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actualité - Page 5444

  • La dévirilisation définitive du militantisme

    Je pense que ce qui se passe depuis environ un an en France du point de vue du militantisme "nationaliste" est une véritable catastrophe. Je pense que l'on ne s'aperçoit pas que notre pire ennemi, qui reste la bourgeoisie française acquise au mondialiste dans ses deux fractions "classique" et "bobo", est en train de nous ronger, de nous bouffer, de nous avoir d'une manière définitive. Elle nous ronge d'une manière discrète qui ne semble pas avoir été vraiment remarquée : elle nous impose une conception de la politique, une conception infantile, stérile et déshonorante de la politique et du militantisme politique.
    Je doute qu'il puisse y avoir encore un militantisme efficient contre le mondialisme si les hommes dignes de ce nom ne sortent pas rapidement des formes de militantisme infantiles et dégradantes dans lesquelles ils sont invités à se vautrer et à s'oublier en tant qu'hommes faits et pensants depuis un an environ. Pour prouver ce que j'avance, je dois faire un bref détour historique.
    L'Eglise invente au XIXe siècle sa "doctrine sociale", la fameuse "doctrine sociale de l'Eglise".
    Mais, contrairement à ce que l'on pense souvent, cette doctrine ne constitue pas du tout un traité de politique.
    Il s'agit tout au plus d'un ensemble de préceptes condamnant les nouvelles doctrines (libéralisme et socialisme), et visant à la restauration de la chrétienté, notamment par le corporatisme. Cette doctrine tardive et disparate ne permet en aucun cas d'aborder les vrais grands problèmes de la politique moderne : les conflits, la guerre, l'emprise de l'économie, le capitalisme financier. La doctrine sociale de l'Eglise ne constitue pas un traité de politique, c'est grosso modo un ensemble de recettes.
    Plus tard encore, au XXe siècle, contrainte et forcée, l'Eglise moderniste se centrera de plus en plus sur la domestique (c'est à dire la morale du foyer, qui deviendra finalement la morale du couple, la "famille fantôme"). Cette fois, cela n'a plus rien à voir avec le politique, qui est jeté aux oubliettes, mais bien plutôt avec une collusion désespérée entre l'Eglise moderniste aux abois, définitivement rejetée par le peuple, et la bourgeoisie !
    Cette "politique du couple" prenant la place du politique est requise par les bourgeois, les "catholiques de façade", qui admettent quelques petites concessions hypocrites dans la sphère de la vie privée pour mieux poursuivre à loisir leur pratique "libérale" (c'est à dire parfaitement cupide) dans la sphère économique. Pratique libérale que l'Eglise moderniste ne va évidemment plus questionner sérieusement : elle n'en a plus ni les moyens, ni l'intention, si elle veut survivre.
    Le deal entre la bourgeoisie et l'Eglise moderniste est donc : tu t'interroges pas trop sur l'économie et les malheurs des non-bourgeois, tu t'en tiens à un bavardage de routine sur la morale privée, que tu regardes d'ailleurs pas de trop près en ce qui nous concerne, et nous, on continue à te payer et à fréquenter un peu les églises : après tout, çà permet de parler fric discrètement et surtout çà en jette auprès de la populace.
    En résumé, l'Eglise moderniste est depuis longtemps réduite à une morale domestique et n'a aucune théorisation politique pour affronter les problématiques du capitalisme mondialisé. C'est évident mais encore faut il le dire et en tirer les conséquences. Car c'est bien un modèle de pensée et d'action pseudo-politique directement issu de l'Eglise catholique qui sert depuis un an de courroie d'entrainement pour de braves militants anticapitalistes et antimondialistes. Le pire, c'est que cela semble aller de soi : on suit les directives de l'Eglise comme si elle était devenue soudainement maîtresse en stratégie politique et en lutte antimondialiste !
    Mais l'Eglise moderniste, mes pauvres amis, elle n'a qu'un souci : la préservation des fortunes bourgeoises, condition de sa propre survie. Et elle ne peut vous embaucher que pour les défendre, pas pour autre chose ! Si : elle peut vous déviriliser, vous rendre onctueux et insipides. Et c'est cela le plus inquiétant dans le cas présent.
    Car la vieille bourgeoisie fait coup double : elle mobilise de braves gens pour la défense de ses intérêts de classe, et elle castre les vrais militants qu'elle invite au ridicule de ses "manifestations".
    Cet embrigadement de braves gens derrière la bourgeoisie d'argent et ses clercs est une catastrophe théorique puisqu'elle habitue discrètement et inconsciemment des militants, des hommes faits et adultes à confondre la politique avec une doctrine cléricale, étriquée et onctueuse construite par une Eglise moderniste dépourvue de pensée.
    En gros, les militants issus du peuple sont discrètement invités à défendre les pauvres foyers bourgeois richissimes en danger.
    C'est aussi une catastrophe d'un point de vue plus pratique car les militants s'habituent à côtoyer la grossièreté et la stupidité des cagots d'argent (sous prétexte de défendre la civilisation !) et cela est gravissime. Des jeunes militants sains et courageux sont amenés à "militer" avec des spectres moisis vitrifiés par la cupidité et des hystériques oisives à demi-folles : que peut-il y avoir de plus grave et de plus destructeur pour la suite du combat ?
    Mais il faut aller plus loin et tracer l'ensemble du schéma. Les bourgeois catholiques gâteux n'ont évidemment aucune autonomie mentale là-dedans. Ils auraient été incapables de construire aujourd'hui une telle stratégie contre le peuple.
    Ils ne forment plus la classe dominante. Que s'est-il donc passé ?
    La bourgeoisie mondialiste culturelle ("bobo") a parfaitement compris qu'en entraînant les nationalistes et les résistants occidentaux derrière son adversaire, la bourgeoisie "classique" ("catholique"), dans son opposition névrotique et délirante aux revendications des gays, elle dévirilisait, castrait et cassait toute résistance sérieuse au mondialisme, parce qu'elle entraînait les derniers hommes virils et courageux sur le terrain onctueux et pharisien de la "morale domestique".
    La bourgeoisie culturelle a donc agacé et énervé son adversaire, la bourgeoisie "classique" de telle manière que celle ci a réussi à transmettre son irritation antigays à de braves gens qui n'ont évidemment strictement rien à faire dans ce conflit entre les deux conceptions de l'égoïsme et de l'hypocrisie, "catholique" et "bobo".
    Sous une forme plus ramassée et plus lapidaire : la bourgeoisie culturelle avancée a agacé et irrité à fond de vieux bourgeois gâteux pour se débarrasser de toute intelligence politique possible contre le capitalisme mondialisé : elle a en effet perçu que ces gâteux pouvaient encore avoir une influence et un effet d'entrainement sur les classes populaires saines, les abrutir, les castrer et les corrompre. Et hélas, cela fonctionne parfaitement.

    Jacques-Yves Rossignol

    Note : Réponse à venir de Philippe Delbauvre à cet article qui a le mérite de poser des problèmes majeurs.

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFAukkuVFyPEUmjOcU.shtml

  • Valls atteint de paranoïa ?

    Espionnage de La Manif pour tous : une « affaire politique » selon ses dirigeants.

    Les responsables du mouvement d’opposition au mariage pour tous ont appris avec stupéfaction les révélations du Figaro sur Anna, cette jeune Russe sommée par la police de surveiller La Manif pour tous. Ils demandent des explications au gouvernement.

    Les responsables de La Manif pour tous se sont dit « choqués », mercredi 5 mars, après les révélations du Figaro sur l’espionnage du mouvement par une étudiante russe en échange de la promesse de sa naturalisation. « J’ai découvert avec effroi que notre pays pouvait contraindre une jeune femme, en grande détresse, à donner les noms, adresses et situations personnelles de ses camarades de classe ayant participé à une manifestation légale », a dénoncé François-Xavier Bellamy, maire-adjoint à Versailles, à qui l’étudiante est venue confier en premier cette affaire. « La France, pays des droits de l’Homme et terre d’accueil, a traité Anna comme si elle était un bandit », a fustigé la présidente Ludovine de la Rochère. « Notre pays donne des leçons au monde entier, et aujourd’hui il est pris en flagrant délit de dévoiement de ses services de police en police politique », a renchéri l’élu versaillais, soutien de la première heure de La Manif pour tous.

    Malgré l’annonce par le ministère de l’intérieur de la saisine de l’inspection générale de la police nationale « afin de recouper avec la plus grande précision les faits rapportés, qui remontent à septembre 2013 » et de vérifier « les conditions de conduite de l’enquête individuelle de naturalisation », La Manif pour tous a indiqué qu’elle mettait ses avocats à disposition de la jeune étudiante russe et n’excluait pas de poursuivre l’État en justice. « Nous ne nous contenterons pas d’une condamnation, nous voulons savoir qui a donné les ordres », a déclaré Albéric Dumont, coordinateur de La Manif pour tous. « Les fonctionnaires de police des Yvelines (où Anna a été entendue, NDLR) sont des hommes compétents et sérieux. S’ils ont agi avec des méthodes dignes de l’antiterrorisme, c’est parce qu’ils en ont reçu l’ordre », affirme François-Xavier Bellamy. « La saisine de l’inspection générale ne doit pas être une façon pour le ministre d’échapper à sa responsabilité. Cette affaire est une affaire politique, qui touche à notre conception de la démocratie », a poursuivi l’élu versaillais.

    Famille chrétienne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Valls-atteind-de-paranoia

  • Référendum sur l’immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    Référendum sur l'immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    07/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le Bloc identitaire, aux côtés de Résistance Républicaine et Riposte Laïque, appelle à manifester à Paris dimanche 9 mars pour « référendum sur l’immigration », à l’image de celui qui s’est déroulé en Suisse il y a peu.

    Dans son communiqué, le Bloc identitaire annonce le soutien de plusieurs personnalités, telles l’homme politique suisse Oskar Freysinger, qui a fait savoir qu’il ferait son possible pour être présent : « soutien de taille quand on sait que le conseiller d’État du Valais est l’un des principaux artisans de la victoire du Oui dans le référendum pour l’arrêt de l’immigration massive en Suisse. » Jacques Bompard, député-maire d’Orange, auteur d’un projet de loi avec Gilbert Collard sur la possible organisation, en France de référendums d’initiative populaire, a également fait connaître son soutien à la manifestation.

    L’écrivain Renaud Camus, l’inventeur du concept du “Grand Remplacement”, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire mais aussi Paul-Marie Coûteaux, président du SIEL et Administrateur du RBM (Rassemblement Bleu Marine) prendront la parole. Par ailleurs, Philippe Martel, tête de liste FN-RBM pour le 18ème arrondissement de Paris et Fabien Engelmann, ex-délégué CGT et tête de liste FN pour les élections municipales à Hayange seront aussi présents lors de ce rassemblement.

    http://fr.novopress.info/

  • Notre société est-elle sur la voie de l'utopie nazie ?

    Dans son ouvrage Crime et Utopie, l'universitaire Frédéric Rouvillois relit le nazisme à travers le prisme de l'utopie de l'homme nouveau. Cela lui permet d'établir d'inquiétantes similitudes avec notre politique contemporaine, qu'il détaille dans un long entretien à Famille chrétienne. Quelques passages :

    • En quoi le nazisme était-il une utopie ?

    "Le projet utopique, tel que les nazis le conçoivent, est d’établir une société idéale dans laquelle tout le monde sera heureux en réécrivant l’histoire et en enclenchant un mécanisme de progrès, mais surtout de refaire la nature humaine en bâtissant ce que l’on appelle « l’homme nouveau » dans la rhétorique totalitaire.

    Pour construire cet homme nouveau, les nazis vont employer non seulement les méthodes classiques de l’éducation, de la rééducation et du formatage intellectuel, mais aussi celles de l’eugénisme et du darwinisme mis à la mode à partir de la fin du XIXe siècle."

    • Les Lebensborn, l'affaiblissement du mariage et les mères porteuses

    "Himmler, [le concepteur des pouponnières dédies à la race aryenne], expliquait par exemple que le mariage chrétien était une des causes du déclin de la civilisation et qu’il fallait donc le remplacer par une polygamie organisée par l’État. Il règne par ailleurs dans ces Lebensborn un égalitarisme totalitaire qui met sur un même niveau toutes les femmes, celles qui sont mariées et celles qui ne le sont pas. Tout le monde s’appelait madame…

    Dans le cas allemand, seules les mères génétiquement pures peuvent accoucher et leur enfant est confié à des familles SS qui vont l’élever. C’est la même chose avec les mères porteuses [aujourd'hui], à la différence non négligeable que, dans le cas du nazisme, il s’agit d’une organisation étatique."

    • S'ils avaient pu, les nazis auraient pratiqué la sélection des embryons

    "Non seulement les eugénistes nazis de l’époque ne s’en seraient pas privés, mais ils ont regretté de ne pas avoir la capacité de le faire. À défaut, ils ont éliminé les enfants malformés ou handicapés en les euthanasiant."

    • Quel parallèle établir entre le nazisme et notre société ?

    "Dans chacun d’eux, il y a une espèce de rationalisation, une "amoralisation", une volonté de rupture avec le passé, avec la tradition et les valeurs chrétiennes. Il y a dans le nazisme de nombreux éléments que l’on retrouve avec effroi dans la politique contemporaine, dans la façon de concevoir les rapports humains, de concevoir le développement. C’est frappant."

    • Est-ce l'Etat français qui organise une société utopique ?

    "Une dimension utopique est présente dans la politique contemporaine. On constate une volonté d’arriver à un monde parfaitement égalitaire, où il n’y aurait plus de différences, où tout le monde serait heureux. La démarche utopique autorise ainsi toutes les violences, physiques, mais surtout symboliques. À ce titre, le mariage homosexuel est une violence symbolique faite à la tradition, à la famille, à la société, au nom de l’égalité et de la liberté. De la même façon, la manière dont les programmes scolaires sont conçus constitue aussi une violence faite à la liberté de choix des parents. Cela rejoint l’idée utopique qui considère que l’éducation des générations futures est une chose trop importante pour être laissée aux parents et à la famille.

    Toucher à la famille ou à la procréation peut ainsi être considéré comme une entreprise de type utopique, dont la finalité n’a pas de limite dans le temps. D’ailleurs, ce rapport au temps, cette idée qu’un projet s’inscrit dans un temps très long sans retour possible, procède d’une démarche utopique. On avance vers un progrès sur lequel il ne serait pas possible de revenir. Il en va ainsi de la réflexion sur la possibilité ou non de revenir sur la loi Taubira. Le gouvernement et une partie de la droite ont pris acte que la loi était votée, et qu’il n’était plus possible de faire marche arrière en l’abrogeant."

    • Le danger ultime de l'utopie

    "Les totalitarismes sont toujours des utopies, et toute utopie, si elle a les moyens de sa réalisation, finit par verser dans le totalitarisme."

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/03/notre-soci%C3%A9t%C3%A9-est-elle-sur-la-voie-de-lutopie-nazie-.html

  • [Édito AF 2881] MUNICIPALES : SUS AUX POLITICIENS !

    S’il fallait un signe du discrédit croissant des partis politiques, l’inflation des candidatures "sans étiquette" aux prochaines municipales nous le fournirait aisément. Car le phénomène ne touche plus seulement les villages ou les petites villes, habitués aux listes d’intérêt local qui, en effet, sont les mieux à même d’exprimer la réalité sociologique d’une commune. Non, il touche désormais les villes moyennes, d’ordinaire plus politisées.

    Faut-il s’en plaindre ? Certes pas ! La loi devrait même interdire aux partis politiques de polluer les élections municipales, lieu naturel d’expression du pays réel. Plaidera-t-on que la mesure serait plus symbolique qu’efficace, puisque les partis trouveraient de toute façon le moyen de présenter leurs affidés ? On rétorquera qu’elle aurait au moins le mérite de rappeler à ces groupements, dont la Constitution de la Ve République, qu’on dit monarchique, a paradoxalement été la première à reconnaître officiellement le rôle, qu’ils ne sont pas les représentants naturels des citoyens et qu’il convient de les tenir à distance d’élections dont l’enjeu concret devrait suffire à éclairer le choix des électeurs. Il est vrai, toutefois, qu’une telle mesure, pour avoir un sens, ne pourrait s’inscrire que dans une refonte radicale des institutions, où les partis et groupements politiques, cantonnés dans le rôle de simples clubs de pensée pouvant utilement nourrir la réflexion générale, ne concourraient plus, comme le prévoit l’article 4 de la Constitution, « à l’expression du suffrage ». N’oublions pas que c’est leur statut institutionnel qui fait d’eux des organisations parasites de la vie sociale, dont l’objectif est de monopoliser tous les pouvoirs.

    Compte tenu de cette défiance généralisée des citoyens, on comprend la colère des élus ou aspirants-élus "sans étiquette" à l’encontre du ministre de l’Intérieur qui demande aux préfets d’attribuer, dans un fichier, une couleur politique aux candidats aux élections municipales qui refusent d’être associés à un parti. Si bien qu’ils se voient affublés, à leur corps défendant - du moins pour les plus sincères d’entre eux, qui n’ont d’autre noble ambition que de servir leurs concitoyens et non un parti ou leur carrière - d’une tendance partisane, qui permettra au ministère de l’Intérieur comme aux media de représenter la France sous l’aspect d’un dégradé de couleurs qui, du bleu marine au rouge vif en passant par le rose et le vert, enlumine nos soirées électorales tout en forçant le pays réel à se reconnaître dans une répartition légale qui ne traduit pas nécessairement ses aspirations. Faut-il pour autant parler de trucage des élections ? Évidemment pas ! Manuel Valls n’a rien inventé ; de plus, nombreux sont ceux, à droite et à gauche qui, ayant pris acte du discrédit dans lequel sont tombés les partis, ne se déclarent "sans étiquette" que pour mieux tenter de tromper un électeur qui, le plus souvent, n’est pas dupe. Enfin, la République ne pouvant respirer que l’air vicié des partis, il lui est impossible de concevoir une représentation du pays réel en d’autres termes que politiciens. D’ailleurs, le président de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard, sollicité par de nombreux édiles inquiets, loin de se scandaliser, a simplement déclaré au Figaro du 21 février que le système mis en place par le ministère de l’Intérieur « ne correspond plus vraiment à la sociologie politique d’aujourd’hui » : et de se contenter de demander à Manuel Valls... de changer le mode de classification ! La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), toujours conciliante, n’autorise-t-elle pas le fichier ? Les apparences sont donc sauves et la place Beauvau peut se défendre de ficher les élus, du moins de cette façon-là - il serait en effet bien naïf de penser que la Sous-direction de l’information générale (SDIG), qui, au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a remplacé les mythiques RG - nul besoin de développer ce sigle -, attend tous les six ans les municipales pour faire ce travail de fichage démocratique.

    Mais les partis politiques auraient tort d’ignorer le mépris de moins en moins discret des Français à leur endroit. Car s’il est vrai que ces derniers ne sont pas encore mûrs pour imaginer un autre système politique - entreprise qui constituerait un véritable sacrilège à l’égard de la République, qui en serait ébranlée -, le doute qui les traverse aujourd’hui pourrait fort bien, et peut-être plus tôt que prévu, se traduire par un rejet viscéral d’un système politique qui ne peut même plus tirer prétexte de la défense de l’intérêt national pour justifier son emprise, puisqu’il a officiellement abandonné la France à une instance supranationale dont les diktats s’imposent à chacun, du maire du plus humble village de France au chef du semble-État. Dans le numéro du 6 février dernier, Robert Ménard, candidat à la mairie de Béziers, déclarait à nos lecteurs : « il faut en finir avec le règne des politiciens », dénonçant le fait que, trop souvent, les maires des grandes villes se servent de leur élection « comme d’un marche-pied pour leur carrière politique ». Autant son élection, et celle d’autres candidats patriotes et indépendants, au soir du 30 mars, serait un signe de la lucidité croissante des Français - un "coup de pied dans la fourmilière" -, autant d’autres joutes électorales, comme celle de Paris, si celle-ci doit, comme il n’est pas tout à fait déraisonnable de le penser, se conclure par un duel entre Hidalgo et NKM, sont dépourvues de tout enjeu politique. Ces deux candidates sont en effet chacune, selon sa sensibilité, les représentantes de l’idéologie mondialiste, destructrice de la société, qu’il s’agisse de sa base, la famille - NKM est inféodée au lobby LGBT -, ou de sa réalité la plus haute, la nation - elles sont toutes les deux des européistes et des remplacistes convaincues. C’est pourquoi il convient avant tout, là où on se trouve, de privilégier le candidat honnête et compétent, surtout s’il a signé la charte de la Manif pour tous, ce qui permet de mesurer son engagement en faveur de la famille et de la société. Aucune hésitation, évidemment, s’il est en sus un patriote avéré et engagé ! En revanche, il n’est pas question d’écouter ceux qui invitent à voter, au second tour, pour les "candidats du moindre mal", car ce réflexe pavlovien des conservateurs - « un mot qui commence mal », aimait à rappeler le duc d’Orléans - les encourage, à l’exemple de NKM qui n’est qu’une figure emblématique de cette dérive, à faire une politique de gauche avec la complicité objective des électeurs de droite ! Et nos conservateurs, qui voient ainsi, échéance après échéance, leur "moindre mal" se réduire comme peau de chagrin, n’auront bientôt plus à conserver que le fantomatique souvenir de leurs engagements passés dans la naphtaline de leur bonne conscience politique. Ne laissons pas une fausse droite récupérer et stériliser, comme elle a déjà commencé à le faire, le grand mouvement du refus né au printemps dernier. Faire élire, quand c’est possible, des édiles soucieux du bien commun tout en refusant d’être les complices objectifs de l’imposture républicaine, telle doit être la ligne de conduite d’un royaliste d’Action française pour les élections municipales.

    François Marcilhac - L’AF 2881

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Edito-AF-2881-2014-MUNICIPALES-SUS

  • Pourquoi les Allemands n’ont guère envie de se fâcher avec Poutine

    La Russie fournit un tiers du gaz naturel et du pétrole [consommé par] l’Allemagne. Et leurs économies sont si imbriquées que l’idée même de sanctions effraient les champions de l’exportation.

    Sanktionen nein danke ! S’il est un patronat qui veut éviter toute sanction économique contre Moscou, c’est bien l’allemand. Les deux économies sont tellement imbriquées que Berlin aurait énormément à perdre. Les échanges entre l’Allemagne et la Russie s’élèvent à près de 80 milliards d’euros (4 fois plus que la France).

    L’hebdomadaire Wirtschaftswoche résumait cette semaine : “Plus de 6.000 entreprises, de la multinationale aux PME, sont présentes en Russie, où elles ont investi directement plus de 20 milliards. 300.000 emplois dépendent en Allemagne de ces échanges“. Berlin est le deuxième fournisseur de Moscou, après Pékin (la France, 8ème).

    D’ailleurs jeudi 6 mars, alors que la crise ukrainienne battait son plein et que le Kremlin ne semblait pas disposé à faire baisser la tension, Sigmar Gabriel, ministre de l’économie et Vice chancelier est allé à Moscou, en voyage officiel et a rencontré Poutine. Cette visite “prévue de longue date“, a-t-on précisé à Berlin, portait sur la “politique énergétique et de développement économique“. Elle va tout à fait dans le sens de la diplomatie allemande : pas de coup de menton, un pragmatisme qui respecte les intérêts bien compris de chacun.

    Des sanctions qui pourraient coûter cher

    Car la Russie pourvoit aux besoins énergétiques de notre voisin : elle lui fournit 31% de son gaz naturel (contre moins de 10% en France) et 35 % du pétrole qu’elle consomme. En échange, l’Allemagne lui vend des biens pour une valeur d’une quarantaine de milliards d’euros, essentiellement des machines-outils, de la chimie et des automobiles. Metro, Volkswagen, BMW ou Daimler sont des acteurs de poids.

    Tout au long de la semaine, la presse Outre Rhin y est allée de ses avertissements contre les sanctions, comparées par exemple à “un poison coulant dans le sang“, par le quotidien Süddeutsche Zeitung. “Chaque sanction a son prix“, mettait en garde le quotidien des affaires Handelsblatt, en écho à l’hebdomadaire Focus qui parlait de “spirale des sanctions“.

    L’économiste star, Wener Sinn, patron de l’institut de Munich IFO, estimait, quant à lui que les représailles économiques contre Moscou mettraient en danger la transition énergétique allemande, qui rend le pays “encore plus dépendant des importations russes“.

    Schröder fait du [lobbying] pro-russe

    Le 3 mars, l’ex chancelier Gerhard Schröder était à l’ambassade d’Allemagne à Paris devant un parterre de politiques et d’hommes d’affaires français. Soucieux de pacifier le débat, il a émis des doutes sur l’utilité des armes économiques. “A quoi servirait d’appeler au boycott de la Russie, alors que l’on ignore qui va en pâtir le plus ?“, avait notamment déclaré ce proche de Poutine, qui appelle le patron du Kremlin son “ami” et qui l’a invité à la fête de ses 60 ans.

    Il n’est pas le seul Allemand proche de Moscou. Plusieurs politiques et hommes d’affaires de premier plan se sont reconvertis dans le lobbying pour la puissance orientale. Dernier en date, Peter Löscher, ancien président de Siemens qui vient tout juste d’être embauché par un oligarque.

    Challenges

    http://fortune.fdesouche.com/331711-pourquoi-les-allemands-nont-guere-envie-de-se-facher-avec-poutine

  • Poutine à propos du Kosovo : « Un jour, cela vous reviendra dans la gueule »

    Vladimir Poutine avait déclaré cela en 2008.

    Aujourd'hui, les commandos russes déployés en Crimée font comme l’Otan au Kosovo : ils “sécurisent”… À Pristina, les Kosovars albanais dénonçaient la violence des Serbes. À Simféropol, les russophones refusent la loi des “fascistes” de la place Maïdan, dont une des premières mesures fut la suppression du russe comme langue officielle.

    "Poutine nous “renvoie dans la gueule” ce fameux droit d’ingérence que l’Occident lui avait imposé au Kosovo, une aberration politique illustrée hier par Bernard Kouchner, aujourd’hui à Kiev par Bernard-Henri Lévy."

    Michel Janva

  • Genre et développement, c'est la politique étrangère de la France

    MAnne-Marie Descôtes, directrice générale de la mondialisation au ministère des affaires étrangères, estime que l'idéologie du genre, ainsi que les questions de santé sexuelle et reproductive (i.e. contraception et avortement), sont essentielles au développement.

    "Remettre la question du genre au cœur du développement est donc un vrai défi et surtout un travail de longue haleine, qui relève de la culture du changement, et qui nécessite la mobilisation de tous. Nous y travaillons au ministère des Affaires étrangères car l’agenda international des deux prochaines années s’avère particulièrement chargé sur les questions de l’égalité femmes-hommes avec notamment le 20e anniversaire des deux conférences du Caire et de Pékin."

    Michel Janva

  • La Fondation Bertelsmann à l’origine du projet constitutionnel européen

    La rédaction du Traité modificatif, en application des décisions du Conseil européen des 21, 22 et 23 juin 2007, a permis aux européistes de remettre la Constitution sur les rails après les “non” français et hollandais en 2005 , la bête qui semblait morte a repris forme, pareille à un phénix, suite aux travaux de Lisbonne durant l’été 2007 (traité de Lisbonne). En effet, passé le désarroi parmi les autorités européistes, un véritable effort de relance du projet a été engagé. Dans cette affaire, la Fondation Bertelsmann a joué un rôle décisif.
    La Constitution européenne en 2009 !
    Cet institut a une double casquette. C’est d’abord un empire des médias, de la grande presse et de l’édition. Ainsi, la chaîne de télévision M6, la radio RTL ou encore la plus grande maison d’édition américaine Ramdom House sont contrôlées par la Fondation Bertelsmann. C’est aussi un think tank (“institut de recherche”) fournissant clefs en main des documents au gouvernement de Berlin – peu importe son étiquette politique – traitant essentiellement de trois domaines : la construction européenne, le partenariat transatlantique et les relations avec les pays du Proche-Orient. Dans le cas de l’Europe, cette fondation a su activer son réseau de relations en faveur du Nouvel Ordre mondial.
    Le renouveau du traité constitutionnel a pris forme sous l’impulsion d’une commission du Parlement européen. Celui-ci chapeaute en tout vingt-cinq commissions, dont les thèmes d’études sont variés. Certaines conditionnent en priorité l’évolution générale de l’Union ; c’est le cas de la commission des Affaires constitutionnelles, qui a vu le jour le 16 décembre 2005, et qui traite du processus d’intégration européenne ou encore de l’adaptation institutionnelle suite aux négociations d’élargissement. Elle est donc compétente sur le sujet clef qui nous intéresse. Son rapport a été approuvé à une large majorité par le Parlement européen le 19 janvier 2006 avec 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions. Comme l’affirme sans ambages ce document, le Parlement européen « demande qu’en tout état de cause, tous les efforts soient accomplis pour garantir que la Constitution entrera en vigueur en 2009 ».
    Les canons de la pensée européiste
    Pour obtenir ce résultat, la Fondation Bertelsmann a utilisé Jo Leinen, le président de cette Commission, qui s’est lui-même appuyé sur deux rapporteurs répondant parfaitement aux canons de la pensée européiste, Johannes Voggenhuber (par ailleurs vice-président de la commission) et Andrew Duff. Elmar Brok, président jusqu’en 2007 de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen et allié proche de la Fondation Bertelsmann, appartient également à cette commission en tant que suppléant. Nous fonctionnons donc en circuit idéologique fermé...
    Johannes Voggenhuber est membre du parti Verts - Alliance libre européenne, dirigé en 2007 par Daniel Cohn-Bendit (membre lui aussi de la commission des Affaires constitutionnelles) et Monica Frassoni (membre suppléant). Ce parti est entièrement acquis au principe d’une Europe politiquement unie selon des principes fédéralistes et ethno-régionalistes.
    Le parcours d’Andrew Duff (Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) révèle de nombreuses activités au sein d’organismes promouvant un Nouvel Ordre mondial. Signalons entre autres son engagement au sein de l’institut anglais Federal Trust, dont les travaux préfigurent de plus en plus l’avenir de l’UE : dévolution et gouvernement régional au Royaume-Uni, gouvernance mondiale. Auprès d’Elmar Brok, il s’est engagé au sein de la Fondation Bertelsmann dans différents travaux d’élaboration d’un projet de constitution européenne en 2002. Sous la houlette de Claus Giering, ils ont abordé tous les deux toute une série de sujets comme la Charte des Droits fondamentaux, les finances, l’organisation et les compétences du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, du Conseil des ministres ou encore du rôle des parlements nationaux.
    Des innovations dans le traité
    Parmi ses activités en faveur de l’unité politique de l’Europe, la Fondation Bertelsmann organise depuis 1999 la Sommerakademie Europa (l’Académie d’été Europe). L’objectif déclaré de ces réunions est d’élaborer des documents de travail sur lesquels les intervenants s’accordent en vue de les “injecter” d’une certaine manière au sein des instances européennes. Il ne faut pas s’étonner de relever, lors des activités de la Sommerakademie du 22 au 26 août 2005, les interventions de Jo Leinen et du député allemand CDU au Bundestag Peter Altmeier. Ces politiques ont rappelé que la crise résultant du vote négatif franco-hollandais ne pouvait être surmontée qu’en apportant des innovations au projet de constitution européenne, c’est-à-dire en améliorant le processus les liens multiples qu’elle peut nouer, il faut parallèlement évoquer Europa-Union Deutschland (Europe-Union Allemagne). L’origine de cet institut remonte au Congrès de Bâle de 1932, organisé sous l’égide de la Paneurope, et même à une initiative prise en 1923 par Richard de Coudenhove-Kalergi. Europa-Union vit le jour le 24 juin 1934, prônant une unité fédérale de l’Europe. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en décembre 1946, fut créée Europa-Union Deutschland en se référant au document phare de Europa-Union, le programme de Hertenstein du 21 septembre 1946. Par la suite, plusieurs présidents se sont succédé à sa tête comme Egon A. Klepsch, ou encore Hans-Gert Pöttering, celui-ci ayant déjà remplacé celui-là à la tête du Parlement européen. Ainsi s’esquissent les premières connexions de ce vaste réseau constitutionnel européen. En effet, parmi les membres du Praesidium de Europa-Union Deutschland, nous trouvons deux personnages susmentionnés : Peter Altmaier et Jo Leinen.
    “Se rapprocher du citoyen”...
    On peut dater la volonté de relance du projet de constitution européenne. Europa-Union Deutschland l’a affirmé : « Le Praesidium de Europa-Union s’est prononcé, lors de sa session du 1er juillet 2005 à Berlin, pour une continuation du processus constitutionnel européen et a souligné qu’une constitution pour l’Europe élargie constituerait un progrès significatif. Toutefois, au vu de la crise actuelle après les référendums négatifs français et hollandais, l’UE ne devrait pas continuer à agir comme auparavant. Les problèmes et soucis des citoyens et des citoyennes doivent être pris au sérieux, la stratégie de communication se doit d’être améliorée à tous les niveaux ; enfin, l’UE doit dans sa législation se rapprocher du citoyen. »
    L’action d’Elmar Brok, président d’Europa-Union depuis 1999, est déterminante. Ses liens avec la Fondation Bertelsmann sont solides, puisque son curriculum vitae révèle qu’il a été le premier vice-président de Media development chez Bertelsmann..
    L’ancien projet Giscard a donc été reformaté sous l’appellation fallacieuse de Traité modificatif. L’ancien président de la République française ne s’y est pas trompé en affirmant dans Le Monde (26 octobre 2007) : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. » En effet, on retrouve dans le nouveau traité la personnalité juridique, la supériorité du droit européen sur les droits nationaux, un ministre des Affaires étrangères appelé « Haut Représentant », etc. Rien ne semble pouvoir arrêter la machine infernale. Il faut croire et espérer que le renouveau de la France passera par la Gesta Dei per Francos.
    Pierre Hillard L’Action Française 2000 n° 2736 – du 15 au 28 novembre 2007
    * Pierre Hillard publie au cours de ce mois de novembre 2007 La Marche irrésistible du Nouvel Ordre mondial, aux éditions F.-X. de Guibert.