
Lutter contre l’islamisme, en donnant des gages à la « rue arabe ». Telle est, en substance, la paradoxale capitulation à laquelle invite le rapport « Frères musulmans et islamisme politique en France » : un document qu’Emmanuel Macron gardait sous le coude depuis cet été et que Bruno Retailleau a fait fuiter (blog du 21 mai). Dans cet appel aux accommodements communautaires, Israël est obliquement désignée en partie responsable du malaise qui traverserait les musulmans de France. Si la mise au jour de la subversion frériste est conforme aux alertes éparses lancées depuis les années quatre-vingt-dix, les auteurs se montrent (pages 60 à 62) perméables aux plaintes victimaires qu’ils dénoncent pourtant chez les stratèges du djihad.







