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l'information nationaliste - Page 7172

  • Quelle philosophie politique de l'écologie?

    Les bons scores des Verts français à la suite des dernières campagnes électorales dans l'Hexagone, la per­sistance des Grünen  ouest-allemands et les sondages favorables aux listes écologistes en Belgique pour les prochaines élections (12% à Bruxelles!) obligent tous les militants politiques, de quelque horizon qu'ils soient, à développer un discours écologique cohérent. En effet, pour la décennie qui vient, pour les premières décennies du XXIième siècle, se dessine une nouvelle bipolarité entre, d'une part, les nationaux-identitaires, animés par une forte conscience historique, et, d'autre part, les Verts, soucieux de préserver le plus harmonieusement possible le cadre de vie de nos peuples. Cette bipolarisation est appelée à refouler graduellement dans la marginalité les anciennes polarisations entre partisans du laissez-faire libéral et par­tisans de l'Etat-Providence. C'est en tout cas ce qu'observe un professeur américain, Peter Drucker (1), dont la voix exprime des positions quasi officielles. Toutes les formes de libéralisme, malgré le sursaut tapageur des années Reagan, sont appelées à disparaître en ne laissant que les traces de leurs ravages mo­raux et sociaux; en effet, les impératifs de l'heure sont des impératifs globaux de préservation: préserver une conscience historique et préserver un cadre de vie concret contre les fantasmes de la «table rase» et contre le messianisme qui promet, avec un sourire vulgairement commercial, des lendemains qui chantent. Ces impératifs exigent des mobilisations collectives; dès lors, beaucoup de réflexes ne seront plus de mise, notamment l'engouement dissolvant pour l'individualisme méthodologique, propre du libéralisme, avec sa sainte horreur des obligations collectives structurantes qui, elles, parient sur le très long terme et ne veulent pas se laisser distraire par les séductions de l'instant (le «présentisme» des sociologues).

    Le libéralisme politique et économique a engendré la mentalité marchande. C'est un fait. Même si d'aucuns, dans des clubs agités par une hayekite aigüe, croient pouvoir prouver que les choses auraient pu tourner autrement. On connaît le bon mot: avec des "si", on met Paris en bouteille. L'histoire est là qui montre l'involution lente mais sûre du libéralisme théorique d'Adam Smith à la déliquescence sociale to­tale que l'on observe chez les hooligans de Manchester ou de Liverpool, chez les consommateurs de crack du Bronx ou dans la déchéance ensoleillée et sidaïque de San Francisco. Le fantasme libéral de la perfecti­bilité infinie (2), qu'on lira à l'état pur chez un Condorcet, a induit les peuples à foncer bille en tête vers les promesses les plus fumeuses, dans une quête forcenée de plaisirs éphémères, de petits paradis d'inaction et de démobilisation. La jouissance hédoniste de l'instant est ainsi devenue le telos (le but) des masses, tandis que les gagneurs, plus puritains, tablaient sur la rentabilité immédiate de leurs investis­se­ments. Jouissance et rentabilité immédiates impliquent deux victimes: l'histoire (le temps), qui est ou­bliée et refoulée, et l'environnement (l'espace), qui est négligé et saccagé, alors que ce sont deux catégories incontournables dans toute société solidement assise, deux catégories qui résistent pied à pied aux fan­tasmes du «tout est possible - tout est permis» et qu'il sera toujours impossible de faire disparaître tota­lement.

    Ce résultat navrant du libéralisme pratique, de cette vision du monde mécanique (qui a le simplisme ex­trême des mécaniques) et de ces suppléments d'âme moralisants (participant d'une morale auto-justifica­trice, d'une morale-masque qui cache l'envie intempérante de tout avoir et tout maîtriser), nous force à adopter

    1) une philosophie qui tienne compte du long terme, tout en préservant

    a) les ressources de la mémoire historique, laquelle est un réceptacle de réponses acquises et con­crètes aux défis du monde, et

    b) les potentialités de l'environnement, portion d'espace à maintenir en bon état de fonctionne­ment pour les générations futures;

    2) une pratique politique qui exclut les discours moralisants et manipulateurs, discours gratuits et a for­tiori désincarnés, blabla phatique qui distrait et endort les énergies vitales.

    Enfin, l'état du monde actuel et la bipolarisation en train de s'installer nous obligent à déployer une stra­tégie précise qui empêchera 1) les rescapés du bourgeoisisme libéral d'investir le camp des «identitaires historicisés» et 2) les rescapés de l'égalitarisme caricatural des vieilles gauches, vectrices de ressentiments, d'investir le camp des «identitaires éco-conscients». Cette stratégie peut paraître présomptueuse: com­ment, concrètement, réaliser un double travail de ce type et, surtout, comment affermir une stratégie en apparence aussi détachée des combats quotidiens, aussi régalienne parce que non partisane et non mani­chéenne, aussi réconciliatrice de contraires apparemment irréconciliables? Les traditions gramsciennes et la métapolitique nous ont enseigné une chose: ne pas craindre les théories (surtout celles qui visent la coin­cidentia oppositorum), être attentif aux mouvements d'idées, même les plus anodins, être patient et garder à l'esprit qu'une idée nouvelle peut mettre dix, vingt, trente ans ou plus pour trouver une traduction dans la vie quotidienne. Organiser une phalange inflexible d'individus hyper-conscients, c'est la seule recette pour pouvoir offrir à son peuple, pour le long terme, un corpus cohérent qui servira de base à un droit nouveau et une constitution nouvelle, débarrassée des scories d'un passé récent (250 ans), où se sont mul­tipliés fantasmes et anomalies.

    Une société de pensée a pour mission d'explorer minutieusement bibliothèques et corpus doctrinaux, œuvres des philosophes et des sociologues, enquêtes des historiens, pour forger, en bout de course, une idéologie cohérente, souple, prête à être comprise par de larges strates de la population et à s'inscrire dans la pratique politique quotidienne. Les idéologies qui nous ont dominés et nous dominent encore dérivent toutes d'une matrice idéologique mécaniciste, idéaliste, moralisante. Le libéralisme dérive des philoso­phies mécanicistes du XVIIIième siècle et de l'idéalisme moralisant et hédoniste des utilitaristes anglais. Ce bricolage idéologique libéral ne laissait aucune place à l'exploration féconde du passé: dans sa métho­dologie, aucune place n'était laissée au comparatisme historicisant, soit à la volonté de se référer à la geste passée de son peuple pour apprendre à faire face aux défis du présent, à la mémoire en tant que ciment des communautés (où, dans une synergie holiste, éléments économiques, psychologiques et historiques s'imbriquent étroitement), si bien qu'un Jacques Bude (3) a pu démontrer que le libéralisme était un obscu­rantisme, hostile à toute investigation sociologique, à toute investigation des agrégats sociaux (considérés comme des préjugés sans valeur).

    Par ailleurs, la philosophie linéaire de l'histoire que s'est annexée le libéralisme dans sa volonté de parfaire infiniment l'homme et la société, a conduit à une exploitation illimitée et irréfléchie des ressources de la planète. Pratique qui nous a conduit au seuil des catastrophes que l'on énumerera facilement: pollution de la Sibérie et de la Mer du Nord, désertification croissante des régions méditerranéennes, ravage de la forêt amazonienne, développement anarchique des grandes villes, non recyclage des déchets industriels, etc.

    Le marxisme a été un socialisme non enraciné, fondé sur les méthodes de calcul d'une école libérale, l'école anglaise des Malthus et Ricardo. Il n'a pas davantage que le libéralisme exploré les réflexes hérités des peuples ni mis des limites à l'exploitation quantitative des ressources du globe. En bout de course, c'est la faillite des pratiques mécanicistes de gauche et de droite que l'on constate aujourd'hui, avec, pour plus bel exemple, les catastrophes écologiques des pays naguère soumis à la rude férule du «socialisme réel». A ce mécanicisme global, qui n'est plus philosophiquement défendable depuis près d'un siècle, se substituera progressivement un organicisme global. Les pratiques politico-juridiques, l'idéologie domi­nante des établissements, notamment en France et en Belgique, sont demeurées ancrées solidement dans le terreau mécaniciste. L'alternative suggérée par le mouvement flamand, appuyée par les sociologues de la Politieke Akademie créée par Victor Leemans à Louvain dans les années 30 (4), a été soit éradiquée par l'épuration de 1944-51 soit récupérée et anémiée par la démocratie-chrétienne soit refoulée par une in­quisition têtue qui ne désarme toujours pas. Or cette alternative, et toute autre alternative viable, doit se déployer au départ d'une conscience solidissime de ses assises. Ces assises, quelles sont-elles? Question qu'il est légitime de poser si l'on veut prendre conscience de la généalogie de nos positions actuelles, tout comme les néo-libéraux avaient exhumé Adam Smith, Mandeville, Condorcet, Paine, Constant, etc. (5), au moment où ils se plaçaient sous les feux de la rampe, avec la complaisance béotienne de la médiacratie de droite. L'archéologie de notre pensée, qui conjugue conscience historique et conscience écologique, a ses propres chantiers:

    1) Les textes de la fin du XVIIIième siècle, où on lit pour la première fois des réticences à l'endroit de la mécanicisation/détemporalisation du monde, portée par des Etats absolutistes/modernistes, conçus comme des machines entretenues par des horlogers (6). L'idéologie révolutionnaire reprendra à son compte le mé­canicisme philosophico-politique des absolutismes. L'hystérie des massacres révolutionnaires, perçue comme résultat négatif du mécanicisme idéologique, induit les philosophes à re-temporaliser et re-vitaliser leur vision du politique et de l'Etat. Dans sa Critique de la faculté de juger (1790), Kant, auparavant expo­sant des Lumières, opère une volte-face radicale: les communautés politiques ne sont pas des systèmes d'engrenages plus ou moins complexes, mais des Naturprodukte (des produits de nature) animés et mus par une force intérieure, difficilement cernable par la raison. Le poète Schiller prendra le relais du Philosophe de Königsberg, popularisant cette nouvelle attention pour les faits de monde organiques. Dans ce Kant tardif, l'organicisme que nous défendons prend son envol. Intellectuellement, certains libéraux, cosmopolites et universalistes qui battent l'estrade du petit monde parisien depuis quelques années, se re­vendiquent d'un Kant d'avant 1790; le philosophe de Königsberg s'était pourtant bien rendu compte de l'impasse du mécanicisme désincarné... Remarquons, par ailleurs, qu'un Konrad Lorenz a puisé énormé­ment de ses intuitions dans l'œuvre de Kant; or, ne l'oublions pas, il pourfend simultanément deux maux de notre temps, a) l'égalitarisme, stérilisateur des virtualités innombrables et «différenciantes» des hommes, et b) le quantitativisme, destructeur de l'écosystème. Notre axe philosophique part de la volte-face de Kant pour aboutir aux critiques organicistes très actuelles et pionnières de Konrad Lorenz et, de­puis son décès, de l'épistémologie biologique de ses successeurs (Rupert Riedl, Franz Wuketits). De cette façon, nous formulons une double réponse aux défis de notre fin de siècle: 1) la nécessité de replonger dans l'histoire concrète et charnelle de nos peuples, pour ré-orienter les masses distraites par l'hédonisme et le narcissisme de la société de consommation, et 2) la nécessité de prendre les mesures qui s'imposent pour sauvegarder l'environnement, soit la Terre, la Matrice tellurique des romantiques et des écolos...

    2) La révolution épistémologique du romantisme constitue, pour nous, la carrière immense et féconde, où nous puisons les innombrables facettes de nos démarches, tant dans la perspective identitaire/nationale que dans la perspective éco-consciente. C'est un ancien professeur à la faculté des Lettres de Strasbourg, Georges Gusdorf (7), qui, dans son œuvre colossale, a dévoilé au public francophone les virtualités mul­tiples du romantisme scientifique. Pour lui, le romantisme, dans sa version allemande, est mobilisateur des énergies populaires, tandis que le romantisme français est démobilisateur, individuo-subjectif et nar­cissique, comme l'avaient remarqué Maurras, Lasserre et Carl Schmitt. En Allemagne, le romantisme dé­gage une vision de l'homme, où celui-ci est nécessairement incarné dans un peuple et dans une terre, vi­sion qu'il baptise, à la suite de Carus (8), anthropocosmomorphisme. Gusdorf souligne l'importance capi­tale du Totalorganizismus de Steffens, Carus, Ritter et Oken. L'homme y est imbriqué dans le cosmos et il s'agit de restaurer sa sensibilité cosmique, oblitérée par l'intellectualisme stérile du XVIIIième. Nos corps sont des membres de la Terre. Ils sont indissociables de celle-ci. Or, comme il y a priorité ontolo­gique du tout sur les parties, la Terre, en tant que socle et matrice, doit recevoir notre respect. Philosophie et biosophie (le mot est du philosophe suisse Troxler) se confondent. Le retour de la pensée à cet anthro­pocosmomorphisme, à ce nouveau plongeon dans un essentiel concret et tellurique, doit s'accompagner d'une révolution métapolitique et d'une offensive politique qui épurera le droit et les pratiques juridiques, politiques et administratives de toutes les scories stérilisantes qu'ont laissées derrière elles les idéologies schématiques du mécanicisme du XVIIIième.

    3) Dans le sillage de la révolution conservatrice, le frère d'Ernst Jünger, Friedrich Georg Jünger (1898-1977), publie Die Perfektion der Technik  (1939-1946), une sévère critique des mécanicismes de la philo­sophie occidentale depuis Descartes. En 1970, il fonde avec Max Himmelheber la revue Scheidewege qui paraîtra jusqu'en 1982. Cette œuvre constitue, elle aussi, un arsenal considérable pour critiquer le fan­tasme occidental du progrès infini et linéaire et dénoncer ses retombées concrètes, de plus en plus percep­tibles en cette fin de siècle.

    4) Enfin, dans les philosophies post-modernes, critiques à l'égard des «grands récits» de la modernité idéo­logique, le fantasme d'un monde meilleur au bout de l'histoire ou d'une perfectibilité infinie est définiti­vement rayé de l'ordre du jour (9).

    Dans la sphère métapolitique, qui n'est pas «sur orbite» mais constitue l'anti-chambre de la politique, la tâche qui attend cette phalange inflexible des militants hyper-conscients, dont je viens de parler, est d'explorer systématiquement les quatre corpus énumérés ci-dessus, afin de glâner des arguments contre toutes les positions passéistes qui risqueraient de s'infiltrer dans les deux nouveaux camps politiques en formation. Traquer les reliquats de libéralisme et les schématisations d'un intégrisme religieux stupide­ment agressif  —qui relève davantage de la psychiatrie que de la politique—  traquer les idéologèmes dé­sincarnants qui affaiblissent en ultime instance le mouvement écologique, traquer l'infiltration des réflexes dérivés de la vulgate jusqu'ici dominante: voilà les tâches à parfaire, voilà des tâches qui exigent une atten­tion et une mobilisation constantes. Mais elles ne pourront être parfaites, que si l'on a réellement intério­risé une autre vision du monde, si l'on est intellectuellement armé pour être les premiers de demain.

    Robert Steuckers, Bruxelles, 15 août 1990.  

    http://vouloir.hautetfort.com/archive/2015/10/01/quelle-philosophie-politique-de-l-ecologie-5693189.html#more

  • La Manif Pour Tous s’invite à Bordeaux pour les régionales

    LMPT annonce l’organisation d’une série de meetings dans les capitales des nouvelles régions. D’un format totalement inédit, ces réunions publiques donneront la parole à toutes les têtes de liste aux élections régionales. Les premiers rendez-vous sont d’ores et déjà confirmés :

    • le 30 octobre à Bordeaux,
    • le 2 novembre à Lyon
    • le 28 novembre à Paris.

    "Questions pour un président de région", c'est l’intitulé de cette série de meetings dont le principe est simple : inviter les têtes de listes à venir répondre à une série de questions sur leur projet pour la région, la place des familles, l'éducation, la solidarité, la justice, la vie quotidienne...

    Ces échanges permettront également d'évoquer avec les candidats à la présidence de la région leur vision de la politique, leurs valeurs, leurs engagements.

    Tous les candidats, têtes de liste aux régionales, sont invités. Ils seront interrogés chacun à tour de rôle et ne se croiseront pas. Des intermèdes entre chaque candidat seront assurés par des experts et des représentants de La Manif Pour Tous.

    Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, explique :

    "L’objectif est simple : permettre aux électeurs de se faire une opinion sur les candidats, leurs programmes et leurs visions de la famille et de la société. La famille est la matrice de la société. La famille assure le lien entre l’individu et la société. Dans les périodes de crise et de troubles multiples que nous connaissons, il est essentiel d’apporter des réponses construites avec et pour les familles".

    1er rendez-vous le 30 octobre à Bordeaux à 20h à l’Athénée Municipal (place Saint Chrisoly) 5 candidats têtes de listes ont déjà confirmé leur participation :

    • Virginie Calmels (LR),
    • Yvon Setze (DLF),
    • Jacques Colombier (FN),
    • José-Manuel Boudey (PFE),
    • William Douet (UPR).

    Attente des réponses d’Alain Rousset (PS-PRG), de François Coutant (EELV), d’Olivier Dartigolles (PCF), de Jean Daniel (FDE) et de Guillaume Perchet (LO).

    L

    Michel Janva

  • ANGOISSE DES ECOLO-GUIGNOLOS : VERS L’ECHEC DE LA COP21 ? (par l’Imprécateur)

    À Biot, Cannes, Mandelieu, « on n’a jamais vu ça » et aussitôt le slogan est lancé « c’est un effet du réchauffement climatique. » Le manque de mémoire des gens peu surprendre, celui des pseudo-scientifiques qui s’autoproclament climatologues encore plus. Des inondations comme celle de ce 3 octobre 2015, il s’en est déjà produit des dizaines qui furent parfois plus fortes encore, en l’absence d’urbanisation excessive et irréfléchie, un mal dénoncé lui aussi, sans fonte des glaciers et de la banquise, sans usines chimiques et moteurs diésels, sans centrales nucléaires. Pour le vérifier, il suffit de consulter les archives des municipalités et des paroisses, comme l’a fait Emmanuel Leroy-Ladurie (Histoire du climat depuis l’an mil). Si les élus locaux et nationaux connaissaient l’histoire du climat, ils diraient, peut-être, moins de bêtises aux journalistes pour justifier leur incompétence et leurs erreurs.

    Biot est un vieux village d’origine romaine situé entre Nice et Cannes, à hauteur d’Antibes, construit autrefois sur une butte, aujourd’hui répandu dans la vallée inondable.

    La Brague passe à son pied et les romains avaient construit un aqueduc surélevé pour alimenter Antibes en eau potable depuis Biot, sans qu’elle puisse être polluée en cas de crue.

    Pourquoi avoir construit le village en hauteur plutôt que dans la vallée ? Le motif souvent invoqué, la sécurité militaire, n’est qu’une explication partielle, valable pour ce village fortifié, et aussi pour Antibes (l’Antipolis des Grecs) perchée sur son rocher, notamment pendant la période d’occupation coloniale musulmane du VIIIème au XIVème siècle inclus, qui a laissé la région tellement ravagée qu’Henri II de Provence dut la repeupler et la re-cultiver après le départ des Musulmans. Ils avaient fait de Biot une base de leur piraterie esclavagiste en Méditerranée, exportant les indigènes de la région vers des cieux plus orientaux. Le climat avait été chaud jusqu’ici, ils a commencé à se refroidir au XIVème siècle, le froid venant a peut-être autant fait pour pousser les mahométans à regagner l’Afrique du Nord que la décision du pouvoir royal de les chasser de leur colonie provençale.

    Si les Romains ont construit en hauteur et pas dans les vallées comme ils l’ont souvent fait ailleurs, c’est surtout que les débordements de la Brague à Biot, du Paillon à Nice, du Var  à Cagnes-sur-mer, de l’Ouvèze à Vaisons-la-Romaine étaient déjà connus pour se produire en septembre-octobre avec régularité et violence, l’histoire en témoigne : le pont sur l’Ouvèze de Vaisons existe depuis le premier siècle, soit 2 000 ans, son tablier est à 17 mètres au-dessus de l’Ouvèze. En 1616, l’eau est montée par-dessus le parapet qu’elle a emporté ainsi que plusieurs maisons, mais il n’y a eu aucune victime parce que les gens savaient quoi faire : monter dans les collines voisines. En 1992, la crue arrive le 22 septembre, et une fois encore le pont résiste, sauf le parapet qui est à nouveau emporté. Ils sont bêtes ces Romains ? Ils auraient dû faire des parapets plus solides ? Au contraire, car si le parapet résistait, la pression latérale exercée par l’eau serait trop forte pour le pont et c’est lui qui serait emporté, mieux vaut perdre le parapet, qui ne coûte pas cher, que le pont. La preuve : le pont routier gallo-romain vieux de 2 000 ans est toujours là.

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  • Allemagne: nouvelle manifestation contre l'accueil des réfugiés

    Environ 8.000 personnes ont à nouveau manifesté mercredi soir à Erfurt en Allemagne (Est) contre la politique d'accueil de milliers de réfugiés d'Angela Merkel, a indiqué la police locale, dans un contexte de mécontentement croissant dans le pays.

    Environ 8.000 personnes ont à nouveau manifesté mercredi soir à Erfurt en Allemagne (Est) contre la politique d'accueil de milliers de réfugiés d'Angela Merkel, a indiqué la police locale, dans un contexte de mécontentement croissant dans le pays.

    Le rassemblement dans le centre de cette ville de Thuringe avait été organisé à l'appel du parti anti-immigrés et populiste AfD (Alternative pour l'Allemagne), qui grimpe dans les derniers sondages en surfant sur les craintes qu'engendrent dans l'opinion l'arrivée d'un nombre record de migrants dans le pays.

    Selon la dernière enquête publiée mercredi, ce mouvement convaincrait 7% des électeurs allemands en cas d'élections des députés.

    Lors de la manifestation d'Erfurt, des contre-manifestants ont jeté des pierres sur les partisans du parti populiste et des deux côté des pétards ont été allumés. Un manifestant a été légèrement blessé, selon des éléments donnés jeudi matin par la police.

    Des milliers de personnes s'étaient aussi rassemblées lundi soir à Dresde (est), à l'appel d'un autre mouvement anti-immigré et islamophobe, Pegida, pour dénoncer l'afflux massif et croissant de migrants en Allemagne.

    L'Allemagne s'attend à accueillir, selon des estimations officielles, entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile en 2015, un record dans ce pays comme en Europe.

    source : Le Parisien lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_international/EuuukAEFklRZUxeaAk.shtml

  • Ils parlent d'intégration, mais qui en veut ?

    En somme, et avec un peu de recul, on peut dire que la votation du 29 novembre sur les minarets a été extrêmement utile, au-delà même de son objet: elle a permis de soulever le couvercle d’une marmite qui, en Europe, aurait tôt ou tard explosé.
    Le plus remarquable, en effet, ne s’est pas produit en Suisse – où en gros il ne s’est rien passé. Certains médias, et pas mal de politiciens, en ont été profondément frustrés : malgré leurs honteux appels du pied, on n’a pas vu de jeunes excités brûler des drapeaux suisses, aucun attentat n’a eu lieu, et les appels au retrait de fonds des banques suisses ont fait un flop. Les investisseurs sont plus intelligents et plus sages que les agitateurs
    Expression d’un peuple moins trouillard, ou moins résigné, que ses dirigeants.
    C’est en Europe que le vote des Suisses a eu les effets les plus spectaculaires. Et, comme on pouvait s’y attendre, la Suisse n’a pas été mise au ban des nations civilisées, mais elle a tout au contraire été admirée, félicitée, enviée. Du moins par les peuples, et de manière éclatante, moins par les élites, et on comprend tout de suite pourquoi : la Suisse, cette tache énervante sur le drapeau de l’Empire, a montré qu’elle pratiquait, même au 21e siècle, une démocratie vivante et forte, expression d’un peuple moins trouillard, ou moins résigné, que ses dirigeants. De quoi faire venir le rouge au front desdites élites européennes, dans les pays de laquelle la démocratie a été réduite à sa plus misérable expression : l’élection, tous les quatre ou cinq ans, d’une majorité qui passera la législature à défaire ce qu’a fait la précédente. Cela, souvent au moyen de systèmes électoraux particulièrement inégalitaires, voyez la France.
    L’effet le plus spectaculaire du vote suisse a été de faire émerger en Europe, jusqu’à la prise de conscience, un problème bien réel, mais obstinément censuré par les gouvernements. L’Europe, on ose enfin le reconnaître, a un problème avec l’islam, ou plus précisément avec l’image qu’elle s’en fait, certes déformée, à travers une actualité quotidienne terrifiante, à cause aussi de l’ambiguïté des musulmans d’Europe à l’égard de la violence islamiste. Ce n’est pas attenter à la paix civile que de le dire et de le reconnaître. Au contraire : pour apaiser des tensions connues de tous, il est préférable d’en débattre plutôt que de les cacher sous le tapis et d’en interdire la discussion.
    La votation du 29 novembre a fait émerger et discuter quantités de problèmes et de malentendus
    Dans de nombreux pays européens, la votation du 29 novembre a fait émerger et discuter quantités de problèmes et de malentendus. Cela ne signifie pas qu’on les a résolus, évidemment. En France, les médias osent exposer «ce qui ne va pas», au niveau du quotidien vécu par les Français. Le Figaro (*) a publié le 15 décembre un article révélateur sur les exigences croissantes des musulmans dans l’entreprise, dans les écoles, dans les hôpitaux. Ainsi, dans les cantines, où le porc est interdit, le fait qu’il y ait de la viande halal à côté de la viande «normale» ne suffit plus : ce voisinage n’est plus accepté, il faut des cantines séparées; de même il est exigé que le personnel de service féminin porte des manches longues. On réclame encore des lieux de culte dans les entreprises, et la reconnaissance des jours fériés musulmans. A l’hôpital, les incidents sont quotidiens, notamment dans les services d’obstétrique, où les médecins hommes sont régulièrement agressés par des maris ou des frères
    On nous dira que d’autres communautés religieuses ont, elles aussi, des exigences particulières, pas forcément conformes aux us et coutumes locaux. C’est parfaitement exact mais, dans la plupart des cas, ces communautés ne commencent pas par exiger et menacer; se sachant minoritaires, elles préfèrent la négociation, voire l’adaptation contre son gré, à l’arrogance et au bras de fer. Faire profil bas, s’il le faut, est encore le meilleur moyen de vivre en paix lorsqu’on veut préserver des valeurs qui ne sont pas celles de la majorité.
    L’intégration fraîche et joyeuse prônée par nos pasteurs, curés et politiciens bien-pensants est une vue de l’esprit
    Ces difficultés, qui vont aller croissant pour de simples raisons démographiques, montrent que l’intégration fraîche et joyeuse prônée par nos pasteurs, curés et politiciens bien-pensants est une vue de l’esprit, qui n’intéresse pas grand monde, en tout cas pas les musulmans. Pour des raisons qui leurs sont propres, il sont attachés, dans la vie en société, au communautarisme et non à l’intégration. Ce n’est ni un crime ni une vertu, juste une réalité. Pour beaucoup, l’intégration signifierait s’adapter à un mode de vie impur, et ce serait bien la pire des trahisons à l’égard de leur religion. D’une certaine manière, l’intégration est la négation même de la manière dont ils veulent vivre leur foi, eux et leur famille, là où ils sont établis. Il faut en prendre acte, car il est inutile de culpabiliser sans cesse les Suisses, les Français ou les Hollandais pour qu’eux seuls cultivent l’intégration. Pour faire une bonne intégration, c’est comme dans le mariage: il faut être deux.
    Philippe Barraud : Commentaires.com 16/12/2009
    http://www.commentaires.com/suisse/ils-parlent-d%e2%80%99integration-mais-qui-en-veut

    http://archives.polemia.com/article.php?id=2594

  • Comment définir la nation française ?

    Il faut éternellement redire les choses et l’on a parfois l’impression que les récents débats sur la définition de la nation, débats réactivés par les déclarations de l’ancienne ministre sarkoziste Nadine Morano il y a quelques jours, nécessite une fois de plus un énième rappel, non seulement à l’ordre mais à l’Ordre avec un grand O et, surtout, au sens des mots. J’entends un ami murmurer : « un siècle de définitions et de précisions sémantiques et politiques depuis Barrès et Maurras n’ont pas suffi », et il n’a pas vraiment tort. Alors, reprenons par là, par les définitions !

    Lorsque Jacques Bainville, monarchiste subtil bon connaisseur de notre histoire et de celle de nos voisins européens, écrit : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation », il répond à tous ceux qui veulent réduire la nation française (et je parle bien de la France et non d’un autre pays) à une seule dimension, au rebours de son histoire depuis la naissance de l’Etat capétien, aux alentours de l’an Mil. Le terme « composé » a trop souvent été oublié, au profit de la dénégation de la définition raciale de la nation par Bainville, certes majeure elle aussi : pourtant, ce mot est particulièrement important dans la définition de la nation française.

    En fait, Bainville rappelle par ce simple mot que la France a été construite par l’Etat par une suite de rajouts, d’incorporations à l’ensemble initial, à ce domaine royal qui ne comptait, à l’origine, que quelques terres autour de Paris, de Mantes ou de Montreuil, pour, à la veille de la Révolution française, rassembler des populations, des peuples, de la Bretagne à la Provence, de la Guyenne à l’Alsace. Quand le roi Louis XVI convoque les états-généraux, il s’adresse à « ses peuples », et le pluriel n’est pas anodin quand, dans le même temps, les futurs jacobins ne veulent entendre parler que d’un « peuple, un et indivisible » au nom d’une souveraineté nationale qui se veut, elle aussi, « unique ». De là, sans doute, un malentendu sur le sens même de la nation à laquelle, d’ailleurs, les républicains de l’époque mettent une majuscule…

    Or, il faut le redire, la nation française est plurielle, et elle s’est construite au pluriel, autour et par l’Etat central, fédérateur des provinces que certains nomment encore « nations » (à ne pas confondre avec « nationalités »), mais c’est la République qui, depuis ses origines, a tenté de nier et de gommer les particularités françaises, par exemple en interdisant l’usage des langues régionales à l’école publique : « Défense de cracher par terre et de parler breton », mais aussi « flamand, basque, corse, provençal »… La volonté d’uniformité de la République a souvent conduit à nier la réalité des diversités françaises, et, plus grave encore, à « formater » des générations d’écoliers au lieu de les former : l’œuvre scolaire de Jules Ferry répond aussi au « devoir », selon lui, « des races supérieures de civiliser les races inférieures » qu’il évoque dans son discours du 28 juillet 1885 devant les députés, un « devoir » appliqué dans les colonies aussi bien qu’en métropole aux enfants des campagnes, ces dernières étant qualifiées de « cambrousse », terme éminemment colonial. La conception ferryiste de la nation ne se retrouve-elle pas dans celle de madame Morano, en définitive ? Il faudrait au moins en discuter, ce que ne font pas les médias et les politiques, préférant la chasse à courre plutôt que la discussion contradictoire.

    Selon Bainville, la nation n’est pas cette uniformité voulue par l’abbé Grégoire et ses successeurs de la IIIe République, mais plutôt ce « composé » qui n’empêche pas la France d’exister mais, au contraire, la fait vivre par mille racines, celles-ci se rejoignant en un tronc commun mais se déployant en de multiples branches dans toutes les directions. Au-delà même de la représentation classique de la nation en arbre séculaire, je verrai plutôt, ou plus encore, la France sous la forme d’un jardin qui, dans son unité, conjugue les fleurs en de multiples compositions, ce qui en fait à la fois l’équilibre et la beauté…

    (à suivre)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1263:comment-definir-la-nation-francaise-partie-1&catid=49:2015&Itemid=60

  • Samedi 10 octobre, manifestation nationale contre le Collège 2016

    Une grande manifestation qui rassemblera parents et professeurs contre la destruction du collège par NVB. Rendez-vous 13h30 à Port-Royal, pour aller ensuite vers le Ministère de l'Education nationale.

    De bonnes raisons d'aller manifester, par Madeleine Bazin de Jessey.

     

    Marie Bethanie

  • Globalisation économique : l’accord Transpacifique signé, un avant-goût de ce qui nous attend

    Douze pays du Pacifique – Chine exclue – ont signé le « Trans Pacific Partnership » (TPP) -accord de partenariat Transpacifique-, créant la plus vaste zone de libre-échange au monde. L’occasion de voir ce qui nous attend avec TAFTA/TTIP

    Douze pays du Pacifique ont scellé mardi 6 octobre à Atlanta aux États-Unis un accord donnant naissance à la plus vaste zone de libre-échange au monde, le « Trans Pacific Partnership » (TPP).
    Les signataires sont l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam, et représentant 40 % de l’économie mondiale.
    La Chine, qui ne fait pas partie des signataires, est mise sous pression pour adapter ses propres règles en matière de commerce, d’investissement et de droit commercial à celles établies par le TPP.
    L’accord Transpacifique prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les États-Unis et le Japon, qu’il s’agisse du sucre, du riz, du fromage ou du bœuf. Il établit aussi des mécanismes pour examiner les contentieux entre les investisseurs étrangers et les gouvernements, et pour empêcher ceux-ci de favoriser leurs entreprises publiques lors de la signature de contrats.
    Il demande à des pays comme le Vietnam, le Mexique ou la Malaisie d’améliorer les normes de protection des travailleurs. L’accord s’étend aux secteurs de l’échange de données et la propriété intellectuelle.

    C’est en fait le pendant oriental du TAFTA/TTIP et il suscite les mêmes inquiétudes que le traité actuellement négocié dans le plus grand secret par l’Union européenne : dérégulation en faveur des grands groupes transnationaux, abaissement des protections sanitaires, sociales, environnementales, des consommateurs… tribunaux arbitraux privés pour régler les litiges entre États et entreprises…

    Le traité doit encore être ratifié par les douze pays signataires, ce qui aura pour mérite de mettre en lumière, lors des débats parlementaires dans chaque pays, sa teneur, pour le moment aussi opaque, si ce n’est plus, que celle du TTIP. À ce titre, il apparaît urgent d’attendre et de voir ce que recouvre le TPP avant de continuer à avancer sur le TTIP.

    En tout état de cause, il apparaît déjà que le grand gagnant de ces méga-traités de libre-échange ne peuvent être que les États-Unis, qui souhaitent se créer sur leurs deux rives de vastes zones de libre-échange, dont elles seront les leaders naturelles, et ainsi façonner les règles du commerce mondial à leur image.

    Quand près de 95 % de nos clients potentiels vivent en dehors de nos frontières, nous ne pouvons laisser des pays comme la Chine écrire les règles de l’économie mondiale. Nous devons écrire ces règles, ouvrir de nouveaux marchés aux produits américains tout en fixant des normes élevées pour protéger nos travailleurs et préserver nos environnements.

    A ainsi détaillé Barack Obama dans un communiqué.

    http://fr.novopress.info/193325/globalisation-economique-laccord-transpacifique-signe-un-avant-gout-de-ce-qui-nous-attend/#more-193325