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17/04/2017

Il y a beaucoup à faire qu'aucun parti au pouvoir ne fera jamais

6a00d83451619c69e201b7c8edbfb4970b-800wi.jpgL'analyse d'Hilaire de Crémiers dans le numéro d'avril de Politique Magazine.

Les sycophantes mènent leur ballet. Institution éminemment démocratique qui sévissait déjà dans l’Athènes décadente. La dénonciation sort des officines de la Hollandie, file vers les salles de rédaction, excite les magistrats, incendie les réseaux sociaux. Chacun se croit en droit de juger. Le parti socialiste, toute la gauche dite de gouvernement qui joue les offusqués, oublie aujourd’hui les scandales qui ont défrayé la chronique de la Mitterandie pendant plus d’une décennie, après les premières révélations de l’affaire Urba en 1991.

Le passé, le présent et le futur

Ils ont enterré Henri Emmanuelli samedi 25 mars en grande pompe républicaine à Mont-de-Marsan. Tous les caciques de la Gauche installée, prébendée, rémunérée et nourrie – que de pauvres gens ! – étaient là, alignés sur leurs chaises, à côté de François Hollande. À quoi pensaient-ils, tous, avec ces regards perdus, comme affaissés sur de douloureux abîmes intérieurs. Ces beaux messieurs qui affectent avec condescendance l’affranchissement de toute foi religieuse, songeaient peut-être que ce serait, comme dit le poète, bientôt leur tour. Finie la vie ! Les confortables prébendes et la jouissive fièvre de la politique politicienne ! Eux aussi, mais oui, tout comme lui, ils y passeront ! Hollande s’est voulu bravache, selon son habitude. Braver Dieu, en se croyant drôle, c’est son truc depuis ses 18 ans. Comme ses compères, à peu près tous à son image, sortis des bons collèges ! « Si Dieu existe, et que Henri l’a rejoint, il aura fort à faire avec lui. Mais que Henri sache bien – tiens, mais comment pourrait-il savoir ? – que la République aujourd’hui le salue et ne l’oubliera jamais ». La République est-elle donc une divinité ? Parle-t-elle et voit-elle, ou est-ce Hollande qui la fait parler et voir avec son ton de prédicateur ? Ah, les idoles ! Le psalmiste déjà s’en gaussait : « Os habent et non loquentur, oculos habent et non videbunt ».

Mais cet Henri Emmanuelli dont Hollande a fait l’éloge, avait été condamné en 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de droits civiques. En tant que trésorier du parti socialiste ! Péché pardonné donc. L’onction républicaine couvre tout. Il est bon de se sentir purgé. Les lois d’amnistie, d’auto-amnistie devrait-on préciser, de 1988–1990 sont censées avoir tout mis au net. Grâce soit rendue à la République et à l’efficace de ses sacrements ! Pourtant les faits peccamineux ont continué par la suite, tant du côté socialiste que du côté du RPR et de l’UMP. Faut-il reprendre la longue litanie des « affaires » ? Jusqu’à Cahuzac, Le Roux… ? Et les comptes de campagne pour les présidentielles validés par le Conseil constitutionnel pour le bon ordre républicain, ainsi que l’a révélé Dumas ?

Politique d’initiés

Hollande lui-même, avec tous ses réseaux, n’a-t-il pas pratiqué avec délectation ces arcanes du pouvoir, en mystérieuses initiations ? Tous les livres qui paraissent sur lui, écrits pour la plupart par des journalistes de gauche, prouvent sa suffisance autant que sa maîtrise en la matière. Il met toute sa vanité dans cette manière d’être : je suis celui qui sait. Le ridicule n’est pas loin.

Ce n’est pas pour rien qu’il est allé en pèlerinage rue Cadet le 27 février dernier, premier chef de l’État à rendre ainsi une visite officielle au temple des temples. Il s’agissait, bien sûr, de rendre grâce... à la « divinité », mais aussi d’appeler à l’aide avec grande imploration, selon la tradition des loges, dans l’implacable lutte contre toute résurgence dans la vie publique nationale du moindre soupçon de tradition française et chrétienne. Lutte acharnée qui autorise tous les coups et dans laquelle lui-même se dit, jusqu’en ses déplacements à l’autre bout du monde, totalement investi comme d’une mission supérieure et qu’il a bien l’intention de poursuivre après la fin de son mandat. Il n’est pas inutile d’écouter le baragouin de cet homme, par ailleurs profondément inculte et qui n’a réussi sa carrière qu’en ayant l’intelligence mécanique de réciter, aussi sottement qu’il le fallait, tous les poncifs de la croyance officielle.

Ce que voudrait la France

La question aujourd’hui, à quelques jours maintenant de l’élection présidentielle, est parfaitement claire. Le peuple français, dans la mesure où il en reste encore un, est majoritairement dans un état d’esprit que l’analyse électorale qualifie de droite. Il veut l’ordre, la justice, la paix sociale, l’arrêt de la submersion migratoire, le respect des libertés, la sauvegarde des familles, la protection du patrimoine tant public que privé, l’intégrité du territoire national et la garantie des frontières, la fin de la bureaucratie inutile, la liberté d’entreprendre, de vivre et d’éduquer, le changement radical dans la conception même de l’Europe dont l’anniversaire du traité fondateur n’a suscité aucune liesse, la sortie des filets contraignants de Bruxelles, la relance économique pour en finir avec le chômage de masse. Bref une France souveraine et fière qui retrouve son indépendance et capable d’effectuer au-delà des partis les réformes indispensables ; et il y en a beaucoup à faire qu’aucun parti au pouvoir ne fera jamais.

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Paula Corbulon

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16/04/2017

L’extrême gauche va t elle continuer ses exactions en toute impunité ?

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(NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
La question est relancée par la tentative d’incendie criminelle contre le quartier général de campagne de Marine Le Pen visiblement orchestrée par un groupuscule d’extrême gauche.

Mais qui sont ces groupuscules ?

On peut en effet se poser la question… alors que le Front National est accusé de collusion avec les vichystes, il serait bon de rappeler ce que sont ces milices d’extrême gauche : les héritières du Parti communiste français.

Mais cela n’a pas l’air de déranger le gouvernement

Alors que les groupuscules d’extrême droite sont dissouts pour des raisons d’ordre public, ces milices continuent d’agir sans aucune intervention du ministère de l’Intérieur. Ces personnes, qui affrontent et provoquent presque quotidiennement la police ; qui dégradent les hôpitaux comme l’hôpital des enfants malades de Paris, ainsi que les Banques et les magasins ; qui attaquent les rassemblements du Front National, ainsi que les militants de ce parti ; perturbent les conseils municipaux comme ce fut le cas à Metz et tentent maintenant de bruler le quartier général de campagne d’une candidate à la présidentielle…
Là en revanche, le gouvernement actuel, comme le précédent dont un certain François Fillon était le chef, ne trouve rien à redire…

Une telle tolérance est elle justifiable ?

Si l’on considère l’affaire d’un point de vue juridique, et que l’on se réfère aux principes fondamentaux régissant les lois de la république, force est de constater que c’est ici le principe d’égalité défini par nos gouvernants par l’article 1 de la définition des droits de l’homme et du citoyen qui est bafoué. Ce qui signifie que les règles doivent être les mêmes pour tout le monde, et que la suspicion de deux poids deux mesures ne doit pas être possible.

Les élections françaises vues par l'anglais Paul Joseph Watson

Racisme anti blanc : La Sud-Africaine Charlize Theron ne parle pas du massacre des fermiers blancs

Depuis 1994, date de l’arrivée de l’ANC au pouvoir, 70.000 Blancs ont été tués, dont plus de 4.000 fermiers.

Il y a une semaine, Gilles Bouleau, dans le journal de TF1, avait invité Charlize Theron, une des stars actuelles d’Hollywood, pour la sortie en France de son nouveau film : Fast and Furious 8. À cette occasion, il demanda à l’actrice ce qu’elle pensait de Trump. Sa réponse se résuma en ces quelques mots : « Le plus grand mal » et « Il me faudrait plus de temps pour en parler ».

Charlize a, en effet, participé à la marche des femmes contre Trump la veille de son investiture. Elle est aussi un soutien indéfectible du mariage homosexuel aux USA et du mouvement « Black Lives Matter ». Vous me direz que Charlize Theron n’est qu’une vedette de plus de Hollywood qui s’oppose au président américain. Exact, sauf qu’elle n’a acquis la nationalité américaine qu’en 2008, car sa nationalité d’origine est sud-africaine. Elle est née à Benoni, une cité minière du Transvaal, située à 25 kilomètres de Johannesburg. C’est une pure Afrikaner ; elle est même apparentée au chef militaire boer Daniel Johannes Theron (son arrière-grand-oncle). Couvée par sa mère, elle est témoin d’un drame familial en 1991.

Sa génitrice tue son père qui, ivre et armé, avait essayé de pénétrer dans sa chambre. Aucune poursuite judiciaire ne fut engagée contre celle-ci. Par la suite, sa mère l’encouragera à développer ses talents artistiques. Ceux-ci, quelque temps plus tard, furent reconnus aux États-Unis et, aujourd’hui, elle est une grande vedette incontestée.

Si on peut se réjouir des changements qui ont transformé positivement son existence, il est douloureux de voir que Charlize n’a aucun mot pour le massacre de ses compatriotes en République sud-africaine. Elle, dont les racines familiales centenaires plongent dans cette terre du Transvaal, soutient le mouvement « Black Lives Matter » et fulmine justement chaque fois qu’un Noir est tué par la police en Amérique, mais n’a aucun mot pour le véritable génocide qui touche, dans la nation arc-en-ciel, les Afrikaners.

Depuis 1994, date de l’arrivée de l’ANC (African National Congress/Congrès national africain) au pouvoir, 70.000 Blancs ont été tués, dont plus de 4.000 fermiers. Rien que pour l’année 2016, l’organisation de défense des droits civiques AfriForum évaluait le nombre d’attaques de fermes à 345 (soit près d’une par jour). Actuellement, le taux de meurtres sur 100.000 habitants est de 54 en RSA, il est de 138/100.000 pour les fermiers blancs (pour exemple, il est, en France, de 2,5/ 100.000). Du 1er janvier au 31 mars 2017, en trois mois, 65 ruraux blancs ont été assassinés.

Julius Malema, le chef des Combattants pour la liberté économique de l’Afrique du Sud (mouvement communiste noir anti-blanc), clame sans pudeur : « Le fermier blanc doit être exproprié sans compensation. » Ajoutant, « magnanime » : « Nous ne demandons pas l’abattage des Blancs… au moins pour l’instant. »

Quant au président d’Afrique du Sud Jacob Zuma, il a souhaité, il y a un mois, voir le Parlement modifier la Constitution afin de pouvoir exproprier les propriétaires blancs de leurs terres sans aucun dédommagement.

« Nous devons reconnaître le fait que ceux qui siègent au Parlement, notamment les partis « noirs », doivent s’unir car il nous faut deux tiers des voix pour apporter des amendements à la Constitution » (propos rapportés par The Telegraph).

Le plus choquant est que ces paroles ont été largement censurées par les médias occidentaux. Le plus choquant est que Miss Theron n’a pas mis le poids de sa notoriété pour souligner la barbarie et les menaces qui frappent le peuple boer dont elle est issue.

Pour ces bien-pensants, les Blancs d’Afrique du Sud comme ceux du Zimbabwe doivent mourir en silence.

http://www.bvoltaire.fr/sud-africaine-charlize-theron-ne-...

L’euro dans l’impasse

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Les économies hétérogènes s’accommodent mal d’une monnaie unique… En réponse aux dysfonctionnements de la zone euro, certains réclament une Europe plus fédérale. Un projet utopique condamné à l’échec.

Au cœur des enjeux de la campagne présidentielle, la question de la souveraineté monétaire occupe une place de premier ordre. Pendant que les défenseurs de la monnaie unique rivalisent d’imagination pour « sauver l’euro » (“sauvetage” devenu prioritaire par rapport à celui de l’emploi, de notre industrie, de notre avenir), des voix s’élèvent contre l’aberration économique qu’a constituée cette expérience.

L’échec de cette monnaie ne peut désormais plus être nié. Le réel a balayé l’utopie européiste. L’instauration de l’euro a entraîné une désindustrialisation massive de l’Europe dite du Sud, au profit de l’Europe du Nord, Allemagne en tête. Les faits parlent d’eux-mêmes : l’Italie a perdu 20 % de sa production industrielle en quinze ans, le chômage touche désormais plus d’un jeune sur deux en Espagne et en Grèce…

Mais pouvait-il en être autrement ? Le niveau d’une monnaie dépend de la compétitivité hors coûts de son économie. Celle-ci étant très hétérogène au sein de la zone euro, la monnaie unique ne peut pas être au niveau optimal pour chaque pays. L’Allemagne ayant pu obtenir un euro fort, ce sont donc les pays les moins compétitifs qui doivent subir une monnaie surévaluée. Tuant leur compétitivité à l’export, cela a provoqué un transfert de l’industrie du Sud vers le Nord, paupérisant ainsi les pays d’Europe du Sud. L’évolution de la production industrielle des principaux pays concernés, présentée ci-dessus, en témoigne.

Une illusoire solidarité entre États

Afin de résorber ce problème, la plupart des défenseurs de l’euro s’accordent sur la nécessité d’instaurer un plus grand degré de fédéralisme, afin de donner à l’Union européenne les moyens politiques de contrer les effets de la monnaie unique. Cela signifierait un transfert de notre politique industrielle, budgétaire et fiscale à l’Union européenne. Cela impliquerait également que les pays d’Europe du Nord subventionnent abondement ceux d’Europe du Sud.

Ces subventions, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros par an, ne seraient bien sûr jamais acceptées par les pays d’Europe du Nord, Allemagne en tête. Ils supposeraient une solidarité entre États membres, qui passe nécessairement par un sentiment d’appartenance commune. Celui-ci ne saurait résulter de quelconques décrets. Enfermés dans le dogme contractualiste de la sociabilité artificielle, les utopistes du fédéralisme européen pensent pouvoir créer une nation européenne, oubliant que la nation est avant tout un produit de l’histoire, qu’elle ne se construit pas par un artifice technocratique.

Devant l’impasse de leur projet, les européistes n’ont d’autre solution que  de fuir le débat de fond. Les grandes formules creuses emplissent leurs discours. Les “affaires” monopolisent l’attention des médias. Nous assistons à une dépolitisation du débat politique national, syndrome d’une dépossession politique orchestrée par l’Union européenne. Dans ce contexte, la sortie de l’euro apparaît comme une nécessité de premier plan, cette monnaie unique étant fondamentalement incompatible avec notre souveraineté politique.

N. Lamidaeff

https://www.actionfrancaise.net/2017/04/12/leuro-dans-lim...

Colloque "L'Occident contre l'Europe" : les interventions

Guillaume de Thieulloy :

Fabrice Sorlin :

Xavier Moreau :

Yannick Jaffré :

John Laughland :

Colonel Jacques Hogard :

Nikola Mirkovic :

Philippe Migault :

Michel Janva

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Terres de Mission #28 : des actions face à la haine anti-chrétienne

Patrick Buisson et la fin des Lumières

Nous avons reçu ce texte d’un jeune officier, éloquent interprète de sa génération. Il offre une contribution intéressante à notre dossier sur le populisme chrétien, qui correspond à un changement d’époque et l’accompagne.

« Le cycle ouvert par les Lumières est en train de se refermer ». Dans des entretiens accordés à la suite de la sortie de son livre, La Cause du Peuple, Patrick Buisson évoque, à plusieurs reprises, cette idée de fin des Lumières, idée pourtant qu'il ne développe pas dans son livre. Nulle prédiction sur le temps qu'il faudra pour fermer ce cycle, mais la formule est osée. Est-ce à dire que les idées qui ont fondé la modernité, depuis trois siècles sont en passe d'être battues en brèche ? En quoi pourrions-nous dire que cet héritage se perd ? Affirmer tranquillement une telle « énormité », c'est se placer ici dans le courant « anti-lumière », né presque en même temps que celui des philosophes, qui traverse la droite française depuis Joseph de Maistre, Charles Maurras et tant d'autres, pour rejoindre, pourquoi pas, une école buissonnière.

Je ne suis pas un exégète autorisé de la pensée de Buisson, mais est-ce ma faute s'il provoque la réflexion ? On pourrait dire d'abord que le corpus foisonnant des Lumières s'est beaucoup effrité depuis le XVIIIe siècle, et qu'il n'en reste que le principe moteur, le présupposé qu'on nomme « libéralisme », Les philosophes du XVIIIe siècle qui se sont revendiqués des « Lumières » ont en commun l'appel à la « raison », contre la « croyance » et la « superstition », la confiance dans le progrès illimité de l'homme, un goût pour la liberté et l'égalité, un esprit volontiers frondeur face aux autorités politiques allié à une volonté de lutte contre le catholicisme.

Mais ce rationalisme optimiste du XVIIIe siècle est passé par bien des crises. Le siècle des Lumières a engendré celui des grandes idéologies, les penseurs de la modernité au XXe siècle ont été dépassés par ceux de la déconstruction, et ces derniers ont accouché de la société postmoderne. L'esprit révolutionnaire des philosophes a beaucoup vieilli, et si la devise républicaine est encore à tous les frontispices, son élan semble brisé. « Les deux grandes utopies sur lesquelles les Lumières ont fondé leur rayonnement, à savoir le mythe du progrès et celui de l’égalité, sont deux idées qui sont politiquement ruinées », affirme Patrick Buisson.

Que nous reste-t-il donc des Lumières ?

Le libéralisme individualiste, moins comme système que comme état d'esprit, imprègne les consciences depuis trois siècles et dans ses conséquences ultimes, atteint des développements qui surprendraient nos bons Philosophes. Au nom de la liberté imprescriptible de l'individu, on en arrive à instituer dans la loi la tyrannie du désir, en détruisant les structures sociales et en premier lieu la famille. Les lois sur le divorce, la contraception, l’avortement, le mariage homosexuel, la PMA, la GPA, l'euthanasie relève de cette logique.

Nouveau paradoxe, la proclamation de la liberté de chacun signifie à terme le droit du plus fort, l'écrasement du faible, l'interruption volontaire de grossesse se fait toujours aux dépens de quelqu'un. C'est là une difficulté majeure de la pensée libérale si ma liberté s'arrête où commence celle des autres, qui fixera la frontière sinon le rapport de force ? Encore un paradoxe pour nos bons Philosophes ; ils se réclamaient de l'humanisme et recherchaient dans la nature une référence constante, ils ont accouché de l'homme inhumain qui s'efforce à tout prix de se moquer de sa nature.

Que nous reste-t-il des Lumières ? « Le présupposé du libéralisme qui fait de la société une collection d'individus n'obéissant qu'aux lois mécaniques de la rationalité et de la poursuite de leur seul intérêt ». Voilà le monde où nous vivons, soumis à une insécurité culturelle permanente, un monde où rien ne protège le faible de la liberté du plus fort.

C'est contre ses conséquences ultimes de l'idéologie des Lumières que se lèvent les peuples, et que l'on observe cette révolte des pays réels, qui fait de l’ « anti-modernisme » sans le savoir. C'est en cela que l'on peut parler de fin de cycle des Lumières : les aspirations des peuples remettent en cause, même ; explicitement, le présupposé idéologique dominant qui meut nos sociétés depuis trois siècles.

Dans La Cause du peuple, Patrick Buisson raconte comment il défend ce qu'il conçoit comme la politique du bien, au nom de la politique des sondages ; constat étonnant, la politique « traditionaliste » est souvent la politique qui a le vent en poupe, la plus à même de faire avancer les ambitieux de la politique. Emerge une France des valeurs culturellement catholiques, une sorte de « catholicisme identitaire » qui préfère des valeurs transcendantales et des principes à la liberté individuelle absolue, identifiée désormais comme la tyrannie du désir. L'heure présente est au sursaut populaire de tous ceux qui sentent bien qu'on leur vole leurs âmes.

Louis Saint-Julien monde&vie 6 avril 2017

Nationalistes-révolutionnaires, avant-garde et contre-culture

Maître de conférence à l’IPAG (Institut de Préparation à l’Administration Générale) de l’Université de Valenciennes, Stéphane François est docteur en sciences politiques et historien des idées. Spécialiste des droites radicales françaises, ses travaux se concentrent sur les pratiques et aspects culturels de ces milieux politiques. Malgré de fortes divergences sur l’écologie politique radicale et la critique des Lumières, nous l’avons interrogé sur la contre-culture, les subcultures et leur rapport aux mouvements d’extrême-droite. En effet, il n’est pas rare que ces subcultures, qui vont de la musique à l’esthétique en passant par la littérature, soient ambivalentes du fait d’un certain politisme : ainsi en est-il des skins qui peuvent être d’extrême-gauche ou d’extrême-droite ; ou de certaines scènes musicales dont l’apolitisme a pu les ouvrir à l’extrême-droite. Par ailleurs, il est intéressant d’analyser les stratégies de la frange la plus radicale de l’extrême-droite dans sa tentative d’hégémonie culturelle, comme dans ses stratégies d’influence sur la droite radicale de manière générale.

Le Comptoir : Pouvez-vous définir le concept de “subculture” que vous employez pour parler des cultures marginales ?

Stéphane François : Le terme “subculture” renvoie chez moi (mais aussi chez beaucoup d’autres) à l’idée de sous-culture, à comprendre dans le sens de culture minoritaire/marginale, produites par les marges, la périphérie de la société. Comme l’expression “sous-culture” est connotée péjorativement en France (le préfixe “sous” renvoyant à l’idée de moindre qualité), je préfère utiliser le terme anglo-saxon, qui n’a pas cette connotation négative. Je renvoie par exemple aux études de Frédéric Martel (Mainstream. Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias), de Ken Gelder (Subcultures) ou de Chris Jenks (Subculture. The fragmentation of the social).

Au-delà de ce chipotage sémantique, j’entends par “subculture” des modes d’existence minoritaires (et leurs valeurs) qui participent explicitement à un désir de subversion des valeurs établies. En ce sens, ce terme est synonyme d’underground. Ce dernier peut être défini de la façon suivante : il s’agit d’un mode de vie en marge des valeurs dominantes de la société, le mainstream, qui se manifeste par l’élaboration de ses propres règles à la fois de vie et intellectuelle/culturelle. Il se manifeste également par une radicalité politique (engagement ou désengagement radical) et/ou artistique associé à un très bon niveau culturel (autodidacte ou non) et à une volonté de subvertir. Il comprend enfin l’idée d’interdit, de non autorisé. Il s’agit d’un système déviant, au sens donné à cette expression par Howard Becker. Ce dernier définissait la déviance par l’écart, l’isolement, l’exclusion (dans le cas présent l’auto-exclusion), l’anormalité, l’inadaptation, l’asociabilité, l’anomie, la différence, l’étrangeté, la dissidence, la désobéissance, l’infraction, l’illégalisme, la stigmatisation, l’étiquetage, etc. Bref, nous sommes face à des contre-modèles de civilisations ou de culture ayant leur grille d’interprétation et d’entendement du monde.

Comment les subcultures, qu’on aurait plutôt tendance à associer à l’extrême-gauche ou à l’apolitisme, ont-elles pu devenir d’extrême-droite ? Comment le punk a-t-il pu devenir d’extrême-droite ?

L’une des erreurs communes est de croire que les subcultures sont forcément de gauche ou d’extrême gauche. C’est une méconnaissance des avant-gardes et des premières alternatives : certains futuristes ont participé à la naissance et à la théorisation du fascisme ; Evola a été à un moment attiré par le dadaïsme… Lovecraft ou Howard n’étaient pas vraiment des personnes de gauche. Et je ne parle même pas de Tolkien qui était un catholique très conservateur. Parmi les premiers alternatifs allemands, certains avaient une tendance d’extrême droite (je renvoie à Hermann Hesse et son livre L’enfance d’un magicien dans lequel il raconte une assemblée alternative dans l’Allemagne du début du XXe siècle). Les hippies des années 1970 avaient pour maitres à penser des penseurs réactionnaires (Guénon) ou ayant flirté avec le fascisme (Eliade, Evola). Je pourrais multiplier les exemples. Les subcultures ne sont pas devenues d’extrême droite. Elles sont ce que ses animateurs en font.

« Les hippies des années 1970 avaient pour maitres à penser des penseurs réactionnaires (Guénon) ou ayant flirté avec le fascisme (Eliade, Evola). »

Le punk, mouvement de révolte nihiliste au départ (je pense aux Damned ou aux Sex Pistols), a rencontré assez rapidement les préoccupations d’une jeunesse certes souvent populaire, mais également aussi nationaliste. Cette rencontre a donné naissance au mouvement “naziskin” (j’utilise cette expression pour ne pas les confondre avec les skinheads “roots” ou “old school”). À côté de ce mouvement, on a vu également apparaître des groupes à la fois antifascistes et anticommunistes (au sens antistaliniens). Le plus connu d’entre eux est Crisis, le groupe qui donnera naissance plus tard au mythique Death In June, dont les membres évolueront par la suite à l’extrême droite païenne et nationaliste-européenne (Doug Pearce sera fasciné par la Nuit des Long Couteaux, se référera régulièrement au nazisme et deviendra païen, tendance nordiciste ; Patrick Leagas s’engagera dans les commandos de marine britannique avant de revenir sur la scène musicale en tant que païen ; Tony Wakeford sera membre durant un temps du British National Front et deviendra également un militant néopaïen nordiciste, avant de s’éloigner de la politique). Death In June, avec d’autres groupes contre-culturels d’extrême droite comme NON (du performer et ésotériste Boyd Rice, qui également s’éloignera de la politique à la fin des années 1990), donneront naissance à la scène neofolk, très marquée à droite et jouant avec les interdits, comme le firent les punks. Au sein de cette scène marginale qu’est la scène punk, ces évolutions sont également marginales, mais pas surprenantes.

Ces subcultures d’extrême-droite sont-elles uniquement musicales ?

Non. Elles peuvent être également littéraires, artistiques, ésotérisantes, pornographiques, cinématographiques… En fait, elles ressemblent aux autres subcultures, mais avec un aspect identitaire, raciste ou fascisant en plus. Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser aux “abécédaires” publiés par des militants d’extrême droite, comme celui de Philippe Vardon (Eléments pour une contre-culture identitaire) dans les années 2000. Tous les aspects (look, films, livres, musiques, bédés, etc.) y sont abordés. Les bédés de Jack Marchal, reprenant les canons de la bédé underground, sont d’ailleurs devenues cultes dans ces milieux… Il suffit aussi de se pencher sur les activités de la CasaPound en Italie : c’est un lieu contre-culturel comme il y en a tant en Europe, avec ses concerts, ses performances, son street art, etc., mais d’extrême droite. La référence au poète Ezra Pound n’est pas anodine : il fut un artiste avant-gardiste ayant pris position pour le fascisme. Il fut célébré par les avant-gardistes pour ses Cantos et par les néofascistes pour son “martyr” : soutien de Mussolini lorsqu’il était installé en Italie, il fut interné pendant treize ans dans un hôpital psychiatrique par les Américains.

« Ce sont surtout les militants nationalistes-révolutionnaires, rejetons intellectuels du fascisme et de la “révolution conservatrice” allemande, qui seront après-guerre les précurseurs d’une subculture d’extrême droite. »

S’apparentant à des nationalismes, les analogies entre subcultures de pays différents sont frappantes : on voit par exemple émerger tant en Europe occidentale qu’en Russie (avec le national-bolchévisme qui s’enracine dans toute une “contre-culture” musicale rock) des courants musicaux directement affiliés à une mouvance d’extrême-droite. Est-ce une coïncidence ou est-ce qu’il y a des liens sur le plan international ?

Non, elles ne s’apparentent pas à des nationalismes : elles se nourrissent des cultures et contre-cultures, des unes et des autres. Ce sont des milieux ouverts qui s’enrichissent d’apports extérieurs, y compris provenant de l’extrême gauche. Ainsi, Guevara est régulièrement récupéré… La pionnière fut l’extrême droite italienne qui rapidement se mit à citer des auteurs comme Mishima ou Jünger, à s’intéresser à Tolkien (avec les camps “Hobbit” à la fin des années 1970), au rock progressif, etc.

Concernant le national-bolchevisme russe, il ne faut pas oublier qui est l’un de ses fondateurs. Édouard Limonov a vécu en Occident et a connu les contre-cultures. Il fréquentera différentes avant-gardes et bohèmes, en URSS, à New York, à Paris. Il y a un côté très “punk” chez lui, milieu qu’il fréquenta à New York. D’ailleurs, le Parti national-bolchevique a été cofondé avec le très réactionnaire Douguine et un punk russe, Egor Letov. Dès le départ, il y a un côté rock et provocateur dans ce parti, un aspect qui déplaira d’ailleurs à Douguine. En outre, il ne faut pas inverser la proposition : ce ne sont pas des musiciens contre-culturels qui ont évolué vers l’extrême droite, mais des militants d’extrême droite qui ont créé une scène musicale. Même si le premier cas de figure existe bel et bien. Ces milieux donneront naissance à ce que j’ai appelé la scène europaïenne (qui comprend un certain nombre de groupes américains) qui a beaucoup tourné ensemble et qui a participé à des projets communs comme des compilations en hommage à la Garde de fer roumaine, à Evola, etc. Enfin, il y a eu des tentatives dans les années 1980 et 1990 de création de milieux contre-culturels par des tendances de l’extrême droite européenne, en particulier nationalistes-révolutionnaires, qui ont connu plus ou moins le succès. Il y a donc eu dans certains cas une stratégie délibérée.

Peut-on rapprocher les subcultures que vous analysez dans vos écrits avec les subcultures internet qui ont été récemment investies par l’extrême-droite (avec notamment l’utilisation massive du Pepe the frog par Trump ou les marinistes) ?

Dans le cas des identitaires et de l’alt-right, oui on peut faire le rapprochement. Cela fait partie d’une stratégie. Dans le cas du marinisme, non pas vraiment. Ceci dit, concernant ce dernier, cela peut changer du fait de l’entrée d’identitaires au sein de la formation mariniste.

Avant les années 1970, il y a un précédent liant explicitement esthétique et politique à l’extrême-droite : notamment le futurisme avec le fascisme. Peut-on lier ce rapport entre fascisme et certains mouvements artistiques, au rapport entre cette extrême-droite moderne et les subcultures ?

Il n’y a pas eu que le fascisme qui entretint un rapport à l’art et à l’esthétique : les Nazis se passionnèrent également pour cette question, cherchant à créer un art racial, l’“art allemand”. Il y eut également des débats houleux sur la place des avant-gardes artistiques, je pense en particulier au débat sur l’expressionnisme promu comme “art allemand” par des proches de Goebbels et violemment critiqué par Rosenberg et Himmler. Cette polémique s’est concrétisée par la fameuse exposition sur l’“art dégénéré”…

Pour répondre à votre question, il y a un lien effectivement. Ce sont surtout les militants nationalistes-révolutionnaires, rejetons intellectuels du fascisme et de la “révolution conservatrice” allemande, qui seront après-guerre les précurseurs d’une subculture d’extrême droite. Des cadres de cette mouvance furent des pionniers des musiques brutistes. Ce fut le cas de Jean-Marc Vivenza dans les années 1980 qui sortit plusieurs cassettes de sons d’usine mixés et filtrés. Ces albums sont devenus cultes dans le milieu des musiques électroniques expérimentales et ont été pour la plupart remasterisés et réédités en cd, certains l’étant avec des livrets rééditant des textes futuristes du même auteur. Je pense notamment à Fondements brutistes, réédité avec la brochure éponyme datant de 1984. Depuis cette époque, Vivenza s’est éloigné du futurisme.

En outre, comme je l’ai dit plus haut, il y a eu des tentatives dans ces milieux de lier aspects contre-culturels et engagement politique : le milieu naziskin n’est pas connu pour sa théorisation, mais plutôt pour sa scène musicale violente et radicale : un concert de Skrewdriver est plus efficace qu’un long discours pour mobiliser les troupes. De ce point de vue, les nationalistes-révolutionnaires ont toujours été à la fois à l’avant-garde du militantisme et du contre-culturel.

« Un concert de Skrewdriver est plus efficace qu’un long discours pour mobiliser les troupes. »

La droitisation de certaines subcultures doit-elle inviter à faire une critique du phénomène de la subculture en tant que tel ? Portent-elles cette dérive en elles ou est-ce une simple instrumentalisation ?

Les subcultures sont trop diverses pour pouvoir être accusées de quoi que ce soit. Agir ainsi serait terriblement stalinien. Les subcultures sont par essence des milieux ouverts s’enrichissant d’apports extérieurs. En faire une critique n’a pas de sens. Ceci dit, au-delà de ces oppositions, il faut reconnaître que les différentes tendances partagent un grand nombre de points communs : musique, avant-gardes artistiques, auteurs, etc. Le clivage se fait surtout sur les notions d’identité et d’affirmation ethnique. Il est vrai aussi qu’il y a eu des tentatives d’entrisme, voire d’orientation… Ainsi, il y a eu, dans les années 1990, des stratégies délibérées visant des scènes musicales extrêmes, comme le black metal, l’indus ou le neofolk. Des fanzines, bien faits il faut le reconnaître, sont apparus, distillant des thèmes à la fois contre-culturels et militants et faisant la promotion de publications ou de maison d’éditions gravitant dans les ères de la Nouvelle droite, du traditionalisme-révolutionnaire ou du nationalisme-révolutionnaire. Ceci était lié aux intérêts de ces scènes pour l’ésotérisme, le néopaganisme, les thématiques indo-européennes, les personnages sulfureux (Evola, Codreanu, Mishima, Jünger, etc.) et l’écologie.

S’organise-t-on dans ces subcultures pour contrer cette dérive extrême-droitière ?

La question est mal posée : il y a des oppositions qui s’expriment et qui se manifestent, mais elles viennent d’acteurs subculturels de gauche ou d’extrême gauche. Ainsi, ces personnes s’opposent régulièrement à des festivals de musiques d’extrême droite, à des concerts de groupes d’extrême droite ou supposés comme tels du fait de l’imagerie utilisée. Ceci dit, j’ai déjà fait plusieurs festivals où les différents milieux cohabitaient paisiblement : on était là pour la musique, point. Dans d’autres subcultures, il y a une réelle porosité entre les milieux et un attrait pour des thèses d’extrême droite, ou, plus largement, pour des thèses réactionnaires/antimodernes. C’est particulièrement frappant chez les écologistes radicaux et chez certains décroissants, mais l’ennemi est commun : la société libérale issue des Lumières et son progressisme.

Ces délais de paiement insupportables pour les TPE-PME et qui gangrènent notre Economie...

Arrêtons-nous aujourd'hui sur un sujet économique, rapporté et expliqué par le chroniqueur de France info ; assez bien pour que nous puissions nous contenter d'y renvoyer le lecteur.

Et, puisque nous sommes en période électorale, voici une proposition que l'on s'étonne de n'entendre formulée par personne : pourquoi, au moins pour les sommes dues par une quelconque autorité publique (Etat, collectivité territoriale, Hôpital...), les banques où les TPE-PME ont leur compte ne seraient-elles pas tenues de considérer ces sommes comme « actif » ? La puissance publique paiera forcément, donc, pourquoi infliger des agios à une TPE-PME, voire la pousser à la fermeture pure et simple ?

Reste le scandale des (grands) groupes privés qui - comme l'explique le journaliste - préfèrent faire fructifier l'argent qu'ils doivent plutôt que de payer rapidement ceux (les petites entreprises) à qui ils le doivent, quitte à payer une amende, de toute façon inférieure à ce que leur rapporte leur boursicotage économiquement criminel.

Car l'argent, comme le disait Maurras, doit servir à... servir. Il doit servir à l'économie réelle, à ceux qui entreprennent, créent de la richesse, donc des emplois. Et non à une spéculation boursière malsaine menée par des financiers qui ont tout en tête, sauf le Bien commun.

Gardons-nous des faciles « yaka », « izonka » ou « ifokon », mais il semble clair que, dans ce domaine, la loi parait être la seule solution. On en fait tant d'inutiles, ou de non respectées, que, pour une fois, le recours à la loi - qui nous paraît mauvais quand il est systématique - semble s'imposer, afin de réduire les délais et d'alourdir les peines, drastiquement, dans un domaine comme dans l'autre... 

Ecouter [ou lire] ...

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/le-b...

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Bientôt dans votre boîte aux lettres : la profession de foi de Marine Le Pen

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La profession de foi de Marine Le Pen, pas plus que celles des dix autres candidats à l’élection présidentielle, ne vous est pas encore parvenue ? Pas grave : la voici ! Pour la lire tranquillement durant ce week-end de Pâques, pour pouvoir en parler en famille et pour pouvoir aussi l’adresser à toutes vos connaissances qui hésitent encore.

Profession de foi MLP 1

Profession de foi MLP-2

Voir la fin

#LeVraiFillon : Fillon et les migrants | Marine 2017

Macron dévisse et son plan B, c’est Mohamed Saou !

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On savait que, chez Macron, la com’ c’était du creux, mais visiblement, l’éthique, c’est du toc.

Les signes ne trompent pas. À une semaine du premier tour, le camp Macron panique. La com’ creuse tourne à vide, pilotée par une blondasse stupide chantant « En Marche ! » en lâchant le volant de sa voiture. Au QG, même Le Monde a bien vu que ça commençait à sentir le roussi. Les confidences pessimistes des députés PS macronistes fusent :

« On est passé en quelques jours du “On peut gagner” à “On peut perdre”, il y a beaucoup de tension. »

« Il faudrait que le scrutin ait lieu dimanche. Il y a une semaine de trop ! »​‌

Et c’est vrai qu’il y a de quoi s’inquiéter sérieusement pour tous ces « marchiens » car, selon le sondeur Jérôme Sainte-Marie, « Emmanuel Macron a perdu trois points en une dizaine de jours, soit environ un million de voix ».

Ce n’est pas rien, quand la tendance est celle-ci… Donc, encore une semaine et M. Macron sera 4e. Et ce ne sera que justice : il endossera le bilan de Hollande et de ce centre libéral-libertaire qui nous a conduits là où nous en sommes. En fait, il a perdu et il ne tient qu’à nous tous, à droite comme à gauche, de bien le lui signifier le 23 avril.

Il découvre, le naïf, qu’une stratégie d’extrême centre renvoyant gauche et droite dos à dos peut violemment se retourner contre vous et faire monter, à l’heure du choix, et la gauche et la droite : une gauche qui veut vraiment un candidat de gauche (Mélenchon) et une droite qui rejoint calmement la droite sérieuse de Fillon.

Il est donc intéressant de voir comment notre jeune homme pressé à qui tout a réussi, ce petit génie (ou cet enfant gâté) devant qui toutes les portes les plus difficiles à pousser – chez Rothschild, à l’Élysée, à Bercy – se sont ouvertes comme par enchantement, réagit devant ce qui commence à ressembler à de l’adversité. Pour Fillon, nous avons vu. Et sa résistance n’est pas pour rien dans sa remontée.

Chez Macron, panique à bord. Les mêmes parlementaires qui se sont confiés au Monde le disent : « Macron affiche l’image du candidat serein, mais je ne crois pas que ce soit le cas, il est noué de l’intérieur. » Noué, crispé… Va-t-il monter davantage dans les aigus pour les derniers meetings ? Nous sortir la grosse artillerie : Mélenchon en dictateur sud-américain ? Marine Le Pen en Enver Hodja ? Et lui-même en Jeanne d’Arc boboïsée ?

Non, ce vendredi, il a fait plus grossier encore : il est allé sur Beur FM, ce qui est déjà tout un programme, mais (pire), il a lâché, en off bien sûr, « à l’insu de son plein gré », selon l’expression consacrée, un éloge de son référent Mohamed Saou, compromis pour ses accointances avec l’islam radical :

« C’est un type bien. C’est un type très bien, Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré. […] Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, c’est ça qui est compliqué. »

Mais c’est bien en direct que M. Macron a dit toute son admiration pour ce Mohamed qui s’est signalé par des messages complaisants pour les islamistes :

« Mohamed Saou est un citoyen plein et entier. C’est un responsable plein et entier. Je le respecte. J’admire le travail qu’il a fait. »

Et il a renvoyé au « comité d’éthique » de son mouvement le soin de statuer sur le sort de ce responsable contestable et sulfureux ! On savait que, chez Macron, la com’ c’était du creux, mais visiblement, l’éthique, c’est du toc.

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Meeting de Marine Le Pen à Perpignan (15/04/2017) | Marine 2017

La quinzaine de la haine commence avant le 1er tour cette année

On retrouve Gérard Larcher et NKM, soutiens de François Fillon, aux côtés des LGBT Caroline Mécary et Caroline Fourest, de Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Benoît Hamon, et l'inénarrable BHL, qui vient d'annoncer son soutien à Emmanuel Macron

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Michel Janva

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15/04/2017

Stratégie de l’attention et stratégie de la tension : les médias, les juges et l’extrême gauche à la manœuvre pour la présidentielle de 2017

Pour l’élection présidentielle française de 2017 l’oligarchie met en œuvre deux stratégies parallèles mais convergentes : la stratégie de l’attention et la stratégie de la tension. Au service d’une seule ambition : faire en sorte qu’au second tour, Emmanuel Macron se retrouve face à Marine Le Pen.

Monopoliser l’attention pour promouvoir la marque Macron

La stratégie de l’attention vise à promouvoir la candidature d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Elle consiste à mettre en scène en permanence le candidat surgi de nulle part et son mouvement prétendu, En Marche !, par le truchement des médias et des instituts de sondage. La stratégie de l’attention a correspondu au matraquage publicitaire du produit Macron.

Les médias ont rendu Macron omniprésent pour diffuser dans l’opinion la conviction qu’il serait présent au second tour de l’élection présidentielle, ce qui ne va pourtant pas de soi.

Les médias ont scénarisé ses moindres faits et gestes comme ses meetings préfabriqués. Ainsi, par exemple en février, BFMTV a diffusé au total autant de minutes de meetings du fondateur d’En Marche… que de l’ensemble de ses quatre principaux concurrents réunis ! Comme d’habitude, d’ailleurs, puisque depuis sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, tous les meetings d’Emmanuel Macron sont diffusés en intégralité sur la première chaîne d’information en continu. Ce qui est bien loin d’être le cas pour les autres candidats (1).

Tout comme ils ont scénarisé les ralliements successifs dont Emmanuel Macron bénéficiait, afin de suggérer l’idée d’une dynamique politique à son profit.

Les sondages ont fermé la boucle promotionnelle

Les instituts de sondages ont ensuite donné la réplique aux campagnes médiatiques en faisant apparaître les bons scores du candidat : les commanditaires étant les mêmes (2), la machine promotionnelle fonctionnait donc en boucle !

Elle a donc permis d’enfermer les électeurs dans une bulle médiatique, destinée à leur faire croire ce qu’on leur disait : les sondages paraissant confirmer les dires des journalistes et ces derniers commentant les résultats qui allaient dans le bon sens… CQFD.

Favoriser les outsiders, mais au profit de Macron

La stratégie de l’attention a aussi concerné, dans un second temps, les « petits » candidats.

Tant qu’il s’agissait de promouvoir le produit Macron on les a réduits au silence médiatique. Mais cela a changé à partir du débat télévisé à 11 du 4 avril 2017. En effet, pour exister, les petits candidats, en majorité plutôt à droite, ont tenu à marquer leurs différences critiques vis-à-vis de François Fillon et Marine Le Pen : ils sont donc susceptibles de leur ôter des voix au premier tour et c’est pourquoi on s’efforce aussi de les encourager.

La stratégie de l’attention assure maintenant la promotion de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit de faire croire que l’intéressé talonnerait dans les intentions de vote François Fillon, afin de suggérer l’absence de dynamique au profit du candidat de la droite et du centre. Ce qui serait pour le moins étrange compte tenu de l’état de l’opinion et de la réalité du terrain. Mais le produit Mélenchon a aussi pour fonction de marginaliser un peu plus le candidat du PS, Benoit Hamon, pour présenter le moment venu Emmanuel Macron comme l’ultime recours de la gauche face à la droite ou à « l’extrême droite ».

L’extrême gauche en renfort du Système

Si la stratégie de l’attention bénéficie avant tout à la gauche, la stratégie de la tension vise, elle, prioritairement François Fillon au premier tour. Elle visera, bien sûr, encore plus Marine Le Pen si celle-ci se qualifie au second tour. La tension incombe principalement au service action de l’oligarchie : l’extrême gauche.

L’extrême gauche concentre en effet ses attaques sur ces deux candidats, comme on l’a bien vu lors du débat télévisé du 4 avril 2017. Emmanuel Macron, pourtant le candidat de l’oligarchie financière, du libre-échangisme et du patronat, n’a quasiment pas été attaqué par Philippe Poutou et Nathalie Arthaud !

Comme à son habitude, l’extrême gauche démontre ainsi une nouvelle fois son rôle de brise-glace au service du néo-capitalisme libéral et libertaire, car elle ne combat concrètement en Europe que ceux qui s’opposent à l’avancée de celui-ci : les nationaux, les patriotes et les identitaires, bien sûr au nom de l’antifascisme !

Pousser la droite à la faute

Les médias mainstream se transforment également en procureurs dès qu’il s’agit d’interviewer François Fillon ou Marine Le Pen : car ces entretiens combatifs, autre composante de la stratégie de la tension, ont pour but de pousser ces candidats à la faute, alors que, bien sûr, on ne procède jamais ainsi avec Emmanuel Macron. Bien au contraire, on vole à son secours !

La classe médiatique cherche en réalité à renouveler, 30 ans après, l’affaire du « détail », qui fut instrumentée contre Jean-Marie Le Pen en 1987.

Mais la stratégie de la tension ne se limite pas à la propagande télévisée : elle se déroule aussi dans la rue, comme on l’a vu à Bordeaux ou à Nantes. Les groupes d’extrême gauche s’efforcent de perturber systématiquement les réunions des candidats : celles de François Fillon avec des casseroles et celles de Marine Le Pen avec des manifestations et des violences de la part des prétendus antifas.

Les antifas : un ballet bien rodé

Le scénario de ces opérations de guérilla politique et urbaine est désormais bien rodé :

Les violences cherchent d’abord à intimider les soutiens des candidats pour les dissuader de se rendre à leurs réunions. Elles peuvent servir ensuite de prétexte à une interdiction des réunions au motif de « troubles à l’ordre public », par les élus ou les préfets bien-pensants. Elles suggèrent surtout qu’une victoire des candidats de droite ouvrirait la voie à l’affrontement civil et social.

Les médias couvrent, en outre, systématiquement ces opérations d’obstruction, en particulier lorsque les perturbateurs sont expulsés, afin de suggérer que la violence se situe du côté des organisateurs de la réunion (3) et, donc, que les vrais extrémistes, ce sont eux. Le but inavoué et cynique de ces violences est aussi de fabriquer des martyrs antifas qui permettront d’enclencher de grandes manifestions émotionnelles « contre le racisme, la xénophobie et l’extrême droite » entre les deux tours pour remobiliser le peuple de gauche (4).

Dans la majorité des cas, enfin, et bien que nous soyons sous un régime d’état d’urgence, l’action des groupes d’extrême gauche bénéficie d’une abstention bienveillante des pouvoirs publics, qui ressemble beaucoup à une complicité.

Quoi de plus normal quand l’appareil d’Etat se mobilise en faveur du candidat officiel du Système : Emmanuel Macron !

Quoi de plus normal, puisque l’extrême gauche fait, toujours, le jeu du pouvoir et qu’elle se compose, pour l’essentiel, des rejetons de l’oligarchie !

Attention et tension marchent de concert

Attention et tension se complètent. Attention au profit de la gauche, tension contre la droite.

La stratégie de l’attention a, par exemple, permis de mettre le projecteur, dès le début de la campagne, sur les démêlés judiciaires prétendus du couple Fillon. L’attention a, en d’autres termes, été focalisée sur la tension créée par le pouvoir judiciaire contre le candidat de la droite et du centre, et a renforcé les effets de la manœuvre. Et l’attention focalisée sur ces affaires a permis de mettre sous tension la candidature de François Fillon, afin de suggérer qu’il n’était plus le bon candidat.

Comme la médiatisation systématique des menées de l’extrême gauche renforce ses effets en lui donnant une dimension nationale qu’elle n’a pas.

On fera évidemment de même contre Marine Le Pen, si nécessaire, le moment venu, et sans doute, en pire.

Reste à savoir si ces belles machinations, qui restent avant tout des créations médiatiques et donc des artifices, réussiront à modifier en profondeur l’électorat. Réponse les 23 avril et 7 mai prochains.

Michel Geoffroy 14/04/2017

Notes :

  1. Marianne du 21 février 2017.
  2. L’IFOP a même publié, le 6 avril dernier, un sondage en oubliant… d’ôter le logo En Marche ! qu’il portait.
  3. Comme on l’a vu, par exemple, lors de la réunion de Marine Le Pen à Ajaccio.
  4. Cette expression est un oxymore puisque la gauche a abandonné le peuple et que le peuple vote désormais principalement à droite !

https://www.polemia.com/strategie-de-lattention-et-strate...

Présidentielle – Le véritable rapport de force, ou Macron et Fillon au coude-à-coude

Lors du vote sur le Brexit comme lors de la présidentielle américaine, les sondages fort décriés permettaient pourtant bien de discerner l’incertitude du résultat. Ce n’est pas la méthode du sondage qui fut fautive, mais bien leur interprétation par des commentateurs trop inattentifs qui amena trop de médias à s’imaginer quasi-certains refus du Brexit comme élection de Hillary Clinton.
Cette fois-ci encore, il faut examiner les sondages de près pour qu’apparaisse le véritable rapport de force. Macron et Fillon sont en réalité au coude-à-coude, Le Pen domine largement chacun d’eux, et l’identité de son adversaire de second tour reste fort incertaine…

L’analyse des résultats des sondages par la plupart des commentateurs se base principalement voire seulement sur les résultats mis en avant dans la première page des enquêtes d’opinion, sans prendre en compte ni l’abstention, ni – crucialement – le niveau de certitude de leur choix exprimé par les sondés.

Cependant, si l’on veut avoir une chance d’éviter les écueils qui ont mené tant de médias à prétendre l’année dernière que les sondages annonçaient refus du Brexit et élection de Hillary Clinton ce qui n’était pas le cas, il est nécessaire de creuser davantage…

Nota : Dans la suite de ce billet, les données exploitées seront celles des cinq derniers sondages publiés par Elabe, Ifop Fiducial, BVA, Opinionway et Harris Interactive entre le 22 et le 29 mars 2017, voir tableau complet en fin d’article (*)

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Nouvelles lois anti-Soros en Hongrie

8843-20170415.jpgLe président hongrois, Janos Ader, a signé lundi la nouvelle loi hongroise sur l’éducation supérieure. Pour qu’une université étrangère puisse avoir un campus et délivrer des diplômes en Hongrie, il faudra à partir du 1er janvier 2018 qu’elle ait aussi un campus dans son pays d’origine et qu’elle fasse l’objet d’un accord intergouvernemental.

Cette loi est accusée de viser tout particulièrement l’université d’Europe centrale (Central European University, CEU) fondée en 1991 à Budapest à l’initiative du financier américain d’origine juive hongroise George Soros. La CEU, toujours financée par le progressiste libéral-libertaire Soros, est une université anglophone accueillant plus de 1 500 étudiants d’une centaine de pays différents et dont l’objectif est de promouvoir les Droits de l’homme, la bonne gouvernance et l’Etat de droit tels que les conçoit le milliardaire américain dont Viktor Orban dénonce régulièrement l’influence néfaste et le rôle dans l’invasion migratoire actuelle.

Le département d’Etat américain s’est dit inquiet de l’impact de cette nouvelle législation sur une université dont il vante les compétences et les mérites tandis que la Commission européenne a annoncé vouloir s’assurer que la nouvelle loi n’est pas contraire aux valeurs fondamentales de l’UE. Malgré les manifestations qui se déroulent depuis quelques semaines en Hongrie, un sondage publié le 13 avril par le groupe de réflexion Szazadveg montre que 70 % environ des Hongrois sont favorables à la nouvelle loi.

Parallèlement, le gouvernement hongrois a adopté un autre projet de loi pour obliger les ONG financées depuis l’étranger de déclarer ce fait aux autorités et de l’indiquer sur leur site internet et leurs publications.

Olivier Bault

Article publié dans Présent daté du 15 avril 2017

https://fr.novopress.info/

 

Droits et devoirs

16:40 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

A la découverte de la France provinciale où le vote FN est décomplexé

6a00d83451619c69e201b8d2781097970c-800wi.jpgReporter de guerre, prix Albert Londres, la journaliste Anne Nivat est parti sillonner six villes moyennes de la France périphérique, d'où elle a tiré un livre reportage. Elle en parle comme si elle avait découvert une tribu d'Amazonie :

"Le vote FN fait peur au microcosme politico-médiatique parisien, mais en province il est complètement décomplexé. Nous serons sans doute étonnés par son score au premier tour. Les raisons en sont multiples, mais je crois qu'un des facteurs principaux est la décrédibilisation des politiques. Le principal atout de Marine Le Pen, c'est sa «virginité» politique: elle n'a jamais été au pouvoir. Ça joue en sa faveur.

Les gens vous parlent beaucoup de religion. Comment expliquez-vous ce renouveau d'une demande de spirituel dans une société qui prétend pourtant en avoir fini avec Dieu?

Voilà un thème que je n'avais pas anticipé, et que j'ai identifié dans toutes les villes, dans toutes les catégories sociales, en en particulier chez les jeunes. J'ai senti un besoin de religieux, que ce soient chez les jeunes musulmans ou chez les jeunes chrétiens. J'ai été frappé par le succès des églises évangéliques dans ces villes moyennes. Beaucoup de populations d'origine africaine fréquentent ces églises, souvent situées dans des hangars, des garages. Des catholiques ont quitté leur paroisse pour les évangéliques. Les convertis, j'en ai vu beaucoup, dans les deux sens. Beaucoup de chrétiens africains qui se convertissent à l'islam, mais il y a aussi des conversions vers le christianisme évangélique. Il y a du mouvement, c'est très intéressant. Des jeunes catholiques de Laval racontent se sentir jaloux de jeunes musulmans, car, disent-ils, on parle plus d'eux dans les médias, ils sont plus visibles, on voit à leur habillement qu'ils sont musulmans. Ces jeunes reprochent à leurs parents: «Mais pourquoi ça ne se voit pas qu'on est catholique?». À Laval, lors d'une journée du dialogue interreligieux, un prêtre ouvrier, le père Berjonneau s'était rendu dans une mosquée, et l'imam lui a reproché de ne pas avoir porté de soutane, de n'être pas «habillé en prêtre». Je crois que le dialogue interreligieux est capital pour retisser le lien entre ces deux France.

Le pays est-il «morose»?

J'ai trouvé une France qui se plaint, mais pas une France triste. Les Français aiment leur pays. Ce livre évoque leurs angoisses, mais il essaie aussi de mettre en valeur ceux qui sont prêts à s'aider les uns les autres, comme cette France des maraudes, qui sont organisées dans toutes les villes. Il s'agit de bénévoles, de toutes conditions sociales, qui sillonnent les rues pour aider les plus pauvres. Il y a là une France fraternelle, solidaire et optimiste. [...]"

Michel Janva

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Bistro Libertés avec Didier Maïsto

13:56 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les francs-maçons s’inquiètent du développement de Civitas et des propos antimaçonniques d’Alain Escada

Il y a quelques jours, nous signalions à nos lecteurs l’entretien accordé par Alain Escada, président de Civitas, au site d’information La Pravda.ch, entretien dont le contenu antimaçonnique n’est pas passé inaperçu. En témoigne cette note publiée sur Hiram.be, l’un des plus importants sites francophones de la franc-maçonnerie. Un véritable hommage du vice à la vertu.

CIVITAS ET ESCADA CONFIRMENT LEUR INTÉGRISME

Par Géplu dans Anti-maçonnerie

Le site d’extrême-droite LaPravda.ch publie une interview décapante d’Alain Escada, le patron de l’organisation ultra catho Civitas, proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et de Jean-Marie le Pen, et qui s’est transformée l’an dernier en parti politique, afin de bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables (déductibilité des dons).

Dès les premiers mots de l’entretien, les choses sont claires : L’association Civitas est devenue un parti politique depuis avril 2016. Dans son programme, figure notamment la fin de la laïcité. En effet, celle-ci est considérée par le mouvement comme la religion de la république maçonnique qui s’oppose à la France catholique.

Si je publie cette info, et invite les Frères et les Sœurs à lire cette interview, ce n’est pas pour faire l’apologie du sieur Escada, mais bien au contraire pour que tous voient et sachent qui il est et ce qu’il propose. Ce n’est pas en faisant l’autruche que l’on se protège de ceux qui souhaitent la disparition de la franc-maçonnerie…

http://www.medias-presse.info/les-francs-macons-sinquiete...

Donald Trump leurre les néo-cons

De Thomas Flichy de La Neuville :

"Les Etats-Unis viennent d’opérer trois actions militaires spectaculaires. Il s’agit en premier lieu d’une frappe effectuée le 7 avril sur la base syrienne de Sha’irat par 59 missiles de croisière, en second lieu de l’envoi du porte-avion Carl Vinson, accompagné de son escadre navale vers les eaux de Corée du Nord, et en troisième lieu du largage d’une bombe de type Moab en Afghanistan. Ces actions ont laissé penser que le président Trump opérait un virement à 180° de sa politique étrangère. En réalité, la base de Sha’irat fonctionnait à nouveau normalement un jour après l’attaque. Quant à l’escadre américaine, elle effectuait des manœuvres conjointes avec la Corée du sud depuis le 1er mars dernier. Ceci nous montre qu’il est parfois hasardeux de confondre les actions de communication militaire avec les véritables revirements stratégiques. 

Quelles sont donc les raisons de ces deux actions de communication, sans grand effet sur les équilibres géopolitiques du monde ? Il faut bien comprendre que le véritable front pour le président Trump n’est ni au Levant ni en Extrême-Orient mais bien à l’intérieur de la Maison Blanche. Le nouveau président a été élu malgré l’opposition de l’ensemble de l’appareil d’Etat, qui prédisait avec une grande constance sa défaite à venir dans les sondages. Il doit aujourd’hui s’emparer des leviers de commande des Etats-Unis malgré l’hostilité du pouvoir judiciaire, médiatique, et financier. Or ses soutiens fiables - qui ont déserté depuis longtemps les sphères de l’intelligence politique et culturelle pour se livrer aux activités mercantiles – sont trop peu nombreux pour pouvoir occuper les postes à responsabilité. Ceci explique en partie la militarisation de la haute administration. Le président a donc été élu, mais ne disposant pas de la masse critique de cadres compétents, il est paralysé. 

Pour le président, le temps est compté, puisque les mid-term elections auront lieu le 6 novembre 2018. Il sait que les présidents des Etats-Unis qui ont affronté avant lui la Federal reserve n’y ont pas survécu. Il s’agit d’Abraham Lincoln et de John Kennedy. Il lui faut donc donner des gages à ses adversaires. Il a dû accepter le renvoi de ses amis proches le général Flynn puis Steve Bannon. Il sait surtout que la seule façon de s’emparer du pouvoir tout en donnant des gages à ses adversaires néo-conservateurs qui ont pensé et mis en œuvre le chaos constructeur au cours de la dernière décennie, consiste à lancer des offensives militaires ou bien à faire mine de le faire. Le complexe militaro-industriel demandait des guerres maîtrisées pour écouler ses productions avec régularité. Donald Trump vient de le leurrer avec un brin de malice. Quelques heures après que les missiles de croisière eussent été tirés sur des hangars vides, l’adversaire, ébloui par les feux, ouvrait un large bec et laissait tomber sa proie. Le juge fédéral Neil Gorsuch – fidèle du président – était en effet adoubé par le Sénat. C’est la plus grande victoire intérieure de Donald Trump depuis le 20 janvier. Le corbeau honteux et confus jura, mais un peu tard qu’on ne l’y prendrai plus."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Sécurité / Stade de Lyon : les supporters turcs sèment la panique

Scandaleux : si Marine Le Pen est élue, Hollande séchera la passation de pouvoir !

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Non seulement ce type est un pignouf de bas étage, mais à l’évidence Valérie Trierweiler disait vrai : il n’a que mépris pour le peuple.

On le sait tous : si Marine Le Pen est au second tour de la présidentielle, on va basculer dans l’hystérie. Qu’on se souvienne un peu de l’entre-deux-tours 2002… Les lycées et collèges vidés de leurs élèves pour les conduire à la manif entre leurs profs, les « ménagères » emplissant leurs Caddie© par trouille du Grand Soir, tous les politiques faisant allégeance à un Jacques Chirac qu’ils vomissaient la veille, et le Président le plus inutile de la VeRépublique réélu avec un score de maréchal soviétique. Soyons donc sans illusion : si Marine Le Pen est au second tour, on va nous rejouer la même comédie.

Déjà, d’ailleurs, on s’y prépare. Ce jeudi, les six responsables des diverses obédiences maçonniques donnaient ainsi une conférence de presse commune « sur la présidentielle ».

Laurent Kupferman en fait un compte rendu hilarant dans 20 Minutes. Il y raconte les grands maîtres, à visage découvert (les Frères seraient-ils désormais pour la transparence ?), qui appellent à voter contre la candidate du Front national, « une décision mûrie depuis plusieurs mois ». Cela au nom du « pacte républicain ».

Et c’est quoi, le pacte républicain ? Le grand mamamouchi du Grand Orient se lance. « On arrive au bout de trois siècles d’inspiration libérale que tout le monde nous présente comme une fatalité, alors que ce dogme du marché lamine tout sur son passage. On doit imaginer un monde centré sur la prospérité et la fraternité des peuples. On doit penser une nouvelle démocratie éclairée. Quand les électeurs ne font plus confiance à la démocratie française telle qu’elle existe, c’est qu’il faut revoir son mode de fonctionnement.

Ça passe par se saisir de la question des institutions, ce qu’on appelle la VIe République chez certains, même si là on tombe dans la politique. »

Conclusion : les frères la gratouille voteront Mélenchon ! D’ailleurs, c’est une coïncidence sans doute : Jean-Luc Mélenchonest le seul candidat à avoir déclaré son appartenance à la franc-maçonnerie. Et il appartient… au Grand Orient. Ah ! Ah ! Ah ! Kolossale finesse !

Et tout cela, voyez-vous, n’est pas pour rassurer François Hollande, notre Président normal. Déjà qu’il trouve que cette campagne « sent mauvais »… Et sa crainte à lui, c’est de voir un second tour opposer Le Pen et Mélenchon. Il n’en dort plus, notre Flanby. Alors si les francs-macs s’y mettent… Il a pourtant essayé de les amadouer. Fin février, il s’est même rendu ès qualité à leur petite sauterie sur le thème « 300 ans de franc-maçonnerie, 300 ans d’émancipation ». Une première : reçu très officiellement au siège du Grand Orient, rue Cadet, François Hollande y a rencontré les représentants de dix-sept loges d’obédiences diverses.

Et voilà, patatras, un coup de compas dans le dos. Et cette horrible perspective qui hante maintenant ses nuits : un duel Le Pen-Mélenchon. Et cette crainte qui lui fouaille les entrailles et lui coupe l’appétit (il a un peu maigri, non ?) : la victoire de la grande blonde !

Alors, dans cette hypothèse funeste, acculé à cette fin de règne qu’il n’aurait jamais osé imaginer, le Président normal voudrait bien pouvoir sortir de la norme. Il se renseigne, pose des questions, consulte les grands sages du protocole.

Vous avez deviné : dans le cas où Marine Le Pen gagnerait la présidentielle, François Hollande ne veut pas assurer la passation de pouvoir.

On a déjà connu de ces grands démocrates, tel François Fillon, qui refusent toujours obstinément de serrer la main de la députée Marion Maréchal-Le Pen, mais Hollande franchit un cap : jamais on n’a vu dans notre histoire de ministre et, a fortiori, de chef de l’État refusant de transmettre les clés de la boutique à son successeur démocratiquement élu.

Non seulement ce type est un grossier personnage, un pignouf de bas étage mais, à l’évidence, Valérie Trierweiler disait vrai : il n’a que mépris pour le peuple.

http://www.bvoltaire.fr/scandaleux-marine-pen-elue-hollan...

14/04/2017

LA VRAIE NATURE DE LA RÉPUBLIQUE

PAR YVES MOREL 

La spontanéité avec laquelle les médias et l'institution judiciaire ont assailli le candidat FilIon suffit à le montrer : aucun plan concerté n'a été nécessaire.

Nous ne reviendrons pas ici sur le fond de l'affaire et sur la récente mise en examen de l'ancien Premier ministre pour détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et manquement aux règles de transparence des élus. Ce qui nous intéresse présentement est le fait que l'hallali a été sonné contre non pas un homme politique comme un autre, sans égard à son programme de candidat et à ses attaches partisanes (au nom de l'impartialité de la justice), mais contre le candidat alors favori (jusqu'au 25 janvier, selon les sondages) à l'élection présidentielle, et dont le programme, s'il était appliqué, signifierait l'enterrement de toutes les mesures dites sociales prises par la gauche depuis 1981. Ni Alain Juppé, ni même Nicolas Sarkozy (pourtant eux aussi lestés d'un passé judiciaire chargé) n'auraient essuyé une telle offensive générale s'ils avaient remporté la primaire de la droite en novembre dernier.

La gauche, assise éthique et politique permanente de la République, admet l'alternance à la condition impérieuse que la droite au pouvoir ne revienne en aucun cas sur ses « acquis » en quelque domaine que ce soit. Et la droite le sait si bien qu'elle s'est scrupuleusement tenue à cette ligne de conduite depuis 1981, chaque fois qu'elle a exercé le pouvoir.

Cela ne signifie d'ailleurs pas que lesdits acquis soient si définitivement acquis que ça. Le cas échéant, la gauche ne répugne pas à les rogner, comme en témoigne l'action du gouvernement Valls (mars 2014-décembre 2016). Mais elle seule peut le faire, et d'ailleurs, elle le fait incomplètement et sans en remettre en question les fondements et les lignes directrices, et en poursuivant par ailleurs son entreprise continuelle de subversion morale et culturelle. On parle alors de « gauche moderne », « réaliste », « responsable », et on invoque les mânes du grand Michel Rocard, noble figure du groupe Bilderberg et de la Trilatérale.

C'est parce qu'il entendait sortir la droite de son double rôle de gestionnaire passif d'un ordre social de gauche, et d'alibi démocratique dans le cadre d'une fausse alternance, que François Fillon a été pilonné comme on l'a vu dernièrement. Née des oeuvres de la gauche, la République est in essentia de gauche et le restera.

La spontanéité avec laquelle les médias et l'institution judiciaire ont assailli le candidat suffit à le montrer. Aucun plan concerté n'a été nécessaire. Le Canard enchaîné a lancé l'affaire sans consulter préalablement personne, le parquet financier a ordonné l'enquête comme par réflexe, l'État a laissé les mains libres à la justice, les médias se sont déchaînés instinctivement. L'organisme républicain a tout naturellement sécrété ses anticorps contre l'antigène Fillon. Anatole France le disait déjà, en son temps : « la République gouverne mal, mais se défend bien ». 

Politique magazine - Avril 2017 -  Consulter ... S'abonner ...

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I-Média #147 - Rafle du Vel d’hiv : un petit tour de point Godwin

Whirlpool Amiens ne fermera pas, par Marine Le Pen

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L’usine Whirlpool d’Amiens doit être délocalisée dans quelques mois en Pologne, jetant dans l’incertitude la plus totale ses 295 salariés, mais aussi les intérimaires employés sur le site et les dizaines de sous-traitants.

Cette délocalisation est insupportable. Elle permet à la maison mère d’être gagnante sur deux tableaux en même temps : en baissant ses coûts de production pour augmenter ses marges, tout en conservant un accès libre au juteux marché français, le premier marché de Whirlpool en Europe, le quatrième dans le monde.

C’est trop facile.

Je répète l’engagement qui est celui de mon projet présidentiel : chaque produit qui sortira d’une usine délocalisée afin d’être revendu sur le marché français sera taxé à hauteur de 35 %.

Cette taxe sur les délocalisations sera une juste réponse à des choix financiers inacceptables. Mais elle sera aussi une arme de dissuasion : la délocalisation ne peut pas être du 100 % gagnant pour les multinationales ; il faut qu’elles en paient aussi le prix, pour y réfléchir à deux fois avant d’agir.

Bien sûr cette taxe sur les délocalisations nécessitera pour être mise en œuvre qu’on se libère des interdits de l’Union Européenne : mon projet l’a prévu.

Une délégation de Whirlpool est reçue ce jour à Matignon au sujet de l’avenir du site. Je veux dire aux salariés de l’entreprise, à ceux qui travaillent au quotidien avec eux, à leurs familles, que présidente de la République je ne laisserai pas faire.Whirlpool Amiens n’a aucune raison de fermer, le savoir-faire est présent, il est reconnu. Et Whirlpool Amiens ne fermera pas.

On fera le bras de fer avec le groupe pour le dissuader de fermer ce site.

Et si le groupe prend malgré tout la folle décision de fermer, on cherchera des repreneurs industriels sérieux et responsables. Et l’Etat lui-même via la Caisse des Dépôts et Consignations interviendra directement tant qu’un repreneur privé n’aura pas été retrouvé.

Mais Whirlpool Amiens ne fermera pas. J’en prends l’engagement.

Marine Le Pen

Texte repris du blog de Marine Le Pen

https://fr.novopress.info/205079/whirlpool-amiens-ne-ferm...

14 avril 1975 : début de la guerre civile au Liban

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Sur ces événements : lire Emmanuel Albach

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#LeVraiFillon : Fillon et les mosquées | Marine 2017