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15/03/2018

La Superclasse mondiale contre les peuples

1684329309.jpgEn Occident on ne vit plus en démocratie mais en post-démocratie : les gouvernements ne gouvernent plus mais obéissent aux marchés et aux banques, les puissances d’argent dirigent les médias et les peuples perdent leur souveraineté et leurs libertés.

Pourquoi ? Parce que depuis la chute de l’URSS le pouvoir économique et financier s’affranchit du cadre national et veut gouverner à la place des États. Parce que la fin du communisme nous a libérés de la Guerre froide, et lui a succédé la prétention obstinée du messianisme anglo-saxon à imposer partout sa conception du monde, y compris par la force.

Ce double mouvement s’incarne dans une nouvelle classe qui règne partout en Occident à la place des gouvernements : la super classe mondiale.

Une classe dont l’épicentre se trouve aux États-Unis mais qui se ramifie dans tous les pays occidentaux et notamment en Europe. Une classe qui défend les intérêts des super riches et des grandes firmes mondialisées, sous couvert de son idéologie : le libéralisme libertaire et cosmopolite. Une classe qui veut aussi imposer son projet : la mise en place d’un utopique gouvernement mondial, c’est-à-dire la mise en servitude de toute l’humanité et la marchandisation du monde. Une classe qui manipule les autres pour parvenir à ses fins, sans s’exposer elle-même directement.

Avec La Superclasse mondiale contre les peuples, Michel Geoffroy dresse un portrait détaillé, argumenté et sans concession de la superclasse mondiale autour de cinq questions : que recouvre l’expression superclasse mondiale ? Que veut-elle ? Comment agit-elle ? Va-t-elle échouer dans son projet de domination ? Quelle alternative lui opposer ?

Un ouvrage de référence pour comprendre les enjeux de notre temps.

La super-classe mondiale contre les peuples, Michel Geoffroy, préface de Jean-Yves Le Gallou, Via Romana, 2018, 470 pages, 24 €

Michel Geoffroy est énarque, essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; il a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du Dictionnaire de Novlangue, dont la dernière aux éditions Via Romana en 2015.

Le commander à l'éditeur cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Les promesses non tenues d'Emmanuel Macron lors des inondations à Villeneuve Saint Georges

Il y a un mois, le président promettait moult mesures suite aux inondations. Un mois après, les habitants attendent encore :

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Quand les populismes fleurissent en Europe.

L'Union européenne est actuellement traversée, nous dit-on avec un brin d'effroi sur toutes les chaînes de radio et de télévision, par un courant qualifié de populiste qui, de la Hongrie à l'Allemagne, de la Pologne à l'Italie, semble tout bouleverser ou, du moins, bousculer les habitudes des démocraties occidentales, plus accoutumées à un certain entre-soi des élites politiques et économiques qu'au partage du pouvoir avec des élus « dégagistes », apparemment moins dociles envers les puissances d'argent ou la gouvernance bruxelloise. En fait, si la question migratoire est le carburant principal de cette contestation venue du fond des urnes, c'est aussi la gestion de celle-ci et de la « crise » (qui n'est rien d'autre, en définitive, que la poursuite du processus d'une mondialisation désormais moins favorable à nos économies et à ses producteurs et travailleurs) par les États et les institutions européennes qui en est l'accusée par les électeurs : désormais, la révolte n'est plus dans la rue (ou si peu) et le bulletin de vote est devenu un pavé plus efficace dans nos systèmes électifs démocratiques que celui briseur de vitrines ! En somme, nous assistons à une sorte de Mai 68 à l'envers, et le vieux slogan de Cohn-Bendit, celui de son époque anarchiste nanterroise, « élections, piège à cons » est désormais grommelé par les grands partis défaits ou menacés de l'être lors de prochaines échéances et, plus encore, par la Commission européenne et ses féaux, tout autant que par leurs donneurs d'ordres : n'est-ce pas aussi le cas, en France, depuis le scrutin présidentiel de 2002 et le référendum de 2005 ?

A chaque fois que les scrutins sont défavorables aux partis « conformes » (pour ne pas dire conformistes), c'est alors le lamento devenu désormais rituel : « Comment est-ce possible ? » ; « Nous avons compris le message des électeurs » ; « La déraison ne doit pas triompher » ; « Un sursaut européen est nécessaire », etc. Cela n'a pas manqué cette fois-là au regard du résultat des élections italiennes comme lors du rejet de la Constitution européenne en 2005 par les électeurs français et néerlandais, mais aussi après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle de 2002, comme au lendemain matin du vote pour le Brexit en juin 2016 ou aux soirs des « victoires électorales des populistes » en Autriche, Pologne, Hongrie, Tchéquie, ou face à la poussée de l'extrême-droite en Allemagne... Mais rien (ou presque) n'a changé à Bruxelles, et la mondialisation poursuit ses ravages dans nos pays, sans discontinuer, au détriment des emplois pérennes, des métiers traditionnels, des secteurs agricoles et industriels et de leurs travailleurs, de l'environnement aussi : de quoi nourrir mécontentements et frustrations, voire colères et fureurs ! 

Mais le système des démocraties occidentales consommatoristes et, sans doute, globalitaires, ce système que dénonçait déjà Georges Bernanos en son temps, est le même que dans les années trente, en définitive : le même dans ses aveuglements parce que, sans doute, le même dans ses principes et dans ses logiques internes. Bernanos, sévère et juste à la fois, clamait que la Démocratie n'était que le nom politique du capitalisme, et, plus rude encore après la seconde guerre mondiale, hurlait, dans une indifférence qui n'avait rien de relatif que « les démocraties sont les mères des totalitarismes », ce que l'histoire récente du monde avait tristement et cruellement souligné...

Cela signifie-t-il qu'il y ait une sorte de fatalité derrière le mot et le principe de la démocratie ? Si c'était la réponse ferme et définitive de Maurras et de Bernanos (du moins pour les formes étatiques, et avec quelques bonnes et fortes raisons), j'ai la faiblesse de croire, désormais, que le mot mérite mieux que sa pratique dans nos États contemporains, et qu'il s'agit de le délivrer, de le séparer des féodalités économiques et, mieux encore, de la gangue économique qui l'enferme dans un sens purement de « liberté de Marché et de profit ». C'est d'ailleurs pour cela que je suis éminemment et politiquement royaliste, pour rendre à César ce qui est à César, et à l'Argent sa place qui ne doit être que celle d'un serviteur et non celle du maître des horloges, de nos vies et de celles des peuples. 

Si je ne crois pas que les actuels populismes soient les totalitarismes de demain, je reste tout à fait persuadé qu'ils sont vains s'ils ne sont pas forcément illégitimes : le système de nos sociétés consommatoires dites démocratiques est devenu, depuis longtemps (et « Le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley mériterait d'être relu pour le saisir mieux encore, à travers une fiction qui ne l'est plus tout à fait), un globalitarisme dont, aujourd'hui, il est difficile de sortir, l'Intelligence artificielle et les moyens de reproduction extra-corporels, la néophilie permanente et le présentisme moralisateur et anhistorique aidant... Mais la Monarchie est la possibilité, justement, d'une sauvegarde de la liberté humaine par la liberté d'une magistrature suprême située en dehors et au-delà des jeux électoraux partisans, et elle peut incarner « ce qui dure et perdure », c'est-à-dire l'âme d'une nation. C'est l'assurance qu'elle a des chances de survivre aux populismes (dont le sort est toujours incertain) sans renier ce qui fait l'être profond d'un pays. Si la Monarchie ne désarme pas toutes les inquiétudes (au demeurant souvent légitimes) qui nourrissent les partis populistes, elle ne cède pas forcément, par nature, aux instances du globalitarisme dominant : elle reste cette figure humaine et familiale vers laquelle on peut se tourner quand le monde des machines semble tout organiser et commander... Si le royaliste Bernanos l'affirme, le « libertaire conservateur » George Orwell le pressent déjà dans les années quarante, comme le socialiste Proudhon un siècle auparavant : une dynastie d'êtres de chair et de sang vaudra toujours mieux que la longue suite de technocrates et de « robocrates » qui croient commander aux peuples comme on pianote sur un clavier d'ordinateur...

Jean-Philippe CHAUVIN

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_cont...

17:44 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Génération Poutine : « Contrairement aux fantasmes occidentaux, les Russes de moins de 25 ans sont parmi les groupes les plus conservateurs et pro-Poutine de la société »

« Ce que l’âme russe exige, » dit Yekaterina Mamay, « c’est qu’il y ait un politicien fort dans le pays qui ressemble à un tsar. »

Lors de la prochaine élection présidentielle en Russie, l’étudiante de 20 ans, qui sait que le journalisme dans son pays n’est pas libre, votera néanmoins pour réélire Vladimir Poutine. « Le patriotisme est à la mode ».

Ici, où la forêt de la taïga rencontre la steppe herbeuse, la «génération Poutine» n’est pas différente qu’ailleurs dans l’immensité de la Russie. Les jeunes adultes russes d’aujourd’hui n’ont aucun souvenir de la vie avant Poutine, qui a pris le pouvoir pour la première fois il y a 18 ans. Certains sont descendus dans la rue pour protester, mais les spécialistes des sciences sociales disent que beaucoup d’autres l’ont accepté. Les sondages montrent que Poutine bénéficie d’un plus grand soutien parmi les jeunes que dans le public en général.

Pour les Occidentaux, les jeunes Russes comme Mamay qui épousent des valeurs libérales mais vénèrent Poutine vivent dans un monde de contradictions. En fait, leur empressement à accepter ces contradictions aide à expliquer l’emprise de Poutine sur la Russie.

Selon un sondage réalisé en décembre par le cabinet de sondage indépendant Levada Center, 81% des adultes approuvent Poutine comme président – dont 86% des Russes âgés de 18 à 24 ans. Parmi ce groupe d’âge, 67% ont dit à Levada qu’ils croyaient que le pays allait dans la bonne direction, comparativement à 56% du grand public.

La génération la plus connectée et internationale de l’histoire russe, ayant accès à plus d’informations que leurs aïeux, aide maintenant Poutine à consolider son autoritarisme.

« Il n’y a pas de masse critique de personnes exigeant un changement radical », écrivent les politologues Ivan Krastev et Gleb Pavlovsky ce mois-ci pour le Conseil européen des relations étrangères. « Contrairement aux fantasmes occidentaux, les Russes de moins de 25 ans sont parmi les groupes les plus conservateurs et pro-Poutine de la société ».

« Les chars sont stationnés sur nos frontières », a déclaré Rybin. « Nous avons de bonnes troupes qui défendent nos frontières, défendant notre Russie. Si nous élisons un président différent, pouvons-nous nous attendre à ce que ces choses demeurent ? »

(…) Washington Post

http://www.fdesouche.com/967607-generation-poutine-contra...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XXIV]

Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

2ème partie : Une révolution copernicienne 

LES NOUVELLES INVASIONS BARBARES

Plutôt que de créer en Afrique des pôles industriels qui seraient demeurés compétitifs, en raison du faible coût de la main d'œuvre, les Européens ont encouragé l'immigration qui fournissait des travailleurs réputés dociles pour les tâches dont se détournait leur jeunesse. Les résultats de cette politique à courte vue se sont révélés désastreux. Nous n'avons pas empêché le déclin du textile, des chantiers navals et de la sidérurgie. Nous n'avons pas modernisé à temps la construction automobile. Nous avons pris un retard technologique qui continue de se creuser. L'Afrique n'a pas réussi, au contraire du Sud-Est asiatique, son décollage économique. Nous sommes encombrés d'immigrés, qui ne cessent d'affluer, auxquels nous n'avons plus d'emplois à proposer. Les prêches moralisants n'y changeront rien. Les Africains ont été abandonnés au milieu du gué. Afin de conserver nos marchés, dans cette partie du monde, nous en sommes réduits à prêter à nos clients l'argent dont ils ont besoin pour nous régler leurs achats et pour leur prêter, nous empruntons, tout en sachant qu'il nous faudra rembourser tandis que les créances dont nous disposerons sont, pour le principal, irrécouvrables.

Se lamenter sur le passé ne sert de rien. Il suffit de regarder lucidement le présent. Le Maghreb et l'Afrique noire entrent dans l'ère des grandes migrations. Il existe un phénomène de vases communicants qu'il conviendrait d'enseigner aux enfants européens, dès l'école primaire. Un territoire qui ne parvient plus à nourrir sa population tend à déverser le trop plein sur un territoire riche, en voie de dépeuplement. La nature historique, elle aussi, a horreur du vide. Il convient donc de s'attendre à une pression croissante des masses humaines qui commencent à se mettre en mouvement. Le temps de l'immigration contrôlée s'achève. Des mesures de police, de plus en plus contraignantes parviendront peut-être, pendant quelques années, à contenir le flux migratoire. Ce n'est même par certain. Outre qu'il faudrait de sérieuses entorses à notre conception des droits de l'homme, ce qui provoquerait de violentes campagnes d'opinion, et sans doute des réactions des Etats arabes, dont nous dépendons, partiellement, pour notre approvisionnement en pétrole, de telles mesures se révèlent, à la longue très coûteuses.

Bien entendu, des mesures de police s'imposent. En dehors de quelques ecclésiastiques, tout le monde, les socialistes compris, s'accorde pour le reconnaître. Il faudra renvoyer chez eux des travailleurs immigrés. Souhaitons qu'ils le soient de façon honorable et que la France ne se contente pas d'une aumône. Nous avions proposé de fournir aux ouvriers de l'automobile, chassés des usines par la nécessaire robotisation, des taxis, des camions, des ateliers de réparation, à la fois pour aider l'Afrique à résoudre le problème des moyens de transport et pour qu'ils puissent rentrer chez eux la tête haute, représentants de ces marques pour lesquelles ils avaient travaillé. Renault et Peugeot ont des devoirs envers des hommes que leurs sergents recruteurs ont attirés à coup de belles promesses. Le nier serait indigne. Les Européens devront bien, un jour ou l'autre, créer des pôles de développement en Afrique plutôt que de saupoudrer le tiers monde d'aides inefficaces, parfois détournées des fins généreuses qu'elles s'assignent. Sans un redressement rapide et durable de sa natalité, l'Europe, à commencer par la France ne pourra rien. Elle sera condamnée à une colonisation, pacifique du moins dans un premier temps, porteuse pour elle comme pour l'Afrique de sous-développement, d'affrontements sanglants et de désespoir. L'Europe accepte-t-elle de subir de nouveaux temps bar­bares ?

Les experts nous rassurent, à leur manière. Selon eux, la situation de la France serait meilleure ou moins mauvaise, comme on voudra, que celle de ses principaux partenaires. Ce qui bien sûr, est exact. Si l'on prend le taux net de reproduction, qui mesure le taux de remplacement d'une génération par la suivante, il restait en 1982, de 0,85 en France, ce qui la plaçait devant l'Allemagne, la plus mal partie, (0.67), les Pays Bas (0,73), la Belgique et le Japon (0,80) la Suède (0,79). L'Espagne (0,88), la Grande Bretagne et les Etats Unis (0,89), le Portugal lui-même (0,94) font à peine mieux que nous. Les experts, néanmoins, négligent un élément essentiel. La dépopulation est, en France, un phénomène beaucoup plus ancien que dans les autres pays dont le peuplement (sauf pour les Etats-Unis) demeure plus dense.

En 1650, l'Europe, Russie comprise, comptait cent millions d'habitants, un sur cinq était français. Ce qui fondait l'hégémonie politique et même culturelle du « siècle de Louis XIV ». En 1800, les vingt-sept millions et demi de Français ne représentaient plus que 17,5 % de la population de l'Europe. C'était assez, pour permettre les victoires ruineuses de Napoléon. En 1900, le nombre des Français était passé à trente-neuf millions. Il avait pratiquement doublé depuis 1650 mais dans le même temps celui des autres européens avait quadruplé. Un sur dix seulement des Européens était français. Le XIXème siècle fut marqué par une chute de la natalité dont « la grande nation  » ne devait pas se relever.

En 1938, la menace que font peser l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie, beaucoup plus peuplées et le fait que pour la première fois le nombre des décès l'emportait sur celui des naissances provoquèrent un réveil brutal mais trop tardif. Le président du conseil, Edouard Daladier a laissé un mauvais souvenir. Il convient, cependant, de reconnaître qu'il a su, dans le domaine démographique, agir avec un esprit de décision, une vigueur et un courage dont il a manqué dans les autres. Les décrets lois de 1938, qui généralisent les allocations familiales, puis « le code de la famille » promulgué le 29 juillet 1939, jettent les bases d'une politique résolument nataliste, que le maréchal Pétain puis le général De Gaulle, en accord du moins sur ce point, poursuivront. De 1900 à 1944, en dépit de plus d'un million de prisonniers de guerre, des déportations, des pertes civiles et militaires, des conditions de vie qui provoqueront, surtout en 1940, l'exode, et en 1944 une forte augmentation de la mortalité infantile, le taux de natalité tombé à 1,36 en 1940 s'élève à 1,61 en 1944. En 1945, ce taux brut de renouvellement des générations atteint 12,12. Malgré l'accroissement de la mortalité, l'excédent des naissances sur les décès est de 2000. Ce solde positif, bien que faible, paraît riche de promesses.

Elles seront tenues. Les Français avaient pris conscience que le vieillissement de la population avait été l'une des causes de la défaite. Le sacro-saint principe égalitaire fut même battu en brèche par l'institution du « quotient familial ». Le nombre des naissances passera de 612.000 en 1938 à 640.000 en 1946. Le mouvement connaîtra son maximum en 1964 avec 874.000 naissances. L'on est encore loin des « douze millions de beaux bébés » que De Gaulle fixait comme objectif aux familles françaises en 1945. Cependant le redressement paraît bien engagé lorsque, soudain, la courbe s'inverse, lentement jusqu'en 1974, où l'on passe sous la barre de 800.000, brutalement ensuite, avec un bref répit (795.000 naissances en 1980, soit 60.000 de plus qu'en 1978) provoqué par l'allocation au troisième enfant, décidée par le gouvernement Barre. La chute a repris du fait de la politique résolument antinataliste menée de 1981 à 1983, corrigée, de façon insuffisante, en 1984. L'afflux des familles d'immigrés dissimule l'ampleur de cette nouvelle dégradation, d'autant que des milliers de femmes maghrébines viennent accoucher en France, où elles bénéficient de la sécurité sociale de leur mari, puis retournent chez elles, avec leur enfant. Si l'on s'en tenait aux naissances dont l'un au moins des parents est d'origine française, l'on tomberait sans doute au-dessous de la barre des 600.000, en tout cas on reviendrait aux 612.000 naissances de 1938. A suivre  (A venir : La démocratie ou la vie).

Lire les articles précédents ...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

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« National Geographic », l’art du masochisme, par Etienne Defay

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Le célèbre (et très sérieux) National Geographic a publié ce lundi un article hallucinant. Cet article, signé par Susan Goldberg (rédactrice en chef monde), demande pardon pour ses reportages commis « jusqu’aux années 1970 ». Cet article a été écrit dans le cadre d’un numéro spécial consacré aux concepts de « race ».

Accrochez-vous, cela vaut le détour. Comme si les syndromes de Stockholm et de Münchhausen avaient fusionné pour créer une nouvelle génération de journalistes. Nous sommes le 2 novembre 1930. National Geographic a envoyé un reporter et un photographe couvrir un événement majeur : le couronnement d’Haïlé Sélassié Ier, dernier empereur d’Ethiopie. D’après la rédactrice en chef, ce reportage dépeignait les indigènes d’Ethiopie comme des « sauvages anoblis ». Il est vrai, le terme ne passerait plus en 2018. Parce que nous sommes justement en 2018 et non en 1930.

Mais notre chère Susan Goldberg va plus loin dans ce miserere nobis. S’ensuit une longue réflexion sur la ségrégation américaine digne de la rédaction inspirée d’un collégien : « Si une telle cérémonie en l’honneur d’un homme Noir avait eu lieu en 1930 aux Etats-Unis par exemple, et non en Ethiopie, il n’y aurait sans doute jamais eu de couverture médiatique. Pis encore, si Haïlé Sélassié Ier avait alors vécu aux Etats-Unis, il n’aurait sans doute pas fait partie des lecteurs de National Geographic dans une ville comme Washington où la ségrégation était très stricte, et n’aurait pas été autorisé à faire partie de la communauté National Geographic ».

On ne sait pas ce qui est pire, qu’un empereur éthiopien ne puisse pas être couronné aux Etats-Unis ? Ou qu’il ne puisse pas être un lecteur de National Geographic ? Cela rappelle la logique des défenseurs du droit de vote des étrangers.

Susan Goldberg va plus loin dans son processus d’identification victimaire : « J’en suis la première rédactrice en chef, Juive de surcroît, deux groupes de population qui ont, eux aussi, été discriminés aux Etats-Unis. Il m’est douloureux de partager cet affreux état de fait qui fait pourtant partie de l’histoire du magazine ». Si l’on était pointilleux, on serait tenté de reprocher à cette dame son racisme latent en osant comparer la ségrégation des afro-américains avec celle des femmes mais passons. Ce que démontre cet article en réalité est à double effet. Premièrement il s’inscrit dans cette vague moderniste visant à déclamer que toutes les cultures et toutes les civilisations se valent. Sachez-le : dire que la dynastie Ming était supérieure aux tribus papous au XIIIe siècle fait de vous un odieux raciste. Supputer que l’empire byzantin était de loin plus avancé que le peuple touareg vous range avec ceux qui hiérarchisent les peuples et donc un fasciste en puissance.

L’autre intérêt d’un tel mea culpa est également économique. Car la culpabilisation a cela de pratique qu’elle fait vivre le racisme, alimente un débat, vous place dans le camp du Bien et donc vous fait gagner de l’argent.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2018

https://fr.novopress.info/209986/national-geographic-lart...

Perles de Culture n°158 : que sont devenus les enfants de Maastricht ?

La France, vice-championne d’Europe des emplois précaires

L’OCDE a publié via Eurostat la part des emplois précaires dans les 28 pays de l’Union Européenne, la moyenne étant de 2,3 %. La France occupe une peu glorieuse 2e place, derrière la Croatie.

– Pays à plus de 5 % d’emplois précaires : Croatie (8,4 %)

– Pays à plus de 4 % d’emplois précaires : France (4,8 %), Espagne (4,7 %), Pologne (4,5 %), Slovénie (4,5 %) et Finlande (4,4 %).

– Pays à plus de 3 % d’emplois précaires : Suède (3,7 %), Belgique (3,5 %), Italie (3,2 %) et Portugal (3,2 %).

– Pays à plus de 2 % d’emplois précaires : Slovaquie (2,3 %) et Hongrie (2,2 %).

– Pays à plus de 1 % d’emplois précaires : Danemark (1,9 %), Grèce (1,6 %), Luxembourg (1,5 %), Lettonie (1,5 %), Estonie (1,2 %), Malte (1,2 %), Pays-Bas (1,1 %) et Autriche (1 %).

– Pays à moins de 1 % d’emplois précaires : Lituanie (0,9 %), Bulgarie (0,7 %), Chypre (0,7 %), Irlande (0,7 %), Allemagne (0,5 %), Tchéquie (0,4 %), Royaume-Uni (0,4 %) et Roumanie (0,2 %).

A noter le faible score de l’Allemagne et du Royaume-Uni, en total contradiction avec les descriptions du marché du travail faite dans les médias. L’une des deux parties nous prend pour des jambons. Reste à savoir qui. Il est intéressant de noter que le site syndicaliste internationalIndustriall a une toute autre vision du travail précaire et donne les chiffres suivants à l’échelle mondiale dans un document daté du 24 mai 2016 :

– Plus de 90 % d’emplois précaires : Pérou, Bolivie, Sénégal, Mali, Cameroun, Ouganda, Mozambique, Pakistan, Inde, Chine et Cambodge.

– Plus de 75 % d’emplois précaires : République Dominicaine, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Equateur, Maroc, Algérie, Ghana, Zambie, Vietnam, Philippines et Indonésie.

– Plus de 50 % d’emplois précaires : Mexique, Panama, Colombie, Brésil, Paraguay, Chili, Argentine, Finlande, Egypte, Namibie, Botswana, Mongolie et Sri Lanka.

– Plus de 25 % d’emplois précaires : Canada, Irlande, Portugal, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Roumanie, Turquie, Irak et Afrique du Sud.

– Moins de 25 % d’emplois précaires : Etats-Unis, Costa Rica, Islande, Royaume-Uni, Norvège, Suède, Belgique, Luxembourg, Suisse, Autriche, Hongrie, Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Russie, Japon et Australie.

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/la-france-vice-championne-d...

150ème anniversaire de sa naissance : Lafautearousseau vous invite au colloque Charles Maurras, l'homme de la politique

Les modalités d'inscription et de participation suivront dans nos prochaines parutions. Retenez cette date.

Le 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras sera par ailleurs commémoré le lendemain dimanche 22 avril. Programme à venir.  

Manifestations organisées conjointement par Lafautearousseau, la Fédération Royaliste Provençale et Action Française Provence. 

Lafautearousseau

Contact

[Renseignements & Inscriptions]

lafautearousseau@outlook.fr

T.  06 08 31 54 97

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Emmanuel Macron et la PMA sans père : la deuxième condition. #Juste

100 000 manifestants pour la vie en Irlande

6a00d83451619c69e201b7c9584298970b-250wi.pngThe Independant reconnaît 100.000 participants dans la rue à Dublin pour appeler à dire non au référendum. Or ce journal ne peut être suspecté de sympathies pro-vie…

Dans le reportage publié par Life Site, les organisateurs n’en reviennent pas eux-mêmes.

La porte-parole de la campagne « Sauvez le huitième » (amendement), Niamh Uí Bhriain, a déclaré que la proposition du gouvernement a « réveillé un géant endormi » et que maintenant on attendait une « vague de volontaires » pour mener une grande campagne pour le non. Elle a ajouté :

« Ces chiffres énormes sont un soulèvement du peuple contre les médias et les élites politiques et contre la puissante industrie internationale de l'avortement qui a versé des millions de dollars dans une campagne contre nos lois pro-vie. L'Irlande est à un moment décisif de son histoire, et nous demandons aux gens de rejeter l'industrie de l'avortement et d'exiger une meilleure réponse pour les mères et les bébés. »

Il y avait là des médecins, dont Maire Neasta Nic Gearailt qui a brandi un bon de 100 euros qu’elle allait envoyer à Catherine Noone, la sénatrice présidente de la commission sur l’avortement, pour qu'elle se paie des lunettes, parce qu'elle a déclaré qu’elle n’avait pas pu trouver un seul médecin favorable au maintien du 8e amendement.

Parmi les orateurs il y avait Charlotte (Charlie) Fien, la trisomique devenue célèbre après son allocution devant la commission des droits de l’homme de l’ONU en mars 2017.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

JEAN-BAPTISTE LEON : « UN FAUX RETRAITÉ DE 117 ANS INSTALLÉ EN ALGÉRIE PERCEVAIT UNE PENSION DE RETRAITE ! »

Contribuables associés s’est emparé du rapport de la Cour des comptes révélant une fraude de plus de 200 millions d’euros au niveau des caisses de retraite, au profit de « faux retraités » en Algérie, au Maroc ou en Italie. Un faux retraité de 117 ans installé en Algérie percevait une pension de retraite…

L’association a été ignorée par Agnès Buzyn, ministre de la Santé et chargée du dossier, mais entendue par le Premier ministre, Édouard Philippe, qui a dit « faire de la lutte contre la fraude sociale une priorité ».

Mais Contribuables associés continue à suivre le dossier de près.

http://www.bvoltaire.fr/matraquage-fiscal-subissent-retra...

Les vrais et faux mineurs étrangers coûtent très chers aux pouvoirs publics

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
S’il y a une vraie opacité concernant les chiffres de l’immigration, on a une bonne idée du coût que représente les mineurs isolés étrangers. D’ailleurs l’Etat ne dit plus mineurs isolés étrangers mais « mineurs non accompagnés » – novlangue oblige.

C’est André Posokhow, du site Polémia, qui a décortiqué les chiffres de ce flux migratoire. Il dénombre environ 50 000 mineurs ou supposés tels, tandis que la Justice n’en comptabilise officiellement que 15 000.

Et le budget va avec : le coût individuel se situe entre 50 000 et 73 000 euros annuel ! Soit un total de plus d’un milliard d’euros pour les seuls mineurs officiellement pris en charge.

André Posokhow dénonce plusieurs dérives : l’existence d’une pompe aspirante de l’immigration, le nombre importants d’étrangers trichant sur leur âge, ou encore la lourde responsabilité financière des départements.

https://fr.novopress.info/

DIMANCHE 18 MARS : HOMMAGE À FRANÇOIS DUPRAT ASSASSINÉ IL Y A 40 ANS

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Communiqué de Jean-Marie Le Pen cliquez ici

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Zoom - Pierre Jovanovic : 70% des Italiens contre l'Europe !

09:14 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

CONGRÈS DU FN : ET MAINTENANT QUE FAIRE ?

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Arnaud Malnuit

Que faire ? Question lancinante, phrase totémique depuis qu'elle est le titre du bréviaire d'action de Lénine, le que faire hante le monde militant surtout lors qu'on subit des échecs et que l'on souhaite rebondir, analyser les causes de ces échecs, les motifs d'espérance, les clés pour rebondir. C'est ainsi le moteur de « Pour une critique positive » attribué à Dominique Venner et publié au début des années 1960. C'est surtout la question qui vient à l'esprit suite au congrès du FN prochainement ou probablement Rassemblement national d'ici quelques mois...

En effet, on pourrait continuer à constater la fausse refondation, la schizophrénie du discours du rassemblement alors que la nouvelle direction se resserre encore plus loin de la ligne plus ou moins encore « marioniste » du comité central devenu conseil national... A croire que la culture d'acceptation de sensibilités préalable à toute forme d'alliance est toujours inconnue au FN... On passera également sur le mauvais sketch du nouveau nom entre savoir à qui il appartient, la rappel de la grande époque du FN version JMLP dans les années 80 (on se demandera en quoi on se modernise alors), ou le mauvais rappel du RNP de Déat. On pourra aussi oublier l'absence de dynamisme, de relance militante du FN depuis les législatives.

On pourrait se demander à quel moment on aurait dû agir pour sauver le FN de JMLP, trouver une autre vie pour éviter les résultats de 2017, etc. Et donc voir passer le train de l'histoire une fois de plus... Avec moult regrets nostalgiques.

Entendons-nous bien, la nostalgie n'est pas une tare, la fidélité au militantisme est une chose saine, pour preuve les queues lors des séances de dédicace du premier tome des mémoires de JMLP.

Mais il importe de trouver et mettre en place cette autre voie, d'acter que le FN futur RN n'est plus un mouvement de la droite nationale populaire et sociale, que nous devons ne plus nous préoccuper de son avenir, tendre la main à ses militants sincères attachés à une vraie droite nationale, populaire et sociale.

Mais surtout construire la droite nationale du XXIe siècle qui ne reproduirait un FN bloqué dans les années 1980 et 1990. Bien entendu, le PdF doit être le fer de lance électoral de cette droite nationale, mais il faut aussi raisonner avec souplesse et diplomatie avec d'autres structures qui gardent leurs spécificité, être dans notre temps, parfois avoir quelques accents « modernes » sans pour autant se renier, en parallèle avec des branches plus traditionnelles. En fait, peut-être créer la dynamique d'En marche au service de la droite nationale et donc de la France. Les élections européennes de 2019 pourraient même être une première phase de cette nouvelle droite nationale.

Ce n'est qu'un début, continuons le débat !

Source Parti de la France cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

La Maison Blanche, deux siècles d'histoire - Au coeur de l'histoire

07:12 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Grand remplacement et enfants musulmans : Robert Ménard encore une fois relaxé !

Après l'affaire des affiches sur Midi libre, Robert Ménard est à nouveau relaxépour ses propos sur les musulmans dans sa ville de Béziers :

"La cour d’appel de Paris a relaxé, mercredi 14 mars, le maire de Béziers, Robert Ménard, proche du Front national, condamné en 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville. La cour a ainsi infirmé un jugement du tribunal correctionnel de Paris qui, le 25 avril 2017, avait condamné M. Ménard à 2 000 euros d’amende pour « provocation à la haine et la discrimination ».

Les juges d’appel ont justifié ce revirement par un changement de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui exige désormais que les propos incriminés contiennent « une exhortation éventuellement implicite » à la haine ou à la discrimination pour que le délit de « provocation » soit constitué, ce qui n’est ici, selon eux, pas le cas.

L’élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter, le 1er septembre 2016, le message suivant : « #rentréedesclasses : la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe. » Il était également jugé pour avoir déclaré sur LCI, le 5 septembre 2016 : « Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Evidemment que c’est un problème. »"

Lire la suite

MACRON ET BELLOUBET FONT PIRE QUE TAUBIRA : AU SECOURS !

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On a le droit de rêver de révolutions impossibles.

En l’occurrence d’un service de l’exécution des peines qui aurait pour vocation et pour principe de faire exécuter intégralement les peines.

Je ne joue pas au faux naïf ni au provocateur, mais il me semble qu’en énonçant cette banale injonction, je devrais être qualifié de roi du poncif tant, pour une démocratie à la fois digne et vigoureuse et pour une Justice cohérente, une telle exigence d’application pleine et entière des sanctions devrait être la règle.

Pourtant, avec cette assertion, je suis le fauteur de trouble. Parce que, réclamant la normalité, je ne vois aucune raison de la battre en brèche sur le plan pénitentiaire.

À peine, dans un précédent billet, avais-je eu le bonheur de relever quelques éléments réalistes qui mettaient un peu de substance et de vigueur dans le discours convenu et sulpicien contre la prison en tant que telle, à peine avais-je dénié que ce fût la réapparition de Christiane Taubira parce qu’Emmanuel Macronme paraissait éloigné d’une idéologie compassionnelle qui constituait le délinquant comme victime et la société comme coupable, que je suis obligé d’en rabattre.

Il ne faut jamais se réjouir trop vite puisqu’on constate que, pour les peines d’emprisonnement égales ou inférieures à cinq ans, nous avons un président de la République et, donc, un garde des Sceaux qui ont formé le projet d’aller plus loin dans la mansuétude que Christiane Taubira, pourtant difficilement dépassable sur ce plan.

En effet, aux deux tiers de la sanction, la libération sous contrainte (bracelet électronique, obligation de pointer, par exemple) devra devenir systématique et, je cite car c’est le comble, « le juge de l’application des peines ne pourra refuser l’octroi de la libération sous contrainte qu’en constatant, par ordonnance spécialement motivée, qu’il est impossible de la mettre en œuvre »

Les magistrats auront donc à justifier les raisons qui les poussent à récuser une exécution laxiste de la sanction.

C’est le monde à l’envers. Je sais bien que notre système est aberrant qui a adopté comme règle l’anormalité : le partiel d’une exécution plutôt que la normalité et la cohérence – la totalité de celle-ci. Fallait-il aller jusqu’à cette absurdité de contraindre des juges à dénaturer leur mission en leur imposant le contraire de la rigueur souhaitable ? Des magistrats devront, en quelque sorte, aller à Canossa parce qu’ils auront, pour un condamné à cinq ans, eu la faiblesse de considérer qu’il aurait à les purger alors que les portes seront naturellement et largement ouvertes aux deux tiers de la peine.

Les détenus qui se retrouveront plus vite que prévu à l’extérieur (avec un contrôle dont on peut douter de l’efficacité) seront heureux de n’avoir accompli que les deux tiers d’un crime ou d’un délit et leurs victimes seront évidemment compréhensives puisqu’elles ne l’auront été qu’aux deux tiers.

Ce délire de bonne conscience proche d’un humanisme égaré est d’autant plus choquant qu’il contredit le retour au bon sens que le Président a favorisé en refusant que, dorénavant, un jugement correctionnel de condamnation puisse être immédiatement aménagé. En récusant que le décret de l’autorité judiciaire puisse être dénaturé par la « cuisine » qui le suit.

C’est exactement ce qui va se produire, par exemple avec une condamnation de quatre ou cinq ans qui sera amputée, sans aucune nécessité, aux deux tiers pour sa part carcérale.

Il paraît que cette démission permettra d’éviter les sorties « sèches » comme si, pour les sanctions allant de un à cinq ans d’emprisonnement, la société et les citoyens victimes n’avaient été confrontés qu’à des infractions minimes rendant intolérable une logique pénitentiaire accordée avec la décision judiciaire.

Je me suis peut-être trompé. Je pensais qu’Emmanuel Macron, si lucide sur les erreurs de François Hollande – celle, notamment, d’avoir maintenu Christiane Taubira trop longtemps à un poste prestigieux où l’oralité ne pouvait se substituer à l’action -, nous éviterait la restauration du pire de celle-ci. Mais sa philosophie, qui est classiquement de gauche, quand on quitte l’économique et le social, au contraire ne nous ménage pas.

Christiane Taubira revient et c’est un cauchemar pour ceux qui espéraient un Président du nouveau monde, répudiant les conformismes et brisant des lances contre le judiciairement convenu – le politiquement stéréotypé.

Extrait de : Justice au Singulier

http://www.bvoltaire.fr/macron-belloubet-pire-taubira-sec...