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actualité - Page 5493

  • David Cameron inspire la nouvelle campagne du Vlaams Belang contre les immigrés illégaux

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    ANVERS – Le Vlaams Belang (parti flamand de droite nationale) a présenté sa nouvelle campagne. Le parti affrétera dans les deux prochaines semaines des véhicules publicitaires appelant les personnes en situation irrégulière à « rentrer chez elles ou aller en prison » (« Illegaal? Ga naar huis of naar de gevangenis! »).

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  • Dans Valeurs Actuelles : EXCLUSIF. Le rapport des RG qui dit la vérité sur les événements de Rennes

     

    Rédigé par les ex-RG, la SDIG (Sous-direction de l’information générale) de Rennes, le rapport confidentiel que Valeurs actuelles a pu consulter met en lumière les informations que le ministère de l’intérieur et certains médias ont voulu cacher.

     

    Les faits

    Samedi dernier à Rennes entre 600 et 700 militants de gauche ont saccagé tout un quartier de la ville en protestation contre la tenue d’un meeting du Rassemblement Bleu Marine.

    Le rapport de police commence : « le 8 février 2014 en fin d’après-midi, la DDSP 35 (Direction Départementale de la Sécurité Publique, NDLR) mettait en place un dispositif renforcé de sécurisation en raison du risque d’une action de militants d’extrême gauche. Et ledit dispositif est impressionnant, à la hauteur de la gravité des événements : « le service d’ordre engageait 2 compagnies de CRS, 1 escadron de gendarmerie, soit plus de 250 policiers et gendarmes ».

    Les militants de gauche attaquent un poste de Police et tentent d’y mettre le feu

    Le rapport se poursuit ainsi : « vers 18h30, 400 personnes d’extrême-gauche se rassemblaient (…) pour dénoncer la tenue de cet événement du « Rassemblement bleu marine » (…) à 19h50, (…) ils cassaient des vitrines (5 commerces et 4 établissements bancaires) et poursuivaient leurs exactions (…) où ils tentaient d’incendier un bureau de police en brisant plusieurs vitres et en y jetant un fumigène qui mettait le feu à un fauteuil (…) ». Le document rapporte ensuite qu’« un véhicule était incendié ».

    La riposte des forces de l’ordre

    La réponse policière est décrite à l’image de la situation d’urgence : « au cours des heurts, les forces de l’ordre faisaient usage d’un canon à eau, de grenades lacrymogènes et du flash-ball (…) pour repousser les assaillants. Quatre policiers et un gendarme étaient blessés par des jets de projectile. Au plus fort des événements, 630 manifestants étaient réunis ».

    La réponse judiciaire : les casseurs sont relâchés [...]

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  • Hollande ou l’art du bluff avec une paire de deux

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que la séquence actuelle n'est pas porteuse pour François Hollande. Moqué dans la presse internationale pour son comportement volage, chahuté sur ses résultats plus que mitigés sur le terrain de la croissance. Et surtout désavoué pour l'instant sur le front de l'emploi, dont il a fait son cheval de bataille.
    Après la preuve patente de son échec à tenir une promesse de Gascon, le président, qui a bluffé pendant 21 mois, vient d'abattre son jeu. Et après avoir dévoilé une paire de deux, il décide de faire tapis avec son nouveau « pacte de responsabilité ».
    S'il y a bien une chose à laquelle les hommes politiques n'ont décidément pas renoncé, c'est leur inexpugnable arrogance quant aux capacités réelles du politique à piloter l'économie. Dans les économies développées, la complexité des structures et relations économiques rend hasardeuse tout interventionnisme de l’État qui fait souvent pire que mieux. La notion même d'un optimum économique, vers lequel la main visible de l’État guiderait les ménages et les entreprises, est problématique, tant son existence que son unicité est débattue par les économistes.
    Et François Hollande n'a pas fait d'écart à la technique principale de vente de l'entrepreneur politique, qui consiste à promettre des résultats différents avec les mêmes propositions économiques et sociales depuis 1983, lors de ses vœux adressés aux Français le soir du nouvel an. Même engagement indéfectible pour l'emploi (comme s'il pouvait en être autrement...) et mêmes incantations sans lendemain sur la réduction de la dépense publique, la simplification administrative. Les faits sont têtus et la publication fin janvier par Pôle Emploi des chiffres de l'emploi résonne comme un cruel rappel à la réalité : + 10 200 demandeurs de catégorie A supplémentaires et l'augmentation de 5 % du nombre de chômeurs à 3 303 200 demandeurs d'emploi.
    Si l’État dispose effectivement d'un levier pour stimuler la demande de travail, c'est au travers des emplois aidés, pris en charge, tout ou partie, avec de la dépense publique et qui solvabilise une demande adressée ensuite au secteur marchand. Leur effet économique est difficile à estimer mais il semblerait que le dispositif des emplois aidés (100 000 emplois d'avenir signés en 2013), quand il est déployé dans le secteur privé, permette une meilleure insertion dans l'emploi stable, des bénéficiaires (étude DARES, octobre 2012).
    L'autre volet de l'emploi aidé, au sein des administrations, consiste peu ou prou à faire creuser des trous pour les reboucher ensuite. Misère d'un keynésianisme mal compris.
    Inefficace artifice
    Cette astuce ne permet qu'un freinage comptable de la lente dégradation des conditions réelles sur le marché de l'emploi français, qui reste dépendant de la demande de travail des entreprises, et notamment des PME-PMI qui constituent le principal vivier de créations d'emploi. La tentative de promouvoir l'emploi individuel via la micro-entreprise se voit sanctionnée dans la surreprésentation de ces structures dans les 62 000 défaillances d'entreprises rapportées par la Banque de France pour le mois d'octobre. Or, les entreprises françaises connaissent leur plus faible taux de marge depuis 1985 selon l'INSEE ; la faute à une progression salariale qui excède les gains de productivité, fatalement plus faibles dans une économie de services, et d'une augmentation de la pression fiscale.
    C'est la faiblesse de l'investissement productif en France qui constitue le frein majeur à la création d'emploi. C'est donc à la création des conditions de l'investissement et à la restauration des marges des entreprises, au sens le plus large du terme, que doit s'attaquer le gouvernement. Investissement de capacité, d'abord ; les industries manufacturières, interrogées en octobre 2013 par l'INSEE prévoient une baisse de leurs investissements (- 7 %) en 2014. Sachant qu'un tiers de l'investissement prévu ne servirait qu'à remplacer l'existant, les perspectives de création d'emploi sont sombres. Investissement dans le capital humain puisque, à croissance limitée de la population et des bras pour travailler, ce sont bien les gains de productivité et l'innovation qui fourniront la production de demain.
    Effet d'annonce ?
    Le diagnostic est partagé par l'ensemble des observateurs ; les faiblesses ainsi que les atouts de l'économie française sont connus. Et si l'on veut bien passer sur l'emballage quelque peu grotesque du dispositif intitulé « pacte de responsabilité », il faut néanmoins se féliciter de ce type d'initiative qui peut être le début d'une réponse aux problèmes de marge des entreprises françaises, dont on ne peut pas attendre autre chose que ce pour quoi elles existent : elles ne sont ni « responsables » ni « irresponsables » : elles prospèrent quand l'environnement leur est favorable. Encore faudrait-il que les incitations auxquelles elles répondent ne soient pas contradictoires, entre alourdissement du poids (fiscal et réglementaire) de l’État dans leur vie quotidienne pour consolider les finances publiques et gesticulations ministérielles à chaque restructuration d'entreprise.
    Doit-on se féliciter de cet infléchissement de la stratégie présidentielle dans la lutte contre le chômage ? L'entêtement à sous-estimer la gravité de la situation et à surestimer ses forces n'est pas une preuve de sérieux et cette première partie du mandat de Hollande aura sans aucun doute fragilisé la parole présidentielle sur le terrain économique. Au-delà des paroles, le tournant social-démocrate, qui a permis à l'Allemagne de garder la tête haute au sein de l'Europe, non sans un tribut payé à la précarité de ses travail leurs les moins qualifiés, n'a pas encore annoncé la couleur en France.
    Antoine Michel monde & vie 4 février 2014

  • Une rétrospective des actions du gouvernement en 19 mois :

    > Petite liste non exhaustive

    - Interdire aux gens de travailler le dimanche : fait

    - Interdire aux gens de regarder du streaming : fait

    - Interdire aux gens d’aller voir des prostituées : fait

    - Interdire aux gens de rouler à plus de 80 km/h : en cours.......FAIT

    - Surveiller  les  connexions  et  les  communications  des  gens  pour  détecter  les  « potentiels ennemis d’états » en dehors de toute action judiciaire : en cours

    - Interdire à la police d’effectuer des surveillances techniques lors de leurs enquêtes en utilisant des GPS : fait (Circulaire du 29 octobre)

    - Empêcher  toute  action  judiciaire  à  l’encontre  de  la  maitresse  du  président  : fait 

    - Mettre  de l’argent public à disposition de la maîtresse : fait

    - Augmenter la CSG, et mettre en place la TVA sociale : en cours

    - Supprimer l’exonération des heures supplémentaires et appauvrir les salariés : fait

    - Ne pas  tenir compte des  protestations  des gens quel que soit le  sujet,  être  président et  ne même pas en parler (écotaxe, hausse de TVA, adoption homoparentales, théorie du genre…) : fait et refait

    - Déclarer irrecevables 700 000 signatures et ne pas faire de référendum : fait

    - Dire que c’est Bruxelles qui décide et pas nous pour la hausse de la TVA, et donc admettre qu’ils n’ont aucune volonté de maintenir la souveraineté de la France, au profit de gens que l’on n’a pas élu : fait

    - Faire asperger de gaz lacrymogène des femmes, des personnes âgées et des enfants : fait

    - Ne pas le faire quand il s’agit de racailles qui attaquent un commissariat : fait

    - Autoriser les personnes condamnées à moins de 5 ans de prison à rester dehors pour faire une peine de probation : en cours

    - Enfermer  un  militant  anti  mariage  pour  tous  pendant  23  jours  pour  « refus  de  donner  son identité » : fait

    - S’appeler Christiane et se faire photographier dans un restaurant parisien avec le dessinateur de Minute, pour ensuite se faire passer pour une victime de racisme : fait

    - Atteindre  les 85% d’opinions  défavorables  et  ne  pas même remanier : fait 

    - Dire que l’on  va attaquer la Syrie puis dire qu’il faut demander au congrès américain … : fait

    - Empêcher les islamistes de prendre le pouvoir au Mali : fait  - Point positif

    - Mais aider les mêmes djiadhistes pour prendre le pouvoir en Syrie : fait

    - Continuer à culpabiliser la France en Algérie : fait

    - Accuser « l’extrême droite » qui n’a jamais été au pouvoir de tous les maux : fait

    - Recruter des banquiers de la banque Rothschild comme conseiller : fait

    - Mettre mon ex-femme à la tête de la banque publique d’investissement : fait

    - Prétendre ne pas être au courant de l’existence des comptes de Cahuzac : fait

    - Nommer ministre une personne ayant la double nationalité franco marocaine sans se soucier des conflits d’intérêts : fait

    - Nommer ministre une indépendantiste régionale : fait 

    - Nommer un ministre de l’éducation qui s’est mis tout le monde à dos : fait

    - Ne  pas  sanctionner  le  syndicat  de  la  magistrature  pour  le  mur  des  cons  (impossible  à sanctionner selon Taubira) : fait

    - Considérer  les  gens  qui  s’opposent  au  gouvernement  comme  des  « séditieux »  (cf.  Jean- Philippe Désir dit Harlem) : fait

    - Se servir de la libération des otages pour essayer de faire remonter sa popularité : fait

    - Diviser les Français à tous les niveaux (sauf les rassembler contre lui) : fait

    - Se laisser dépasser par une gamine expulsée : fait

    - Arrêter l’auteur du site hollande-démission.fr pour outrage au président alors que ce délit a été supprimé par moi-même : fait

    - Battre le record du nombre de chômeurs : fait

    - Augmenter le nombre des imposables, plus 1,7 M : fait

    - Augmenter la TVA sur les travaux et aides à domicile en faisant exploser le travail au noir : fait

    - Effacer la dette de 4 M. du journal l’Humanité aux dépens du contribuable : fait

    - Dire au CRIF que Valls est rentré d’Algérie « Sain et sauf, c’est déjà beaucoup » : fait (Même Marine Le Pen n’aurait pas osé le faire)

     

    A AJOUTER (BONUS) :

     

    – J’ai confondu Lakshmi Mittal avec son fils,

    – J’ai présenté mes condoléances au peuple chinois en conférence officielle chez les japonais,

    – J’incite  les  entreprises  françaises  à  aller  s’installer  à  l’étranger  (exemple  Essilor) 

    – J’ai fait coucou à une athlète malvoyante

    – Je me suis ridiculisé aux côtés d’Angela Merkel dès ma 1ère visite

    – J’ai raté l’intervention d’Obama à l’Otan car j’étais en retard

    - J’ai été hué lors des cérémonies du 11 Novembre

    - J’ai foutu les finances de la Corrèze à plat,

    - Je n’ai jamais été capable de me faire respecter par mes concubines,

    - Je n’ai jamais travaillé de mes mains,

    - J’ai fait des synthèses pendant des années à la tête du PS

    - Je manie un humour qui vous emmerde

     

    Et  ce  n’est  pas  fini,  si  j’arrive  à  tenir  jusqu’en  2017,  la  liste  va encore s’allonger,

    parole de «Moi PRÉSIDENT je …»

  • Et si on supprimait la Cour des comptes ?

    La Cour compte 735 magistrats et a un budget de fonctionnement de plus de 200 millions d'euros. On dénombre 26 chambres régionales avec 350 magistrats et agents.

     
     

    La Cour des comptes – ainsi que ses petites sœurs régionales — a une belle et noble mission : « S’assurer du bon emploi de l’argent public, en informer le citoyen. »

    Fichtre, ce n’est pas rien ! Année après année, les rapports émis par cette haute magistrature de la République répondent à la seconde mission, même si le citoyen lambda ne reçoit pas un rapport détaillé de l’emploi de ses propres et diverses contributions. Concernant la première, remplie avec zèle, pugnacité et impartialité, elle ne trouve que peu d’échos dans les palais ministériels et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la ritournelle des gabegies et dépenses somptuaires et injustifiées ne fait le « buzz » que deux ou trois jours, illustré par un gros rapport présenté à la presse par un Didier Migaud de plus en plus exsangue…

    Cette année est symbolique, qui annonce une dette de 2.000 milliards d’euros en fin 2014. Chiffre bien clair, facile à retenir.

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  • Maltraitance et handicap : l’Académie de Médecine réagit à l’émission « Zone Interdite »

    "Zone Interdite" a enquêté en infiltration sur des institutions d'accueil pour enfants handicapés, révélant des violences infligées aux enfants autistes, trisomiques ou polyhandicapés. Le Pr Marie-Odile Réthoré, membre de l'Académie de Médecine et travaillant à l'Institut Jérôme Lejeune lance un appel à lutter contre la violence faite aux handicapés. Nous reproduisons ici la publication de l'Académie

    "En France, près de 700.000 personnes sont porteuses d'un handicap mental. La plupart survivront à leurs parents.

    Un parcours épuisant

    A domicile, la vie de tous les jours dans les familles ayant un enfant souffrant d’une déficience mentale associée à des troubles importants du comportement est souvent une épreuve pour tous les membres de la famille, y compris la personne handicapée. Toutes les démarches administratives sont complexes, lentes et dénotent une inertie des pouvoirs publics qui s'ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.

    Pénurie et manque de soins appropriés

    La grande pénurie de structures adaptées oblige la plupart des parents à placer leurs enfants dans des institutions très éloignées du domicile familial et, donc, de leur vigilance. Dans ces centres spécialisés, le personnel manque cruellement de formation, et, surtout, rien n'a été préparé la plupart du temps avant l'entrée dans l'établissement.

    Le silence est la première des maltraitances
    Les parents ignorent le plus souvent la réalité de certains abus, violences et maltraitances dont des milliers d'enfants seraient victimes chaque année.

    Pour une culture de la bientraitance

    Depuis mars 2007*, un plan de lutte oblige en principe les institutions, françaises et européennes, à mettre en place des mécanismes de prévention de la maltraitance. Mais, il s'avère qu'un tiers à peine des établissements se conforment à la loi et fournissent à leur Agence régionale de santé (ARS) une enquête externe faite par une structure objective.

    C'est pourquoi l'Académie nationale de médecine demande en urgence :

    • Une multiplication des « haltes temporaires » afin de permettre aux familles de disposer de moments de repos et ce, non seulement en cas de maladie de l’un des parents, mais aussi sans qu’il soit nécessaire d’engager de nouvelles démarches administratives ;
    • La promotion du diplôme interuniversitaire déjà existant pour former les médecins à des consultations spécialisées dans l’accompagnement des parents et des personnes déficientes mentales tout au long de leur vie ;
    • Une formation adaptée et conçue dans une perspective pluridisciplinaire de tout le personnel travaillant dans les centres spécialisés ;
    • Une application plus stricte de la Loi par les établissements qu’ils soient publics ou privés.

    * Décret N° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance."

    Michel Janva   http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pour Aurélie Filippetti, donner son avis, c’est « exercer des pressions »…

    L’ubuesque gestion des opposants au mariage gay a tricoté un maillage de résistance sur la Toile. Fallait réfléchir avant.

     

     

     

     

    Selon Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, Jean-François Copé « s’est ridiculisé » par ses attaques, dimanche, contre le livre Tous à poil.

     

    Parce qu’elle, naturellement, elle ne s’est pas ridiculisée ? Elle ne s’est pas ridiculisée par son communiqué grave et solennel, mardi, sonnant le tocsin à travers toute la France pour une trentaine de bibliothèques publiques qui auraient fait l’objet, ces derniers jours, « de pressions croissantes de la part de groupuscules fédérés sur Internet par des mouvements extrémistes », des groupuscules qui « exercent des pressions sur les personnels, les somment de se justifier sur leur politique d’acquisition, fouillent dans les rayonnages avec une obsession particulière pour les sections jeunesse ».

     

    Ah oui, on imagine ça très bien. Deux mères de famille qui entrent avec leur poussette respective, cela fait déjà quatre individus, soit un petit groupe, donc un groupuscule. Quand elles « fouillent dans les rayonnages » — parce qu’évidemment, c’est bien connu, dans une bibliothèque, personne ne fouille dans les rayonnages, on prend au hasard le premier bouquin venu —, le personnel commence vraiment à se sentir « sous pression ». Et si, en plus, elles se permettent de donner leur avis sur un livre, avec une « obsession particulière pour les sections jeunesse » – parce qu’il faut le savoir, ces femmes-là sont de vraies obsédées -, là, c’est la cata.

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  • Sotchi : médaille d’or de l’hypocrisie pour nos journalistes

    La première médaille est incontestablement française – cocorico.
    Dommage que nos journalistes d’aujourd’hui n’aient pas couvert les JO de 1936. Ils auraient tendu le bras devant le Führer en expliquant qu’ils étaient déjà de grands résistants. Heureusement qu’ils se rattrapent à Sotchi. Ils n’arrêtent pas de dénoncer et de critiquer tout en participant et admirant. Salut les équilibristes.
    Pour justifier leur présence à des jeux qu’ils boycottent moralement bien sûr, ils multiplient les commentaires sur les homosexuels et la démocratie. Cela semble largement suffisant pour leur donner bonne conscience. Pour les valeurs de tolérance, ils souffrent mille maux. Ils subissent l’enfer d’un goulag. Ils se sont lamentés sur leurs conditions d’hébergement. On a sacrifié un peu le logement des journalistes (quelques milliers) à celui des athlètes.
    Décidément, ce Poutine n’a rien compris.
    Ce qui compte aujourd’hui dans le sport, ce n’est pas le sportif mais le commentateur, le commentateur sportif qui ne s’est jamais guéri de son complexe devant le commentateur politique et qui se rattrape dés qu’il peut. Comment pourrait-il d’ailleurs comprendre un spectacle d’ouverture magnifique qui célèbre la Russie éternelle, son histoire dans sa totalité. Comment nos journalistes pourraient-ils comprendre un peuple qui rêve de tsar et de grandeur soviétique tout à la fois  et qui célèbre Pierre le Grand et Staline sans nier les crimes de l’un et les horreurs indépassables de l’autre. Nos manichéens incultes aux petits pieds et à la plume débile ne le peuvent pas. Tant pis por eux !
    Ce qu’il fallait, pendant la cérémonie, c’était couper le son ou aller sur une chaine non française.
    Alors là, oui on pouvait s’envoler en survolant l’histoire. On touchait de l’âme des valeurs aujourd’hui disparues chez nous ou diabolisées au nom des valeurs  de la république qui n’en demandait pas tant  à ses plumitifs et inquisiteurs permanents. C’est beau, un grand pays qui rêve encore de grandeur en pensant à son passé. Bien sûr, cela coûte cher de construire, de bâtir, d’organiser. Mais sans Pierre Le Grand, pas d’utopie ruineuse devenue Saint-Petersbourg.
    En France on aurait eu droit à un spectacle de type art contemporain basané et le plus possible dégénéré (ce mot est il encore permis ?), pour bien  montrer où l’on veut aller. Les danseurs de « Guerre et paix » c’est plus cher que des barbus dénudés se trémoussant en tutus de ballerines. C’est un choix.
    Le bon choix est russe pour le pays, le sport et son avenir. Les journalistes étaient désapprobateurs, forcément désapprobateurs mais médusés et admiratifs malgré eux. Vivement  un  incident, un Jess Owen, même inventé Caucase ou des poings levés style black power aux Usa. Vous avez tout oublié, confrères, en attendant comme à Atlanta un attentat !
    Vivement qu’on puisse revenir à l’essentiel : l’idéologie médiatique. Manquerait plus que le sport l’emporte et que Poutine en sorte grandi.
    Jean Ansar, 08/02/2014
    Source : metamag.fr
    http://www.polemia.com/sotchi-medaille-dor-de-lhypocrisie-pour-nos-journalistes/

  • La fabrication de la Troisième Guerre mondiale

    Dans le monde d’aujourd’hui, de plus en plus interdépendant et interactif, chaque action a une myriade de causes, de sens, d’objectifs et de réactions ; beaucoup sont visibles, beaucoup invisibles. Certaines, ouvertement admises et déclarées ; d’autres, personne n’oserai les confesser.
    Lorsqu’on tente de comprendre les nombreux conflits complexes en cours dans le monde et le rythme vertigineux auquel ils apparaissent, il serait erroné de les approcher isolément. Seul un coup d’œil surplombant et « holistique » peut nous donner une image de notre situation et, plus important, de la direction où nous sommes entraînés.
    La géopolitique du XXIe siècle ne peut pas être comprise en appliquant une mentalité de silo. La guerre civile en Syrie, le « printemps arabe » en Egypte, la destruction de la Libye et de l’Irak, la montée de la Chine, le Japon boiteux, la crise de l’Eurozone, le « bouclier antimissile » américain en Pologne, le programme nucléaire de l’Iran, le futur « printemps » en Amérique Latine… Avec une approche au hasard, l’image que nous obtenons est celle d’un chaos total. Avec une approche appliquant le bon modèle d’interprétation, nous commençons à voir comment les choses sont en relation, réagissent et évoluent en obéissant à des forces extrêmement puissantes et dynamiques – bien qu’invisibles pour la plupart – conduisant silencieusement le monde d’aujourd’hui.
    Ne lisez pas - seulement - les journaux.
    Il est bon d’être informé ; c’est néanmoins sans utilité si vous ne pouvez pas formater cette information en modèles intelligibles et appropriés. Une trop grande quantité d’information non-traitée aura un effet de saturation sur votre cerveau. C’est donc une bonne chose de s’éloigner des grands titres bruyants, des nouvelles sensationnelles, des rumeurs de terreur et des présentateurs-vedettes. C’est comme quand vous regardez un tableau impressionniste de Claude Monet : si vous vous tenez trop près, vous ne voyez qu’un dédale de petits points colorés, mais quand vous reculez de quelques pas alors la beauté de l’œuvre se déploie devant vos yeux.
    Dans la saturation de l’information d’aujourd’hui, nous devons relier les points correctement en dépit de l’insistance des médias mondiaux à nous dire que nous les relions tous mal.
    Aujourd’hui, la plupart d’entre nous ont compris que nous sommes « une planète en guerre » ; pas en guerre avec quelque monde étranger (ce qui rendrait les choses plus faciles à comprendre !). Nous sommes plutôt une civilisation menant une guerre civile avec elle-même et contre elle-même.
    En lisant la presse mondiale, vous pourriez penser qu’il s’agit d’une guerre entre nations souveraines, mais c’est plus compliqué que cela. Cette guerre mondiale est menée par une Elite Mondiale immensément puissante, illégitime, autoritaire mais numériquement infime, profondément incrustée dans les structures de pouvoir publiques et privées de presque toutes les nations de la Terre ; notamment, des Etats-Unis d’Amérique.
    Comme une tumeur maligne cancéreuse, nous ne pouvons pas l’enlever complètement ; nous pouvons seulement espérer l’affaiblir et stopper sa croissance avant qu’elle ne développe des métastases, tuant le corps politique entier de l’humanité. Ce dont le monde a besoin aujourd’hui, c’est une sorte de subtile « chimiothérapie politique virtuelle » pour enlever et détruire cette tumeur maligne gouvernant le monde.
    Une manifestation-clé de cette maladie sociale et politique se trouve dans les inégalités extrêmes qui existent aux USA, où les 1% les plus riches de la population possèdent 35% de la richesse du pays, alors que les 90% du fond doivent faire ce qu’ils peuvent avec seulement 25% de la richesse nationale. Encore pire, l’écrasante majorité des membres du Congrès, des Sénateurs, et des membres de l’Exécutif se trouve dans la catégorie des « 1% les plus riches » [1].
    Comprendre les intentions cachées, les plans à long terme, les ambitions hégémoniques et les complots inavouables nécessaires pour les réaliser est particulièrement important pour les citoyens américains, britanniques, européens et australiens. Après tout, ce sont leurs dirigeants qui ordonnent formellement aux forces armées de leurs pays de saccager et de détruire des pays-cibles.
    Quand les électeurs d’Argentine, de Colombie, du Nigéria ou de Malaisie choisissent les mauvais dirigeants, ils sont les seules victimes de leur mauvais jugement électoral. Mais quand les électeurs américains, britanniques ou français, dans leur sottise, mettent des gens inappropriés au pouvoir dans leurs pays, alors des centaines de millions de gens dans le monde souffrent de leurs bombes, drones, invasions, ingérences et changements de régimes.
    Rapport de la montagne de fer
    Un vieux livre de la fin des années 60 appelé Report from Iron Mountain on the Possibility and Desirability of Peace [2] [Rapport de la Montagne de Fer sur la possibilité et la désirabilité de la paix] fut, dit-on, rédigé par le think-tank de futurologie, le Hudson Institute, à la demande du Secrétaire US à la Défense de l’époque, Robert S. McNamara. Beaucoup disent que le livre est un faux. Mais il reflète étrangement les réalités du demi-siècle passé.
    Le livre inclut l’affirmation qu’il fut rédigé par un Groupe d’Etude Spécial de quinze hommes dont les identités devaient rester secrètes et qu’il n’était pas destiné à être rendu public. Il conclut que la guerre, ou un substitut crédible à la guerre, est nécessaire si les gouvernements veulent maintenir leur pouvoir.
    Le Report from Iron Mountain déclare que « les guerres ne sont pas ‘causées’ par des conflits d’intérêts internationaux. Une suite logique appropriée ferait qu’il serait souvent plus exact de dire que les sociétés guerrières ont besoin – et donc provoquent – de tels conflits. La capacité d’une nation à faire la guerre exprime le plus grand pouvoir social qu’elle peut exercer ; l’activité guerrière, active ou envisagée, est une question de vie ou de mort sur la plus grande échelle soumise au contrôle social ».
    Le rapport continue en expliquant que « la production d’armes de destruction massive a toujours été associée au ‘gaspillage’ économique ». Iron Montain souligne que la guerre est un instrument important, parce qu’elle crée une demande économique artificielle, une demande qui n’a pas d’issues politiques : « la guerre, et seulement la guerre, résout le problème de l’inventaire ».
    Sans surprise, Iron Mountain conclut que la « paix mondiale » n’est ni désirable ni dans les meilleurs intérêts de la société, parce que la guerre non seulement sert des fonctions économiques importantes mais joue aussi des rôles sociaux et culturels clés.
    « La possibilité permanente de la guerre est le fondement d’un gouvernement stable ; elle fournit la base pour une acceptation générale de l’autorité politique… La guerre est virtuellement synonyme de nationalité. L’élimination de la guerre implique l’élimination inévitable de la souveraineté nationale et de l’Etat-nation traditionnel ». Ainsi, « la guerre a été le principal procédé évolutionnaire pour maintenir un équilibre satisfaisant entre la population humaine brute et les ressources disponibles pour sa survie. Elle est particulière à l’espèce humaine ». Donc, afin de garantir sa propre survie par son retranchement à l’intérieur des structures de pouvoir américaines, britanniques, européennes et autres, les Maîtres du Pouvoir Mondial [Global Power Masters] ont besoin de la guerre, de la menace et des rumeurs de la guerre, tout comme le poisson a besoin d’eau, les tigres de proies faciles, et les chiens d’arbres… et tous pour des raisons similaires !
    Mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et leurs alliés ne peuvent pas avoir simplement un quelconque ennemi. Ils ont besoin d’un ennemi crédible, dangereux, « effrayant » : d’abord ce fut l’Allemagne, puis le Japon, l’Union Soviétique, la « Menace Rouge » mondiale ; aujourd’hui c’est le « Terrorisme fondamentaliste islamique » et, de plus de plus, la Chine et la Russie entrent dans la zone centrale de l’écran radar géopolitique des Maîtres du Pouvoir Mondial.
    Le cas de la Russie
    Dans l’époque récente, la Russie a diversement joué le rôle de Tampon, de Frein et (maintenant, espérons-le) de Mur contre l’agression des puissances occidentales.
    Quand la Russie agit comme un Tampon, le monde se sent frustré ainsi que les cas de la Serbie, de l’Irak, de l’Afghanistan, du Pakistan, de la Lybie et de la Palestine le montrent. Dans tous ces cas, la Russie prenait une posture d’adversaire, « affrontant » les US, R-U, UE et Israël, en mots mais certainement pas en actions. Les puissances occidentales obtinrent toujours ce qu’elles voulaient, même aux Nations Unies.
    Dans les temps récents, cependant, la Russie agit de plus en plus comme un Frein face aux ambitions hégémoniques occidentales, notamment en Syrie et en Iran. En novembre 2011 et en février 2012, la Russie mit son veto à deux Résolutions de l’ONU, proposées par les USA, le R-U et la France, contre la Syrie, et qui, si elles avaient été votées, auraient eu le même effet dévastateur sur la Syrie que la Résolution 1973 de l’ONU eut l’année dernière sur la Libye. Aussi, la Russie a refusé de soutenir les pseudo-rapports de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et les sanctions contre l’Iran du fait de son programme nucléaire. De plus, la Russie a dépêché des forces militaires dissuasives crédibles pour contrer la militarisation du Golfe Persique et de la Méditerranée par l’OTAN.
    Ici nous commençons à nous demander si un affrontement pourrait réellement éclater. Cela eut l’effet modérateur d’obliger les USA, le R-U, la France et Israël à renoncer dans l’immédiat à leurs menaces de frappes unilatérales contre l’Iran et la Syrie. Le mauvais coté est que cela accule les USA et leurs alliés à recourir à des tactiques secrètes et criminelles impliquant des insurrections et des guerres civiles fabriquées – c’est-à-dire le « Printemps arabe » (voir plus loin).
    La question-clé est de savoir ce qui est nécessaire – quelle atrocité doivent commettre les puissances occidentales – pour que la Russie commence à agir comme un Mur solide, disant aux puissances occidentales en termes non-voilés : « Nous ne vous laisserons pas aller plus loin ; nous n’en tolérerons pas plus ! ». Si et quand la Russie fera finalement cela, les puissances occidentales reculeront-elles ou tenteront-elles de renverser le Mur russe ? C’est la question-clé parce que c’est d’elle que dépend le déchaînement ou non de la Troisième Guerre mondiale dans un futur proche.
    Plus important, concernant le processus de prise de décisions de l’Occident, tout ce que nous disons sur la Russie est aussi valable pour la Chine que les Maîtres du Pouvoir Mondial voient comme leur véritable ennemi à long terme, du fait de son énorme croissance économique, politique, démographique et militaire, et de son contrôle géopolitique croissant sur le bassin du Pacifique et l’Océan Indien.
    Le cas de la Chine
    En tant que grande puissances aériennes et navales, les USA et le R-U comprennent bien que la Chine a beaucoup plus d’options que la Russie pour contrôler les principaux océans, car la Russie est fondamentalement une puissance terrestre et enfermée par les glaces. Ajoutons à cela que la Chine détient plus de deux trillions de dollars en bons du Trésor US et un autre trillion en euros, et alors nous commençons à comprendre que la Chine détient la commande financière qui peut déclencher un effondrement soudain de l’hégémonie du dollar US.
    Nous devons cesser de penser uniquement en termes économiques et financiers comme le font généralement les Occidentaux, qui en concluent que la Chine n’inonderait jamais les marchés internationaux avec un ou deux trillions en bons du Trésor US parce que cela détruirait leur valeur et, par un processus de boomerang, aurait un impact négatif sur la Chine elle-même dont les réserves s’évaporeraient.
    Mais la Chine – l’Empire de Dix Mille Ans – a un processus de pensée différent. La Chine attend le bon moment lorsqu’elle joue aux échecs avec l’Empire Adolescent américain. La Chine pourrait même décider de jouer une carte géopolitique – et non financière ou économique –, en sacrifiant toutes ses réserves en dollars simplement pour détraquer la cavalerie monétaire du Béhémoth US avec laquelle ce dernier finance sa gigantesque machine militaire. La Chine tirera-t-elle les premiers coups géopolitiques sur la scène financière mondiale ?
    En 2010, Wikileaks a rapporté qu’en 2009 le Premier ministre australien d’alors Kevin Rudd a discuté avec la Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton de la meilleure manière de traiter avec la Chine, tous deux exprimant leurs craintes concernant son ascension rapide et sa réserve de milliards de dollars de dette US, poussant Hillary à demander : « Comment traiter durement avec son banquier ? ». Tous deux conclurent que les puissances occidentales devaient tenter d’« intégrer la Chine dans la communauté internationale, tout en préparant aussi un déploiement de force si tout se passe mal ».
    Le Pentagone sait très bien que son ennemi à long terme après 2020 est la Chine. D’après US News & World Report, Aaron L. Friedberg – ancien proche conseiller de Dick Cheney, membre du PNAC [3] et du Council on Foreign Relations, et professeur à l’Université de Princeton – a déclaré que les USA ne devraient épargner aucun effort pour « maintenir le dragon chinois dans sa tanière » parce que « la force dissuade l’agression », et averti que « cela coûtera de l’argent ». En gardant la Chine à l’esprit, on comprend mieux les actions des USA dans d’autres lieux éloignés, en tant que tremplins directs ou indirects sur la route de la Chine.
    Prenons le Moyen-Orient, par exemple, où le positionnement géopolitique US et leur contrôle des réserves pétrolifères sert aussi de tête de pont sur le Heartland de la Russie et peut servir à couper les sources de pétrole de la Chine – notamment à partir de l’Iran.
    Wikileaks a aussi révélé que Kevin Rudd a dit à Hillary Clinton que la Chine était « paranoïaque concernant Taiwan et le Tibet », ajoutant que « l’Occident devrait promouvoir une communauté Asie-Pacifique afin d’émousser l’influence chinoise ». C’est encore un autre exemple du double discours et de la présentation tendancieuse des Occidentaux, parce que contrairement aux USA et aux Européens, la Chine n’a pas d’ambitions hégémoniques mondiales.
    La Chine cherche plutôt à rester la puissance dominante dans le bassin Asie-Pacifique, en repoussant l’intrusion, le colonialisme et l’ingérence traditionnels de l’Occident.
    Le pire scénario de cauchemar de l’Occident – comme le nota Samuel Huntington dans sa théorie du « Choc des Civilisations » dans les années 1990 – est si la Chine atteint deux objectifs géopolitiques clés vers lesquels elle progresse lentement mais sûrement :
    - Etablir des liens, une coopération et un accord plus étroits avec la Russie et l’Inde sur le continent asiatique, et
    - Négocier une coopération plus étroite et surmonter la défiance du passé avec le Japon. Si le Japon et la Chine s’accordent sur une stratégie géopolitique commune comme la France et l’Allemagne le firent après la Seconde Guerre mondiale (conduisant à l’Union Européenne), alors toute la puissance de la région Asie-Pacifique avec les deux tiers de la population mondiale seraient intouchables pour l’Occident. Imaginez seulement le mariage de la technologie de pointe japonaise avec les ressources et la main d’œuvre chinoise !
    Les cinq types de guerre
    Quand Report From Iron Mountain fut rédigé dans les années 60, ses auteurs allèrent jusqu’à étudier si des substituts pouvaient être mis en œuvre à la place de la guerre, mais – hélas – ils conclurent que la guerre devait être maintenue, et même améliorée dans son efficacité. La guerre pourrait cependant prendre des formes inattendues et plus subtiles. Les recommandations du Report incluaient :
    - Un programme de recherche spatial géant dont le but était largement impossible à atteindre (un trou noir, dévoreur de budget et donc capable d’alimenter l’économie) ;
    - Inventer un nouvel ennemi, non-humain : la menace potentielle d’une civilisation extraterrestre ;
    - Créer une nouvelle menace pour l’humanité : par exemple, la pollution ;
    - Mettre en œuvre de nouvelles manières de limiter les naissances : en ajoutant des drogues à la nourriture ou aux fournitures d’eau ;
    - Créer des ennemis alternatifs fictifs.
    Près d’un demi-siècle plus tard, certaines de ces recommandations ont été réalisées (par ex., 1 : un programme spatial militaire et civil), d’autres sont en cours de réalisation (3, 4, et, si la machine « Psy-Ops » d’Hollywood est une indication, la n°2 est en préparation), mais la 5 est la vraie clé de voûte : « Créer des ennemis alternatifs fictifs », que nous avons beaucoup vus récemment : l’Irak, l’Afghanistan, la Serbie, la Libye, le Venezuela, Cuba, la Corée du Nord, le Terrorisme islamique, et maintenant l’Iran et la Syrie.
    L’immense problème qui se dresse devant l’humanité est que les USA ont de plus en plus recours à des méthodes de guerre secrètes, clandestines et technologiques, de préférence à des invasions ouvertes, car le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan ont fait vraiment mauvais effet dans les Informations du soir…
    Ainsi, il y a fondamentalement cinq types de guerres utilisées par les Maîtres du Pouvoir Mondial à travers leurs instruments USA, R-U et OTAN, chacun étant caractérisé par une complexité croissante de guerre psychologique [PsyWar] et stratégique-logistique :
    Invasion militaire – Clairement visible, très territoriale et utilisant une force militaire et une force économique écrasantes. Ainsi que le recommande la Doctrine Colin Powell des années 90, « les USA ne devraient faire la guerre à des ennemis étrangers que lorsque la puissance militaire américaine est si écrasante que la victoire est garantie ». Une doctrine plus impitoyable peut-elle être imaginée par une grande puissance ? Des couards bombardant des gens à l’autre bout du monde, en utilisant une commande électronique et un écran à partir d’une installation sécurisée.
    Coup d’Etat militaire – Identifier les éléments dissidents et félons à l’intérieur des forces armées du pays-cible, les inciter à renverser les autorités légales locales et les soutenir avec des armes, de l’argent, une couverture médiatique mondiale et locale « positive » et un appui diplomatique. Une méthode favorite utilisée contre l’Amérique Latine dans les années 50, 60 et 70, elle est encore utilisée ici et là, comme le montre le cas de l’Egypte.
    Coup financier – Consiste à d’abord acculer un pays dans le bourbier d’une « dette souveraine » impayable face aux puissantes méga-banques mondiales. Puis, quand le pays-cible ne peut pas rembourser cette dette, les banksters envoient les sangsues du FMI et de la Banque Mondiale, soutenus par les médias mondiaux et les agences de notation. Ils provoquent des difficultés économiques et sociales, un effondrement financier et monétaire conduisant à un bouleversement social général, et donc « justifiant un changement de régime ». Dans toute l’Amérique Latine ils perfectionnèrent le « Modèle de la Dette souveraine » qui est maintenant utilisé contre la Grèce, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et – bientôt – le R-U et les USA.
    Coup social – Consiste à financer des activistes politiques pour provoquer un changement de régime contrôlé dans le pays-cible. Ici les ambassades des USA, du R-U ou d’Israël locales soutiennent toutes sortes de groupes dissidents en leur accordant un large financement et une large couverture médiatique, plus la logistique pour générer des troubles de rues constants, qui finissent par constituer quelque parti ou mouvement politique amical envers les USA. Dans les années 80, ils utilisèrent les dénommés mouvements des « droits de l’homme » en Amérique Latine, les « Mères de la Place de Mai » en Argentine étant un exemple-type [4].
    Guerre civile fabriquée – Consiste à financer, armer et soutenir des groupes d’« opposition » militarisés contre le gouvernement en place du pays-cible. Normalement, un conseil de « libération nationale » ou un « conseil » de ce genre est constitué, comme en Libye, en Egypte, en Syrie et ailleurs, autour duquel d’autres groupes militants, bandits et mafias peuvent évoluer. Ici, la CIA, le MI6 et le Mossad jouent un rôle-clé et, dans les cas de la Libye et de la Syrie, des ramifications de la CIA comme Al-Qaïda jouent aussi un rôle fondamental de « combattant de la liberté ». Au Moyen Orient, ils nommèrent cela le « Printemps arabe », le présentant à l’opinion publique mondiale comme un combat spontané, authentique et légitime pour la liberté, mené par la population locale contre des régimes soi-disant répressifs et autoritaires.
    Ainsi, on tire parti de conflits locaux prêts à exploser : des régimes qui sont au pouvoir depuis trop longtemps (comme en Egypte et en Libye) ; des divisions religieuses (chiites contre sunnites). Ce n’est pas une surprise d’apprendre que Bassma Kodmani, « membre du bureau exécutif et directrice des affaires étrangères » au Conseil National Syrien, assista à la Conférence du Bilderberg en juin dernier en Virginie, aux USA [5].
    Dernièrement, l’auteur de cet article a été informé de la montée d’un « Printemps d’Amérique Latine » qui tire parti des graves tensions sociales et politiques dans toute l’Amérique Latine et reflétant l’immense fossé qui existe entre les très riches et les très pauvres. Normalement, les riches sont très alignés sur les USA et les pauvres ont des dirigeants qui désignent naïvement « l’exploitation commerciale yankee » comme seule coupable, passant à coté de facteurs politiques et sociaux fondamentaux.
    Des signes de ce futur « Printemps latino-américain » peuvent être vus dans le récent coup d’Etat orchestré par le groupe de Monsanto au Paraguay, la fraude électorale à l’odeur d’argent au Mexique, et la militarisation US croissante en Colombie et ailleurs dans la région.
    Souvent ces types de guerre commencent à un niveau plus faible – disons, un coup social – et sont ensuite transformées en insurrection et en guerre civile complète si cela convient aux objectifs des Maîtres du Pouvoir Mondial. La Libye, la Syrie et l’Egypte en sont des exemples.
    Quoi, Pourquoi, Quand et ou
    Mais que signifie tout ceci exactement ? Fondamentalement, nous pouvons voir qu’un tel chaos orchestré par les Maîtres du Pouvoir Mondial, bien que localement chaotique dans des pays et des régions spécifiques, conduit en réalité à un « nouvel ordre mondial » à une échelle mondiale.
    La partie « chaos » est déployée pour détruire des pays entiers, spécialement ceux qui ont tenté de préserver leur souveraineté nationale d’une manière ou d’une autre. C’est une caractéristique-clé partagée par tous les « Etats-voyous » attaqués – Libye, Irak, Serbie – avant d’être envahis. La même chose est valable pour des cibles actuelles comme la Syrie, l’Iran, Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord et l’Equateur. Les Etats plus souverains peuvent être affaiblis, au plus grand profit des mondialistes qui, après tout, veulent fondamentalement nous entraîner tous vers un unique Etat mondial, ressemblant au communisme, sous leur contrôle total.
    Tous ces « printemps » arabes (et latinos), invasions, zones d’interdiction de vol, sanctions ; toute cette rhétorique contre les « Etats-voyous », sont des mesures de préparation du terrain destinés à positionner les puissances occidentales et leurs alliés en vue de l’assaut final contre l’Asie, ce qui signifie la guerre avec la Russie et la Chine.
    Bien sûr, une telle guerre serait en grossière contradiction avec la Doctrine Powell. La Chine et la Russie sont très puissantes, donc le fait de les embêter comporte de gros risques. Si – que Dieu nous protège ! – on en arrive un jour à une guerre entre la Chine et la Russie d’une part et l’Occident d’autre part, entraînant d’autres puissances comme l’Inde, le Pakistan et le Brésil, cela n’arrivera probablement pas dans l’immédiat. Cependant, c’est ce qui se profile au-delà du seuil de 2020. Ses préliminaires sont en train de se jouer aujourd’hui dans divers points chauds.
    Pourquoi tout cela est-il fait ? Peut-être que la surextension impériale et le dollar énormément surévalué qui a sauvé les Banquiers du Pouvoir Financier (ne dites pas cela trop fort !) ont acculé les Elites occidentales dans un coin irréversible et intenable.
    C’est comme au jeu d’échecs : que faites-vous quand tous les coups possibles mènent à l’échec et mat ? Eh bien, fondamentalement, vous avez deux « options sur la table » : (1) admettre la défaite, ou (2) renverser la table de jeu et… sortir votre revolver.
    Adrian Salbuchi http://www.voxnr.com/cc/di_antiamerique/EFAEZyApkuOIAIUkri.shtml
    notes
    1] Voir Zbigniew Brzezinski, 14 octobre 2011, discours d’acceptation du Jury du Prix Tocqueville, attribué à Brzezinski par l’ancien président français Valéry Giscard D’Estaing. Sans surprise, tous deux appartiennent à la Commission Trilatérale Rockefeller/Rothschild, un organisme décisionnel clé « riche et puissant ».
    [2] Originellement publié en 1967 ; republié en 1996 par la Free Press (Simon & Schuster).
    [3] PNAC – Project for a New American Century [Projet pour un Nouveau Siècle Américain] ; le think-tank néoconservateur de la fin des années 90, qui conçut et planifia les invasions de l’Afghanistan et de Irak, promouvant les intérêts stratégiques d’Israël au Moyen Orient, qui servirent de plan de travail pour les politiques US d’après le 11 Septembre jusqu’à nos jours.
    [4] Son dirigeant Hebe Bonafini est connu pour avoir détourné des millions de dollars.
    [5] Voir le site official du groupe de Bilderberg : www.bilderbergmeetings.org/participants2012.html. La nationalité de Mme Kodmani est typiquement décrite comme « internationale ». Elle sert très bien ses maîtres internationaux.
    Adrian Salbuchi est un analyste politique, auteur, speaker et animateur de débats radiophoniques en Argentine. Il a publié plusieurs livres sur la géopolitique et l’économie en espagnol, et récemment publié son premier e-Book en anglais : The Coming World Government: Tragedy & Hope ? qui peut être commandé sur son site web www.asalbuchi.com.ar, ou des détails peuvent être demandés par E-mail à arsalbuchi@gmail.com. Salbuchi a 58 ans, marié, avec quatre enfants adultes, et travaille comme consultant stratégique pour des sociétés argentines et internationales. Il est aussi fondateur du Projet de la Seconde République en Argentine, qui se développe internationalement (visitez : www.secondrepublicproject.com).
    Cet article a paru dans le magazine New Dawn No. 134 (Sept-Oct 2012).

  • Les Femen, un mouvement sataniste qui dessert la cause des femmes

    Georges Fenech, député du Rhône et président du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée, a saisi la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes), lundi 10 février. Il explique :

    "Tous les critères sont réunis. Les Femen véhiculent un discours antisocial avec une remise en cause profonde des fondements de la République. Elles portent un message de haine religieuse contraire au principe de laïcité à travers des actes de profanation, comme ce fut le cas à l’église de la Madeleine, mais aussi de dégradation, comme à Notre-Dame ou au Vatican.

    En outre, les Femen soumettent leurs adeptes et les considèrent comme de la chair à canon. Elles exercent une certaine emprise qui a d'ailleurs été récemment révélée par une ex-militante française. Enfin, il existe une certaine opacité sur ce mouvement. Qui le dirige ? Avec quel financement ? En tant que président du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée, j’ai demandé à la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes) de faire connaître sa position à l’égard de ce mouvement, ainsi que les initiatives qu’elle pourrait prendre. Je souhaite la dissolution de l’association,  au motif de "dérive sectaire". [...]

    Les Femen ne sont pas un mouvement féministe. Au contraire, elles desservent la cause des femmes : bariolées d’inscriptions, dénudées, elles dénaturent le corps féminin. C’est en réalité un groupement sataniste qui désacralise les lieux de culte, qui profane le domaine du sacré et qui dégrade l’autorité religieuse. Elles portent une grave atteinte à la République. Et représentent une menace pour la société."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/02/les-femen-un-mouvement-sataniste-desservent-la-cause-des-femmes.html