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  • Université d'été d'Action française, le Camp Maxime Real Del Sarte, se tiendra du 20 au 27 août 2017

    Voici donc d'ores et déjà annoncés, le lieu, les dates, le thème du prochain Camp Maxime Real del Sarte.

    Le Camp Maxime Real del Sarte (CMRDS) est une université d’été d’Action française, surtout destinée aux jeunes Français soucieux de l'avenir de leur pays 

    Ainsi, après le colloque du 13 mai dernier, dont le thème était Refonder le Bien Commun, colloque dont l'invité d'honneur a été le Prince Jean de France, le Camp Maxime Real del Sarte 2017 s'est logiquement donné pour sujet : France d'abord, l'avènement du projet capétien pour la France.  

    Le site du Centre Royaliste d'Acion Française donnera ultérieurement le programme du CMRDS 2017. On aura la possibilité de s'inscrire en ligne.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • CHEZ MACRON, TOUT N’EST PAS BON

    Pieter Kerstens

    Il y a quelques semaines Emmanuel Macron, futur Président de la République, avait déclaré à Alger que « la colonisation fut une barbarie, un véritable crime contre l’Humanité. » C’est faire preuve d’ignorance ou d’amnésie.

    Devoir d’oubli.

    Par une dépêche de l’AFP du 30 novembre 2000 nous avions pris connaissance que Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques de la guerre d’Algérie (1954-1962) avait été vivement critiqué dimanche par des journaux algériens, pour avoir admis que la torture était également pratiquée par les combattants algériens.

    Vendredi 29 novembre 2000, lors du Congrès du Parti Socialiste français à Grenoble, M. Aït Ahmed avait estimé que « ce débat sur la torture, sur les exécutions sommaires, sur les disparitions et crimes atroces… fera aussi découvrir qu’il y a eu des tortures du côté du FLN. »

    Fureur au siège du quotidien gouvernemental algérien « El Moudjahid » qui avait qualifié de dérives les propos d’Aït Ahmed, dirigeant l’un des principaux partis d’opposition algériens, le Front des Forces Socialistes (FFS), soutenu par les caciques du PS français… Hollande & C°.

    Pour sa part, le journal du FLN « Swat El-Ahrar » avait écrit qu’Aït Ahmed « marchande » avec le Parti Socialiste français en « évoquant des dépassements de l’armée de libération ».

    Il y a 60 ans :

    Le 28 mai 1957, deux katibas du FLN pénétrèrent dans le village de Melouza, fief de Messali Hadj, le fondateur du mouvement indépendantiste le Parti du Peuple Algérien (PPA).

    Dans un délire de cruauté sanguinaire, les fellaghas assassinent les femmes après les avoir violées, tuent les enfants en les clouant aussi contre les portes et massacrent les vieillards. Tous les militants de l’ANPA (Armée Nationale Populaire Algérienne) de Mohamed Ben Lounis, dit Bellounis, seront exécutés.

    Alors que depuis des années, les charlatans du Politiquement Correct nous imposent le Devoir de Mémoire, ils seraient bien inspirés de ne pas occulter les vérités historiques et cesser de donner des leçons de morale à la Terre entière.

    Il ne faut pas se poser en redresseur de torts, comme Emmanuel Macron, quand on a une mémoire à géométrie variable et que l’on prône en permanence une repentance nauséabonde.

    « Un arbre sans racine est un arbre mort. Un peuple sans Histoire est un peuple condamné. »

    1. Macron notre énarque-chef, quand il était l’assistant du philosophe Paul Ricœur pour son livre « la Mémoire, l’Histoire, l’Oubli » paru en 2000, ne pouvait donc pas ignorer cet aveu éclairant d’un chef du FLN.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les plus célèbres dissidents de l’Action française sont des hommes de plume

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    Olivier Dard est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Sorbonne. Connu pour ses travaux consacrés à l’entre-deux-guerres et aux mouvements de droite, il a dernièrement préfacé la réédition chez Pierre-Guillaume de Roux du livre de Paul Sérant Les dissidents de l’Action française. Nous revenons avec lui sur l’histoire de ce mouvement et ses tumultes, ainsi que son rôle dans l’agitation intellectuelle des années 1930.

    PHILITT : Vous constatez dans votre préface du livre de Paul Sérant, Les dissidents de l’Action française, que ceux-ci ont eu plus de succès et de notoriété que les « fidèles » du mouvement. Est-ce dû à la personnalité écrasante de Charles Maurras ?

    Olivier Dard : Votre question me permet une mise au point. Les « dissidents » dont il est question dans le livre de Sérant, dissidents auxquels il faudrait rajouter Lucien Rebatet (dont il n’a pas voulu traiter du cas estimant l’avoir fait dans son essai intitulé Le romantisme fasciste), sont principalement des hommes de plume même s’ils ont, pour une bonne partie d’entre eux, milité et combattu dans les organisations de l’Action française, qu’il s’agisse de la ligue, des étudiants ou des Camelots du roi. N’oublions cependant pas qu’il a existé d’autres dissidents et d’autres dissidences, notamment collectives. On en compte deux dans l’entre-deux-guerres, celle de Georges Valois au milieu des années 1920 (il ne part pas seul pour fonder le Faisceau) ou encore « la grande dissidence » de 1930 qui affecte très gravement la Fédération de Paris.

    Ces dissidents de 1930 (on compte parmi eux le célèbre docteur Henri Martin) sont moins connus et moins étudiés que les hommes du Faisceau ou les intellectuels de l’Action française mais leur cas est cependant intéressant. En effet, s’ils ont laissé beaucoup moins de traces écrites, en particulier de récits de souvenirs, leur expérience peut être rapprochée de celle de certains des dissidents étudiés par Paul Sérant. Les uns et les autres pointent en effet ce qu’ils considèrent comme un dysfonctionnement grave de l’Action française, à savoir l’accent mis sur la propagande par le journal quotidien au détriment d’un travail militant de terrain qui leur paraît beaucoup trop négligé. Pour le dire plus abruptement, ils posent la question de la relation à l’Action française, entre la virulence des ses discours et l’action. Louis Dimier s’en est expliqué dans Vingt ans d’Action française et on connaît la formule de Rebatet sur « l’inaction française ». Sur cette question, et pour ces dissidents, c’est bien la responsabilité de Maurras qui est engagée, même si après le 6 février 1934, des militants vont mettre aussi en cause les responsables de la ligue. Maurras n’en est pas moins, pour tous, le véritable chef du mouvement.

    Là réside sans doute son problème majeur : si Maurras est un homme de plume réputé et redouté par ses contemporains, il n’a pas les qualités d’un dirigeant politique. Je me contenterai de citer la formule d’Albert Thibaudet décrivant l’Action française comme un « gros journal admirablement fait » mais dans l’incapacité de faire élire un conseiller général. Si on ajoute, que malgré qu’il a cosigné avant le premier conflit mondial un petit ouvrage Si le coup de force est possible, Maurras ne le prépare nullement, il est loisible d’imaginer les frustrations accumulées par des militants qui entendent en finir avec la « gueuse » autrement que par des mots. Le « maître » est donc logiquement mis en cause.

    La pensée des dissidents et détracteurs de l’Action française semble toujours bâtie par rapport, sinon contre Maurras. Sa figure et son oeuvre concentrent-elles à elles seules la quintessence du mouvement ?

    À l’origine, l’Action française n’a pas été créée par Maurras. Mais c’est bien lui qui en a fait ce qu’elle est devenue, à savoir une école de formation politique fondée sur la doctrine du « nationalisme intégral ». L’Action française n’est cependant pas seulement un foyer doctrinal. C’est au milieu des années 1900 un dispositif articulé autour de trois volets. En premier lieu, un Institut d’Action française aspirant à se poser en « contre-Sorbonne » où Maurras et les ténors d’alors du mouvement enseignent. Mais le « nationalisme intégral » est surtout relayé par deux autres entités : une ligue créée en 1905 et qui se développe au plan national avant le premier conflit mondial et un journal quotidien lancé en 1908 et qui a pris la suite de la « petite revue grise ». Ce journal couronne une ambition déjà ancienne de Maurras (dont la surdité interdit d’être un orateur) et qui entend par conséquent gagner des soutiens à sa cause par l’imprimé en profitant de la vogue remarquable que connaît alors la presse. Il en est une figure incontournable à la fois comme éditorialiste, polémiste ; sans oublier qu’il a introduit et développé un exercice aujourd’hui devenu classique, la « revue de la presse ».

    Maurras est donc l’homme orchestre du dispositif, ce qui permet d’expliquer l’importance des termes maurrassisme et maurrassien pour désigner la doctrine et les militants qui la propagent. Maurras ne saurait donc être détaché de l’Action française qui est sa vie, dans tous les sens du terme puisqu’il passe ses soirées et ses nuits au journal. En même temps, si c’est bien vers Maurras que les militants se tournent et si ce dernier n’a jamais dû affronter la moindre remise en cause sérieuse de son hégémonie, le maurrassisme n’est pas uniquement l’affaire de Maurras soi-même. On notera par exemple, sur la question, fondamentale, de l’Allemagne, la contribution de Jacques Bainville ou, au plan économique et social, domaine où Maurras est nettement moins en pointe, la place de choix de Georges Valois durant ses vingt ans de présence à l’AF. Dans le regard que portent les étrangers maurrassiens sur l’AF, Maurras n’est pas seul à être considéré mais il arrive nettement en première position. Il n’en demeure pas moins, et c’est là sans doute l’essentiel, que le lien des figures les plus en vue de l’Action française n’a jamais été construit sur leur rapport à l’organisation mais d’abord fondé sur leur relation au « maître de Martigues » ce qui donne à l’histoire des « dissidents » une tonalité personnelle et passionnelle. C’est bien un lien d’homme à homme qui est en cause et il n’est qu’à lire ce que les uns et les autres ont écrit de leur rupture (de Valois à Rebatet en passant par Bernanos) pour le comprendre : chacun des récits s’accompagne d’un portait de Maurras.

    Paul Sérant reconnaît qu’au sein de l’Action Française, si la doctrine politique était le monopole de Maurras, la littérature y était tout aussi importante. Les « dissidents » l’ont-ils été par un faible appétit politique ou par des ambitions littéraires et intellectuelles incompatibles avec le mouvement ?

    La littérature joue un rôle essentiel à l’Action française, à commencer par Maurras lui-même qui a souligné dans Quand les Français ne s’aimaient pas qu’il avait été conduit à la politique par les lettres. Ajoutons que Maurras avait en tête un projet littéraire bien précis, celui de la création d’une « École romane » qu’il a tenue à bout de bras mais qui n’a pas donné les résultats attendus. On ajoutera enfin tout l’intérêt que Maurras porte au classicisme et son rejet du romantisme. Ce dernier est très partagé à l’Action française mais au sein de cette dernière les idées littéraires et plus largement esthétiques de Maurras ne sont pas exclusives d’autres sensibilités. Si la politique est à l’origine des dissidences, ce n’est pas le cas de la littérature. Pour illustrer cette cohabitation, curieuse j’en conviens mais indiscutable, deux exemples suffiront. Le premier est celui de Léon Daudet, fidèle parmi les fidèles au plan politique mais qui affiche des goûts littéraires bien éloignés de ceux de son compatriote provençal puisqu’il se fait le défenseur de Marcel Proust et de Louis-Ferdinand Céline, n’hésitant pas à rembarrer brutalement sur ces sujets Henri Massis, rédacteur en chef de La Revue universelle et beaucoup plus proche du classicisme du « Martégal ». Les chroniques littéraires de Brasillach sont également très éclairantes sur ce point, en particulier pour ce qui concerne le « théâtre littéraire » dont il se fait, en 1935, le défenseur dans La Revue universelle.

    Dans votre ouvrage Le rendez-vous manqué des relèves des années 30, vous opposez la relève « réaliste » à celle plus spiritualiste des « non-conformistes ». Peut-on classer l’Action française d’alors dans l’une de ces catégories ?

    L’Action française ne peut pas être rangée dans ces catégories pour la bonne et simple raison que ses origines sont bien antérieures : Maurras est né en 1868 et a donc 62 ans en 1930. Il n’est plus un homme de la relève même s’il suit ce processus avec attention. Il a toujours été intéressé par la jeunesse en qui il voit le vivier d’une future élite à même de refaire la France et son dernier livre s’intitule Pour un Jeune Français. Si l’Action française ès qualité ne compte pas parmi les relèves des années trente, nombreux sont les jeunes maurrassiens qui animent ce qu’il est convenu d’appeler la « Jeune Droite » et qui est un des piliers du pôle spiritualiste avec l’Ordre nouveau (Robert Aron, Arnaud Dandieu) ou Esprit (Emmanuel Mounier). Esprit, avec lequel la Jeune Droite ferraille.

    Sans vouloir égrener une liste de noms, certains doivent être rappelés : Jean de Fabrègues (éphémère secrétaire de Maurras et dissident du tournant des années trente), les normaliens Robert Brasillach ou Thierry Maulnier, mais aussi la future relève des Hussards (Jacques Laurent) ou de La Nation française d’après guerre (l’historien Philippe Ariès). N’oublions pas non plus un homme qui n’a jamais été un maurrassien affiché mais qui a souligné l’empreinte qu’a eue Maurras sur toute cette mouvance, je veux parler de Jean-Pierre Maxence dont il faut relire l’Histoire de dix ans (1927-1937).

    Les dissidents de l’Action française l’ont-ils desservie, notamment quant à la réalisation de ses objectifs politiques, ou bien plutôt confortée ?

    Je ne pense pas que le problème se pose uniquement en ces termes. Desservie, sans doute, oui, sur le court terme puisque les dissidences collectives ont provoqué un départ de militants qu’il a fallu combler. Peut-on conjecturer que ceux qui sont restés en sont d’autant affermis. En réalité, les choses ne se posent pas ainsi. Le problème majeur de l’Action française n’a pas été forcément d’attirer des militants que de les garder, notamment à l’âge adulte. Maurras et l’Action française, de l’avant 1914 aux années trente ont largement attiré des jeunes gens, séduits par la rigueur de sa doctrine et sa radicalité affichée.

    Le renouvellement existe mais les mêmes causes reproduisent les mêmes effets et on ignore ce qui se serait passé si la ligue n’avait pas été dissoute en 1936. Mais cette dissolution est instructive : les dirigeants, Maurras en tête, craignent d’abord pour l’avenir du journal. C’est leur principale préoccupation, beaucoup plus que l’organisation militante qui s’éteint alors. Une dernière remarque enfin. On constate, à observer l’histoire des dissidences dans la durée, que derrière les caractéristiques particulières liées aux individus elles présentent des similitudes. J’en retiendrai trois : départs conflictuels et polémiques (avec dans certains cas des procès judiciaires), mise en cause par les dissidents de la stratégie suivie et donc du « maître » ; mais aussi, et peut-être surtout, absence de remise en cause de la politique suivie par la direction. Des dissidences et de leur succession, aucune leçon n’est tirée, ce qui explique la récurrence des crises.

    Le « rendez-vous manqué » que vous évoquez l’a-t-il été, aussi, à cause de l’importance de ce mouvement, ou à l’inverse à cause de ses nombreux et influents dissidents ?

    Le rendez-vous manqué des relèves des années trente doit son titre à l’effort de pesée que j’ai entrepris entre le bouillonnement né à la fin des années 1920 et l’aptitude de ces relèves à transformer la société de leur temps. Je concluais ce livre en insistant sur le crépuscule des « non-conformistes » et « l’aurore des technocrates » qui ont été, et dans la durée, les relèves sans doute les plus efficaces pour faire valoir leur importance, leur nouveauté et leur légitimité et ce, de l’avant-guerre à l’Occupation et à la Libération-reconstruction. Les raisons de ce succès sont nombreuses et j’en citerai trois. Ces relèves technocratiques ont su rendre légitime un statut d’expert susceptible de remettre en cause certaines élites en place (les ingénieurs économistes d’X-Crise planistes contre les professeurs d’économie libéraux) pour faire face à la crise économique. Ces relèves se caractérisent aussi par une appétence pour l’exercice des responsabilités qui leur a permis de répondre positivement aux appels des responsables gouvernementaux, et ce nonobstant leur couleur politique. Enfin, si les relèves spiritualistes se sont d’abord construites sur des refus (à commencer par celui de la modernité technocratique émergente) les relèves technocratiques, marquées par « l’opérationnalisme », sont arrivées auprès des décideurs avec un projet dominé par le souci de rationalisation et de modernisation et un catalogue de mesures à mettre en œuvre.

    Source

    http://www.voxnr.com/9112/les-plus-celebres-dissidents-de-laction-francaise-sont-des-hommes-de-plume

  • Législatives - Agnès Chrissement (FN) : "le temps des alliances à droite est enfin venu"

    6a00d83451619c69e201b7c8fb91b0970b-250wi.jpgAgnès Chrissement, mère de famille nombreuse, catholique, est candidate du Front National aux élections législatives de 2017 pour la 2e circonscription de Loire Atlantique. Elle a accepté de répondre à nos questions.

    Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2ecirconscription de Loire Atlantique. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

    Ce n’est pas une première : cette campagne est ma 3ème après une campagne municipale à Versailles en 2014 et départementale en 2015 à Rambouillet.

    J’ai toujours été intéressée par la « chose publique » de près ou de loin mais j’ai débuté mon engagement politique à la suite de l’élection de François Hollande et de la dégradation politique et morale qui a suivi.

    J’essaie ainsi de contribuer, à mon petit niveau et en tant que mère de famille catholique, à la reconstruction de notre pays et à la défense de nos valeurs. Il y a urgence à se mobiliser pour ne pas léguer ce changement de civilisation à nos enfants.

    J’ai choisi de militer au sein du FN parce qu’à mes yeux c’est le seul parti (avec bien sûr quelques limites) capable de redresser la France, de réinstaurer la morale, l’ordre et l’autorité en France, préalables indispensables pour restaurer la grandeur de notre pays.

    Vous allez affronter le candidat LR Sébastien Pilard, membre fondateur et ancien président de Sens Commun, qui fut actif durant les Manifs Pour Tous. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

    Non je ne pense pas car malgré son rôle dans la création de Sens Commun, Sébastien Pilard semble malheureusement abandonner le combat pour les valeurs défendues pendant ces manifestations. Il adhère ainsi à un parti qui ne compte même plus du tout revenir sur la Loi Taubira dans le cadre de leur programme des législatives et lequel parti a appelé ses électeurs à voter pour M Macron lors du 2nd tour de l’élection présidentielle, rejetant ainsi les valeurs qui fondent un parti de Droite.

    Je suis fière d’être investie par le parti qui défend le plus la famille et reviendra notamment sur la Loi Taubira. Les baromètres de Liberté Politique/Alliance Vita sont là pour nous le rappeler en ayant placé Marine Le Pen en tête de ces sujets si importants.

    Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient du PCD, de DLF, de la Ligue du Sud... ?

    J’espère avant tout que les futurs députés FN seront suffisamment nombreux à l’Assemblée pour former un groupe parlementaire afin d’être une vraie force d’opposition. 

    Bien sûr, je pense aussi que le temps des alliances à droite est enfin venu. L’exemple de l’élection présidentielle où DLF a soutenu courageusement Marine Le Pen a été à ce titre une vraie bonne nouvelle, même si la suite est plus compliquée... L’amour de la France, le souci du Bien Commun, la défense de notre identité et de notre culture chrétienne doivent être le socle commun pour travailler ensemble à stopper la destruction de notre patrie entrainée dans un mondialisme effréné.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les faux nez de la cohabitation

    Nul ne saurait prévoir à ce jour la composition future de l'assemblée nationale. Résultant, au soir du 18 juin, d'une situation totalement atypique, elle pourrait se traduire par une configuration institutionnelle de type franchement nouveau.

    Comparer cette situation avec celles qui prévalurent au cours des IIIe et IVe républiques force et fausse même le trait. Même si la chambre basse ne donnait pas de majorité au nouveau président celui-ci dispose de prérogatives hors de toute comparaison avec celles des Loubet, Fallières, Lebrun et autres Vincent Auriol du passé. Et il ne semble guère préparé à y renoncer, bien au contraire.

    "Deux dangers menacent le monde, disait Paul Valéry : l'ordre et le désordre". Jamais plus qu'en ce début de quinquennat cet apparent paradoxe n'a mieux semblé l'expression de la comédie du pouvoir.

    De bons esprits aiment à parler d'une hypothèse et d'une conjonction que l'on a nommées, dans la pratique bancale des 30 dernières années, la cohabitation.

    Ce contournement de la constitution fut inventé en 1985 dans un contexte bien précis par Édouard Balladur. Il s'agissait alors de maintenir la balance égale entre giscardiens et chiraquiens en vue des élections législatives de 1986. Il semblait en effet simplement trop tôt pour préjuger de qui l'emporterait en cas d'élection présidentielle anticipée. Or ce scénario qui fut écarté, eût représenté l'interprétation correcte de l'édifice gaullien : le président désavoué par l'opinion populaire doit s'en aller, comme cela avait été le cas du général De Gaulle en 1969. Aux yeux du fondateur de la Ve république le gouvernement et son chef doivent demeurer en symphonie avec le chef de l'État, lui-même clef de voûte du pouvoir, en accord avec le peuple dans ses profondeurs, doctrine énoncée dès 1946 par le discours de Bayeux.

    Une partie des républicains et des centristes de l’UDI, examinent ainsi, avec plus ou moins de sincérité, le cas où ces reliquats de droite sortiraient majoritaires des élections législatives qui s'approchent. À vrai dire, en réalité, ils se savent d'avance bien satisfaits s'ils parviennent à éviter le désastre inverse, résultant aussi bien de l'apparition du parti En Marche, du renoncement à briguer un nouveau mandat national de la plupart des maires et élus locaux, et, surtout du désarroi dans lequel ils laissent leur électorat.

    La prestation courtoise, mais d'autant plus molle, du chef provisoire Baroin achève enfin de démoraliser les dernières ardeurs.

    Voici en effet comment François Baroin, dresse l'éloge du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer : "C’est probablement le meilleur de sa génération, qui a le plus travaillé et le plus compris ce qui est bon pour la formation de nos enfants. Je lui fais confiance. (…) C’est un choix remarquable de la part du président Macron." Avec des dirigeants qui tiennent de pareils discours, la droite a-t-elle vraiment besoin d'adversaires ?

    Les discours réputés durs, aussi bien sur les sujets dits régaliens, sur les peines planchers, sur la majorité pénale que sur un sujet économique comme celui de la rallonge fiscale, clairement envisagée par le nouveau pouvoir, ne compensent aucunement l'impression que nous évoquons.

    Après la réunion tristounette du 20, au parc floral de Vincennes, où les Républicains cherchaient à faire semblant de se congratuler dans l'intimité retrouvée des vieux de la vieille de l'ancien RPR, les illusions de redressement du pays, telles qu'elles avaient pu se manifester dans les grands rassemblements de la campagne présidentielle semblaient bel et bien remises au rancart.

    Pour sa part, deux jours plus tard, ce 22 mai, Brice Hortefeux se projette cependant dans une hypothèse hardie : "Si nous gagnons les élections législatives, nous gouvernerons".

    On appelle cela cohabitation. Cela ressemble beaucoup à un faux nez.

    JG Malliarakis

  • Malgré la censure médiatique, les Macronleaks contiennent des infos compromettantes pour Macron

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    Sous couleur de morale, les grands médias ont refusé de diffuser les Macronleaks, documents piratés sur l’équipe Macron juste avant le deuxième tour de la présidentielles. Cette censure d’infos compromettantes a servi à protéger le candidat du système.

    Daniel Schneidermann, le patron d’Arrêt sur images, constate que la communication d’Emmanuel Macron est très au point, et qu’elle impose via les chaînes de télévision que ses amis contrôlent une série d’images quasi mythologiques du nouveau président. Si le public entend ne pas se laisser fasciner, il l’invite à un travail de critique : « Plus l’image sera belle, plus il faudra chercher le hors champ ». Le hors champ, en termes de cinéma, est la réalité que la caméra ne montre pas, et en termes de communication politique la vérité qui échappe au tri de la propagande. L’affaire des Macronleaks montre à quel point des médias dominants, sous couleur de morale politique, ont refusé ce travail critique, au bénéfice de l’élaboration du mensonge du système Macron.

    Les Macronleaks révèlent le vrai financement de Macron

    On ne saurait dire que Médiapart, que dirige le trotskiste Edwy Plennel, ancien commis des basses œuvres du ministre de l’intérieur de Mitterrand Pierre Joxe, ni Libération, soient des supports opposés à la gauche et à Macron. Pourtant leur souci de vendre et de paraître faire leur métier les ont poussés tout deux à publier une partie des Macronleaks. Le passage retenu concerne le mode de financement de la campagne présidentielle de Macron. Contrairement à ce que le patron d’En Marche et désormais président prétendait, sa campagne n’a pas été un miracle de spontanéité populaire. Si Macron est parvenu à lever 13 millions d’euros en un temps record, c’est qu’il a bénéficié d’un réseau amical de banquiers d’affaire qui lui a ouvert ses carnets d’adresse. On s’en doutait, les Macronleaks l’a mis noir sur blanc et les investigations de Médiapart et de Libé l’ont confirmé. Dans un courriel daté du 13 février 2017, Christian Dargnat demandait à ses correspondants l’aide de ses correspondants pour En marche. Ce fidèle de Macron, qui organisait sa campagne « à titre bénévole », est l’ancien directeur général de BNP-Paribas Asset Management, une filiale du groupe qui s’occupe de gestion d’actifs. On en est sûr maintenant, il a multiplié dîners discrets et courriels de relance avec les généreux donateurs avec l’accord de Macron. La belle histoire des petits chèques et des grandes quêtes n’était qu’un « fake » inventé par la propagande Macron.

    Comment les médias ont discrédité les infos compromettantes

    On ne mesure pas encore l’ampleur des révélations compromettantes contenues par les Macronleaks car l’essentiel du travail des principaux médias depuis leur divulgation le vendredi cinq mai a consisté à les discréditer au nom de la morale journalistique. Avec trois arguments : la source de ces infos est impure, ces infos sont lancées et utilisées pour biaiser l’élection, ces infos sont des intox. Cette litanie a été indéfiniment reprise par les « analystes » les plus sourcilleux. On peut citer Slate car il les résume tous : « Le terme même de «Macron Leaks» est une imposture: il ne s’agit pas d’un «leak», mais d’un piratage, qui vise moins à révéler des malversations imputables au mouvement En Marche! ou à Emmanuel Macron, qu’à les stigmatiser.  Un «leak» est une fuite de documents émanant d’un lanceur d’alerte, qui les confie à des journalistes qui, avant toute publication, les vérifient, analysent, contextualisent, mettant de côté tout ce qui pourrait attenter à la vie privée de ceux qui sont concernés, pour ne rendre publiques que des informations d’intérêt général.

    En l’espèce, vendredi soir, les soi-disant «Macron Leaks» ont jeté en pâture le contenu de six boîtes aux lettres de responsables du mouvement En Marche ».

    La censure morale masque le grand mensonge de Macron

    Avec les accents péremptoires que donne une position morale reconnue, Slate ajoutait : « A contrario, les courriels et documents censés être accablants et qui ont été plus ou moins largement partagés sur Twitter ont donc été, soit forgés de toutes pièces, soit manipulés et biaisés pour coller à l’agenda conspirationniste des trumpistes pro-FN ».

    Il faut croire que les journalistes n’avaient pas bien lu, puisque aujourd’hui les forgeries conspirationnistes débouchent sur un bloc d’infos bien compromettantes pour l’image de Macron, sans préjudices de révélations plus graves encore. Les afficionados du jeune président peuvent faire valoir que ces infos ne relatent rien d’illégal. Sans doute : mais Macron ayant prétendu jouer la transparence et la nouveauté, la preuve qu’il a menti de bout en bout fait s’effondrer tout son système. Sans doute n’a-t-il commis là nul crime ni délit : mais pris en flagrant délit de mensonge, il se trouve convaincu que toute son entreprise n’est que du vent.

    Des médias propagandistes ont écarté les Macronleaks

    Plus inquiétante encore pour la santé mentale des Français et pour la sécurité du système démocratique me paraît l’attitude des médias dominants. Quand les Macronleaks ont atterri sur le marché, ils se sont moins préoccupés de savoir ce qu’il y avait dedans et de déterminer ce qu’ils pouvaient contenir de vrai ou de faux que d’empêcher qu’ils puissent servir à l’adversaire de Macron. En d’autres termes, ils n’ont pas réagi en journalistes mais en militants politiques, et en propagandistes du système. Et cela bien sûr sous couleur de probité, de déontologie, de mesure et de morale.

    Cette inversion des valeurs est un phénomène fascinant, il manifeste un affaissement de l’esprit public et annonce une chute accélérée vers le totalitarisme : les médias dominants n’ont plus besoin de stimulation extérieure pour s’adonner à la censure, il y a un entraînement mutuel des journalistes, une autojustification de la censure qui devient pathétique.

    Macron : censure participative et totalitarisme optimal

    On peut rapprocher cela des derniers petits scandales de la fin de la semaine dernière dans les médias. Par exemple la prise de bec entre Najat Vallaud Belkacem et Vanessa Burggraf chez Ruquier, le « canular homophobe » de Cyril Hanouna sur Touche pas à mon poste, ou la blague d’Eric Brunet sur la « gérontophilie » supposée de Macron. Il ne m’appartient pas ici de défendre les uns ou les autres, et Cyril Hanouna n’est certes pas un parangon de bon goût. Mais que 17.800 tweets, encouragés par le CSA, fassent un « signalement » de contenu indu, ce qui débouchera sur une procédure du CSA, en dit long sur la censure participative et la dictature qui s’installent. De même, la façon dont le plateau de Salut les terriens a réagi à la plaisanterie de Brunet sur Macron fait-elle froid dans le dos. Tous les pairs du « chroniqueur » se sont dressés comme s’il avait enfreint un tabou (il était piteux, d’ailleurs : Macron n’est pas une vache sacrée, on peut rire un peu). Non, on ne peut pas rire. La morale du système est rigide et infrangible. Et l’ineffable Laurent Baffie s’est mué en vestale des convenances citoyennes et présidentielles jugeant que ces « vannes » pêchent par facilité et que « la façon dont vous le faites est extrêmement désobligeante et pas drôle ». Il existe donc à la télévision des professeurs de maintien républicain et d’humour correct. Au président optimal correspond un totalitarisme optimal, avec censure participative à tous les étages.

    Pauline Mille pour Reinformation.tv
    http://www.contre-info.com/malgre-la-censure-mediatique-les-macronleaks-contiennent-des-infos-compromettantes-pour-macron#more-45135 |