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actualité - Page 5796

  • Carrefour royal : le succès au rendez-vous !

    Ce furent plus de 400 personnes qui se sont déplacées, hier samedi, au Carrefour royal, organisé par l’Action française sur le thème de la relève, en présence de Sa Majesté la Reine d’Egypte, que nous remercions de nous avoir fait l’honneur d’assister à tout le Carrefour. Quinze journalistes sont également venus pour rendre compte de l’événement, n’en doutons pas de manière objective. Le soir, nous nous sommes retrouvés à 150 au banquet.

    La journée de dimanche étant encore très riche en événements (Marche pour la vie, Marche aux flambeaux à la mémoire du roi Louis XVI en présence de Mgr Sixte-Henri de Bourbon-Parme, voici quelques photos avant un reportage plus complet demain.

    Après la lecture par Elie Hatem de la lettre de Roland Dumas aux participants du Carrefour royal, la première table ronde a commencé, réunissant, autour d’Elie Hatem, Eric Letty, Eugène-Moré et Jean-Claude Martinez, De gauche à droite : Eric Letty, Elie Hatem, Eugène-Moré et Jean-Claude Martinez

    La deuxième table ronde avec E. Marsala, Philippe Mesnard, le professeur Jean-François Mattéi et Camel Bechikh.

    L’intervention de Charles de Meyer, au meeting

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Carrefour-royal-le-succes-au

  • Le travail contre la finance apatride.

    « Et pour qu’elle le soit véritablement, pour que ce capital immobilisé dans les banques ne soit pas immobilisé chez les particuliers, pour qu’il travaille et crée à son tour du travail, il faut qu’il veuille travailler  ; pour qu’il le veuille, il faut le mettre en appétit et lui proposer un grand but rémunérateur.

    Ce but en temps de guerre ne peut être que de conquête. Dans la guerre actuelle, il ne peut-être que la conquête de l’empire commercial allemand, Empire autrement riche que ces plaines de Lombardie que tous les conquérants de l’histoire ont offertes à la convoitise de leurs soldats  ! » Charles Maurras, éditorial du 21 août 1914, Les Conditions de la victoire.

    « Un peuple a le devoir de demeurer une individualité libre, pour que soit conservée la pluralité des nations libres, sans laquelle est perdue la liberté commune du genre humain. » Henri Hude

    Dans un silence médiatique digne des plus grandes heures de l’autocensure politique, deux nouvelles impliquant les argentiers cosmopolites passés maîtres des décisions économiques mondiales ont été révélées cette semaine. La première concerne l’assouplissement des règles dites de Bâle III qui visaient à une meilleure réglementation des couvertures de risques par les grandes banques cosmopolites, la seconde mettait en cause les traders de la Deutsche Bank accusés d’avoir manipulé certains cours à Wall Street. Ce retour d’une finance cannibale alors que la commission européenne a du se résoudre à infliger 1,7 milliards d’euros d’amende aux grands groupes ayant manipulés les cours entre l’euro et le yen montre combien les argentiers de l’oligarchie sont devenus la clef de voute des systèmes de domination internationaux qui régissent les lois de production de l’élite et les contraintes assignées aux Peuples réduits à l’Etat de multitude afin d’empêcher toute reprise en main des détenteurs de la légitimité politique. Dans une société liquéfiée par la dictature des rapports marchands érigés en modèle de l’organisation sociale restaurer ce pouvoir sur ses propres choix implique de trouver un médiat d’expression de sa résistance : le travail en tant que lieu mais aussi en tant qu’investissement de soi dans les limites de sa Nature peut devenir un ressort de l’opposition à la dégradation oligarchique du pouvoir. [...]

    Charles de Meyer - La suite sur Nouvel Arbitre

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-travail-contre-la-finance

  • Fanatisme laïcard : une mosaïque retirée d’une maison de retraite

    Une maison de retraite dans le Finistère, à Scaër, a choisi de se séparer d’une mosaïque représentant une « Vierge et l’enfant » et trônant dans le hall d’accueil, car elle déplaisait à la famille d’un résidant qui a fait valoir le principe de la laïcité, a-t-on appris auprès de la famille et de l’établissement…

    La mosaïque avait été offerte en 2005 et été placée, avec l’accord de tous, dans le hall d’accueil de cet établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

    Les partisans de ce qu’on appelle couramment « la laïcité » vont-ils effacer de tout l’espace public toute référence chrétienne ? Parce que cela représente une part très importante du patrimoine culturel français…

    Source

    http://www.contre-info.com/

  • Des Sentinelles devant le ministère de la santé

    Pour la liberté d'expression sur l'avortement :

    S

    Michel Janva

  • État et Société

    Une nation, un peuple peuvent avoir des institutions étatiques déficientes tout en continuant de produire une grande civilisation créatrice. L’exemple de la France – entre autres – est tout à fait parlant. Dans maintes périodes de son histoire, ce pays a connu une organisation politico-étatique instable, inadaptée et en crise endémique. Pourtant, la société continuait de fonctionner et de créer, dans tous les domaines, malgré la crise permanente de l’État. Parce que la Société était le corps fécond d’un peuple vivace, jamais découragé.
    Prenons le cas de la période 1815-1848 (Restauration et Monarchie de Juillet) et celui de la Troisième République (1875-1940. Les institutions étatiques (les « constitutions » selon le vocabulaire de Tocqueville) étaient particulièrement fragiles, mal étayées, contestées et en crise permanente. Mais en même temps, dans les arts, les sciences, l’industrie, la qualité de l’éducation, le rayonnement économique et culturel, etc. le pays se montrait créatif et performant. Comment expliquer ce paradoxe ?
    Tout d’abord, la pérennité et le génie d’une nation dépendent de l’articulation entre un principe mâle et organisateur, l’État, et un principe féminin vitaliste et accoucheur de formes, la Société. Sans État, la Société devient stérile, puisqu’un peuple sans État sombre dans le folklore et l’anémie. Et sans Société structurée et homogène, un État (même très bien organisé) devient inutile et impuissant : c’est ce qui se produit aujourd’hui, j’y reviendrai plus loin.
    Deuxièmement, par le passé, lors des innombrables crises de l’État et de ses institutions, la France possédait toujours un État, aussi imparfait fût-il. Les crises de ”régime” était superficielles, superstructurelles, mais il existait toujours une infrastructure étatique et politique qui encadrait et aidait la créativité de la société. (1)
    Troisièmement, en comparant approximativement l’État au cerveau et la Société au corps organique, comme chez un individu, si le premier connaît des maux de tête mais si la seconde reste parfaitement saine, l’ensemble global de la Nation peut continuer d’être performant. En revanche, si la Société se délite dans son fondement organique même, le meilleur des États ne pourra ni gouverner ni sauver la Nation. Les crises étatiques sont beaucoup moins graves que les crises sociétales. De même, un individu qui possède un excellent cerveau mais dont la santé du corps s’effondre se retrouvera paralysé et impuissant.
    Le « capital historique » d’une Nation, c’est-à-dire sa production créatrice (culturelle et matérielle) accumulée dépend de l’interaction entre son État et sa Société, mais aussi de sa prise de conscience qu’elle constitue une unité ethno-historique. (2)
    Maintenant passons aux choses qui choquent. Actuellement, on ne peut pas dire que l’appareil étatique français fonctionne mal par rapport à tout ce qu’on a connu dans le passé. Le problème, c’est la Société française, la force organique et productive de la Nation, qui se désagrège lentement. La responsabilité en revient en partie – mais en partie seulement – à l’État, qui a laissé faire et n’a pas corrigé. Mais la maladie de la Société précède celle de l’État puisque ce dernier provient, comme production biologique, du corps organique de la Société ; de même que le mâle naît de la femelle. D’un point de vue holistique et interactif, la Société produit l’État qui, à son tour, l’encadre, la dirige et la protège.
    Aujourd’hui, l’ensemble de la Nation France (comme bien d’autres en Europe) présente des pathologies extrêmement graves qui mettent sa survie à moyen terme en question, et qui n’ont rien à voir avec les ”institutions”. Énumérons : le vieillissement de la population autochtone et son déclin démographique, l’invasion migratoire massive par le bas (provoquée ou acceptée avec fatalisme ou hostilité mais nullement imposée par la force de l’extérieur), la domestication psycho-comportementale source d’égotisme, de refus de l’effort (anémie), de sentimentalisme culpabilisé, de dévirilisation, d’hédonisme passif, d’indifférence envers les ancêtres et la lignée (le germen), etc.
    Ces pathologies, qui ont atteint non pas tout le monde mais une proportion trop importante, expliquent la plupart des effets du déclin de la France et de bien d’autres pays européens. L’État , en tant que substance produite, n’en est pas la cause ; c’est la Société, en tant qu’essence productive, qui l’est.
    L’explication que certains avancent s’appuie sur des raisons exogènes, de nature politique ou idéologique : l’influence à long terme de la morale chrétienne, de la franc-maçonnerie, de ”l’ esprit juif”, de l’américanisme, du consumérisme, etc. L’explication endogène, qui a la faveur de la sociobiologie, est que les peuples, ensembles biologiques, vieillissent, tout comme les individus, et perdent leur énergie vitale et leur volonté collective. Ils finiraient à long terme par moins bien résister à l’environnement, idéologique ou autre. Les premières raisons sont sources d’irresponsabilité, les secondes de fatalisme.
    Personne ne pourra jamais trancher. Mais il ne faut pas être déterministe, il faut toujours agir comme si la fatalité était surmontable et comme si le désespoir tranquille était stupide.
    Continuons par l’énoncé de quatre principes (ou conditions) qui déterminent la santé et la créativité d’une Société :
    1) L’homogénéité ethnique au sens large du terme, avec une parenté anthropologique forte.
    2) Des valeurs, une culture, une conscience historique partagées, sans communautarismes intérieurs – c’est-à-dire l’unité de la Société et de l’État.
    3) Une solidarité intérieure au dessus des clivages de classes économiques, avec un sentiment d’appartenance charnelle plus qu’intellectuelle.
    4) Un génie propre, c’est-à-dire des qualités intrinsèques, innées de créativité chez une large proportion des sociétaires. Ce qui n’est pas l’apanage de tous les peuples.
    Le rôle politique de l’État est alors d’organiser cet ensemble et de le projeter dans l’avenir, c’est-à-dire dans l’histoire. Mais l’idéologie républicaine française (reprise par le communisme soviétique) s’imagine, depuis Robespierre jusqu’aux gauchistes hallucinés de Terra nova qui inspirent le PS, que l’État, muni de son idéalisme (« faire France ! ») peut harmonieusement organiser une Société composée de n’importe qui, venu de partout. Utopie qui torpille tout bon sens. Aristote expliquait que le corps d’une Cité (c’est-à-dire la Société) ne peut être fondé sur le hasard. L’État a besoin d’une Société choisie comme le sculpteur d’un marbre de qualité. La Société et l’État doivent se ressembler et se rassembler et le plus faible de l’équation est l’État.
    Pourquoi ? (3)
    Conclusion : si le délitement, le chaos ethnique de la Société française se poursuit, l’État, qui n’en est que la projection à terme, s’effondrera à son tour. La France disparaîtra. Mais le soleil continuera à briller.

    Guillaume Faye http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFApEuZklApqevbcwl.shtml

    Notes :

    (1) Montaigne estimait que si la tête de l’appareil étatique disparaissait, le pays continuerait de fonctionner normalement. Autrement dit, la Société possède sa propre autonomie.
    (2) Le concept, très original, de ”capital historique” a été formulé par les nationalistes bretons du mouvement Emsav et par le théoricien Yann-Ber Tillenon. Il décrit l’interaction d’une Société et d’un État pour construire, dans la durée, l’héritage à la fois matériel et spirituel d’une Nation.
    (3) Parce que c’est la Société qui finance l’État. Même la force physique de l’État (contrainte de force publique) dépend du consentement financier de la Société. Donc le rapport de force est complexe. L’effondrement d’une Nation provient toujours de la rupture du pacte Société/État. Et la Société génère toujours un nouvel État alors que l’État ne peut pas créer une Société.

  • Le point de vue de « L’Esprit Européen » sur l’entretien d’Aymeric Chauprade par Jacques MARLAUD

    Aymeric  Chauprade, en géopolitologue  averti, soupèse comme il se doit l’importance de la nouvelle Russie, celle du second mandat du Président Poutine, dans les affaires internationales. Si celle-ci n’est pas encore, loin s’en faut, au niveau de son grand rival états-unien, elle a récemment démontré, par sa constance militaro-diplomatique, qu’elle pouvait contester efficacement le monopole de la prise de décision à son grand rival états-unien. La Syrie ne sera pas une deuxième Libye, ni l’Iran un second Irak. Du moins tant que la Russie et ses alliés contrebalanceront l’Occident américanocentré au Conseil de sécurité de l’O.N.U., le poussant à rechercher des solutions négociées aux conflits majeurs du monde au lieu de les envenimer et de les écraser sous les bombes.

     

    Cependant, cette nouvelle Russie, comme le reconnaît Chauprade, reste fragile et vulnérable. Non seulement sa situation économique, toujours trop dépendante de ses exportations de matières premières, notamment les hydrocarbures, et de ses ventes internationales d’armements, requerra  bon nombre d’années encore, sans obstacles majeurs, pour hausser sensiblement le niveau de vie de la plus grande partie de sa population et redresser une évolution démographique toujours déficiente, malgré quelques faibles progrès, mais, comme l’a constaté notre géopolitologue lors du Forum de Valdaï cet automne, ses élites économiques et technocratiques restent ancrées dans un credo libéral qui les poussent à tenter de dépasser les États-Unis en rivalisant avec eux dans une course à la croissance indéfinie plutôt que de chercher à développer un modèle alternatif fondé sur une décroissance contrôlée et une démondialisation progressive combinées à l’essor et à la protection d’un marché intérieur tout à fait viable à l’échelle eurasienne… Dans ce sens on peut dire que l’imagination n’est pas encore assez au pouvoir en Russie, alors que le temps lui est compté : une persistance, voire une amplification probable de la crise actuelle, annulerait brutalement une partie de son actuelle croissance déjà affaiblie, générant d’incalculables conséquences sociales et politiques. La Russie se prépare-t-elle à y faire face ?

     

    C’est le credo libéral qu’il faut attaquer concrètement, mais combien le savent-ils, combien le veulent-ils ? Des ébauches de réponses sont élaborées dans ce sens chez les penseurs traditionalistes de l’école eurasienne autour d’Alexandre Douguine. Chauprade les connaît-il ? Il n’en parle pas ici en tout cas.

     

    La renaissance de la religion orthodoxe est sans conteste l’une des meilleures choses qui soit survenue à la Russie post-communiste. Comme le perçoit l’auteur, elle a contribué à redonner une âme et une colonne vertébrale à ce grand pays après la déréliction des années de transition. Néanmoins, elle n’apporte pas la réponse à tout, comme nous venons de le voir à propos du libéralisme triomphant dans la sphère économique. Elle n’a pas empêché non plus la corruption qui ronge encore bon nombre d’institutions et d’entreprises. La réponse à ces défis ne peut être que politique. La grande question reste donc : quelle politique, quel mode de gouvernement à long terme devrait être appliqué en Russie puis, éventuellement, inspirer le reste du monde ? La Russie n’est ni une nation, ni un État théocratique. Elle est un empire pluri-ethnique et pluri-confessionnel. Sa majorité russo-orthodoxe ne l’autorise pas à imposer une vision intégriste et assimilatrice (de type jacobin) qui éraserait les différences entre ses peuples si elle ne veut pas voir surgir de redoutables oppositions centrifuges en son sein. Jusqu’à présent, la nouvelle Russie respecte les différences, notamment grâce à l’autonomie politique et religieuse concédée à ses différentes communautés. Ainsi coexistent pacifiquement chrétiens, juifs, musulmans et athées, Tatars, Russes et Mongoles au sein de la Fédération. L’État y est réellement laïque, non par idéologie comme, souvent, en France où la laïcité, devenue elle-même une croyance, rime avec une attitude hostile envers certaines religions ou, en tout cas, envers leur manifestation publique.

     

    On peut percevoir chez Aymeric Chauprade un biais très net en faveur du christianisme qui semble parfois tourner à l’obsession, lorsqu’il réduit les adeptes des traditions à la seule expression religieuse, et en particulier la chrétienne. Je cite : « C’est toujours une minorité qui est consciente, dans la société, et qui se bat et s’oppose. Elle va se battre, par exemple, pour la liberté de l’homme, ce qui, en fin de compte, veut dire la lutte pour le triomphe d’une vérité chrétienne. […] Et la minorité qui vit et travaille tous les jours avec ces questions se partage en deux groupes : le premier, ce sont ceux qui considèrent l’individualisme général comme la norme, et le deuxième, ce sont ceux qui  trouvent indispensable de revenir aux racines chrétiennes. »

     

    Comment peut-il lui échapper que nombre d’adversaires de l’individualisme et du libéralisme ne font pas d’équivalence entre « le combat pour la liberté de l’homme » et « la lutte pour le triomphe d’une vérité chrétienne », qu’ils ont peu ou pas d’affinités avec les « racines chrétiennes », que d’autres recours sont possibles ? Ne voit-il pas qu’on ne ramènera pas le christianisme, mort ou moribond, sur les rivages de l’Europe nihiliste, pas plus qu’on n’y ramènera les Grecs dans toute leur splendeur homérique ? Rien n’est indispensable aux tournants de l’Histoire sauf, peut-être, l’imagination qui permet de recourir aux legs encore vivants, encore compréhensibles et saisissables, non pas comme des orthodoxies, mais comme des sources d’inspiration, et aussi le courage qui nous les fera enseigner à nouveau, au-delà de l’actuelle Fatigue du sens (Richard Millet), aux peuples d’Europe, de culture slave, germanique ou latine, d’obédience chrétienne ou autre, ou d’aucune d’elles.

    Certes, il reste ça et là certaines valeurs chrétiennes efficientes, notamment celles qui se sont exprimées lors des grandes manifestations de défense de la famille, et il serait « impolitique » de les ignorer ou de les rejeter. Mais de la même manière, il serait impolitique de rejeter tous ceux qui, dans le grand désarroi de notre interrègne, recourent à d’autres racines, d’autres valeurs, grecques par exemple avec Marcel Conche, impériales avec Peter Sloterdijk – qu’il ne faut pas confondre avec « impérialiste » – (Si l’Europe s’éveille : réflexions sur le programme d’une puissance mondiale à la fin de l’ère de son absence politique, Mille et une nuits, 2003) ou autres : l’immense sagesse de la Bhagavad Gita, par exemple, ou encore celle des études dumézilienne sur l’idéologie tripartie des Indo-Européens, etc. pour réinventer un horizon à la mesure de notre héritage poétique, polythéiste et philosophique.

    Si l’on peut s’accorder avec le constat que les hommes s’affirment géopolitiquement, non seulement avec leur position géographique et avec les ressources que celle-ci contient, mais aussi avec leur identité religieuse, on peut trouver un peu courte la liste des choix proposés ici. Je cite : « À travers le verbe être, l’homme définit justement son identité, c’est-à-dire qu’il répond à la question : “ que suis-je en cette vie ? ” Cela concerne les questions de religion; “ je suis chrétien ”, “ je suis musulman ”, “ je suis juif ”. »

    Or, ce questionnement de l’être concerne aussi les millions d’Européens qui ne sont ni l’un ni l’autre, de même que les millions de non-Européens qui sont venus s’installer, à notre corps défendant, sur notre vaste continent, je cite : « Ce que nous voulons, c’est que les étrangers s’assimilent, c’est-à-dire deviennent proprement des Français. Cela peut naturellement être lié à l’adoption du   christianisme. »

    L’assimilation ne se décrète pas. Elle s’effectue à petite échelle lorsque le contexte est favorable, plus facilement entre peuples apparentés et surtout lorsque les assimilateurs sont sûrs d’eux-mêmes. Elle échoue lorsque les disparités sont trop importantes et les impétrants trop nombreux. L’Histoire est pleine de rejets et de reconquistas, mais elle contient aussi quelques illustres métissages réussis, comme ceux qui ont donné naissance à Alexandre Dumas ou à Alexandre Pouchkine, de « bons Européens », s’il en est !

    On ne peut que tomber d’accord avec Aymeric Chauprade, Alain de Benoist, Jean Raspail, Richard Millet et Renaud Camus que l’immigration massive est une catastrophe pour l’Europe, que la perspective d’un « grand remplacement » est inacceptable même à longue échéance, tout en divergeant sur la solution à y apporter. Christianisme et nationalisme de type jacobin s’accordent généralement sur une réponse qui combine le rejet absolu (de la masse des arrivants) et l’assimilation totale (de tous ceux qui sont passés et passeront à travers le filtre). Ils ne peuvent admettre de tierce voie qui, outre une politique dynamique d’inversion des flux migratoires, reconnaîtrait les communautarismes existants — pourquoi pas celui des musulmans, puisque nous reconnaissons celui des juifs et des chrétiens — au sein d’une fédération qui veillerait toujours au respect des valeurs collectives, souveraines et sacrées de l’Europe, bien au-delà des misérables « droits de l’homme », et au-dessus de tous les sectarismes, comme référent suprême de notre politeia.

    Dans le même ordre d’idées, on peut douter que le Front national, resté essentiellement une affaire de famille, à moins d’un changement radical de son attitude paternaliste, jacobine, anti-européenne, pro-sioniste, etc., devienne le premier parti de France, même si ses adversaires U.M.P.S. font, bon gré mal gré, tout pour y contribuer (voir à ce sujet l’excellente analyse d’Anne Kling, F.N… tout ça pour ça ! Éditions Mithra, 2012). On peut aussi penser, d’un point de vue sincèrement européen, que ce ne serait peut-être pas la meilleure solution pour notre continent — ne serait-ce que parce qu’elle nous empêche d’envisager les alternatives — même si ce parti et ses homologues populistes semblent prendre en compte bien des préoccupations du petit peuple négligées par la classe « bobo » qui nous gouverne…

    Que ces interrogations critiques n’empêchent pas, toutefois, de reconnaître le bien fondé de la position grand-européenne d’Aymeric Chauprade et la justesse de son plaidoyer pour un rapprochement sincère et stratégique avec la Russie, seule posture susceptible de détacher notre « petit cap » du Grand Continent (Valéry) de l’emprise du Big Brother atlantiste qui espionne nos communications, colonise nos esprits, en plus de notre économie, et nous enrégimente dans ses désastreuses guerres de conquête coloniale.

     

    Jacques Marlaud http://www.europemaxima.com/

     

    • D’abord mis en ligne sur L’Esprit européen, le 15 décembre 2013.

  • 18h00 : fin officielle de la Marche pour la vie 2014.

    Premières séries de photos : ici.
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    Premières réactions : 
    "Il ne faut pas toucher à la loi sur l'avortement" Christian Estrosi (UMP).
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    Lahire

  • Valls, les Codec et la Licra

    Dans la foulée de « l’affaire Dieudonné », Manuel Valls a fait savoir son intention de réactiver au plus vite les « CODEC », Commissions départementales pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté, afin de « susciter, proposer ou valoriser des initiatives de sensibilisation et de pédagogie préventives contre les comportements racistes, antisémites, antimusulmans ou intolérants ».

    Médias-Presse.Info avait déjà souligné que cet objectif tel que défini par le ministre de l’Intérieur démontre à quel point Manuel Valls considère les catholiques comme des citoyens de seconde zone, les seuls qu’on peut offenser impunément.

    Il reste à préciser que dans ces « CODEC » siègent des représentants associatifs et que, sans surprise, on y retrouve en bonne place les représentants locaux de la LICRA, du MRAP et autres officines subventionnées pour faire la promotion du cosmopolitisme.

    http://medias-presse.info/valls-les-codec-et-la-licra/5309