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Olivier Delamarche: Inquiétudes sur les marchés
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Des bombes contre la société industrielle
L’aventure révolutionnaire et criminelle du mathématicien Theodore (ou Ted) Kaczynski est un cas unique dans l’histoire récente, c’est-à-dire depuis les briseurs de machine d’avant le XXe siècle. Le sujet visé par la violence d’Unabomber n’est autre que la technologie contemporaine et ses zélateurs.
Référencé comme Unabom par le FBI, puis surnommé Unabomber, Ted Kaczynski a défrayé la chronique du terrorisme américain de 1978 à 1996. Ses thèses sont issues des réflexions d’auteurs tels Jacques Ellul ou Hanna Arendt, mais radicalisées à l’extrême. Très critique envers les mouvements politiques de la gauche traditionnelle (on pense au PS/EELV aujourd’hui), qu’il trouve totalement englués dans l’idéologie de la société industrielle, il veut en finir avec le soi-disant progrès technologique qui détruit la liberté humaine et conduit nécessairement à la catastrophe. Il faut donc, affirme-t-il, que la société moderne s’effondre avant le désastre ultime. Emporté par sa folle haine de la société industrielle, il choisit une lutte solitaire qu’il décrivait comme révolutionnaire. N’hésitant pas à utiliser des moyens brutaux, essentiellement les colis piégés qui firent trois morts et vingt-trois blessés. Toutefois il tentait toujours de légitimer ses actions dans des manifestes très violents en paroles. Ainsi écrit-il : « Si l’on considère la stratégie révolutionnaire... l’objectif unique et crucial demeure l’élimination de la technologie moderne et rien ne doit l’entraver. »
Dans l’ouvrage écrit en prison L’effondrement du système technologique, il insiste sur la fragilité des systèmes techniques compliqués et il nie le fait, sans cesse rabâché par les manuels scolaires et les médias, que le progrès technique doive être considéré comme irréversible. Unabomber rappelle que les Romains n’ont laissé que des traces de leurs technologies, aqueducs, routes, égouts, chauffage, et autres prodiges de leurs fascinants ingénieurs (je rappelle à titre d’illustration de son propos que les aqueducs pouvaient courir sur plus d’une centaine de kilomètres en gardant une pente de 1 mm par mètre et en arrivant au point visé au milieu de la ville). Leurs connaissances après l’effondrement, au Ve siècle avant J.C., n’ont plus servi à rien et ce n’est que 500 ou 600 ans plus tard que l’on est reparti sur d’autres bases techniques, par exemple les moulins à eau au Moyen Age, avant de quitter cette voie pour la machine à vapeur et la technologie du feu.
Cloisonner la technique
Unabomber défend aussi une hypothèse très intéressante en opposant ce qu’il nomme la technologie systémique et la technologie cloisonnée. Je préfère appeler la première « macro-système technique » car la notion « systémique » est un fourre-tout idéologique. L’important reste de comprendre ce que veut dire Kaczynski : les artefacts modernes sont dépendants d’un ensemble de conditions de production qui sont très éloignées de l’objet lui-même. Ce dernier est au centre d’un flux de produits qui viennent du monde entier, et d’usines qui détiennent chacune pour soi une partie du savoir et de la matière première. Unabomber donne l’exemple simple du réfrigérateur qui est branché pour fonctionner sur un ensemble industriel complexe et une source d’énergie éloignée, barrage ou centrale thermique et nucléaire. Si le système techno-industriel s’effondrait, il n’y aurait plus de réfrigération (on pourrait aussi se demander « que deviendrait l’ordinateur ? »...). Ted Kaczynski nous explique à propos du réfrigérateur qu’il était beaucoup plus simple de construire une chambre froide par l’isolation, ou de conserver les aliments autrement.
Il oppose donc à ce macro-système industriel « la technologie cloisonnée » selon ses termes, qui représente une manière simple et efficace de produire des objets utiles. Par exemple, après l’effondrement de l’Empire romain, le talent du forgeron ne fut pas perdu, il était facile de garder la compétence sur ce plan, de même pour la roue hydraulique à la base du renouveau médiéval. Et la liberté de chacun était ainsi préservée.
Unabomber souligne dans son ouvrage que la « big technology », comme la nomme les anglo-saxons, se voit incapable de se réformer d’elle-même car elle est entraînée par la soif de puissance. [...] les catastrophes industrielles ne sont pas l’occasion d’une remise en cause du système technique, au contraire car plus est dramatique l’événement, plus la récupération par la même technologie sera mise en valeur et les dégâts même gigantesques seront oubliés. Fukushima en est l’exemple récent le plus tragique : il accompagne le renouveau du nucléaire ! Mais va aussi dans ce sens la décision d’Obama d’autoriser les forages en eau profonde dans l’Alaska : BP a pu colmater son puits dans le Golfe du Mexique, donc la situation a finalement été maîtrisée et la technoscience a démontré son efficacité. Il en sera de même demain pour les boues rouges de Hongrie, les sables bitumeux, le gaz de schiste, et toutes les autres folies prédatrices et excavatrices qui nous attendent. Unabomber, bien avant d’autres critiques du progrès technique, nous avait avertis qu’il risquait d’en être ainsi pour toutes les autres calamités à venir, si nous ne prenions pas le problème à sa source : la question existentielle de la technique. Le mouvement de la décroissance ne peut pas se désintéresser de cet aspect technopolitique de l’avenir tel qu’il est conçu par les multinationales.La Décroissance N°105
http://www.oragesdacier.info/2014/01/des-bombes-contre-la-societe.html
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[JDC] Les futurs gavés refusent la notification
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Le pouvoir cherche à déstabiliser les Bonnets Rouges Frontaliers
Notre brève d’hier révélait qu’Eric Brenghart était convoqué par la gendarmerie. Nous en savons plus grâce à sa page Facebook de soutien. Les gendarmes lui ont mis la pression pour qu’il dénonce les auteurs des agressions sur les radars en Alsace malgré qu’ils ne soient en possession d’aucune preuve. Notons que l’audition s’est déroulée à Colmar au lieu de Masevaux, suite à l’appel de rassemblement de soutien. La gendarmerie continue de garder les deux ordinateurs emportés, jouant plus ou moins sur le chantage en sous-entendant qu’il ne les récupèrera que s’il dénonce. Après sa femme, il subit à son tour la pression des forces de l’ordre. Le pouvoir cherche donc bien à déstabiliser ce mouvement qui commence à prendre de l’ampleur sur le terrain en jetant la suspicion au sein de ses membres par la dénonciation forcée et en mettant la pression aussi sur la famille. Les Bonnets Rouges Frontaliers n’entendent pas se laisser faire et vont serrer les coudes. Ils appellent toutefois à la prudence lors des prochaines actions. Rien ne dit qu’Eric Brenghart ne sera le seul visé par la police !
http://medias-presse.info/le-pouvoir-cherche-a-destabiliser-les-bonnets-rouges-frontaliers/5765
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CIVITAS soutient Farida Belghoul et dénonce les mensonges de Vincent Peillon concernant la théorie du genre
Vincent Peillon est un fameux menteur !Ce mardi 28 janvier, les médias s’empressent de relayer les déclarations de Vincent Peillon selon lesquelles la théorie du genre ne serait pas enseignée à l’école. Il s’agirait simplement d’une « éducation à l’égalité fille-garçon » prétend le ministre de l’Education nationale.
Pourquoi cette agitation ? Parce que, grâce notamment à Farida Belghoul, de nombreux parents ont été alarmés à propos de l’idéologie contre-nature et perverse qui s’enseigne dès l’école maternelle sous couvert d’égalité et de « lutte contre l’homophobie ».
Ce n’est pas la première fois que Vincent Peillon cherche à tromper les parents à ce sujet.
Le 29 mai 2013, sous le feu des critiques au cours d’un Talk Orange – Le Figaro, Vincent Peillon finit par lâcher : « Nous sommes pour l’égalité fille – garçon, pas pour la théorie du genre ». Ensuite, le 3 septembre 2013, sur France Inter, le même Peillon déclare tout simplement « la théorie du genre n’existe pas ». Même son de cloche de la part de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Egalité : « La théorie du genre n’existe pas ! » ose-t-elle marteler devant les caméras. Moment de déni filmé et assumé le 9 juin 2013 sur le site www.najat-vallaud-belkacem.com .
Or, ce sont précisément ces deux ministres qui sont en charge de mettre en place la théorie du genre dès l’école maternelle.
Depuis la rentrée scolaire de septembre 2013, dans le cadre des « ABCD de l’égalité », 500 écoles de dix académies servent déjà de lieux « d’expérimentation » d’une idéologie du genre qui s’adresse à plusieurs milliers d’élèves de la grande section de maternelle au CM2, ainsi qu’à leurs professeurs. Selon les mots du ministre Najat Vallaud-Belkacem, l’objectif est de déconstruire les « stéréotypes de genre » et de forcer la nouvelle génération à s’interroger sur son « orientation sexuelle » ainsi que sur son « identité sexuelle ».
De son côté, le SNUipp-FSU, principal syndicat enseignant, a publié un dossier intitulé « Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire » préfacé par Michel Teychenné, chargé de mission de Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale. Ce dossier préconise aux enseignants en CE1 de consacrer chaque semaine un temps à un programme intitulé « Se construire comme fille ou garçon » tandis qu’en CM1 CM2 les enseignants organiseront une réflexion autour de : « tu te décides entre fille et garçon ».
Dans ce cadre, les lectures pédagogiques proposées s’intitulent notamment « J’ai deux papas qui s’aiment », « Papa porte une robe » ou encore « L’histoire du petit garçon qui était une petite fille ».
CIVITAS soutient Mme Farida Belghoul dans sa démarche courageuse de résistance.
CIVITAS a lancé hier, 27 janvier, une pétition http://ecole-libre.com au sujet du totalitarisme qui se met en place en matière d’éducation et d’instruction.
CIVITAS organise également des conférences à travers toute la France pour dénoncer la théorie du genre.
Parents, grands-parents, futurs parents, refusons que nos enfants soient pervertis par des idéologues voulant imposer la théorie du genre.
Alain Escada,
président de Civitas et auteur du livre Théorie du genre – L’idéologie qui voulait détruire la Création et libérer toutes les perversions humaines (publié aux éditions Civitas)
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Maintenons l’unité de la France : refusons la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires !
Entrée en vigueur le 1er mars 1998, la Charte européenne des langues régionales et minoritaires est une initiative du Conseil de l’Europe.
Aujourd’hui, mardi 28 janvier, l’Assemblée se prononce, par scrutin public, sur la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Elaborée à partir d’un texte proposé par la Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe, la charte a été adoptée par le Comité des ministres du Conseil le 25 juin 1992.
L’objectif de la Charte est essentiellement d’ordre culturel : elle vise à protéger et à promouvoir les langues régionales ou minoritaires en tant "qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen" et à favoriser leur "emploi dans la vie publique et privée". Par la ratification, les Parties s’engagent à respecter toutes les langues régionales ou minoritaires existant sur leur territoire.
Lionel Jospin, alors Premier ministre de la troisième cohabitation, a signé la Charte en 1999, mais le Conseil constitutionnel a rendu un avis défavorable, arguant que la Charte comporte des dispositions susceptibles de remettre en cause les principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français. De ce fait, la France n’a, à ce jour, toujours pas procédé à la ratification.
Nicolas Sarkozy, qui flattait les mêmes revendications, les avait lui aussi déçues en se gardant bien de ratifier la Charte, se contentant, lors de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, d’introduire dans la Constitution l’article 75-1 disposant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».
Car le principal objectif — très concret — de ces revendications minoritaires est de faire reconnaître constitutionnellement que les particuliers peuvent se prévaloir, dans leurs relations avec les institutions, les services et les administrations, d’un droit à l’usage d’une autre langue que le français. Ce que permettrait la ratification de la Charte qui oblige l’État signataire « à reconnaître un droit à pratiquer une langue autre que le français non seulement dans la vie privée, mais également dans la vie publique ». Procès, mariages, permis de conduire et de construire, déclaration d’impôts, dossier de chômage, etc. : tous les actes et démarches de la vie publique devraient alors pouvoir se faire dans la langue de son choix. Ce qui implique que l’administration soit en mesure d’y répondre en se « bilinguisant », des formulaires aux guichets.
L’enjeu véritable n’est en réalité pas tant de sauver ou de défendre la dignité de langues régionales qui, pour beaucoup, sont des dialectes locaux unifiés ou recréés artificiellement, et guère plus parlés, que de garantir nombre d’emplois publics à leurs rares locuteurs et ainsi de créer pour nombre d’enragés anti-français des rentes de fonctionnaires payés par l’État jacobin… Le gouvernement Ayrault avait estimé dans un premier temps, en enterrant la promesse n°56 du candidat François Hollande, que ceux-là ne seraient guère productifs et que leur coût financier n’était pas opportun en ces temps de rigueur… . Il a peut-être changé d’avis. S’agirait-il désormais de donner un os à ronger aux Bonnets rouges bretons ou de satisfaire les revendications communautaristes qui sont le fil rouge des rapports commandés par ce même gouvernement sur l’ « inclusion sociale » des immigrés ...dont l’adoption des préconisations conduirait à désintégrer la France ? Il convient en tout cas de s’opposer à cette mesure voulue par une Europe qui ne cherche qu’à dissoudre les nations historiques, à l’exception notable de cinq nations germaniques du nord de l’Europe continentale.
Les associations de promotion du français, pour leur part, favorables au respect et même à l’appui public dus au riche patrimoine linguistique de la France, se sont opposées à ce que les régionales et minoritaires aient, sur tout ou partie du territoire français, un quelconque statut de langues officielles et à ce qu’elles y deviennent principales langues d’enseignement au détriment de la langue du Royaume, de la République, de l’unité de la Nation.
Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur - L’AF 2878
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Maintenons-l-unite-de-la-France
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Politisez vos inquiétudes...
À Rennes, dans les années 1980, les murs étaient nos porte-paroles préférés et nous passions des nuits à décorer la ville de graffitis fleur-de-lysés tandis que les matinées étaient surtout réservées aux affichages, y compris sauvages : c’était un autre temps, lointain sans doute, où la liberté d’expression était beaucoup plus grande qu’aujourd’hui, ce qui n’empêchait pas certains extrémistes républicains de vouloir nous empêcher de parler ou de nous exprimer… Nos slogans n’étaient pas toujours très délicats avec la République, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ils avaient un certain succès, comme celui que nous avions tracé à la peinture rouge sur les murs du lycée Jean-Macé, un soir de 1983, et qui avait failli être inachevé à cause du réveil inattendu du gardien des lieux : « Politisez vos inquiétudes, vous inquiéterez les politiciens ! », signé d’une immense fleur de lys que j’avais fait en moins de quatre secondes chrono.
En écoutant ce qui se disait l’autre jour dans un café de Versailles, je constatais que ce slogan que j’affectionnais tant jadis n’avait rien perdu de son actualité ni de sa pertinence : les clients accoudés au comptoir, ce « parlement du peuple » dont parlait Balzac, s’en prenaient verbalement aux hommes politiques qui, selon eux, ne pensaient qu’à occuper des places gratifiantes et dont les promesses n’étaient que tromperies. En fait, j’édulcore en un langage convenable ce qu’ils clamaient avec des termes plus verts : décidément, le pays légal n’est guère populaire en ces temps de défiance et il ne trouve guère d’avocat, même en période électorale municipale, bien que les maires, aujourd’hui en campagne pour leur réélection en de multiples villes, semblent les moins touchés par le discrédit général qui pèse sur les élus de la République, du moins si l’on en croit la dernière étude sur l’état de l’opinion faite par le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po)… En fait, c’est tout le spectre politique qui est concerné par ce désaveu, de la droite à la gauche, sans oublier les extrêmes qui, s’ils attirent de plus en plus d’électeurs, ne franchissent jamais (ou très rarement) la barre de la majorité des suffrages exprimés dans les élections partielles ou générales.
Ce divorce entre le pays légal républicain, considéré comme trop verbal pour être honnête, et un pays réel qui grogne, s’encolère et, parfois, manifeste, mais le plus souvent, se réfugie dans l’abstention et le déni de démocratie, est inquiétant, car il se marque trop souvent par des attitudes négatives et peu civiques quand il faudrait, au contraire, réinvestir le champ du politique.
Oui, « politisez vos inquiétudes » reste le meilleur moyen de peser sur la politique et de ne pas laisser à d’autres, et en particulier aux « oligarques », le soin de gouverner sans limite et sans frein à leurs appétits ou à leurs dérives législatives : se politiser c’est peser, ou se donner les moyens de peser sur la décision, qu’elle soit municipale, régionale ou nationale (voire européenne et mondiale).
Encore faut-il que cette politisation ne s’illusionne pas sur ses propres capacités et qu’elle amène à réfléchir sur le moyen institutionnel qui peut permettre une meilleure écoute, une plus grande efficacité concrète dans le cadre d’une subsidiarité active, au sein des professions, des communes, ou des régions : c’est la grande question des libertés concrètes et publiques, et non seulement privées et individuelles (ces dernières que le monde des politiciens, « la noblesse législative » (sic !), encense pour mieux désunir les citoyens en individus, plus spectateurs impuissants qu’acteurs décisionnaires…).
« Politisez vos inquiétudes », c’est transformer celles-ci en carreaux d’arbalète contre une certaine impolitisation (et pas seulement « dépolitisation ») qui transforme le champ de la politique en chasse gardée des « mêmes partis », et qui cherche à diaboliser toute contestation de son « désordre établi » : il n’y a rien qui fasse plus peur à la République qu’une possible réappropriation du champ politique par les « citoyens décisionnistes » car ce serait la fin d’un système des partis qui a trop souvent monopolisé le champ de la décision politique au détriment des électeurs eux-mêmes et de leurs communautés d’appartenance. Ce ne serait pas la fin des partis, par contre, mais leur nécessaire retour à une certaine humilité et, même, à une plus grande efficacité civique, moins politicienne et plus politique au sens le meilleur du terme.
Le seul moyen institutionnel de rendre leurs pouvoirs politiques aux gens, c’est de garantir à la magistrature suprême de l’Etat protecteur (et non plus Etat-providence…) une indépendance souveraine à l’égard des structures partisanes et politiciennes, c’est-à-dire une capacité maximale d’arbitrage et de libre autorité au-dessus des intérêts et des assemblées politiques locales ou nationales. Et, pour cela, au regard de l’histoire comme de la pensée politique, il n’y a que la Monarchie fédérale des provinces libres et unies de France qui puisse exercer cette magistrature suprême.
Si l’on veut redonner aux Français le goût de la politique et de la pratique civique du débat et de la décision dans leurs cadres socio-politiques respectifs, si l’on veut fonder de nouvelles agoras, c’est bien en travaillant à refonder l’Etat que l’on y arrivera : qu’on le veuille ou non, et personnellement, je le veux et j’y travaille, le moyen institutionnel monarchique est bien la condition nécessaire du retour des Français à la politique… L’ancienne formule latine « Sub rege, rei publicae », c’est-à-dire « Sous le roi, les républiques (ou « les choses publiques ») », signifie bien qu’elles ne peuvent vivre sans lui et, qu’inversement, elles lui sont nécessaires, non pour lui mais pour elles-mêmes, comme les organes de la respiration politique de la citoyenneté…
http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1120:politisez-vos-inquietudes&catid=48:2014&Itemid=59 -
Soutenez Béatrice Bourges [Addendum : menace policière]
Depuis hier soir, la police a reçu l'ordre d'empêcher Béatrice Bourges, et une autre personne venue se joindre à son jeûne pour la France, de poursuivre leur action. Entraves à la liberté de déplacement, pressions psychologiques, privation de sommeil ont été leur lot pendant toute la soirée et la nuit.
Cette situation est intolérable !
Malgré cela, elles ont toutes deux rejoint ce matin la Place Edouard Hériot, à proximité immédiate de l'Assemblée Nationale, où elles entendent rester toute la journée. Les députés sont aujourd'hui dans l'hémicycle. Ils doivent intervenir !
Nous vous demandons dès maintenant d'envoyer un courriel (adresse ici) ou même d'appeler au téléphone (standard téléphonique : 01 40 63 60 00, puis demander à parler à l'assistant parlementaire de votre député) pour enjoindre votre député de sortir du Palais Bourbon aujourd'hui et aller rencontrer Béatrice Bourges, pour parler avec elle et entendre le message qu'elle adresse, à travers son jeûne, à la représentation nationale.
Il y a URGENCE. Le gouvernement cherche à étouffer la voix des Français en colère. Merci de votre mobilisation immédiate auprès de votre député.
L'équipe de Jour de Colère
Vous pouvez aussi appeler l'attention de la presse sur ce qui se passe aujourd'hui à Paris, digne de Kiev et bientôt de Damas. Envoyez un courriel aux rédactions, commentez les articles qui parlent de notre action (retrouver la liste en tapant "Béatrice Bourges" sur Google news). Faites aussi pression sur les journalistes. Merci.Addendum : La police a prévenu qu’à 13h30 la tolérance cesserait et que tout le monde serait évacué de la place Herriot. Il n'y a pourtant qu'un petit groupe de 5 personnes.
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Halte à l’impérialisme démocratique, par Jean Bonnevey
Syrie – Centrafrique – Ukraine : la stratégie des bons sentiments.
Il n’y a pas de révolution spontanée. La conférence de Genève prouve que la guerre civile syrienne est bien une guerre internationale. La reprise des émeutes en Ukraine montre l’extrémisme des manifestants sans nier la répression du régime. L’élection d’une femme à la présidence à Bangui ne gomme pas les racines religieuses et ethniques d’un bourbier africain.
Dans chacun de ces conflits, l’occident atlantique a décrété le bien et le mal par rapport au dogme démocratique. Il se condamne à être partial et à n’avoir qu’une compréhension partielle des problèmes. Partout on reproduit les erreurs inexpiables du Rwanda ou de l’Irak et on ne tire leçon de rien.
Il aura fallu des mois à la communauté internationale pour convaincre la Coalition nationale syrienne (CNS), principal conglomérat de l’opposition syrienne à l’étranger, de se retrouver dans la même pièce que le régime syrien.
Genève 2 est avant tout une tentative pour l’ONU et les grandes puissances de masquer leur incapacité à enrayer la descente aux enfers de la Syrie depuis près de trois ans. L’opposition très divisée au régime d’Assad veut obtenir un départ du pouvoir qu’il refuse et l’un des participants régional majeur du conflit, l’Iran, est exclu, ce qui est objectivement une erreur.Si les débats entre le régime syrien et l’opposition se dérouleront à huis clos à partir de vendredi, la séance d’ouverture de la conférence de paix sur la Syrie, baptisée Genève II, a permis de donner une idée plus précise de l’empoignade à venir. Et ceux qui spéculaient sur la bonne volonté de Damas pour négocier un transfert du pouvoir à une autorité de transition sont désormais fixés.
En position de force sur le terrain face à une rébellion en proie à de graves querelles intestines, 1400 morts dans une guerre interne [des jihadistes] en un mois, le chef de la diplomatie syrienne a rejeté tout départ de Bachar el-Assad. En réponse au secrétaire d’État américain John Kerry, qui venait de rappeler que le président syrien ne ferait pas partie d’un gouvernement de transition, Walid Mouallem a répondu vertement : «Monsieur Kerry, personne au monde n’a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président [...], sauf les Syriens eux-mêmes». Qui peut dire le contraire.
En Ukraine, le gouvernement qui pensait avoir repris la main a commis une erreur. En promulguant la loi contre les rassemblements, il n’a fait que provoquer une radicalisation. Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de maîtriser cette contestation du régime.
De son côté, l’opposition est dépassée par la radicalisation du mouvement. Ils pensaient passer par la voie légale pour trouver une issue à la crise, mais ils se demandent s’ils ne vont pas être obligés de suivre les manifestants dans leur mouvement. C’est la légitimité du pouvoir qui est mise en cause, alors que Viktor Ianoukovitch vise clairement la réélection, notamment avec la signature des accords avec la Russie. La Russie est en fait l’objectif des occidentaux avec une volonté de diaboliser Poutine avant les Jeux Olympiques de Sotchi.
Quand au Centrafrique, une femme est élue à la présidence pour la joie des journalistes femmes et féministes, dont acte, mais cela ne résoudra pas le fond du problème. Il est ailleurs. Dans ce pays, où la France est intervenue le 5 décembre, «nous avons sous-estimé l’état de haine et l’esprit revanchard, l’esprit de représailles», a admis le ministre français Le Drian. «Il y a un mandat des Nations unies qui prévoit en particulier que les forces africaines de la Misca se renforcent pour arriver à 6.000 militaires», a rappelé M. Le Drian. «Elles sont en train de se constituer, même si ça a pris un peu de temps, et je pense qu’avec l’arrivée des soldats rwandais et des soldats du Burundi, on aura là une force significative», a dit le ministre.
Dans chaque cas les forces auto-proclamées du bien sous-estiment la haine des autres et font donc des analyses fausses aux conséquences terrifiantes pour les populations concernées. L’impérialisme démocratique est peut-être démocratique, mais c’est avant tout un impérialisme et le pire qui soit, celui de l idéologie au mépris des réalités.
Jean Bonnevey
Source : Metamag.
http://fr.novopress.info/154207/halte-limperialisme-democratique-jean-bonnevey/#more-154207
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Nous n’avons jamais empêché personne de penser comme nous !
Le journaliste Frédéric Taddeï fait partie d’une espèce en voie de disparition dans sa corporation. C’est un homme libre, ouvert, cultivé, curieux, soucieux de laisser s’exprimer ses invités dont beaucoup ne sont jamais (ou très rarement) invités ailleurs. C’est là tout le sel de son émission Ce soir ou jamais, dans laquelle, souvent, sont présents les porteurs d’une pensée dissidente ou atypique. Un refus du prêt-à-penser, et plus exactement encore un pari sur l’intelligence des téléspectateurs, leur sens critique, qui n’est du goût de tout le monde. En témoigne la désormais célèbre admonestation du journaliste de France Inter Patrick Cohen , énumérant à M. Taddeï sur France 5 une liste des « cerveaux malades », des infréquentables qui ont été un jour reçus dans son émission.
Un temps quotidienne sur France 3, l’émission de Frédéric Taddéï est devenue hebdomadaire puis a été déplacée sur France 2, alors que les rumeurs bruissent, démenties par l’intéressé, de son passage en troisième partie de soirée.
Une punition qui lui serait infligée pour avoir consacré son avant-dernière émission à l’affaire Dieudonné (il fut d’ailleurs le dernier journaliste à l’inviter sur un plateau face à la Licrail y a trois ans) en présence d’un soutien de l’humoriste, l’universitaire belge antisioniste Jean Bricmont. Facteur aggravant, Taddeï interrogea aussi en aparté l’écrivain Marc- Edouard Nabe (qui n’a pourtant pas défendu l’humoriste ) à qui est fait une réputation d’antisémite depuis son premier livre de facture célinienne, « Au régal des vermines » (1985).
Dans un entretien accordé à Monde & vie et que nous citions sur ce blog en Juin 2012, Jean-Yves Le Gallou se félicitait que «nombre d’authentiques intellectuels sont en train de basculer à droite, comme Richard Millet, Christophe Guilluy, Chantal Delsol, Philippe Nemo, Jean-François Mattéi, Aymeric Chauprade , Michèle Tribalat, Régis Debray, Jean-Louis Harouel, Jean Clair, Michel Maffesoli, Aude de Kerros, Christine Sourgins…». « On assiste aujourd’hui à une révolte des intellectuels contre le système dominant, mais les médias étouffent leur voix. La seule émission qui les reçoive, celle de Frédéric Taddeï sur France 3, a vu son temps de parole divisé par quatre – et ce n’est pas un hasard. Les vrais intellectuels sont de droite – mais sont placés sous l’étouffoir. »
Frédéric Taddeï était justement dimanche invité de Maïtena Biraben dans l’émission Le Supplément de Canal Plus afin, rapporte le Nouvel Obs, de se « justifier sur le choix de ses invités». Le journaliste chroniqueur politique Bruno-Roger Petit, qui s’était déjà signalé en décembre par ses amalgames lourdingues et ridicules dans son traitement de la polémique sur la « quenelle », récidive sur le site de l’hebdomadaire.
Il s’échine à pointer un retour de la Bête qui se manifesterait par « la convergence entre les manifestants de Jour de colère, et à la télévision, Frédéric Taddeï. Les premiers réclamant une liberté d’expression sans limite, pour défendre Dieudonné» (ce qui est réduire cette manifestation à un seul de ses thèmes, NDLR), « le second réclamant, pour son émission de France 2, le droit à une liberté d’expression sans limite ».
Rendez-vous compte s’émeut M. Petit, M. Taddéï s’est refusé sur canal Plus à « contextualiser (sic) les invités, afin que l’on sache d’où ils parlent.» « Contextualiser, c’est prendre parti, c’est ce que je refuse, tout à coup je vais devenir le défenseur des uns ( …). Ce n’est pas moi qui vais désigner les bons et les méchants (…) En quoi ce que je pense moi-même à de l’importance ? » explique l’animateur de Ce soir ou jamais qui à en effet l’audace de s’effacer en laissant parler ses invités…
Le chroniqueur politique du Nouvels Obs s’arrête sur le cas de Jean Bricmont cité plus haut, que l’animateur refuse justement de contextualiser, alors que cet « essayiste » « demande l’abolition de la loi Gayssot». S’opposer à cette loi liberticide serait ainsi un signe certain de son infamie ? M. Petit ne dit pas à ses lecteurs que le refus de celle-ci n’est pas l’apanage des méchants extrémistes, mais aussi de très nombreuses personnalités au dessus de tout soupçon, comme Simone Veil, Pierre Vidal-Naquet… ou encore le fondateur du Nouvel obs, Jean Daniel.
Il donne aussi raison à la saillie ridicule de la piètre, et décidemment bien mauvaise Caroline Fourest, qui assénera dans cette émission de Canal Plus que la « ligne éditoriale (de Taddeï) est bien celle définie par Godard : L’objectivité, c’est cinq minutes pour les Juifs, cinq minutes pour Hitler». Et même « six minutes pour Hitler » précisera même l’hébergeuse de Femen, dans l’hypothèse bien improbable ou elle ne serait pas fait comprendre…
Comme le notait Bruno Gollnisch lorsqu’il était victime en août dernier des basses insultes de Frédéric Haziza, nous voyons ici à l’œuvre une parfaite application du point Godwin (ou loi Godwin). Mike Godwyn, avocat et écrivain américain, explique que « plus une discussion sur internet se prolonge, plus la probabilité de voir un intervenant comparer un autre (ou un des arguments échangés) à Hitler ou à des méthodes nazies s’approche de 1 ». Avec Mme Fourest le point Godwin est atteint tout de suite.
Le procureur Petit s’étonne pour finir « qu’il n’y ait pas un patron de France Télévisions pour (…) rappeler qu’être animateur sur le service public, c’est afficher une position, sans ambiguïté aucune, sur son attachement aux principes du système démocratique et républicain issu de 1789, quand bien même on peut, s’il le faut, accueillir dans un cadre contradictoire des ennemis de ces principes (…) ».« France 2, hélas, s’est fait une spécialité d’engendrer ces télévisuels monstres de Frankenstein... France 2 est l’antenne où se reproduit à la chaîne (jeu de mots) le chroniqueur réactionnaire et nationaliste, de Éric Zemmour dans On n’est pas couché de Laurent Ruquier, à Natacha Polony, dans la même émission, en passant par Élisabeth Lévy dans la Semaine critique de Franz-Olivier Giesbert».
« La concordance est frappante : la liberté d’expression que réclament les manifestants de Jour de colère épouse la conception que s’en fait Taddeï, donc France 2, chaîne qui ne dit mot et qui consent (…). La convergence est là, et bien là, inquiétante et ambiguë à la fois. Et elle explique, sans aucun doute, que la fachosphère et bien des extrémistes se retrouvent en première ligne dans la défense de l’émission de Taddeï. La posture a-républicaine (sic) de l’animateur de France 2, pourtant chargé par cette même République de défendre ses valeurs, rejoint celle dans anti-républicains de Jour de colère à Dieudonné ».
De l’article de M. Petit ressort de manière assez limpide, naïve même, la conception de la démocratie et de la république qui est celle de beaucoup de ses semblables et des autorités morales, que l’on peut résumer par cette boutade : nous n’avons jamais empêché personne de penser comme nous…, pour les autres ce sera plus dangereux et compliqué !
Cette polémique autour du concept de l’émission de M Taddéï en dit long sur la peur d’un Système décadent, sclérosé, qui perd chaque jour davantage son hégémonie sur les consciences, son emprise sur «le temps de cerveau disponible » de nos compatriotes. Le mauvais brouet européiste, cosmopolite, immigrationniste est devenu indigeste, trop déconnecté du réel vécu par les Français qui aspirent à autre chose.
Pour le pire comme pour le meilleur, internet est passé par là, apportant des audiences très conséquentes aux défenseurs d’une alternative politique, sociale, économique, culturelle. A titre d’exemple dans le domaine purement politique, la vidéo de la présidente du FN mise en ligne sur youtube le 13 janvier, « Marine Le Pen alerte les Français : nos libertés sont en péril » a d’ores et déjà été visionné plus de 216 000 fois.
Bref, la pensée unique mondialiste, déclinée dans ses différentes nuances, défendue par les sempiternels mêmes porte-paroles et autres spécialistes sur des médias parfaitement interchangeables, n’est plus acceptée comme une évidence. Et ça c’est une vraie bonne nouvelle.
http://gollnisch.com/2014/01/28/nous-navons-jamais-empeche-personne-de-penser-nous/

