusieurs mois en raison de ses idées, Thierry a pris ses responsabilités, en tant qu'homme, en tant que mari, en tant que père, en tant que Français. Aurait-il pu agir autrement ? Peut-être. Mais il ne nous appartient pas de le juger, nous laissons ce travail à la justice, qui ne le fait que trop sévèrement quand il s'agit de simples français ou de patriotes fiers de l'être. Ce que nous, nous pouvons faire, en tant qu'hommes, en tant que maris, pères, et en tant que patriotes, c'est l'aider à se battre, à se battre juridiquement pour défendre sa liberté et son droit à vivre auprès des siens. C'est la seule raison  pour laquelle ce soir nous vous demandons de l'aider. Alors aidons-le. cliquez ici

    MANIFESTEZ VOTRE SOLIDARITÉ AVEC THIERRY

    Thierry Maillard, dans les milieux nationalistes, c'est une "figure". On est pas forcément d'accord avec lui sur tout, néanmoins sa sincérité et sa personnalité pittoresque en font un camarade attachant.

    Mais ses qualités de meneur d'hommes, de combattant courageux et d'éternel bout en train (il nous en a encore fait la démonstration le 1er octobre dernier lors de notre XIe journée de Synthèse nationale) énervent nos ennemis. Contre lui, ils sont prêts à entreprendre toutes les persécutions afin de le neutraliser. Sa condamnation récente pour des motifs discutables en est la preuve.

    Que l'on soit copain ou pas avec Thierry, le devoir de chaque patriote est de lui apporter, sous quelque forme que ce soit, un témoignage de solidarité.

    R. H.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • CARLES PUIGDEMONT : LE MASQUE DE L’HÉROÏSME EST TOMBÉ

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    Naïf, je m’imaginais que l’honneur élémentaire, pour lui, était de rester, d’assumer.

    Il y a des départs qui sont des courages, des éloignements qui constituent des audaces. Londres n’était pas la désertion de Paris mais sa sauvegarde.

    Carles Puigdemont, ces dernières semaines, avait chauffé à blanc ses partisans, exalté l’indépendance de la Catalogne, défié le pouvoir espagnol, fait fi de la multitude qui, le 29 octobre, avait encore démontré sa force et son irrésistible entêtement en faveur d’une Espagne unie.

    Le leader, paraît-il, charismatique de l’indépendance catalane était trop intelligent pour pouvoir ignorer les conséquences de ses menaces et de ses actions et, en particulier, que la justice espagnole, s’il allait jusqu’au bout de ses provocations même approuvées par des Catalans purs et durs, n’hésiterait pas à engager contre lui et ses soutiens proches et engagés une procédure, notamment pour rébellion.

    Mais il a décampé en Belgique.

    Naïf, je m’imaginais que l’honneur élémentaire, pour lui, était de rester, d’assumer, de manifester qu’il n’avait pas mis le feu pour seulement éteindre l’incendie pour son propre compte.

    J’avoue que j’ai été édifié sur le caractère de ce professeur depuis longtemps épris de la cause catalane, héroïsé par ses troupes mais qui espérait que tout se passerait sans qu’il ait à payer la rançon de sa volonté de rupture.

    Mais il a fui en Belgique.

    Je sais bien que tous les partis, et le sien en particulier, participeront aux élections régionales annoncées par Mariano Rajoy. 

    Puigdemont veut le beurre mais aussi l’argent du beurre. La provocation catalane absolue mais aussi la tranquillité. Il veut bien troubler la mer mais refuse les vagues. 

    Il a rejoint la Belgique. D’aucuns disent que c’était organisé de longue date. Si c’est vrai, ce serait encore plus triste. Avoir préparé ses arrières alors qu’il flamboyait un temps tout devant !

    Puigdemont verra son aura s’étioler. L’épopée quitte la Catalogne et va se protéger en Belgique. Le sauve-qui-peut succède à l’incandescence qui, aussi minoritaire qu’elle soit, était porteuse d’une flamme.

    Sa fuite en Belgique l’a éteinte.

    Ce sont des choix qui me fascinent. J’ai défendu mon père qui a voulu à toute force rester afin de « composer pour décomposer ». Mais dans mon for intérieur, j’aurais rêvé de pouvoir formuler un « non » résistant, clair et net.

    Il y a des abandons qui sont des héroïsmes.

    Mais des présences, aussi, qui légitiment une cause.

    Carles Puigdemont était prêt à se battre jusqu’au dernier Catalan.

    Sauf lui.

    Extrait de : Justice au Singulier

    http://www.bvoltaire.fr/carles-puigdemont-masque-de-lheroisme-tombe/

  • Halloween: in money we trust

    nouvel-ordre-mondial.jpgLes catholiques Français et du monde entier  honoreront demain leurs morts dans le cadre de la  Toussaint,  célébration par l’Eglise  de  tous les saints, fixée dés le IVe siècle.  Cette fête,  également d’une grande importance et solennité  chez les orthodoxes et les catholiques  de rite byzantin  -elle se déroule  alors le dimanche suivant la Pentecôte-, plonge aussi ses racines dans notre plus vieille mémoire européenne. La Toussaint est la christianisation  de la Samain (en gaulois Samonios – selon le calendrier de Coligny), une des quatre grandes fêtes de l’antiquité celtique, dont l’importance a été  mise en lumière notamment par les remarquables travaux des historiens spécialistes de la mythologie et civilisation celtiques que sont Françoise Le Roux et Christian J. Guyonvarc’h.  Elle   clôturait  la saison des campagnes guerrières mais   revêtait aussi une  forte connotations sacrée  intervenant à une période charnière, de  passage,  où le monde des vivants  selon les croyances établies  entrait en contact avec celui des ancêtres, des défunts de la communauté. Sous le terme anglais Halloween (veillée de la Toussaint), cette fête populaire dans le monde anglo-saxon importée par les colons aux Etats-Unis s’est laïcisée.  Elle s’est imposée de prime abord comme un moment d’amusement  familial et de voisinage ,  où l’on se déguisait pour chasser les mauvais esprits avant l’arrivée de l’hiver, occasion de déguster quelques sucreries. Un  divertissement  récupéré par les marchands du temple, qui s’attachent  à fidéliser le plus tôt possible les jeunes consommateurs,  pour devenir  un  des grands temps fort commercial  de l’année outre-Atlantique avec son lot de campagnes publicitaires,  de promotions, de ventes de produits divers et variés.  Sans même parler du mauvais goût, du  gore, voire  de  la violence qui s’est invitée ces dernières années dans cette célébration

    Dans une  France largement déchristianisée (mais il y a des motifs d’espoir de rebond! ), les pros du marketing, les entreprises et grandes marques anglo-saxonnes comme françaises  n’ont pas ménagé leurs efforts dés la fin des années 90  pour y acclimater Halloween.  Ce qui n’est pas forcement pour déplaire aux partisans du village global, d’une transformation définitive  de la vieille Europe en banlieue américaine,  et autres  adversaires  vigilants de nos racines chrétiennes qui constatent et/ou encouragent ce travestissement d’une fête catholique. Il convient cependant de noter, une  fois n’est pas coutume, l’assez vive réaction des autorités catholiques ces dernières années  visant à redonner du sens à la Toussaint et contrer l’offensive matérialiste et commercial d’Halloween.

    Bruno Gollnisch l’écrivait en 2012  « ce mois de Novembre est – ou était – chez nous le mois du culte des morts : fête de la Toussaint, suivie de celle des Trépassés. Cérémonies du 11 novembre, rappelant l’incroyable sacrifice de millions de Français. Visite des cimetières.Ce culte est de tous les temps et de toutes les civilisations. Peut-être même peut-on dire qu’il est à l’origine de la Civilisation. Les monuments de l’Égypte ancienne qui nous fascinent encore ne sont-ils pas le résultat du prodigieux effort auquel ce culte donna lieu ? (…) . Un pays n’est pas seulement la propriété de ceux qui y vivent ; mais aussi de ceux qui y ont vécu. Effacez leur souvenir, et vous déclarez la terre ouverte à tous. Vita mortuorum in memoria est posita vivorum ; La vie des morts est de survivre dans l’esprit des vivants disait Cicéron et, plus près de nous, Chateaubriand : Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.Disons-le tout net : un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir. D’autres viendront, qui progressivement prendront la place des amnésiques, et ne coloniseront pas que ses cimetières. Car tout se tient. Barrés avait bien compris le lien charnel qui existe entre la terre et les morts. C’est que la terre de France n’est pas seulement la propriété des soixante millions de personnes qui y vivent aujourd’hui, et dont on ne sait trop s’il faut les qualifier d’habitants ou de nationaux. Elle appartient aussi au milliard d’êtres humains qui, depuis l’aube des temps historiques y ont vécu, travaillé, souffert, aimé, et qui, si souvent, ont donné leur vie pour elle.En honorant nos morts, en respectant la dernière et intangible demeure, à laquelle ils ont droit, nous nous relions à eux, qu’ils fussent riches ou pauvres, glorieux ou humbles : Dona eis, Domine, requiem sempiternam. »

    Le Figaro  qui consacre un article à Halloween  rapporte qu’ «Aux États-Unis, 179 millions de personnes soit 55% de la population, s’apprêtent à participer activement à la fête, en décorant leur maison, ou en se déguisant. Et le chiffre d’affaires global généré par l’événement s’annonce colossal: chaque participant devrait dépenser entre 75 et 96 dollars, et plus de 9 milliards de dollars de rentrées sont attendues, d’après la National Retail Federation citée par France tv Info. Il y a 10 ans, ce chiffre n’était encore que de 5 milliards de dollars.»

    Quid de la France? Le site du quotidien relaie le sondage réalisé par le site maison-budget.com, qui  indique que « 45% des foyers français auront au moins une décoration d’Halloween)  à l’intérieur, et plus d’un tiers (37%) des maisons seront même décorées à l’extérieur. Les citrouilles, toiles d’araignées et sorcières volant sur leur balai vont venir donner un air d’épouvante à des foyers plus nombreux que l’année dernière, d’autant que la fête d’Halloween est souvent évoquée dès la maternelle, et que nombre d’enfants attendent de pied ferme de sculpter leur cucurbitacée…  Festivisation dès l’enfance? Simple moment de détente en famille? Interrogés sur la signification qu’ils donnent à Halloween, les Français ne sont cependant pas dupes: pour 46% des personnes interrogées par maison-budget.com, il s’agit d’une fête commerciale en premier lieu. Mais 19% d’entre eux soulignent qu’il s’agit d’abord d’une occasion de faire plaisir aux enfants (…). Où va s’arrêter la folie Halloween? (…). Même si l’événement semble déjà faire plus d’émules que la traditionnelle visite aux morts, nous sommes encore loin des pratiques d’outre-Atlantique, qui il est vrai donnent souvent le la de nos comportements futurs ». 

    Si comme l’affirme l’eurasiste Alexandre Douguine, « L’Amérique, comme le Terminator activé par son programme automatique, est venu du futur vers nous, et c’est son effrayant secret »,  nous ne sommes pas condamnés à subir les outrances  d’une certaine  Amérique progressiste. Sachant que celle-ci est  souvent bien éloignée de l’Amérique profonde,  tant il faut se méfier des généralisations au sujet de cet Etat mosaïque,  de ce pays-monde célébré il y a quelques  années par Jacques Attali comme l’ébauche de la société planétarienne à venir. Il y a encore au sein de notre peuple, un esprit de résistance à la colonisation - culturelle, sociétale, politique -  yankee, même si de recul en recul, à commencer par celui de nos élites et de nos dirigeants,  sous les coups de boutoir du mondialisme, les particularismes français, nationaux,  tendent à s’effacer.

    Bref,  au-delà-même de la défense de nos racines spirituelles,  ne pas se soumettre au diktat marchand d‘Halloween,  c’est aussi manifester  une volonté politique de ne pas plier  face à l’américanisation-mondialisation des esprits.

    https://gollnisch.com/2017/10/31/halloween-in-money-we-trust/

  • Venus pour durer

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    Comment les partis populistes de droite ont changé la politique en Europe du Nord. Par Mathias Wyssuwa, journaliste au Frankfurter Allgemeine Zeitung ♦ Le soulagement fut grand au Parti du Progrès en Norvège après l’élection de la mi-septembre. La première participation au gouvernement aurait pu être la catastrophe car cette compromission aurait pu être interprétée comme la fin de la protestation. Mais les électeurs n’ont pas puni les populistes de droite. Ils ont perdu très peu, avec 15,3%. Le parti se réjouit car il peut continuer à participer au gouvernement.

    La nouvelle question qui se pose en Allemagne depuis le succès de l’AfD n’est pas une nouveauté en Europe du Nord. Comment faire avec les populistes de droite ? Ceux-ci sont présents depuis plusieurs années dans les parlements du Danemark, de Norvège, de Suède et de Finlande. Les autres partis ont donné des réponses variées à la question. Mais il y a deux constantes : les populistes ont modifié le discours politique. Ils sont toujours présents.

    La montée du Parti du Progrès norvégien date des années quatre-vingt ; elle est due au discours sur l’immigration et hostile à l’islam. En 1989, le parti a dépassé pour la première fois 10%. Même tenu à l’écart par les autres, il a eu beaucoup d’influence. La politique des migrations s’est durcie. Puis il fut dédiabolisé, d’abord au niveau local où il a pu faire des alliances. Lorsqu’en 2006, Siv Jensen a pris la direction, il fut accepté. Jensen a réduit les aspérités et a adopté d’autres sujets. En 2013, le Parti du Progrès a fait une coalition avec le premier ministre conservateur Erna Solberg. Jensen devint la ministre des finances. Le grand parti conservateur tint des propos favorables. Lorsque la crise des réfugiés toucha le pays, presque tous les députés du Parlement demandèrent de durcir le droit d’asile. La ministre de l’intégration du Parti du Progrès joua la carte de la peur et la colère. Elle provoqua ses partenaires et fut rejetée par la gauche. Mais les électeurs l’ont récompensée.

    Le Parti du peuple danois a eu autant d’influence sans participer au gouvernement. Il a soutenu les partis bourgeois minoritaires de 2001 à 2011 puis à nouveau depuis 2015. Il a obtenu un durcissement de la politique migratoire. Il a modifié le paysage politique du Danemark comme aucun autre parti ne l’a fait dans le nord.

    Le Parti du peuple danois a bénéficié des mêmes circonstances que les autres populistes de droite des autres pays du nord. Ils ont avancé dans un domaine déserté. Le langage dominant des sociaux-démocrates ne correspondait plus à ce que les gens voyaient autour d’eux : les problèmes d’intégration des immigrés, par exemple. Les partis de la droite bourgeoise se sont centrisés car ils ont cru ainsi trouver des électeurs. A cela s’ajoute ce qui a partout aidé les populistes : la déception à l’égard des élites et la crainte de la globalisation. Un espace s’est dégagé à droite que le Parti du peuple danois a occupé sans attendre. Il est entré en 1998 au Parlement. En 2015, il est devenu le deuxième parti avec 21% des voix. Cela a non seulement conduit à durcir la politique migratoire mais cela a obligé les autres partis à venir sur le terrain des populistes en durcissant le ton à l’égard des migrants et de l’islam. On alla même jusqu’à faire une conférence de presse commune entre le président du Parti social démocrate et le Parti du peuple danois où chacun a félicité l’autre pour le travail en commun ! Au Danemark, on est heureux de dire ce qui est impensable en Suède.

    Au Danemark et en Norvège, on se moque ouvertement du politiquement correct des Suédois. En Suède, on a choisi d’isoler les « Démocrates suédois ». Mais en 2010, ils sont entrés au Parlement. En 2014, ils ont atteint 13% ; lorsque les Rouges et les Verts au gouvernement, minoritaires, ont failli ne pas pouvoir faire voter leur budget, ils ont passé l’accord de décembre pour isoler les seuls populistes. Lorsque le chef de l’opposition de droite bourgeoise Anna Kindberg Batra au printemps dernier a envisagé de coopérer avec les « Démocrates suédois », la colère se déchaîna et elle dut quitter sa présidence.

    Pourtant, le problème des relations avec les démocrates suédois doit être résolu car ils font maintenant 20% dans les sondages. Jimmie Akesson, le président, a fait beaucoup pour rapprocher son parti du pouvoir. Il a abandonné les racines racistes, du moins en apparence. Il se veut posé. Il incarne une continuité personnelle. Dans tous les pays du nord, même si cela bouge dans le parti, la progression est liée à très peu de personnes qui sont là depuis longtemps.

    C’est pareil en Finlande. C’est Timo Soini qui a fait des « vrais Finlandais » un parti important. Son résultat a quintuplé en 2011 pour atteindre 19%. En 2015, il a fait 17,7% et est entré au gouvernement. Soini devint ministre des Affaires étrangères. Mais cela n’a pas vraiment plu aux électeurs. Soini fut contesté et son successeur choisi par lui fut écarté. A la place fut élu Jussi Halla Aho connu pour ses provocations xénophobes. Le premier ministre conservateur Juha Sipila fut mécontent et le gouvernement failli sauter. Soini fit alors une scission dans son parti et sauva le gouvernement. Depuis lors, le parti des Vrais Finlandais s’est stabilisé avec un bon score. Par contre, le nouveau parti de Soini « Avenir bleu » s’est effondré dans les sondages.

    Conclusions

    1/ Les partis populistes sont apparus et ont monté en puissance autour du thème de l’immigration ;

    2/ Les alliances se font toujours avec les conservateurs. L’isolement des démocrates suédois ne leur a pas nui électoralement mais le pays n’a pas durci sa politique en comparaison avec le Danemark où les populistes font partie d’une coalition au pouvoir ;

    3/ L’exemple finlandais montre que les scissionnistes modérés sont sanctionnés par les électeurs ; un discours plus brutal, par contre, n’est pas sanctionné ;

    4/ Les populistes sont tiraillés entre des électeurs très hostiles à l’immigration et la tentation de faire des alliances avec la droite modérée. L’alliance peut donner de bons résultats comme au Danemark à condition que les modérés se durcissent sur l’immigration. Par contre, l’abandon des positions dures sur l’immigration coûte toujours cher en termes électoraux.

    Mathias Wyssuwa,
    Frankfurter Allgemeine Zeitung

    29 septembre 2017, p.8

    Traduit de l’allemand par Ivan Blot

    https://www.polemia.com/venus-pour-durer/

  • Un peu de propagande pour allonger le délai légal pour avorter ?

    Marianne raconte des histoires à faire pleurer dans les chaumières... :

    "Avec l’échographie, la médecin a pu déterminer le nombre de semaines de grossesse : 14. Soit deux de plus que le délai légal français pour une interruption volontaire. "La docteure a juste lâché : 'Ici, on ne peut rien faire si vous ne voulez pas de cet enfant. Votre seule solution, c’est l’étranger' et elle m’a dit de contacter le Planning Familial, raconte Rose. Le second coup a été très dur : j’ai réalisé que, bien que née dans un pays où l’IVG est légale, je devais passer de l'autre côté de la frontière pour pouvoir avorter".

    Avec le soutien du Planning, comme en témoignent Véronique Sahier, coprésidente du Planning Familial puis Sandrine Heckmann, directrice du Planning Familial de Pau :

    "Certaines des femmes concernées sont dans des situations précaires. Avorter à l’étranger, cela fait ressortir des inégalités très fortes, ce n'est pas normal, il faut que toutes les femmes soient égales face à l'IVG". "Parfois on est à la limite du légal. Notre objectif, c’est que les femmes puissent avoir accès à l’avortement dans de bonnes conditions, même quand ce n’est pas possible en France".

    "Même si on ne peut techniquement pas les soutenir financièrement, on les aide à mettre en place une stratégie personnelle. Ceci dit, quand il s’agit de femmes en extrême précarité, on voit ce qu’on peut faire plus directement…". 

    Tous ces arguments avaient déjà été utilisés en 2000, afin de permettre d'allonger de 2 semaines le délai légal pour avorter. Et Marianne annonce la couleur : 

    "Déni de grossesse, difficulté à faire un choix, mineures mal informées… Quels que soient les motifs, les Françaises sont 5.000 par an à recourir à l’IVG à l’étranger, en Espagne ou ailleurs. Car si la France se situe dans la moyenne européenne en matière de délai légal, plusieurs de ses voisins vont plus loin. Au Royaume-Uni par exemple, l’IVG est pratiquée jusqu’à 24 semaines de grossesse (voire plus si la vie de la femme est en jeu). Même délai au Pays-Bas, bien que les médecins n’avortent en général plus après 22 semaines. La Suède, où l’avortement est pratiqué jusqu’à la 18ème semaine (voire 22 et plus selon les situations), fait également partie de ces pays plus souples.

    Des données qui, fatalement, posent la question de la pertinence de fixer la limite à 12 semaines. "Le délai est trop court pour certaines femmes, c'est la maîtrise de leur fécondité qui est en jeu", revendique la coprésidente du Planning Familial.  [...] Pourtant, estime Marie Allibert, porte-parole de l’association "Osez le féminisme !", "une grande majorité des Français sont en faveur de l’IVG et d’un passage à un délai plus long, de 14 semaines par exemple". L'alignement sur les délais plus favorables de voisins européens fait partie des revendications du Planning Familial. [...]"

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/un-peu-de-propagande-pour-allonger-le-d%C3%A9lai-l%C3%A9gal-pour-avorter-.html

  • Zoom Exclusif - Jean de France : le retour de l'idée monarchique

  • Elections autrichiennes : arrêtons de crier au loup

    Par  Jean Sévillia

    TRIBUNE - Les élections en Autriche ont vu la victoire des conservateurs ( ÖVP) et la percée des « populistes » du FPÖ. Ces deux mouvements pourraient travailler ensemble. Jean Sévillia rappelle [Figarovox, 16.10] que la démocratie autrichienne ne fonctionne pas selon les critères du politiquement correct à la française. Cette tribune nous renseigne en tout cas sur la réalité de la situation politique en Autriche.  LFAR

    Un peu éclipsé, dimanche soir*, par l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron, le résultat des élections législatives autrichiennes a provoqué des commentaires prouvant la méconnaissance ou l'incompréhension du système politique de ce pays. 

    En l'attente du dépouillement des votes par correspondance, qui sera publié jeudi, le scrutin a placé en tête les conservateurs de l'ÖVP, le Parti populaire autrichien (31,4 % des voix), suivis des populistes du FPÖ (27,4 % des suffrages), puis, au terme d'un duel très serré pour la troisième place, des sociaux-démocrates du SPÖ (26,7 % des voix, soit une différence de 25 000 voix avec les précédents, sur 4,2 millions de suffrages exprimés).

    Depuis dimanche*, le message médiatique délivré en France est que la droite conservatrice autrichienne, emmenée par le jeune Sebastian Kurz, va gouverner avec les populistes du FPÖ, ce qui signifie que « l'extrême droite » est « aux portes du pouvoir ».Or cette hypothèse est une possibilité, mais elle n'est pas la seule. Selon la Constitution autrichienne, c'est le président de la République qui nomme le chancelier chargé de former le gouvernement. Bien qu'il soit libre de son choix, il nomme celui-ci, par tradition, au sein du parti qui a gagné les élections législatives. Au chancelier pressenti, il appartient de réunir une majorité parlementaire sur son programme.Depuis 1945, sauf lors de courtes périodes, aucun parti n'a eu la majorité à lui seul, si bien que la petite République alpine est habituellement dirigée par des coalitions. Au début des années 1990, on a assisté à l'éclatement du traditionnel bipartisme autrichien (à gauche les socialistes devenus sociaux-démocrates, à droite les conservateurs devenus un centre-droit modéré et européiste) : les populistes du FPÖ, alors pilotés par le défunt Jörg Haider, ont atteint et parfois dépassé les deux grands partis, tandis que les Verts et les libéraux des NEOS complétaient la palette politique. Au terme du scrutin de 2017, si le scénario d'une coalition gouvernementale entre les conservateurs de l'ÖVP et les populistes du FPÖ parait s'imposer, il se heurte à l'engagement pris par le chef de l'Etat, Alexander van der Bellen, autrefois porte-parole des Verts, élu en 2016 contre Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, de refuser d'investir des ministres populistes, et spécialement leur leader, Heinz Christian Strache. Le président de la République autrichienne peut avoir changé d'avis, mais rien de l'y oblige.

    Sebastian Kurz, 31 ans, actuel ministre des Affaires européennes et internationales, a pris la tête de l'ÖVP au mois de mai dernier, après une carrière éclair : responsable de la branche jeunes du parti conservateur à 23 ans, secrétaire d'Etat à 24 ans, placé aux manettes des Affaires étrangères à 27 ans. Jeune homme brillant, pressé et ambitieux, il a été comparé à Emmanuel Macron. L'analogie a ceci de vrai que c'est avec des candidats novices en politique et qui se sont présentés comme des représentants de Sebastian Kurz plus encore que de son parti que le nouveau dirigeant de la droite autrichienne a emmené à la victoire un Parti populaire autrichien qui allait de défaite en défaite depuis dix ans.A cet égard, il y a un abus de langage à qualifier de « très conservateur », comme on l'a lu et entendu çà et là, un homme qui a adopté tous les codes de la modernité, du mépris de la cravate à la distribution de préservatifs, il y a quelques années, lors de sa campagne pour l'élection au conseil municipal de Vienne. Kurz, comme Macron, a quelque chose d'un ovni politique, mais il a suivi une stratégie différente en faisant le choix non de constituer sa propre formation mais de s'emparer, avec l'ÖVP, d'un parti installé dans le paysage, et aussi de marcher sur les brisées d'un autre parti, le FPÖ, en empochant des voix sur des thèmes qui étaient naguère l'apanage des populistes : contrôle accru de l'immigration, critique du communautarisme musulman, refus de l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

    Si Sebastian Kurz possède des chances d'être le prochain chancelier autrichien - et le plus jeune dirigeant européen -, ce n'est pas non plus acquis. Tout dépend des tractations qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines afin de former un gouvernement rencontrant une majorité parlementaire. Reconduction, avec d'autres ministres, de la grande coalition entre les conservateurs de l'ÖVP et les sociaux-démocrates du SPÖ ? Coalition entre l'ÖVP et les populistes du FPÖ ? Ce fut le cas de 2000 à 2007, et on se souvient que les sanctions prises initialement par l'Union européenne avaient dû être levées au bout de sept mois, tant il était évident que l'Autriche restait un tranquille Etat de droit. Christian Kern, l'actuel chancelier social-démocrate, n'exclut pas non plus de discuter avec les populistes : il faut se souvenir que deux régions autrichiennes, la Haute-Autriche et le Burgenland, sont déjà gouvernées localement par une coalition SPÖ-FPÖ, illustrant le fait que la démocratie autrichienne ne fonctionne pas selon les critères du politiquement correct à la française. Tout est ouvert. Avant de crier au loup avec des mines préoccupées, les commentateurs feraient mieux d'observer la suite.  

    * 15 octobre 2017

    Journaliste, essayiste et historien, chroniqueur au Figaro Magazine et au Figaro Histoire, Jean Sévillia est un spécialiste de l'Autriche.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Pendant ce temps, la mairie de Paris peut organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable

    6a00d83451619c69e201bb09d25444970d-250wi.pngDe Gilles-William Goldnadel dans Valeurs Actuelles :

    "[...] Si le Conseil d'État ne sait pas pourquoi il tranche la croix, moi je sais. Pendant ce temps, la mairie de Paris peut impunément organiser la nuit du ramadan aux frais du contribuable ou contribuer à la construction de mosquées sous couvert d'espace culturel islamique sans attenter aucunement à la laïcité. On peut tolérer des prières de rue sans emprise parait-il sur le domaine public. On peut édifier des plugs anaux dans la capitale, des vagins royaux à Versailles et des statues de zoophiles sodomisant des chiens à Beaubourg sans égard pour la vue enfantine ou la gente canine."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html