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actualité - Page 5502

  • L’idéologie contre la famille

    Par Charles Saint-Prot*

    Entre 1748, date de publication de l’Esprit des lois, et le milieu des années 1760 avec la publication de l’Emile, du Contrat et des principaux tomes de l’Encyclopédie, s’opère le grand tournant de l’intelligence française, le moment où celle-ci entre dans l’âge de la métaphysique,...

    ...où l’idéologie remplace la raison tout en se parant abusivement de ses habits, où l’on fonde des doctrines sur des vues de l’esprit et sans se soucier des faits.

    L’idéologie ne consistera jamais qu’à donner pour des idées des passions ou des marottes et, par conséquent, à faire passer pour le bien de la communauté des intérêts ou des pulsions ou des appétits qui n’ont rien que de particuliers. Pourtant, elle va prospérer tissant des rideaux d’illusions de façon à dissimuler le réel. Et, comme il fallait s’y attendre l’idée générale, conçue comme un dogme religieux, ne poussera pas seulement à la perte de la mesure mais encore au totalitarisme. Quand le sage Montaigne avait démontré que la nouveauté idéologique est le plus souvent mue par l’esprit de cruauté, de méchanceté, d’envie et de guerres civiles, il avait tracé le portrait des fabricants de systèmes totalitaires de tous les temps et mis en garde contre leurs excès.

    Avec les idéologies, ces idoles sanguinaires, s’est ouverte une nouvelle ère totalitaire dont Hannah Arendt souligne bien que les moyens de domination totale ne sont pas seulement plus radicaux, mais qu’il diffère « par essence des autres formes d’oppression politique » [1].

    Et voici notre société moderne en proie aux idéologies les plus folles. Voici que l’homme est réduit à l’état d’un individu dont on proclame sans cesse de nouveaux droits, parfois ridicules, souvent saugrenus, en attendant le droit de pouvoir épouser son chien !

    De fait, les idéologies à la mode opposent constamment cet individu sans feu ni lieu, à la société. C’est ainsi que la théorie du genre, désormais très en vogue, est en train de s’imposer [2]. C’est cette théorie qui a ouvert la voie à la légalisation des unions homosexuelles abusivement assimilées au mariage. Née aux Etats-Unis, à la fin des années 1960, dans les lobbies des « minorités sexuelles » er des féministes les plus extrémistes, puis récupérée par des cercles néo-marxistes tout heureux de trouver un nouveau levier pour déconstruire la société, l’idéologie du genre (gender) est devenue l’une des obsessions des cercles qui forgent la pensée unique dominant les pays occidentaux et certaines institutions internationales. L’influence marxiste est d’ailleurs incontestable puisque, selon les théoriciens du gender, « le genre implique la classe, et la classe présuppose l’inégalité »[3].

    Selon le gender, l’identité sexuelle ne serait pas une donnée biologique, mais une construction culturelle et sociale. On ne naîtrait pas garçon ou fille, on le deviendrait. Il conviendrait donc d’oublier le sexe –donnée naturelle immuable- pour ne voir que le genre qui évoque le rôle social joué par les individus. Au nom d’une non-discrimination que l’on ne peut qu’approuver, il s’agit de créer une contre-vérité, une contre-culture radicale et sectaire. En effet, le gender prétend que l’on pourrait changer de genre à sa guise, au gré de ses pulsions, de ses fantasmes individuels. C’est l’éternel combat de l’individualisme contre la conception d’un Homme vivant en société. Et, comme toute idéologie extrême, celle-ci a encore un caractère totalitaire.

    Pour faire bonne mesure, ce qui n’est qu’une billevesée est parée de faux atours scientifiques. L’escroquerie scientifique au service d’une idéologie est une grande tentation des systèmes totalitaires. L’un des exemples le plus connu est, l’affaire Lyssenko, dans les années 1940, qui mit en cause un charlatan soviétique dont les théories en matière de génétique devinrent un dogme d’Etat. Le régime marxiste de Staline persécuta les généticiens et obligea la majorité des scientifiques à se taire par peur des représailles.

    Voici que les néomarxistes retombent dans les mêmes travers en tentant d’imposer le gender de force –et même par la force- à la société ; au besoin en stigmatisant ceux qui s’y opposent. Ceux qui n’acceptent pas ce nouveau dogme doivent être dénoncés, combattus voire sanctionner juridiquement. L’inquisition a ouvert ses tribunaux ! Depuis 2006, des parents allemands sont condamnés à des peines des amendes puis à des peines de prison pour avoir refusé d’envoyer leurs enfants à des cours d’éducation sexuelle enseignant le gender [4]. Sans doute est-ce l’exemple que souhaiterait suivre un Vincent Peillon lorsqu’il invite à extirper tous les déterminismes –c’est à dire les réalités – pour « changer les mentalités (...) notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [5]. Il est vrai que le ministre auquel est confiée l’éducation de nos enfants, n’a pas craint d’écrire naguère qu’il faudrait trouver « une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les moeurs, les coeurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicain » [6]. Fanatisme et intolérance, voilà bien les marques d’un combat qui est surtout idéologique ! Il est vrai que l’enjeu est de taille, il est sociétal et anthropologique puisqu’il s’agit en fin de compte de la complémentarité homme-femme.

    Et bien entendu, au centre du débat ouvert par la négation de ces vérités éternelle, se trouve la première des communautés naturelles de l’ordre social, la famille. Et une famille c’est d’abord un homme et une femme qui s’unissent et vont procréer. Or voilà qu’à l’heure où l’on ne cesse de nous parler de parité, une parité qui serait un véritable impératif catégorique, cette fameuse parité serait refusée au seul couple. Le couple ne serait plus un homme et une femme, une famille ne serait plus un père et une mère. Chacun naîtrait plus fille ou garçon et cette différence ne serait plus la source essentielle de la vie, la clé de voûte de toute société. On voit bien que derrière ce galimatias , c’est la destruction de la famille qui est programmée pour permettre l’émergence d’hommes et de femmes nouveaux, ou plutôt non plus du fameux « homme nouveau » prédit périodiquement par les idéologies totalitaires mais un « être nouveau indistinct », véritable prototype de la société sans classe, sans genre, sans identité. Bref plus de société du tout, ce qui est parfait pour instituer l’ordre totalitaire. Belle revanche du marxisme qui a la vie dure et de belles perspectives dans des sociétés décervelées.

    Telle est la dérive que pouvait constater le pape Benoit XVI lorsqu’il affirmait : « Dans le monde actuel, dans lequel se répandent certaines conceptions équivoques sur l’homme, sur la liberté, sur l’amour humain, nous ne devons jamais nous lasser de présenter à nouveau la vérité sur l’institution familiale ».

    Nous nous retrouvons ici au coeur du sujet : la sédition de l’idéologie contre la nature humaine.

    Article paru dans Le mouvement des idées, revue de l’UMP

    * universitaire, directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques.

    - [1] Hannah Arendt, Le système totalitaire
    - [2] V. Conseil pontifical pour la Famille, Gender, la controverse, Paris, Pierre Téqui éditeur, 2011.
    - [3] Kate Bornstein, Gender Outlaw : On Men, Women and the Rest of Us, New York, Routledge, 1994.
    - [4] V. le site de La Manif pour tous : « Le gender pour tous contre le droit des parents » par Grégor Puppinck, directeur du European Centre for Law and Justice. http://www.lamanifpourtous14.com/?p=3037
    - [5] Vincent Peillon, Lettre aux recteurs du 4 janvier 2013.
    - [6] Vincent Peillon, Une religion pour la République, édition du Seuil, 2010, p.34.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-ideologie-contre-la-famille

  • La rue, nouvelle chambre très basse du Parlement ?

    Les citoyens excédés se rassemblent dans la rue, poussant hors de leur lice traditionnelle les syndicats qui s'en vont vociférer ailleurs.

    Le tricamérisme de fait s’est installé en France !

    Confronté aux couacs gouvernementaux, et revirements en série, le Président pouvait, en particulier sur des sujets de société, recourir au référendum pour sortir par le haut des labyrinthes qui butent régulièrement sur de pitoyables impasses. Oublions celui, dit d’initiative populaire (ou partagé), que l’on a fait miroiter aux citoyens en 2008 et qui ne peut être initié que par un nombre élevé (185) de parlementaires. Autant dire que ce serait une manière de s’auto-flageller pour les représentants du peuple. Mais si l’on comprend que ceux de la majorité n’ont aucun penchant pour l’autocensure, pourquoi l’opposition qui en réunit suffisamment (199 UMP + 30 UDI) ne s’en est-elle pas saisie ? Probablement par crainte du même retour de bâton après une alternance.

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  • Radio Courtoisie - Farida Belghoul (20140209)

  • Mnef : la lettre qui accuse le PS

    La Rédaction de Voxnr célèbre - elle aussi - la mémoire.
    Article publié le 13.09.2000

    UNE LETTRE extrêmement gênante vient d'être exhumée des archives de la Mnef. Ce document met notamment en cause Manuel Valls, l'actuel porte-parole de Lionel Jospin, et semble confirmer que les anciens dirigeants de la mutuelle étaient bien sous la coupe du PS et de ses courants, mais aussi des plus hautes autorités gouvernementales socialistes de l'époque. Une version que chacun s'est pourtant efforcé, jusque-là, de démentir.
    Cette fameuse lettre, parfaitement authentifiée, en date du 21 décembre 1990, à en-tête du Premier ministre, est donc signée de Manuel Valls, alors chargé de mission de Michel Rocard à Matignon et chef de file des jeunes rocardiens. Dans ce courrier adressé au « Président et Cher Ami » de la Mnef, Dominique Levêque, il regrette amèrement qu'un « des points dont nous avions convenu n'ait pas été mis à l'ordre du jour (...) Emmanuel Couet, vice-président de l'Unef-ID, n'est pas rentré au conseil d'administration » de la mutuelle. En conséquence, Manuel Valls présente sa démission de ce conseil et annonce une éventuelle mesure de représailles. « Je me réserve (...) la possibilité de réunir d'autres administrateurs afin d'étudier en commun leur propre retrait de cette instance. » En clair, si son exigence n'est pas satisfaite, Manuel Valls menace de faire partir tous les rocardiens de la Mnef, avant de conclure : « Je suis sûr que tu trouveras, en accord avec Olivier Spithakis (NDLR : le directeur général et véritable patron), les moyens de résoudre ce que je veux considérer comme un incident. » Le propos de Manuel Valls qui ne se présentait pas en son nom propre, mais bel et bien comme conseiller du Premier ministre, mérite quelques éclaircissements. Outre ce qui s'apparente à une forme de chantage sur les dirigeants de la Mnef pour obtenir l'embauche d'Emmanuel Couet (futur membre du cabinet de Catherine Trautman au ministère de la Culture), Manuel Valls semble accréditer l'idée qu'existait un lien de subordination direct entre Matignon, les cadres du PS et Olivier Spithakis. « La formulation de cette lettre est caricaturale, mais il était habituel de recevoir des courriers de la même veine », souligne, désabusé, un ancien haut responsable de la mutuelle étudiante.

    « Le message que je voulais faire passer était uniquement politique »

    Mais la lettre de Manuel Valls recèle une autre étrangeté. « Depuis des années, écrit-il en préambule au président de la Mnef, nos relations sont basées sur la confiance et le respect des dispositions arrêtées en commun avec moi-même et Alain Bauer. » Ce dernier, qui fut comme Manuel Valls rocardien avant de devenir jospiniste, a toujours entretenu des liens étroits avec la Mnef, au point d'être nommé par Spithakis, au milieu des années quatre-vingt-dix, à la direction d'une filiale. Souvent cité dans les affaires de la mutuelle sans jamais avoir été inquiété, Alain Bauer a été élu, en fin de semaine dernière, à la tête du Grand Orient, la première organisation maçonnique. Quelles étaient donc les mystérieuses dispositions arrêtées entre Manuel Valls, Alain Bauer et l'équipe d'Olivier Spithakis ? Si le nouveau grand maître du Grand Orient était, hier, injoignable, l'actuel porte-parole de Lionel Jospin a accepté de commenter cette lettre dont il nous a d'abord affirmé de ne pas se souvenir. « Le message que je voulais faire passer était uniquement politique, dit Manuel Valls. Je tenais à ce que la place des rocardiens au sein du conseil d'administration de la Mnef soit respectée par rapport aux autres courants. » Selon lui, aucun accord secret n'aurait donc été scellé avec la mutuelle. De même, l'ancien conseiller de Rocard devenu celui de Jospin réfute « tout lien de subordination entre la Mnef, le PS ou Matignon ». « La seule maladresse que j'ai commise est d'avoir écrit ce courrier sur du papier à en-tête du Premier ministre », a-t-il conclu, visiblement excédé. Il reste que cette lettre éclaire un peu plus les relations ambiguës qui unissaient la mutuelle étudiante et le Parti socialiste. Outre Manuel Valls, elle risque également de gêner Lionel Jospin, dont plusieurs de ses plus proches ont été emportés par l'affaire de la Mnef. Quant aux juges, ils pourraient rapidement se saisir de cette pièce tirée tout bonnement des archives de la mutuelle.

    Eric Decouty http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAEAyuAkAqpafJxhK.shtml

    Source : Le Parisien : http://www.leparisien.fr/faits-divers/mnef-la-lettre-qui-accuse-le-ps-13-09-2000-2001625185.php

  • La Suisse refuse l’immigration massive made in UE

    IMMIGRATION — L’initiative UDC contre l’immigration de masse obtient la majorité des cantons et du peuple. Elle est acceptée après une après-midi de suspens.

    Les Suisses ne veulent plus de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). Par 50,3% des voix, ils ont accepté dimanche l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse »,...

     

    ...désavouant les milieux économiques et les autorités. L’opposition unanime de la Suisse romande, de Bâle-Ville, de Zurich et de Zoug a été vaine.

    L’initiative réclamant la réintroduction de contingents d’étrangers, demandeurs d’asile y compris, a été soutenue par 1,46 million de personnes. Plus de 1,44 millions d’autres ont dit « non ». Le camp du « oui » a réuni 19’516 voix de plus que celui des opposants.

    La suite sur Le Matin

    Voir également le site de l’UDC

    En revanche, les Suisses ont malheureusement repoussé la proposition visant au déremboursement de l’avortement.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-Suisse-refuse-l-immigration

  • Nouvelle journée de retrait de l'école... lundi !

    Farida Belghoul invite tous les parents de France à faire savoir au gouvernement qu'ils refusent que leurs enfants soient rééduqués par l'enseignement de la théorie du genre. Après le succès de la première journée de retrait des enfants de l'école, qui a affolé le gouvernement, la deuxième est programmée demain, lundi 10 février :

    "La première JRE a rendu célèbre notre action pour sauver la pudeur et l’intégrité de nos enfants. Malgré toutes les calomnies, nous avons gagné la première bataille : le site de la Ligne Azur vient de se retirer de l’internet ; de nombreux documents officiels faisant la promotion de l’idéologie du genre ont disparu comme par miracle eux aussi des sites gouvernementaux.
    De plus, grâce à la JRE, la présence de la théorie du genre dans les classes apparait jour après jour comme une réalité bien qu’elle soit qualifiée de « folle rumeur » par le Ministère et ses media. Des personnalités de plus en plus nombreuses confirment que l’idéologie du genre, sous couvert notamment de l’ABCD de l’égalité, est d’ores et déjà bel et bien en œuvre dans les programmes scolaires, à titre expérimental, et sera généralisée à partir de la rentrée de septembre 2014."

    Civitas apporte son soutien à cette initiative et nous invite à nous mobiliser !

    Louise Tudy

  • Marion Sigaut: « L’attaque contre le bon sens commun et la morale publique me semble absolument sans précédent dans l’Histoire »

    Bonjour Marion Sigaut

    Vous êtes historienne, spécialisée dans le XVIIIème siècle. Vous vous êtes fait connaître en donnant de nombreuses conférences sur le thème des Lumières  en donnant un éclairage différent de celui qui est communément admis en révélant les véritables origines de ce mouvement qui influa sur la révolution de 1789.

    C’est dans cette perspective révolutionnaire que nous voudrions aujourd’hui nous entretenir avec vous pour comprendre dans quel terreau ont pris racine les événements des révoltes passées pour tenter de percevoir si des similitudes peuvent apparaître dans la situation actuelle.

    MPI :Vous avez participé à la manifestation « Jour de Colère » qui agrégeait de nombreuses organisations et causes disparates, (religieuses, fiscales, sociales…) qui en temps habituel auraient peu de chances de se retrouver à défiler ensemble et qui pourtant ont trouvé suffisamment de motifs pour se regrouper contre la politique gouvernementale. Peut-on trouver dans l’histoire un ou des exemples similaires à ce à quoi nous assistons aujourd’hui où divers mouvements et communautés ont pris soin de s’unir contre un pouvoir ou s’agit-il d’un phénomène nouveau qui n’a jamais eu cours dans le passé ?

     Marion Sigaut : Il est très difficile de répondre à une question de ce type. Je me suis spécialisée dans une période très circonscrite et ne peux guère parler pour les autres.

    En revanche, je peux dire que, dans l’affaire des enlèvements d’enfants (sujet de La Marche rouge), on voit une unanimité de la population pour empêcher les enlèvements. Le domestique, l’artisan, monsieur le duc, l’avocat, le boulanger, le portier, le cocher, l’huissier, la poissonnière, y compris même certains des policiers recrutés pour la chose, absolument tout le monde a pris le parti de la défense des enfants et des parents affolés. Les « collabos » des enlèvements sont des gens recrutés pour leur vilenie, qui n’a pas de métier ni de classe sociale.

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  • La France, numéro un mondial des demandes de suppression de tweets

    La France représente l’immense majorité des demandes adressées à Twitter.
    Seraient-ce là les premiers résultats prometteurs des mesures engagées par le ministre Valls pour « protéger la liberté d’expression sur internet ?»
    Polémia
    Au second semestre 2013, les autorités et les associations françaises ont découvert Twitter. C’est ce que l’on pourrait penser lorsqu’on se penche sur les statistiques publiées, jeudi 6 février, par le réseau social.
    Au premier semestre de l’année 2013, les autorités françaises ont déposé seulement trois demandes de suppression de contenu auprès de Twitter. Au second semestre, ce chiffre est multiplié par 100 : entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013, 306 demandes ont été adressées à Twitter, visant un total de 146 comptes.
    La France compte pour 87% des demandes
    Tout aussi surprenant, les demandes de suppression de contenu émanant de la France représentent 87 % du nombre total de requêtes similaires dans le monde. C’est donc essentiellement à la France que l’on doit le rebond du nombre mondial de demandes de retrait, de 60 au premier semestre à 365 au second.
    La France représente l’immense majorité des demandes adressées à Twitter
    Le nombre de demandes de retrait de contenus, par pays

    Inde                                                                  6
    Royaume-Uni                                                     8
    Russie                                                             14
    Autres                                                              19
    France                                                           306

    (Source : TWITTER                                  Le Monde)
    La France plus discrète pour les autres types de demande
    Le chiffre de 306 comprend les requêtes provenant des autorités administratives ainsi que de certains partenaires de Twitter (comme SOS-Homophobie en France), qui peuvent signaler de manière prioritaire des contenus qu’ils estiment illégaux. Twitter déclare par ailleurs avoir satisfait environ un tiers des demandes de l’Etat français, aboutissant au retrait de 144 tweets.
    Avec trois demandes de retrait faites par la justice, la France ne sort pas particulièrement du lot, même si le faible nombre de requêtes de justice au niveau mondial – 13 – rend difficile toute comparaison.
    Enfin, avec 57 demandes d’informations liées à ses utilisateurs, la France est le quatrième pays le plus demandeur auprès du réseau social, loin derrière les Etats-Unis (833 demandes). Cependant, lorsqu’on rapporte ce chiffre au nombre total d’utilisateurs réguliers du réseau social, on note que France et États-Unis jouent dans la même cour : 0,25 demande pour 10 000 comptes en France et 0,17 aux États-Unis.
    Martin Untersinger  Le Monde .fr 7/02/2014
    http://www.polemia.com/la-france-numero-un-mondial-des-demandes-de-suppression-de-tweets/

  • J.O. de Sotchi : un enjeu géopolitique ?

    Entretien accordé par Arnaud Leclercq à La Voix de la Russie le 28 janvier 2014 sur le sujet des J.O. de Sotchi.

    Je crois comprendre que quoi que fasse la Russie, elle sera toujours considérée comme coupable. Si elle n’était pas candidate et si elle n’avait pas remporté l’organisation de ces Jeux, on lui reprocherait très probablement de ne pas prendre d’initiative, et maintenant qu’elle l’a fait et qu’elle l’a bien réussi, on lui reproche de trop en faire.

    La Voix de la Russie : Qu’est-ce qu’en fait que ces Jeux ? Un enjeu politique ou juste de la chronique sportive ?

    Arnaud Leclercq : L’enjeu est avant tout sportif mais déborde sur la géopolitique. Tout d’abord, pour noter ce que l’on vous reproche très souvent et ce que l’on entend dans les journaux occidentaux, je crois comprendre que quoi que fasse la Russie, elle sera toujours considérée comme coupable. Si elle n’était pas candidate et si elle n’avait pas remporté l’organisation de ces Jeux, on lui reprocherait très probablement de ne pas prendre d’initiative, et maintenant qu’elle l’a fait et qu’elle l’a bien réussi, on lui reproche de trop en faire. C’est une première remarque préliminaire pour relativiser certaines critiques que l’on entend. Ensuite on peut quand même aussi rappeler que la Russie participe aux Sports d’hiver depuis 1956, époque de l’URSS, et qu’elle est probablement le pays qui a remporté le plus de médailles avec la Norvège et le Canada. Il est donc assez légitime que ce pays du Nord – même si les Jeux se passent à Sotchi – remporte ces JO d’hiver pour y avoir participé depuis longtemps et avoir gagné beaucoup de médailles.

    Ensuite le choix de Sotchi peut paraître étonnant, mais il n’y a pas énormément d’endroits où aller faire ces Jeux en Russie… entre l’Altaï, par trop éloigné des régions développées et l’Oural qui est trop bas. Il faudra peut-être rappeler aussi quelques leçons de géographie de base à ceux qui font cette critique aux organisateurs. Enfin concernant cette remarque préliminaire sur toute l’organisation et l’infrastructure réalisée, je crois que la Russie, comme la Chine avant elle et d’autres pays, a d’abord répondu aux règles qui lui ont été imposées par le Comité Olympique. Cet organisme a des critères extrêmement élevés aussi bien qualitatifs que quantitatifs.

    Alors je crois que la Russie, comme n’importe quel pays qui a gagné, a tout simplement tenu ses engagements vis-à-vis du Comité Olympique afin de construire tout ce qu’il fallait. Je l’ai dit pour remettre l’église au milieu du village et il n’y a là rien d’extraordinaire.

    Est-ce que cela déborde sur la géopolitique ? Je crois que – tout d’abord – cela déborde sur la Russie elle-même. À l’intérieur, cela déborde bien au-delà de Sotchi : c’est très important pour les Russes, parce qu’ils sont très fiers de ces Jeux, et à juste titre, comme un Français l’aurait été si cela se passait à Albertville. Je pense que cela contribue – et c’est bien ce que l’on voit actuellement sur la scène internationale – à mettre la Russie à nouveau à une place importante et c’est celle qui très probablement lui revient, sur la scène internationale. Même si c’est un événement sportif, cela n’en reste pas moins un symbole. Et l’on sait que le grand événement sportif de ce type – prenons de façon beaucoup plus caricaturale la future Coupe du Monde au Qatar – est toujours un symbole du rôle que souhaite prendre un pays organisateur dans le monde actuel.

    Je pense qu’il faut regarder sur ce plan-là. Et l’important n’est pas seulement de participer, comme disait Coubertin, mais c’est aussi en l’occurrence, d’organiser et de le faire bien ! Le Président Poutine en a fait un enjeu personnel avec des infrastructures particulièrement spectaculaires. Cependant ce que l’on peut regretter dans tout cela, c’est plutôt la méthode. Je pense que les intentions de départ étaient très bien. Et on sait que ce chantier gigantesque a été assez difficile. Dès le départ, il y a eu un certain nombre de responsables de ce grand projet qui ont été remplacés au fur et à mesure régulièrement sans parler d’une loi spéciale qui a été faite pour toute la région de manière à finir ce chantier dans les temps. Donc, il y a, malheureusement, toute la méthode qui a dérivé contrairement aux bonnes intentions de départ. On parle aussi beaucoup de corruption plus que des résultats… Une fois encore, on mélange toujours ce résultat que je trouve vraiment remarquable et légitime et une méthode qui, pour faire tout cela est sans doute plus discutable, en tout cas, d’après ce que l’on peut deviner.

    La Voix de la Russie : Certaines compagnies financières internationales entendent investir dans le Caucase… Comme Vinci, par exemple, qui serait prête, de source non confirmée, mettre jusqu’à 1,5 milliard d’euros dans l’escarcelle. Comment trouvez-vous ces plans : est-ce un bon investissement avec un résultat garanti à la clé ?

    Arnaud Leclercq : Je crois qu’il faut toujours se méfier un petit peu des effets d’annonce. D’une part, soit ils interviennent sur commande c’est-à-dire qu’ils interviennent comme constructeurs pour réaliser un certain nombre de travaux avec un grand partenaire local avec lequel cette organisation partage l’investissement : là ce serait parfaitement quelque chose de faisable… Pourquoi pas ? Cela peut être aussi un Etat ou une région qui garantit comme les autoroutes, si vous voulez, qui se paient sur la durée.

    Mais maintenant si les grandes sociétés – et je ne peux parler bien sûr au nom de la société que vous venez d’évoquer – décident elles-mêmes d’investir des sommes très importantes pour conduire des projets avec des dimensions que l’on connaît, ça me surprend beaucoup. D’abord je ne sais pas non plus si les organismes d’assurance-exports accepteront d’assurer des projets de cette dimension, particulièrement dans une zone connue pour être politiquement encore instable, à évoquer le drame de Volgograd survenu encore récemment. J’en doute un petit peu. Mais tout dépend de la casquette que ladite société mettra pour intervenir. Maintenant le fait que ces infrastructures très impressionnantes soient construites à Sotchi est un fait positif. Je crois qu’il faut finalement s’en réjouir. Je n’ai pas de jugement à porter sur le budget de l’Etat : était-ce trop cher ? Je ne suis pas citoyen russe. J’ai la modestie de rester à ma place. Il faut voir aussi que n’importe quel autre pays a des investissements importants à réaliser. En France, quand on voit certaines mairies, certains bâtiments qui sont construits… Certes, c’est à moindre échelle ! S’il n’y en avait eu, il n’y aurait probablement aucun grand bâtiment ou grande construction dans ce monde ! Il faut également espérer que le tourisme y aille de toute la CEI pour faire vivre ces magnifiques installations et peut- être même au-delà ! Je crois qu’il faut être juste à l’égard de la Russie, pas complaisant, mais juste.

    Cadre dirigeant reconnu dans le monde de la gestion de fortune, plus particulièrement avec les marchés émergents, Arnaud Leclercq est à titre privé un spécialiste en géopolitique de la Russie. Il a publié chez Ellipses l’ouvrage La Russie puissance d’Eurasie. Histoire géopolitique des origines à Poutine.

    http://www.realpolitik.tv/2014/02/j-o-de-sotchi-un-enjeux-geopolitique/

  • Défense de la famille : Sens commun appelle l'UMP à s'engager

    Marie-Fatima Hutin, cofondatrice de Sens Commun, composé d'ancien de la Manif pour tous entrés à l'UMP, appelle le principal parti d'opposition à s'engager :

    "Certainement soucieux de préserver la droite de toute compromission, Manuel Valls appelait dimanche dernier les élus de l'UMP à se «démarquer clairement [d'une] droite conservatrice et réactionnaire», faisant ainsi lui-même le partage entre «bonne» et «mauvaise» droite, selon une axiologie savante dont la gauche a le secret dès lors qu'il s'agit de répartir les bons et les méchants. [...]

    L'UMP, d'habitude prolifique en communiqués, s'est distinguée cette semaine par sa discrétion, voire son silence. Il est pourtant des silences qui s'avèrent plus tapageurs que prévu. Nombreux sont ceux, parmi les élus de l'opposition qui s'étaient, quelques jours auparavant, démarqués de la Manif Pour Tous. Quelques élus de l'UMP ont toutefois eu le courage politique de marcher aux côtés de leurs électeurs. L'histoire leur a donné raison. [...]

    Ces jeunes qui ont envahi la rue sont de droite et la seule chose qui pourrait les faire désespérer, c'est que le premier parti de droite n'offre pas de réponse suffisante à leur soif d'engagement ! Qu'il ne comprenne pas qu'ils sont son espoir, son renouveau, son futur.

    Il y a quelques années, Philippe Séguin, alors président de l'Assemblée nationale, définissait le gaullisme par ces mots: «Plus encore qu'une doctrine… une attitude. Une posture politique, intellectuelle et morale fondée sur le refus du fatalisme, sur la conviction que le changement est possible dès lors qu'il s'appuie sur une volonté politique» C'est cette volonté politique que portent ces milliers de jeunes dont nous faisons partie. Et cette volonté ne demande qu'à se concrétiser en un projet politique clair.

    Le vent de la jeunesse s'est levé. A l'UMP d'hisser maintenant la grand-voile !"

    Michel Janva