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actualité - Page 3778

  • Jean-Frédéric Poisson s'exprime au micro de Franck Abed

      

  • L’infection libérale par Georges FELTIN-TRACOL

    Voici l’éditorial du n° 54 de Réfléchir & Agir présent en kiosque. Abonnez-vous ! Réabonnez-vous !

    Sur son blogue, le 5 juin 2016, Julien Rochedy, ancien directeur du FNJ, aujourd’hui en rupture avec le néo-Front, s’exclame : « Nous sommes donc, désormais, des libéraux » quand bien même son libéralisme serait « post-moderne » et anti-mondialiste. L’économiste et essayiste Hervé Juvin vante dans Le Mur de l’Ouest n’est pas encore tombé les mérites supposés du national-libéralisme. Fin mai 2016 se tenait à l’initiative de Robert Ménard le « Rendez-vous de Béziers » au cours duquel furent adoptées des propositions libérales et identitaires.

    Encore à la remorque des libéraux !

    Ces trois exemples démontrent que les « droites nationales » n’ont toujours rien compris au combat des idées, qu’il ne faut pas adopter le vocabulaire de l’ennemi et qu’une indécrottable paresse intellectuelle les pousse à approuver la facilité, un libéralisme censé s’opposer à l’étatisme et au socialisme alors qu’il en est le principal fourrier. Les calamités du gouvernement PS n’excusent pas, ni ne justifient ce ralliement stupide aux visions obsolètes d’Adam Smith, de Frédéric Bastiat, de David Ricardo, de Ludwig von Mises, de Friedrich Hayek, de Milton Friedman ou de Murray Rothbard.

     

    On ne peut pas à la fois défendre les identités populaires, exiger le rétablissement des frontières, vouloir contrôler les flux migratoires et célébrer la libre-circulation des capitaux et des marchandises. Système individualiste global aux effets dévastateurs multiples, le libéralisme est incompatible avec la conception communautaire, organique et holiste de notre entre-soi collectif. L’ineffable Thatcher avait bien affirmé un jour que la société n’existe pas…

    Indispensable troisième voie

    Le refus du libéralisme ne signifie pas admettre le socialisme marxiste et l’étatisme; il suggère au contraire de redécouvrir, d’adopter et de reformuler les théories dites de troisième voie, du justicialisme argentin à l’écologie décroissante, des réflexions les plus pertinentes du christianisme social à la pratique réussie des coopératives ouvrières de production, véritables agents de l’indispensable démondialisation.

    En effet, comme le libéralisme, la mondialisation financialiste et marchande n’est pas une fatalité : il revient aux Albo-Européens aidés par les peuples des autres continents à reprendre en main leur destin et de se détourner au plus vite du chant pathétique et dangereux des sirènes du libéralisme.

    Georges Feltin-Tracol

    http://www.europemaxima.com/linfection-liberale-par-georges-feltin-tracol/

  • Vers la préférence étrangère dans nos centres d’hébergement pour sans-abri ?

    Additionnez crise économique et « vague migratoire » (terme poético-médiatique) et c’est le tsunami assuré dans nos centres d’hébergement.

    Tout le monde l’accepte : les gouvernements passent et des SDF continuent de mourir de froid
    l’hiver en France, les centres d’hébergement restent insuffisants et saturés. Comme une vieille
    rengaine, qui titille notre conscience l’espace d’un instant.

    Mais l’équation, cette année, va être périlleuse, elle est même insoluble. Additionnez crise économique et « vague migratoire » (terme poético-médiatique) et c’est le tsunami assuré dans
    nos centres d’hébergement.

    En trois jours, rien qu’à Calais, ce sont 6.000 migrants qui ont été « mis à l’abri », terme flou qui signifie qu’un gouvernement généreux avec l’argent du contribuable a réussi à pousser les murs avant l’hiver, pour disperser sur tout le territoire une invasion migratoire assumée. Saupoudrer pour mieux tromper. Les autorités « rechignent », d’ailleurs, à communiquer de façon précise sur les lieux d’accueil pour éviter les « tensions au niveau local ».

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  • Pour l'Autriche avec le cœur et l'âme. Avec l'aide de Dieu !

    L'affiche de campagne de Norbert Hofer ne plait pas à tout le monde :

    6a00d83451619c69e201b7c8a969c2970b-320wi.jpg"Alors que la course à la Hofburg s’ouvre sous les meilleurs auspices pour Norbert Hofer – il est crédité de 51% des intentions de vote, contre 49% pour Alexandre van der Bellen – les forces mondialistes en Autriche se mettent en ordre de bataille.

    Depuis quelques jours, la nouvelle campagne d’affichage du FPÖ soulève polémiques et insultes. Ce sont les « évêques » des Eglises protestantes qui ont ouvert le bal en stigmatisant ses références chrétiennes, tandis que les apparatchiks parlementaires des Verts ont réitéré les insultes vieilles de soixante-dix ans (...)

    Le 21 octobre, le FPÖ a présenté sa dernière campagne d’affichage avant le scrutin prévu pour le 4 décembre. Après la Toussaint, deux affiches seront placardées dans toute l’Autriche, sur les thèmes : «Décider dans votre sens» et «Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme». Chacune d’elles, en portant la devise «Que Dieu me vienne en aide», affirme ainsi un «fort enracinement dans le système de valeurs de la culture chrétienne occidentale», ce qui le distingue de son rival agnostique van der Bellen. Le secrétaire général du FPÖ et directeur de campagne Herbert Kickl a déclaré que le candidat à la fonction suprême entendait défendre la référence à Dieu. Il a également prévenu que s’il remporte l’élection, Hofer prononcerait lors de sa prestation de serment cette prière chrétienne et prendrait ses décisions à la lumière des principes généraux du christianisme. «Nous voulons une patrie qui conserve et conservera ses spécificités autrichiennes», a-t-il souligné. Par ailleurs, Norbert Hofer aurait une forte conscience personnelle de l’histoire occidentale chrétienne (...)

    Le 26 octobre, les représentants des églises protestantes, parmi  lesquels l’évêque luthérien Michael Bünker, lançaient leurs attaques. La prière «Que Dieu me vienne en aide» a provoqué leur indignation qu’ils ont exprimée en une formule magique : «Dieu ne se laisse pas instrumentaliser pour des intérêts personnels ou à des fins politiques.» (...)"

    Philippe Carhon

  • Crise de la police : il faut réarmer pénalement la France

    Mercredi 26 octobre, deux manifestations de policiers étaient organisées : l’une par les syndicats de police, l’autre sans ces syndicats.
    Boulevard Voltaire était présent à cette seconde manifestation, qui se déroulait devant l’Assemblée nationale, et a rencontré ces policiers qui contestent ceux qui sont censés les défendre. Quelques élus étaient présents et ont bien voulu répondre à notre micro.

    http://fr.novopress.info/

  • Délit de sale Gaule par Paul-Georges SANSONETTI

    Suite à l’évocation de « nos ancêtres les  Gaulois » par Nicolas Sarkozy et au tollé provoqué par cette formule, jadis première phrase des manuels scolaires du cours élémentaire, je découvre, au hasard de la presse, un certain nombre de prises de position par des penseurs qui livrent au grand public leur état d’âme oscillant, comme l’aiguille d’une boussole affolée, entre indignation et peur panique. Parmi ces cacochymes, qu’il me soit permis de citer un certain François Noudelmann, philosophe de son état et professeur à Paris-VIII, qui dénonce, je cite, « le retour du mot “ gaulois ”… » considéré comme porteur d’une « charge discriminante » car il s’agit de « métonymies […] censées identifier un peuple mais aussi des comportements et même des physionomies (1) ». Ah oui ! Pas de doute, c’est fichtrement inquiétant des physionomies européennes.

    Pour un peu on aurait le délit de « sale gueule de Gaulois » ou, mieux encore, « délit de sale Gaule ». Ce qui, on en conviendra, relève du racisme le plus viscéral de la part de gens pratiquant l’antiracisme alimentaire. Il fut un temps où Georges Moustaki avait la liberté de se vouloir, tout à la fois, « métèque », « juif errant » et « pâtre grec ». Trois appartenances qui, du reste, ne sont en rien péjoratives puisque, dans la démocratie de Périclès, « métèque » désignait quelqu’un d’étranger à la cité et que le « juif errant » est un personnage mythique repris par l’écrivain populaire, natif de La Colle-sur-Loup, Eugène Sue (1804 – 1857) (2). Quant au bucolique « pâtre grec », il vient tout droit de l’Antiquité.

    Mais continuons notre sélection des allergiques à la Gaule devenue France. Pour François Jullien, philosophe, « l’identité culturelle n’existe pas ». Tiens, mais on nous assure pourtant que, partout dans le vaste monde, existent des peuples fiers de leur ethno-culture, surtout lorsqu’il s’agit des Papous ou des Kanaks (que, du reste, nous respectons et saluons en tant que peuples bien décidés à sauvegarder leurs origines).

    Ça nous change des jeans et tee-shirts américains made in China. Ce personnage est encore autorisé à manifester son appartenance ethnique. Espérons que ce soit vraiment pour lui et les siens et non à destination des touristes.

    Il me faut également mentionner François Reynaert, auteur d’un bouquin dont le titre, Nos Ancêtres les Gaulois et autres fadaises, résume la teneur (épargnant ainsi à votre serviteur le désir de le lire). L’auteur souhaite « forger une France diverse et métissée ».
    Ah, le métissage ! Ça les titille tous ces accoucheurs de poncifs politiquement obligatoires.

    Enfin, citons Madame la mairesse du bourg de Champtercier (près de Digne-les-Bains, Alpes de Haute-Provence), qui plaide pour la venue d’une centaine de migrants (érythréens et soudanais fuyant, probablement, le conflit syrien) en argumentant  qu’« on n’est plus un village gaulois, c’est la mondialisation ! Et ça ne fait que commencer, ces migrations. Il faut qu’on soit “ ouvert ” » pour « accueillir les gens et “ vivre ensemble ” ».

    Lui faisant écho, une certaine NKM, selon le Journal du Dimanche (édition du 23 octobre 2016), aurait lancé aux journalistes « Moi, j’en peux plus des Gaulois ». C’est clair ! La Gaule étant désormais confinée dans un passé rance, acceptons de bon cœur l’air frais du Grand Remplacement.

    Se réclamer d’un héritage civilisationnel gaulois, c’est se référer à une appartenance historique et cette dernière option suffit à vous disqualifier aux yeux de l’Establishment. Voix discordante, le comédien et écrivain à succès, Lorant Deutsch, dans un entretien accordé ce 16 octobre à Thomas Malher (du Point), n’hésite pas : « Évidemment que nous sommes des Gaulois ! », dit-il. Et ce, à partir du moment où Vercingétorix est la première grande figure du « roman national ».

    En fait, pour une hétéroclite cohorte, dans laquelle se côtoient historiens, philosophes, sociologues, journaleux et, enfin, politiques, le passé de notre nation ne commence qu’en 1789. Empruntons au Provençal (puisque né à Marseille) Edmond Rostand pour déclarer « c’est un peu court… » : deux malheureux siècles, alors que la Gaule remonte à mille ans avant notre ère. Et là, ça coince dans les cervelles de l’anti-France à partir du moment où nul n’ignore l’existence des Gaulois (merci Astérix !). « Sale Gaulois » est, du reste, une insulte courante à destination des Français « de souche » (la formule est-elle encore autorisée ?) lancée par certains « jeunes » des quartiers (supposés) « défavorisés » et (paraît-il) très « sensibles ». Car au grand dam des mixeurs de cultures, le monde gaulois fascine toujours.

    1) D’abord parce qu’on le devine d’autant plus respectueux de l’environnement que plaines, montagnes, fleuves ou rivières formaient aux yeux des Celtes un sanctuaire immense (3). Charles Baudelaire s’en fait l’écho dans un poème commençant par ces mots :
    « La nature est un temple où de vivants piliers (… )
    L’homme y passe à travers des forêts de symboles ».

    L’âme celte incite à une vision magico-religieuse (et non politico-mondialiste) de l’écologie. Je ne prendrai qu’un seul exemple, pour rester en Provence, avec la cité de Sisteron, l’antique Segustero, capitale des Segontii, et dont le nom renverrait aux notions de « force », de « victoire » et de « hauteur ». Devant un tel mont, point n’est besoin de construire une pyramide. On songe à la formule bien connue attribuée à un théologien : « Tout ce qui monte converge ».

    2) Puis parce que la Gaule, comme tout territoire celtique, c’était aussi un ensemble de populations ethniquement homogènes. Nous l’avons dit dans un précédent article (4), le « dieu » (le principe) Toutatis gouverne la spécificité psycho-physiologique d’un groupe humain dès lors que ce nom, signifiant « père de la tribu » ou encore « père de la nation », sous-entend la transmission d’un patrimoine génomique.

    3) Enfin de par le fait que l’art celte est étonnamment unitaire, ce qui signifie que, comme dans toute société traditionnelle, les créateurs se sont unanimement conformés à un corpus d’images bien précis et dans lequel s’impose une emblématique des plus élaborées. Ainsi, parmi les symboles récurrents, apparaît un tracé identique au Yin Yang de l’Extrême-Orient qui, comme chacun le sait, traduit le concept de deux forces soit antagonistes, soit complémentaires, mais englobées et mises en contact par une troisième, totalisante, que constitue le cercle.
    Thèse, antithèse, synthèse, en quelque sorte, plus de deux millénaires avant la dialectique marxiste enseignée à présent à Sciences-Po.
    Autre symbole, le triskèle toujours présent dans l’iconographie bretonne.

    Ce signe montre la dynamique du nombre trois. Les trois points qui entourent celui du centre (invariable milieu) permettent de tracer un triangle équilatéral. Simultanément, on les voit emportés dans le mouvement continu de doubles spirales métaphoriques de la force vitale universelle. Pareil ternaire c’est, au niveau humain, le père, la mère et l’enfant, constitutifs d’une famille, ou encore les trois générations nécessaires à la transmission du savoir. Symbole tournoyant, le triskèle sera repris par l’art gothique. Dans son livre intitulé L’Art Gaulois, Jean Varagnac, ancien conservateur en chef du Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, affirmait, preuves à l’appui, que le monde celtique s’était prolongé sous un vêtement spirituel chrétien durant tout le Moyen Âge. Contrairement, donc, à ce qu’affirment les histrions actuels pour qui il serait vain de chercher une continuité entre la Gaule et les temps médiévaux.

    Nous pourrions continuer avec le même tracé mais augmenté d’une branche comme le montrent les monnaies des Bituriges (Gaulois de Bourges) et des Suessions (tribu du Soissonais). Il symbolise alors, entre autres choses, la ronde perpétuelle des quatre saisons accompagnant le mouvement du ciel.

    Ces quelques et brefs exemples montrent que l’esprit celtique s’est poursuivi bien après que la Gaule fut devenue le royaume de France. Les antiquités gauloises connurent, parallèlement au Moyen Âge, un renouveau à travers le Romantisme et le Second Empire avec, en particulier, la création par Napoléon III du Musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain-en-Laye. Il faudrait ajouter que l’Art Nouveau ou Modern Style, en privilégiant des formes végétales composées de courbes gracieuses, avoue un cousinage direct avec l’esthétique celte.

    Dans nos sociétés soumises à des élites dirigeantes qui nous imposent le déracinement des peuples, le brassage des cultures, la confusion des concepts, sans oublier la théorie du genre et l’adulation des transgenres (style chanteuse barbue lauréate de l’Eurovision), il est bien évident qu’à travers une Gaule honnie c’est la merveilleuse créativité celte, portée par un désir d’unir le vivant au spirituel, que l’on s’efforce d’assassiner.

    Paul-Georges Sansonetti

    Notes

    1 : Définition de Métonymie selon Wikipédia : « figure de style qui remplace un concept par un autre ».

    2 : Mais aussi par l’auteur Gustav Meyrink dans un prodigieux roman fantastique à caractère initiatique intitulé Le Visage Vert.

    3 : Voir ce qu’en disait pertinemment Pierre Lance dans une chronique précisément consacré au thème des Gaulois.

    4 : Intitulé «  Les bachi-bouzouks et Toutatis ».

    5 : Outre l’appartenance ethnique, l’œil bleu revêt une signification symbolique en reflétant la couleur du ciel pur et, de la sorte, exerce une véritable fascination comme le prouve la toute récente histoire d’un jeune commerçant Pakistanais, Arshad Khan, devenu célèbre du jour au lendemain grâce à ses magnifiques yeux bleus. L’auteur de l’article du Figaro (daté du 20 octobre2016) écrit que ce succès « met également en évidence des canons de beauté euro-centrés … ».

    • D’abord mis en ligne sur Nice Provence Info, le 24 octobre 2016.

    http://www.europemaxima.com/delit-de-sale-gaule-par-paul-georges-sansonetti/

  • 40 ans après, la Russie et le spectre de la guerre froide

    Après Brejnev, Gorbatchev et Eltsine, Poutine et sa volonté de mettre fin à l’humiliation russe

    On peut le critiquer, on peut le détester, et il n’est certainement pas le démocrate qu’aurait souhaité l’Occident. Toutefois, Vladimir Poutine représente sans aucun doute aujourd’hui le dirigeant le plus libéral et le plus pacifique de toute l’histoire de la Russie, un pays qui, qu’on le veuille ou non, est aujourd’hui une partie prenante majeure à l’avenir de notre continent.

    Il y a quarante ans, la Détente entre l’Est et l’Ouest touchait à sa fin. La défaite humiliante de l’Amérique au Vietnam voyait ce dernier pays, dès 1975, choisir le camp de l’URSS. Après quelques tentatives peu concluantes en Afrique, l’émancipation des colonies portugaises cette même année permit à Moscou de prendre véritablement pied sur le continent noir en faisant main basse sur l’Angola et le Mozambique – sans compter la prise du pouvoir par des mouvements prosoviétiques au même moment en Éthiopie. L’invasion militaire de l’Afghanistan décidée par Léonid Brejnev en décembre 1979, pour soutenir un régime communiste arrivé au pouvoir en avril 1978 mais menacé dans son maintien, entérina définitivement la rupture entre les deux blocs.

    “Vladimir Poutine représente sans aucun doute aujourd’hui le dirigeant le plus libéral et le plus pacifique de toute l’histoire de la Russie”

    Une nouvelle ère de confrontation voyait le jour par tiers-monde interposé. Celle-ci ne dura toutefois pas trop longtemps. Les forces centrifuges au sein du bloc soviétique, notamment en Europe, conduisirent à l’émancipation de fait de la Pologne, prémices à celle de l’ensemble de ce que l’on appelait alors l’“Autre Europe”. La libéralisation économique (perestroïka), politique et culturelle (glasnost) lancée par Mikhaïl Gorbatchev dès son arrivée au pouvoir en 1985 allait accélérer la dislocation du bloc soviétique, et même conduire à l’éclatement de l’URSS aux derniers jours de décembre 1991.

    L’après bloc de l’Est

    Au lieu d’intégrer la Russie postsoviétique dans un monde nouveau, désidéologisé et marqué par cette fameuse “fin de l’histoire” chère à Francis Fukuyama, l’Amérique victorieuse n’eut au contraire de cesse de pousser ses pions dans l’ancien bloc de l’Est. Faible et corrompu, héritier d’une économie aux abois, le nouveau et premier président non communiste russe Boris Elstine (décembre 1991-décembre 1999) n’avait ni les moyens, ni l’ambition de s’y opposer. En dépit des engagements pris de ne pas étendre l’Otan au-delà des frontières de l’Allemagne réunifiée, plusieurs pays de l’ancien bloc rejoignirent l’organisation militaire intégrée occidentale dès mars 1999 (République tchèque, Hongrie et Pologne), d’autres, y compris les républiques baltes anciennement soviétiques, suivront en 2004.

    “Au lieu d’intégrer la Russie postsoviétique dans un monde nouveau, l’Amérique victorieuse n’eut au contraire de cesse de pousser ses pions dans l’ancien bloc de l’Est”

    L’élection de Vladimir Poutine en 2000 voit le lancement de réformes économiques structurelles visant à mettre fin au chaos des années Eltsine et à remettre la Russie sur pieds, y compris son appareil industrialo-militaire. L’“humiliation” devrait prendre fin. La perception d’une volonté américaine d’encercler le pays est alors encore renforcée par plusieurs décisions, comme celle d’installer un bouclier antimissile aux frontières de la Russie, ou par l’invitation faite à la Géorgie de rejoindre l’Otan. Enfin, la prise de pouvoir violente par des éléments pro-occidentaux à Kiev lors des événements dits de Maïdan en 2014 finira de convaincre le Kremlin que les États-Unis ont pour volonté de déstabiliser la Russie et de porter la guerre à ses frontières.

    Fin du rapprochement en vue

    La Russie est de longue date une nation paranoïaque. Les invasions napoléonienne et hitlérienne l’ont profondément marquée ; elle souffre d’un sentiment obsidional d’encerclement et se sent au plus profond d’elle-même aujourd’hui assiégée. La présence militaire occidentale à ses frontières constitue non pas un facteur de stabilité comme on le présente en Europe, mais est perçue comme une menace majeure aux yeux des Russes, y compris pour la survie même de leur nation. Les événements en Crimée, ceux du Donbass en sont finalement une réponse. L’Europe a perdu sa compréhension de ce qui fait la psychologie de la Russie. Les sanctions économiques ne la feront pas reculer sur le Donbass, bien au contraire. Les critiques face à l’engagement de Moscou en Syrie – qui a quand même empêché que la ville Damas ne tombe aux mains de Daech à l’automne 2015, ce qui n’est pas rien – suscitent, elles, l’incompréhension dans la rue moscovite.

    “La Russie est de longue date une nation paranoïaque. Elle souffre d’un sentiment obsidional d’encerclement et se sent au plus profond d’elle-même aujourd’hui assiégée

    Il est à craindre que le raidissement de la posture diplomatique de l’Europe, s’alignant en cela sur celle d’une Amérique toujours dans une logique de guerre froide, ne conduise à un retour, quarante ans après, à la fin d’une séquence de rapprochement et n’amorce une nouvelle confrontation. Cette fois-ci, non pas en raison de l’expansionnisme réel ou supposé de la Russie, mais bien en réponse à la volonté continue de Washington d’imposer ses vues, y compris dans ce qui ressort de l’espace stratégique pour ne pas dire vital de la nation russe.

    Source

    http://www.voxnr.com/5126/40-ans-apres-la-russie-et-le-spectre-de-la-guerre-froide

  • La théorie de la conspiration n’est pas fasciste

    Nicolas Bonnal

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    1002027237.jpgOn confond dans nos médias subtils néonazisme et théorie de la conspiration, croyant ainsi condamner ceux qui, venus de droite, de gauche, du gaullisme ou du communisme, ne supportent plus ce système et son information.

    Au lieu d’écouter les experts, on ferait mieux de s’adresser au monstre directement. Voici ce qu’Hitler écrit de la conspiration et des conspirateurs (Mein Kampf, pp. 253-255) : « Seuls, de tout petits groupements, après des années de filtrage, pourraient acquérir le caractère de véritables organisations secrètes. Mais l’exiguïté même de pareilles formations leur enlèverait toute valeur pour le mouvement national-socialiste. »

    Le bric-à-brac ésotérique sur Thulé et le nazisme est arrivé après la guerre, destiné sans doute à diaboliser intellectuellement l’objet de toutes les haines postmodernes. Mais voici en tout cas ce que veut Hitler : des militants et pas des conspirateurs : « Ce dont nous avions besoin, ce n’étaient pas de cent ou deux cents conspirateurs audacieux, mais de centaines de milliers de militants fanatiques épris de notre idéal. Il fallait travailler non pas dans des conciliabules secrets, mais par de puissantes démonstrations de masses, et ce n’était point par le poignard ou le poison ou le revolver que le mouvement pouvait vaincre, c’était seulement par la conquête de la rue. »

    La théorie de la conspiration vide la rue, remplit les boîtes aux lettres, empêche la prise du Pouvoir. C’est pourquoi elle est encouragée par le Pouvoir qui la met en vedette en mimant la sévérité professorale.

    Or : « Nous devions faire comprendre au marxisme que le national-socialisme était le maître futur de la rue, et qu’il serait un jour le maître de l’État. »

    Hitler insiste sur les dégâts moraux de la théorie et surtout de la pratique de la conspiration : « Le danger des organisations secrètes est encore actuellement dans le fait que leurs membres perdent souvent toute notion de la grandeur de leur tâche, et qu’ils croient que le sort d’un peuple peut être décidé par un meurtre. »

    Opération JFK mal vue, donc…

    Pour Hitler, le problème est simple : la conspiration est réservée aux flemmards et la grandeur réside dans le mouvement social actif qui a disparu aujourd’hui, du côté des partis au Pouvoir comme du côté des contestataires.

    « Pour préserver aussi le militant de toutes les tentations de nourrir son activité par de petites conspirations, on devait, dès le début, l’initier complètement à la grande idée du mouvement et l’entraîner si entièrement à la tâche de la défense de cette idée, que son horizon s’élargirait aussitôt… De cette façon, la lutte contre l’État actuel était élevée au-dessus de l’atmosphère de petits actes de vengeance et d’activités de conspirateurs. »

    De ce point de vue, on pourra dire que la théorie de la conspiration, et sa pratique par nos légistes n’est pas « fasciste » : avis à nos nuées d’experts TV donc. Elle reflète nûment l’involution d’une société repue, ludique et fatiguée.

    Sur la théorie de la conspiration, lire Protocoles des sages de Sion : un paradoxe politique, théorique et pratique : « C’est un faux, c’est pour une très faible part un plagiat, c’est surtout un extraordinaire ouvrage de politique, théorique et pratique. Cet ouvrage comprend quatre textes : « Réflexions sur les « Protocoles » des Sages de Sion » de Bernard Plouvier, suivi des Éditions définitives des textes intégraux des livres de Serge Nilus (« « Protocoles » des sages de Sion »), Maurice Joly (« Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu »), suivi d’une victoire de Me Éric Delcroix (« L’abrogation de l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 »). Pour en savoir plus, cliquez là

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les rubriques "décodages" des médias sont à comprendre par antiphrase

    Le Rouge & Le Noir a interrogé Claude Chollet, président de l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (OJIM). Extrait :

    "Que penser de la multiplication des rubriques « décodages » dans les médias (Les décodeurs du Monde, Libé Desintox, Le vrai du faux de France Info …) ? Leurs « décodages » sont-ils objectifs ?

    Il faut prendre ces titres par antiphrase. Décoder veut dire recoder, désintoxiquer veut dire intoxiquer, dire le vrai veut dire le faux. Nous sommes en plein roman orwellien : l’amour c’est la haine, la paix c’est la guerre, la vérité c’est le mensonge. Les faux décodeurs du Monde ont publié un savoureux article où ils dénonçaient (voir l’Empire du Bien de Philippe Murray) les mauvais esprits qui spéculaient sur la santé chancelante d’Hillary Clinton… jusqu’au malaise public de celle-ci. On pourrait multiplier les exemples où à partir d’un minuscule morceau de réalité ces redresseurs de tort vont toujours dans le même sens : tordre le réel pour le rendre conforme."

    Michel Janva