
Le billet de Patrick Parment
La pandémie que connaît l’Europe ne fait pas qu’affecter les individus mais elle fait également remonter à la surface ce que Herman von Keyserling, dans un ouvrage célèbre, intitulait la psychologie des peuples. Chaque peuple a sa propre personnalité et si l’Europe repose sur une unité raciale, religieuse et historique, chaque peuple diffère par sa mentalité et ses mœurs. Si c’est en effet la guerre qui a été le moteur du développement de la civilisation européenne – guerres essentiellement territoriales, il faut le souligner – jamais elles n’ont atteint une telle intensité et une telle absurdité que les deux dernières guerres mondiales, conséquence directe de l’émergence d’une nouvelle gouvernance en Europe, démocratique et républicaine. Nos monarchies étaient régies par une vision politique de leur espace, la République par l’argent et la corruption. Donc mondialiste par essence !




Voilà une affaire qui, en leur rappelant ce « bon vieux temps » où l’URSS récompensait les enfants qui envoyaient leurs parents au goulag en les dénonçant au Parti, devrait réjouir les vieux profs communistes : dans la plus pure tradition stalinienne, le ministère de l’Education nationale, que l’on aurait pu croire davantage occupé à mettre tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de nos chères têtes blondes, a en effet publié, en vue de la réouverture des écoles, plusieurs fiches de recommandations à l’intention des enseignants, dans lesquelles il leur est notamment demandé de détecter les élèves tenant des propos critiques à l’égard de l’Etat et même d’inciter ces derniers à dénoncer les « dérives » de leurs parents.
