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anti-national - Page 933

  • Recouvrer la légitimité en politique.

     

    Dans sa rondeur socialiste, François Hollande voulait inclure, changer, inspirer ; à vrai dire le pleutre de Tulle se rêva longtemps chef politique. Batailleur d’appareils, sa chimère finit dans la casse déplorable des ambitieux qui tournèrent mal.

     

    Reste à connaître le degré de l’échec en cours, puisque les sondages finiront bien par entrainer des piques plus douloureuses, plus virulentes. Les procès en incompétence répètent la litanie des inadéquations : manque de caractère, de force, d’idées, de courage, l’arbre creusois tout effeuillé par les agressions du réel ne peut plus masquer la forêt des récriminations françaises contre la faiblesse du locataire de l’Elysée. Ne galvaudons pas alors l’étendu de la crise politique symbolisée par le diktat de petits êtres illégitimes sur notre destin national. C’est un crime et un grand péché contre elle-même que la Nation française répète, par dormition ou par couardise, en forniquant ainsi dans les étuves de la médiocrité. C’est en mesurant notre culpabilité et en nous obligeant à regarder froidement la gravité de notre compromission que nous oeuvrerons, enfin, à la restauration de notre souveraineté et, ô miracle, au retour de la légitimité politique.

    La légitimité perdue.

    La légitimité n’est pas un objet, ni une construction, elle est un don qui s’aiguise à mesure qu’un individu accepte d’en assumer la nature et les risques. Charles Maurras nous rappelait si adroitement que Jeanne d’Arc ou Antigone n’eurent jamais à convaincre le bon sens de la légitimité de leur place ou de leurs gestes. La complexité de l’aventure du chef ou de la rébellion tient alors bien davantage aux oppressions des esprits bourgeois ou pharisiens qu’à la légitimation d’un agir. Ce don de la légitimité, voilà ce que la V ème République ne parvient plus à faire émerger : Nicolas Sarkozy, entre ses escapades qataries et ses amitiés financières, n’en finit plus d’écoeurer l’opinion, Hollande ,lui, n’a d’assise ni partisane, ni charnelle avec le peuple français. [...]

    Charles de Meyer - La suite sur Nouvel Arbitre

  • Entretien avec l’auteur du Nouveau dictionnaire de novlangue

    « Les médias ne diffusent pas des « informations », comme ils le prétendent, mais une idéologie conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent ».
    La novlangue ne correspond pas seulement à un tic ridicule, signe de reconnaissance de l’oligarchie et de la classe médiatique. Elle s’attaque à la pensée, comme l’avait bien vu également G. Orwell. En n’employant plus certains mots elle tente de nous priver de la capacité de conceptualiser, de réfléchir par nous-mêmes. Le débat lancé en 2012 visant à retirer le mot « race » de la constitution n’était pas innocent sur ce plan.

    NOVOpress : Le Nouveau Dictionnaire de novlangue vient d’être réédité. Pouvez-vous revenir sur la genèse de cet ouvrage ? Pourquoi ce livre ?

    Michel Geoffroy : L’idée du Dictionnaire de la novlangue est venue de l’analyse critique de la désinformation médiatique effectuée par la Fondation Polémia dans le cadre de son action de réinformation. Les médias ne diffusent pas des « informations », en effet, comme ils le prétendent, mais une idéologie – c’est-à-dire une vue du monde – conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent et les dirigent : les grandes banques et les grandes entreprises transnationales.

    Pour ce faire les médias sélectionnent les faits qui leur paraissent conformes à ces intérêts, les présentent sous un certain jour et censurent ou diabolisent les autres. Pour ce faire également, ils adoptent une façon politiquement correcte de présenter ce qu’ils ne peuvent taire : en utilisant la novlangue justement.

    Le Dictionnaire de la novlangue vise à traduire et donc à dénoncer cette langue médiatique étrange qui a pour fonction de nous tromper. La novlangue est un bobard permanent qui exprime l’emprise du politiquement correct sur notre société. Dépister la novlangue constitue donc une œuvre de salubrité et contribue à rétablir une liberté essentielle : la liberté de penser.

    Ce que vous appelez « novlangue » n’est-il pas simplement la manifestation d’un appauvrissement intellectuel de nos sociétés ?

    La novlangue n’est pas exactement un appauvrissement du langage. Elle repose plutôt sur une modification – et souvent une inversion – du sens des mots qui traduit plus profondément un processus de renversement volontaire des valeurs. Parce que l’oligarchie cherche justement à faire violence à la société. Comme le disait G. Orwell en novlangue « la liberté c’est l’esclavage » : on s’efforce de désigner des choses différentes par le même mot. Comme, par exemple, lorsqu’on désigne sous le terme de « racisme » la volonté de préserver l’identité française.

    Pour la langue française, qui reposait au contraire sur la précision et le sens des nuances – raison pour laquelle elle a joué longtemps le rôle de langue des diplomates –, la novlangue représente effectivement une régression culturelle majeure.

    Quels sont les critères pour déterminer qu’un mot fait partie de la « novlangue » ?

    Comme le montre le Dictionnaire, la novlangue correspond d’abord aux mots et expressions les plus couramment employés dans le vocabulaire très pauvre des médias, écrits ou audiovisuels, en particulier pour désigner une réalité problématique, donc que le système veut masquer. Pour trouver de la novlangue il suffit par exemple de lire des articles de presse traitant de la délinquance ou de l’immigration !

    La classe politique, soumise aux médias, parle aussi novlangue et constitue un autre gisement. Nous avons enfin ajouté dans la seconde édition du Dictionnaire certains termes utilisés par les publicitaires car la publicité relève aussi de la désinformation.

    Pour mériter d’entrer dans le Dictionnaire il faut qu’un mot ou une expression traduise un décalage manifeste, réducteur ou ridicule avec la réalité qu’il prétend désigner ; ou que l’expression soit particulièrement alambiquée, trahissant la volonté de cacher quelque chose. Les oxymores – genre assez prisé par la classe politique – relèvent aussi de la novlangue puisqu’ils servent à « communiquer » pour ne rien dire. Bref, le ventre du politiquement correct est particulièrement fécond en novlangue, comme l’illustre cette nouvelle édition du Dictionnaire, très enrichie, si l’on peut dire, par rapport à la précédente.

    Le terme « novlangue » fait explicitement référence au livre 1984 de George Orwell. Au-delà des modes qui influencent le langage, pensez-vous que l’usage de certains mots se fait de manière délibérée, dans le cadre de campagnes de publicité par exemple ?

    Bien sûr. La novlangue part de l’idée – initiée par les structuralistes français – que les mots véhiculent des valeurs et qu’en changeant le sens des mots on réussira à changer la réalité des choses : démarche en réalité de nature magique qui repose sur une logique incantatoire, propre aux utopistes. La novlangue a donc pour fonction d’empêcher de penser les choses telles qu’elles sont. Il s’agit d’une désinformation qui a pour finalité de jouer sur les perceptions du sujet qui utilise ces mots. Il est manifeste, par exemple, que la novlangue a été utilisée pour minimiser les réalités dramatiques de l’immigration de peuplement en s’efforçant de nous faire croire qu’il ne s’agissait que de problèmes « sociaux ». Mais cela ne trompe plus personne en réalité car « les faits sont têtus », comme le savait Lénine à ses dépens. Un aveugle ne voit pas mieux au motif qu’on l’appelle un « non-voyant » !

    Journalistes, publicitaires, politiques : leur usage commun de la « novlangue » ne trahit-il pas finalement leur appartenance à un même cercle de pouvoir ?

    Vous avez raison. La novlangue est devenue la langue et donc le signe de reconnaissance de l’oligarchie, comme le latin dans le passé européen, ou le marxisme pour la nomenklatura à la fin de l’Union soviétique.

    Toute l’oligarchie parle novlangue couramment et c’est une des raisons pour lesquelles la coupure avec le pays réel ne cesse de s’approfondir. L’oligarchie et la population ne peuvent pas se comprendre puisqu’ils ne parlent plus la même langue : les uns évoquent la « mondialisation heureuse », « l’immigration-chance pour la France » ou « le mariage pour tous », alors que le reste de la population parle chômage, précarité, impôts, insécurité ou crise de la famille.

    La novlangue exprime la façon dont l’oligarchie voudrait que l’on voie le monde : un monde évidemment conforme à ses intérêts. Mais ce monde n’existe pas aux yeux de la majorité de la population. L’illusion de la novlangue se déchire donc rapidement. Et les Européens se découvrent de plus en plus nombreux à appeler les choses par leur nom.

    Propos recueillis par Yves Lejeune pour Novopress  7/11/2013

    Nouveau Dictionnaire de novlangue/ Plus de 500 mots pour vous manipuler. Ed. Polémia (octobre 2013).
    Cinq cents mots parmi les plus employés par l’oligarchie dirigeante et les médias pour tromper l’opinion : mots tabous, trompeurs, marqueurs, sidérants ou subliminaux passés au décryptage de Polémia.

    Acheter en ligne sur la boutique de Polémia.

    http://www.polemia.com/entretien-avec-lauteur-du-nouveau-dictionnaire-de-novlangue/

  • Huées : le président de la République porte sa large part de responsabilité

    D'Ivan Rioufol :

    "La France déchirée? Elle était aussi, ce lundi matin, sur les Champs Elysées. Le chef de l’Etat, venu commémorer le 11-novembre devant la tombe du Soldat inconnu, y a été hué comme aucun président dans un tel moment symbolique d’unité nationale. Le pacte républicain, qui préservait ces recueillements collectifs, n’a pas résisté à la pression d’une colère populaire dont il est difficile, pour l’instant, de faire la part entre la spontanéité et la démonstration concertée. Cette exaspération contre Hollande est-elle pour autant illégitime ? C’est ce que Manuels Valls a tenté immédiatement de soutenir, en accusant l’extrême droite, le Printemps français et le Renouveau français - cités comme acteurs de cette manifestation antigouvernementale - de "s’en prendre aux valeurs de la république". Le ministre de l’Intérieur a également assuré : "Il n’y avait pas de Bretons", en dépit de personnes arborant des bonnets rouges en signe de solidarité avec la contestation sociale née dans le Finistère. L’erreur de Valls serait de sous-estimer un "sentiment pré-insurrectionnel" (Hervé Morin, ce matin), en se contenant d’accuser le FN des turpitudes habituelles. Il y a, derrière ces incidents, une part de réalité dont la gauche ferait mieux de s’inquiéter. A noter que le député-maire UMP de Chateaurenard (Bouches-du-Rhône) et deux autres personnes ont été blessées à coups de couteau, au cours d’une même cérémonie locale, par un individu présenté comme déséquilibré.

    Il est bien sûr regrettable, triste même, que la mémoire de la Grande Guerre ne suffise plus à rassembler le pays. Mais le président de la République porte sa large part de responsabilité dans l’aggravation de l’éclatement de la nation qu’il prétendait apaiser. L’autisme du hollandisme, qui se comporte comme s’il n’entendait rien des souffrances des gens et des difficultés du pays, conduit à des exaspérations inédites et de plus en plus spectaculaires. Elles ne peuvent sérieusement se résumer à des instrumentalisations menées par l’extrême droite. Ce qui s’est laissé voir sur les Champs Elysées est une des expressions de l’insurrection civique qui vient. Et Hollande aurait tort, à son tour, de chercher à récupérer "la grande dynamique mémorielle" autour de la guerre de 14-18, dont il commence à célébrer le centenaire avec un an d’avance. Le chef de l’Etat à tout à perdre à vouloir forcer le parallèle sensé l’identifier en Chef de guerre, mobilisé pour la défense de la patrie et soutenu par une union sacrée. Hollande, l’anti-héros, n’est rien de tout cela. Ce que les Français lui demandent, y compris dans son propre camp, c’est de changer de politique et de reconnaître ses erreurs. Or il se comporte comme ces généraux entêtés qui firent de la "Der des der" une boucherie. S’il veut le bonheur de la France, qu’il le prouve…"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le mouvement des veilleurs s'étend en Espagne

    L’organisation pro-famille espagnole Hazte Oir demande de suivre cette initiative pour lutter contre la loi sur l’avortement en Espagne :

    "Peut –être connais-tu le mouvement des « veilleurs » en France. Ils sont en train de défendre les valeurs à force de se concentrer en silence devant les édifices qui abritent les principales institutions de l’Etat. Ils obtiennent ainsi une répercussion  politique et médiatique extraordinaire. Vous pouvez le voir sur la photo. Ils se concentrent d’une manière totalement pacifique, en disposition espacée, occupant l’espace public devant des édifices officiels pour marquer leur opposition aux lois gouvernementales. Nous allons faire la même chose à Madrid pour demander l’avortement zéro et pour préparer la prochaine Marche pour la vie.

    Rendez-vous : Le mercredi 13 novembre, à 18 :30 heures face au Palais des Congrès des Députés."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/le-mouvement-des-veilleurs-s%C3%A9tend-en-espagne.html

  • Demain ce sera bonnets rouges pour tous…

    Notre site a parlé des événements survenus hier en Bretagne. Les manifestants arboraient un bonnet rouge en souvenir de la révolution antifiscale de 1675 face à la hausse des taxes dont celle du papier timbré. En l’espace de quelques heures, il est déjà devenu un symbole pour les internautes français face aux agissements du gouvernement socialiste qui réprime encore une fois par l’intermédiaire de CRS et de gendarmes mobiles. Dès le soir, certaines Sentinelles avaient déjà leur bonnet rouge. Nul doute que le rapprochement est définitivement fait avec le fameux sweat de la Manif Pour Tous.  On remarque que les positions se rapprochent entre les opposants à la Loi Taubira et les mécontents de la politique fiscale du gouvernement.  Il n’y a pour l’instant aucune alliance mais le gouvernement devrait prendre garde…

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  • 25/11 : conférence sur le gender à Lyon

  • "Hollande Dégage" sur le périphérique


    Le 1er portique écotaxe visé sur Paris par actuclip

    3 personnes ont été placées en garde à vue suite à cette action.

    DLe collectif Hollande Dégage a annoncé sa manifestation du 26 Janvier 2014. Une vingtaine de membres de ce collectif ont accroché sur le portique écotaxe une banderole qui surplombait le périphérique parisien au niveau de la porte Dauphine.Habitué des actions coup de poing, Hollande Dégage s'oppose au gouvernement qui, jour après jour, coule le pays un peu plus. Hollande Dégage s'oppose à l'augmentation incessante des taxes. Hollande Dégage s'oppose à Hollande qui ment depuis des mois. Hollande Dégage propose que tous unis, nous mettions dehors ce président fantoche et son simulacre de gouvernement. Hollande Dégage est un collectif qui rassemble les français de tous les horizons, afin de demander la démission de l'actuel président François Hollande. Hollande Dégage appelle tous les français qui partagent son combat, à s'unir, et se joindre à lui lors de la grande manifestation nationale du 26 Janvier 2014 qui réunira tous les français en colère au sein du collectif Jour de Colère.
  • Les sentinelles sont partout

     

    Dans la nuit de vendredi à samedi :

     

    Place Vendôme :

     

    9 Vendôme

     

    Au pied de l'Arc de Triomphe, devant la tombe du soldat inconnu :

     

    9 tombe soldat inconnu

     

    Place Beauvau, où elles ont su très vite qu'elles n'étaient pas les bienvenues :

     

    Beauvau

     

    Beauvau 2

     

    Même scénario devant l'Assemblée nationale :

     

    9 Assemblée

     

    Aujourd'hui, devant la Préfecture des Yvelines, à Versailles :

     

    9 Versailles 3

     

    9 Versailles préfecture

     

    Et devant le Palais de justice de Chambéry :

     

    9 Chambery palais justice

    Louise Tudy

  • Sémantiquement correct : les inquisiteurs sont de retour

    Notre vie politique présente un étrange paradoxe. Si tel ou tel acte répréhensible donne souvent droit à une extrême compassion, a contrario, et comme par une sorte de compensation, un mot, une phrase peuvent susciter immédiatement un déferlement de réactions haineuses, indignations outrées, procès et autres condamnations définitives aux feux de l’enfer. Tournez votre langue sept fois dans votre bouche avant de parler, citoyens de notre République ! La Sainte Inquisition politique et médiatique veille : les moindres maladresse verbale, ambiguïté, double sens supposé peuvent vous précipiter dans les flammes ! Et comme jadis, vous n’aurez plus d’autre solution que d’avouer votre crime, et de faire entière repentance, sous les huées…

    Lors de la fameuse affaire Strauss-Kahn, Jean-François Kahn, au détour d’une phrase, laisse échapper l’expression « troussage de jupons« . Il devient l’objet d’un torrent d’accusations de machisme, sexisme et un quasi-apologue du viol… Lui qui avait laissé sa place de député européen à une femme (mais c’est un acte, ce n’est pas un mot !) est traîné dans la boue et la honte de la pire des machitudes ! Plus récemment, un juge ose dire à des Roms, coupables d’avoir dérobé le cuivre de lignes téléphoniques ou SNCF, qu’ils ne pilleront pas la France. Les réactions indignées pleuvent, des syndicats aux associations : honte à ce mécréant ! Un sénateur utilise en métaphore, et au sens figuré, ce qui est tout à fait courant, le verbe « tirer sur » le gouvernement, et un autre reprend en plaisantant qu’il fournira les Kalachnikov.

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  • Liberté, Égalité, Sobrieté Des Français contre des Français...

    L’ANPAA, Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (1 400 salariés, 70 millions d’euros de subventions, indemnité de 200 000 euros pour les dirigeants) est une association peu connue mais extrêmement influente auprès des dirigeants politiques. Récemment, cette association pilotée par une bande d’empêcheurs de tourner en rond s’est mis en tête de torpiller la deuxième source de revenu à l’export de la France et d’endommager tout un tissu économique fortement enraciné faisant vivre pas moins de 500 000 personnes.

    En effet, c’est l’ANPAA qui est à l’origine du projet gouvernemental d’un durcissement de la réglementation entourant la filière viticole. Au programme de ce projet de loi, cinq mesures sont à l’étude :
    - une taxe supplémentaire dite de « comportement » ;
    - l’interdiction de communiquer sur le vin sur tous les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) et sur l’Internet ;
    - l’interdiction de parler positivement dans les médias... ;
    - une radicalisation des avertissements sanitaires (ex. : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » remplacé par « L’alcool est dangereux pour la santé » !) ;
    - le durcissement des mentions sanitaires (en plus du titre, obligation d’indiquer le nombre d’unité dites « alcooliques » sur la bouteille).

    Mais ce qui a provoqué l’indignation et la montée au créneau des principaux acteurs de la filière viticole (regroupé dans un collectif [1]) fut une une interview du directeur de l’ANPAA, Patrick Elineau, dans le Wine Spectator [2] une revue spécialisée très respectée outre Atlantique (rappelons que les États-Unis sont le premier marché à l’export de la filière française).

    Quand le journal américain évoque la difficulté technique de la censure sur l’Internet, Patrick Elineau cite l’exemple du gouvernement chinois, qui censure largement les dissidents mais aussi le gouvernement australien pour la censure de la pornographie et de la pédophilie sur l’Internet ! Ce qui selon lui serait un exemple à suivre pour le gouvernement français afin de fermer toute discussion portant sur le vin dans les forums, blogs et autres réseaux sociaux. Mieux encore, il affirme ensuite sans peur du ridicule « lorsqu’on voit ce qui a été fait avec les sites néo-nazis, on réalise qu’il y a des solutions ». On établit les comparaisons que l’on peut... Dissidents chinois, pédophiles australiens, néo-nazis ! Bigre, il en faut des arguments pour s’attaquer à la filière viticole. Ce sinistre personnage se vante de ne jamais boire. Ceci expliquant sans doute cela !

    Plus surprenant encore, le président de l’ANPAA, le Dr Alain Rigaud, un psychiatre de Reims spécialisé dans les addictions, déclare récemment, toujours dans le Wine Spectator, que toutes ces mesures ne dissuaderont pas les amateurs de Grand Crus mais seulement les consommateurs de bouteilles bon marché ! Tous cela ressemble à de la prohibition et obligera les plus modestes à se diriger vers des vins encore moins cher, moins raffinés et en définitive réellement toxiques même à petite dose. Merci à ces inquisiteurs de l’ANPAA de se soucier de santé publique. Rappelons qu’en France si la consommation a fortement chuté ces dernières décennies, la qualité sanitaire de la production est, elle, remarquable, grâce à tout le travail d’amélioration du processus de vinification. Ce qu’il y a de vraiment contradictoire avec toutes ces nouvelles restrictions, c’est qu’elles réduiront finalement la consommation raisonnable de vin en assimilant de bons produits issus du terroir à de dangereuses drogues hautement addictives.

    Avec des Français pareils, la France n’as plus besoin d’ennemis....

    Lorsque l’on parcourt les commentaires sur le site du Wine Spectator, on est frappé par les remarques des amateurs américains de vin français. Citons-en une :

    « Difficile de croire que cela puisse se produire dans une nation qui a rafiné et défini pendant au moins dix siècles ce que le vin peut et doit être. Quand les petites parcelles de Bourgogne (appelés aussi “climats”) seront nommées par l’ONU patrimoine historique mondial l’an prochain, la France déclarera-t-elle que le vin issu de ces climats est dangereux pour votre santé ? Effrayant et déprimant  [3]. »

    Suite aux pressions des syndicats de vignerons, l’interdiction de la communication sur les réseaux sociaux a été supprimée du projet de loi par le Sénat. En revanche, les autres mesures sont toujours envisagées.

    Pour se remettre de tout cela, Sanguisterrae vous suggère de glisser une quenelle viticole en soutenant un petit exploitant de Saint-Clément-sur-Valsonne, dont nous avons réservé la production de Beaujolais Nouveau « Le Béret quenelle viticole » en prévente sur notre site sanguisterrae.fr. Livraison à partit du 21 novembre. 80 € seulement les 12 bouteilles ! Frais de port offerts à partir de 36 bouteilles.

    Notes

    [1] http://www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr/

    [2] http://www.winespectator.com/webfeature/show/id/49021

    [3] « Hard to believe this could be happening in a nation which has been refining and defining what wine can and should be for at least ten centuries. When, as projected, "les climats" of Burgundy are nominated as a U.N. World Heritage Site next year, will France declare that same wine as injurious to your health ? Scary and depressing. » In http://www.winespectator.com/blogs/show/id/49100

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Liberte-Egalite-Sobriete-21194.html