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actualité - Page 5647

  • Avec le Front National, vivement le retour de la République !

    La France va mal et nous le savons tous. Ce n’est pas qu’elle souffre d’un vice caché, mal endogène contre lequel nous ne pourrions rien. Bien au contraire, si la situation va de mal en pis, c’est en raison de choix politiques majeurs, effectués depuis environ quatre décennies au moins, par des dirigeants indifférents au destin de la France. On ne me fera pas croire, à moi comme à toute personne sensée, qu’acceptant la guerre économique – expression qui commence à être à la mode dans la seconde partie des années soixante-dix – avec des pays où l’on paie les salariés à hauteur de 300 euros alors que nous payons les nôtres à 3000 (brut), que nous avions la moindre chance de gagner. On ne me fera pas croire non plus, que les dirigeants d’hier qui ont initié cette politique puis leurs successeurs qui perdurèrent sur la même voie, ont simplement commis une erreur d’appréciation qui pourrait nous permettre de les excuser et éventuellement de leur pardonner : ils savaient dès le début et sont passés à l’acte. Responsabilité mais aussi préméditation.
    On sait la vieille opposition entre la République et l’Eglise. Bien longtemps, le vote qualifié de droite, fut confessionnel. Et René Rémond de faire remarquer que pendant bien longtemps donc, l’un des distinguos majeurs entre droite et gauche fut la position au sujet de l’Eglise. Aujourd’hui n’existe plus entre les deux pôles majeurs de la vie politique française que des traces. On peut y voir une des marques de l’américanisation de notre pays puisqu’au Usa, on vote davantage pour un homme que pour un parti, au point que bien des candidats, démocrates du Sud, sont plus à droite que des républicains du Nord.
    En Europe aujourd’hui, aussi bien la République mais aussi de façon amusante l’Eglise, sont presque mortes.
    L’Eglise :
    Les sociologues des religions en France, considèrent aujourd’hui que seuls 2 à 3 % des catholiques sont authentiques, c'est-à-dire méritant au vu de leur comportement confessionnel mais aussi de leurs convictions, le qualificatif de catholiques. La plupart des catholiques aujourd’hui sont des protestants ou des déistes qui s’ignorent. Certes, Jean Paul II rassemblait les foules, mais s’il était écouté, il n’était pas entendu. Malgré l’opposition du Saint Père aux moyens de contraception, malgré ses multiples rappels, aussi bien à la confession régulière et fréquente – une des façons de ne pas être protestant - ainsi qu’aux exigences du carême, il ne fut pas entendu. Plus exactement, les pseudo-catholiques, dans les faits protestantisés, n’en tinrent volontairement pas compte, préférant l’hédonisme ambiant à l’austérité catholique. Le fait que 80% des catholiques aujourd’hui votent à droite n’y change rien. Là encore, il ne s’agit que d’une trace. Et l’on a beau à droite fustiger la pensée 68, que l’on y adhère pas moins. Que voulait donc Nicolas Sarkozy, ennemi déclaré de la pensée 68, chantre de la droite et de la laïcité positive, si ce n’est jouir sans entrave en s’augmentant de 140% dès le début de son quinquennat ? Ce grand basculement, aussi bien de la droite que des catholiques, le Vatican en est conscient depuis fort longtemps. Ce au point désormais de se focaliser sur l’Asie ou l’Afrique subsaharienne, continents où le Catholicisme se porte bien. L’élection d’un pape non européen, prévue par les sociologues des religions, n’est pas le fait du hasard.
    La République :
    Je dois avouer au lectorat que c’est un article de Bertrand Dutheil de la Rochère, mis en ligne sur Voxnr (1), qui a initié ma volonté de rédiger cet éditorial. Et le président de Patrie et Citoyenneté de s’interroger sur la survie à gauche de l’idée de République. Si c’est tout naturellement que la gauche est initialement liée à la République, force est de constater que la droite, ou tout au moins une de ses parties, finit elle aussi par y adhérer et ce, sans arrières pensées. Des Républicains à droite, il y en eut, et non des moindres. Aujourd’hui, je n’en trouve plus. C’est ainsi que l’analyse de Bertrand Dutheil de la Rochère, président qui masque mal sa légitime inquiétude, peut être généralisée en englobant la droite. Là encore, et au même titre que pour les Catholiques, dans les faits non catholiques, qui ne fustigent pas l’Eglise mais au contraire s’en réclament, il est bien peu de Français de droite ou de gauche pour fustiger la République, se considérant naturellement et bien à tort, républicains.
    Les hommes politiques de droite et de gauche ont depuis plusieurs décennies opté pour la démocratie libérale, structuration de la Cité qui n’a rien à voir avec celle de la République. A droite comme à gauche, les politiciens font leur marché électoral, additionnant les suffrages des différentes communautés qu’ils cajolent, le tout afin de franchir le seuil jouisseur des 50% des voix. Il n’est pas rare de constater ainsi, que tel maire de droite, fustigeant l’islam, fasse tout au sein de sa propre ville pour y créer une mosquée. Je laisse aux lecteurs imaginer les tractations discrètes et même secrètes entre les représentants de la communauté considérée et l’élu local. « Ti construit ma mosquée et j’fais voter mes potes pour toi ». Mosquée bien évidemment construite avec de l’argent républicain (où l’on reparle des parallèles qui se coupent) sans que cela ne vienne à choquer aussi bien à droite qu’à gauche chez les édiles.
    Si le Front National est aujourd’hui, avec autant de haine et de bassesse, attaqué est injurié, c’est parce qu’il propose un retour aux sources républicaines et de façon plus générale aux fondamentaux. Le refus du clientélisme communautaire qui est celui du Front National, heurte d’une part les édiles qui ont pris l’habitude de flatter les minorités qui souhaitent imposer leur desiderata aux Français, mais aussi les minorités elles aussi, qui sont pour l’instant comblées d’être flattées dans le sens du poil. Il est plus que temps que soit repensée la désormais célèbre formule « les Français d’abord » : évidemment, et quoi de plus naturel, favoriser les Français par rapport aux étrangers, mais aussi valoriser ceux qui se définissent essentiellement comme Français par rapport aux minorités dont il faut bien dire, on me pardonnera peut être le verbe, qu’elles nous emmerdent…

    Alain Rebours http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFlykyppEANHnFlpJY.shtml

    Notes

    (1) Mais où sont donc passé les républicains de gauche ? Bertrand Dutheil de La Rochère - http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlVFVAVlVwhFBpWrH.shtml

  • Priorité du politique

    « Sans la muraille des cyprès que nos jardiniers, laboureurs, vignerons, plantent d’un bout à l’autre de leur plaine battue des vents, qu’est-ce qu’y deviendraient les myrtes et les roses, les souches et les blés, l’herbage des prairies et tout le petit peuple des fraisiers et des fèves, des oignons, des aulx, des piments ? De son rempart de feuille noire, ce guerrier protecteur doit sauver ce qui pointe des précoces végétations, voilà son utilité principale.
    Les poètes et les sages se sont bien efforcés de surprendre et de définir quelques autres symboles exprimés par ce beau tronc odoriférant, ce style fier, ce branchage plein d’harmonie : détourner les coups de la foudre, marquer l’heure au soleil, porter haut dans le deuil l’intérêt porté à la vie, avertir que tout est mortel… Soit ! Mais cela ne vient que fort loin après le grand devoir, qui est de monter la faction contre l’intempérie. Le cyprès dure, endure, il se tient immobile et fort contre tous ces esprits d’éternelle mobilité qui courent nos espaces et déchaînent le trouble sur les frêles semences de l’espérance et de la foi : quelle loi ne serait caduque, quelle constante naturelle ne céderait à l’incessante variation, si le gardien inébranlable ne s’élevait de dures racines qui ne tremblent point ? Solide et sûr, il permet ainsi l’éclosion des plus tendres promesses, il les défend de flotter à vau l’eau, à même le vent…
    De pareils bienfaiteurs ne sauraient être appelés de simples amis. Ce sont des maîtres. »
    Charles Maurras
    Sans la muraille des cyprès Arles, Gibert, 1941 (Préface)
    Maurras aimait à comparer le Politique à une fortification. Une des meilleures anthologies de son oeuvre ne s’intitule-t-elle pas La dentelle du rempart ? (1) Le rôle premier du Politique, le rôle premier de l’État consiste, en effet, à protéger la société et ses activités, à protéger les familles et les personnes. Cette protection est complexe. Le Politique protège contre l’agression extérieure, mais il protège aussi parfois les hommes contre eux-mêmes. Ce qui est différent de faire leur bonheur, tâche qui ne lui incombe pas.
    L’État protecteur exerce donc de multiples fonctions, et Maurras de les rappeler en analysant le rôle de la muraille de cyprès, symbole poétique du Politique : « …marquer l’heure au soleil… avertir que tout est mortel ». Mais il revient vite au rôle essentiel, « monter la faction contre l’intempérie ». Bien que l’idée de défense armée vienne immédiatement à l’esprit, Maurras ne se contente pas de cette qualité évidente pour tout esprit normal. « Le cyprès dure et endure » : Le Politique assure la continuité, la stabilité. Il doit être fort, il doit servir d’arbitre, il protège « contre tous ces esprits d’éternelle mobilité qui courent nos espaces et déchaînent le trouble sur les frêles semences de l’espérance et de la foi ».
    Voici notre cyprès « gardien inébranlable » des lois, des principes de la Loi qui ne sont pas d’éphémères « faits de société » comme dans les régimes où sévissent les moeurs démocratiques, où la muraille a été laissée à l’abandon même quand la fureur démagogique n’y a pas encore porté la hache égalitaire et libertaire.
    Stabilité et continuité
    Le rempart doit être « inébranlable ». Cela implique qu’il fasse l’objet de soins constants. S’il n’est pas entretenu, ou si les soldats se croient derrière lui à l’abri du danger, négligent d’entretenir leurs armes et somnolent, sa protection se révélera illusoire et le Pays connaîtra un jour une invasion étrangère qui ne sera pas obligatoirement militaire : elle pourra être économique, religieuse, culturelle. Songeons aux ravages accomplis par l’Université germanique dans l’esprit public français entre 1870 et 1914, quand la haute intelligence de notre pays se trouvait désarmée face à une organisation supérieure et hostile.
    On peut s’endormir derrière le limes romain, on peut s’endormir derrière une ligne Maginot. Ces exemples, ainsi que bien d’autres que nous pourrions rechercher dans l’Histoire, montrent que le rempart du Politique ne saurait être une fondation établie une fois pour toutes. Comme il n’est pas de satisfaction passive et durable en ce monde, il n’est pas, en politique, de recettes, mais des principes d’une science dont l’application requiert une vigilance de tous les instants.
    D’où la nécessité vitale d’une volonté politique consciente, indépendante, durable, liée au Bien commun du Pays. Et Maurras de conclure son allégorie : « Ainsi vous rendrez-vous un compte clair du principe qui, dans l’ordre des temps, passe avant tous les autres, celui de la défense et de la protection, le Principe du rempart, le Théorème du cyprès, le plus humain de tous, puisque tout homme doit être d’abord défendu, et par conséquent gouverné : Politique d’abord ».
    Gérard Baudin L’Action Française 2000 du 19 avril au 2 mai 2007
    (1) La dentelle du rempart, Paris, Grasset, 1937. Le livre a pour préface d’excellentes Notes pour un hommage à Charles Maurras de l’éditeur Bernard Grasset, publiées peu avant dans La Revue universelle.

  • Sur le “Front Anti-Hollande”. Entretien avec Euryanthe Mercier, étudiante en droit (UNI-Met)

    PARIS (NOVOpress) – Novopress souhaite donner la parole à différents acteurs du front “anti-Hollande” qui s’est organisé depuis de nombreux mois : jamais en effet un président de la Cinquième République n’a fédéré contre lui autant de profils différents. Entretien.

    Entretien avec Euryanthe Mercier, étudiante en droit

    Entretien avec Euryanthe Mercier, étudiante en droit ©EM

    Euryanthe Mercier, 19 ans, est étudiante en droit à Assas. Passionnée depuis toute petite par la politique, elle s’est engagée très tôt au sein de mouvements marqués à droite. Elle affirme se situer « plutôt à droite de l’UMP » et a soutenu Nicolas Sarkozy en 2012 et Jean-François Copé. Membre du bureau national des jeunes de la droite populaire et de l’UNI-Met (organisation étudiante créée en janvier 2010 qui regroupe les étudiants membres de l’UNI mais aussi 25 autres associations impliquées dans la vie universitaire), élue UFR (unité de formation et de recherche) et coresponsable de sections pendant quelques mois, elle participera à la grande soirée unitaire « anti-Hollande » le 12 décembre prochain à Paris. Elle a bien voulu répondre, en son nom propre, aux questions de Novopress.

    Novopress : Qu’est-ce que l’UNI ?

    Euryanthe Mercier : L’Union Nationale Interuniversitaire est un mouvement né au lendemain de mai 68 en vue de rassembler les étudiants de la droite et du centre. Nous nous opposons au sein de l’université à l’égalitarisme, au nivellement par le bas ainsi qu’aux blocages des structures éducatives. Nous avons récemment soutenu la réforme LRU de Valérie Pécresse. Lors des CROUS, nous nous sommes battus pour le maintien des APL afin que les classes moyennes ne soient pas une fois de plus les victimes du gouvernement. Nous tentons désormais de mettre sur la table le thème de la sélection à l’université car il est temps de mettre terme à l’hypocrisie de « l’université pour tous ». Notre mouvement est représentatif au niveau national, tant par la présence dans presque tous les établissements supérieurs qu’au CROUS et CNESER. Lundi dernier, j’étais en outre mobilisée avec quelques autres de l’UNI pour la défense des classes préparatoires, au nom du « Collectif de défense des Prépas » parce que nous estimons que ces formations symbolisent la possibilité d’accéder à l’excellence par la méritocratie républicaine et que c’est une spécificité française à conserver.

     

    On compare souvent l’opposition UNI-UNEF au rapport UMP-PS, qu’en est-il vraiment ? L’UNI est-elle une succursale de l’UMP à l’université ?

    Tout d’abord, l’UNI n’est la succursale d’aucun parti ; nous sommes une association (et non syndicat, contrairement à l’appellation de l’UNEF) visant à réunir les étudiants mais aussi les lycéens et les enseignants. De plus, les structures des organisations sont séparées. Ensuite, nous existons depuis bien plus longtemps que l’UMP et continuerons d’exister après, si jamais ce parti vient à disparaître. Nous nous sommes définis au lendemain du 6 mai 2012 comme « le fer de lance de l’opposition » et fréquemment, nous aidons l’UMP, plus que l’inverse. En outre, bien que ce soit en effet le parti politique dont nous sommes le plus proche, les valeurs que nous défendons vont bien au-delà.

    Pour ce qui est de l’UNEF, de par ce que j’ai pu voir de leurs militants en allant dans divers établissements, certains sont PS mais la plupart sont bien plus à gauche. Quand on entend que « Valls est un facho » ou qu’Aubry est « de droite », il est permis de se poser de questions. Néanmoins, leur proximité avec le PS est réelle quand on voit que, Bruno Julliard (ancien président de l’UNEF) est porte-parole d’Hidalgo pour les municipales. Mais de personnes à personnes ou de structures à structures, je n’ai pas les éléments pour vous répondre.

    Cette indépendance vous permet-elle de vous opposer à l’UMP ? Que se passe-t-il si certains adhérents prennent position contre l’UMP ? « Chasse aux sorcières » si vous découvrez que certains votent FN ?

    Tout dépend ce qu’on entend par « s’opposer ». Aucun militant UNI n’est forcé à faire une campagne qui serait contraire à ses idées. Un de nos thèmes de mobilisation est la famille et nous avons pris position contre le « mariage » pour tous. Quelques uns y étaient favorables ou sans avis, ils n’ont pas participé à nos actions. Il en va de même pour toutes les campagnes.

    Nous ne prenons pas positons sur tous les thèmes, donc des divergences existent. Je pense à l’Europe notamment : certains sont souverainistes, d’autres pour une confédération. Il leur sera demandé de ne pas prendre position avec l’étiquette UNI, mais à titre personnel. Ce fut par exemple le cas par rapport à la guerre en Syrie, récemment. Un responsable UNI ne va normalement pas s’opposer à un responsable UMP. Sur certains thèmes, nous pouvons néanmoins faire pression, de par notre ancienneté, notre force militante (de terrain, web ou autres) sur ce parti. À titre personnel, j’ai démissionné de mon poste de coresponsable d’Assas notamment parce que je ne soutiens pas Nathalie Kosciusko-Morizet mais une candidate divers droite. Si un militant de l’UNI déjà aguerri souhaite se lancer sur la scène électorale, il n’est pas obligé d’avoir l’étiquette UMP.

    Chasse aux sorcières, non. Mais même si nous pouvons théoriquement nous retrouver sur les thèmes « méritocratie » et « excellence », dans la pratique, le FN s’oppose via son Collectif Racine à la réforme de l’autonomie des universités ; par ailleurs, plusieurs Secrétaires départementaux FNJ appellent leurs membres à l’abstention aux élections étudiantes… ce qui réduit considérablement la probabilité de trouver des électeurs FN dans nos rangs. Par contre, si un encarté UNI prend des responsabilités au FNJ ou est sur une liste estampillée FN, il sera exclu, oui. Pour ce qui est du langage, avec des affiches comme « Taubira nuit gravement à votre sécurité » ou « Politiquement correct, vérité bâillonnée », je ne pense pas qu’on puisse nous accuser de faire de la langue de bois !

    Enfin, la composition du bureau national de l’UNI change tous les ans. Les responsables sont donc plus ou moins proches de l’UMP mais il est vrai qu’il y a plus de recadrage et davantage de lignes officielles cette année qu’auparavant. J’explique cela par le fait que les municipales approchent, qu’il y a pu y avoir des écarts avec les diverses actions du printemps dernier, d’autant que Jean-François Copé a désormais retourné sa veste. Cela est sans doute motivé par la peur que la force militante se dirige vers d’autres partis comme le Front National. Pour synthétiser, pas de pression de l’UMP mais une vigilance bien plus importante sur le langage et les positions et des recadrages plus fréquents des électrons un peu trop libres.

    Vous venez de nous dire que “si un encarté UNI prend des responsabilités au FNJ ou est sur une liste estampillée FN, il sera exclu” alors que s’il est présent sur des listes UMP, aucun problème. Exemple : Louis-Alexandre Osinski, ancien chef de l’UNI Nord, est tête de liste UMP à Ronchin ; ou Antoine Diers chef de l’UNI national est tête de liste UMP à Dunkerque. Ce sont donc bien les élus UMP qui, manifestement, font la loi à l’UNI ?

    Rien ne me permet d’affirmer cela même si les recadrages des responsables de l’UNI, le fait d’entendre régulièrement que “le FN c’est la gauche”, ou que les responsables de l’UNI votent UMP sont un fait.

    Nous savons que l’UNI, et vous-même, avez été engagés dans La Manif Pour Tous. Pouvez nous expliquer cette implication ? Continuez-vous encore aujourd’hui ? Avez-vous des liens avec le Printemps Français ? Vous impliquez-vous dans d’autres satellites de la « fronde anti-Hollande » ?

    Nous nous sommes engagés contre ce projet de « mariage pour tous », avant que la Manif Pour Tous ne soit créée, plus précisément. Dès la rentrée 2012 fut créé le collectif « Non au Mariage Homo » et La Manif Pour Tous (LMPT) a ensuite sollicité notre aide. Beaucoup d’entre nous furent membres du service d’ordre dès le 17 novembre. En province, bon nombre ont monté les antennes LMPT locales et nous sommes proches du noyau directionnel national. Néanmoins, une fois de plus, nous avons conservé notre indépendance en n’inscrivant pas notre collectif dans les soutiens officiels.

    Parmi les arrestations abusives, notamment « les 67 », pas mal étaient de l’UNI mais pas que. Samuel Lafont, qui a fait les titres des journaux pour son agression il y a quelques mois, fut cité encore par Médiapart comme une des figures emblématiques de ce combat pour la famille ; c’est aussi une figure des anciens de la maison. La force de l’UNI fut sa capacité à « fournir » des personnes formées, capables d’organiser des événements, des happenings (je pense notamment à la banderole sur l’Arc de Triomphe, mais aussi aux actions symboliques de provinces) ; nous avons l’habitude du terrain et maîtrisons aussi les règles et conséquences qui suivent. S’il y a bien une chose sur laquelle nous sommes fermes, c’est sur la non-violence. Comme dirait Denis Tillinac, « Soyons des réacs sympas ! ».

    Par ailleurs nous sommes en bons termes notamment avec Béatrice Bourges. Pour ce qui est de la fronde anti-Hollande, j’ai tendance à répondre par l’affirmative parce que nous avons tous une raison d’en vouloir à ce président, et aux socialistes qui n’ont de social que les premières lettres de l’adjectif. Hollande se voulait le président de la jeunesse, il l’attaque à outrance en supprimant les bourses au mérite, par la loi ESR, par les emplois d’avenir qui ne sont en fait des places de garages. Nous lui en voulons aussi pour l’affaire Léonarda, pour la réforme pénale de Taubira… Certains sont très impliqués dans la révolte fiscale, également, via les Tondus, les Pigeons, certaines branches des Bonnets Rouges ou le seront par des mouvements qui verront prochainement le jour.

    Vous aviez évoqué dans Le Monde une « convergence des Luttes » ? Qu’entendez vous par là ?

    "Unis par la colère" : grande soirée unitaire "anti-Hollande" le 12 décembre à Paris

    “Unis par la colère” : grande soirée unitaire “anti-Hollande” le 12 décembre à Paris

    Pour m’être engagée sur divers sujets depuis plusieurs années, j’ai pu observer que dans les combats, des similitudes apparaissaient. Par exemple, sur le terrain, pas mal de personnes opposées au « mariage » pour tous l’étaient aussi à la guerre en Syrie, à l’intervention en Libye et protestent désormais contre l’asphyxie fiscale. Le clivage gauche/droite est souvent contesté, on entend souvent parler de « droite républicaine », et « d’extrême droite ». Il faudrait songer à travailler par thématiques et oser transcender les clivages. Je serais curieuse de savoir ce que veut dire être de gauche quand on parle de transports, de guerre, d’éducation ou de santé.

    Quand nous sommes en accord avec certains groupes sur un thème, il serait constructif de travailler ensemble, quand bien même nous avons des points de désaccords sur d’autres sujets. La coopération plutôt que l’association, d’autant que nous avons tous des sujets qui nous tiennent plus à cœur que d’autres. La structure du Printemps Français est d’ailleurs dans cette démarche, tout comme la soirée du 12 décembre par rapport au « Jour de Colère » (26 janvier) où je suis invitée comme intervenante. Si des personnes venant de divers horizons, ne votant pas forcément pour les mêmes partis, sont capables de s’associer par thématiques, hors jeu politique, nous pouvons faire avancer les choses et rendre les engagements constructifs. La démocratie, c’est aussi le débat, la discussion et non que l’opposition. Si nous restons dans les divisions de structures et de partis, nous nous essoufflerons tous, pour pas grand-chose. La jeunesse est assez mobilisée depuis quelques temps, sans doute parce que nous sommes de plus en plus nombreux à réaliser que notre pays va mal. Mais il faut nous donner les moyens de réussir, et notamment d’influer après sur les élus français et européens puisque, malheureusement, le malaise est mondial et les « soins » sont insufflés à Bruxelles plus que dans nos capitales perspectives ! Le mouvement des Sentinelles (veilleurs debout) est désormais européen, la Croatie a voté par référendum la constitutionnalisation du mariage homme-femme… J’ai donc la faiblesse d’avoir de l’espoir pour mon pays.

    Photo en Une : wallyg via Flickr (cc)

    http://fr.novopress.info/148150/sur-le-front-anti-hollande-entretien-avec-euryanthe-mercier-etudiante-en-droit-uni-met/#more-148150

  • L'extrême droite ? Un faux problème...

    La fantasmagorie politique n'est plus une invention. Elle intervient au quotidien par le biais de ceux-là même qui sont censés gouverner dans l'intérêt - à défaut du trop peu démocratique « bien commun » - du peuple qui leur a délégué la souveraineté.
    « On est en train de réinventer, de réintroduire dans le débat public l'extrême droite telle qu'on a pu la connaître dans les années 1930. » Le propos n'émane pas de l'un quelconque de ces politiques ou intellectuels classés trop à droite, mais bien du député UMP des Yvelines et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, Henri Guaino.
    Il ne s'agit pas là d'une banale considération provocatrice, ni même d'une formule destinée à faire mouche pour réveiller un interlocuteur particulièrement sujet au bourrage de crâne. L'élu le justifie pleinement, en répondant à une question sur le positionnement du Front national. Une question sur laquelle il s'est exprimé à plusieurs reprises ces derniers temps.
    Qu'en ressort-il ? Que le Front national, explique-t-il, est « un parti comme les autres », dont l'ascension actuelle résulte simplement du malaise de la société et du discrédit qui frappe actuellement l'institution politique, et les partis qui l'incarnent habituellement.
    Extrémiste, le FN ? S'il faut préciser, Henri Guaino ne va pas jusque-là. Ou, plus exactement, d'une façon dont la nuance échappera sans doute aux habituels débatteurs publics : le député des Yvelines veut bien parler, à son sujet, d'un parti extrême, en ce qu'il s'est « construit sur des apportas de la droite et de la gauche », et non pas en ce qu'il serait « l'extrême de la droite qui s'opposerait à l'extrême de la gauche ».
    On atteint là à une notion particulière, celle d'une espèce d'extrême relativisé. Parce que, explique encore Henri Guaino, « le FN n'est pas L’extrémité de la droite mais l'extrême du débat public, de la pensée politique ». Autrement dit, si l'on veut essayer de comprendre ce qu'il nous dit, le Front national n'a pas d'idées extrémistes, mais une expression extrémiste d'idées qui, par ailleurs, sont répandues.
    Cohérence en nuances
    C'est même, pour lui, une question de logique. « Il faut être cohérent, affirme-t-il. Si le Front national est dans la République, il est autorisé, il concourt aux élections et il peut avoir des élus. »
    Ce qui lui permet, très clairement, d'enfoncer le clou : « Vous ne pouvez pas rendre le Front national responsable tout seul de l'état de la société. Si le Front national a autant d'écho aujourd'hui, s'il rencontre autant d'adhésion chez autant de Français qui sont tout sauf des fascistes, c'est peut-être qu'il y a un problème dans la société française. »
    La critique d'Henri Guaino à l'égard de François Hollande n'est pas nouvelle. Mais elle a pris, au cours des semaines, au cours des mois, une constance, une régularité qui la font dépasser de loin l'habituel critique de l'opposition à l'égard de la majorité. Celle-ci, habituellement, se garde en effet d'être fondamentale, et erre sur quelques épiphénomènes - effets de manches ou d'expressions - sans grande conséquence. Droite et gauche savent bien, depuis au moins l'avènement de la Ve, que l'alternance ne peut être compromise par quelque jugement définitif qui, en laminant l'adversaire de façade, verrait demain s'écrouler tout le système.
    C'est donc en marchant sur des œufs, afin de préserver cette fonction du président qui « incarne la Nation », que le député s'en est pris à François Hollande au lendemain du 11 novembre. Pas de manifestation contre cette statue institutionnelle, et donc opposition affichée à tout quolibet, tout sifflet, le jour où le président salue les « morts pour la France ». Même si le jacobinisme étalé ce jour-là par François Hollande n'a sans doute rien à voir avec ce qui faisait battre le cœur de nos poilus ? La question, pour l'heure, demeurera sans réponse...
    Constat de faiblesse
    Une chose est sûre cependant. La façon qu'a François Hollande d'exercer le pouvoir conduit, selon Henri Guaino, « à un affaiblissement terrible de l'autorité de l’État ».
    Et lorsqu'il évoque « l'absence totale de consentement à l'impôt », le député touche à un point crucial. Point n'est besoin d'être érudit, ni historien pour se rappeler que nos révolutions ont toujours eu un principe pécuniaire.
    On est loin, très loin, d'on ne sait trop quel extrémisme...
    Olivier Figueras monde & vie 3 décembre 2013

  • Leurs mensonges habituels, nos valeurs traditionnelles

    « Nul ne ment plus qu’un homme indigné » notait Nietzsche. Une remarque parfaitement applicable aux manœuvres judiciaires actuelles de M. Mélenchon. Lui et ses amis crient au scandale et visent à rendre inéligible Marine Le Pen (ils en seront pour leur frais), dans l’affaire abracadabrantesque du tract distribué à Hénin-Beaumont lors de la dernière législative. Celui-ci reproduisait une citation du patron du Front de Gauche en faveur de la poursuite de l’immigration. Bref, les diversions habituelles pour couvrir la voix du FN, notamment lorsqu’il prévient nos compatriotes, comme vient de le faire Marine, de tractations autrement plus inquiétantes pour leur avenir que sont les tous derniers accords de l’OMC à Bali… Indignations, diversions toujours, hypocrites et mensongères elles aussi, de quelques journalistes et militants d’extrême gauche qui ont fulminé à propos de notre article consacré à l’Afrique du Sud post Mandela. Tout à leur volonté (leur rêve) de pointer des failles qui n’existent pas au sein du FN, ils ont tenté d’y voir la preuve de la divergence politique majeure entre le « nouveau Front » et Bruno Gollnisch, qui, comme de bien entendu, multiplierait « les provocations » pour exister, l’antienne est connue !

     Le blog du député européen frontiste rend pourtant hommage, sur la même longueur d’onde que la présidente du FN, à la figure exceptionnelle que fut Mandela. Ce fut sa présence qui empêcha pour beaucoup la RSA de plonger dans une guerre civile totale lorsque cessa l’hégémonie politique de la minorité blanche. Qui peut le contester ?

     Notre article expliquait aussi les raisons objectives pour lesquelles le FN ne sombra pas à l’époque dans l’admiration pour l’ANC marxiste, condamna le terrorisme de son aile militaire approuvé par Mandela ; ce que beaucoup de médias ont également rappelé mais sans replacer la position du FN dans la perspective historique qui permet de la comprendre.

    Il constatait aussi que les successeurs de Mandela n’ont à l’évidence ni sa hauteur de vue, ni son intelligence, ni son charisme. Mais derrière les postures et les faux-procès des indignés, ce qui est reproché à Bruno Gollnisch c’est  de ne pas communier dans l’extatisme de rigueur sur la nouvelle société arc-en-ciel en place depuis vingt ans en RSA.

     Nous renvoyons ceux qui sont intéressés par ce sujet aux travaux érudits de l’africaniste Bernard Lugan et à l’article étayé  qu’il a publié sur son blog vendredi 6 décembre…Une lecture qui ne peut pas faire de mal non plus aux pitres sentencieux, comme le  père la morale   professionnel du Parti de Gauche, le sans-culotte Alexis Corbière.

    Alors oui, confessons-le, nous ne sommes pas des nostalgiques de l’apartheid (« une utopie » comme le notait déjà Jean-Marie Le Pen) ; alors oui, la gestion de ce pays ravagé par la misère, le sida, la corruption, les haines interethniques et l’ultra violence, maux qui n’ont cessé de s’aggraver au détriment de tous les sud-africains depuis 1994, n’est pas non plus notre modèle politique. Est-il permis de le dire ?

    Au  rayon des procédés pour le moins tendancieux notons encore celui, souvent  employé, consistant à donner à un article un titre ne correspondant pas à la réalité qu’il décrit. Une méthode dont le FN et ses personnalités font souvent les frais. Un exemple nous en a été donné par le site de l’Express le 4 décembre avec un entretien intitulé « Pourquoi les catholiques résistent aux sirènes du FN ».

    Or, il ressort de celui-ci, en l’espèce les questions posées par la journaliste Marie Caroline Missir au politologue Philippe Chriqui, président de l’institut Paradoxe Opinion, que les préventions contre le FN sont plutôt en net recul chez les catholiques.

    Le sondage publié jeudi dans le magazine La Vie et réalisé par Paradoxe Opinion démontrerait que seulement 7 % des catholiques pratiquants en France -contre 13 % des Français- se sentent proches du Front National, alors que 42 % se disent proches de la droite  «pro européenne » et ouverte à la mondialisation.

    Il est souligné ici, mais cela reste globalement vrai pour les autres catégories de la population, que le FN souffre encore «d’un manque de crédit économique». Un constat qui a poussé Marine ces dernières années à mettre l’accent dans ses interventions sur notre programme économique alternatif à l’euromondialisme. Projet frontiste dont de larges pans, faut-il le redire, sont validés et inspirés par les travaux d’économistes de tout premier plan.

    Pour autant, le FN marque bien des points au sein de l’électorat catholique car est-il déploré,« sur le terrain des valeurs sociétales, les catholiques se caractérisent par une crispation identitaire, notamment face à l’islam, mais elle est aussi celle de l’ensemble des Français. A la question, l’islam menace-t-il l’Occident ?, ils étaient 30% à répondre tout à fait en 2012, une proportion qui atteint 41% aujourd’hui. 37% sont tout à fait d’accord avec l’idée qu’il y a trop d’immigrés en France contre 25% en 2012. Il y a évolution, mais surtout radicalisation. »

    Or cette radicalisation va s’accentuer indique M. Chriqui, car « si on regarde les clivages générationnels, les jeunes catholiques sont plus sensibles que leurs aînés à la banalisation opérée par Marine Le Pen. Le véritable risque est là : que la digue cède face à cette stratégie de banalisation développée par (le FN) ».  

    Bruno Gollnisch avait déjà relevé le décalage grandissant entre les positions idéologiques d’un clergé français vieillissant et les pratiquants, notamment au sein des nouvelles générations.

    Pour preuve, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012, le sondage Harris-Viadeo pour l’hebdomadaire La Vie, indiquait que les jeunes catholiques avaient  voté à 37 % pour Nicolas Sarkozy, mais aussi à 27%  pour Marine Le Pen, en deuxième position devant François Hollande.

    Or, abstraction faite des questions migratoires, la ligne de « défense des valeurs traditionnelles » qui est celle du FN séduit aussi les Français, bien au-delà des six millions de catholiques pratiquants réguliers ou occasionnels.  

     Nous évoquions sur ce blog l’enquête d’opinion publiée peu avant le premier tour de la présidentielle de 2002 dans Le Monde qui fut corroboré par le sondage TNS Sofres de décembre 2006. Celle-ci  indiquait déjà que la «défense des valeurs traditionnelles» par le FN et Jean-Marie Le Pen était l’aspect thématique le plus approuvé par les Français, avec 39 % d’avis favorables (53 % d’avis contraires).

     En février 2010, ce même institut publiait les résultats de son enquête dans le cadre du «grand débat sur l’identité nationale». Il était relevé qu’au sein des 65% de Français qui considèrent que l’identité française a tendance à «s’affaiblir», les raisons principales dudit affaiblissement citées en premier étaient « la perte des valeurs » (29%), devant « l’immigration » (25%) et « la diversité culturelle et ethnique » (18%).

     Enfin, un sondage opinion way paru en mars 2011 indiquait qu’en tête des appréciations élogieuses, 38% des personnes interrogées considéraient Marine Le Pen comme la candidate «d’une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles ».

     Ce sont aussi ses valeurs là qui fondent l’engagement politique de Bruno Gollnisch, qui expliquent notamment son combat actuel contre le rapport Estrela au Parlement européen. Valeurs civilisationnelles qu’il défend  et promeut dans l’exercice de ses mandats électoraux, dans sa campagne municipale à Hyères comme il le fera  dans la campagne européenne qui s’annonce.

    http://www.gollnisch.com/2013/12/09/leurs-mensonges-habituels-nos-valeurs-traditionnelles/

  • Qui a peur de Malika Sorel-Sutter ?

    Malika Sorel-Sutter ne cesse de dénoncer l'intrusion massive et destructrice d'une culture radicalement opposée à la nôtre.

     
     

    Qui a peur de Malika Sorel-Sutter ? Les médias, assurément, qui lui ménagent un temps de parole inversement proportionnel à l’intérêt grandissant que les Français portent aux problèmes liés à notre immigration, majoritairement musulmane.

    Elle était invitée au « Grand Soir 3 », le 27 novembre, suite aux rebondissements judiciaires dans l’affaire de la crèche Baby Loup.

    Que cette femme remarquable – qui fut membre du Haut Conseil à l’intégration – ait été conviée à venir s’exprimer sur une grande chaîne publique en dit long sur le malaise qu’engendre, dans notre société, le voile islamique sous toutes ses formes.

    Lire la suite...