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actualité - Page 5528

  • Jacques Bompard : Malgré les critiques, je suis fier de défendre la vie

    Bien loin de s’achever, notre course commence. Le combat est rude mais nous triompherons car notre espérance est inébranlable.

    En tant que catholique, mais surtout en tant qu’homme de bonne volonté, je me suis engagé à défendre la vie quel qu’en soit le prix, quelles qu’en soient les critiques.

    Monseigneur Pontier, président de la Conférence des évêques de France, n’a pas oublié de rappeler dans son message de Noël : « Je pense à ce projet de modification de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse qui, loin de permettre aux femmes en détresse d’être laissées moins seules devant leur responsabilité face à la vie naissante, sont quasiment incitées à ne poser aucune question quant à l’élimination de l’être qu’elles portent en leur chair. »

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  • Référendum sur l’adhésion de la Turquie à l’UE : nous refait-on le coup du traité de Lisbonne ?

    Cela a sonné comme une grande annonce comme si François Hollande voulait rassurer le peuple français qu’il consulterait quand même de temps en temps. Lors de son déplacement dimanche à Ankara, il a assuré que les Français pourraient se prononcer sur l’adhésion de la Turquie si le processus d’adhésion devait se concrétiser. Mais rien ne dit qu’à ce moment-là Hollande sera encore Président de la République. De plus comme le souligne Le Lab, l’article 88-5 de la Constitution française prévoit effectivement en toute lettre qu’un référendum doit être organisé pour l’adhésion d’un nouvel Etat à l’Union européenne …

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  • Autant terminer La Manif Pour Tous directement rue de l'Evangile

    Cela sera plus simple pour les forces de l'ordre et économisera le GAV bus.

    La Manif pour Tous refuse la souricière des Invalides. Les gauchistes peuvent défiler où bon leur semble à Paris. Pas les défenseurs de la loi naturelle. Plus de 1600 hommes, sans compter les policiers de quartiers et les unités en civil seront mobilisés, et un dispositif d'encerclement sera mise en place en fin de manifestation. L'objectif du ministère de l'Intérieur étant de réaliser un «maximum d'interpellations».

    Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, déclare :

    «à quatre jours du 2 février, nous ne savons pas où nous allons défiler ! Mardi à l'Assemblée nationale, M. Valls a tenu des propos inadmissibles à notre égard, en essayant de nous caricaturer comme des extrémistes. Mais nous sommes toujours dans le même esprit pacifique et nous ne nous laisserons pas faire».

    N'ayant pas obtenu gain de cause en référé devant le tribunal administratif de Paris face à la préfecture de police (PP), qui refuse que le défilé se termine place de la Concorde, la Manif pour tous se tourne désormais devant le Conseil d'État. Plusieurs élus d'opposition sont intervenus directement auprès des cabinets de Manuel Valls et de Jean-Marc Ayrault, sans résultat.

    «On laisse tomber nos discussions et ce sera Invalides», écrivait sèchement, dans la nuit de mardi à mercredi, le cabinet du préfet de police dans un courriel à Albéric Dumont, coordinateur général de la Manif pour tous. La dictature c'est maintenant. Autant terminer le parcours directement rue de l'Evangile.

    Ludovine de la Rochère ajoute :

    «À quoi jouent Manuel Valls et la préfecture de police en refusant tous les parcours que l'on propose ? Nous avons essuyé cinq refus. Ils portent une lourde responsabilité en imposant des lieux à problème. Des dizaines de milliers de personnes vont venir dimanche à Paris ; nous ne pouvons accepter un parcours ridicule de 300 mètres ! Paris est bien assez grand pour trouver une solution qui convienne à tout le monde !»

    Un expert des forces de l'ordre explique :

    «La place des Invalides, c'est la nasse idéale. C'est là que l'on peut arrêter le plus de manifestants, en les prenant en étau. De plus, les policiers sont habitués à ces lieux».

    La Manif pour tous inaugurera dimanche deux nouveaux dispositifs:

    «Une quinzaine d'avocats indépendants, en tee-shirts blancs, s'identifieront auprès du préfet, et auront pour objectif de veiller aux droits de tout le monde. En outre, nous faisons appel à des huissiers de justice, qui constateront, en toute transparence, le bon déroulement de la manifestation, ou d'éventuels problèmes». 

    Si la situation ne devait pas se pacifier avec la préfecture, la Manif pour tous alertera les deux rapporteurs européens chargés par le Conseil de l'Europe d'enquêter sur la répression policière à l'issue des manifestations de l'an dernier:

    «on attirerait leur attention sur les violations des droits à manifester dont nous sommes victimes. Et on pourrait aussi les inviter à venir dimanche en tant qu'observateurs».

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Égalité hommes-femmes : la droite s'est couchée

    Égalité hommes-femmes : les excès d’une loi fourre-tout

    Adopté à une large majorité, le texte porté par Najat Vallaud-Belkacem recèle de nombreux articles qui font polémique.

    Qui peut se déclarer contre l’égalité hommes-femmes ? Un grand principe dont la seule évocation déclenche hochements de tête et acquiescements. Décliner cette égalité dans un texte s’avère cependant plus délicat qu’il n’y paraît. C’est en tout cas l’impression que laisse la loi défendue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, hasardeuse par endroits quand elle vient se heurter à un autre principe républicain, celui de la liberté. Certes, ce texte, largement adopté mardi à l’Assemblée nationale en première lecture, renforce les politiques précédentes sur l’égalité professionnelle ou les violences faites aux femmes, unanimement jugées nécessaires. Mais sur d’autres thèmes, les bonnes intentions peinent à trouver leur déclinaison. Ainsi, fallait-il raviver le débat sur l’avortement à la faveur de la suppression symbolique de la notion de « détresse » ? L’égalité femmes-hommes passait-elle par la réduction de six mois d’indemnisation du congé parental s’il n’est pas partagé entre les deux parents ? Cette mesure censée inciter les pères à s’impliquer davantage auprès de leur enfant risque dans certains cas de priver la mère de cette faculté. Si ce congé reste tout de même facultatif, les députés ont fait le choix d’imposer une nouvelle répartition sans garantie de résultats. Au risque de hérisser les Français qui goûtent peu de se voir dicter leur mode de vie par le politique.

    « L’ambition de ce texte est d’engager notre pays sur un chemin sans retour, celui de l’égalité entre les femmes et les hommes sans laquelle il n’est pas de réelle liberté, a défendu mardi Najat Vallaud-Belkacem. L’égalité doit être partout mais la parité partout n’est pas notre objectif. Nous avons choisi le plus souvent d’inciter par la loi mais imposer est parfois la façon de changer les choses. » [...]

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Egalite-hommes-femmes-la-droite-s

  • Important : la théorie du genre n'est pas une rumeur

    Signez la pétition / Qui sommes-nous ? / Contact/ Twitter / Facebook

    Chers amis,

    Depuis quelques jours et suite à la circulation de sms entre parents d’élèves, le ministère de l'Éducation nationale communique pour dénoncer une soi-disante rumeur concernant l’enseignement de la « théorie du genre » à l’école.
    Si le contenu de certains sms, notamment ceux relatés par les médias, est excessif et caricatural, cela ne signifie pas, contrairement à ce que prétend la communication du ministère, que rien n’est vrai. Les parents ont malheureusement plusieurs raisons de se montrer vigilants.

    En prétendant que la théorie du genre n'existe pas, le gouvernement ment
    Depuis presque un an, l’Observatoire de la théorie du genre analyse et surveille la politique menée par le gouvernement en faveur de la reconnaissance et de la promotion du concept « d’identité de genre ».
    On ne peut que constater que Najat Vallaud Belkacem, ministre déléguée aux Droits des femmes, Christiane Taubira, ministre de la Justice et Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, ont commandé des études et des rapports à des « militants » qui s’inspirent des théoriciens les plus radicaux de la théorie du genre.
    Dans la diffusion de cette « théorie », l'Education nationale joue un rôle moteur avec plusieurs dispositifs, comme :

    • L’expérimentation de crèches neutres, soutenue par Najat Vallaud Belkacem, s’inspirant de la crèche Egalia à Stockolhm.
    • La généralisation de l’éducation sexuelle à l’école pour tous les élèves à partir de 6 ans. Le ministère allant jusqu’à recommander la participation en classe d’intervenants issus d’associations clairement militantes.
    • La promotion faite par Vincent Peillon, dans une circulaire adressée à l’ensemble des recteurs le 4 janvier dernier, de l’association « Ligne Azur » qui intervient auprès des enfants notamment sur la question de l’identité sexuelle et de l’identité de genre, en affirmant sur ses supports pédagogiques : « que l’identité de genre c’est le sentiment d’être un homme ou une femme. Pour certains, le sexe biologique coïncide avec ce ressenti ». Sic !
    • La diffusion dans le cadre du programme « Ecole et cinéma » du film militant « TOMBOY », où l’on invite des enfants de CE2, CM1, CM2 à s’identifier à une petite fille qui se fait passer pour un petit garçon.
    • Les recommandations du principal syndicat d’enseignants du primaire d’utiliser en classe des livres "non-genrés" comme "Papa porte une robe".

    Voilà quelques uns des motifs pour lesquels, les parents ont des raisons de s’inquiéter.

    Le ministère semble d’ailleurs loin d’être à l’aise sur cette question puisqu’il entretient le plus grand secret sur ces dispositifs. Il refuse, par exemple, de communiquer la liste des établissements expérimentant le programme « ABCD égalité » ; il exclut les parents des évaluations de ce dispositif et dans certaines académies, il interdit aux enseignants et aux directeurs d’établissement de répondre aux légitimes questions des parents, les renvoyant vers les inspecteurs académiques.
    Dans ces conditions, l’Observatoire de la théorie du genre appelle les parents à la vigilance et à poursuivre la mobilisation.

    Nous devons nous remobiliser

    Le ministère de l'Education nationale a annoncé qu'il comptait généraliser dès la rentrée 2014, le dispositif "ABCD égalité" à l'ensemble du territoire, après un simulacre d'évaluation.

    Ensemble, nous pouvons faire reculer Vincent Peillon. Je vous invite à signer et à faire signer la pétition adressée à Vincent Peillon pour demander la fin de l'expérimentation du programme "ABCD égalité".

    La grande manifestation nationale du 2 février à Paris et à Lyon (plus d'infos à la fin de cette lettre de diffusion) contre la politique "famillophobe" doit être également l'occasion de faire entendre notre refus de l'enseignement de la théorie du genre à l'école.

    Nous devons remobiliser autour de nous. Pour cela, nous avons besoin de votre aide. Diffusez notre pétition à vos amis.

    Par ailleurs, si vous le pouvez, merci également de nous adresser un don, même modeste, pour nous aider à financer l'impression des pétitions, des affiches, ainsi que l'organisation de conférences d'information.

    Vous pouvez nous envoyer vos dons via paypal

    ou également par chèque à l'ordre de l'UNI à l'adresse suivante :

    UNI - 34 rue Emile Landrin 92100 Boulogne Billancourt

    Vous recevrez un reçu fiscal vous permettant de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts. Merci encore pour votre soutien.

    Olivier Vial - @ovial (twitter)

    Porte-parole de l'observatoire de la théorie du genre - @obsgender (Twitter).

  • Immigration : la votation suisse qui défie l’Union européenne

    Il pourrait y avoir des gueules de bois, le 9 février, lors de l’annonce des résultats. Chez moi, la bouteille de champagne est au frais.

    Dimanche 9 février, il va se passer quelque chose d’inimaginable dans aucun autre pays : une votation demandera l’avis du peuple suisse, sur l’immigration de masse. En effet, depuis 2007, le Conseil fédéral, sous pression de l’Union européenne, a autorisé la libre circulation des personnes. Pour faire passer la pilule, les dirigeants avaient promis qu’il n’y aurait pas davantage que 8.000 entrées par an. Six ans plus tard, on en est à 80.000, soit, pour un pays de 8 millions d’habitants, l’équivalent de 650.000 entrées d’immigrés par an en France !

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  • Comment Ayrault sabote les annonces de Hollande

    140127La semaine écoulée s'est nourrie de l'illusion d'un Conseil des dépenses publiques. Annoncé par le 14 janvier il s'est réuni autour du chef de l'État le 23. Sans doute a-t-on jugé en haut lieu qu'il fallait encore créer de nouvelles instances de concertation, puisque les institutions supposées compétentes ont échoué.

    Le président a déjà perdu deux ans sur la perspective de "l'inversion de la courbe du chômage". Sa crédibilité de réformateur se révèle plus qu'entamée. L'enlisement de ce qui lui reste ne peut aboutir qu'à une catastrophe institutionnelle.

    L'entretien avec Jean-Marc Ayrault, publié par "Le Monde" (1)⇓ soulève pourtant à cet égard un certain nombre de problèmes.

    Les gros moyens de la désinformation quotidienne tendaient ces derniers temps à passer le personnage, et sa fonction constitutionnelle, à la trappe. Au moins ce texte, médiocre à tous égards, nous rappelle que le Premier ministre existe puisqu'on l'a vu à la télé.

    On doit tout d'abord évoquer, fût-ce rapidement, l'équation personnelle du chef actuel du gouvernement.

    Avec son faux air de majordome pour comédie de boulevard, il ne lui manquait que le costume pour jouer parfaitement son rôle quand il présidait le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Choisi pour sa fidélité par un François Hollande, fraîchement élu mais de longtemps ambitieux de grimper au sommet du cursus républicain, il atteignit très vite son seuil d'incompétence.

    Aujourd'hui son propos, flou et mou, ne sert plus qu'à souligner les funestes ambiguïtés de la voix de son maître.

    Prenons un premier exemple. Le texte du Monde, journal papier imprimé le vendredi 24, est daté, comme d'habitude des samedi 25- dimanche 26 janvier. Or, notre Ayrault a rencontré les journalistes (2)⇓ le jeudi 23, comme en atteste la date de la photo publiée par le fameux "grand quotidien du soir". Lues attentivement ses déclarations ne démentent certes pas, en elles-mêmes, le contenu, déjà fort problématique, du président de la république. Le creux ne contredit pas le vague.

    Il se trouve que l'on pouvait lire dans "L'Humanité" du 23 janvier un texte assez menaçant. Il doit être considéré comme de conception purement cégétiste. Cette adresse a été, cependant, signée en commun des principales confédérations syndicales de la fonction publiques : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires, Unsa s'alignent en effet pour proclamer que "les fonctionnaires ne veulent pas être victimes des 50 milliards d'austérité". "Leur inquiétude, ajoute L'Huma, est d'autant plus vive que le premier ministre a estimé ce jeudi que l'objectif était de réaliser 'au minimum 50 milliards d'économies' d'ici à la fin du quinquennat, en 2017."

    Inutile, évidemment de souligner que ces prétendus "50 milliards" ressemblent à tous les chiffres avancés par le gouvernement, résultats d'additions virtuelles de quantités hypothétiques regroupant, comme trop souvent, les carottes et les navets.

    Dans un tel contexte accusatoire, se situant lui-même sur la défensive, le Premier ministre a cru intelligent de chercher à rassurer. Il s'adresse à des journalistes qu'il suppose partager les visions cégétistes. En se rapportant au texte même de l'entretien on se rend compte qu'il n'a rien fait d'autre que d'ergoter pour expliquer que sa politique s'inscrivait dans un plan d'ensemble qu'il croit de haute tenue et de grande envergure.

    On remarquera qu'il se prépare à commettre les mêmes erreurs que le plan Juppé-Barrot de 1995-1996. Il croit "faire des économies" en "mutualisant les caisses sociales", au lieu de les mettre en concurrence. Mais "qu'attendre d'un cochon sinon un grognement" dit le proverbe anglais. Qu'attendre dons d'un politicien socialiste conseillé par des technocrates français ? Mais lorsqu'un cavalier ne maîtrise pas sa monture, celle-ci n'en fait qu'à sa guise.

    Et voici comment ses déclarations se retrouvent déformées par une dépêche de l'agence Reuters. Or celle-ci est beaucoup plus largement diffusée que le quotidien dont est issue la déclaration.

    Le titre dit tout : "Jean-Marc Ayrault jure que la politique du rabot est terminée"(3)⇓ En fait Ayrault ne "jure" de rien, rien n'est terminé car rien n'est même commencé. Ayrault sabote seulement, par sa propre maladresse et ses incertitudes les annonces déjà peu crédibles de Hollande.

    JG Malliarakis 

    http://www.insolent.fr/2014/01/comment-ayrault-sabote-les-annonces-de-hollande.html

    Apostilles

    1. cf. Le Monde en ligne le 24.01.2014 à 10h40, mis à jour à 12h36 | 
    2. Bastien Bonnefous, Luc Bronner et Françoise Fressoz. .
    3. cf. Reuters 24 janvier 2014 à 12 h14
  • Colère Identitaire et patriote

    reseau

    Communiqué du 27/01/2014

     

    Pour réussir ce Jour de Colère, qui a réuni des dizaines de milliers de participants, le Réseau-Identités avait donné rendez-vous à ses adhérents sur les marches de l’Opéra-bastille avant de rejoindre la Place Vauban.

     

    Ils étaient venus de toutes les régions de France; il y avait là des Provençaux, des Languedociens de la Ligue du Midi venus en minibus, une grosse délégation du Berry, des Champenois, des Picards en lutte pour la sauvegarde de leur identité menacée par le projet de dépeçage de leur région, des Savoyards, des Bretons, des Franciliens en lutte contre ce projet jacobin de métropole, des Normands mais aussi des belges venus en renfort ainsi que des « laïques» et des patriotes.

     

    Dans un tract distribué au cours de la manifestation intitulé « de la révolte à la révolution » les Identitaires ont voulu crier leur révolte à la face des socialistes qui, en 18 mois, ont concocté toutes sortes de projets visant à opérer la dilution de notre Identité : atteinte à la cellule familiale, remplacement de population, droit de vote des étrangers, officialisation de la repentance, promotion du métissage, christianophobie…

     

    A pied d’œuvre, en ce jour de Colère, le Réseau-Identités a été le seul représentant du courant identitaire, ce qui explique son succès dans la manifestation puisqu’il fut suivi, derrière ses banderoles, par 400 à 500 manifestants qui ont repris ses mots d’ordre et en particulier « COLERE PATRIOTE ET IDENTITAIRE » qui fut scandé par des centaines de poitrines.

     

    Les identitaires du Réseau se félicitent d’avoir manifesté aux côtés de gens motivés, certes avec des positionnements divers, mais se tolérant les uns les autres, ce qui constitue de possibles prémisses pour d’autres alliances improbables auparavant. Ils condamnent avec force les tentatives d’intimidation de la police qui s’est livrée à un véritable guet-apens et les manifestants auront eu du mal à se reconnaitre dans le compte-rendu qui en a été fait par les médias et Manuel Valls.

     

    Concluons par un propos entendu dans une discussion au sein du groupe des Identitaires pendant la manif…

     

    « Les socialistes finissent toujours par nous amener la guerre, la pauvreté et le désordre. Quand le gouvernement s’oppose à l’intérêt du pays, c’est la légitimité du peuple que de s’opposer au gouvernement »

     

    Réseau Identités
    www.reseau-identites.org / contact@reseau-identites.org
    @Reseauidentites

  • Pourquoi le « Système » fait-il mousser Dieudonné ?

    Un seul homme, un seul, vient d'interdire le spectacle que devait donner Dieudonné M'bala M'bala à Nantes avant-hier soir et, partant, tous ses spectacles en France si on table sur la crainte qu'auront désormais tous les tribunaux administratifs de se faire censurer par la plus haute juridiction de droit interne, pour les même pseudo-raisons.

     

    Cet homme, non content d'être seul et d'avoir statué à la va-vite, alors qu'une décision d'une pareille gravité aurait mérité qu'un collège de sages se penchent sur la question pendant des jours, c'est Bernard Stirn, juge des référés du Conseil d'Etat, juif et, de manière particulièrement remarquable, arrière-petit-neveu d'Alfred Dreyfus et frère de l'inénarrable Olivier Stirn, ancien ministre et membre du comité directeur de l'Association France-Israẽl.

     

    Allons bon, voilà que le « Système » fait comme s'il souhaitait valider en un seul jour et en une seule action toutes les thèses « antisionistes » de sa cible...

     

    Après la circulaire pondue par notre bon ministre de l'Intérieur, dont une déclaration fort connue a consisté en un attachement indéfectible à l'Etat hébreu, et avant les chatteries de notre excellente ministre de la Culture et de notre sublime porte-parole du gouvernement (la première ayant depuis longtemps fait une profession de foi similaire, et la seconde ânonnant laborieusement sa récitation sur l'antisémitisme de la quenelle), est-il vraiment encore besoin de dire à quoi ressemble cet assassinat politico-juridico-médiatique digne des zeurléplusombreudeluèressesse ?

    Ne vous y trompez pas, je ne suis pas, loin s'en faut, un grand admirateur de Dieudo, qui est pourtant probablement, en plus de me faire souvent rire même si je préfère de loin Gaspard Proust et Laurent Gerra, un brave gars, aux prises comme beaucoup de métis avec quelques difficultés d'identification et, comme la plupart des ex-membres de la confrérie des bien-pensants ayant incomplètement viré leur cuti, en délicatesse avec la cohérence intellectuelle élémentaire.

     

    Je pense même, pour tout vous dire, qu'à l'instar de la SARL Le Pen et de Soral, Dieudonné fait partie de l'entité-repoussoir systémique, que je qualifie de « Goldstein » par référence au fameux bouquin d'Orwell. Comme pour les autres composantes de cette entité, cela ne signifie pas pour autant, à mes yeux, qu'il souhaite y appartenir, ni qu'il ait conscience d'en faire partie.

     

    C'est juste qu'objectivement, il attire à lui nombre de contestataires de bonne foi, tout en professant un très banal amour universel parfaitement utopique et en ne proposant aucune solution concrète, et piège ses adeptes dans une vision manichéenne azimutée pile-poil vers le créneau porteur de la répression systémique : Léjuif (pardon, Léssioniste).

     

    Soi-disant « anti-système » mais citoyen de partout et de nulle part, faisant du profit en France et plaçant ses avoirs au Cameroun, appelant le si peu exemplaire footballeur Anelka son « frère », excitant l'immigré africain à exiger la repentance européenne pour la colonisation et la traite négrière atlantique sans jamais évoquer la traite arabe, imputant à Israël et au lobby juif tous les malheurs du monde, Dieudo n'est pas un réel dissident, mais juste un indigné sentimental et attrape-nigauds, peut-être un tantinet matois.

     

    Comme souvent chez les pseudo-dissidents, il profère néanmoins, entremêlées à ses erreurs et simplismes, un certain nombre de vérités. Qui, parmi le public un minimum instruit, peut encore douter de la réalité du Shoah-business, dénoncé notamment par des Juifs ? Qui contesterait que la colonisation de l'Afrique et la traite atlantique (d'ailleurs largement imputable à des Juifs) aient été des ignominies ? Qui nierait la puissance du lobby juif et de ses antennes, telles le CRIF et la LICRA ? Qui tiendrait pour négligeables le rôle négatif et la puissance de la banque juive, notamment dans le monde anglo-saxon ?

     

    Seulement voilà, en présentant de tels faits comme pièces à conviction d'une thèse globalement mal ficelée, au service d'un discours ambigu entre universalisme conventionnel et anti-systémisme mal défini, prêtant le flanc à la répression par des provocations trop grossièrement orientées, on ne fait que discréditer les réalités qu'on prétend dévoiler, au profit du « Système » qu'on prétend combattre, et on est facilement dénoncé, par la machine politico-médiatico-judiciaire, comme le monstre nazimorphe qu'on n'est pas.

     

    Pour ma part, le débat qui, à partir de l'affaire Dieudonné, fait rage dans les médias mainstream et même alternatifs au sujet de la liberté d'expression, ne m'intéresse pas. De liberté d'expression, il n'en existe quasiment plus en France et en Europe, si ce n'est dans le monde entier, depuis bien longtemps, à supposer qu'elle ait jamais réellement existé ; mais, en tout cas, aujourd'hui moins que jamais. Je suis quelqu'un de relativement pondéré mais si je disais publiquement tout ce que je pense, je me retrouverais probablement très vite en prison. A tout le moins, je soutiens que nous vivons dans une dictature déguisée et que la vraie nature du Régime relève de plus en plus d'un totalitarisme.

     

    Non, à mon avis, la seule vraie question que pose cette affaire Dieudonné, c'est : en quoi le « Système » a-t-il intérêt à faire, en attisant la sympathie en faveur des thèses de sa cible du moment, en réaction à une répression démesurée et à une maladresse oligarchique apparemment insigne (j'accorde au passage, bien volontiers, à tout contradicteur sur ce point, que Manuel Valls, notamment, manifeste une lourdeur et un manque d'intelligence situationnelle et tactique absolument confondants), la promotion d'un humoriste aussi peu dissident en réalité ?

     

    Cette question, que presque personne ne paraît sérieusement se poser, tant le battage médiatique entraîne des réactions plus ou moins binaires sur un terrain préalablement délimité par l'ennemi, appelle de multiples réponses. J'en vois déjà au moins trois.

     

    Un, l'enfumage, le prétexte. On tape sur Dieudonné pour se donner la possibilité de taper sur n'importe qui, pour n'importe quel motif. Afin de restreindre encore la sacro-sainte liberté d'expression, sous des prétextes aussi flous qu'adaptables à toutes les situations.

     

    S'agissant de l'ordonnance du Conseil d'Etat du 9 janvier 2014, le juge des référés Bernard Stirn a utilisé le motif fourre-tout, qui devrait faire honte à tout juriste digne de ce nom, d' « atteinte à la dignité humaine », en se référant, notamment, de manière transparente, à un précédent arrêt du Conseil d'Etat qui avait, contre toute raison et en violation de l’ordonnance du 9 août 1944, reconnu la responsabilité de l'Etat dans la déportation.

     

    Rien n'interdit désormais, au gré de l'arbitraire gouvernemental, au juge administratif (contrairement aux juges des juridictions de l'ordre judiciaire, recrutés à la sortie de l'ENM, les magistrats concernés sont, comme les hauts fonctionnaires et bien des politiciens, issus de l'ENA, ce qui en dit long sur la consanguinité des autorités et l'absence de séparation des pouvoirs en la matière), d'interdire tout ce qui lui déplaît ou déplaît à l'exécutif, au prétexte de l' « atteinte à la dignité humaine » ni, a contrario, de faire preuve du plus parfait laxisme envers des atteintes à des groupes, à des convictions ou à des professions de foi qui n'ont pas sa sympathie.

     

    Idem, des juges civils et pénaux. Rappelons qu'une photo de Dieudo figurait sur le mur des cons dans les locaux du Syndicat de la magistrature (dont le bureau, je le signale, n'est pas composé de Juifs). Et, que je sache, le photographe Jean-Claude Elfassi qui, invoquant pesamment un humour « façon Dieudonné », a traité celui-ci de « singe » et a qualifié son épouse de « viande à nègre », n'est pas inquiété... Pas plus que d'autres du même tonneau. Bref.

     

    Deuxième mobile possible à la publicité faite à Dieudo par le Régime, une explication en lien étroit avec la première, analysée ci-dessus : culpabiliser et faire peur.

     

    Non seulement le pouvoir se donne une arme juridique inédite, un outil de contrôle et de muselage pour désamorcer et réprimer ce qu'il veut (vous me direz, ce n'est qu'une arme juridique de plus ; certes, néanmoins celle-là est tout de même digne des pires systèmes totalitaires), mais en plus, il se dote, par là, d'un outil de culpabilisation et de terreur sans précédent.

     

    Culpabilisation, par référence, notamment, à l'arrêt précité du Conseil d'Etat ayant reconnu la responsabilité de l'Etat dans la déportation. Décryptage : désormais, si vous mouftez, si vous vous touchez l'épaule, si vous protestez contre un quelconque mot d'ordre idéologico-politique, vous êtes des nazis, des complices en puissance de la Shoah, des antisémites, des monstres contre lesquels tout est permis. Donc, vous devez la fermer. Ou alors (aspect terreur), vous allez voir ce que vous allez voir, bande de chiens.

     

    Pas illogique, comme stratagème, de la part d'un gouvernement inefficace, incapable, impuissant à résoudre le moindre vrai problème, impopulaire au dernier degré, contesté de tous côtés, incarnant avec son chef de l'Etat ridicule un système à bout de souffle.

     

    Voilà qui vérifierait, une fois de plus, l'adage selon lequel l'agressivité est un signe de faiblesse.

     

    Quoi qu'il en soit, dissuader par la terreur de l'arbitraire toute velléité de contestation, c'est certainement un moyen de regagner un peu de puissance dans un contexte de moindre vitalité. Reste à savoir si un outil aussi dangereux, entre des mains si frêles, ne risque pas de se retourner contre ses utilisateurs.

     

    Troisième explication que je vois à la volonté oligarchique de donner raison à Dieudonné en lui donnant tort : évidemment, attirer la dissidence sur une fausse piste, puisque l'humoriste et ses thèses manichéennes n'offrent aucune réelle alternative.

     

    Ce faisant - par le mécanisme classique de l'amalgame -, le Régime ferait d'une pierre deux coups : primo, il égarerait de nombreux dissidents, indignés par le traitement inique réservé à Dieudo, sur la voie d'une pseudo-contestation et, secundo, il affaiblirait d'autant la vraie dissidence tout en diabolisant injustement, mais efficacement, comme cela a déjà été fait avec le FN, tous les ralliés à la pseudo-dissidence circonscrite à une dieudosphère même élargie par un afflux de sympathisants.

     

    Ces trois explications ont-elles une valeur ? Dans l'affirmative, se valent-elles ? Doit-on les combiner et les associer ? Dans la négative, qu'en retenir et qu'en rejeter ?

     

    Ou bien, le Régime est-il simplement devenu totalement stupide, au point de laisser le lobby juif, clairement à la manoeuvre en l'occurrence, dévoiler de plus en plus crûment son impudence communautaire et son mépris des règles traditionnelles de notre Etat de droit ?

     

    J'avoue que je n'ai pas de certitude sur ces points.

     

    Mais s'il y a une chose dont je suis sûr, même si nous vivons des temps difficiles et que nos libertés se réduisent comme une peau de chagrin, c'est que tout cela augure bien mal du sort de nos élites, quand le vent révolutionnaire balaiera le « Système » épuisé jusqu'aux derniers réduits de ses villas avec piscine. Car comme on fait son lit, on se couche. Si bien qu'à force de traiter le peuple comme du bétail, on se prendra fatalement de fameux coups de cornes.

     

     

    Dernière minute : le préfet de police de Paris vient d'interdire le nouveau spectacle de Dieudo, « Asu Zoa », nécessairement sans même savoir ce qu'il contient et donc, uniquement parce que Dieudo en est l'auteur !

     

    Quand je parlais d'arbitraire... La réalité totalitaire dépasse désormais la fiction.

     

    (Mise à jour du 13 janvier 2013)

    Ah, finalement, le préfet autorise. C'est la... valse.

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2014/01/11/pourquoi-le-systeme-fait-il-mousser-dieudonne-5268533.html#more

  • « Que la révolution commence », par Garry Leech

    Je vous livre la traduction d'un texte essentiel de l'auteur de « Le Capitalisme, un génocide structurel ». Quelque chose me dit que chez les droitards, sa lecture va provoquer quelques sérieux grincements de dents...

    Qu'est-ce que nous attendons ? Combien de temps allons-nous rester assis à ne rien faire et à regarder les bellicistes politiques déployer leurs drones, leurs navires de guerre, leurs bombardiers furtifs, leurs missiles, nos fils et filles et, finalement, leurs armes nucléaires, contre les peuples les plus pauvres du monde ? Combien de temps allons-nous rester indifférents aux entreprises bellicistes maniant leurs baguettes magiques bénéficiaires, qui remplissent à craquer leurs portefeuilles et leurs bedaines, pendant que des millions d'enfants meurent de faim et de maladies évitables ? Combien de temps allons-nous accepter l'inégalité injuste des 1 % empochant une part largement disproportionnée de la richesse créée par le labeur des 99 % ? Combien de temps allons-nous accepter passivement la folie suicidaire consistant à violer et piller les ressources limitées de notre planète, au point qu'aucun de nous ne sera en mesure de survivre ? Que la révolution commence !

    Et qu'en est-il de notre peur irrationnelle des armes de destruction massive dans les mains de terroristes, qui nous maintient paralysés et distraits des injustices quotidiennement perpétrées en notre nom ? Les plus mortelles des armes de destruction massive utilisées aujourd'hui dans le monde ne sont pas chimiques ou biologiques ; ce sont les règles établies par l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et tous les soi-disant accords de libre-échange qui ne font qu'intensifier les inégalités au plan mondial, la souffrance humaine et la mort. Les élites du monde des affaires et leurs laquais politiques manient ces armes avec peu de souci du bien-être humain ou de l'environnement. Les banquiers d'investissement de Wall Street jouent dans un casino mondial où les dés sont pipés en faveur de la maison, et la maison se trouve être la propriété des 1 %. Pendant ce temps, les plus grands perdants dans ce casino capitaliste perdent plus que de l'argent ; ils perdent leurs maisons, leur santé, leur éducation, leurs moyens de subsistance, leur dignité, même leur vie. Ils sont les millions qui meurent inutilement chaque année de faim et de maladies évitables. Ceux-ci sont les ultimes victimes du capitalisme, génocide structurel. Que la révolution commence !

    Ce génocide n'est pas simplement une conséquence malheureuse du capitalisme ; il constitue le fondement même du système. Et nous nous tenons sur ces fondations aujourd'hui ! Tout ce que nous construisons est érigé sur ces fondations gorgées de sang ! Ne sont-ce pas le génocide des peuples indigènes partout aux Amériques, et le vol de leurs terres, qui ont créé la richesse qui a financé la révolution industrielle ? N'est-ce pas le mouvement des enclosures qui a expulsé les gens de la terre et leur a volé leurs moyens de subsistance, afin qu'ils puissent être « libres » de trimer dans les conditions misérables des usines de l'Angleterre industrielle ? Ne sont-ce pas l'enlèvement de millions d'Africains et leur asservissement aux Amériques qui ont alimenté le « développement » des États-Unis et du Canada ? Les mêmes pratiques violentes se poursuivent aujourd'hui avec le déplacement forcé de millions de paysans, afin que des capitalistes requins de la finance puissent continuer d'exploiter les ressources naturelles de la planète, pour tapisser leurs propres poches de luxe. Que la révolution commence !

    Aucun système social dans l'histoire humaine ne s'est jamais avéré si génocidaire ; ni le communisme, ni même le fascisme. Et aucune dose de bricolage avec un système qui est intrinsèquement génocidaire, ne mettra un terme au génocide. Pendant la première décennie du 21e siècle, plus de 120 millions de personnes sont mortes parce que les structures du système capitaliste les ont empêchées de satisfaire leurs besoins de base. Pendant ce temps, les Européens dépensent plus d'argent chaque année en crème glacée, que la somme nécessaire pour fournir à tous, dans les pays du Sud, de l'eau potable et un système d'assainissement élémentaire. Et les Américains et Européens dépensent annuellement davantage en aliments pour animaux de compagnie, que la somme nécessaire pour prodiguer les soins de santé de base aux pauvres dans le monde entier. Il n'y a que dans un système génocidaire qu'il paraît plus sensé de produire, pour les riches, de la crème glacée et de la nourriture pour animaux de compagnie, que de l'eau potable et des soins de santé pour des milliards de personnes qui ne constituent pas un marché viable, parce que leur travail n'est pas nécessaire et qu'ils sont trop pauvres pour être des consommateurs. Seul un système génocidaire peut rendre jetable la moitié de l'humanité ! Mais le revers de cette équation est que les pauvres du monde entier n'ont plus rien à perdre. Que la révolution commence !

    Mais qu'arrive-t-il quand les pauvres osent résister et se défendre ? Ne sont-ils pas alors les heureux bénéficiaires de la « démocratie » et de la « liberté » distribuées, non seulement par le canon d'un fusil, mais par des bombes et des missiles à guidage laser qui détruisent leurs maisons et taillent leurs membres en pièces ? Ne bénéficient-ils pas de sanctions économiques qui aboutissent à la famine et à la maladie, en raison de la pénurie de nourriture et de médicaments refusés au nom de l'intervention humanitaire ? Ne sont-ils pas considérés comme des terroristes ? Nous les tuions parce qu'ils étaient communistes. Indépendamment de l'étiquette que nous leur épinglons, constituent-ILS vraiment une menace pour NOTRE sécurité ? Et croyons-nous vraiment que les tuer et les mutiler par les bombardements, la famine et la maladie, va leur faire voir le monde comme nous le faisons ? Ou que cela les fera vraiment nous haïr ? Que la révolution commence !

    Et qu'en est-il de vous et moi, qui vivons dans le ventre de la bête impérialiste ? NOUS ne sommes pas innocents dans tout cela ! La majorité d'entre nous, dans les pays riches, sommes à la fois esclaves des 1 % et complices de l'exploitation et du génocide des pauvres du monde entier. On nous dit que nos modes de vie sont un produit de notre propre dur travail individuel, et que personne n'a le droit de nous prendre cela. Mais que dire de ceux, dans les pays du Sud, qui peinent 12, 14 ou 16 heures par jour dans une lutte désespérée pour la survie ? Ne travaillent-ils pas dur, eux aussi ? Et pourtant, peu importe combien ils travaillent dur, ils ne seront jamais près d'atteindre un mode de vie comme le nôtre. En fait, ils auront de la chance de préserver leur vie, sans parler de parvenir à un mode de vie confortable. NOS habitudes de consommation et modes de vie sont dépendants de l'exploitation de LEUR travail et de LEURS ressources naturelles. NOUS ne jouissons pas de NOTRE mode de vie parce que NOUS sommes en quelque sorte intrinsèquement plus intelligents, ou supérieurs, ou plus blancs, ou travaillons plus dur qu'EUX, mais parce que nous avons la chance de vivre dans le pays des exploiteurs impérialistes, que ce soit aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Europe continentale, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. NOUS vivons comme nous le faisons, en consommant la part d'autres peuples dans les ressources de la planète. C'est pourquoi l'écart de richesse entre les nations riches et les nations pauvres a augmenté, passant de 3 contre 1 en 1820, à 35 contre 1 en 1950 et à 106 contre 1 aujourd'hui. Et c'est précisément pourquoi nous aurions besoin de cinq planètes Terre pour que la population du monde entier, soit sept milliards de personnes, puisse vivre comme nous le faisons. En réalité, le « rêve américain » est un cauchemar pour des centaines de millions de personnes à travers le monde. N'avons-nous pas de conscience ? Que la révolution commence !

    Mais NOUS AVONS une conscience ! Elle a seulement été temporairement intégrée [à une explication globale falsifiée que nous acceptons - NDT], sous le poids de la propagande avec laquelle les élites capitalistes et leurs laquais politiques nous bombardent quotidiennement. Cette propagande nous cache les relations entre nos modes de vie relativement confortables, et la souffrance massive endurée par des millions de gens pour nous assurer ce mode de vie. NOUS bénéficions de la grande richesse générée sous le capitalisme, pendant que la moitié de la population mondiale endure la misère et les privations. Mais même NOS confortables modes de vie sont érodés, avec à peine un coup d'œil de notre part, alors que nous sommes forcés de travailler plus longtemps et d'accumuler des dettes toujours plus élevées, pendant que la richesse créée par notre travail est de plus en plus centralisée dans les mains des 1 %. Il existe une machine de propagande qui nous convainc d'accepter cette réalité injuste. Notre système d'éducation exige de l'ordre et de l'obéissance, au sein de structures autoritaires hiérarchiques qui nous classent et nous catégorisent, en fonction des besoins d'une société dont les valeurs sont dictées par des élites capitalistes. Sinon, pourquoi serions-nous obligés de nous asseoir docilement en rangs et de mémoriser les mythes ridicules au sujet de la « démocratie » et de la « liberté » et de la « justice », dont nous sommes nourris à la cuillère à partir de manuels passés au « blanc » [jeu de mot intraduisible, alliant l'image du lavage du linge en machine à celle de l'ethnocentrisme occidental - NDT] ? Non seulement l'éducation enterre notre conscience, mais elle écrase aussi notre esprit. La seule chose à quoi l'obtention du diplôme nous rend bons, est d'intégrer un lieu de travail tout aussi rigide, qui exige le même ordre et la même obéissance. Nous n'avons pas été éduqués, nous avons été endoctrinés ! Que la révolution commence !

    Et les médias, nous éclairent-ils sur cette réalité ? Non ! Ils nous endoctrinent davantage, à travers des histoires à sensation qui servent à renforcer les croyances et les mythes instillées en nous par le système d'éducation, et à nous distraire des vraies questions qui ont un impact sur nos vies et sur le monde dans lequel nous vivons. Il est plus important que nous fassions nos courses, que nous regardions la télévision et lisions des tweets de célébrités, plutôt que d'affronter les dures réalités qui résultent de nos choix de vie. Mais aucune quantité d'achats, ni de télévision, ni de culte de la célébrité ne peut suffisamment engourdir notre conscience ; c'est pourquoi beaucoup d'entre nous sont si dépendants des antidouleur, sous forme d'alcool, de drogues illicites et d'antidépresseurs. N'est-il pas temps de raviver à la fois notre conscience et notre esprit ? Que la révolution commence !

    À ceux qui bombardent lâchement les peuples les plus pauvres du monde avec des monstres téléguidés dans le ciel ; à ceux qui croient qu'ils ont un droit inaliénable à perpétrer un génocide structurel à travers leur exploitation brutale des gens et de la nature ; à ceux qui utilisent la richesse générée par NOTRE travail pour construire LEURS demeures et modes de vie privilégiés ; à ceux qui défendent leurs privilèges avec des outils de surveillance high-tech qui espionnent chacune de nos actions et de nos paroles au nom de la sécurité nationale ; et à ceux qui utilisent leur pouvoir et leur influence pour développer des mécanismes de propagande et de contrôle de l'esprit pour nous garder dociles, je donne un avertissement : PRENEZ GARDE ! Car ces armes vont bientôt être retournées contre vous ! Après tout, si les palais politiques connus sous les noms de Maison Blanche, de 24 promenade Sussex [à Ottawa, c'est l'adresse de la résidence officielle du premier ministre du Canada - NDT] et de 10 Downing Street, et les bureaux de sociétés à Wall Street, à Bay Street [centre du quartier financier de Toronto, près de la Bourse du Canada - NDT] et à la City, et les ministères de la guerre situés au Pentagone, au Pearkes Building [siège des quartiers généraux de la Défense nationale canadienne, à Ottawa - NDT] et à Whitehall, devaient tous tomber dans l'oubli, les milliards de personnes opprimées et pauvres dans le monde ne s'en porteraient-elles pas mieux ? Ces établissements et ce qu'ils représentent ne sont pas sources de liberté et de vie, ils sont des fauteurs de souffrance et de mort. Que la révolution commence !

    Ne devrait-ce pas être aux élites du monde des affaires de devoir trembler, terrifiées à la perspective de la faim et de la maladie, les ravageant elles et leurs familles, au point qu'elles seraient obligées de mendier des bons d'alimentation et autres aumônes ? Ne devrait-ce pas être aux maisons des gros richards de banquiers d'investissement d'être saisies, de sorte qu'eux-mêmes et leurs familles se trouveraient, non pas bien installés en toute sécurité dans leurs luxueuses communautés fermées, mais vivant dans la rue, dans la peur constante de la violence des hordes en colère dont ils ont détruit la dignité depuis des siècles ? Ne devrait-ce pas être aux politiciens et aux généraux qui manient les modernes épées de la mort high-tech, d'être obligés de vivre dans la peur constante d'être mis en pièces ou mis à la torture, des mains des victimes, pauvres et déshéritées, de leur génocide en cours ? Cela ne serait-il pas justice ? Que la révolution commence !

    Et quel genre de monde pourrait-il être gagné, au moyen d'une telle révolution ? Imaginez un monde dans lequel toutes les ressources ont été équitablement réparties, si bien qu'aucun enfant n'a jamais eu faim. Imaginez un monde dans lequel nous nous sommes souciés de notre voisin, plus que nous ne nous soucions d'un candidat à une émission de télé réalité ou d'un personnage dans un feuilleton. Imaginez un monde dans lequel prendre soin de notre Mère la Terre a été plus gratifiant que de faire les boutiques pour acheter une nouvelle paire de chaussures ou le dernier gadget électronique. Imaginez un monde dans lequel nous coopérons, plutôt que de rivaliser les uns avec les autres. Imaginez un monde où la coopération s'étend au lieu de travail et où nous sommes responsabilisés en tant que copropriétaires par un processus collectif de décision, plutôt que d'être de simples appendices du système de production, contraints de suivre docilement les diktats d'autrui. Imaginez un monde où l'autoritarisme n'existe pas dans le domaine politique, sur nos lieux de travail ou dans nos maisons. Imaginez un monde dans lequel nous avons TOUS une voix significative au chapitre, pour toutes les importantes décisions qui ont un impact sur nos vies. Imaginez un monde où TOUS les Noirs, les Blancs, les Bruns, les hommes, les femmes et les pédés sont considérés comme des êtres humains égaux. En bref, imaginez un monde d'harmonie et de compassion. Certains pourraient dire qu'un tel monde n'est rien de plus qu'un rêve utopique, mais je dis que c'est la croyance que nous pouvons continuer comme nous sommes, qui est utopique.

    Alors, que la révolution commence, MAINTENANT !

    Sources : Counterpunch et le blog de Garry Leech

    (N.B. : Garry Leech est un journaliste indépendant ; né en Grande-Bretagne, il donne des cours de science politique internationale dans une université canadienne.)

    Traduction par mes soins. – Reproduction autorisée sous réserve de citer verslarevolution.hautetfort.com en source.

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2014/01/19/que-la-revolution-commence-par-garry-leech-5275429.html